samedi 29 décembre 2007

Rafale DVD

J'ai pris un retard fou sur mes visionnements . Je devrais cesser de fréquenter les sites et autres revues spécialisées, ça me fait sentir coupable de manquer tant de films intéressants. ;)

J'en sors plus, je manque de temps. Je bosse trop. Ah la la.

Quoiqu'il en soit, cette rafale est somme toute légère et pas de la toute première fraîcheur en cette fin d'année, vous me pardonnerez. Nous commencerons donc par le plus poche, vers le meilleur.



"Day Watch" (T. Bekmanbetov-Russie-2006)

Si "Night Watch" (du même réalisateur) affichait une certaine maîtrise et fraîcheur dans l'affrontement fantaisiste des guerriers du jour contre ceux de la nuit ; "Day Watch" -la suite-
célèbre le réalisateur en perte totale de contrôle du sujet, avec un scénarion brouillon et confus qui s'approche plus d'une fleur fanée que d'une pousse printanière. J'ai bien failli m'endormir, malgré quelques trouvailles éparpillées dans un foutoir va-tout, digne de Luc Besson, version russe. Du n'importe quoi, entre-mêlé d'éclairs qui se perd dans le magma prétentieux.

4sur10.



Spiderman 3 ( S.Raimi-2007)

Sam Raimi atteint ici son "Principe de Peter" avec une franchise qui se formatte dans la sclérose Hollywood. Bref, ça commence à sentir le réchauffé. On s'en tape un peu de sa romance avec Mary-Jane et ses longueurs langoureuses. Le contre-emploi Venom est intéressant mais effleuré; dommage. Vraiment dommage, car Venom offrait beaucoup de possibilités. La faute aux dialogues et au scénario absolument quelconques, une réalisation sur le pilote automatique et une production surveillée de près par Stan Lee et cie, sans doute. On aurait aimé plus d'imagination au service du scénario, et moins aux effets spéciaux qui, je dois l'admettre, en jettent un maximum. Artificiel et pour fans finis. J'te souhaite autre chose de plus consistant Monsieur Raimi.

5.5 sur 10.



"Ratatouille" (B.Bird-2007)

Pas mal, mais bien inférieur à "The Incredibles" , autrement plus jubilatoire à mon avis.
Un rat reste un rat, c'est de la vermine. Que fait-t'on avec la vermine? On l'élimine.
Ce film changera en rien la vision de ces rongeurs nuisibles, même pour les tout-ptits.
On nous les fait sentir sympas, songés, culinaires, mais ça suffit pas à en faire des personnages attachants. Les ficelles du scénario sont difficiles à avaler et tirées par les cheveux ;)

Reste des trouvailles intéressantes, qques bons gags et une réflexion intelligente sur la critique à la fin. Les "Bonus" sur le dvd sont tout aussi intéressants, notamment l'histoire de l'évolution des rats à travers le temps qui vaut autant que le film.


6 sur 10




"Une affaire de goût" (B. Rapp-2002)


Changement de registre. Drame psychologique. Un riche homme d'affaires excentrique(Bernard Giraudeau, inspiré), propriétaire d'une grande entreprise française, engage un jeune goûteur comme conseiller en alimentation. La relation dabord anodine, prendra lentement une tournure inattendue et délicieusement perverse, dans un scénario et une mise en scène remarquable d'imagination. Imprévisible sans l'être, le film est délectable jusqu'à... La fin, malheureusement poussive, mais vaut amplement le détour pour son duo d'acteurs irréprochable, la qualité de la réalisation, et le surréalisme qui imprègne le tout subtilement.

Très bien.
7.5 sur 10



"Lost in Translation" (S.Coppola-2004)


Drame psychologique léger tout en finesse dans le non-dit, l'image, la musique et le son, porté encore une fois par un duo d'acteurs intelligemment dirigés(Bill Murray et Scarlett Johansson), sur le sujet du choc des cultures versus le réconfort de sa propre culture par sexe interposé malgré la différence d'âge.

Un acteur autrefois populaire en son pays, répond à l'invitation du Japon pour une pub insipide.
Il croisera sur place une jeune femme esseulée qui accompagne son ami carriériste, et tisseront des liens d'amitié profonde dans leur solitude.

Sujet lourd traité légèrement et intelligemment. C'est comme une volute de fumée, ce film.
La fumée est lourde, mais la volute, légère. Ça envoûte tranquilement mais sûrement.

Beaucoup aimé ce film. Sofia Coppola fait sa marque et signe de belle façon.

Original, personnel et universel.

8.0 sur 10

vendredi 28 décembre 2007

R.I.P. Benazir Bhutto








Voilà qui augure bien mal pour la suite du Moyen-Orient (et du monde entier) quand une figure emblématique de la démocratie est lâchement assassinée. Le chaos dans un pays doté de l'arme nucléaire est très dangereux pour l'ordre mondial, c'est le moins qu'on puisse dire.

Je voudrais pas être à la place de Musharraf...

vendredi 21 décembre 2007

Bizarre Blizzard (2e partie)


Le commandant:
Un instant lieutenant, un instant. Calmez-vous. Le corpus-transporteur ne doit être utilisé qu'en dernier recours à cause de l'énergie consommée, et compromettrait cette mission, vous le savez très bien; il y a d'autres alternatives dont mon ORDRE de vous diriger vers la banquise 4739. À cet endroit, dès que vous l'accosterez, il y aura une balise rouge facilement identifiable qui vous permettra de vous ravitailler et vous réchauffer vous et vos hommes.
Procédez lieutenant, c'est un ORDRE. Je répète: c'est un ORDRE! Pour le bien de cette mission et votre survie, procédez!
Le lieutenant:
Je veux bien mon commandant, mais balise rouge balise rouge, on voit rien à deux mètres comme je vous ai dit et mes hommes sont épuisés, il nous faut faire un gîte temporaire pour se reposer et reprendre des forces, ensuite nous reprendrons la route vers la banquise 4739 si tel est votre désir.
(Le lieutenant sentait que quelque chose clochait dans cette mission, on lui disait pas toute la vérité, et surtout, le but ultime lui échappait. Et ça, il ne pouvait le supporter qu'à grande peine.)
Le commandant:
Ce n'est pas mon désir, c'est un Ordre lieutenant, ignorez-vous donc ce que c'est que d'obéir! , Trouvez un endroit pour refaire vos forces, vous avez 8 heures pas plus.
Je vous recontacterai dans une heure sur les ondes militaires, pas sur votre ipod de merde.
Le lieutenant:
Entendu mon commandant. Il coupa la transmission.
Bon, vous avez entendu!? On s'active! Quelqu'un a trouvé un arbre dans les environs? (silence)
Caporal-chef Mortimer, vous avez vu un arbre ou une pousse récemment? On s'active osti, allez tout le monde, on avance, on est sur un îlot donc on trouvera des arbres pour se mettre à l'abri, priorité numéro un: trouvé des arbres pour se mettre à l'abri, let's go!
Le caporal-chef Mortimer:
Mon lieutenant, il m'a semblé apercevoir une jeune pousse d'épinette tantôt ya pas longtemps à travers la neige...Elle pointait son nez là...
Le lieutenant:
Bon ok où ça? C'est pas une pousse que ça nous prend mais un bosquet, on renifle un bosquet vite fait, ça presse osti! Mais activez-vous ! Qui m'a donné des moumounes, personne, alors on s'grouille, on r'nifle et on avance! J'tolère pas la faiblesse là, alors eul premier qui
m' trouve un bosquet ou un arbre, mérite une ration d' légumes supplémentaire. J'ai un plan.
Come on! Come on! Pour ceux qui savent pas cé quoi un bosquet ben cé un tas d'arbres ok! On avance cibouère, pis on recule pas. Reculer je connais pas. Caporal Gauthier, vous qui connaissez plein de comptines militaires, chantez-en une!
Caporal Gauthier:
Oui mon lieutenant, daccord mais j'entonne et on répète après moi:
"Reculer on connait pas"
reculer on connait pas
"Moi j'avance devant moi"
moi j'avance devant moi
"Le commandant on l'emmerde"
le commandant on l'emmerde
"C'est pas ici que j'vais m'perdre"
cé pas ici que j'vais m'perdre
Le lieutenant:
Daccord ça suffit, chantez-en une plus jolie, c'est un ordre.
Caporal Gauthier:
Oui mon lieutenant, j'en connais d'autres dont celle-ci qui me vient d'un marin. Alors j'entame le refrain et vous reprenez en choeur les gars ok ça va comme ça :
"L'autre jour j'étais su'l trône"
Lautre jour j'étais su'l trône
"J'arrivais pas à larguer"
J'arrivais pas à larguer
"J'ai pensé au commandant"
Jai pensé au commandant
"Puis ça s'est mis à tomber"
Puis ça s'est mis à tomber
"Des kilos en un rien d'temps"
des kilos en un rien d'temps
"Nom de Dieu quel soulagement"
Nom de Dieu quel soulagement
"Lorsque vous s'rez constipé"
Lorsque vous s'rez constipé
"Dites merci au commandant"
Dites merci au commandant...
Le lieutenant:
Caporal Gauthier venez ici, (il s'approcha en tête à tête) vous êtes un vulgaire impertinent, mais bon pour le moral des troupes et vous m'avez tout de même fait sourire. Reprenez votre rang...
Le caporal Gauthier:
Merci mon lieutenant.
Ils marchèrent dans la neige folle longtemps dans leur tête, pour quelques pas ridicules sur le territoire hostile, où ils s'étaient enlisés malgré leurs équipements à la fine pointe de la technologie militaire. Ils étaient presque perdus, mais décidés à trouver un endroit où se reposer, quand soudain...

dimanche 16 décembre 2007

Bizarre Blizzard (1ère partie)






Mon commandant, nous sommes sur l'îlot no 4738 et je demande l'ordre de rapatrier notre troupe au campement, nous sommes tous aveuglés par le blizzard et nous mourrons de faim et de froid dans cette tempête du diable si nous poursuivons.

(friture sur la ligne)

"Soldats, poursuivez votre mission, votre survie en dépend, dirigez-vous sur la banquise 4739 pour plus de sécurité" ...

"Mais non vous pigez pas mon commandant, notre survie est justement menacée par la poursuite de cette mission dans cet environnement hostile, on y voit rien à deux mètres, la purée de pois est totale, c'est du suicide mon commandant, et je suis à même de confirmer étant sur place, pas vous. De plus nous arrivons de la banquise 4737 à grand peine, et la 4739 ne nous dit rien qu'y vaille"....

"Lieutenant, désobéissez et vous subirez mon courroux et la loi martiale au retour".

"Je préfère désobéir, il n'y a point de châtiment pire que cette tempête, et estimez-vous chanceux de recevoir cette communication grâce à mon Ipod Touch à microphone intégré "four seasons proof".

"Vous aurez des comptes à rendre lieutenant".

"J'aime mieux en rendre, que de mourir gelé comme un rat avec mes hommes mon commandant, nous revenons au campement via corpus-transporteur".



...................................



À ce rythme, nous serons enterrés vivants avant le premier février 2008.
Il n'y aura plus que les cheminées des maisons pour témoigner d'une vie antérieure sous l'amoncellement de neige. Les plus forts survivront par l'emménagement de tunnels où les rencontres fâcheuses se multiplieront comme la peste, et l'anarchie s'installera peu à peu.
L'hiver commence officiellement le 21 décembre...

mercredi 12 décembre 2007

Petit panda pousse le cri primal d'une voix en extinction

Désireuse de clore l'année sur une note joyeuse, l'équipe d'Ivan le terrible aimerait vous offrir ce modeste présent qui, nous le souhaitons, déclenchera un rire franc, ou dans une moindre mesure imprimera un sourire sur vos jolis visages, chers lecteurs.

Évidemment, nous eûmes souhaité cette scène dans l'habitat naturel de ce mammifère, plutôt qu'en captivité, il va sans dire. Mais la rareté de ces animaux nous obligent à prendre ce qu'ils nous donnent, où et quand ils le peuvent.

Quoiqu'il en soit, c'est Christmas time, prétexte à toutes sortes de joyeuseries.

Try to be happy.

Le président directeur général, chef des opérations terrestres et autres,
ainsi que votre tout dévoué,

Yvan.

mardi 11 décembre 2007

Mickey's back for Christmas!



Juste comme j'allais décrocher totalement pour le temps des Fêtes, fallait que le Géranium rapplique, plus con et stupide que jamais sur son belogue ultra-polluant.
Certain(e)s diront que j'aime le détester.
Peut-être, mais nous avons tous nos exutoires anti-conneries, peut importe leur forme. Et je suis loin d'en être convaincu, tant le poivron est gros dans le titre de chef-pupitre cinéma qu'il porte à l'hebdo ICI d'une part; et par l'énormité des conneries qu'il écrit d'autre part. Le plouc est sans fond et il me plaira toujours de dénoncer la bêtise humaine sous toutes ses formes et dont il est l'incarnation pure, version "pseudo critique cinéma".
(Le cinéma étant un sujet me tenant à coeur, entre autres .)
Michael Augendre revient donc nous laisser son petit cadeau ICI, grosse flatulence aux oeufs se mariant parfaitement à la dinde et la farce. Prétentieux crétin qui pousse l'insulte à l'injure en ayant l'audace de se croire intelligent. C'est non seulement bourré de fautes d'orthographe et de syntaxe élémentaires dans un tout petit paragraphe, mais pire encore: le connard fini baigne dans l'imbécilité et l'ignorance crasses qui ne méritent rien d'autre que le mépris.
Je termine: Honte à vous, décideurs du ICI, de laisser ce putain de légume sévir dans les pages de ce qui a déjà été un phare culturel, mais qui est devenu une feuille de choux.
J'en fais désormais mon deuil, et vous votre jardin.

lundi 10 décembre 2007

Jennifer Connelly - (réflexion sur la beauté)






Elle: Tu viens t'étendre près de moi?
Lui: Ah non, ya l'émission sur la migration annuelle des gnous d'Afrique au National Geographic
qui commence.
(...)
Sans blague...Elle doit bien avoir quelques défauts, mais quand je la regarde, j'y vois que beauté féminine pure et charme fou. Ça doit pas être de tout repos pour le conjoint d'une femme de ce genre, avec tous les vautours qui doivent tourner autour.
Le gars a intérêt d'être "top shape" dans tous les sens, me semble.
Constamment sur la pointe des pieds, le dos bien droit et le menton relevé...La beauté physique est agréable à porter et facilite bien des choses, mais en complique d'autres dans la vie du porteur(se). Mieux vaut les complications de la beauté que de la laideur vous me direz, et le véritable amour entre deux personnes transcende tout. Daccord, mais...
Je me souviens d'une phrase qu'un collègue de travail m'avait dite:
"It brings you all kinds of shit to be with a nice looking woman".
C'est en partie vrai, mais la véritable beauté ne provient pas de l'éphémère.J'apprend rien à quiconque avec cette affirmation. La beauté physique est une distraction certes appréciable mais une distraction quand même. Dans un monde qui carbure à l'image et la jeunesse, on enterre l'âme pendant un temps, puis elle refait surface en vieillissant.
Elle n'a qu'un temps la jeunesse alors que l'âme elle...?
La brune aux yeux verts est ravissante, et si les yeux sont le miroir de l'âme, elle est carrément divine. C'est ben simple, ça devrait être défendu d'être belle de même, ça fausse les données. Les dés sont pipés dès le départ.
Du calme. Elle est humaine elle est humaine.
Tout de même, je me permet de la voter :
"Vénus de l'année 2007" . Avec plaisir my dear.
Il émane d'elle une tendresse et une "profondeur" véritable malgré sa beauté, je trouve.
J'me trompe peut-être, car je connais que dalle d'elle, à part quelques-uns de ses rôles dont celui dans "Little Children"(très bon film), d'où la première photo en haut est tirée.
Quand on est belle et "up front" comme elle, ça doit être difficile de rester humble. Je lui souhaite, car l'humilité ou son absence est une preuve véritable de la grandeur/petitesse d'un être humain à mes yeux; beau ou laideron.

mardi 4 décembre 2007

Flash-Pensée Québécoise


Relativiser une épreuve n'est pas chose facile, mais n'est-ce pas dans l'adversité que l'on démontre sa véritable nature?

vendredi 30 novembre 2007

Air Marokko: le choix des gens "relax".


Extrait de conversation du pilote et son co-pilote, telle qu'enregistrée sur la boîte noire du vol 123456 avant le décollage:
Pilote: Pas mal cette merde, hein.
Copilote: Tu parles, on a pas encore décollé que j'plane déjà, hihih.
Pilote: J'suis complètement pété aussi, heheh, quelques bouffées et c'est parti...
Copilote: Dans les nuages...(rires) P'tain qu'est-ce qu'il est bon ce shit, t'as pris ça où?
Pilote: Fais gaffe, tu vas en échapper sur ta ch'mise, c'est du Kaboul,
100% Afghan.Un contact que j'ai là-bas .
Copilote: On va avoir les yeux rouges comme des lapins...Tu m'refileras ton contact.
Pilote: T'inquiètes, j'ai des gouttes oculaires pour les yeux de lapin...Tiens, mais je te donnerai
pas mon contact, c'est un chef de clan timide.
Copilote:Ok, ça enlève la rougeur c'truc?
Pilote: Mets-t'en quelques gouttes, attends une minute puis regardes-toi dans l'miroir tu
verras, allez r'files-moi l'pétard...
Copilote: Ah ça m'rassure, tu penses à tout toi.
............................

jeudi 29 novembre 2007

Vol 123456: l'enquête se poursuit

L'information nous parvenant par bribes, au fur et à mesure de la transcription de la boîte noire,

notre équipe a pu obtenir les informations suivantes:



Suite de la conversation entre le pilote et son co-pilote:



Pilote: Ouais j'pense à tout, c'est pour ça que j'suis l'commandant et toi, mon bras droit.


Co-pilote: Tu sais c'qu'il te dit mon bras droit heheh.


Pilote: Ouais j'devine...Tu veux un shot gun?

Co-pilote: Non, j'ai pas envie...Parlant d'shot gun, j'ai maté un type pas réglo il me semble, sur la
caméra d'bord...

Pilote: Bon ça y est, ça t'fais pas la défonce toi, tu deviens parano, quoi encore!?

Co-pilote: Ben un type qui tenait son sac à bandouillère près de lui avec un air nerveux...

Pilote: Et il a fait éclaté une tête au hasard avec son Magnum hinhin...Non mais, ho hé Didier,
c'est encore une chochotte qui va gerber un coup ou deux d'dans en faisant semblant de
chercher qque chose par orgueil de mal de l'air... Allez, ressaisis-toi, quoi d'autre?

Co-pilote: Euh, rien d'autre, t'as probablement raison, ça s'rait pas la première fois...

Pilote: Pour te rassurer, dis à Odile de garder un oeil sur lui. Toi j'te jure, c'est la
dernière fumette... Bon c'est pas tout ça, faut faire lever ce tas d'métal...Mets les gazs
on a le OK. Égaux, les gazs.

Co-pilote: Okay, égaux les gazs, poussée maximale...

Pilote: Vouaalà. C'est parti.

Co-pilote: Pleine vitesse atteinte dans environ 15 secondes à puissance maximale. Rien à
signaler.Nous sommes en progression,tout va bien.

Pilote: Tout va bien car j'assure un max. Je prend les commandes pour le décollage,
t'as qu'à t'étirer et te regarder dans le miroir pour voir tes yeux blancs comme neige,
mais...

Co-pilote: Mais quoi?

Pilote: Mais qu'est-ce que t'as sur l'bord du nez là...Putain c'est dégueu, mais laisses-moi décoller
et j't'en reparle...

mercredi 28 novembre 2007

Flash

Le DVD "Hearts of Darkness", sur le tournage d' "Apocalypse Now" de F.F. Coppola sort ces jours-ci.

Un "must" pour les fans de documentaires et de F.F. Coppola.

Fait divers

source: Flickr

Dans le seul mois de novembre, trois feux de bagnoles. Deux, dont j'ai été témoin.

Le premier, qui était le plus préoccupant, est arrivé juste devant l'entrée de l'édifice où j'habite.

J'étais absent, on me l'a frelaté.

Devant la porte , une voiture récente s'est enflammée: conductrice figée un peu sous le choc, un locataire a pris l'extincteur que j'avais apporté(il n'y en avait pas avant) et l'a vidé dessus en attendant les "pimpons" qui logent heureusement à 500 mètres environ. C'aurait pu être dangereux car les flammes montaient à environ trois mètres de hauteur.

C'était mardi le 6 novembre, je m'en souviens car dès le lendemain, au coin de Daniel-Johnson et Jean Béraud, tout près du Carrefour Laval, -le gigantesque centre de consommation où une chatte n'y retrouverait même pas ses petits- paf, une autre auto en feu. Le feu brûlant une caisse de métal sur roues.

Le réservoir d'essence a sauté. Ça a fait "pow"... Mais pas un "POW" d'Hollywood où le véhicule lève de terre pour faire un double-saut périlleux avec salto arrière pour s'écraser sur la voiture du deuxième voisin en face, nonon. Juste pow, la carcasse a même pas bougé. Re-Pimpons qui ont prestement éteint la chose incommodante.

Hmmm, bizarre...Me suis-je dit. Deux voitures qui flambent en deux jours dont une, drette devant ma porte. Y aurait-il un message m'étant destiné et dont le sens m'échappe? J'ai mis deux hommes là-dessus et la seule réponse qu'ils m'ont donnée fut: "vous fabulez monsieur".Ce à quoi j'ai répondu:" Ben vous fabulez aussi si vous croyez que je vais vous payer pour si peu de résultats".

Puis voilà-ti pas qu'aujourd'hui: 3e feu du mois. Une camionnette. C'est assez particulier cette fois-ci. Si les deux premiers restent d'origine inconnue, celui-ci s'explique facilement et vaut la peine d'être raconter plus en détails.

C'était sur la rue Sicard à Ste-Thérèse, une artère industrielle où se trouvait un entrepreneur avec sa camionnette, sa remorque et une grue dessus. Étant stationné sur l'accotement de l'artère, il entreprend de descendre la grue au sol, mais l'abruti accrocha les câbles électriques de transmission entre les poteaux,en levant la pelle mécanique. Il les accrocha si bien que la tension engendrée fit tomber deux poteaux dont un, sur la camionnette.

Messires Poteaux et Mesdames Câbles, non contents d'endommager le véhicule, lui foutèrent tranquillement le feu pour corriger le fautif, qui on l'imagine, devait se sentir bien mal dans son dedans. Il ne fut pas blessé fort heureusement, mais quelle négligence autour de lignes électriques... Un peu benêt sur les bords je dirais.

Le feu d'un véhicule démarre généralement comme un feu de foyer en beaucoup plus lent, ça fume pendant de longues minutes, puis les flammes apparaissent. Re-Re-Pimpons. Le Feu! Aaaah les pompiers! C'est leur "saison haute" qui démarre avec novembre.

L'incident aurait provoqué l'explosion d'un transformateur, créant un effet boule de neige dévastateur qui a privé un grand secteur de Ste-Thérèse d'électricité. Quadrilatère rue Desjardins au Sud, Napoléon au Nord, Sicard à l'ouest et Turgeon à l'est. Un gros carré aux dattes ça les amis.

J'espère qu'il a de bonnes assurances l'entrepreneur sinon il va être lavé par Hydro-Québec et/ou des poursuites.

J'espère aussi que c'était pas un nouvel employé dont c'était la première journée...Le pauvre...

-Euuh, boss, j'tappelle passque j'ai un problème à job, là l'truck est en feu pis yé full de gaz, j'ai pété deux poteaux électriques avec la pépine pis tout l'quartier industriel est en panne...(Dont l'usine de fabrication de camions Paccar/Peterbuilt, c'est pas rien)

Un véhicule, perte totale. Usine majeure, quartier industriel et partie résidentielle paralysée, deux poteaux et un transformateur à changer. Pas certain que ce soit rétabli pour le lendemain.

Grosse facture d'Hydro qui s'en vient Joe.

dimanche 25 novembre 2007

Caporal Lafontaine au rapport...

Petite fin de semaine tranquille à la campagne. Pas de câble, pas de satellite, pas de festival. Rien.
Le vent et le silence.
Remoted, mais pas tout à fait.

D'abord E.T. the extra-terrestrial, de S. Spielberg. Soirée tévé.
Ok, bon film pour enfants. Mais la musique, insupportable. John Williams, ça fait longtemps que je peux plus le supporter. Puis vint : "Femme Fatale" de Brian de Palma, ou : "Comment un réalisateur en panne totale d'inspiration, masque son scénario vide, en multipliant les effets de caméra avec sa pitoune de service: Rebecca Romijn, dont l'incarnation oscille entre un pot à fleurs et un géranium. ZZZ.

Puis, l'illumination:TéléQuébec et son cinéma du samedi soir avec "Rouge" de Krzysztof Kieslowski.
C'est chouette en général TéléQuébec le samedi soir pour le cinoche à 22h30.

"Rouge" de Kieslowski, dernier volet de sa trilogie des "3 couleurs".

Magistral drame psychologique, magnifiquement joué par un duo d'acteurs inspirés.

"Rouge" , dernière partie de son décalogue et dernier film avant sa mort prématurée.
Drame psychologique magistral, porté par un duo d'acteurs lumineux: Irène Jacob et
Jean-Louis Trintignant.
Leçon de cinéma d'une maîtrise absolue. Développement et entrelacement de deux personnages que tout peut opposer à prime abord, et qui s'unie platoniquement par la suite. Subtilement.

Remarquable.

Du cinéma comme ça, j'en veux encore et encore.

Radiohead In Limbo (perfect audio quality)

Qualité totale.
Finesse d'éxécution et d'interprétation "live" par des musiciens accomplis.Un classique moderne nécessitant un système de son à la hauteur.

À propos du vieillissement de nos corps.

Accepter de vieillir est preuve de sagesse devant l'inéluctable à mon avis.
On a pas le choix anyway. Le temps fait son office pour tous(tes).
No fucking alternative. Dead end for all of us.

À vingt ans, on s'en fout. On a toute la famille dans l'corps, le monde nous appartient.
On se croit éternel. On se réveille frais (ou presque) comme une rose, un lendemain de veille.

À quarante ans, on s'aperçoit que la garantie du véhicule est terminée et que les pépins peuvent apparaître, d'où la nécessité de pratiquer la mécanique préventive pour amoindrir les coûts.
Si je pratique pas la prévention et que le véhicule me casse à la gueule, il me faudra une remorqueuse et un garagiste d'urgence qui me coûtera le double.

À vingt ans, on se remet d'un party dès le lendemain. À quarante, ça prend deux jours.
À soixante, on doit se sentir comme une limace rampante pendant une semaine.
Et ça, c'est si le coeur ne lâche pas avant pour nous, les hommes.
C'est sensible un homme vous savez. Tout dépend du type de "party" et du type d'homme, j'imagine.

Il existe des gens qui vieillissent bien , d'autres pas. Certain(e)s sont comme un bon vin: meilleur(e)s avec le temps; d'autres comme une vinasse qui s'aplatie, faute de caractère et volonté.

C'est tout un contrat, subir la pression du temps. On la subit ou on la gère.
À tous les jours.

vendredi 23 novembre 2007

Saviez-vous que...

Imesh, le site de piratage, (-non s'cusez; l'ex-site de "partage libre de fichiers entre pairs"-) est désormais payant?

Eh oui. Voici le deal qu'il nous propose, et qui présente un avantage sur ITunes(qui ne permet que 30 secondes d'écoute) à mon avis:
Moyennant 8.95 de vos dollars durement gagnés chaque mois, il vous laisse télécharger sans limite tout ce que sa bibliothèque renferme: musique et vidéos, que vous pouvez écouter ou regarder à loisir sur votre ordinateur, mais SEULEMENT sur ce dernier. En théorie selon Pati(la préposée virtuelle), on peut ni transférer, ni graver. Donc, pour la maison seulement.
Si vous désirez acheter une toune et la posséder rien qu'à vous, c'est 99 cents chacune, en plus de l'abonnement.

Pour pouvoir transférer(toujours sans limite) sur votre lecteur mp3 portatif préféré, il faudra débourser 14.95 par mois, et cet abonnement s'appelle le "To Go subscription". Il faut cependant déjà posséder un lecteur mp3 portatif pour s'y abonner car on vous demande de le brancher dans votre ordi avant l'abonnement, pour pouvoir en profiter.

Je vous épargne les minutes de "chat" nécessaires qu'il m'a fallu tricoter pour lui soutirer le
"To Go"...Ça a pris du temps pour lui tirer les vers du nez à cette Pati. Tough Cookie, qui trahit la prudence, désirant néanmoins faire des affaires. Ils disent avoir négocié une entente légale avec l'industrie musicale et que tout est OK légalement.
Okay, il a dit: " C'est Okayy"..

La compétition d'Itunes avance donc lentement mais sûrement. Les personnes n'ayant pas un système de son "potable" branché sur leur ordi de maison feraient mieux de passer outre, mais pour les gens comme moi qui en possèdent un,(Altec Lansing,the best I've seen so far) ils seront servis: téléchargement illimité à la maison, bibliothèque super-garnie, qualité cd, convivialité... Donc grossièrement: tu paies 8.95 par mois, pour pouvoir écouter tout, et QUE ce que tu veux en qualité CD chez-vous. Après les Fêtes, j'achète un Ipod. Si je suis satisfait de leur service, je prend le forfait "To Go"(s'il existe encore, tout va très vite). And I say: Alléluia.

La durée des vidéos en leur biblio n'excède pas 20 minutes. J'ai pris à l'essai le forfait 8.95 par mois, étant mélomane et voulant tester leur offre. Pati, de guerre lasse, m'a offert un mois gratos, so why not. J'essaierai pendant ce temps de transférer qques fichiers malgré leur interdiction formelle virtuelle. Pour voir, pour tester le truc. And because I'm still a bad boy on the sides...

http://www.imesh.com/

mardi 20 novembre 2007

Le "Sofa Jumping"



Jeu d'épanchement psychologique inventé par l'acteur Tom Cruise lors du "Oprah Winfrey Show", consistant à prendre un divan et y asseoir une "veudette" interviewée par un(e) animateur(trice) assez futé(e) afin de pousser la "vedette" dans ses derniers retranchements psychologiques -sans apparence de stratagème- pour lui faire cracher son "dedans" à la face du monde, rebondir comme un lapin et se couvrir de ridicule, à la plus grande joie des téléspectateurs.

Du plaisir garanti pour toute la famille à la maison cet hiver.
Yé. On joue à la vedette et on s'épanche jusqu'au prélart.
Quelques témoignages de participant(e)s:
" Le sofa-jumping m'a libérée de la boule d'énergie négative qui grossissait en moi" -Debbie.
"Mon dedans était toutte pogné ensemble; grâce à Sofa Jumping, ça s'est toutte démêlé et j'ai retrouvé le sourire, merci Tom!"
- Roger.
"J'avais envie d'gueuler comme un perdu, comme ça , pour rien" - L'inventeur Tom.
N'attendez plus, savourez à votre tour les joies du Sofa Jumping...

dimanche 18 novembre 2007

vendredi 16 novembre 2007

Ce cher Werner



C'est Antoine qui me force à pousser la chansonnette Herzog.

Décidément, les tinamis m'inspirent ces temps-ci.

Je suis un "fan modéré" de ce cinéaste allemand né en 1942.

"Aguirre, La Colère de Dieu"

"Nosferatu, fantôme de la nuit"

"Fitzcarraldo"

"Grizzly Man"

" The wild blue Yonder" et plus récemment : "Rescue Dawn" produit par une obscure compagnie Hollywoodienne avec un budget de 10 millions US.(9 millions canadiens :)

Quelques citations récentes du personnage Herzog:

" I try to understand the ocean beneath the thin layer of ice that is civilisation. There's miles and miles of deep ocean, of darkness and barbarism. And I know the ice can break easily."

"You will never see people talking on the phone, driving in a car, or exchanging ironic jokes in my films, it is always bigger, deeper. My films expose "the ecstatic truth" of mankind".

Rien de moins Werner? T'es certain d'avoir rien oublié? (...)

Même si le personnage me semble parfois un peu mégalo, ses films ont souvent touché une "universalité humaine" incontournable dans la cinématographie mondiale.

"Heino, la louve des comptables"


C'est la journée des comptables, vous en êtes un. Mistress Heino, votre secrétaire attitrée, vous fait une fleur en vous en offrant. Vous faites quoi avec le bouquet?
A- Vous le reniflez en disant : "Merci très chère Heino, je vais les mettre dans un vase", et
tombez raide mort.
B-Vous le prenez et dites pour la défier: " Très bien Frolein, enlevez vos lunettes pour voir!"
C-Vous êtes stupéfait et vous exclamez: " Fausse Heino, sors de ce corps!"
D-Vous dites calmement: "Heino, vous n'apportez que le malheur ici depuis votre
arrivée et ce bouquet n'y changera rien, au contraire peut-être; veuillez s'il-vous-plait
prendre vos affaires et quitter cet endroit, vous êtes licenciée".

Ken était-il Zen?


One man... One vision...
Un homme... Un "record"...
Un 33 tours et puis s'en va.


Un autre exemple de "génération spontanée" version seventies, dont parlait Aristote jadis.
Les "Wannabes" poussent encore de nos jours, tels les champignons dans Tintin et "L'île Mystérieuse" d'Hergé. Pop Pop Pop! (voir Loft Sottises et autres Infiltrations Doubles)
"By request only"...
C'est une sacrée chance que tu t'imposes pas, cher Ken-et-ton-joli-casque-de-cheveux-assorti-d'une-moustache-sexy, sinon je prendrais le rasoir et te ferais une coupe
"No Future".
P.S. Pour d'autres pochettes de disque affreuses voyez ici .
Merci Épicure .

jeudi 15 novembre 2007

Le cinéma du Parc- Retour

Suite à l'épisode souligné par Helen sur le sujet controversé des projections de film en format DVD dans ce cinéma, ma question est la suivante:

Si vous étiez cinéaste, accepteriez-vous la projection de vos oeuvres dans ce format de moindre impact visuel sur grand écran, sachant les risques et conséquences possibles d'une telle projection sur l'opinion du spectateur advenant un problème technique?

Perso, je répondrais: "Oui, allez-y, mieux vaut une diffusion que rien du tout, mais vous aurez de mes nouvelles si ça foire techniquement"

Ceci dit, je pense que le cinéma du Parc devrait s'équiper d'un système de projection décent.

dimanche 11 novembre 2007

Cliché conversation #5- À la caisse pop pop.

À la caisse Pop pendant que je fais la file au guichet, une femme seule dans la soixantaine s'exclame:

-Ça s'peut pu, dès que je sors de chez-moi, faut que j'mette la main dans ma poche pour payer, ben vite va falloir que j'paie pour respirer!

-S'il fallait payer pour respirer, je serais mort depuis longtemps, mais moi j'aime bien mettre la main dans ma poche! répliqua un type environ du même âge, derrière elle.

-Ah bon, z'êtes bien le seul, on peut savoir pourquoi? demanda t'elle.

- Comme ça j'peux m'placer les gosses sans qu'ça paraisse,héhé.

-Franchement, c'est ben vulgaire!

-Ben quoi, vous saviez pas qu' les hommes se ... à tout bout d'champ?
Tchèquez ben ça une bonne fois, ya pas une journée qui s'passe sans qu'un gars
s'tripote eul' sac une demi-douzaine de fois au moins, sans qu'il s'en rende compte!
Il a l'air de trouver ça drôle, lui. (me jetant une oeillade graisseuse de complicité)

- Je sais pas! J'ai jamais eu d'testicules pour me les placer sans arrêt...Vraiment, vous les
hommes, vous êtes tous pareils! dit-elle.

-Moi je sais, on en a tous une paire. Comme vous, sauf que la nôtre est au sud, et la
vôtre au nord en plus gros.

-Pfff...J'aime autant avoir des factures à lire que poursuivre cette conversation.

-Ah c'est drôle, moi j'aime mieux parler d'couilles que d'recevoir des comptes à payer.
Tous les goûts sont dans la nature faut croire.

-Euh, hum, madame, c'est votre tour. Ya un guichet de libre. Dis-je.

- Oh ha oui ,merci monsieur!

-De nada.

(...)

samedi 3 novembre 2007

vendredi 2 novembre 2007

Enrouler le foin



Yamachiche, Québec. Automne 2007. As always, cliquez pour agrandissement.

lundi 29 octobre 2007

Forestare-Pub Amicale

À "l'autre gala" de l'Adisq, le premier album du groupe guitaristique Forestare, composée de 14 guitares, oui quatorze, a remporté le Félix 2007 dans la catégorie : Album Instrumental.

Joie et fierté. C'est qu'un ami d'adolescence en fait non seulement partie comme interprète, mais aussi en tant qu'arrangeur et compositeur. François Gauthier, -dit "Le Goth"-
y signe en effet l'arrangement pour "La maison est ouverte" de Richard Desjardins en plus d'une composition : "Equus".

Il a ainsi eu la joie de (je le cite): "caresser les fesses rebondies d'un Félix". Les 14 membres feront une "possession à relais" de la dite statuette à raison de 2 à 3 semaines chacun(e).

En apprenant la nouvelle, ma joie fut telle qu'aussitôt je me dévêti et me précipitai dehors pour courrir nu dans tous les sens en poussant des petits cris de plaisir...

Desjardins y chante avec le groupe pour ses deux chansons: "La maison est ouverte" et "Les Yankees". Bravo à tout le groupe pour leur travail acharné.

Quelques tounes en extraits ici et sans vouloir prêcher pour un ami, c'est de la très belle musique. Demandant une ouverture d'esprit certaine et un certain effort d'écoute par moments, le jeu en vaut amplement la chandelle, tant la récompense est grande.

jeudi 25 octobre 2007

FNC-Épilogue

Je n'ai pas aimé l'expérience d'un horaire surchargé où l'on doit changer de salle illico presto pour se taper deux films en ligne, mais je voulais vivre cela.

Ça fait sur-consommation, sans digestion. Faut que ça respire les visionnements en ce qui me concerne. J'ai ce besoin de méditer, réfléchir et partager entre deux.

Mais il y a tant de bons films à voir, de livres à lire et de musique à écouter...Même avec une liste de priorités, je n'arriverai probablement jamais à tout apprécier ce dont j'ai envie dans ce temps qu'y m'est alloué sous forme de vie humaine.
2007 à elle seule, fut une véritable corne d'abondance.

Toute la culture qui est en ce moment, a été et qui sera...

C'est vertigineux. (...)


"Chérie je sais pas ce qui s'passe, j'ai le vertige tout d'un coup, paf"

-Prends un valium, ça t'passera.

-Ça m'passera sur le coup, mais ça reviendra je l'sens, ces pilules ne font que remettre à plus
tard...Je vis sur du temps emprunté...

-Mais non t'en fais pas, le valium t'a toujours réussi...

-Plus maintenant. Mets-toi à ma place un instant tu veux.

-Je fais que ça, me mettre à ta place...

-Ah bon, et comment tu t'sens?

-Mal, mais ça se soigne, avec...

-Du valium , je vous présente Miss Valium m'sieur-dames.

-Que veux-tu, c'est efficace.

-Plus maintenant.

-Tu veux quoi là, un massage?

-Oui, masses-moi.

-Où?

-Là.

-Daccord.

-Hmmmm...Mouais. Tu sais y faire quand tu t'appliques. Continues...

(...)

Bon j'arrête le délire ici. Ça suffira pour ce soir.
Revenons-en donc à nos moutons.

Un dernier mot sur : "La visite de la fanfare" : Louve d'Or au FNC, c'est pas rien, là.

Dans l'optique du premier film d'un jeune réalisateur, c'est très bien; mais dans la production cinématographique mondiale, rien pour écrire à sa mère ou même sa belle-soeur.

Mon palmarès(dans ce que j'ai vu, ce qui n'est pas une tonne, comparé à d'autres):

Elle s'appelle Sabine: 8.5

Control : 8.0

Toi , qui est vivant(Du Levande) : 8.0

La Zona: 7.5

La visite de la fanfare: 6.5

I'm a Cyborg but that's ok : 2.0

Mes deux coup de coeur: Elle s'appelle Sabine et Toi qui est vivant.

See you next year, dears...

mercredi 24 octobre 2007

"Elle s'appelle Sabine" de Sandrine Bonnaire(France).

Sandrine Bonnaire a su capter l'essence de la maladie mentale de sa soeur Sabine dans un documentaire prouvant son amour et son aide sans conditions. Car d'amour solidaire il s'agit, ici. L'authentique amour d'une soeur envers une des siennes.Ya rien d'autre que cela dans ce film. C'est tout, et tout ce qu'il faut dans la vie de quiconque. Sain d'esprit ou non. Handicapé ou non. Film primordial qui me ramène à la base de toute vie humaine digne de ce nom: L'amour.
L'écoute aussi. Les gestes qui suivent la parole pour le prouver. On reconnait quelqu'un à ses gestes; Sandrine Bonnaire en pose un de taille avec ce film-date.

Ces gens qui peinent à communiquer, en ont encore plus besoin. De constater qu'ils et elles sont la plupart laissé(e)s pour compte, faute d'attention et de moyens est abject en 2007. Les gouvernements planétaires n'en ont rien à cirer. C'est pas productif un handicapé, c'est un poids, qu'on les droguent et qu'on les enferment, point final.

Pourtant, quand j'entend Sabine jouer Beethoven, je me dis que cela aurait pu possiblement être atténué pour elle et sa famille. Peut-être...Avec la musico-thérapie...Elle parle comme vous et moi, comme une enfant de 38 ans.
Il aura fallu 5 ans d'internement et un an d'effort pour que le diagnostic tombe enfin: personne psycho-infantile avec comportements autistes.

Il faut voir la Sabine "pré" et "post" internement. Ce n'est plus la même personne...
Un vibrant témoignage dans le sens le plus noble. Sandrine Bonnaire évite ici tous les écueils d'un exercice à haut risque qu'est le documentaire sur la maladie mentale filmé par un proche. Certains pourront dire que Sabine est "chanceuse" d'avoir Sandrine avec sa notoriété et ses moyens; ils auront partiellement raison tant je me questionne sur ce qu'il advient de ceux et celles sans support familial désintéressé et moyens financiers.

Mais Sandrine a la noblesse du coeur et l'amour indéfectible traduit en gestes, qualités qui font défaut à plusieur(e)s d'entre nous, et de loin les plus belles chez un être humain à mon avis.
Une cinéaste et actrice qui n'a que faire de cette notoriété, tant sa soeur et la vérité lui importent plus.

Un "coup au coeur" émouvant. ( voir billet d'Helen sur 24images ).

dimanche 21 octobre 2007

FNC- Quelques prix

Je fais ça vite et de mémoire(on me corrigera) avec mes commentaires totalement subjectifs.
M'sieur Chamberland est venu nous présenter le film "La visite de la fanfare" avant la projection et en a profité pour nous donner les prix.

J'en ai retenu quelques-uns:

Louve d'Or: "La visite de la fanfare" (E. Kolirin-Israël)

Mouais. Choix conservateur." Feel good movie" au sujet original avec traitement et mise en scène conventionnels. Manon Dumais avait partiellement raison.;)
Un bon petit film rassembleur-(irradiante Ronit Elkabetz)- et consensuel, bienvenu en ces temps de tension permanente entre arabes et israëliens mais manquant néammoins de verve. Un peu plus d'audace eût été tonifiant. 6.5

Mention spéciale du jury:

"Boxing Day" de K. Stenders (Australie)
Pas vu celui-là. Tourné en temps réel en une seule prise selon le Dogme Danois.

Meilleur acteur masculin: Richard Green- "Boxing Day"

Grand Prix du Public Radio-Canada:
"La Zona" de R. Plà (Mexique) Prix mérité pour cet excellent film.

Grand Prix Z-télé:

"I'm a Cyborg but that's ok" de Park Chan-Wook.(Corée du Sud)

Voilà qui me scie la raie. Je rêve, pincez-moi. Mouhaha.
Un film de série Z, effectivement. Ça colle ensemble.
Comme quoi les concours à trophée, c'est pas toujours juste.

D'autres films avec mention ou prix:

Buddha collapsed out of Shame (H.Makhmalbaf-Iran)
XXY-(L.Puenzo Arg-Fra-Esp)
J'oublie les autres et les courts, désolé.

Absolument rien pour "Control". Nada.
Dommage.

Voilà c'est terminé. Snif. Rendez-vous l'an prochain du 8 au 19 octobre 2008.
Je posterai un dernier billet-épilogue en abordant "Elle s'appelle Sabine" .

"Control"-d'Anton Corbijn, suivi d'un chou-fleur.

"Control" ou Un modèle de biographie musicale filmée.


Retraçant la vie du chanteur Ian Curtis du groupe Joy Division pour son premier long-métrage,
Corbijn,-(photographe et réalisateur de clips pour U2 entre autres)-signe ici un objet filmique assez rare qui m'a séduit lentement au départ, pour littéralement m'hypnotiser par la suite.

"Under Corbijn Spell" je fus. Je connaissais ce groupe de nom seulement, mais je peux sans crainte affirmer que le film s'adresse tant aux fans qu'aux non-initiés à leur musique, tellement la qualité de la réalisation,- jumelée à la puissance évocatrice du jeu de Sam Riley -transcendent le sujet.

Jamais on ne sent la présence d'une caméra. Ça coule de source, les plans sont magnifiquement travaillés et cadrés dans un souci d'épuration qui étrangement, rend le tout sophistiqué.
L'expression "Less is more" prend tout son sens ici, car le personnage de Ian Curtis était au départ flamboyant de déprime troublée et il était facile de tomber dans le piège "pathétique à outrance" que Corbijn évite brillamment. Le choix du noir et blanc y est pour quelque chose en appuyant son propos. Il l'éclaircit et le magnifie sans redondance.

Sam Riley offre ici une performance mémorable dans la peau du chanteur.
Il n'interprète pas, il incarne viscéralement un personnage somme toute assez lâche qui ne savait pas composer avec la vie et ses vicissitudes.
Le mec épileptique était un abîme de mal-être, irresponsable et "sans colonne vertébrale".
Il nous étouffe de désespoir en dépit de son grand talent à la musique et l'écriture.

Les scènes musicales du film sont toutes autant de joyaux sobres du rock marquant la naissance du mouvement punk à l'époque. Leur musique, merveilleuse de mélancolie. J'étais déchiré entre me fermer les yeux pour apprécier l'écoute encore plus, et garder les yeux ouverts pour contempler ces scènes anthologiques. Ça m'a transporté, p'tain. Absolument planant.
Avec un super système de son couplé d'une acoustique soignée de la salle rendant justice à une trame sonore somptueuse de beauté.

Ma seule réserve: j'aurais souhaité plus de ces scènes musicales justement, et j'aurais retranché
quelques moments de déprime du personnage dans la deuxième partie du film.

Mais quand on vous offre un tel pur-sang, on ne regarde pas trop la bride.

8.5

........................

"I'm a cyborg, but that's (not) OK" -Park Chan-Wook (Corée du Sud)


"I'm a cyborg and I pue des pieds" ferait un meilleur titre.

Mon pressentiment s'est avéré juste. Foireux. Très foireux.
Encore dans les volutes de "Control" , je change de salle illico. Le film est commencé depuis une dizaine de minutes. En avoir manqué un peu plus m'aurait évité une perte de temps moins longue devant ce fatras indigeste, confus et mal monté. Méchante dégringolade.
Où suis-je merde, qu'est-ce que je fous là?! Comme si on me réveillait d'un beau rêve avec de la musique disco à plein volume.

Le réalisateur de "Old Boy", Sympathy for Mr. (et Lady) Vengeance,(que je n'ai pas vus mais dont on a dit du bien) se casse les dents sur ce premier essai-comédie insipide dont l'humour niaiseux à la "Abbott et Costello sur le retour" tombe à plat 97% du temps.

Bavard, laborieux et souvent hystérique; exaspère lentement, mais sûrement.
Espérant un resaississement qui n'est jamais venu, ça m'a pris tout mon petit change pour rester jusqu'à la fin, que certains spectateurs ont désertée. En bref, c'est l'histoire d'une dingo anorexique dans une maison de dingos qui se prend pour un robot et justifiant sa maladie en se disant: si je bouffe, ça bousille mon mécanisme. Un twit essaiera de la convaincre d'ingérer de la nourriture. Ç'aurait pu être drôle, ça ne l'est pas.

De ce naufrage, à peine quelques sourires et belles séquences qui se perdent dans ce magma.
Exemple parfait du cinéaste ne contrôlant pas un genre qu'est la comédie romantique.
Ça lui échappe presque totalement, tant les ruptures de tons maladroites s'accumulent pour faire un collier de perles en plastique cheap. Sorry Mr. Park, mais une actrice au joli minois, ça suffit pas. Chan-Wook a parié, il a perdu.

Peut-être pas le pire des navets, mais un choux en forme de fleur qui rôde dangereusement autour dudit rutabaga.

À éviter, et assez frustrant quand je pense aux autres bons films que je rate.
Ça m'apprendra à faire un choix impulsif basé sur la réputation d'un cinéaste sans prendre le temps de bien renifler l'affaire.

2.0

samedi 20 octobre 2007

Tom Waits - Hold On


Tom Waits est comme les Mini Wheats: un côté givré, un côté nutritif. Celui-ci est givré.

vendredi 19 octobre 2007

Demain et Dimanche FNC

Dernier week-end du Festival du Nouveau Cinéma.

À la carte :

Samedi:

"Control" d'Anton Corbijn (US)- choix sur échos positifs-
pis tu suite après, comme un coup de vent je change de salle pour voir:

"I'm a cyborg but that's ok" de Park Chan-Wook (Corée du Sud)-choix totalement perso, je voulais voir un asiatique-


Dimanche:

"Elle s'appelle Sabine" de Sandrine Bonnaire(France), échos positifs puis:

"La visite de la fanfare" de Eran Kolirin (Israël) -Choix et pour voir si Manon Dumais a
raison de l'encenser.Pour comparer ses goûts et les miens.

Finalement, c'est tous des choix persos, parce que je paie pour les voir :))
Cette année comme l'année dernière, je choisis les films par intérêt, first.
Vient ensuite les critiques, et finalement, un dernier critère que je considère important:

La faible probabilité de distribution ici.
À quoi bon voir un film au FNC qui sera distribué ici anyway, quand je peux en voir un qui le sera probablement pas?

lundi 15 octobre 2007

FNC 3 - Nous les vivants (Roy Andersson-Suède)

Ce film m'a hanté toute la journée, j'ai fait des erreurs au boulot et je riais seul par moments.
Comme un dingo qui s'est fait taraudé la cervelle par un lavage poétique et qui en redemande.
Fabuleuse découverte le Roy. Et c'en est un, dans son genre. Unique, original, fin metteur en scène, poète tendrement désespéré, surréaliste conteur à l'imagination débridée.
Un humour les amis, un humour... Ya du Fellini, du Bunuel et du Kaurismaki mais mais, non. C'est du Andersson.
Roy Andersson. Un sens de la mise en scène rare.

La découverte de son univers est un véritable coup de coeur même si le film au moment du visionnement me laissait parfois tomber par ses baisses d'intensité soudaine et quelques scènes inabouties. Qu'importe. Hier soir j'ai vu un poème-cinéma d'une heure et demi sur grand écran. Avec ses hauts et ses ti-bas. Le mec a assez de génie pour littéralement nous injecter des rêves irrésistibles de drôlerie, avec une certaine douleur de vivre qui plane parfois au-dessus ou qui attend au détour.

Le visionnement a étrangement mûri en moi et je me dis aujourd'hui: tout le film baignait dans une poésie visuelle et musicale telle, que finalement je boude rien de ce que j'ai vu.

Je prend tout; qualités et défauts. Pourquoi? Parce que certaines parties du film dépassent la somme totale. Un ami m'a dit que cet opus était un "Andersson mineur" mais que ça valait amplement le détour.
Suite à ce visionnement je répond: Ouais ben, quand je verrai un "Andersson Majeur", je prend un congé de maladie le lendemain, hihi, et j'te paie une tournée mec.

Une poésie légère et grave en même temps qui secoue l'âme de bonheur dans ses meilleurs moments et vous laisse seul dans les pires. Ah ça c'est jouissif, ah ça c'est triste.

Bon. Le film. Étrangement dans le programme, le titre est "Nous les vivants" mais sur écran c'est : "Toi qui est vivant"
C'est une suite de saynètes (inégales) reliées ensemble par un fil narratif parfois très ténu.
Le rêve y est très souvent évoqué.
Cé pas compliqué, je vais faire ça simple: je veux toute son oeuvre en DVD.
En importation s'il le faut(avec sous-titres évidemment), mais j'irai jusqu'au bout de cette affaire.

Le film au complet est en plan d'ensemble ou semi-ensemble, je me souviens pas d'avoir vu du rapproché , peut-être du semi, mais pas de gros plan ni rapproché il me semble.
Une distanciation est donc voulue, avec importante domination du vert pâle pastel dans la couleur pour ce film. Distanciation que j'interprète par l'observation tendrement ironique d'Andersson des êtres humains que nous sommes, petites bêtes pensantes qui nous démenons en ce monde souvent absurde et qui déteint sur nos relations et nos valeurs.

Quoiqu'il en soit, je retiens plusieures scènes mémorables:

La jeune femme éperdue d'amour pour le guitariste rockeur.

"C'est si beau quand tu joues Micke"
"J'ai fait un rêve, on se mariait lui et moi, c'était si beau"
"Je t'aime Micke". Superbe séquence de noces rêvées dans un édifice-train.

Le type pris dans un embouteillage qui baisse sa fenêtre de voiture et qui s'adresse à nous en disant:

"J'ai fait un drôle de rêve l'autre jour, j'étais dans une fête de famille, mais ce n'était pas ma famille, l'ambiance était sinistre alors je me suis senti obligé de faire un truc rigolo..."
S'ensuit une hallucination jouissive, pendant que le type avance tranquilement dans la congestion.

ou bien celle-là: Un type se tient debout sur un balcon, sans rien faire, puis sa femme au loin lui demande:

-"tu fais quoi là?"

-Rien, je suis sur le balcon.

-Je sais que tu es sur le balcon, mais qu'est-ce que tu y fais?"

-Rien j'te dis, je suis simplement sur le balcon.

-Si t'es sur le balcon à rien faire, tu dois sûrement penser.

-Oui je crois bien.

-Tu penses à quoi?

-J'ai oublié quand tu m'as posé la première question.

-Tu pensais pas à moi?

-Je crois pas non.

-Tu penses jamais à moi.

....................................................

Voyez l'topo? Allez-y sans attentes, malgré mon appréciation bien perso, ça vaudra mieux.
C'est inégal, mais le bon est sublime.
Goûtez du Andersson, vous m'en reparlerez.

7.0 pour le film, 10 pour la découverte.

dimanche 14 octobre 2007

Un dernier mot sur "La Zona"

Si on me disait: "Résumes ce film en une seule phrase", je dirais ceci:

C'est le Moyen-Âge d'un pays membre de l'ALENA en 2007.

FNC- Entre les branches...

En faisant la file pour le programme courts d'hier matin, j'ai échangé qques mots avec un type sympa, un homme aux cheveux bruns frisés, trentaine, qui disait s'occuper d'un festival à Québec.
Lequel, j'ai pas demandé.

Toujours est-il que ce type sympa qui semblait bien connaître monsieur Denis Côté, affirmait que le film "Taxidermia" de György Palfi serait bientôt à l'affiche au Parc ou au Parallèle si ma mémémoire est bonne.

Un de mes coups de coeur 2006. Si vous avez l'occasion de le voir, ratez pas cette expérience décoiffante au possible. Le film aurait raté de peu le prix du public l'an dernier, ayant fait le plus grand nombre d'entrées en salle, info qui m'a encore plus décoiffé, tant le film est délirant.

(...)

D'autres films qui m'intéressent(dans le désordre) mais que je pourrai probablement pas voir pendant ce festival(partie remise):
-Eye in the sky
-California Dreamin'
-Maurice Pialat, l'amour existe
-Tout est pardonné
-Bog of beasts
-Ploy
-Quatre mois,3semaines et 2 jours
-Continental, un film sans fusil
-Damage Done
-Dainipponjin
-Persepolis
-Itchkeri Kenti
-Redacted
-La fille coupée en deux
-La question humaine
-La maison jaune
-Les témoins

Particulièrement foisonnant cette année. Très belle couverture de 24 images et leurs belles plumes, trois critiques par jour, gratos.
Merci Helenou! , Juliette, Rachel, Gilles et tous les autres.

Merci à Kevin de m'éviter le plantage total d'Ice Cream de Jean Leloup-Leclerc, même si je pressentais du fâcheux dans une moindre mesure. Merci à Antoine pour ses suggestions. Merci à Denis Côté de partager ici son expérience, et finalement merci à tous ceux et celles qui lisent et déposent leurs commentaires. Voilà.

(...)

Un p'tit "festival gossip" avant de partir? Bon, puisque vous me tordez un bras, ok.
Je veux bien faire la "mémère", mais juste une fois.

En zieutant la foule qui sortait de la projection précédant "La Zona" à la salle Cassavetes, j'aperçois l'acteur Paul Ahmarani qui sort avec une compagne, et reste planté devant la porte d'entrée, sans se remettre dans la file d'attente qui elle, attend depuis une demi-heure au moins.
Traitement privilégié irrespectueux à mon avis. Primadonna, ou règle tacite qui vous permet de ré-entrer avec priorité dans la même salle?

FNC 2- "La Zona" de Rodrigo Plà (Mexique)

Auréolé Lion D'Or du Futur au dernier Festival de Venise, le premier long métrage de ce réalisateur comptant plusieurs courts à son actif m'a captivé d'un bout à l'autre. En sélection pour le prix du public ici.

La Zona, c'est le bunker des riches de Mexico à ciel ouvert et emmuré version Kafka 2007, côtoyant la pauvreté abjecte des bidonvilles montré au grand jour sous un oeil nouveau. Le contraste est saisissant dans ce film d'une maîtrise absolue. Rarement il m'a été donné d'assister à une telle lecture de ce clivage séculaire dont on ne sortira jamais il me semble.

Trois ados d'un bidonville profitent d'une brèche provoquée par l'effondrement d'une réclame publicitaire pour pénétrer la Zone et perpétrer un vol qui finira par la mort d'une vieille dame, un garde privé et deux d'entre eux, laissant un jeune prisonnier dans la geôle dorée.
Les illustres citoyens décideront de poursuivre eux-mêmes le jeune "rat" avec force caméras, pétoires et autres objets contondants, afin d'éliminer ce témoin indésirable qui trouble l'ordre de leur monde, sous l'oeil insistant d'un policier qui voudra coincer les véritables coupables.
Se greffe une charge sociale assez intense sur le contraste révoltant de la pauvreté qui souffre toutes les injustices versus la richesse qui fait sa justice.

Thriller haletant et imprévisible mené de main de maître; de facture plus classique et un peu moins violent que ce à quoi je m'attendais, quoique...
Excellent casting et très belle musique qui appuie sans surligner.
Film majeur qui s'inscrit dans le renouveau du cinéma mexicain.

Sur le billet qu'on nous a remis pour notre appréciation, il y avait les choix suivants:
"Pas aimé du tout"
"Un peu"
"Beaucoup"
"Passionnément". J'ai hésité entre les deux derniers pour finalement encercler "Beaucoup".

Rodrigo, je te surveille désormais.
8.5 pour un premier long maîtrisé et captivant.

Au menu ce soir: "Nous les vivants" de Roy Andersson

samedi 13 octobre 2007

FNC 1-Programme courts-fiction

1-"Induction" de Nicolas Provost

Belle technique cinoche mais tu nous racontes quoi là, Nicolas? J'ai rien compris.
Bizarroïde fucké et un peu tape-à-l'oeil.

2-"Maïté" de Denis Côté

Pas facile d'écrire sur son film parce que je l'aime bien. C'est pour cela que je serai honnête et sans complaisance; j'essaierai en tout cas. De toute façon ce n'est que mon opinion bien personnelle. J'ai du respect pour son travail(que j'ai pu enfin voir!), et sa démarche ici est contemplative et observatrice de la vie qui bat, simplement.
Un très beau choix artistique, bien transmis.
C'est épuré, rien n'est dit dans ce court qui suit le parcours d'une jeune fille(jeu très naturel) se rendant à un concert Black Métal.

Je ne puis cependant me dire ravi; j'ai été un peu déçu.
En fait, je trouve que ce court a certains défauts de ses qualités:
Épuration extrême qui ne fait qu'effleurer le personnage, j'ai trouvé l'oeil beaucoup trop distancié du sujet, qui méritait d'être plus développé.
J'avais envie de la connaître cette Maïté, et on ne fait que la montrer et l'observer.
Peut-être était-ce justement le but, mais moi ça m'a frustré malgré l'observation très juste.

Les très beaux plans cotoient également les très ordinaires dans un montage discutable qui brise un peu le rythme du film à mon humble avis. C'est découpé très "carré" par moments, et la fluidité s'en ressent. Bref, ce court me donne le goût de voir ses autres réalisations car le talent est manifeste malgré mes réserves.

Voilà, c'est positif en fin de compte.

3-"China China" de J.P. Rodrigues et J.R.Guerra Da Mata.

Pas mauvais, mais les courts dans ce programme(Hormi Maïté) sont tous bancaux, ya des bonnes idées mal développées, on en fait trop ou pas assez, de mauvaises idées bien belles à regarder etc...

4-"Cantico das Criaturas" de Miguel Gomez

Le premier tiers étourdi par la caméra qui bouge sans arrêt, le deuxième endort et le troisième m'a tiré du sommeil par la beauté animalière évoquée.

5-"The Last Moment" de Deco Dawson

Pas mal. Exercice de style intéressant mais inégal sur les derniers moments d'un homme, filmés sous 5 différents styles cinématographiques. J'ai quitté avant la fin, le parcomètre me chuchotait à l'oreille: Yvaaannn, tu vas prendre une contravention Yvaaann.
La projection a débuté avec 30 minutes de retard(probs technos,doh).
La prochaine fois, c'est le métro!


Au menu pour ce soir:

"La Zona" du mexicain Rodrigo Plà

vendredi 12 octobre 2007

Flash (pensée flasque)

Une cigarette raccourcit la vie de deux minutes.

Un verre d'alcool (de trop) raccourcit la vie de 4 minutes.

Une journée de "travail" raccourcit la vie de 8 heures.


Bon Cinéma.

lundi 8 octobre 2007

Festival Nouveau Cinéma- Déjà réservés

Je me suis acheté une liasse de six billets cet après-midi à l'Ex Centris.
Valse hésitation, choix difficiles, horaire restreint aux week-ends cette année.
C'était pas la mince affaire.

Première grosse déception, "Persepolis" complet pour la représentation du samedi. Augh.
Les billets se sont envolés comme des petits oiseaux.
"Complet monsieur pour cette date".
Mon appareil digestif n'a fait qu'un tour en entendant la sentence.
"Monsieur est baisé"... Impertinente!... Je souhaite le voir ailleurs plus tard celui-là.

Alors voilà ce que ça donne pour la liasse:

1-La Zona (R. Plà)
2-Nous les vivants (R.Andersson)
3-Control(A.Corbijn)
4-I'm a cyborg but that's OK(Park Chan-Wook) -choix hasardeux, même que ça risque d'être foireux, mais bon, on verra. Quelqu'un en a entendu parlé?
5-Elle s'appelle Sabine(S.Bonnaire)
6-La visite de la fanfare(E.Kolirin)

J'essaierai de m'en taper quelques autres(dont le court de Denis Côté) entre ces séances; mais tandis que j'y pense, quelqu'un m'échangerait le no 4 pour Persépolis?
Vous bousculez pas au portillon surtout ;)

À bien y penser, j'assommerai probablement un quidam de la file d'attente:
"Vite un docteur, il s'est évanoui!" Et zoup-là, je te soulage de ton précieux billet en le remplaçant par 10 dollars, ça t'apprendras à pavaner sous mon nez, maraud.

vendredi 5 octobre 2007

Du Ridicule,on veut du ridicule.




Franchement... Plus grande ouverte la mâchoire les mecs!
Plus grand mais plus grand les gars... Voyez bien qu'il y a full mouches à gober!
-Ben là moi j'ai une crampe là...
-Moi aussi...
-Ok cé bon, z'êtes beaux comme ça!
"CLIC"... Belle photo.
Comme c'est drôle d'être animateur-radio à cinq heures du mat. On est morts de rire.
Z'avez jamais remarqué que (presque) toutes les annonces visuelles de stations-radio nous montrent les animateurs(trices) la yeule grande ouverte?
Ouhaha, c'est tellement drôle.
Je sais pas vous, mais moi si je me voyais comme ça, placardé su'l bord de l'étauroute à plusieurs endroits stratégiques...
Je serais un peu pas mal gêné de me voir ...(Cliquez sur la photo, z'allez rire)
Le Zoo de Granby présente:
"La Planète des Singes Rieurs"
En vedettes, dans une station-radio près de chez-vous, très tôt le matin.

mardi 2 octobre 2007

Cliché conversation no 4: Tristesse au bout du fil.

On remet ça. Ça fait un bout d'temps pas vrai?
Ma besace est pleine d'histoires à vous raconter, tristes et joyeuses.
En voici une:

"Tristesse au bout du fil"


Au mois de juin dernier, alors que je cherchais un appartement, je pris l'appareil téléphonique pour activer la recherche:


"Drelin Drelin" (ça se passe en anglais avec fort accent de mon interlocutrice qui roule les "r")

-Allo?

Allo oui bonjour, j'appelle pour votre appartement au sous-sol, je suis passé devant la maison dernièrement, vous habitez au-dessus?

-Oui on habite au-dessus, vous travaillez?

(Un proprio au-dessus, on oublie ça. Mais bizarrement, je poursuis la conversation, c'est mon premier appel; sachant que je n'habiterais pas à cet endroit, je jouissais d'ores et déjà d'une liberté certaine pour la suite de notre entretien, histoire de voir où cela nous mènerait. J'avais un peu de temps devant moi)

Ben pas en ce moment puisque je vous parle. Mais oui, je travaille plein temps en semaine.

-Ah et pour qui vous travaillez?

(Incroyable le sans-gêne des proprios dans un marché qui leur est outrageusement favorable)

Avec Purolator.

-Qui?

Purolator, Postes Canada si vous voulez, vous savez les petits camions blancs avec le nom en rouge là qui se promènent partout... Purolator,Purolator, (Allo j'appelle la terre, Houston, me recevez-vous)

-Oooh yessss, Purrolatorr. Bon trravail ça. Ça bien payé!

Ça être bon emploi permanent indeed, je lui dis. Ça être quarante heures semaine guaranteed.
(Et j'te racontes pas combien j'en bave).Steady job steady job.
Yes, absolutely.

-Good, et vous fumez?

Euh, oui , j'me gratte les fesses aussi, au levé surtout, mais je vois pas pourquoi....(me coupant la parole)

-Ah ça va pas là, cé pas drôle si vous fumez ça va pas, mon mari est allergique, la fumée va monter en haut et il sera allergique, vous comprenez?

Oui ça va pas, je comprend il sera allergique, mais je suis au sous-sol et vous en haut, comment peut-il être allergique en haut si je fume en bas?

-C'est comme ça, il est allergique. Cé pas drôle. Si vous fumez, il sera malade, c'est garanti. Mon mari est très malade vous comprenez et si vous fumez, il ira mal. Il a attrapé le cancer des poumons vous comprenez, êtes-vous déjà allé au Shriners?

S'cusez, où ça?

-À l'hôpital Shriners.

euh non.

-Vous devriez, il y a plein de gens malades là qui veulent parler.

Ben je vais pas à l'hôpital à moins d'y être obligé, c'est pas un endroit où je vais en ballade le dimanche.

-Oui je comprend mais vous savez, le tabac peut vous tuer, vous devez arrêter de fumer sinon vous allez attraper la mort et ya plein de gens qui veulent parler à l'hôpital.

Oui je sais ya plein de gens qui veulent parler partout, mais parler à un hôpital c'est pas le bonheur et la cigarette n'est pas en train de me tueur, la preuve, je fume en ce moment et je sens rien du tout.

-Ah vous devriez pas, très mauvais très mauvais. Cé pas drôle, fumer n'est pas bon pour vous, vous allez mourir si vous n'arrêtez pas!

Votre mari a fumé toute sa vie?

-Non pas toute sa vie mais il est devenu allergique et a le cancer. C'est comme ça.

Ok , mais vous voudriez pas parler de ça à un psychologue à l'hôpital?

-Ils ont pas le temps, ils courent partout.

Je comprend (soupir), mais vous devriez insister pour parler à un psychologue de tous vos problèmes.

-Ils ont jamais le temps. (J'avoue qu'à ce moment, j'ai commencé à m'attendrir)

Vous devriez insister madame. Insistez.

-Cé pas drôle je sais...Vous voulez pas parler avec moi? Vous semblez bien, mais vous fumez.

Oui je fume, tout le monde a ses défauts mais je suis bien...

-Et celui-là en est un gros.

Hum. C'est pas que je veux pas vous parler mais je recherche un appartement et je dois vous quitter bientôt.

-Je comprend...

Je comprend votre désarroi madame, mais vous devriez demander de l'aide à l'hôpital, sérieux là, non mais sans blague, vous pouvez pas rester comme ça, faut faire quelque chose, vous avez pas de famille ici?

-Non, la famille est loin. Très loin.

Où ça si je peux vous demander?

-En Iran et c'est pas facile pour eux non plus.

Je suis désolé de pas pouvoir vous aider plus. Demandez de l'aide au CLSC près de chez-vous si l'hôpital ne vous répond pas.

-CLSC, oui je connais merci. Je vais faire cela.

Oui, svp, bonne chance à vous madame.

-Merci, à vous aussi.

Merci... Bye.

-Bye.


Clic.

vendredi 28 septembre 2007

Eastern Promises








-David Cronenberg-2007







On a déjà beaucoup écrit sur ce film. Je passerai outre l'histoire, pour vous livrer plutôt mon appréciation personnelle.

L'oeil Cronenberg se pose cette fois-ci sur la mafia russe à Londres; avec Viggo Mortensen en tête d'affiche, consacrant une chimie rare entre acteur et réalisateur talentueux, dont les affinités mutuelles percent ici l'écran, tant on sent la communion des deux.
Affinités subtiles dans l'humanité qui sait poindre ici et là par le regard, quelques mots et/ou le geste qui trahit, et crues par la violence dont certains êtres humains sont capables. Impitoyable et pourtant capable d'humanité.
On a déjà vu cela quelque part, mais Cronenberg nous offre tout de même sa vision unique.

Ceux qui verraient une redite de "A history of violence" because Mortensen et la mafia se leurrent un peu, tant Mortensen habite ce rôle de composition, opposé de son précédent.
Si "History of Violence" était l'histoire d'une rédemption, "Eastern Promises" est celle de l'ascension d'un "sous-fifre-chauffeur", magnifiquement jouée.
Je donne l'oscar à Viggo pour sa préparation monastique à un rôle tout en nuances malgré sa violence. J'ai pas vu mieux encore cette année, mais bon... Tout y est: l'accent russe, la posture, le regard, le jeu, les gestes naturels. Subtil comme le film, malgré l'ultra-violence ponctuelle.
Le summum du tueur "low-profile". You don't wanna fuck with this guy...
Il "est" le film un peu, capté par l'oeil Davidien qui sait y faire dans le genre "bandit contradictoire". Une construction dramatique et une fluidité de caméra qui vous happe dès le départ et vous tient captif jusqu'à la fin, en imposant ses détours bien personnels.
Préparation méticuleuse incluant: voyage en Ex-Urss, leçons de russe, recherches perso sur les tattoos, entretiens avec ex-mafieux russes et bagarre avec d'anciens agents du KGB. Top shape dans tous les sens le mec, et fusion totale psychologique avec la vision Cronenberg, qui persiste et conserve sa signature personnelle.
Mouais, l'oscar du premier rôle à Viggo, OU l'oscar du meilleur rôle de soutien masculin à Armin Mueller-Stahl, pour le meilleur rôle de parrain depuis Brando peut-être. Très fort aussi Monsieur Mueller-Stahl.
Un monstre, -n'importe lequel être humain- peut faire preuve d'humanité, et un humain peut être monstrueux. C'est le message de David depuis quelque temps il me semble, en cette période plus accessible de son oeuvre.
Captivant du début à...La fin, qui m'est apparue un tout petit peu précipitée et idéaliste .
J'eus apprécié une finale un peu plus crédible pour l'asseoir convenablement, tant elle m'est apparue légèrement imposée et bâclée, comparée au reste du film plus en nuances.
Un petit cinq minutes de plus, de même qualité que précédemment pour bien clore, et ça y était.
Prenant, malgré la finale qui m'a laissé sur ma faim.
8 sur 10