lundi 26 décembre 2011

Messager




Je n'attendais rien d'autre que des factures
ou des pubs; pourtant tu es apparue,
sous quelques pages pliées
dans une enveloppe blanche.

Présente en ce jour
dans cette lettre adressée.
Retrouvée dans ma boîte physique;
ouverte, sous tes mots
directs et signés.

Aurons-nous un jour cette chance
de nous retrouver une fois pour toutes?

vendredi 16 décembre 2011

To McC and fans


Bukowski, Charles - Apostrophes1 par maceopanam




Il existe une autre entrevue du Dude avec Pivot.
Plus drôle encore que celle-ci.

Bien plus drôle mais bon en ce vendredi soir,
on comprendra ici le côté ludique de l'affaire.

lundi 12 décembre 2011

Magnifique laideur




Dégoté par la Ninette et José,
couple d'amis avec lequel
j'étais présent lors de cette
première marche montréalaise.

Signé et filmé par:
Émiliano Vélasquez.

Première zombie walk.
Montréal, octobre 2011.

dimanche 11 décembre 2011

Vivre dans le présent





Drôle, à quel point certaines tounes de Jethro Tull
ne vieillissent pas, au contraire d'autres qui ont pris des plis.
J'aime bien celle-ci, "Living in the Past".

Pour avoir vu le groupe deux fois on stage,
le temps passé confirme la pérennité de ses premiers albums
au contraire de ses suites après euh... mettons "Songs from the Wood".

"Let me bring you songs from the wood,
to make you feel much better thaaan you could know...
Betterthanyoucouldknow!"

C'est ben pour dire combien on peut s'attacher
à des musiques qui ne veulent rien dire
à certains alors qu'elle peut tout dire pour vous.
Un peu comme se retrouver chez-soi, ailleurs.
Chez des amis, par exemple.

Tenez hier soir, j'étais chez-moi, ailleurs.
On s'est serré dans nos bras, on a discuté
de choses et d'autres en écoute mutuelle
à tour de rôle. C'était beau et franc
comme une franchise sans frontières
autour d'un bon repas.

Partagé.

jeudi 8 décembre 2011

Le quatuor Mains Libres

Directement de la source:
Mains Libres.

mardi 29 novembre 2011

Le bâton.

Extrait d'un rapport policé lors de la manifestation X
dans un endroit Y de la ville Z :

"L'individu agité s'en est pris à la force de notre ordre
lors d'une manifestation soi-disant pacifique
lors d'actes violents contre nos voitures
qu'ils ont mis en feu.

Je tiens à présisé que sa tête est venue
à la rencontre de mon baton et non pas l'inverse.
Il ya effectivement eu rencontre de coups,
mais pas de notre pare."

dimanche 27 novembre 2011

Presque ça





  
It's a chilly English winter,
And solitude is never easy to maintain,
Except when it rains
So I hang an empty smile beneath my empty eyes,
And go out for a walk
The wet morning sun reflects off the paving-stones,
While a little dog barks its head off,
In the distance
CHORUS (x2)
Oh, what a perfect day,
To think about my silly world
My feet are firmly screwed to the floor
What is there to fear from such a regular world?
 


Passing by a cemetery,
I think of all the little hopes and dreams,
That lie lifeless and unfulfilled beneath the soil
I see an old man fingering his perishing flesh
He tells himself he was a good man and did good things
Amused and confused by life's little ironies,
He swallows his bottle of distilled damnation
 



People turn around with unseeing eyes
They're looking for something that doesn't exist
The world you once knew is being eaten up by rust
No-one has time for the past, but still, in God they trust
The future is now, but it's all going wrong
Bodies good for nothing, but it's to nothing they belong
People say their prayers and some work hard
If you give them all your money, they'll give you their hearts
This town ain't going like a ghost town
It's getting like hell
Chorus (x5)



J'aime beaucoup le marimba "down-beat" sur cette chanson.
En arrière et en même temps dessus, lui conférant une légèreté
et un humour irrésistibles qui traversent le temps malgré la gravité
du propos évoqué par les mots de Matt Johnson.

Un après-midi de novembre dont je me souviendrai.
Fébrile, nerveux, riche, généreux, assuré, à l'aise.
Mon tempérament (nerveux) m'a servi et nui
en même temps à tour de rôle, lors de cette première.
Une partie du plaisir est passée, l'autre est à venir.
Impossible de me tirer les vers du nez.
Il restera joyeusement congestionné
par une journée marquante et un futur labeur.

It was a new day yesterday, 
but it's an ooooooold day now. 
(Jethro Tull)

Une autre partie commence, maintenant.
 :-)

mercredi 23 novembre 2011

L'artiste est seul

Merde. 
J'ai tout dit dans le titre, je paraphraserai donc...

Un artiste est seul par essence.
Qu'il soit musicien, peintre, architecte, écrivain, cinéaste, menuisier,
sculpteur, agriculteur, paysagiste, designer de sites web ou de jeux,
blogueur significatif, chef cuisinier, whatever...

Aucune association n'est possible entre lui et les autres
s'il est intègre, libre et authentique.

Sa seule voix doit se suffire à elle-même, malgré tout
le sentiment d'appartenance en son genre.

lundi 21 novembre 2011

La lutte, c'est la vie.





"Une clé d'avant-bras à moitié renversée,
des savates volantes, on voit pas ça souvent Édouard!"
Ne manque qu'une prise en quatre.

Vachon fait montre de son style coutumier
et ça fait mal. En feu, fidèle à sa réputation
de chien enragé dans le rigne.
Son adversaire se défend tout d'même très bien
mais il est en-dessous, surtout lors des ciseaux.

"Ils se font pas d'quartiers Édouard, faut les voir se découper!"

Ah ça oui, on a tous intérêt à suivre la douleur qu'ils s'infligent
parce que la vie est une zone sinistrée, sous différentes nappes.

Toi l'premier.

Je sais, nous savons Édouard.
Et je suis,  je suis...

samedi 19 novembre 2011

Des réseaux...

Le blogue est roi.
Facebook le valet.
Twitter le sous-fifre.

Verdure et vents



                                    Une corde à linge tendue au vent,
                         suspendant les tissus à sécher, portés chaque semaine.

Vert dur



 
                                             Prise aux champs du 4e rang.
                                                    St-Étienne des Grès.
                                                     Mauricie,Québec.
                                                           Été 2008.

lundi 14 novembre 2011

La Solde - Communiqué et appréciation

 

 Les Pas Sages951 Rachel Est, Montréal, lundi 14 novembre dès 17 h

Un roman marrant, du blues, de la chanson française, du folk, du funk, des lectures, du rn'b, des filles sensass, des mecs extras, des boissons alcoolisées, des joueurs de vélopolo nus, un poulpe, trois fameux imperméables déchirés à l'épaule, un festin portatif, un fête, le trésor de Rakham, six marmottes, des bisous, une limonade électrique, des câlins, une souris verte, la guitare des dames du lac, des sourires, un cœur de pinotte, des pleurs, et peut-être même… si la température le permet, la joie. 


Je sais, c'est tard pour annoncer ce Jam-Litté mais sachez qu'Éric McComber 
offrira des séances de dédicaces lors du prochain Salon du Livre de Montréal 
qui se tiendra du 16 au 21 novembre prochain. Voici son horaire: 
Jeudi 17:18h30 à 20h
Vendredi 18:10h30 à midi et de 18h30 à 20h
Samedi 19: 11h à 12h30
                   14h à 15h30 et de 17h à 18h.
Dimanche 20: 11h à 12h30 et de 13h30 à15h



En deux jours La Solde était lu et je crois bien que je l'aurais terminé
en une journée si j'avais pas bossé, tant le sens du récit de l'auteur m'a happé
dès la première page. L'écriture est fluide, le style imagé et l'humour aigre-doux
omniprésent. C'est que j'ai ri aux éclats par moments à suivre Émile Duncan
dans sa longue déroute montréalaise. C'est rare de me voir renverser la tête en arrière 
pour me fendre autant la gueule de manière aussi bruyante en tenant un livre.
Durant ces instants de bonheur intense, il me fallait parfois arrêter la lecture
tant j'étais hilare.Pourtant il m'en faut de l'intelligence et du talent
pour me tenir les côtes et me taper les cuisses. 
L'humour, qualité chérie à mes yeux.Pas n'importe lequel dans ce roman
cependant. Le noir, le sarcastique, l'ironique, le désespéré côtoient avec bonheur
le scatologique, l'hyper-réel, le distancié et le sexuel par la plume d'Éric McComber,
découverte via Christian Mistral.
Voici ce qu'on peut lire au verso du livre:
Émile Duncan,bluesman urbain barbu en déroute,accepte un boulot 
de misère dans une usine d'agendas scolaires.En secret,pendant ses heures
de besogne,il écrit ce qui deviendra un roman.La parution du bouquin déclenche 
une série de chocs sociaux qui mettront sa vie cul par-dessus tête.

Puis ce commentaire de l'éditeur juste en-dessous:
Épopée de l'après 11-septembre,chronique hyper-réelle et confession acide
d'un enfant du siècle:La Solde est tout cela à la fois.De connivence avec
Bukowski,Joyce et Céline,la dérive tragicomique d'Émile,portée par la voix
de McComber,constitue une expérience de lecture rare,tonique et poignante.

Indeed, c'est très rafraîchissant et vivant dans le style malgré le fait d'un roman 
dur et cru, et le soin apporté aux dialogues traduit bien la musicalité, l'oralité 
et l'accent particuliers de la langue québécoise.Même lorsque le médecin allemand 
parle on y est tant son accent est bien rendu par l'écrit, je me sentais présent 
dans la même pièce que les protagonistes.Dans les connivences, 
j'ajouterais Émile Zola, par le naturalisme et la critique sociale hyper-lucide 
qui se dégagent de l'ensemble également traversé par de forts beaux moments 
de poésie urbaine.Ajoutez à cela une critique vitriolique de l'Amérique
(ça rentre au poste),l'amour fou de la musique, de l'art ainsi que la fascination 
éprouvée envers les femmes(pas à peu près)et vous avez grosso modo 
le portrait de ce 3e roman très réussi à mon avis. Bref, j'ai bien aimé et suis heureux 
de voir ce livre dans ma bibliothèque. En terminant, puisque je suis parfois très gentil
comme maintenant, je vous en livre un petit extrait, pages 37 et 38:
Émile est dans son usine à conneries:

Dimanche.Nous travaillons dans une poussière chimique.Poudre de papier,
vernis plastiques,vapeurs d'encre...Ça nous emplit les bronches.Bizarrement,
suffit de passer une porte,on se retrouve chez les commerciaux, et soudain,
c'est le paradis de l'air pur.Fraîcheur montagne! 
L'air de l'usine est divisé en classes sociales.
Même leurs chiottes sont toutes propettes! Murs tapissés de coloris mode,
taupe et écru.Un petit laminé,cloué sur la porte,représente un charmant ourson
qui lit le journal,assis sur la cuvette.À la une:"On annonce du vent et des averses".
Humour laxatif! Près du plafond, juste derrière ma nuque, veille un minuscule
canon à parfum automatique.J'ignore s'il détecte ma puanteur ou s'il tire ses salves
à intervalles planifiés.Chose certaine,chaque fois que j'y suis,il tire.
Je passe parfois de longues minutes à attendre sa prochaine bordée, 
juste pour voir le recul du tube,si semblable à celui d'une pièce d'artillerie.
Ma patience est toujours récompensée. Tchiouf!




lundi 7 novembre 2011

Poésie animale


Murmuration from Sophie Windsor Clive on Vimeo.
  



La séquence fut récemment filmée sur la rivière Shannon en Irlande.
Une chance pareille, ça n'arrive qu'une fois dans la vie et encore.
La musique est cependant superflue à mon avis,
elle met trop d'emphase.(Ah cette peur du silence)
Le son direct se suffisait amplement à lui-même
mais bon, je boude rien; c'est la création de Liberty Smith
et Sophie Windsor Clive qui sont bien gentilles de partager
ce moment de grâce absolue avec nous.
Des milliers et des milliers d'étourneaux
entamant une danse imprévisible, traçant arabesques
comme autant de peintres ailés.

samedi 5 novembre 2011

Dehors la grisaille

 

Paroles: D.Lavoie et D.Deshaimes.
Musique: D.Lavoie.

Ils s'aiment comme avant
Avant les menaces et les grands tourments
Ils s'aiment tout hésitants
Découvrant l'amour découvrant le temps


Ya quelqu'un qui se moque
j'entend quelqu'un qui se moque
Se moque de moi, se moque de qui?


Ils s'aiment comme des enfants
Amour plein d'espoir impatient
Et malgré les regards
Remplis de désespoir
Malgré les statistiques
Ils s'aiment comme des enfants


Enfants de la bombe
Des catastrophes
De la menace qui gronde
Enfants du cynisme
Armés jusqu'aux dents


Ils s'aiment comme des enfants
Comme avant les menaces et les grands tourments
Et si tout doit sauter
S'écrouler sous nos pieds
Laissons-les, laissons-les,
Laissons-les s'aimer


Perso je préfère de loin cette version au piano
à l'originale. Je suis pas un fan de Daniel Lavoie pourtant,
mais cette chanson est une éternelle d'expression française
tant il y met son coeur, sa voix et son âme à chaque fois
qu'il la chante. 
Ses tripes sur le clavier n'ont rien perdu de leur portée.
Émouvante, prenante. 
Un poignard doux venant m'arracher le coeur 
en même temps qu'une caresse sur l'échine
de mon existence.
Une soie douloureuse, une douce écorchure.
(Clip filmé à Moscou l'an dernier) 

J'ai écrit à TéléQuébec pour leur demander la mise en ligne
de cette version unique et fort probablement meilleure
que celle-ci offerte, ne serait-ce que pour la prise de son.



 

mardi 1 novembre 2011

Épilogue, 1-11-11.

                              Photo: nina louVe



Une simple couleur change parfois les êtres
du tout au tout. Heureuse ou malheureuse?
Entre les deux?
Monsieur/Médème affectionnent-ils les teintes de gris
ou préférez-vous le noir et blanc?
(J'aime bien la photo, ya une mèche blonde qui dépasse
 parmi le noir et blanc)


Pendant quelques heures honnête
puis le mensonge à pleines dents.
Flagorneur ou franc.
Évasion ou incarnation.

Masque temporel ajouté ou non sur l'épiderme
face au miroir de l'autre qui rebondit parfois en baisers
communicatifs(la pêche!) ou vous marche froidement sur les pieds
(la poisse) en hurlant:
 "T'es seul, très seul, absolument seul
 et je t'ai bien baisé,connard".

Parlez-en à mon proprio qui revient tout juste
d'une ponction monétaire majeure par de faux-briquetiers
ayant pris la peine d'installer leur bastringue d'échafauds
de métal tout le long, à l'arrière de la bâtisse où j'habite.
Ils ont même commencé l'ouvrage durant une semaine,
Béding! Bédang! Dans le mur arrière toute la semaine
du 17 octobre, histoire de lui donner bonne bouche puis pouf,
silence absolu la semaine suivante; tout était encore en place ce matin
lorsque je suis parti bosser et au retour en fin d'après-midi, Zap!

Plus rien, sauf des tas de briques inutilisables comme autant
de petites merdes déposées ici et là, de la poussière
de béton partout sur le balcon, dans les fenêtres,
dans la cour et un escalier extérieur tout décrissé en prime.
Disparus avec le blé et leurs structures amovibles;
z'ont tout démantelé en une journée. Ni vus ni connus.

Le proprio a manifestement gaffé, au-delà de ces bandits de la rénovation.
Il fonctionne encore au pif avec des poignées d'mains.
Un osti d'bon gars,de bonne volonté mais un peu naïf en 2011.
Trop près de ses sous aussi;
il cherche constamment le deal suprême sur parole.   
Dommage parce qu'on s'entend bien. On s'écoute, on s'entraide.
C'est la façon dont la société devrait fonctionner: par la parole donnée
et l'échange de services par compétences croisées.
Ça marche pu d'même en 2011, malheureusement.

Les hommes de parole sont devenus aussi rares
qu'une perle perdue dans une lame de fond du Pacifique.
Époque révolue en ville et en banlieue.
Ché pas où il se croit mais c'est certainement pas où je vis.
En campagne de St-Peterschnock peut-être.
À tort, parce que c'est LUI le proprio.

Je lui arriverai bientôt avec cette proposition:
tu me donnes l'édifice et je m'en occupe,
t'as pu rien à faire icitte pis j'te donne ta "cut".
Cote, Cote, Cote!
Guaranteed! You check in your mail every month
but you keep your fuckin' nose out of my business!
'Cause I can take care of business.
It's written here in the Book!

Tout vérifier désormais: permis de ceci et cela, références,
oeuvres ou travaux antérieurs avec factures et témoignages
de clients satisfaits à l'appui, estimation des coûts écrite et gratuite,
suivis conditionnels, paiements sécurisés et divisibles selon les tâches effectuées,
sociétés en fiducie, on s'appelle et on déjeûne, chez-vous sont bien?
-À quand ta prochaine évasion fiscale au paradis?
-Tu bandes toujours?
-Et ta soeur, elle grimpe aux arbres?
 -J'vais t'poursuivre le cul pour avoir prononcé ces mots!
-On s'reverra en cour tête de noeud!

(Avocats des parties en cause
 hurlant de rire en marchant
 vers leur banque.)

dimanche 30 octobre 2011

Joyeuse Halloween! (from Ninoushka and me)

video 



Les gens qui se déguisent à l'occasion sont parfois magnifiques de laideur;
au contraire des ambitieux ordinaires voulant être beaux tous les jours.
Être soi-même est un défi quotidien en ce monde faisant accroire. 

samedi 29 octobre 2011

Zombie Walk (2)

Poursuivons donc, dans la même veine.




                               Une des plus belles, sympa en plus. Lui ai conté fleurette.
                               Une sensation. Jeune femme sauvage et sophistiquée.
                               Les verres de contact colorés pour se déguiser
                               c'est win-win situation. La douceur destroy.










                                 Dumbo and Dumbie.
                                                        





Belle phrase inutile.









                                             


Touché.







Le futur est maintenant.


                         J'aime cette ville.

vendredi 28 octobre 2011

Zombie Walk - 2011



Samedi le 22 octobre dernier,  j'étais en compagnie d'amis
dont Nina louVe  -(photographe en herbe faisant don
de ses photos à ma guise.)- au sortir de la station de métro
Mont-Royal pour la traditionnelle  "Zombie Walk",
organisée par le festival Spasm.

Voulant rendre ici hommage à sa générosité
et son oeil pour les zombies qu'elle affectionnent
via ses photos, il me fait grand plaisir d'en partager
quelques-unes avec son assentiment.

Je la remercie de son don d'amitié et sa confiance
pour cette future série en temps troubles.
Elle commentera librement mes agencements
et commentaires si elle le veut;
me donnant ainsi la chance
de rendre hommage à son talent
en toute liberté, sans contraintes.

Elle est équipée la bougresse.
Mieux que moi qui traîne péniblement,
photographiquement.
Puissent ces quelques photos par billets
disséminés, agrémenter votre automne.
C'est pour moi un immense plaisir,
qui à défaut de vous faire rire,
vous dégoûtera peut-être un peu.
La beauté ne résidant pas dans l'oeil nu.

Où est-donc passée Nathalie?
-"Elle est partie se refaire une laideur
   dans la salle de bain."
-"Ah la bougresse, tant mieux!
  Je craignais qu'elle néglige
  ses pustules à outrance".
-T'inquiète pas, dit-il. Elle est là
 et les soignent comme il se doit.
-Merci ami, j'étais rassuré bien avant que tu n'interviennes.
  Elle me l'a dit ailleurs sous un autre canal.

-Oui, elle se fait un soin chaque soir. Elle a un onguent existentiel
lui permettant de passer au travers de tout.

(etc...etc...)

Il me faut aussi remercier des gens inconnus
s'étant donné beaucoup de mal pour se maquiller/déguiser,
gratuitement.
Qui se sont offerts généreusement aux caméras nombreuses,
sans droits d'auteurs. La Fantaisie glorifiée et gratuite.
Aux bénévoles organisateurs, gratuits encore.
Aux flics oui, aux flics qui veillaient assez discrètement
aux coins de rues pour une fois.

Ainsi cher lecteur, il te sera proposé des billets-photo
clairsemés durant les prochains jours/semaines,
pour l'Halloween et Novembre.

Donc, sans plus tarder:

Zombies, Wolfes...

 Punks are friends of mine.
J'irai, tel un cheval fou.
Mais mais, que vois-je en arrière-plan?
La librairie Port de Tête avant la lettre
de mercredi et ses 2 lancements.

Bonne route.
La mèche est allumée.






dimanche 23 octobre 2011

Diantre, deux lancements le même soir.





Je leur ai promis d'y être, avant de connaître la date du lancement de La Solde.
Ce genre de trucs synchronisés arrivent parfois
tout en ayant la fâcheuse impression que ça n'arrive qu'à moi,
que voulez-vous...
Un mot ou deux sur le quatuor:
fin, de grande musicalité et précision technique conjuguées,
au grand plaisir des oreilles mélomanes.

Tous des amis ayant mon respect absolu
tant leurs performances sont à chaque fois
uniques et dévouées à leur art.
De grands musiciens sympas qui ne font jamais
la grosse tête. Adorables je vous dis.
Marie-Soleil a une voix magnifique en plus
d'être bien jolie.
Hey...
Vais demander à Dieu qu'il me prête son don d'ubiquité
le temps d'une soirée, en échange d'une neuvaine
à Ste-Anne.
Par chance, les deux lancements ont lieu sur la même avenue
à quelques minutes de marche l'un de l'autre.
Voici mon plan:
Vu que La Solde se déroule de 18 à 21pm(selon l'annonce de l'éditeur),
dépendamment de l'heure où je terminerai le boulot j'essaierai de me pointer
au Port de Tête en premier, puis à 19:45 je file au Ô Patro Vys.
C'est le plan A, ménageant la chèvre et le choux.

Plan B: Si je termine trop tard, ce sera:
direction Mains Libres dare-dare, en espérant que La Solde
se prolonge au-delà des 21hres annoncées.
On verra et je ferai au mieux.
De toute façon aucune personne chère est perdante
avec moi, étant homme de parole et d'acte
rarement reportés.

Chose certaine, je me porterai pâle au boulot le lendemain.
Avec ou sans Dieuserie j'appellerai l'employeur très tôt en disant:

"Ouais euhrheu aughh... J'peux pas rentrer, chu mélade."

-Kesse t'as?

-Ché pas, chu pas médecin.

;-)

www.quatuormainslibres.com

jeudi 20 octobre 2011

Un homme parle, haut et fort.





Relais de Gom.


Pas grand-chose à ajouter franchement,
sinon la déshumanité progressant
de forte manière.
J'assiste de mon vivant à la disparition
de la classe moyenne.
Je souhaite un renversement de la vapeur
vitesse grand V sinon nous retournerons
aux années 20, synonyme de Moyen-Âge.
Ceux et celles croyant que j'exagère
sont les bienvenu(e)s avec leur bagage;
la discussion est ouverte.

Il leur faudra cependant de forts arguments 
pour me faire croire que nous progressons
dans le temps.

Lancement de La Solde, 26 octobre 2011



 Puisse-t'il se sentir à l'aise partout en nos terres,
 lui qui ne connait pas de frontières.

 Bon retour, Éric.

dimanche 16 octobre 2011

Valentin Blues





On est si bien en vacances, en congé.
Libres, comme on peut rêver.
Ça ne dure pas, malheureusement.
Reprendre le collier contre son gré.
Demain, après-demain et le sur-lendemain.
Ad vitam eternam.
Jour après jour, 
gagner sa croûte avec ta présence à mes côtés.
Sans pouvoir te toucher au retour.

Dis-moi que nous nous retrouverons.


She sends me blue valentines
all the way from philadelphia
to mark the anniversary
of someone that I used to be
and it feels just like there's
a warrant out for my arrest
got me checkin' in my rearview mirrror
and I'm always on the run
thats why I change my name
and I didn't think you'd ever find me here

to send me blue valentines

like half forgotten dreams
like a pebble in my shoe
as I walk these streets
and the ghost of your memory
is the thistle in the kiss
and the burgler that that can break a roses neck
it's the tattooed broken promise
that I hide beneath my sleeve
and I see you every time I turn my back

she sends me blue valentines

though I try to remain at large
they're insisting that our love
must have a culogy
why do I save all of this madness
in the nightstand drawer
there to haunt upon my shoulders
baby I know
I'd be luckier to walk around everywhere I go
with a blind and broken heart
that sleeps beneath my lapel

she sends me blue valentines

to remind me of my cardinal sin
I can never wash the guilt
or get these bloodstains off my hands
and it takes a lot of whiskey
to make these nightmares go away
and I cut my bleedin' heart out every nite
and I die a little more on each st. valentine day
remember that I promised I would
write you...
these blue valentines
blue valentines
blue valentines 

lundi 10 octobre 2011

Boule de confusion




Heyhey...
Le chanteur a l'air de sortir d'un sous-sol
du boulevard Brossard à Brossard avec sa coupe Longueuil
mais j'aime bien, tout de même.
Le texte torche et la musique appuie.

"People movin' out
People movin' in
Why, because of the color of their skin
Run, run, run, but you sho' can't hide
An eye for an eye
A tooth for a tooth
Vote for me, and I'll set you free
Rap on brother, rap on
Well, the only person talkin'
'Bout love thy brother is the preacher
And it seems,
Nobody is interested in learnin'
But the teacher
Segregation, determination, demonstration,
Integration, aggravation,
Humiliation, obligation to our nation
Ball of Confusion
That's what the world is today


The sale of pills are at an all time high
Young folks walk around with
Their heads in the sky
Cities aflame in the summer time
And, the beat goes on


Air pollution, revolution, gun control,
Sound of soul
Shootin' rockets to the moon
Kids growin' up too soon
Politicians say more taxes will
Solve everything
And the band played on
So round 'n' round 'n' round we go
Where the world's headed, nobody knows
Just a Ball of Confusion
Oh yea, that's what the wold is today


Fear in the air, tension everywhere
Unemployment rising fast,
The Beatles' new record's a gas
And the only safe place to live is
On an indian reservation
And the band played on
Eve of destruction, tax deduction
City inspectors, bill collectors
Mod clothes in demand,
Population out of hand
Suicide, too many bills, hippies movin'
To the hills
People all over the world, are shoutin'
End the war
And the band played on".

samedi 8 octobre 2011

Vous et moi pouvons retrouver l'usage de nos jambes et de nos mains.


                                                                   (...)

Rêveries

 J'étais dans les bois du 4e rang
l'autre jour à St-Étienne
et me disais ceci en marchant
le long du sentier d'une terre familiale
qui nous a jadis appartenue:

La musique n'est pas qu'instruments joués par l'humain;
elle est aussi le son des arbres et plantes
ballotant au vent par feuilles interposées.
En alternance.
Aléatoire, indéfinie, diffuse.

Transporté par cette gratuité
conjuguée à la force de la nature ambiante
je poursuivis ma marche aller-retour
pour constater à l'arrivée dans l'âtre
que je suis bien peu de choses,
avec très peu de réponses à donner.

L'art me donne des pistes,
une marche dans les bois
me les souffle.

dimanche 2 octobre 2011

Filiation et règne transmis.




Kim Jong-il à droite et Kim-Jong Un à gauche.
Son fils et successeur désigné après Accident
Cérébro-Vasculaire, qu'ils disent.
Deux visages reliés ici il me semble;
par sang et gènes interposés.
Belle et rare photo de famille, vraiment.

"Fils!
Feras-tu mieux ou pire que moi?"

-Je ferai pas pire, t'as pas fait mieux.
Tu peux crever en paix, pépé.
Regarde-moi aller.
T'inquiète,  j'assurerai.
Déjà tu me fais ombrage,
marche à l'ombre en attendant
ça vaudra mieux.


Une épopée à suivre dans le téléroman:

"La solitude d'une Engeance".
Avec moult rebondissements interactifs
en 3D où VOUS pouvez influencer
le cours de l'histoire.

Pouvoirs impérialistes inclus,
pour plus de merde et complications
scénaristiques en tous genres.
Des dizaines d'épisodes tumultueux,
provocateurs et subversifs chaque semaine,
dans le confort de nos foyers respectifs.

Il est si bon de suivre tout cela de loin
n'est-ce pas, avec l'oeil distancié
du spectateur avisé.

Des heures de plaisir en perspective.

mercredi 28 septembre 2011

Cinéma d'animation

À la cinémathèque demain à 18hres30.

Je sais, chu en retard et c'est principalement
destiné aux Montréalais.
C'est l'histoire de l'animation en 50 courts bien tassés.
Je leur ai poliment demandé d'autres projections
pour ceux et celles qui manqueraient la séance,
vu qu'il n'y en avait qu'une seule demain
en sachant que leur synthèse proposée
est substantielle.

Ils m'ont brièvement répondu
qu'ils en prenaient note...
Je les en remercie ici sincèrement.

Les gens de cet endroit
font un boulot exceptionnel
pour le 7e art
sous toutes ses formes
et nationalités.

Des gens ouverts
et appréciés, j'espère.

Amicalement vôtre.

samedi 24 septembre 2011

Expo photo



La 4e année de suite perso, je peux pas m'en priver
même si elle comporte son lot noir de déprime,
mélangé à l'éblouissement relatif ressenti face
à la beauté que recèle toujours notre maison commune.
Telle une prise de sang coagulée, figée sur pellicule
en l'espace d'un an soit: 2010.
Un pouls instantané et de qualité rarement contestée,
absolument subjectif envers lequel chacun(e)
réagira selon ses perceptions et son bagage.

 La Terre m'est une étude de cultures et d'antagonismes;
aussi de contrastes se chevauchant année après année
sous l'oeil particulier et toujours talentueux
des yeux personnels offerts lors de cette expo.
Laissant sans doute bien des talents dans l'ombre
puisqu'elle est concours arbitraire.

J'avoue cependant que les 3 dernières expos
vues sous cette bannière ne m'ont jamais déçu
tant la qualité à géométrie variable y est présente
chaque fois sous plusieurs thèmes.

Bref...
J'en sors jamais indemne dans un sens
comme dans l'autre malgré l'inégalité des crus
variant avec les années.

P.S..
Cette photo en mortaise là, j'ai peine à croire
qu'elle ne fût pas retravaillée après, tant
le volatile semble vouloir parler à l'objectif.
-"Kesse-t'as à m'dévisager comme ça?!
  Tu veux ma photo connard?!
  Casse-toi!
 
Tu obstrues mon plan d'vol."

vendredi 23 septembre 2011

Paquet 101

Une chose ou deux à dire sur le fait d'être un mâle
en 2011.Comme ça mine de rien, entre nous.
Je vous aime tellement.

Un mec qui bande voit son flux sanguin progressivement
passer de son cerveau vers son membre. Ça draine hein.
Il y a reflux notoire ou à tout le moins une re-direction du sang
vers une tige nommée pénis, c'est un secret pour personne.

À un point tel qu'ils ne viennent qu'à penser
en fonction de leur gland et s'évanouissent en bandant
tant leur membre devient gros.

Je pense à "Long Dong Silver".
Et une de 30 cm comme ça mine de rien.
(ou "en avait une"  j'ignore s'il est encore vivant)
Eh oui. Longue jusqu'à demain.
En se forçant un peu, il aurait pu s'en servir
comme d'un lasso pour attraper
un cheval fou dans la savane.

C'est dire la folie que peut prendre une affaire...
En ville, en banlieue ou en campagne.
Une affaire qui peut être d'état.

De la même façon on nous fait passer
des vessies pour des lanternes encore
et toujours.  En 2011.

Nul(le) n'est à l'abri de la folie
puisque le pouvoir en place
passe par un de ses canaux.

dimanche 18 septembre 2011

L'appendice génito-urinaire de DSK

Je vis une époque formidable.
Formi formi formidableu...







À la lumière de cette sombre affaire, je me réjouis de voir
ma bite vaquer à ses occupations habituelles hebdomadaires
sans qu'elle ait à subir la luminosité
de projecteurs journalistiques incessants.

La pauvre flétrirait plus vite que prévu sinon.
Je la préfère à l'ombre.
Marche à l'ombre, glandeuse!
T'es bien que dans les ruelles traînée
et encore, faut que tu nous trimballes
ton paquet d'couilles macéré!

Ya des jours de canicule...

C'est sensible cette affaire vous savez.
Aussi sensible qu'une peau de chagrin
dorée au soleil des Caraïbes,
constamment dans les jambes.
 Moi ça m'fait pas rigoler du tout
mais ça me rappelle une anecdote.

Un jour, l'auteure de mes jours
à 50% responsable avait un petit chat de quelques mois
à élever,  lorsque je lui demandai s'il était mâle ou femelle
elle me répondit:
"C'est un mâle, jeul sais!"

Ce à quoi je répondis:
"Mais mais mère, comment tu sais ça?"

Elle rétorqua:

"Eul paquet commence!"

Le paquet.
C'est cela.
Que voulez-vous, c'est ainsi.
Paquetés dès la naissance nous sommes.

Born with a pocket,
comme les kangourous.

Victor-Lévy Beaulieu parle

...Du mépris envers la culture francophone et de son déclin
en Amérique malgré les fleurs qui lui sont lancées
par la "voie de garage". Il a encore la délicatesse
de l'apprécier malgré la fronde silencieuse de Rédio-Cadenas.

Victor-Lévy Beaulieu.
Je prononce son nom à voix haute,
il résonne en même temps droit comme le chêne
et souple tel le roseau.
Il incarne les deux en ce qui me concerne.

Enraciné et projeté très haut.
Incassable poète-écrivain de notre histoire
qui a su rallier critiques et peuple,
exigence littéraire et adhésion massive,
substance et forme sans compromis.

Racines, tige et fleur.
Merci VLB

vendredi 16 septembre 2011

Ce cher Stan. Ridgway de son nom.




Mission bell is ringin' for you
No one 'round and nothin' to do
Memory will fly and will fall
It's something you used to write on the wall

Chorus:
Wrong, so wrong, we're wrong
People pass and walk a road that's
Long, so long, it's long
See you when the sun is high

Wind is wild and blowin' too fast
The first in line will soon be the last
And when you go, somebody will cite
Ground control, better cancel this flight

Chorus repeat

Maybe someday you'll finally reveal
Something you stole, or something you'll steal
Now everyone is pulling their load
And do they grow, or do they explode

Chorus repeat x2

Message naïf

The only thing that matters is love left behind
on that plane that we were thrown in,
once we jump out of it.

Bises.

Y

L'écho de FranFran


Oil, Smoke & Mirrors - Pétrole et écrans de fumée. par ReOpen911


À voir pour y faire face une fois dans la vie,
droit dans les yeux. In your face.
L'obscurantisme, la désinformation,
la consommation élevée au rang de dogme,
le fascisme étatique contemporain érigé en système
(pendant que la classe moyenne s'appauvrit)
a lentement pris et continue de prendre des proportions 
de moins en moins subtiles avec le temps.
L'érosion des libertés, l'éclosion des caméras-espions
partout dans les cités. Les sentences de prison
pour délit d'opinion en Angleterre...
Les puissants affichant leur richesse sans vergogne
pour affirmer leur pseudo-suprématie sous forme
sociale bénie. Vous en voulez d'autres les amis?
J'en ai toute une osti d'panoplie,
cette source est intarissable.

Rien de bien nouveau sous le soleil, me direz-vous.
Meh, ça s'est dégradé depuis 20 ans.
Avec la principale source d'énergie terrienne
non-renouvelable (pétrole) s'amenuisant à vue d'oeil,
je nous invite à appréhender les futurs pouvoirs
de l'état sur nos vies, vu la raréfaction de
la dite ressource qui est par hasard au centre
de toutes les préoccupations actuelles comme si
elle n'avait jamais été la directrice de l'évolution.
Haha.
Sans aucune solution alternative durable
concernant l'énergie. Qu'ils veulent nous faire croire.
Faire croire. Make believe.
C'est le silence absolu de la part du politique à ce sujet.

Oubedon ils en ont une et la taisent
pour en tirer profit; oubedon ils en ont pas
et se taisent parce qu'ils sont incompétents.
Dans les deux cas je les méprise,
c'est tout ce qu'ils méritent.

Jean Charest est un sinistre pion
de l'industrie donatrice à son parti.
D'où son obstination crasse à ne pas vouloir
instituer une commission d'enquête publique
sur la corruption.
Les vieux partis sont finis, PQ inclus.
Dans les deux cas les signes s'additionnent
pour une autre belle époque et cie.

Partout c'est comme ça.
LaLaLa  laaaaa....

P.S.
Merci Françoise!

dimanche 11 septembre 2011

Anniversaires

Aujourd'hui est l'anniversaire de trois personnes chères
en dehors de l'histoire;
leur naissance étant bien avant 2001
mais en ce jour du 11 septembre.


D'abord ma mère, 82 ans.
Puis mon vieil ami d'enfance éternel: 48 ans.
Et son fils: euuhhh.... 7 ou 8 ans je crois.
(bonne fête Arnaud, tu me remercieras plus tard
 pour la série Phylactère Cola)

3 personnes que j'aime profondément,
nées le même jour et avec lesquelles
j'entretiens une relation de franche amitié
et de filiation par le fait même.

Joyeux anniversaire à vous trois.
Dudes of my heart.



Y.

Marché à Maria Callas

Dans le petit parc avec fontaine au milieu,
en face de chez-moi par ce Dimanche
ensoleillée tout plein de ce début septembre.

Je déambule entre les tables d'offrandes,
la bonne humeur est générale et l'air bon.
Narines et antennes ouvertes à pleine capacité.
Je zieute des bas de laine tricotés-maison à une
et Maria Callas à une autre, miam.
Petite récolte en prévision.
J'attaque la Divine d'abord.
Tripote les boîtiers, lis les airs inscrits,
les chefs d'orchestre et la qualité d'enregistrement.
C'est du tout bon mais pas donné, vu la vétusté
d'un CD à l'ère Ipod/mp3/mp4.

"Bonjour, ça a l'air bon tout ça cher Monsieur!"  Lui dis-je.
-Bonjour, oui c'est Maria Callas et les cd sont
en parfait état.
-J'ai bien vu ça, merci.
-Elle a tant enregistré, je peux pas demander la lune
pour ces cd mais ils sont pas si populaires ceux-là...
-Votre prix est assez cher, oui.
-C'est peu négociable.
-Je comprends, c'est la Divine après tout!(clin d'oeil gros comme le bras)
-En effet oui, yen a pas eu d'autres comme Elle,
 aucune ne l'a surpassée depuis.
-Vous croyez? (la qualité de son français parlé m'impressionne pour un vieux boomer)
-Demandez aux mélomanes, chu personnellement convaincu. Pas vous?
-Ben oui, j'en ai écouté une couple, elle torche hein.
-J'vous jure j'ai rien entendu de pareil de toute ma vie.
-Ben là...Bon...Permettez j'ai l'autre table à voir juste à côté.
 Je reviens vous voir dans pas long.
-Comme vous voulez...

Je me déplaçai donc juste à sa gauche
pour des bas de laine tricotés-maison.
Osti...
Il n'en fallu pas plus pour qu'un
trublion vienne me ravir l'objet
en l'espace d'une minute ou deux maximum.
One missed call, vous dites?!
J'ai tenu la somme dans mes mains,
elle était à moi si j'avais voulu, mais hop
elle disparut dans les mains d'un autre.
Un jour je gagne,  l'autre je perds.

J'ai bien essayé de racheter
ou feindre l'émoi face à l'acquéreur
qui n'en vit davantage mon stratagème.
J'ai même essayé de lui reprendre des mains
en rigolant. Rien n'y fit évidemment.
Je le savais dès son départ.
Je devais revenir bredouille
ou si peu. Avec une toute petite grenaille
en guise de consolation.

Ce qui fait chier parfois dans la vie,
c'est de tenir un trésor sans le savoir.
Le laisser aller et s'en rendre compte
après coup.

Mais bon.
Maria Callas devrait pouvoir s'acquérir
au complet par d'autres moyens
technologiquement plus simples.


There are other ways to get
to the point.
:-)

lundi 5 septembre 2011

I just came back to say Hello.

-Allo.
-Salut, yau d'poêle.
-Meh.
Vous connaissez celle du fou
qui repeint son plafond?
Un autre lui dit:
"Accroche-toi bien au pinceau,
j'enlève l'échelle."

Padapischh...
Elle est vieille comme la lune, je sais.

Une fois c'est la Lune qui dit à la Terre:
T'es plus grosse que moi je sais,
mais t'es plus conne et polluée.

La Terre lui répond:
"C'est ça fait gaffe. J'pourrais t'en coller
une pour rien et tu la sentiras
pendant des décennies."

La lune lui rétorque:
Viens-t'en je t'invite!
Je suis moins grosse mais je suis vite!
Pis j'ai du nerf,  je saurai t'éviter
et t'en crisser yin qu'un dans l'ventre
pour te faire perdre le souffle et ensuite
me retirer dans mes quartiers.

La Terre insultée et hors d'elle-même
projeta cent fusées d'attaque.
Une seule atteignit la Lune.
Une fois alunie,
l'être qui en descendit s'écria:

"Fuck, j'ai faim".

Padapischh...

jeudi 11 août 2011

Enfin une grue servant à quelque chose




Piqué chez Denis Côté sur FB.
Cinéaste et auteur de son état.

Détourner l'usage d'un instrument pré-destiné
fait partie intégrante de la créativité et de la poésie.

Merci Denis.


mercredi 10 août 2011

La pluie et le sapin à deux têtes

Au contraire de la plupart de mes congénères,
j'aime la pluie. Les dessins qu'elle crache
au gré du vent qui peut souffler d'Est en Ouest,
du Nord au Sud ou à l'inverse,
en quelques secondes éparses,
disséminées sur le sol, provenant du ciel.
Elle irrigue, fait croître,
lave, abreuve en même temps
qu'elle peut immerger et noyer.

Ce sol que je foule de mes pieds tous les jours,
et ce foutu sapin à deux têtes qui ne cesse
de se diviser sous mes yeux.
Ses deux têtes il y a un mois se sont
métamorphosées pour devenir une branche
tombante d'une part et une autre cîme bicéphale
d'autre part.
Plus jeune et vigoureuse poussant
plus haut encore.Toujours plus haut.
Plus loin, cela ne date pas d'hier
c'est enraciné et projeté.

Et cette pluie s'abattant sans cesse
dans mes fenêtres sur le sol
que j'observe à travers elles,
peu importe où mon regard
se pose, dessinant tour à tour
rigoles à mes yeux
et rideaux sur la terre.



dimanche 7 août 2011

Coluche-"Tchao Pantin"





Du réalisateur Claude Berri.(France,1983)
Coluche à son meilleur dans un grand film.
Scénario, réalisation, direction artistique.
Tout quoi.

L'imprévu

J'ai beau essayer autant comme autant,
j'arriverai jamais à tout prévoir.
L'imprévu me guette toujours.
Jamais je ne serai à l'abri.

L'imprévu pouvant être source
de joie ou de tristesse.
Entendons-nous.

*Note à moi-même:
(Prévoir un coussin en cas d'imprévu tape-cul.)

mardi 2 août 2011

Infrastructures et Corruption

Si on s'entend pour bosser 24 sur 24 hres et 7 jours sur 7 sur le Pont Champlain
je préfère ne pas emprunter l'autoroute Ville-Marie direction Est
sur laquelle est tombé 20 tonnes de béton à une entrée.

Si on s'entend pour s'activer sur un Pont qui n'est pas encore tombé,
je verrais pas pourquoi j'emprunterais une autoroute
souterraine dont on nous a en rien prévenu de l'état
qui a pourtant lamentablement foiré
sur le sol avant-hier.

Si on s'active autant sur un pont qui tombe en ruines
et que d'autre part une autoroute tombe paf comme
ça tout d'un coup sans en entendre parler auparavant
c'est que le pont en question est un véritable désastre.
Point.

On nous prend toujours pour des demeurés en 2011.

Libéraux, péquistes et municipaux portent la responsabilité
de la décrépitude de nos infrastructures, toutes époques confondues.
Lucien Bouchard en premier lieu et les libéraux ensuite.
Jean Charest pas loin en tête.Tous pareils et affairistes.

Le supposé et patenté patriarche
obsédé du déficit zéro, c'est lui le premier.
Sous la gouvernance complaisante
du Parti Québécois de l'époque et des libéraux
bien avant puis sous Jean Charest ensuite,
qui refuse encore une enquête publique
sur l'industrie de la construction
et sa corruption notoire parce que
c'est un morceau qui les avalerait tous
si dévoilé. Pleutres! Couillons!
Complices!  Tous autant qu'ils sont
à se vautrer dans l'assiette au beurre
que nous payons tous.

C'est lui (Bouchard) qui a licencié
des milliers d'infirmières,
qui a coupé partout à la tronçonneuse,
pour nous mener au marasme actuel
dans tous les ministères dont le transport.
Je dis pas qu'il est le seul responsable
mais il en est le symbole incarné
et en bonne partie redevable, relayé
ensuite par d'autres primadonnas
qui osent nous faire croire à une idéolgie
différente alors qu'ils sont tous les mêmes. 

Et tous ces chatons de journalistes à plat-ventristes,
courroie de transmission du pouvoir en place.
Ceux qui osent lui demander des comptes
du bout des lèvres tels des gigolos
de l'info soumise au spectacle télévisuel
quotidien qu'on nous sert ad vitam eternam
se font remettre à leur place par l'aristocratie
financière gouvernante.

Il leur répond simplement et bêtement:
"On avait pas le choix"...
Amen, répondent-ils en choeur sans jamais
pousser plus loin l'homme.
Et toute la communauté journalistique
de se coucher devant le roi irascible,
plus susceptible qu'une gouine ménopausée
lorsqu'on le confronte un tant soit peu
face à ses errances et ses mauvais choix.

Amen, bande de mauviettes télévisuelles.
Je les méprisent encore plus que ce faux-cul patenté,
pseudo premier mini-nistre désormais vendu au gaz de schiste
et son industrie qui n'en a strictement rien à crisser du bien commun.

Ouais Lulu...Ton chèque est à la poste.
Proutt, n'est-ce pas?!
Sales avocats opportunistes.
Hello, John James Charest.
Fais-toi creuser une belle piscine
commanditée par l'Alberta
de Ralph Klein.
Have a drink with him. Invite Lucien!
You all go well together with Harper.
Right-Wing leading fuckheads.
C'est qu'ils sont équipés pour veiller tard
avec leur armada et leurs diplômes Zgibop ô Loula.

Beaux bonhommes...
Vraiment.
Ce sont eux qui nous gouvernent
et le pays dans lequel je vis.

C'est la joie et le bonheur
jusqu'au cou.
Me reste un billet à pondre
et ce sera:
Hasta la vista for a while,
Amigos.

Nouveaux panneaux indicateurs.

Gracieuseté de Yvon Roy, caricaturiste.








J'ajouterai que les défaillances possibles ne s'adressent pas
qu'aux seuls automobilistes mais aussi aux cyclistes et piétons
qui circulent autour et dans la cité.

mercredi 27 juillet 2011

Trucs en vrac, rapidos.

1.
Les détenteurs d'un compte Paypal (propriété d'Ebay
et principal mode de paiement en ligne sur leur site)
feraient bien de changer leur mot de passe tu suite. Drette là.
Faille de sécurité mise à jour par un groupe de pirates nommé
Anonymous, supposément.
J'encourage tous les internautes de ce monde
à changer leur mot de passe une fois par année sinon deux.
Vous aimez Internet sans frontières?
Vivez avec.

2.
On a pas fini de voir des pépés et mémés dans la voie de gauche
sur la route.Je prédis que ça ira en s'aggravant avec la retraite
des boomers qui explose.

3.
Le groupe Kiss donnait son un millionnème show, kind of.
Les ai vus en 1979 à l'ancien Forum faque vous pouvez vous rhabiller.
La pochette du premier album Kiss Alive avait traumatisé mes parents à l'époque.
"Des démons sortis de l'enfer!" ...S'était écrié Rita ma mère.
Hihi, c'est rigolo quand j'y repense.
Sans blague, ils sont plus vieux que moi et continuent à engranger des millions.
Ya du cirque japonais dans leur truc. Chu presque jaloux. Ils sont les Ronald McDonald du rock' n roll.
Avec une langue pareille aussi...Gene Simmons, fucking legend and he knows it.
Le John Holmes de la langue du Rock'n roll pop maquillée.
Cirque, quand tu me tiens...
Tout de même très heureux de les avoir vus
au sommet de leur gloriole lorsqu'ils étaient jeunes et pimpants.
Je jugerai donc les membres originaux sans gêne.

Gene Simmons(bassiste):
                         âme incontestée du groupe à travers le temps;
                         bassiste respectable au demeurant, doublé
                         d'attributs visuels non-négligeables dont
                         son appendice langagier de 15 cm.
                         Sa voix bof, correcte sans plus
                         mais marquante dans l'histoire de ce groupe.

Peter Criss: Batteur merdique à la bonne place au bon moment. Voix nulle.
                  Il ressemblait cependant à un chat une fois maquillé.
                  Ça l'a sauvé du naufrage total tout en lui permettant
                  aujourd'hui de jouir d'une retraite dorée.
                  Batteur d'opérette genre Nick Mason
                  de Pink Floyd. Même style mais pas la même portée.

Paul Stanley(voix, guitare rythmique)
                      Voix assez énervante et signature vocale du groupe.
                      Doit beaucoup de sa notoriété à son maquillage et sa longévité physique
                      au détriment de ses talents musicaux limités. Animateur de foule
                      et crécerelle d'occasion.

Ace Frehley(guitare solo, voix) :  The Space Man...Probablement le meilleur musicien
                                                  du groupe à l'époque avec Simmons. Il jouait le jeu
                                                   à l'aide d'alcool et de psychotropes. Il était souvent
                                                   pété et/ou saoul sur scène. Sais pas ce qu'il est devenu
                                                   mais à 16 ans je tripais sur Kiss. Que voulez-vous,
                                                   faut bien que jeunesse se passe.
                    

Maintenant, ils sont fonctionnaires actifs sur scène ou retraités de 50 à 60 ans.
Musicalement ils ont toujours été absolument rock'n roll quelconques.
C'est leur décorum qui a marqué le monde.
Un mélange de théâtre musical d'aréna pop-gore mélangé
de mythologie punk soft rock' n rolleuse. Du grand guignol maquillé
à l'orientale vague, très vague.
Rien de profond musicalement. Assez inoffensif somme toute
mais à l'époque vachement subversif.

4- Les étoiles brillent toujours au-dessus de nous,
     éternellement vivantes elles nous semblent.
    Sur le plancher de la terre cependant vivent, s'ébattent,
    s'émeuvent dans le bonheur et/ou le malheur,
    se reproduisent et meurent des créatures
    humanoïdes. Tous les jours en cette maison
    Terre. Quelle est la somme qui importe?

5-La somme de l'amour restant égale
   la haine au carré moins l'amitié véritable
   quotidienne fois 4. Ou 6. Ou 8...

lundi 25 juillet 2011

Liberté

Je ne méprise personne mais je puis dire
au monde toute la vérité que je ressens.
À ma façon.

jeudi 21 juillet 2011

La Vache...

Le présent billet faisant foi d'un témoin.
Évidemment quand on bosse à l'air climatisé sur son beigne
on en a rien à branler d'une canicule.
C'est "normal", pas de quoi discuter sur le sujet.
Lorsqu'on trime dehors c'est une autre histoire
pleine de sueur de d'eau.

La sueur et l'eau, beau titre en ce jour.
Ou : "Comment se faire cuire un oeuf sur l'asphalte".
J'ai déjà expérimenté le test, jadis.
On avait mis un oeuf dans une poêle, collée sur le bitume pour vouère.
Ben il avait cuit comme sur le rond d'une cuisinière, en plein soleil sur la terre
sans aucune aide artificielle. Sans doute que l'oeuf aurait été cuit aujourd'hui.

À 13 hres 45, je me suis versé une bouteille de 500 ml d'eau
sur le crâne pour me rafraîchir. Ouais.
Le cliché du gars ou de la fille s'aspergeant d'eau au ralenti,
c'est cool. romantique et cinématographique tout plein à la rigueur.

Une vague de fraîcheur liquide descendante, jusqu'aux valseuses
qui croyaient devenir purée me saisit à cet instant même.
On le serait à moins avouez.
Versez-vous une bouteille d'eau sur la tête un de ces jours, vous m'en reparlerez.
La sensation de fraîcheur répétée à défaut de piscine à proximité,
c'est tout ce que l'on recherche et que l'on répète dans ces cas.

La route assignée doit être faite et terminée en élastique relativement serré dans le temps.
Point.
Continuons.
35 degrés Celsius, plus facteur Humidex.
Ça existe en France ce facteur? 
C'est le facteur "humidité de l'air" ajouté à la chaleur affichée
sur un thermomètre en gros; ajoutant quelques degrés d'accablement
supplémentaires selon des normes arbitraires qui varient avec les régions.

Heureusement il y avait le facteur Vent aujoud'hui sinon c'était un four à ciel ouvert.
Une sacrée chance, ce vent du Nord-Est.
Je remercie donc sincèrement le vent, en ce jour.
De 50 à 90 km/hre:  amitié énergique.
De 90 à 120 km/hre: mauvaise humeur, je comprends.
De 120 à 160 km/hre : Alerte. Aux abris!
Au-delà de cette vitesse je fuis la tornade
dans ma tanière en attendant
de reconstruire sur des bases plus solides.
Le truc rassurant c'est qu'elle se calme, tôt ou tard.

Lorsque vous êtes en réelle communication
avec la nature il n'y a aucune crainte à avoir
puisque vous avez tout prévu.

jeudi 14 juillet 2011

C'est encore le 14 juillet ici

Alors Joyeuse Fête Nationale à tous et à toutes.
Vos gens, votre pays, votre culture et votre accent
m'inspirent depuis longtemps.

Il me tarde de visiter vos contrées.

Un jour, la France.

Bonne Fête français et françaises!


Bises,

from Québec et I grec.

xxx

C'est ben pour dire...

La vie est courte comme un été en pays nordique,
pourtant certains individus se morfondent à la journée longue.

Des choses m'échappent en ce monde.
En définitive, je ne puis saisir toutes les subtilités
côtoyant les bassesses quotidiennes,
à chaque instant planétaire qui sévit
sur cette boule qui tourne et tourne
et tourne tout le temps sans arrêt.

Je ne puis être à 100% tout le temps.

Jour et nuit.
À une certaine heure en Inde
la majorité dort la nuit.
Pendant ce temps, plein sud
ou nord,  il y a la guerre ou la paix.
Ou une famille se rendant à l'église
du quartier pour remercier un dieu
de ses bienfaits. Jamais de ses méfaits.

"Merci mon Dieu des Calamités
que tu nous infliges, elles nous purgent
du péché afin de nous rendre meilleurs."

Au cinéma peut-être, mais en réalité
pas souvent.

Ce rythme inéluctable m'étourdit parfois,
d'où mes insomnies sporadiques
que je soigne comme je peux.


C'est ben pour dire...

mardi 12 juillet 2011

De l'amitié, poils au nez.

Il existe des êtres envers lesquels je fais aucun sacrifice
et ce sont mes ami(es).
Quels qu'ils soient puisque ce serment est signé masculin et féminin.
Lorsqu'on attaque mes amis(es),  on s'attaque à moi.
Indirectement ou non, l'attaquant risque de me retrouver en travers de son chemin.
Alors la prochaine fois qu'un chien corniaud mord
un ou une de mes amies, je m'emploierai à lui river son clou
jusqu'à ce que la distance entre son ventre
et ses pieds atteigne 100 mètres de profondeur.

C'est clair ou quelqu'un a besoin d'un dessin?

Ya des questions?
Je suis ouvert, faut pas craindre pour autant.

Bises...

vendredi 8 juillet 2011

B-52's... Homard de pierre.

http://youtu.be/szhJzX0UgDM


Une fois sortis de la Place des Arts vers 22 hres et quelques,
nous eûmes tôt fait d'abandonner l'idée
de se fondre dans la marée dense de l'humanité tassée.
Il n'y avait pas 10 centimètres inoccupés
à 300 mètres devant. Au moins 50,000 pax.

Nous choisîmes donc de rester
en bordure du bain, tentant tant bien que mal
de trouver une voix auditive potable.
Ce que nous trouvâmes après quelques tâtonnements.
La qualité sonore une fois rencontrée avec les B-52's
nous plongea dans un océan galactique ma foi assez réjouissant.

Mes yeux parfois ouverts et fermés virent tour à tour
le Petit Prince dessinant un hippopotame,
Ziggy Stardust poursuivi par de petites roues vertes
et votre humble serviteur s'abandonnant aux sonorités
ambiantes servies par le groupe sus-mentionné.

Au dernier tiers j'étais dans un canal imaginaire.
Ouvert et expérimenté.
Indémodable groupe pop-psychédélique
qui garda à tort ou à raison ses canons pour la fin.

Quand "Planet Claire" s'est amorcé
j'ai fermé les yeux et me suis cru
en une autre dimension. Really.

Les 2 gonzesses ont bien vieilli.
Kate a toujours cette voix "from out of this world"
et le chanteur Fred a pris un coup d'vieux quand même.
Bonjour mon oncle.

C'est pas grave, il est toujours là ek sa voix hautement improbable
tout en ayant activement participé à la légende du groupe.
Une chance pour lui..

Leurs succès me trottent encore dans l'crâne après une semaine.

Sur la route...

J'arrive à une adresse privée avec un colis à livrer; on est à Mascouche.
Banlieue Nord située à environ 30 km de Montréal.
Jolie façade de maison avec terrain ample sur la rue Jeannotte.
Bonjour le blé.

Toc toc dring dring.
Le chien aboie aussitôt mon doigt pesé sur la sonnette.
Wa! Wa!
Une plantureuse blonde aux yeux bleus (une belle femme rare,vraiment)
avance vers moi à travers la porte vitrée
qui lui sert de frontière et l'ouvre derechef.

Aello! Jeu parle ung peti peu le français!

Pendant une fraction de seconde je fige
puis lui dit:

"Mais vous parlez très bien le fr..."

-Oh no...Please...Merci!  M'interrompt-t'elle.

-Mais si! Bravo c'est magnifique!
 Votre français est meilleur qu'une immigrante grec à Chomedey!

- I know Laval! Everybody speaks English there,(quelle bonne nouvelle)
  j'habitais à Laavaall but here in Mascouche is mostly french!
  Je sais in Québec c'est different...

-Where are u from?

-I'm from Toronto, it's hard you know...

-What?

-Learning French...
(je lui réponds en français pour l'emmerder même si je pourrais lui décrocher la lune si elle me le demandait
tant elle m'apparait de prime abord comme une vraie belle personne physique you know.)

-Oui le français est plus difficile à apprendre que l'anglais mais vous vous débrouillez très bien.
 (Mets mon nom sur ta liste pour des cours privés gratos ma chérie)
  et votre nom est Alana?

-Alana yes, ouui!

-Signez ici s'il vous plaît...

-Oui!

-Ouais!

Alana...
À Mascouche...
Ya un très beau maire
dans ta municipalité tu savais?

Au rewoir...

Souvenir récent du FIJM

Je poste ici un vidéo des B-52s en souvenir
de la soirée de clôture du Festival International de Jazz de Montréal
version 2011, qui eut lieu lundi soir le 4 juillet dernier.
J'y suis allé d'abord pour Daniel Lanois à la PdA avec le Goth,
un vieux pote d'enfance qui dirait la même chose de ma personne,
tout en bénissant cette soirée des éclairs de génie qui l'ont traversée.

Une chance, j'ai pris congé le lendemain d'avance.
J'aurais "callé"  malade anyway...
Me faisais porter pâle, genre.

"Oui allo... Eureuuhh kof kof...J'peux pas travailler demain, chu malade."
-Kesse-t'as?

-Ché pas, chu pas médecin.

:-)


http://www.youtube.com/watch?v=leohcvmf8kM


Love Shack Bébé...

dimanche 3 juillet 2011

Lettres Québécoises se revampe en une offre irrésistible.



 
Un nouveau site internet convivial et sobre,
combiné à une offre d'abonnement alléchante
et de durée limitée pour laquelle les amoureux des mots en général
et notre littérature en particulier ne sauront résister, j'espère.

Étant déjà un abonné-papier, je puis témoigner de la qualité constante
du périodique trimestriel et du professionnalisme de ses collaborateurs.
Pour 15 malheureux dollars canadiens l'offre d'abonnement électronique
comprend : 4 numéros futurs et un accès PDF à tous les anciens numéros
de LA revue de l'actualité littéraire québécoise fondée en 1976.

C'est une somme!
Une histoire de 35 ans et une bibliothèque virtuelle composée de 140 numéros de Lettres QC.
La somme de 15$ représentant 1,500.00 sous, divisons 140 de ce montant.
On obtient la risible somme de 10.714 sous, le numéro virtuel.
Mettons 11 cennes chacun, pour arrondir.

J'ai beau me creuser les méninges jusqu'au trognon,
j'arrive pas à trouver meilleur deal littéraire sur la planète.
Pour 11 sous, t'as même pas une gomme balloune
ou une poignée de pinottes dans les distributeurs automatiques
des magasins à rayons populaires.
C'est à la fois surréaliste/jouissif  et désolant/déprimant
en quelques sens...

J'espère qu'ils sont bien équipés en serveurs PDF
les gens de Lettres pour satisfaire la future demande
des passionnés parce que c'est tout un stock d'archives à gérer là...

Ils ont aussi désormais une page Facebook régulièrement mise à jour
regorgeant d'intérêts divers reliés à la litté. Très intéressante.
Un mot ou deux en terminant sur la critique dans leurs pages:
Rigoureuse et étoffée. Ils font une sacrée belle job.

Bref, la plus belle publication qu'il m'ait été donné de lire
sur la littérature québécoise jusqu'à maintenant.

Remerciements chaleureux à André Vanasse et son équipe
de tenir le fort à bout de bras.
Mon soutien inconditionnel, mon abonnement éternel
et mes modestes mots d'encouragement.




Épilogue

Remercions aussi Stephen "Herr" Harper de ses coupures
à la culture dans le but avoué de faire la vie dure à tout
ce qui n'est pas philosophie conservatrice de droite.
Le sombre idéologue-autocrate-religieux préfère
nous faire défrayer les frais d'une visite parasitaire Royale étrangère,
au soutien et la promotion de la culture diversifiée de son propre pays.

C'est du beau travail aussi, mais à l'inverse rétrograde.
Fortement influencé par sa caisse électorale
puant le pétrole et les crapauds de bénitier.