dimanche 16 décembre 2012

Ron Fricke est de retour




En soi, c'est une bonne nouvelle.
Méfions-nous cependant des critiques
dithyrambiques. Faut voir pour soi.
Présentement à l'affiche de l'Ex-Centris.

"Samsara" est aussi le titre d'un film bouddhiste
 impressionnant (2001) au sujet d'une quête
d'illumination par le protagoniste principal.
Sans sous-titres, en version originale.
Je l'ai pas vu au complet, seulement des bribes.
C'est "out of sight". Une autre culture.
En quelque part la langue parlée importe peu
à travers les pays puisqu'elles se rejoignent toutes,
un moment donné.

On aura remarqué que je peine
à me déconnecter,
même si j'affirme le contraire.

Vous perdez rien pour attendre.
Ç'est sûrement à cause
de mon amour inconditionnel.
 ;-)


samedi 15 décembre 2012

Ce temps de l'année





Hey...
Toute l'équipe vous dit:

Have fun, no matter what.
Alors prenez du plaisir.

On se reverra sous peu.

Merci de me lire.

xxx

Y.

Newtown is an old town now.

  "It was a new day yesterday, but it's an old day now".
 Je trouve parfois des tristesses, au-delà de mon imagination offerte, soit: 
le deuil de parents devant subir la perte de leur enfant mort violemment, 
avant eux. 
C'est une horreur que personne ne devrait vivre en ce monde.
Il existe peu ou pas de mots pour l'exprimer, selon moi.
Nous avons toujours le choix:
prenez votre vie si ça vous chante, 
mais ne prenez pas celle de ceux 
ou celles qui ne vous 
ont rien demandé avant.
Svp.
Merci. 
 Y.

lundi 10 décembre 2012

Le cri de Wilhelm






aaaAAAHHHhhh!

Surnommé le "Cri Wilhelm" par Ben Burtt, l'ingénieur du son de Lucas Film,
ce cri existe depuis bien longtemps, il a fait son apparition au cinéma en 1951
dans le western "Distant Drums" de Raoul Walsh .
Un cri de douleur horrible, probablement enregistré
par l'acteur Sheb Wooley à l'origine.
"Wilhelm" provient du nom d'un des personnages du western
"The Charge at Feather River" de Gordon Douglas, sorti en 1953.

Depuis, il s'est retrouvé dans de nombreux films.
Cette vidéo s'arrêtant en 1999 est une petite compilation
des films où on peut l'entendre.
Une quantité phénoménale de films américains
l'ont utilisé par la suite. Clin d'oeil sonore et vieille blague
entre initiés, lit-on.
On souhaite que Wooley ait touché de généreux
droits d'auteur de son vivant. Doutons-en.
J'ai pas poussé plus avant mes recherches en ce sens.

À quand un cri de jouissance répétitif
afin de rétablir un peu l'équilibre
envers toute cette douleur?!

AAAAaaaahhhh!!...oouuiiii!!!

Le plaisir étant trop subversif, peut-être.
Alors que la violence elle, est habituelle.



Sources: 
Nina et Jose Benito Torres, toule911(youtube), wikipedia. 

samedi 8 décembre 2012

King Crimson and whatever




J'ai blessé une personne avec mes mots, récemment.

Une vieille histoire injuste à laquelle
j'ai répondu en pétant un gasket
envers elle, qui mérite bien mieux
dans les faits puisque c'est la seule
des trois protagonistes faisant un effort
de rapprochement depuis cette chicane
puérile, digne d'une cour d'école.
C'est l'architecte de tout cela qui les méritait;
pas elle, malgré le fait qu'elle fut
partie prenante de l'affaire à l'époque.
Il se reconnaîtra s'il lit ces quelques lignes.

C'est dit.
Je peux pas revenir en arrière,
juste regarder devant.
Cela est derrière moi, malgré tout.

"I've been here and, I've been there and...
I've been in between..."

Je discute doucement avec le vent,
une fois de temps en temps.



jeudi 6 décembre 2012

Findumondorama ou le retour des clichés de conversation.

(Eh oui, il sont de retour après tant d'années)


Un type à la calvitie naissante s'adresse à son pharmacien du quartier,
au comptoir des renouvellements qui lui dit:

-C'est pour un renouvellement de prescription?

-Oui, vous aurez deviné.(je lui tends mon renouvellement-papier)

-Bien, on vous prépare ça. Ça ne s'ra pas long.

-Merci.

Le mec en question attend et attend...Puis il s'impatiente
après 10 minutes, se râcle la gorge bien comme il faut
en s'approchant du comptoir et dit:

-Ahrrheemhehem. 
 Ho! Faut que j'aille bosser là, c'est pour bientôt
 ou je reviens plus tard?!

-Ce ne sera pas long Monsieur...

-Oui d'accord mais c'est long là mamoiselle.

Il fait le pied d'grue dix minutes durant puis...

-Monsieur Fontainebleau.

Promptement il s'approche.

-Oui?!

-C'est à vous!


La préposée cède sa place(avec le sourire) 
en un clin d'oeil à la pharmacienne en chef qui me dit:
"Vous n'êtes pas sans savoir que votre dernier médecin
 dans sa dernière prescription vous englobe bien!

-À la bonne heure j'aime bien être englobé.
 Surtout par un médecin ou une médecine québécoise.
 Denrée rare.

-Vous pouvez désormais renouveler vos prescriptions à un coût dérisoire
 puisqu'il vous a inscrit en renouvellement générique indéfini!"

-Ah tant mieux, les originales me coûtaient la peau du cul depuis des années.

-Je puis vous dire qu'elles vous coûteront le 6e du prix
 dès maintenant.

-6 fois merci au bon Docteur Charpentier et honte aux Pharmas
 profiteuses. Le brave Doc ne m'a pas abandonné
 en prenant sa retraite. Il m'a fait justice et m'a averti
 des dangers à l'avenir.

(On a pas idée de ce que représente un médecin de famille
 dédié à soi au Québec)


(.....................................................)


La fin du monde s'en vient, hey!
Le 21 décembre, vous ferez quoi?
C'est un vendredi soir, ouh hou.
Tout l'monde s'éclate.

C'est à quelle heure?
Elle se doit d'être ponctuelle.
On a le droit d'avoir horreur
du retard.
On nous fait espérer et espérer,
être à l'heure est la moindre
des choses en tous temps alors,
imaginez à la fin du monde.
S'il fallait qu'elle soit
en retard d'une seule
seconde...

Si elle n'est pas au rendez-vous
exact à la minute près,
moi serai déçu parce
que le champagne prévu
ne saurait l'être.
La bouteille ne saurait
être sabrée au mauvais
moment parce que j'ose
à peine imaginer une fin
du monde foireuse
et une bouteille de champagne
scrapée.

Donc,
la fin du monde
est à quelle heure le 21?


dimanche 25 novembre 2012

Albert, pour les intimes.



 " L'homme est la seule créature 
   qui refuse d'être ce qu'elle est."


Albert Camus.

L'Homme révolté, 1951.


lundi 19 novembre 2012

Jeunesse sans jeunesse.




Les rédios lôcales semblent faire grand cas de ce tube à la mode:
"Youth without youth"  de Metric.
Groupe Indie neo-new age canadien.
Va pour la toune originale et sa couleur indéniable.
Je l'aime bien mais une toune ne fait pas un bon album.
Après 30 minutes d'écoute,  j'en avais ma claque
de l'uniformité de leur son.

D'où cette équation bien personnelle:
Metric = sous-produit d'Arcade Fire.

Salons du livre.

Ajoutez du sel et des fenêtres dans cet espace de béton fermé
qu'est la Place Bonaventure et hop, vous avez un salon litté.

Je comprends pas trop pourquoi le Salon du livre de Montréal
s'enferme dans cette chambre forte alors que tout livre
est une fenêtre ouverte sur un univers.
Tout salon du livre devrait se tenir dehors,
à la belle étoile et tous les temps.

La littérature se décline sous mes yeux de ces façons.



J'ai piqué la photo à Rainette sur son blogue, qui l'aura piquée ailleurs sans doute.
C'est une Reine sans scrupules ni tabous pouvant retourner n'importe qui
dans tous les sens. Suffit qu'elle se mette sur votre cas
and you're in for a good ride.

Bonnes lectures.

samedi 17 novembre 2012

CD- Québec émergent- 2011




Le gouvernement Harper aura ensuite coupé la subvention
envers cette source de renouveau.
La culture et Harper, ça va pas très bien ensemble
lorsqu'on apprend son aversion envers tout
ce qui remet son pouvoir d'idéologue en question
et son amour inconditionnel
envers la Monarchie Anglaise
made in London demeurée.

Je t'emmerde,  Stephen Harper.

dimanche 11 novembre 2012

Anne Hébert et internet int'l.

Anecdote.

J'achète sur Ebay depuis déjà quelques années;
au-delà de 40 achats virtuels sans encombre.
Dernièrement je suis tombé sur "Les Fous de Bassan" d'Anne Hébert
version cartonnée et signet en corde de tissu pour aussi
peu que 5 malheureux dollars tout inclus dans une librairie
de... Rennes, France.

J'ai reçu le bouquin usagé triplement emballé
et en excellent état dans ma boîte postale à l'intérieur de 7 jours.
Fallait bien que je me le procure à aussi bon prix outre-mer.
Magic Internet.
"La planète est un village."

Certain que cette librairie aura de mes nouvelles,
 je vais leur écrire un de ces message-remerciements
outre-mer dont ils se souviendront peut-être.
Faut dire que j'avais un coupon-rabais d'un euro
pour ma bonne réputation d'acheteur sur le site
mais tout de même;
7$ pour un Anne Hébert cartonné...
C'est un petit vent d'automne accompagné
d'une feuille rouge qui vient mourir à vos pieds.

Faut pas s'y fier.
On a toujours bonne réputation
jusqu'à ce qu'un événement soudain
sème le doute parmi votre population
environnante.

Le plus drôle dans cette histoire
est que le dit livre écrit ici, risque
de retourner dans le pays d'où il provient,
par avion via la visite future d'une amie en nos terres
puisque je lui offrirai probablement cet objet
qu'elle n'a pas lu.




jeudi 8 novembre 2012

La Reine Élisabeth est un homme.



La Reine a pris de la brioche au niveau du visage.
C'est le nouveau
billet de 20$ canayen
testé à 140 degrés Celsius.

Exit le papier pour le billet le plus
en circulation au pays.
Il est celui sur lequel
le plus de mains tripotent et échangent.
Le 20 dollars
est le plus manipulé.

Place à la Reine

en polymère.
Un obscur mélange
des anciens présidents USA Gerald Ford
et Jimmy Carter
avec la moumoute Royale. 
C'est ce qui m'a le plus frappé après la texture de plastique
au toucher. Mortifère.
Si Harper voulait marquer un coup, c'est furieusement raté mon vieux.

Une tête d'homme affublée d'une perruque au recto,
doublée d'une paire de culottes et une feuille d'érable à bretelles translucides.
On se voit à travers, c'est quasiment drôle dans un premier temps.
Triste dans un deuxième.

On aurait voulu servir la Monarchie rampante
qu'on s'y serait pas mieux pris
pour se tirer dans l'pied.
Peut-être notre cher premier ministre entrera-t'il dans le livre Guinness 
des Records section connard idéologue fini, son livre de chevet.

Regardez bien la tronche de la Reine sur ces nouveaux billets.
Hihihi...

"Une fois c't'un gars ek une perruque sua tête comprends-tu
yétait à une soirée karaoke bien bourré pis ce jour-là, lui
vint une illumination du câlisse..."

dimanche 4 novembre 2012

No rest. Pas de répit.



L'Halloween tout juste terminée, le monstre rapplique
dès le lendemain 1er novembre(mois des morts)
pour nous solliciter non-stop
avec ses tentacules gluants de consumérisme effréné,
s'immisçant dans chaque recoin de l'ombre public.
L'ouïe et la vue sursaturées dès un pied mis dehors,
deux mois durant.

Noël Nôôel Nouèle. Asile, Asîîîle!
Deux mois et demi à subir désormais cette folie,
en comptant les soldes après Fêtes.
Osti d'névrose collective du câlisse.
Elle est devenue normalité. S'y soustraire
vous marque du sceau de la "caste asociale"
simplement parce que vous ne consommez pas assez.
J'en fais partie et en suis fier.
De la caste, pas la névrose on s'entend. ;-)


Stationnez votre char au plus criss dans le petit carré
ici peint blanc en prenant bien soin de couper le chemin
à des vieux qui ne savent plus où ils vont mais ils y vont ça c'est certain;
quitte à ne plus le retrouver en revenant de la cohue
faute de repères géographiques, dans la jungle de bitume
que représente tout stationnement de centre d'achats
où qu'il soit.

Volez le dernier petit carrosse à roulettes disponible
sous le nez de votre prochain qui s'approche dangereusement
du même objet désiré; sortez un couteau et tranchez-lui
la gorge comme si votre survie en dépendait si la tentation
lui venait de s'en emparer avant vous en cas de rareté.

Remplissez-le bien durant votre séjour.
Remplissez-le. 
C'est un ordre du Dieu vous prêtant
sans intérêts pendant 2 ans.
Jouissez maintenant, payez plus tard!

Les tapes dans l'dos affectueuses pour te piéger.
Les coups d'pied au cul ensuite
avec intérêts, à défaut de paiement.

Homo Sapiens Consommus.

Je consomme tout de suite,  je suis plus tard.











vendredi 26 octobre 2012

Prénoms et Noms insolites


J'en vois de toutes les couleurs sur la route:

"Olga Dieujuste"

"Archange Excellent"

"Piotr Raeducu"

J'invente rien.
Ça s'invente pas; tu lis des noms
avec une adresse et tu vas sonner à leur porte.
C'est ça le courrier.
C'est une clé géographique, un passeport,
une autorisation traversant toutes les portes.
Partout ou presque.
C'est un cliché, un instantanée.

Ces noms s'incarnent en l'espace de quelques secondes.
La plupart sont sympathiques et contents de nous voir
parce qu'on leur donne l'objet de leur désir en personne.
Si absents, on leur laisse un auto-collant avec une adresse
et horaire de récupération.

Le Vaisseau-Mère qui gère:
un dépôt régional où ils peuvent récupérer leur colis
avec horaire flexible pour toutes les familles
stressées et débordées.
On relivre le lendemain à la même adresse sur demande,
sans frais additionnels.

Un absolutisme au service des gens
coté en bourse invisible et bien
présent sur le terrain chaque matin
dans chaque dépôt régional.
.....

- Quelle bonne odeur tu dégages Olga...

-Tout à fait juste, oui.

- Olga la Juste, Olga la Louve.

-Tu exagères.

-Non.

-Mais oui.

-Mais non.



vendredi 19 octobre 2012

RBO version 2.0

Les Appendices,
mes dents et mes yeux.

Fait avec amour, icitte.
Ils n'aimeront sans doute pas
la comparaison puisque tout auteur
aime l'unicité de ses créations.










Le tout provenant du coeur,
unique et signé:  Les Appendices.

Merci les ami(e)s!

jeudi 11 octobre 2012

Bowie/Lynch, je suis dérangé sur l'autoroute.

 La scène la plus tolérable de ce film: son générique final.





La toune de Bowie: "I'm deranged".

Il m'arrive parfois de voir les strates de peinture découpées
se rejoindre en une seule ligne continue sur la route
lorsque je roule dessus à grande vitesse.
Il m'arrive parfois aussi de voir une ligne continue
se diviser en strates longuement découpées sur la même route,
lorsque j'y roule lentement.

Ça dépend des jours;
on me dérange souvent.

mercredi 10 octobre 2012

Ze toune

Parce que la musique, c'est la musique.

"Music is the best"

Si j'crevais demain, frappé par un quidam
automobiliste, camioniste, autoroutiste,
ou une faucheuse quelconque 
ne m'ayant pas vu surgir j'aimerais bien
qu'on mette ça à jouer avec quelques phrases
de mon cru que vous choisirez, chers lecteurs.

Ici en mode virtuel évidemment.
On peut pas tout régir, on rigole,
toutes les morts sont possibles n'importe quand.

En vieillissant j'essaie simplement
de l'apprivoiser peu à peu,
c'est pas un truc suicidaire de ma part, nonon.
Juste un petit conseil que j'me donne
en l'attendant, puisque inexorable.

Vivons.
Mangeons et buvons ensembles
les amis, discourons de la vie,
de nos sens et expériences avec humour
car demain nous mourrons.

Taï Hau, Taï Hau,
on s'en va au boulot!
Ah je bosse je bosse
je trime et défriche
comme un cul terreux
pour arriver au soleil couchant
et à la Noël en même temps.

Et ta soeur?


mardi 9 octobre 2012

Gros criss de clin d'oeil sale.


La voix de Daltrey n'a jamais été enfermée je dis,
baon.



Laoove!
Reign-on-miii.
Il aura poussé un ou deux cris primaux, tu vois.
Over me and you, tel un vrai fauve,
avec "Won't get fooled again" aussi.

Yeah, Laoovve!
Reign on me...

dimanche 7 octobre 2012

Movies, cinémacinéma et critiqueaquatique.

Ça fait un bout et ça me manquait. La dernière fois où j'ai parlé cinéma,
les paquets de gommes coûtaient 5 cennes alors sans plus tarder,
quelques films commentés avec les cotes médiafilm rappelées:

1-Chef d'oeuvre
2-Remarquable
3-Très bon
4-Bon
5-Moyen
6-Médiocre
7-Minable

J'aime bien ce barème critique; ça change des sempiternelles
3 étoiles que les chroniqueurs du Voir s'obstinent (en général)
à donner envers plusieurs oeuvres d'art, peu importe leur forme.
Comme la note de 3 sur 5 au journal La Presse.

3 sur 5 les amis, ça donne 60% au cas où
vous auriez oublié une règle de mathématique primaire.
Ce pourcentage est-il suffisant pour dire le plus grand bien d'une oeuvre?
Non. Or je lis une chiée de ces critiques affirmant
le bien quasi-inconditionnel de telle ou telle oeuvre,
comme si on voulait ménager la chèvre, le choux et Monsieur Séguin.
C'est malhonnête et de mauvaise foi à la limite.

Quand je lis une critique positive, je m'attends à ce qu'un critique
le moindrement sérieux accorde une note supérieure
à 60%,  or ce n'est plus le cas depuis longtemps
dans les médias électroniques mentionnés plus haut.

"Ouais les mecs heeuuu, ouais les nanas heeuuu...
  on est des kritikeuuu...Donnons 3 étoiles et on se couvre
  le cul en cas de tornadeuuu....

Un homme. Une femme. Une oeuvre. 3 étoiles, on risque rien
dans la moyenne et la roue continue de tourner pour nous
et nos cotes d'écoute.

J'aime bien l'émission du Voir à Télé-Québec pourtant.


Je les trouve assez compétents pour la plupart, sauf
qu'ils affichent parfois une paresse intellectuelle certaine
dans leur argumentaire et leur jugement final.
Ils ne sont surtout pas à l'abri de la sentence
expéditive dans leurs opinions.
On me dira qu'ils n'ont que quelques minutes
dans un cadre bien défini de la culture hebdomadaire
offerte en un lieu géographique précis(Montréal).
Soit, mais c'est tout de même un peu court
jeune/vieil homme, jeune/vieille femme.
Soit je choisis la concision fulgurante,
soit je choisis d'élaborer, dans tous les cas avec intelligence
et un minimum de rigueur.

Le pire selon moi est de poser en tant qu'autorité
pseudo-détachée-branchouillarde assise sur deux chaises.


3 étoiles sur 5 pour le Voir. ;)

Place aux films:

"FAUST"
d'Alexandre Sokurov.
Russie-2011





Le film clôt la tétralogie de l'auteur sur le thème du pouvoir après
Moloch, Taurus et Le Soleil.
J'ai bien aimé pour la facture visuelle, la cinématographie,
la mise en scène baroque et ses couleurs ocres saturées,
les personnages bien campés et le travail esthétique soigné. 
Relecture personnelle du roman de Goethe non-concluante
et un peu masturbatrice à mon humble avis.
Une odeur de renfermé se dégage de l'ensemble.
Ça cause ça cause, sans arrêt de philosophie parfois pompeuse,
parfois lumineuse. Verbeux en même temps que picturesque
à la Bosch, Bruegel ou Vermeer dans la facture visuelle.
Bel objet cinoche qui ne m'a pas beaucoup ému mais pour lequel
j'ai beaucoup de respect.

Sokurov aurait pu se taire davantage au profit du silence évocateur
et/ou d'une relecture véritablement moderne d'un désir éternel.
Il a plutôt choisi de s'enfermer dans un classicisme
certes impressionnant mais assez peu novateur.

(3)

............

CARNAGE
de Roman Polanski
(2011)






Un ado de 11 ans pète la yeule d'un autre ado de 11 ans
dans un parc New-Yorkais avec un bâton.
Tiré de la pièce "Le maître du carnage" de Yasmina Reza.

Deux couples de parents cherchent à s'entendre sur la sentence
commune à imposer au fautif mais y échoueront en même temps
que leurs natures respective se révélera au fur et à mesure
de leurs échanges verbaux qui dégénèreront en lieu clos,
alcool aidant. Le vernis du civisme consensuel
reste toujours mince face à la matière brute et épaisse
de l'être humain-bête, toutes époques confondues.
Roman continue à explorer un de ses thèmes favoris
en adaptant cette pièce sur grand écran.

Bonbon acidulé en mode théâtre; son doigté
légendaire et fantômatique imprégnant la pellicule
de sa signature. Dialogues généralement savoureux
avec une flopée de répliques assassines servies par
un casting de luxe.
Apparemment tous très heureux de se retrouver sous sa férule,
les quatre acteurs s'en donnent à coeur joie malgré ma profonde
impression que nul ne doit sortir indemne d'un tournage Polanski.

Après la 55e minute cependant, redondance dans le surjeu
et une vision apparente des ressorts dramatiques de la dite
pièce, trahissant parfois sa mécanique bien huilée.
Polanski n'est pas Bergman, l'inverse est aussi vrai.

N'empêche, j'ai beaucoup aimé l'ensemble malgré cela.
Quoi de pire que 2 couples(4 individualités conjuguées)
s'affrontant sur le sort de leur progéniture à propos
de l'agression de l'un envers l'autre?

(3)

.......


HUGO
de Martin Scorsese
(2011)




Synopsis:
Dans le Paris des années 30, le jeune Hugo,orphelin de douze ans,
vit dans une gare. Son passé est un mystère et son destin une énigme.
De son père,il ne lui reste qu'un étrange automate dont il cherche la clé
-en forme de coeur- qui pourrait le faire fonctionner.
En rencontrant Isabelle, il a peut-être trouvé la clé, 
mais ce n'est que le début de l'aventure...

Le meilleur du maître, pour tous.
Hommage virtuose envers le cinéma
et ses artisans, George Méliès en particulier.
La caméra fluide et agile comme un papillon.
Une histoire prenante, des acteurs fabuleux,
un directeur-photo, un monteur et un réalisateur
en communion : la passion de l'art, quoi.
D'une maîtrise absolue, ya pratiquement
pas un seul plan d'inutile sur ces 126
minutes de bonheur où l'émotion
se pointe toujours dans un coin inattendu.
Une sacrée leçon de cinéma qui fait battre le coeur,
doublée d'un souci du détail maniaque qui réjouit
l'oeil .

L'amour des livres en filigrane.

Magistral Ben Kingsley, entouré
d'Asa Butterfield(Hugo) et Chloé Grace Moretz(Isabelle)
qui ont dû supporter un poids énorme sur leurs jeunes épaules
durant le tournage. Ils s'en tirent avec la grâce et la légèreté du vol
d'un colibri. On dira peut-être que je beurre épais.
M'en crisse,  j'ai adoré.
Éblouissant à tous les points de vue selon moi.
Surtout su' ma belle grosse tévé LED de 47 pouces
ek du son en quantité/qualité.
In my face it sure was!

Merci Mister Martin.

(2) et possiblement (1), faudrait que je le revois.

********
Eh que yen a de belles oeuvres à voir,
écouter, lire et contempler en ce monde malgré tout.
Je remercierai jamais assez les artisans qui vont
au bout de leurs rêves.
Merci.


dimanche 30 septembre 2012

La main qui nourrit.




N.I.N.
Nine Inch Nails.
Des clous de 9 pouces,
ça rentre au poste avec la voix
de Trent Reznor.


Mordre la main,
la tête du serpent.


" You're keeping in step
In the line
Got your chin held high and you feel just fine
Because you do
What you're told
But inside your heart it is black and it's hollow and it's cold

Just how deep do you believe?
Will you bite the hand that feeds?
Will you chew until it bleeds?
Can you get up off your knees?
Are you brave enough to see?
Do you want to change it?

What if this whole crusade's
A charade
And behind it all there's a price to be paid
For the blood
On which we dine
Justified in the name of the holy and the divine

Just how deep do you believe?
Will you bite the hand that feeds?
Will you chew until it bleeds?
Can you get up off your knees?
Are you brave enough to see?
Do you want to change it?

So naive
I keep holding on to what I want to believe
I can see
But I keep holding on and on and on and on

Will you bite the hand that feeds you?
Will you stay down on your knees? "  [8X]

Le dernier clou.




Hydro-Québec,
un "état dans l'état" responsable de la production
et la gestion de l'énergie dans notre province, vient d'émettre
un rapport en faveur de la fermeture de la centrale nucléaire
Gentilly 2 , selon ce qu'a récemment appris le journal Le Devoir.

Quand le premier responsable énergétique d'un peuple
signifie à la nouvelle ministre de l'environnement
que la réfection de cette centrale représenterait un gouffre
pour notre avenir, une seule solution s'impose,
aussi douloureuse et coûteuse soit-elle:
enterrer définitivement le cadavre et son fantôme
bien réel(Gentilly 1),
dût-il nécessiter des décennies et bien des dépenses.
Encore une fois, c'est l'intérêt économique à court terme
primant sur la raison, l'avenir et l'environnement.


Voilà qui devrait pourtant clouer définitivement le bec
à ceux et celles qui ne voient rien au-delà
de leur petit nez électoraliste en mal de visibilité médiatique.
Petits politiciens sans envergure autre que la mousse s'accumulant
dans leur nombril partisan soit:
leur égo au détriment des générations à venir.

Je nomme mes adversaires politiques du moment avec plaisir:
-Le maire de Trois-Rivières: Yves Lévesque
-La mairesse de Bécancour: Gaétane Désilets
-La députée libérale de Trois-Rivières:
 Danielle St-Amand.
La bougre attend un rapport d'Énergie Atomique Canada
avant de se prononcer.
Ben ouais... ton chèque est à la poste très chère.
Postes Canada.

Bon Dimanche!



jeudi 20 septembre 2012

La mère Pauline frappe

Jour 1 de l'exercice au pouvoir du nouveau gouvernement minoritaire
sous le Parti Québécois, prenant effet immédiatement ou presque,
dans toute la province de Québec:

-Abolition de la loi-matraque no.78.(sous l'ancien gouvernement libéral
de Jean Charest; et vlan dans les dents.)

-Abolition de la hausse des frais de scolarité et création
 d'un sommet sur l'éducation et le financement
 des universités.(Re-vlan dans les dents, Johnny and cie.)

-Fermeture de l'unique centrale nucléaire sur notre territoire, Gentilly 2.

 (Celle-ci me tient particulièrement à coeur.
  Je me permets de m'étendre plus en longueur.
  Courageuse et logique décision parce que centrale désuète,
  polluante et menaçante, en plus du volet politique crasse
  d'Énergie Atomique Canada.
  La rénovation temporaire(maximum 30 ans de vie encore avant la scrappe.)
  coûterait 2 à 3 fois plus cher que de commencer à la démanteler maintenant
  de manière sécuritaire. Yen a pour des années encore, juste à la défaire;
  alors le spectre des jobs menacées par le maire de Bécancour
  ou la pétasse gouvernementale du temps nommée Nathalie Normandeau
  ne sont que des épouvantails secoués par médias interposés,
  faudra bien se mettre ça dans l'crâne une fois pour toutes.
  Faut s'informer avant d'affirmer n'importe quoi
  au sujet du dinosaure de réacteur Candu que plus personne ne veut acheter
  à l'int'l. Sans parler de la quantité astronomique de déchets
  qu'il produit par son eau lourde et ses vapeurs,
  comparé aux niveaux jugés acceptables
  par l'Europe ou les USA maintenant.

Vérifiez si ça vous chante mais les déchets
nucléaires durent 100,000 ans. Les normes acceptées
maintenant en Californie et en Europe à propos des rejets
atmosphériques sont respectivement de 15 et 75 becquerels
contre 7000... au Canada.

La rénover au triple du prix de son démantèlement
sous prétexte de 800 emplois bien rémunérés,
c'est acheter le paradis à court terme et l'enfer
à long terme pour toute la région de la Mauricie
puisqu'elle devra être déclassée/démantelée
dans 25 ou 30 ans maximum à un coût beaucoup
plus élevé qu'il ne l'est maintenant.
Je rappelle aussi à votre mémoire
qu'une même quantité d'énergie
produite ici par fission nucléaire coûte plus
cher qu'elle n'en rapporte à l'état québécois.
Cela est aussi un fait. 

Dans ce laps de temps cette région aura su
se diversifier amplement si elle parvient
dès maintenant à se sortir
la tête du cul;  si elle veut.
Le gouvernement est prêt à allonger
200 millions pour la diversification
économique de la région drette là,
c'est tout de même pas rien
pour y faire face, dans un premier temps.

J'appelle pas cela devenir orphelin
ou laissé-pour-compte la Mauricie,
au contraire c'est une nouvelle marche
vers l'avant offerte à mon avis.

Continuons.

- Abolition de la taxe-santé de $200. par individu chaque année
  peu importe son revenu, au profit d'un impôt plus élevé
  pour les revenus individuels de $130,000 et plus.

-Moratoire complet sur l'exploration et l'exploitation
 des gazs de schiste.

Ouhaa.
J'ai rarement vu mieux, en 1 seul jour d'exercice.
Faudra voir plus tard mais je ne me souviens pas
un meilleur coup d'barre. Elle accote Parizeau,
peut-être même Lévesque.

À babord 180 degrés toute, lança Pauline.

La barre à babord!
Bien!
Maintenez le cap!

(...)

Je l'aurai sous-estimée un brin je crois.
On verra bien avec le temps.
En attendant, aujourd'hui
j'me sens comme le patient malade
du dos s'en allant voir son chiro
pour une manipulation de vertèbres.

- "Colonne redressée, vous vous sentez comment
   cher patient?"

- "Ah c'est du tout bon doc, je prends tout
    et je jette rien."

Damned Dame,
vous regroupez évidemment
toute une confrérie partisane.
Aujourd'hui cependant, il y en a qu'une seule
pour se tenir aussi droite et c'est vous.


Une pièce à l'air vicié
depuis longtemps ouvre
désormais grandes ses fenêtres.

 

mardi 18 septembre 2012

Nous, les vivants.





Une scène tirée de "Du Levande"  (2007).
Du réalisateur suédois: Roy Andersson.

S'inscrivant dans une veine signée
qu'Ingmar Bergman creusa aussi pour nous.
Deux contemporains empruntant leur voie propre
mais le premier méconnu et dans l'ombre du deuxième.

Bergman l'aimait beaucoup.

La Suède.
Beau pays.






samedi 15 septembre 2012

Cauchemar, vous avez dit cauchemar.




J'savais les tensions grandissantes dans l'voisinage à cause
d'un fabuleux navet publié sur Youtube, j'devais sortir
faire des courses et l'épicerie, faque chu sorti à vélo par la porte
d'en arrière malgré le nouveau système d'alarme posé hier.

J'avais pas vraiment l'choix, faut bouffer, j'avais besoin d'air
et c'était mon jour de corvée. Ça tombait bien
sauf qu'à mon retour, la maison était en flammes.
Encerclée de manifestants en colère ayant pu
franchir les barrières sous les yeux de gardes débordés
par le nombre.
Contre mon coeur j'ai tout de suite rebroussé chemin
pour me réfugier chez des amis pas très loin.

Toute cette destruction est symptômatique d'un profond
malaise face à l'hégémonie de grandes puissances tels
les USA d'Amérique, la Chine et l'Inde;
au Moyen-Orient d'abord, le monde entier ensuite.
All they needed was one trigger.
Assez surprenant que ce soit un très très mauvais film
de 13 minutes sur internet. Hallucinant même.
Célébrité et condamnation à mort instantanées.
J'voudrais pas m'retrouver dans les souliers
des auteurs de ce film, désormais traqués à mort
sans doute.
J'ai aujourd'hui la preuve patente que le vol d'un insecte
peut provoquer une tornade internationale.

Le lendemain, il ne restait que les cendres de l'édifice,
puis celles de quelques-uns de ses résidents.

"I went back to Ohio,
  but my city was gone..."

Poum poum poudedapoum...
Tadzitadadadada poum poum poudedapoum...
Méchante belle ronne de basse et de guitare
électriques cette toune tout de même...
Le texte torche comme si c'était hier,
porté par cette sacrée voix
qu'est Chrissie Hynde.
 

vendredi 14 septembre 2012

Éphémères


Il m'arrive parfois cher lecteur, de céder à l'émotion pure ici;
après tout ce n'est qu'un blogue d'humeur et non pas un bouquin,
un scénario, une étude de moeurs, un livre de Janette Bertrand
ou une quelconque oeuvre terminée, sauf avis.

D'où ce phénomène des "éphémères" disparaissant
après 12, 24, 48, ou même 72 heures.
Un belogue sert à cela entre autres, à mon avis:
évacuer un trop-plein.

On publie un truc pis on l'efface
paf comme ça tout d'un coup.
Les lecteurs fidèles qui l'auront lu
n'en seront pas déçus outre mesure
(je l'espère sinon tant pis)
et les absents ne s'en porteront pas plus mal.

C'est comme ça. Lalalalaaa.
Possiblement que je ne me relis pas assez
avant publication parfois, je pourrais facilement en convenir
dans certains cas précis.
C'est en effet discutable mais j'ai rarement
l'occasion d'en discuter justement.

Parlant de phénomènes,
vous êtes-vous déjà posé la question
à savoir: pourquoi la voyelle A
est-elle prioritairement choisie
pour traduire le plaisir et/ou la douleur?

"AAaaahhh!"

Pourquoi cette voyelle,
au lieu de ce U bien senti :


"UUuuuhh!"

Oui pourquoi, telle est la question.
Cela et d'autres questions existentielles
qui me taraudent nuit et jour,
day in day out.





vendredi 7 septembre 2012

Centrale nucléaire de Gentilly 2




J'aimerais simplement attirer l'attention des québécois
sur l'unique centrale nucléaire sise en notre territoire
qu'est la centrale Gentilly 2 à Bécancour,
sur la rive sud de Trois-Rivières.

En désuétude avancée, le précédent gouvernement libéral
sous Jean Charest s'est engagé à la rénover.
Il importe à tous les citoyens peuplant cette
région, cette province et au-delà de connaître
la volonté du prochain gouvernement minoritaire
de Pauline Marois envers ce sujet environnemental
important.

La centrale de Gentilly 2 à Bécancour
sera-t'elle démantelée ou rénovée?
En attendant une réponse, ce reportage sera diffusé
lundi le 17 septembre 2012 à 21 hres sur les ondes
de Télé-Québec.



Chakiro et Hamsterou











:-)

Merci à Francis et Marco.


lundi 3 septembre 2012

Demain chantera-t'il? Esthétisme 101

Esthétisme et campagnes érectorales me vont assez bien.
On voit les poissons rouges s'agiter dans leur bocal,
lorsqu'ils ont faim de la main populaire une fois tous les 4 ans,
nageant dans l'fric sale et les magouilles en d'sous
d'la couverture de leur eau poisseuse.
Dans le fric de leurs amis généreux
commanditaires dotés d'ascenseurs
qui leur seront prestement retournés,
une fois leurs petits namis bien en place.

En cette veille de veillée électorale, toute l'équipe et moi
avons cru bon vous divertir un peu avec un brin de dérision
face à ce gouvernement du parti libéral corrompu sortant;
de leur mare nauséabonde dans laquelle ils se vautrent
à nos dépens depuis maintenant  9 osties d'années.

"Pour le Québec"...
Qu'ils disaient.
 "Fourre le Québec"...
Qu'ils disent.

Demain,
tous les orifices du parti libéral seront bouchés
j'espère, en commençant par le menteur
et hypocrite en chef nommé: Jean Charest
dans le comté de Sherbrooke.
Airlocked. Si les sherbrookois ont un minimum
de cervelle, ils le désavoueront.

Par le peuple québécois qui se sera prononcé.
Il est largué par La Gââzette, le National Post
et même la Grosse Presse à Desmarais,
c'est tout dire. Un moribond désormais, osant affirmer
qu'il terminerait son mandat en tant que simple député.
Ouais on verra cela, girouette de merde.
Jean Charest est la pire putain politique
que j'ai vue de mon existence.

Demain commande un retour de balancier
directement proportionnel à l'absolutisme
pseudo-libéral de droite corrompue
qui a caractérisé notre gouvernance depuis 9 années.

Une nouvelle loi 101, d'abord et avant tout.
J'expérimente assez d'crosseurs de même dans ma face hebdomadairement,
alors quand l'occasion se présente,  je corrige avec un plaisir non feint.


Avant séance esthética:







Après séance authentica:










samedi 25 août 2012

Essayer de comprendre


 Je copie ici le témoignage d'une mère suicidaire et survivante
 envers sa fille, suite au suicide d'Ève Cournoyer
 et parlant ici du sujet mieux que je pourrais le faire moi-même.


"Lorsque j’ai appris la nouvelle hier, j’ai été bouleversée. Parce que Ève, je l’adorais comme vous tous, mais aussi parce que lorsque j’avais 16 ans, à peu près le même âge que sa fille, ma mère a fait une tentative de suicide très sérieuse dont elle a été sauvé in extremis. Tout à l’heure, je l’ai appelée parce que j’avais besoin qu’elle m’aide à comprendre. Ce qu’elle m’a dit m’a aidé alors, avec sa permission,  je vous retranscris ici notre conversation en espérant que cela puisse peut-être apporter un peu de lumière dans la nuit.

(…)

- Maman, je voudrais te demander quelque chose. Tu sais quand tu as fais ta tentative 
  de suicide ?

- Oui

- J’avais juste 16 ans et … tu sais … Je me disais que peut-être Ève a vécu un peu la même chose que toi… Je sais que tu m’as toujours aimé, à la folie même … alors je me demande  comment ça se fait que tu aies fait ça malgré tout.  

- Tu sais, à ce moment là, il y avait si longtemps que je souffrais et la souffrance que j’éprouvais était tellement profonde que rien d’autre n’existait. Ça obnubilait toutes mes pensées et rien n’avait pu m’apporter de soulagement. Je n’avais plus aucun espoir de cesser de souffrir un jour alors à un certain moment, le suicide est devenu la seule solution.

- Mais tu n’as pas pensé que ça me ferait terriblement souffrir moi ?

- Non. Ça n’avait pas de place dans l’équation parce qu’en fait,  je croyais que je te libérais.

-  Hein ? Comment ça ?

- Je me trouvais tellement nulle, mauvaise mère, dépressive. J’étais persuadée que j’étais une mère toxique pour toi.  Je croyais que n’importe qui d’autre aurait été mieux que moi pour prendre soin de toi. Moi disparue, tu n’avais plus à supporter cette mère-poison et j’enlevais une immense épine de ton pied.

- Mais ça n’a pas de sens.

- Non, c’était complètement irrationnel. Mais pour moi, à ce moment, je ne faisais rien subir à mon enfant, au contraire. En disparaissant, je réglais mon problème et le tien car le problème, c’était moi.  Je ne voyais pas ça comme dramatique, j’étais persuadée que je te rendais le plus grand des services. Je sais que c’était totalement illogique mais c’est ce que je croyais sincèrement.

- Tu n’as pas eu le moindre doute que tout cela ne se tenait pas du tout ?

- Non parce que lorsque que j’ai pris ma décision j’ai ressenti une paix tellement grande que cela a confirmé tout ce que je croyais. La mort était la solution. Personne n’aurait pu se douter que je commettrais un tel geste. J’avais l’air si bien, heureuse, rayonnante et en fait, je l’étais.

- Comme si tu étais heureuse d’en finir avec tout ça ?

-  Comment je pourrais t’expliquer …. D’accord, imagines que chaque personne a en elle deux instincts. Un instinct de mort qui nous pousse vers la mort et un instinct de vie qui nous raccroche à la vie.

- Ok

- L’instinct de mort c’est comme une petite voix qui te souffle à l’oreille que tu serais tellement mieux morte, que la mort serait la solution, que la vie est trop difficile, que ça ne finira jamais. Tu vois ce que je veux dire ?

 -mhmm.

-  Quand l’instinct de mort se met à dire de telles choses, sans que tu en aies conscience, l’instinct de vie se réveille et se met en état de survie. Il envoie une décharge d’adrénaline comme s’il y avait un réel danger de mort physique. Soudain, tu as très peur et tu peux avoir des palpitations, des sueurs froides, des crises de paniques et d’autres symptômes très éprouvants. Tu ne comprends pas ce qui se passe car tout cela est inconscient et tu crois que tu es en train de devenir folle.

- Oui, je me souviens.

- Lorsque tu es en état de souffrance constante comme je l’étais, l’instinct de mort se manifeste sans cesse et l’instinct de survie le combat à chaque fois alors tous les jours, c’est comme une grande bataille qui te déchire à l’intérieur.  Mais tu vois, lorsque j’ai pris cette décision, lorsque j’ai choisi de mourir, l’instinct de mort a gagné. Alors, l’instinct de vie s’est endormi et pour la première fois, j’ai ressenti la paix. Il n’y avait plus de bataille et je n’étais plus déchirée. J’étais extrêmement calme et je ne ressentais plus aucun stress. Pour la première fois, j’étais vraiment en paix et cela a faussement confirmé que j’avais pris la bonne décision. Je disparaitrais, mes enfants seraient bien et tous les problèmes allaient être réglés.

- Je ... je comprends…

- Ma décision était cristallisée et rien n’aurait pu me faire changer d’idée. J’ai attendu que vous soyez partis en vacance puis j’ai appelé mes amis pour leur annoncer joyeusement que j’allais passer quelques jours à Québec afin que personne ne puisse venir me sauver. J’ai barré la porte et j’ai ressenti une grande paix."

 (Ma mère, Louise Reid, est maintenant intervenante en psychologie et suite à cette tentative de suicide, elle a passé le reste de sa vie à trouver des moyens efficaces de guérir l’anxiété qui l’a mené à ce moment fatidique.)


Merci.

Intermezzo




"Homard de pierre".
Je trouve ça "ponke",  avant la lettre.
C'est encore et toujours too much, en musique.

Je vois des B-52 à tous les jours;
raison de plus pour répéter l'expérience
auditive.

Je republie donc cette musique parce que j'aime bien
réécouter une chanson que j'aime beaucoup.

jeudi 23 août 2012

Reste


Tu resteras, vous resterez.
Me faites pas le coup de partir sans avertir.
Au moins un petit avertissement.
Les gens qui vous aiment le méritent.

Tu resteras, parce que l'amitié qui nous caractérise
est unique et primordiale et en ce sens immortelle.
Il faut l'entretenir ici et au delà de nos différents.

Aussi, je me positionne.
Je suis contre le suicide improvisé.
Totalement contre, parce qu'il fait
énormément de ravages autour de soi.
Des ravages insoupçonnés qui vont
bien au-delà du cercle familial
et des amis.

Je puis encore moins me prononcer
sur le suicide prémédité.
Dépendamment des philosophies
orientales ou occidentales il peut être soit:
un acte ultime de liberté ou un de lâcheté.

Je ne sais pas, je ne suis pas juge
et jamais ne voudrais me poser
en tant que tel. Je sais juste
que ça provoque beaucoup de douleur
chez ceux et celles qui souffrent la perte.

Je comprends cependant l'abdication d'artistes
ou d'êtres hyper-sensibles face à une vie inique,
froide et "apparemment" sans issue.
En même temps ne comprends pas
le manque de résilience face à l'adversité,
au point de vouloir s'enlever la vie.

Chacun voit et ressent différemment
les épreuves que nos vies imposent.
En ce sens, je ne puis qu'observer
et tirer ou non leçon de vies présentes
et antérieures. Commettre l'inéluctable
engendre un lot qui nous dépasse.

Voir un ou une amie s'en aller
par sa faute fait beaucoup de mal.
Je connaissais pas Ève perso,
mais je puis facilement imaginer la douleur
que ressentent ses proches et lointains amis,
parce que l'art et ses artisans touchent
au plus près de l'âme.

Ève a laissé une oeuvre
qu'il nous appartient de maintenir vivante
en réécoutant ses chansons.

Ne faites pas cela,
qui que vous soyez.
Restez avec nous.
Sivouplè.

Je nous crois beaucoup plus enrichissants vivants
que morts, peu importent nos états d'âme.





vendredi 10 août 2012

Chinois biscuit


Il arrive parfois des jours où l'on cherche un endroit où se sustenter sur la route,
au gré des assignations changeantes de jour en jour.

La 578 n'est pas facile pour luncher; elle couvre un grand territoire
avec peu de restaurants potables sur le pouce.
Voulant changer de "La Belle Province" j'empruntai
un parcours différent vers le midi.

Un resto chinois dont j'oublie le nom attira mon attention
en retrait du boulevard Lévesque.
Faut porter attention à cette vitrine parce que franchement...

Anyway...
J'ai faim, je cherche autre chose et m'y arrête
puisque j'ai un peu de temps.
Une dame dans la soixantaine m'y accueille
avec le menu du jour et égards.
L'endroit est bien mis malgré la façade
absolument quelconque et les tables
irréprochables dans leur présentation
avec serviettes originalement pliées
sur chaque table.

Je comprends vite qu'il s'agit d'un resto
chinois à façade québécoise.
La dame(québécoise) me demande si je mangerai
sur place ou pour emporter.

Sur place, après une ou deux questions
je choisis le poulet au cari et ses légumes,
servi avec bol de riz fumant séparé,
plus egg roll en entrée.
Une cuisinière et le proprio
vinrent nous saluer en ce midi.

Après le rouleau très ordinaire, vint
l'assiette de poulet au cari avec légumes.

Réjouissante surprise. Miam.
Les oignons et le poulet étaient parfaitement cuits.
Portion très généreuse, servie avec soin.
Une ostie d'grosse assiette distinguée
et généreuse pour moins de douze dollars
taxes incluses, c'est le rêve ici.

Il existe encore.
Le saviez-vous.

lundi 30 juillet 2012

Skippy, si tu me voyais...



T'aurais honte de moi.
Tu auras honte, correction.

`Tain Skippy.
Si seulement tu pouvais voir ce qui s'en vient...
Au mieux, si t'es tolérant tu fermeras les yeux
cette fois-ci.

Malheureusement ce n'est pas fini, non.
Le pire est à venir.

"Skippy, oh Skippy...
Regardez tous avec nous.
Skippy, Skippyyyy...

Notre ami le kangourou."

Son ami le koala vint en face de lui
mine de rien et lui demanda droit dans les yeux:

-"Mais mais Skippy!
 Kesse tu fais-là?
 La colonie et moi ne sommes pas habitués
 à te voir ainsi agité!
 Aurais-tu par hasard une question philosophique
 à nous poser?!"

Skippy répond:

"Ben té don ben d'adon l'koala, grosse pâte molle de par notre rang!
 J'en ai justement une juteuse pour toi, gros cul plein d'merde!

"Restons polis si tu veux bien Skippy,  je n'accepterai pas l'insulte
sous forme de question aujourd'hui!"

"Je reste poli, bouffi."

"Et ta poche Skippy, elle grimpe aux arbres?"

"Sale koala, t'es gris comme un paresseux en novembre."


Nos deux confrères continuèrent donc à deviser
de leurs vies en attendant la suite de leurs aventures,
à défaut d'une question philosophique résolue.


lundi 23 juillet 2012

Merci, Alain.




Tu auras chanté ta poésie jusqu'à la fin.




"Madame rêve d'atomiseurs 
Et de cylindres si longs qu'ils sont les seuls
Qui la remplissent de bonheur
Madame rêve d'artifices 
De formes oblongues 
et de totems qui la punissent 
Rêve d'archipels De vagues perpétuelles 
Sismiques et sensuelles 
D'un amour qui la flingue D'une fusée qui l'épingle, 
Au ciel 
Au ciel 
Madame rêve Madame rêve Madame rêve Madame rêve...
On est loin des amours de loin. On est loin des amours de loin. 
On est loin loin loin
Madame rêve ad libitum
Comme si c'était tout comme dans les prières
Qui emprisonnent et vous libèrent
Madame rêve d'apesanteur
Des heures des heures de voltige à plusieurs
Rêve de fougères De foudres et de guerres 
À faire et à refaire
D'un amour qui la flingue D'une fusée qui l'épingle, Au ciel
Ô ciel, Madame rêve madame rêve madame rêve 
madame rêve...
On est loin des amours de loin
On est loin des amours de loin
On est loin loin loin
Madame rêve
Madame rêve
Madame rêve
Ô ciel
Madame rêve
Madame rêve
Madame rêve
Ô ciel 
Madame rêve 
Madame rêve
Madame rêve".
 

samedi 21 juillet 2012

Ivanov va raconter...

Une histoire à sa manière.
Approchez mes amis.
Ça se déroule maintenant en 2012.

Il était une fois deux municipalités; l'une riche et l'autre moins.
Séparées par un grand lac et reliées entre elles par un traversier
saisonnier faisant l'aller-retour chaque jour de l'été au grand plaisir
des automobilistes et touristes, où besognait un trappeur-mercenaire
à la solde de la plus riche des deux rives
afin de débarrasser l'une pour embarrasser l'autre
d'espèces envahissantes telles ratons-laveurs,
mouffettes et autres chats errants que ce dernier
rassemblait en cage pour ensuite les larguer sur l'autre versant.

Ses cages à aire ouverte et son camion à boîte fermée
lui assuraient un anonymat relatif entre ses allées et venues
tout l'été durant.
Bref, on le payait bon prix sur une rive pour capturer
et domper les indésirables sur l'autre rive
via le traversier.

Le manège dure déjà depuis quelques années
avec pour résultat: l'invasion d'un village
par deux ou trois espèces porteuses
de la rage et autres virus, sans prédateurs autres
que l'homme.
J'me demandais aussi...Comment cela se fait-il...
Autant de bêtes dans un si petit village...
Un zoo le jour vit une combine systématique.

Tellement zoo que mes amis présents songent
à imposer un droit d'entrée à leur cour arrière.
(Pourraient s'faire des couilles en or, qui sait.)

Comme si ce n'était pas suffisant,
certains des voisins proches nourrissent
les ratons, renards et chats errants.
Entretenant ainsi l'invasion.

"They're so cuute"!  Qu'ils disent.
C'est leur principal argument.
Tellement, mais tellement mignons.

Non seulement de riches proprios
paient cher les prises et leur larguage outre-lac
via traversier;
il se trouve aussi des voisins proches de votre côté
pour nourrir l'invasion, sous prétexte de beauté
animale.
Piège ultime.

L'agrile du frêne est un bel insecte flamboyant,
pouvant détruire l'arbre en 2 ans. Est-ce une raison
suffisante pour ne pas le freiner?
Poser la question est une réponse.
Je suis son ennemi, comme je suis l'ennemi
du raton envahissant.
Une espèce omnivore, charognarde et en même temps menace
à la diversité faunique, potentiellement porteuse de la rage,
de la maladie du Carré et autres virus/maladies...

They are so fucking cute, isn't it.

Entre les ratons qui pullulent et les amphibiens
qui disparaissent à vue d'oeil devinez ce que je choisis.
Doh.
Une famille de ratons-laveurs a déjà coûté
près de $2000. en rénovations à des amis proches,
vu qu'ils avaient squatté la toiture de leur galerie,
étant nourris par leur voisine d'en face, dompés
par le trappeur-mercenaire, payé par les propriétaires
de la municipalité d'en face à grands frais,
via un traversier...

Toute une nouvelle.

Voyez par vous-mêmes un tout petit brin de réalité filmée...





jeudi 19 juillet 2012

Mode électoraliste 2012


Vous vous présentez en tant que candidat politique dans votre circonscription
afin de participer éventuellement au gouvernement du Québec.
Vous voulez absolument être élu et à la mode;
vous twittez et facebookez donc en ce sens et à tous vents.
Grand bien vous fasse, jusqu'à ce que l'illusion du contact direct avec vos électeurs
vous revienne en pleine poire au détour d'une phrase échappée
après une dure journée sur la route.

Il n'existe pas plus direct et instantané.
Instantanément intelligent et/ou instantanément con,
à l'intérieur d'une seule minute ou 140 caractères.

Beware dudes.
Un seul couteau, deux tranchants.
:-)

dimanche 15 juillet 2012

Saut aux yeux


Cet été, dans mes temps libres et volontaires,  je me rapproche du plancher
des vaches quand bon me semble;  je suis parfois à ras le sol à vrai dire.
Accroupi, j'accomplis ma besogne réparatrice aux quatre vents.
Dehors, avec toute la vie pullulante que la Mauricie peut impliquer,
panoplie de vies s'offrant à moi au-dessus comme en-dessous 
qui chantonne, piaille, bourdonne, rampe et pique.
Plus souvent qu'autrement pendant mon office de réfection
nécessitant abnégation pure, je suis à même de constater
et apprécier le concert en trois dimensions:
zzz pour les petits insectes volants.
ZZZZ pour les plus gros avec une tonalité mitoyenne
pour les entre-deux.

Je lève la tête, c'est le royaume de ceux et celles qui volent et planent.
Je la baisse et c'est celui de ceux et celles qui marchent et rampent.
Je la laisse porter telle que ma nature l'ordonne et c'est l'humain seul
qui y trône ou roule dessus, croyant à tort en sa maîtrise absolue
de l'univers par ses machines interposées.

Je baisse la tête comme Anarchopanda lorsqu'il est triste.
Je n'ai pas le choix, j'ai une entrée pleine de craques à réparer.
Je m'applique et me concentre sur ma tâche parce que c'est maintenant
ou jamais. Un autre hiver sans soin et ce sera foutu, faudra tout refaire
à coût prohibitif.
Alors je préfère réparer (chaque fois que je peux ) au lieu de consommer du neuf
afin de prolonger la vie des choses et épargner l'environnement
quand c'est possible.  Le pauvre en a bien besoin.

Alors que j'étends un coulis préparatoire à une pâte réparatrice finale,
j'observe une fourmi cherchant son chemin parmi
l'enchevêtrement que j'ai moi-même tracé à force de goudron
et caoutchouc liquide dans les fentes du temps qui usent.

Des fourmis de différentes tailles se heurtant aux rivières de goudron
pour elles et filets risibles pour moi; humain sur-dimensionné.
Je vous entends presque rire ou pleurer d'ici...
Elles savent d'instinct les éviter et les contournent savamment,
pour peu qu'on s'intéresse à elles.
Je les observaient aujourd'hui même avec intérêt.

En fait, j'étais fasciné par ce qui nous apparait minuscule et risible.
Une ou des fourmis.
Si quelqu'un parmi vous avez un roman
de "fourmis"  à me suggérer  je suis tous yeux..:)
Petites, moyennes et grosses. Trois gabarits en Mauricie.

Toutes savaient éviter l'obstacle. Elles le contournaient naturellement
et sans relâche jusqu'à une voie de sortie.
Les plus grosses transportant des charges dépassant leur poids
sur leur dos ou mandibules sans ralentir la cadence de leur marche
pendant que les petites s'activaient autour de leur propre
société, car il s'agit bien de cela.
Des sociétés.

Elles sont infatigables et nous survivront sans doute.
 À leur échelle, nous devrions supporter
au moins deux fois notre poids sur nos épaules
sans se fatiguer le moins du monde.


J'aimerais avoir six pattes et leur vigueur.




lundi 9 juillet 2012

Vivre de succès passés

Faut s'péter une pub merdique avant en plus. Ça n'arrange rien...



Ils se produiront demain soir, au centre de la Nature de Laval.
$100. pour voir des papys se secouer, assis sur le cul
de leurs succès passés comme bien d'autres groupes passés.
Pas donné, mettons.
Cette vidéo date de 1989. Qu'en sera-t'il de leur performance future demain?
Nul ne saurait le dire vu leur âge maintenant, mais gageons qu'elle aura vieilli.
Peut-être un des protagonistes sera-t'il en chaise roulante.
Ça paraîtra pas trop si c'est le batteur derrière ses peaux et tambours.
On n'y verra que du feu.

Ouh, suspense...

Pour $100. j'achète une chiée de tounes sur Itunes.
Me pète un resto gastronomique avec une amie.
Me tape un pestacle de théâtre ou deux.
7 films sur grand écran,
4 bouquins format original.

4 fois un aller-retour week end tout inclus
à St-Étienne.

Un mois et demi d'Internet Très Grande Vitesse
avec download/upload illimité.

Alors Aerosmith peut se rhabiller
et aller se coucher peinard
quant à moi.

"Bedtime for Bonzo".
"Creeps for free".

samedi 7 juillet 2012

Merci Marcel!




Rapport que not' bassin d'rétention était plein d'marde.
Ça commençait à sentir le p'tit louis aux alentours.
Les voisins m'en parlaient: "Ouin, ça sent don bin 'a marde icitte!"

Pour faire une longue histoire courte, ça sentait pas bon dans nos environs.
Faque j'ai appelé Marcel pis yé v'nu m'vider ça
en d'dans d'une demi-heure.

Merci Marcel!



lundi 2 juillet 2012

Gandhi au mois de juillet


" Vis, comme si tu devais mourir demain.
  Apprends, comme si tu devais vivre pour toujours."

Gandhi.

Cole Porter/Sinead O'Connor




Cette chanson n'a pas vieilli d'une ride quant à moi;
à voir et entendre toutes les versions dont elle fut
l'objet, on est en droit d'en redemander à l'avenir.

"Tu m'fais kek chose à moi, que personne ne peut faire."

Cole Porter/Woody Allen





Woody revival.
Aimons ici, maintenant.

J'aime les oignons.
;-)

vendredi 29 juin 2012

Jazz Détente


Je vis l'époque présente comme une éventualité d'évolution
et non pas comme une calamité que l'on doit subir.
Si je vis à une époque bruyante, j'en apprécie encore plus
le silence parfois offert car l'âme de tout être vivant y réside.


vendredi 22 juin 2012

Terrible summer joke

Notre premier ministre est debout seul sur une plage,
les pieds dans l'eau; il a l'air fatigué.
Il regarde ses orteils plonger dans le sable et l'eau
de son existence balayée par la marée.
Le regard éteint, la bedaine et le cheveu gris affirmés,
il meut son corps lourd de chemise et cravate vêtu
jusqu'au premier bar de sable chaud venu.
Il s'assoit lourdement sur le premier
banc à sa portée, près des pompes à bière
autour desquelles gravitent généralement les barmans affairés.

Un barman(tiens donc)bien mis de sa personne l'accueille poliment:

"Bonsoir!"
-Bonsoir.
-Monsieur désire?
-Sustenter sa soif jusqu'à plus soif, tel un boit-sans-fin.
-Monsieur commencera par quoi au vu de son alcoolisme fini?
-Ché pas, votre soleil brûle et embrouille mon esprit ici.
-Une tite bière peut-être, pour vous starter?
-Meh; pas fou mais j'pensais
 à kek chose d'un peu plus corsé, vu mon vécu
 et les circonstances.
- Peut-être Monsieur aimerait-il une de nos spécialités...

-Ah, peut-être. Quelles sont-elles?

Pendant que le barman essuie minutieusement
des verres en vue d'un usage ultérieur il poursuit:

-Monsieur n'est pas sans savoir que notre bar
offre des possibilités qui vont au-delà de l'imagination
touristique généralement admise.

-Ah,  je l'ignorais. Pardonnez-moi.

- Pas de mal,  je préférais d'abord vous aviser
  des politiques de la maison.

-Au cas où, héhé. Tant mieux!

-Oui.

-Ahem.  Bon, c'est pas tout ça...

-Bien!  Alors Monsieur voudra...

-Je veux un criss de gros  "Zombie en cravate sur fond blanc"!
 Vous servez des Zombies en cravate sur fond blanc n'est-ce pas?

-Oupss... J'avoue que la Maison n'a pas cette recette,
  pardonnez-nous de vous proposer ces deux alternatives
  nôtres en notre humble nom, en lieu et place,
  en guise de réparation hypothétique:
  Nous vous offrons le "Mort en vacances dans un coulis d'hôpital"
  ou "Le Perdu dans les limbes blanches sur glace".
  Selon nos arrivages, c'est la seule blancheur
  que nous pouvons garantir en ce moment.

-Bon d'accord. Merci. Je devrai me sustenter ailleurs
 mais sachez Monsieur que vous êtes en retard
 et bien en-dessous de mes attentes.

-Et vous, seul.

-La majorité de mon peuple est avec moi!

-Dans vos rêves et mensonges.

-Votre insolence ne règle pas notre problème.

-En effet.

-Vous crisseriez-vous de moi par hasard?

-Absolument, oui. On se crisse totalement de vous.

-Petites frappes. Vous verrez ce qu'il en coûte
 de m'insulter et de se frotter à moi impunément.

-On ne se frotte pas à vous, nonon.
  Ni ne vous insulte.

 On vous botte le cul.  Nuance.


jeudi 21 juin 2012

Un McCharogne avec ça?




                    Au menu dans tous les restos du parti libéral participants.
                    Jean Charest à la cuisine; on le passerait bien à la casserole
                    mais en attendant il nous concocte le McCharogne:
                    un amalgame de viandes ministérielles avariées
                    et de députés passés date, bourré d'anti-démocratifs.


  (Via Petit Petit Gamin et Julien Charbonneau sur FB. Les parodies
se multiplient si vite à ce sujet et en partage sur FB qu'il est parfois difficile
de retracer leurs origines à moins d'y passer un certain temps.
Comme ce cas-ci, cela peut provenir d'un ami qui a partagé via
un autre ami qui a partagé d'un ami lointain d'un autre ami.
Voyez l'topo labyrinthique...
De toute façon et pour ma défense, leurs auteurs s'en foutent un peu
dès lors qu'ils mettent en ligne leurs créations sur ce genre de réseau
puisqu'ils souhaitent un partage instantané et tous azimuts de leurs idées.)

dimanche 17 juin 2012

Choisir son côté




Le 22 Mai, répondant à l'appel de la cinéaste parisienne Laure Kalangel, un collectif international de musiciens et d'auteurs se forme et se lance dans l'écriture et l'enregistrement d'un morceau inspiré de Wich Side Are You On de la syndicaliste états-unienne Florence Reese. Le Collectif prend position contre la Loi 78 restreignant les droits humains au Québec et prend la défense des associations étudiantes et des mouvements sociaux visés par la déraison autoritaire du gouvernement de Jean Charest. Le morceau est offert gratuitement en téléchargement et peut être partagé en toute liberté.

Ici, le téléchargement.


Mon côté fut choisi il y a de cela très longtemps
lorsque mon regretté père eût cette phrase,
alors que nous discutions de l'exploitation 
de l'homme par l'homme: 

"Une grosse compagnie Yvan, ça n'a pas d'coeur ;
 un syndicat n'existe pas sans mauvais employeur.

Pierre LaFontaine.

Jean Charest se comporte comme le pire des patrons
vus de mon vivant: autoritaire, sourd, menteur, manipulateur
de mèche avec les oligarques voulant entre autre(!)
faire de l'éducation une marchandise restreinte aux plus nantis.

Merci de m'avoir enseigné, Pierre.
J'te salue bien bas aujourd'hui.

mercredi 13 juin 2012

Morceaux et pièces détachées.


-Prix Fraise et Framboise du mois de juin:

  Le Conteur Fred Pellerin, originaire de St-Élie de Caxton        
  refusant l'Ordre National du Québec sous ce gouvernement libéral.
  S'il y a un artiste que j'admire ici en ce moment, c'est lui.
  Debout et droit. J'efface facilement de ma mémoire le tour foireux
  du St-Élie touristique vécu perso il y a 2 ans et qu'il vante tant,
  pour le remplacer par ses couilles sociales fortifiés.
  Enfin un artiste qui agit ici et maintenant.
  Le Fort est Fred. Respect.
  Qu'en est-il des autres qui se la pète minos
  allègrement les jours de semaine?
  Quand ça va bien ils gueulent à plein
   micro tout l'temps mais quand ça va mal
   tu les entends plus ou bien ils se terrent
   dans des clichés qu'ils essaient vainement
   de faire passer pour des arguments.
   Ça vous sonne pas une cloche les Martineau,
   Duhaime, Gendron et compagnie?!

  Cette crise sociale a ceci de bon: tu vois de quel bois
  chaque être humain se chauffe une fois acculé
  au pied du mur. Certains débatteront de bonne foi,
  d'autres camperont sur leurs positions
  pendant que d'autres justifieront
  vainement leur désir de puissance.


-Prix Citron Extra-Acide:

  L'actuelle ministre de la Culture Christine St-Pierre, osant éructer
  qu'un carré rouge porté est une incitation à la violence.
  Tsé chose; la panique aveugle, ça se soigne.
  Un tas de médecins te prescriront un calmant vu ton statut.

  Au moment où on croit avoir tout vu
  et tout entendu, survient une couche supplémentaire.
  Au moment où vous voulez souffler un peu du monde
  actuel un jour ou deux, il vous revient en plein visage
  deux fois plus fort au retour de votre absence.

Ma réalité est ainsi devenue au fil des jours.
J'ai beau vouloir m'en échapper elle me rattrape.
Inexorablement. Je peux plus rester les bras croisés,
je dois participer à la marche.
Je dois apporter ma contribution.

Ce monde tel qu'il va ne peut plus continuer ici, maintenant.
Je ne veux plus ni ne peux plus être dirigé par des gens
aussi malhonnêtes. On demande pas des génies pourtant!

-Prix Citron Extra-Extra-Acide

 Le chef de police de Mourial affirmant
qu'il n'existe aucun profilage politique basé sur le carré
rouge alors que se multiplient les témoignages inverses
via enquêtes du Journal Le Devoir et autres sources
indépendantes telles le Voir ou X source sur le net,
lors du Grand Prix de Formule Un le week end dernier
et à chaque ostie de jour qui passe.
On nous prend vraiment pour des cruches
dans les médias de masses, ce n'est que mensonges
répétés ad nauséam. Mensonges du premier ministre,
mensonges des ministres, mensonges mensonges mensonges.
Ma déprogrammation est bel et bien terminée.
Ya rien de tel qu'une bonne crise sociale pour voir
où tout le monde couche vraiment.
Varier ses sources d'info et faire un petit effort.
Un tout petit effort pour essayer d'y voir clair
dans le magma de la désinformation étatique
généralisée.

C'est très satisfaisant pour l'avoir essayé,
non sans mal.
Il faut mordre la tête du serpent à défaut
de pouvoir la lui couper avec une casserole.

En attendant les prochaines élections.
En attendant, il faut lutter avec les moyens
dont nous disposons:
Nos mots, nos témoignages
et notre coeur.



dimanche 10 juin 2012

Éric McComber, de moi à vous.1ère partie.




Une rencontre sous forme d'entrevue amicale et ludique,
c'est mon point de vue tel qu'il était (qui est toujours)
il y a déjà 6 mois.
Souhaitant un souffle additionnel envers l'oeuvre
et le bouquin discuté, la voilà.

La mécanique fut comme suit:
je découpais la matière à la seconde près
puis Matthieu rassemblait les morceaux au montage.
On discutait ensuite du résultat
tout en prenant notre temps
le long du fil des semaines.
Il n'y avait pas de date butoir,
on s'est dit dès le départ que l'on prendrait
notre temps.
On l'a pris et au-delà.

L'expérience fut en tous points un bonheur
mutuel renouvelé et dès le départ annoncé
par la générosité d'Éric le jour du tournage,
poursuivie ensuite dans la tuyauterie commune
et bien relaxe entretenue par Matthieu et moi.

Je suis assez content du résultat, compte tenu
de mes modestes moyens.
Décliné en deux parties, celle-ci est la première.
La 2e suivra sous peu.

Libre partage à volonté avec références incluses svp.
Merci.


Éric McComber, de moi à vous, 2e partie






On peut regarder cette partie ou la première d'abord
en alternance selon les goûts, évidemment.

Les deux sont libres de partage et de droits,
en autant qu'elles soient référencées.

;-)


vendredi 8 juin 2012

La vérité peut parfois s'avérer surprenante





From le Goth.



Il ne faut cependant pas croire
que la réalité est telle que je la
vois ou suggère, selon les dires de certains.
Ce n'est pas le but recherché
mais un moyen de dire
ou d'exprimer une liberté
de parole à un moment donné
sur un sujet précis ou d'intérêt général en 2012.

Je crois cette nuance importante
et en même temps figure
d'une liberté de parole pouvant
s'exprimer autant dans l'écrit
que dans un film, une sculpture,
une musique, une peinture
ou toute autre forme d'art
jugée pertinente par un artiste donné.

En aucun cas juge,
mais partout interprète
avec la culture générale qui me fût donnée
et que j'aurai su cultiver
selon mon cheminement personnel
et l'éducation reçue par ceux et celles
qui m'auront précédé tant bien que mal.

Je crois cette mise au point nécessaire maintenant
pour une lecture plus éclairée à l'avenir;
je l'espère en tous cas, sinon tant pis.

J'écris d'abord pour me faire plaisir
en expérimentant les formes ad lib;
ensuite pour être lu.

J'ai déjà dit cela auparavant,  je le répète.
C'est un devoir d'être libre,
soi-même malgré tout.

That's it.

Merci de cette suite, lecteurs, lectrices.
Cela fait 6 ans maintenant.
Je suis gâté par tant de qualité
de votre part, à part Jipi qui me fait chier
de temps en temps.

J'm'en crisse un peu mais j'aime bien
être confronté parfois. Ça revigore.
Ça ressource, ça rafraichit.


(...)



J'continue à creuser mon sillon

ek ma charrue et mon crayon
anyway parce que mon pays,
c'est l'art.




mercredi 6 juin 2012

Venus, Ô Venus.







Planète de l'amour se dorant la couenne.
Elle a dû se taper tout un coup de soleil
au passage.

On ne reverra pas cette danse avant 105 ans...
Bille vénusienne en orbite devant la grande.
Grosse pétanque à l'envers,
cochonnet et but sens dessous dessus.

J'aime bien ce qui est rond, à l'inverse du carré.
Quoi de mieux qu'une petite rondeur
narguant une plus grosse à chérir.

Je la caresse volontiers,
dût - t'elle me brûler au contact;
au contraire des froids carrés
tentant vainement d'asseoir
leur argumentaire faussement cartésien
via médias interposés.

Je les vois, faussement légers.

Ils ne font plus le poids désormais.