mardi 13 avril 2010

Michel Chartrand (1916-2010)

 



Voix forte et authentique pour ceux
qui n'en avaient pas.
Homme droit et debout devant les crasses provinciales
et internationales de ce monde




dimanche 11 avril 2010

Balais sur pare-brise 2

Balais sur pare-brise


Le Western Crépusculaire







Mieux vaut tard que jamais.
Les amoureux du genre Western peuvent se réjouir.
Il existe présentement une série de projections
(souvent en cinémascope hey)
pas piquée des vers à la cinémathèque québécoise
durant tout le mois d'avril, présentation personnalisée
incluse.




"Dégaine ton Colt si t'es un homme!"

-Euh, j'ai pas d'Colt...

-Ah, t'as rien dans l'ventre alors...

-Mais si au contraire, un Smith and Wesson à la ceinture
 et un steak de bison que j'peine à digérer...

-J'pourrais t'trouer la panse et mettre tes tripes au soleil pour t'aider.

-J'préférerais garder mon ventre comme il est et négocier.

-Négocier?! Hahaha! L'heure n'est plus à la négociation...

-Mais mais...J'y voulais rien à vot' soeur, c'est elle qui est venue
 m'troubler avec insistance! Et puis, qui serait indifférent aux
charmes d'une beauté telle que votre soeur!

-Elle te plait ma soeur huh, satyre lubrique!

-Vous interprétez!

-Tu mens!

-Vous fabulez!

-Finasse pas avec moi corniaud!

etc...

vendredi 9 avril 2010

Univers à six cordes






Sur une comète ayant caisse de résonance
j'apprends cet univers guitaristique de zéro
entre un bagage longtemps traîné et un rêve réalisé.
Les planètes musicales inexplorées
sont accessibles et éloignées.
Potentiel infini sur six petites cordes.
Cela dépendra de ma discipline consacrée
à la pratique de l'instrument et les vérités recherchées
pour m'y connecter et m'en rapprocher peu à peu
si je persiste.
Je les vois bien à l'horizon
à travers le télescope de mes désirs.
Hey Hey, My My...

(Washburn D10S, acoustique six cordes.)

Quelle sonorité elle dégage!
Bougresse d'humanité voluptueuse et entière,
révélée par un maître qui l'a jouée,
triturée baptisée honorée de ses mains
et son imagination improvisatrices:
je nomme Le Goth, maître ès guitarra.

Elle, je la baptise Pepita, en accord avec le féminin
de l'instrument et sa couleur nouère
"hispano-macho-dolce-vita" en plus de
la suave douleur qu'elle inflige à mes doigts gauches
par ses cordes métalliques en attendant de la maîtriser;
ce qui entre vous et moi, prendra des années.
Hey...

Apprendre un instrument de musique
à partir de zéro c'est soit:
vouloir dompter un cheval fou
des cieux de son âme
ou construire un temple à partir de son sol.

Music sweet music
I'm back baby
from roots to branches
En mots ou en notes.

Je froisserai peut-être quelques sensibilités
en terminant mais ne dédaignons pas s'il vous plait
la mise au bord du précipice. For the fun of it.
Jouons mes amis si vous le voulez bien.
Ce n'est pas sérieux un vendredi soir, allez!

"Choisis une forme d'art.
Une seule, qui assurerait ton plaisir et ta survie
à court, moyen ou long terme;
celle qui te ferait durer un peu plus longtemps
que les autres en ce monde inique sur une île déserte.

Laquelle choisirais-tu?"

:-)

lundi 29 mars 2010

Récette pour dents sucrées à l'érable.

From Rita via moi to Sandra,ainsi que tous les amoureux de dessert.


(Note: Une tasse=225 ml.)



                           

                     "Grands-pères au sirop d'érable"


Ingrédients:
(pour 3 à 4 invités,dépendamment de leur goinfrerie)

-2 tasses de sirop d'érable pur.
(Ne pas lésiner sur la qualité, c'est le coeur
de toute l'affaire et ça adonne que c'est icitte
au Québec que le meilleur se produit,
on a de la chance, hé.)

-1 tasse et demi de farine tout usage.

-1 tasse d'eau.

-1 tasse de lait.

-Une cuillerée et demi à table de poudre à pâte.

-Une cuillerée à table de beurre froid.

-Une demi-cuillerée à thé de sel de table.


Dans un chaudron avec couvercle,
( j'dirais au moins 3 litres de volume)
verser le sirop et l'eau et amener à ébullition.
Pendant que le sirop chauffe,
tamiser ensemble les ingrédients secs
dans un grand bol jusqu'à ce que la préparation
ressemble à une grossière chapelure.
Couper le beurre froid au couteau.

Lorsque le sirop mijote, ajouter la tasse de lait
et le beurre aux ingrédients secs dans le bol
tout en mélangeant afin d'obtenir une pâte molle.
Prendre une cuillère à soupe ronde et former des boules
avec la pâte de la grosseur d'une balle de golf
et les déposer dans le sirop bouillant.
(way to go mister golfer ;)

Couvrir le chaudron aux trois quarts
et laisser mijoter pendant 20 minutes
sans lever le couvercle.
Servir chaud.

Nappés de crème fraîche ou glacée,
ces grands-pères sont tout un dessert.
Enjoy.



P.S.
Il y a la tarte au sirop d'érable aussi;
je la prends pour ce qu'elle est:
une vraie tarte.

dimanche 28 mars 2010

Ondatra Zibethicus






Je bossais comme il se doit,
5 sur 7 mon commandant.
Ya deux jours, il faisait très froid par ce beau matin,
je livrais avec mon camion dans un nouveau
développement d'immeubles à condos,
péteux à souhait dans ma banlieue quelconque.
Environnement frais chié dans lequel je larguai un colis
comme j'en largue des dizaines à tous les jours
mais au retour vers mon véhicule j'aperçois ti pas
une étrange bestiole sur le dos, les quatres fers
en l'air au beau milieu de la chaussée,
mais vraiment au beau milieu.
Morte.

Sur le dos, pas de sang ni tripailles au soleil
glacial mais un corps inerte;
strange motherfucka'  I tell ya.
Sur le coup je ne réalisai pas que c'était un
rat musqué mais une créature immonde,
croisée entre le rat et la marmotte tant
le volume de son corps et la longueur
de sa queue imposaient surprise et dégoût.
Vision dantesque.

Sur le coup je m'écriai:
"C'est un osti d'gros rat!"
Personne pour me répondre évidemment.
Avec raison car j'étais seul à m'extasier;
sa seule queue faisait facilement
dans les trentes centimètres.
Velue à souhait.
Quel citoyen de banlieue
serait prêt à disposer d'une telle carcasse.
À ras-le-corps elle faisait facilement
5 cm de diamètre pour s'étirer jusqu'à...demain.

One fuckin' ugly beast.
Son visage (?) était figé en un rictus ratibus,
laissant voir deux paires de dents,
une inférieure et l'autre supérieure,
acérées et jaunâtres,
sans doute aussi efficaces que ses quatres
pattes mesquines et bien griffées.

Elle faisait le volume de Zazou,
la chatte de ma copine.
Je les aurais pas mises toutes
les deux ensembles dans une même pièce
parce que j'aime beaucoup Zazou voyez-vous...

J'ai failli prendre cette morte bête en photo
pour vous la décrire plus en détail mais
faute de temps j'ai passé outre en me disant
que ce serait peut-être un peu...Hum...
Borderline... :-)

Ça a certainement testé mon endurance
à l'horreur en tous cas.

Au-delà de ce constat, réside
une conclusion beaucoup plus
navrante, soit celle de la destruction
de l'environnement au profit
de la bulle immobilière banlieusarde
qui petit à petit, chasse le citoyen
et la faune environnante de la cité
pour le pousser plus loin de son lieu de travail
et sa nidification naturelle, à plus haut coût énergétique
tout en lui faisant miroiter de fausses économies
sous prétexte de propriété, hypothéquée à vie.

mardi 23 mars 2010

Marcher sur l'air, with you.






"Close your eyes and look at me
I'll be standing by your side
In between the deep blue sea
And the sheltering sky

If we find no words to say
To the rythm of the waves
Then we'll both surrender there
Walking on air

And the worries of the day lie down
Under cover of the fading clouds
The secrets of the night
Come alive in your eyes
You don't have to hurry
You don't have to try
' you don't have a care

You're walking on air."

dimanche 21 mars 2010

Rafale DVD




Mes coups de coeur de la semaine cinoche:

"Where the wild things are", de Spike Jonze.
Et "Star Trek", de J.J. Abrams.

Deux visions originales, sensibles et intelligentes.
C'était pas évident dans le dernier cas tant le contrat
était casse-gueule au max, avec tous ces trekkies
malades de nouveauté en même temps assis sur l'ancienneté.
Star Trek relève presque de la maladie mentale quant à moi,
or cette nouvelle mouture relève tous les défis,
tout en innovant.
Fallait le faire, créer de nouveaux jeunes personnages
avec dialogues intelligents incarnés par un casting
irréprochable, jeune, tout en respectant
une certaine tradition. Captivant.

Dans le registre du renouveau c'est fort
et j'ai beaucoup apprécié.
Cependant pas aussi innovateur
que le dernier Spike Jonze,
fable poétique hyper-réaliste et imaginative
sur l'enfant-roi et l'importance de la famille,
ou du moins savoir se regrouper en ces temps
modernes et incertains, réels ou imaginaires.

Fable sans but véritable à prime abord,
basée sur un bouquin de Maurice Sentak.
Très belle musique et manière de filmer.
Spike Jonze fait ici encore la preuve
de son grand talent de conteur visuel.
Poésie servie par un grand cinéaste
au service d'un écrivain de l'imaginaire
que je ne connaissais pas.
L'enfance est toujours présente,
peu importe l'âge.

"Imagination is more important
than knowledge".

Einstein.

vendredi 19 mars 2010

mercredi 17 mars 2010

We don't need no excuse for being what we are





So does Mr. Mist.
L'analogie est mienne et durera
le temps des marguerites, I suppose.

La famille Zappa est rapide
pour effacer le partage gratos.
Droits d'auteur obligent.

Entangled, by Genesis.





(Un classique acoustique qui ne saurait souffrir
la critique hermétique.)

When you're asleep they may show you
Aerial views of the ground,
Freudian slumber empty of sound.

Over the rooftops and houses,
Lost as it tries to be seen,
Fields of incentive covered with green.

Mesmerised children are playing,
Meant to be seen but not heard,
"Stop me from dreaming!"
"Don't be absurd!"

"Well if we can help you we will,
You're looking tired and ill.
As I count backwards
Your eyes become heavier still.
Sleep,won't you allow yourself fall?
Nothing can hurt you at all.
With your consent
I can experiment further still."

Madrigal music is playing,
Voices can faintly be heard,
"Please leave this patient undisturbed."

Sentenced to drift far away now,
Nothing is quite what it seems,
Sometimes entangled in your own dreams.

"Well, if we can help you we will,
Soon as you're tired and ill.
With your consent
We can experiment further still.

Well,
You'll have no trouble until
You catch your breath
And the nurse will present you the bill!"

lundi 15 mars 2010

Supplément tribal 2






Un chat, d'extérieur.
(Z'imaginez les kilos de litière,sinon)
Le câlin à lui appliquer relève de la science
infuse pour le tenir tranquille.
Le simple jeu avec lui est potentiellement mortel.
Une souris n'est qu'une brève entrée
qui passe inaperçue.
Chiche.
Il lui faut certainement plus pour le sustenter.
Des kilos de souris, sans doute.

Lui non plus, je lui marcherais pas sur les pieds;
mais avec un peu d'imagination, j'suis convaincu
qu'on peut facilement s'entendre.

Des hectolitres de lait devraient faire l'affaire
pendant sa croissance.
À l'âge adulte c'est une autre histoire.

samedi 13 mars 2010

Supplément Tribal






Il suffit de lui appliquer un câlin là où il faut,
tout en évitant de lui marcher sur les pieds
et ça roule.Sauf que là où il faut
peut changer de jour en jour.

Dans la vraie vie c'est un peu plus
compliqué que ça mais bon hein,
je commencerai pas à théoriser
un samedi soir tout de même,
je sais me tenir ho.
Hé.

Merci, Blue.
;-))

À propos d'une compagnie automobile

Toyota, la prétendue divine référence en matière
de fiabilité jusqu'à preuve de son contraire récente.
Je la nomme parce que ce sera pas une pub d'une part
et parce que j'en ai acquis une, avant les accidents
meutriers d'autre part.
Ce sera plutôt l'inverse, genre:
derby de démolition.

Les cas d'accélérations subites et irréversibles
se sont accumulés depuis quelques temps
au point de faire des morts causées par
une défectuosité d'une pièce mécanique
et possiblement électronique de concert.
Certains vont jusqu'à dire que la compagnie
était au courant du potentiel défectueux
dès l'an 2000.

Ce que je sais, c'est que le président japonais
lui-même a fait son mea culpa devant
le monde entier en affirmant avoir coupé
dans la qualité de ses modèles en vue
d'une maximisation du profit.

Asshole,tu devrais te faire "seppuku".
You fuckin' lousy piece of shit.
Toyota. Ouais.

Je suis allé une fois chez le concessionnaire
pour un entretien régulier avant les scandales,
j'avais des détails à dire puis on m'a regardé
comme si j'étais un client difficile drette là,
genre nez en l'air qui vous dit:
"Ben là on inventera pas des problèmes
là où il y en a pas vous comprenez,
nous chez Toyota avons toujours raison,
le client est dans l'champ vous comprenez
parce que nous chez Toyota on est parfaits
vous comprenez." 
Tout ça sans le dire évidemment
mais innuendo, dans la manière de l'exprimer.

Sans animosité, je me réjouis de leurs malheurs,
c'est ben simple.
Quand je pense que LA référence puisse faire
de telles boulettes...Quoi penser alors des compagnies
qui lui sont supposément inférieures en qualité?|!

Probablement que des têtes sont tombées
ou des tripes au soleil se sont exposées.
Ça me ferait rigoler de voir leurs réunions
internes. À la "Amélie Nothomb".
:-)

Il y a rien de pire qu'une bagnole qui s'emballe
sans contrôle apparent, à part les freins qui manquent.
Quand t'as les deux en même temps tu peux prier
pour une mort douce.

Ouais. Your check is in the mail...
Now look who's in your face, dumb hoe.
La risée mondiale automobile!

À la grandeur de leur prétention, correspond
maintenant la grandeur de leur chute:
immense. Un seul cas de mort douteuse
est de trop pour ces vampires mécaniques,
primadonnas du boulon et de la roue.
Ils sont en tous points redevables
devant le citoyen consommateur et
pour cette unique fois les U.S ont raison
de leur mettre le nez dans leur fange.
Bien pris qui croyait prendre,
bien fait pour ta gueule,Toyota.
Tu paieras jamais assez,
sale ordure!  Pretentious fuck face!

Les cas rapportés sont étonnamment similaires:
accélération soudaine et constante, freinage
inutile ou presque.
Le noeud de l'affaire en cas d'accélération
soudaine et incontrôlée quant à moi:
mettre la transmission au neutre;
la désengager soit par un freinage
puis une manipulation du bras sur le "N"
dans le cas d'une automatique, soit par la pression
à fond de la pédale d'embrayage et la mise au neutre
du bras dans l'habitacle, pour une manuelle.

Maintenant et pour finir, je comprends
la panique que peut ressentir un chauffeur
pris avec ce problème impromptu sur
la route quand il te faut des yeux tout
le tour de la tête pour conduire prudemment.

As I said, there is no excuse.
Toyota est coupable,
qu'elle soit couverte de honte.

mercredi 10 mars 2010

André Franquin, prise 3 .







Ses Idées Noires furent son chef-d'oeuvre,  à mon avis.
Peu d'auteurs peuvent se vanter, comparés à son trait
du visage qui transmet l'émotion directement
par son dessin détaillé de toute la situation
en peu de pages.

Un belge encore.
Je les adorent en BD autant que les français,
desquels les québécois peuvent prendre de la graine
même s'ils ne sont pas en reste.

Faut voir.

mercredi 3 mars 2010

Compostagelle.

Il existe des gens pour qui
le Chemin de Compostelle
est une mission,un but,un fantasme;
une marche vers l'épuration possible de l'âme,
en contact piétonnier avec d'autres.

Cela est noble.

D'autres, pour qui le compostage
représente un peu le même moyen
à une échelle plus humble et terre à terre:
épargner un peu l'environnement
en se faisant décomposer les déchets domestiques
afin de se sentir plus écologique
et participer ainsi au mieux être du monde
en plus de la préservation de son immédiat
géographique.

Cela est tout aussi noble.

En parallèle existent aussi des locataires
conscients ou non de ne pas avoir les moyens
ni l'espace nécessaires à l'accomplissement
de ces préceptes mais qui reconnaissent la valeur
d'un acte ou d'un mot, si petit soit-il.

Cela est la vie.

vendredi 26 février 2010

Virelangue

Qu'est le vice en deux mille dix?

-Le vice est rien les viscères règnent.

lundi 22 février 2010

Steak "Avatar".




Moitié légumes, moitié viande rouge et bleue
dans les nuages fantaisistes du scénariste-réalisateur
James Cameron,(auteur de Titanic et Terminator).

Pendant que les vils terriens militarisés à l'extrême
veulent exploiter la planète Pandora pour son minerai,
une équipe de scientifiques en parallèle
peu probable et mal dirigée
-(surtout aux dialogues,indirectement au scénario)-
veut au contraire connaître et approfondir
sa connaissance de cette civilisation
proche de la nature à la sauce Bouddha consensuelle.

Les critiques que j'ai lues sont mitigées,
je le suis aussi. C'est loin d'être mauvais,
mais c'est loin d'être un chef-d'oeuvre aussi.
De voir ce film dominer les nominations aux Oscars
m'indique que cette institution manque nettement
d'inspiration sinon de compétence, tels les Golden Globes.

Anyway, le propre des courses aux prix
est de se célébrer soi-même et non pas la forme d'art
que l'on prétend juger objectivement.
Ces manifestations sont souvent le fait
de quelques primadonnas triées sur le volet
arbitrairement privilégiées et n'ayant rien à voir
avec l'art souvent,n'étant nullement créateurs,
particulièrement cette année où cet Avatar domine.

On a dit de lui que c'était une révolution du 7e art.
Que nenni. Une évolution, au mieux.
Au pire il est un revamping écolo
d'un scénario maintes fois visité.

Si le film se laisse regarder avec plaisir
par sa qualité générale dans la réalisation
pleine d'imagination dans les scènes d'action
détaillées et imaginatives, il en va autrement
de son scénario bancal et manichéen.

Les bleus écolos indigènes sont tous bons,
les humains profiteurs sont tous mauvais,
ou presque. Noir ou blanc, or c'est faux.
La vie est grise, toujours entre les deux
elle m'est apparue.

Un Western de science-fiction sans grandes nuances
mais bougrement efficace,ça jette en face d'imagination.
Les scènes d'action sont impressionnantes.
En plus d'un discours écolo bienvenu
en notre époque nihiliste et destructrice.
Voila ce que je retiens de ce méga-succès
d'un canadien successful in U.S en plus
de son discours qui trouve son talent
dans sa version verte en communication
au contraire de l'autre, destructrice.

La vérité ne me sera jamais si claire
qu'elle ne parait à James Cameron.
J'élaborerai toujours entre les deux.

Rafraîchissant de verdure et d'imagination,
mais pas sans feuilles mortes.

mercredi 17 février 2010

Aah-ha.

Grippe A: la sacripante s'est agrippée, au scénario mutant de panique fabriqué.


"Protégez-vous" a fouillé le dossier".

:-))
Ouais, your check is in the mail.

Marrant comment on apprend toujours
les merdes et les scandales après coup.
Jamais avant. Qu'ils soient politiques
nationaux, mondiaux universels
ou locaux de Joe Blow.
Faut tout de même donner le temps
à tout ce beau monde d'empocher
et se graisser aux dépens du peuple
endormi au gaz et mené par le bout du nez.

Et que j'te concocte une panique généralisée
à plein écran tous les jours, un recensement télévisé
quotidien du nombre de corps vaccinés
versus les récalcitrants que l'on pompent,
effraient,inscitent au rangement
dans le troupeau; venez vous faire vacciner
sinon vous serez malades et contagieux
comme des chiens galeux. La gale, la gale!

"Be one of us", sans que quiconque
ou personne ose remettre l'ordre du jour
en question ou presque.
C'est tout de même un monde!

Et que j'te tartine ça 24/24, 7/7;
systématiquement relayé par la courroie
de transmission du pouvoir. L'armada.
Efficace, ya pas à dire.

Tellement efficace qu'elle a fait infiniment
moins de morts que la grippe ordinaire ah mais
attention hein, si les zautorités n'avaient rien fait
pour la contrer c'eût été l'Hécatombe je vous dis pas.
C'est leur argument démagogique par excellence,
si on avait rien fait, c'eût été la fin du monde.
On se serait tous crevés en glaviotant
sur son prochain pour l'infecter.


Épilogue:
"On jouera ensuite les vierges offensées
via nos médias si absolument nécessaire,
pour asseoir notre pouvoir et notre pérennité
en supportant son contraire du bout des lèvres
dans un entrefilet visuel de quelques secondes,
une minute au pire".

dimanche 14 février 2010

"Avalanche" , de Leonard Cohen .


Gracieusement fourguée par JP.
Je l'en remercie et reproduit le texte ici:

"Well I stepped into an avanlanche,
it covered up my soul;
when I am not this hunchback that you see,
I sleep beneath the golden hill.
You who wish to conquer pain,
you must learn,learn to serve me well.
You strike my side by accident
as you go down for your gold.
The cripple here that you clothe and feed
is neither starved nor cold;
he does not ask for your company,
not at the centre, the centre of the world.

When I am on a pedestal,
you did not raise me there.
Your laws do not compel me
to kneel grotesque and bare.
I myself am the pedestal
for this ugly hump at which you stare.

You who wish to conquer pain,
you must learn what makes me kind:
the crumbs of love that you offer me,
they're the crumbs I've left behind.
Your pain is no credential here,
it's just the shadow,shadow of my wound.

I have begun to long for you,
I who have no greed;
I have begun to ask for you,
I who have no need.
You say you've gone away from me,
but I can feel you when you breathe.

Do not dress in those rags for me,
I know you are not poor;
you don't loveme quite so fiercely now
when you know that you are not sure,
it is your turn, beloved,
it is your flesh that I wear.



vendredi 12 février 2010

Franquin, strike two.







En même temps qu'il faut fermer la télé et la radio
il faut l'écouter et la regarder d'un oeil distant
mais intéressé, je sais pas.

Je détiendrai jamais la vérité mais j'aurai toujours
un oeil distancié de tout.

Bien à vous,

Y.

Le Chevreuil.

Un chauffeur s'est blessé sérieusement au travail,
il y a deux semaines de cela.
Un peu par sa faute et la nôtre en hiver.
Sur la route beau temps mauvais temps,
avec des barêmes de productivité élevés,
rigides et pas toujours évidents à respecter
pour rencontrer les objectifs de rendement
commandés par les actionnaires exigeant
toujours plus de profits pour les mêmes tâches
effectuées et assujetties aux aléas
des quatres saisons que nous connaissons
ici au Québec.

Les "chevreuils" sont surnommés ainsi entre nous
pour désigner les fous du volant qui tournent
les coins rond afin d'aller plus vite
et terminer le plus tôt possible
leur quart de travail ou par simple mythe
d'Icare du bitume:
plus vite, plus performant, plus fort.

Ils sont chevreuils de nature ou par orgueil,
parfois les deux en même temps mais toujours
relativement jeunes et ne dépassant pas la quarantaine en âge.
Des machines humaines. Des chèvres de montagne,
des lièvres bipèdes.Des chevaux de traie hyper-rapides.
Ils ne sont pas si rares malheureusement et la simple existence
de l'un d'entre eux suscite moults commentaires désobligeants
chez les autres doués de raison et de sagesse primaire
sans paresse aucune, je puis en témoigner.
En plus de conforter la compagnie dans
sa philosophie toujours plus exigeante
et productiviste.Ils la dépassent le temps que dure
leur jeunesse, sauf qu'ils sont trop imbus d'eux-mêmes
pour s'en rendre compte d'une part, en plus d'ignorer
qu'ils vieilliront dans le déclin de leur productivité
d'autre part.

Comment peut-on encore être
inconscient du vieillissement en 2010.
J'étais jeune et je savais déjà
que je serais vieux un jour;
d'un autre côté, je peux pas en vouloir
aux jeunes d'être de leur condition.
Damned if you do, damned if you don't.
Revenons plutôt à notre petite histoire de blessure:

C'est l'hiver, notre ami a les bottes trempées
par la neige et se retrouve en haut d'un escalier
en marches de céramique avec des boîtes
dans les bras.Sachant de son propre aveu
qu'il enjambait les marches deux par deux
par habitude, les pieds lui glissent et la tête
lui plonge en avant toute.

Tête première...
Et paf le visage sur la rampe d'escalier.
Résultat: fracture interne multiple de la mâchoire
côté gauche.Les morceaux d'os en éclisse
ont lacéré les chairs de sa joue intérieure,
provoquant saignement.

Dans le jargon québécois, on appelle
ça: "se péter la yeule en sang".
Pis ben d'aplomb.

Le mec mesure trois pommes et demi,
(environ 1m50 pas plus,mais une résistance
à la douleur qui nous a stupéfiés)
pourtant il a repris le camion en main
et s'est rendu au dépôt sans heurts
pour prendre sa voiture et se rendre
lui-même à l'hôpital de St-Jérôme
où il n'a pu être opéré le soir-même
mais le sur-lendemain.
Sur la morphine prescrite, un jour ou deux
pendant que sa mâchoire brisée enflait.

Fuck, it beats me in a sense,
but not in the other.
Il a maintenant 12 vis et une plaque
de métal pour lui recoller la mâchoire
pendant 6 semaines après lesquelles
il devra se les faire enlever.
Au manger mou et à la paille
pendant ce temps.

Please.
Prudence dans les escaliers en hiver.
Tenez bon la rampe!

Je suis solidaire de mon frère d'armes
même si chevreuil; je sais et sens la menace.
J'espère qu'il ralentira son rythme.
Ralentir. Il faut ralentir...

De toute façon il le fera malgré lui
un jour ou l'autre par le vieillissement
inéluctable de son véhicule spatio-temporel.
Alors autant le faire d'avance quand on peut.

 

Y.

mercredi 10 février 2010

Reiser











Le regretté Reiser, (tiré de l'album "Gros Dégueulasse").
Un génie du trait social,
crayonné par sa simplification fulgurante
des travers humains qui perdurent.

dimanche 7 février 2010

Solé + Gotlib= SuperDupont






Écrire m'est difficile ces temps-ci.
Je n'ai pas la flamme.
Ça m'arrive de temps en temps,
surtout en hiver avec le travail conjugué.
Bof, c'est la vie hein, faut pas trop s'en faire que j'me dis.
Tout de même, je sens une panne d'essence.
Teuf teuf. Réservoir vide.

Sur le bord d'une route quelconque je marche
vers la prochaine station avec mon bidon
en me disant:
"ça ira ça ira, je trouverai ".

Je trouverai bien une source pour faire le plein,
j'en trouve toujours une en quelque part de toute façon,
alors je m'en fais pas trop.

Tiho et Tiba arrivèrent dans le village
avec leurs grosses cylindrées assoiffées
tout en ayant conscience qu'ils demandaient
trop...

Ils durent se contenter de peu, à défaut de rien.

jeudi 4 février 2010

Une idée noire de Franquin









Franquin.

Le créateur de Gaston Lagaffe
n'avait pas que des gaffes à dire
mais aussi des constats sociaux
magistralement illustrés.

Édika et l'astigmate (bis)







Avec le poids de l'hiver canadien qui perdure,
je ressens un besoin de légèreté humoristique ensoleillée.
Et puis, pourquoi ne pas partager ma vieille collection
BD par le fait même.
Les scanners sont chouettes pour partager
une forme d'art accumulée sur les tablettes,
les tiroirs ou les boîtes, peu importe sa forme
tant que ça rentre dans le format de l'appareil
mais pas la mienne cul nu,dans un aéroport.

Fluide Glacial, Pilote et Mainmise
(ah les vieux numéros de Mainmise français!)
ont bercé mon adolescence et mes jeunes années
d'adulte dans les années 80 et 90; je les relis
et la plupart n'ont pris que peu ou pas de rides
tellement il y a de talent concentré
dans chacun des numéros que j'ai gardés.

Point de nostalgie du passé ici.
Juste un témoignage BD évolutif
d'un oeil. C'est un monde où on accroche
ou pas et je comprends ceux qui n'accrochent pas.
On est cinéphile,littéraire,picturesque,mélomane,
sculptural,bédéesque ou pas.

C'est pas le choix des arts qui manque en tous cas.
La BD est très apparentée au cinoche par
son découpage en cases. Il tient au lecteur
de faire le lien entre elles par son imagination
et le rythme qu'il suppose, s'il le veut bien.
Pour moi, c'est voir un film en pages
écrites et dessinées. Un amalgame
et une forme mitoyenne entre littérature
et cinéma demandant effort d'imagination
du lecteur.

D'autres BD à venir, sombres ou lumineuses.
Selon l'arrivage.


P.S.
Cliquer sur l'image pour une appréciation
relevée.

mercredi 3 février 2010

Soleil, Ô Soleil




                  


                De la part de Édika, from France.

mercredi 27 janvier 2010

Lu et apprécié









C'est le Goth qui m'a fait promettre de lire ce roman
pour pouvoir échanger ensuite, basé sur des faits
historiques romancés de sa majesté d'Angleterre
à l'époque de l'expédition Franklin qui voulait
absolument trouvé le passage du Nord-Ouest
sans y parvenir et après que les deux bateaux
se soient perdus corps et âmes
sans que l'on sache encore pourquoi exactement,
au milieu du 19e siècle, à travers le vécu romanesque
et hautement documenté de deux équipages,
soient les marins et officiers de deux bateaux
partis à la recherche dudit passage:

The Terror et The Erebus.

Par Dan Simmons.

Roman captivant sur près de 700 pages.
Le souffle et le rythme ne se démentent
jamais,pas plus que ses détails historiques
éclairant l'époque des conquêtes nordiques
longues et cruelles pour la gloire d'un pays
dominant-L'Angleterre- et ses marins seuls
envers la noirceur de six mois d'obscurité
versus clarté glaciale au pôle nord
et son lot de calamités à bord.

Simmons distille ici une épopée,
une ode à chaque page dédiée
aux marins et leur force tant physique
que morale envers une mission impossible,
(trouver ce putain de passage du Nord-Ouest)
tout en insérant des données cruelles voires
horribles dans le détail quotidien d'un vécu
hallucinant et gelé en permanence.
Scorbut, malnutrition, isolement extrême,
alcoolisme, froid intense,beauté sauvage,
bêtes hallucinantes,faim,soif, équipement
défaillant, inuits, chocs de cultures etc...

Le plus fort dans tout ça:
Rien ne lui a échappé, il a vu à tout.

C'est pas un roman d'horreur mais c'est horrible
par moments.Le vécu des marins tel que décrit
vaut à lui seul la lecture.
Le froid intense,l'isolement,la diminution
des vivres, la cruauté des éléments,
la mutinerie qui couve,les châtiments
envers ceux qui désobéissent.

Ça donne froid dans l'dos,
Simmons en fait une brillante description.
Il a fait beaucoup de recherches
urbi et orbi, ça parait.
Il introduit une bête mystique dans la trame,
c'est là où j'ai décroché pendant de brefs moments
mais je lui en tiens pas rigueur
tant c'est bien amené et entouré.
Je comprendrai cependant les réserves
d'éventuels lecteurs critiques.

C'est un peu Moby Dick magistralement revisité.
Pas un chef-d'oeuvre, mais remarquable
dans un genre apparenté.

Il y a des choses discutables sur la bête.
Ce qui ne l'est pas par contre,
c'est la qualité de l'oeuvre en général
qui fait paraître Stephen King
comme un élève de 5e année de secondaire
en train de faire ses devoirs, en comparaison.

Captivant par le souffle et le rythme
à défaut de poésie subjuguante quoique
par moments ça m'a élevé et éduqué.
Sans conteste un grand roman que j'ai aimé.
Beaucoup.

Merci Monsieur Simmons.

Merci, Goth.

samedi 23 janvier 2010

Sourdine obligatoire

Grande Bretagne:
8 semaines de prison avec sursis pour ébats amoureux trop bruyants.


Franchement, si on peut plus regarder la téloche
sans avoir à se farcir les orgasmes de 47 décibels
des voisins...

Pierre Karl Péladeau est un empereur.

De mes deux.
Couilles.

Profitons de la liberté d'expression.
J'attends les mises en demeure.

PKP et non fkf, or whatever the fuck you name him
est un roitelet qui veut crisser tous ses employés
dehors depuis déjà un an de conflit au Journal de Mtl,
un quotidien qui tire à plus d'un million d'exemplaires
chaque jour.

Il est venu baver sur la réunion des bonzes
économiques- copains de notre mini-nistre
Jean Charest lors de son dernier exercice
de relations publiques ô combien libéral
en venant dire que les syndicats
entravaient l'entrepreneurship au Québec.

Bon, déjà que l'exercice était plus utile
à la réélection de Patapouf Charest;
fallait que sa majesté Péladeau en rajoute.
Heureusement, il a pas trouvé écho
solidaire à sa cause. Ayant déjà une grosse
merde dans sa cour depuis un an déjà par le conflit
qui l'oppose à ses employés syndiqués
du Journal de Montréal, le monarque trouve
de bon ton de rajouter de l'huile sur le feu
en proclamant haut et fort que le syndicalisme
freine l'entrepreneurship. Haha.
Visa le noir, tua le blanc.En voulant
s'attirer la sympathie,Pierre Karl Péladeau
s'est attiré l'antipathie,voire même l'aversion
de tous les milieux.
Faut l'faire.

Bref, les voix furent unanimes ou presque
(à part le crétin de cheuf de l'ADQ intérimaire
Gérard Deltel)pour lui dire de se démerder
dans sa propre cour éprouvée.

Mets donc ça dans ta pipe, PKP.
T'as une chance là.
Sinon ton père aura failli à te transmettre le respect
des employés qui ont donné leur vie à son entreprise
et la tienne indirectement.

Ne vois-tu donc aucune famille, sauf le profit?

Évidemment on me dira: Ah mais c'est facile
de dire quoi faire et quoi penser!

Ce à quoi je répondrai:
ça fait pratiquer ma fibre de concision politique,
l'exercice en vaut la peine vu la pauvreté des leaders.
Quoi penser, je n'oserais jamais le dicter.

jeudi 21 janvier 2010

Green gift from Blue






Une plante qui m'était inconnue
jusqu'à maintenant m'a été généreusement
offerte en ce début d'année sous la forme
d'un mini-bouquin lumineux de talent 
et en même temps désespérément sombre
dans le propos.


Diamant noir d'une lucidité implacable
sur la solitude de l'homme en général
et de son auteur en particulier,
doublé d'un fabuleux talent littéraire
à l'oeuvre.


10 pages d'éclairage poétique et significatif
sur ce qui peut motiver la vie humaine
dans les dédales de ses aspirations
possibles et impossibles.
Il a raison sur tout ou presque, à mon avis.

Grande découverte,dur constat
sur un sujet discutable magistralement
rendu par une plume ayant la légèreté
et la force d'impact d'une flèche au coeur.
Sur le désir ou son absence,
la foi ou son absence,
l'énergie ou son absence
en tous cas assumés.
Un cercle complet,probablement le meilleur
texte jamais lu sur la solitude.

Mes hommages,
regretté Mr. Dagerman.

.............


Thanks to you, Blue.

Ajout.
À la demande de Sandy,
un extrait constitué des trois
premiers paragraphes,pages1et 2:

"Je suis dépourvu de foi et ne puis
donc être heureux,car un homme
qui risque de craindre que sa vie
ne soit une errance absurde vers
une mort certaine ne peut être
heureux. Je n'ai reçu en héritage
ni dieu,ni point fixe sur la terre
d'où je puisse attirer l'attention
d'un Dieu:on ne m'a pas non plus
légué la fureur bien déguisée
du sceptique,les ruses de Sioux
du rationaliste ou la candeur ardente
de l'athée. Je n'ose donc jeter la pierre
ni à celle qui croit en des choses
qui ne m'inspirent que le doute,
ni à celui qui cultive son doute
comme si celui-ci n'était pas,lui aussi,
entouré de ténèbres.Cette pierre
m'atteindrait moi-même car je suis
bien certain d'une chose:
le besoin de consolation que connaît
l'être humain est impossible à rassasier.

En ce qui me concerne, je traque
la consolation comme le chasseur
traque le gibier.Partout où je crois
l'apercevoir dans la forêt, je tire.
Souvent je n'atteins que le vide
mais,une fois de temps en temps,
une proie tombe à mes pieds.
Et,comme je sais que la consolation
ne dure que le temps d'un souffle
de vent dans la cime d'un arbre,
je me dépêche de m'emparer
de ma victime.
Qu'ai-je alors entre mes bras?

Puisque je suis solitaire:
une femme aimée ou un compagnon
de voyage malheureux.
Puisque je suis poète: un arc de mots
que je ressens de la joie et de l'effroi
à bander.Puisque je suis prisonnier:
un aperçu soudain de la liberté.
Puisque je suis menacé par la mort:
un animal vivant et bien chaud,
un coeur qui bat de façon sarcastique.
Puisque je suis menacé par la mer:
un récif de granit bien dur."








dimanche 17 janvier 2010

Passer le temps


La voix de Mark Hollis.

La beauté faite musique
telle un fruit mûr
qui pendouille au bout
d'une branche chargé
de chair, de jus et d'âme,
attendant impatiemment
d'être cueilli par la main
habile et talentueuse
d'un grand musicien.


mercredi 13 janvier 2010

Écho solidaire

Mes pensées à Haïti et son peuple,
coupés du monde encore une fois.
Un tremblement de terre...
N'en ont-ils pas déjà assez des despotes à négocier?!
Que dis-je négocier, à subir plutôt.
On peine à croire toutes les calamités qui affligent
ce pays depuis si longtemps et qui perdurent,
qu'elles soient politiques ou naturelles.
On créerait une fiction à partir de son histoire
qu'on la trouverait redondante de malheur.

Pourtant c'est la réalité.
Plutôt une partie de leur réalité,
que nous entrevoyons nous,
occidentaux gavés d'infos à travers l'oeil
biaisé de nos médias qui veulent bien
nous transmettrent ce qu'ils veulent,
tout en occultant la culture de ce peuple
pour avoir connu perso quelques-uns
de ses représentants qui irradiaient de vie.

On parle très peu de ses gens
au profit de ce qui les éprouve tout le temps.
À regarder les nouvelles,on ne voit que leurs malheurs.
Ils sont nombreux et celui-ci très grand,
mais moindres en général doivent être
ceux de ma télé transmis, au profit d'une lecture
plus sérieuse de leurs plumes incarnées.

Un honneur et un plaisir de les lire,
plutôt que les regarder souffrir.
Plus important encore:
aider concrètement via Oxfam
ou tout autre organisme d'aide
internationale digne de ce nom.
Ya qu'à googler et mettre quelques dollars
sur Paypal,un chèque ou votre crédit.

Pour Haïti.

jeudi 7 janvier 2010

"Le cri"











D'Edvard Munch.


Cette image rend à peine justice
à la véritable oeuvre du peintre-pionnier
impressionniste norvégien,
dont j'ai pu m'imprégner au MBA
de Montréal aux débuts des années 2000.

C'est une grande peinture, pas
surtout pour sa dimension géographique
somme toute assez imposante
mais plutôt par sa signification
profonde envers les individus
qui y sont confrontés.
Une fois devant, j'ai dû m'asseoir
devant la puissance d'évocation.

Un exemple universel
et personnel en peinture;
un classique punk avant la lettre
qui me met devant un abîme.

Munch est rare,
de nos jours.

dimanche 3 janvier 2010

Sans titre

Maintenant que tout le monde s'est réjoui
temporairement pendant deux semaines
tout en s'empiffrant de nourriture
et boissons diverses pour
les plus chanceux(ses) dont moi;
pendant que le tiers de la population
de cette planète coure après l'eau potable,
un autre tiers pour sa subsistance hebdomadaire
et le dernier qui se pète les bretelles
en se souhaitant la bonne année grand nez,
je me permets cette question:

Comment pouvez-vous oser
être heureux en ce monde?!

vendredi 1 janvier 2010

2010

Ça fait un peu science-fiction dans le chiffre
et les espoirs, j'avoue.
Si le chiffre a l'air, il n'a pas la chanson.

Tel que vécu en notre époque par votre
humble serviteur,c'est un incommensurable
gâchis historique et Moyen-Âgeux.
Sorry.

But don't get me wrong,
j'y ai fait de belles rencontres,
virtuellement et réellement parlant.

Deux mille dix.
MMX en romain qu'ils disaient,
à la fin des programmes télévisés.
"Ça nous fera peut-être du bien de changer la dizaine".

Yeah.
Your check is in the mail.
And we love you.
And we promise not to come in your mouth.
Suck on this new born decade and be happy
'cause: it's holliday's season, fuck hoe.

Yeah, le bonheur.
Ya pas à dire.
On va bien rigoler et pleurer, faut pas s'en faire.
Je suis pas inquiet pour l'avenir de nos plaisirs
et souffrances.

Et c'est tout ce qui compte vraiment,
l'amitié.
Chères lectrices, lecteurs,
une 2010 douce je vous souhaite.


Yvan.

mardi 29 décembre 2009

Toune pour la chaîne du l'amour



Well, she's walking through the clouds
With a circus mind that's running 'round
Papillons et zèbres
Rayons de lune et contes de fée
That's all she ever thinks about
Riding with the wind
Quand je suis triste elle vient à moi
Avec milles sourires
qu'elle me donne gratuits
It's allright it's allright she says
Prends ce que tu veux de moi
Tout...

Voler avec elle
Yeah yeah yeah
little wing

You sweet little soulmate...


samedi 26 décembre 2009

Intermède


Le cliché est bien; la photo, imparfaite.
"Love is the drug, I'm thinkin' of,
Hôôôhôôho, can't you see,
Love is ze drogue, for you and me."
Ces fleurs s'appellent communément:
"coeurs saignants" .
C'est bizarre, moi j'y vois rien
de saignant perso au contraire;
ça baigne, entre-deux fêtes.
Tout en comprenant la partition.
Les beaux petits coeurs là.
Je les embrasse sans conditions.
Forts à propos mais sujets à interprétation.
;-)

samedi 19 décembre 2009

"We'll be back after this".

Pause.

Chose certaine, j'reviendrai lorsque le Père Noël
et sa musique abrutissante auront été jetés
aux ordures,bien enterrés par les béliers
mécaniques de janvier.

Take care. Be happy. Don't worry.
It's fuckin' Christmas time after all.
;-)

J'vous laisse avec une pétition électronique
en mémoire de Copenhague,qui a accouché
d'une souris-fossile commanditée par:
Herr Stephen Harper.

mardi 15 décembre 2009

GPS Tague, poil au goulag.

En réponse à la tague de Blue.
Je serai pas joliment poétique comme elle
et Bird tout en ayant trouvé belles leurs réponses.
Vais être platement terre à terre.
J'estime ce gadget plus asservissant qu'utile
sauf pour les explorateurs qui partent aux pôles.
Encore une fois,on essaie de nous "faciliter" la vie
tout en nous soumettant au diktat
de la sur-consommation et de la technocratie
du moindre effort d'une part dans ce cas-ci,
tout en nous rendant plus dépendants
du "progrès" au détriment de notre
autonomie véritable d'autre part.
Bref, c'est se rendre davantage esclave
en ayant l'illusion d'avoir acquis une liberté
supplémentaire.

Passe encore pour ceux qui partent en voyage routier
sur plusieures centaines de km en territoire inconnu
à intervalles réguliers mais pour ceux
qui ne sortent pas d'un territoire conscrit
(c'est mon cas au boulot et en général)
it's a pure waste of money.
Perso je trouve mon chemin aussi rapidement
avec un bon vieil atlas de papier et à moindre coût
qu'un GPS.

De plus,ces appareils participent directement
à la pollution de l'espace car ils nécessitent
toujours plus de lancements satellitaires
qui laissent des milliers de débris
orbitants autour du globe.
Depuis le temps où le satellite existe,
il y en a des centaines de milliers de tailles
variables autour de notre boule.
Ça va du petit pois Lesieur au ballon
de foot et encore,on peut en remettre.

Maintenant, compte tenu de la vitesse
à laquelle gravitent les satellites et
la station orbitale -des milliers
de km/hre- on peut facilement imaginer
la force d'impact que peut avoir un
débris de la taille d'une balle de golf
sur un de ces précieux engins pour
le maintien de l'ordre planétaire,
sans parler des météorites.

Je ne nie pas le progrès réalisé
pour l'humanité et les communications
facilitées; j'essaie cependant de maintenir
mon pendule à l'heure juste,
en sachant qu'une bonne quantité
de ces satellites sont d'usage
strictement militaire.
Cette ceinture de débris en
forme de gros rond d'poubelle
autour de la planète commence
d'ailleurs à inquiéter sérieusement
nos amis américains,entre autres.

Je suis d'accord, j'ai vu mieux en guise
de départ ou d'arrivée planétaire:
"Bienvenu aux étrangers,
on est pas ben ben propres,
mais au moins quelques-uns
essaient de se sortir de la merde".

S'il arrivait une frappe
de débris soudaine envers
plusieurs satellites,stratégiques
ou non, une voie lactée
vers le chaos serait peut-être
tracée.Mais là je digresse.

Cé ben pour dire
ce qu'une simple tague
peut déclencher :-).

P.S.
Ya-ti kékun pour me dire comment s'écrit ce mot?
Une tague,une taggue, une tag?
Je favorise "tague", faute de véritable référence.

dimanche 13 décembre 2009

Sur le dyvan

Bon, revoilà une tag-touche.
Gracieuseté de Sandra et Helena.
Faut écrire 7 affirmations sur soi,
dont un mensonge.
Je m'éxécute parce qu'elles me le suggèrent
et que cela comporte une interrogation;
si c'était pas d'elles, je m'y plierais pas.


1-J'ai horreur de l'hiver, son froid et sa neige abondante.

2-J'ai horreur de l'été, son humidité et sa chaleur accablante.

3-J'ai l'intime conviction qu'il faut se connaître
soi-même avant toute chose.

4-"Les coeurs brisés, c'est pour les trous-du-cul."

5-J'aime bien tester des nouveaux produits nettoyants
en aérosol sans CFC pour m'éviter d'avoir à frotter
ma baignoire pendant 30 minutes comme un abruti.

6- Je dévore les bouquins à la vitesse grand V.

7-Je suis un solitaire sociable.



À quiconque de jouer s'il en a envie mais
j'aimerais bien lire lui et elle et elle et lui...

vendredi 11 décembre 2009

Court-circuit

C'était une nuit comme bien d'autres.
Avec ses rêves fous sans queue ni tête,oubliés dès le réveil.
Jusqu'à ce qu'une interruption de courant
intervienne,me tirant de mon sommeil
séculairement léger par un bip sonore
électro-ménager à environ 02:00 am.
Me lève bouffi à demi, soudainement debout
mais encore "couché".

Je vois l'ordi qui s'allume tout seul à la reprise
presque instantanée du jus électrique tout en émettant
des sons que je n'avais jamais entendus auparavant.
"Pîîp pîîp pîîp"...
Un peu comme le petit frère électrique
de Mandibule dans la Ribouldingue
qui se serait immiscé dans ma tour
informatique pour me solliciter ou me narguer.
Je prends pourtant bien soin de tout éteindre
avant de rejoindre mon grabat chaque soir.

"Pîîp pîîp pîîp" d'ordi,
en pleine crisse de nuitte.

"Kossé ça encore "; pensai-je.
Avec le recul, je sentais inconsciemment
qu'un caca majeur se préparait.
La matière brune et grumeleuse
était en gestation.

J'essaie d'éteindre ou de redémarrer
manuellement voyant que l'écran reste noir
mais rien à faire, la machine s'active et reste
désespérément à "ON" pour je ne sais quelle raison.
Sur le coup et pendant quelques instants,
j'ai cru à un esprit malin s'étant emparé
de mon attirail virtuel sans mon assentiment
vu que je n'avais aucun contrôle sur la situation.
J'allume la pièce pour faire lumière
sur cette nébuleuse affaire.

Hypothèse rapidement réfutée lorsque...
Piip piip piip...

PAF !

Détonation électrique digne d'un calibre .22
dans un appartement. La voisine a peut-être
pensé que je voulais en finir avec la vie en me
flambant la cervelle:
"Adieu monde cruel, je n'en peux plus:
POW!" :-)

Socialement solidaire comme je la connais,
elle s'est sans doute soucié de mon état
comme son plus ancien sous-vêtement.
Un "paf" sec et électrique, sans la combustion
d'une poudre mais avec un certain coffre.
Une explosion électrique(ek le mini-nuage de fumée
comme au cinéma) et l'odeur de fils cramés
plus tard, je compris qu'il s'agissait du boîtier
de distribution électrique qui avait sauté
dû à une surcharge de tension électrique
après interruption/reprise de courant.

Merci Hydro-Québec.

Après une coupure, le courant électrique rétabli
peut être trop fort et provoquer une surcharge;
c'est ce qui s'est produit dans mon cas,
mon distributeur a sauté.
Dans mon insomnie, j'entrepris le démantèlement
de la boîte et ses débranchements multiples
sans trop de difficultés pour la remiser
dans un sac et me recoucher.

zzzz deux heures plus tard.

Le lendemain j'acquéris une autre boîte
électrique et appelai deux technos
qui me dirent à peu près la même chose
et que je reproduis pour le bénéfice
de ceux que ça peut intéresser:

"Quand t'entends ce: biip bip biip
après une interruption (une panne )
et que tu vois ton ordi travailler
sans raison, débranche-le.
Branche jamais ta tour directement
dans une prise murale,sinon prépare-toi
à des dépenses, à moins d'avoir une bonne barre
et t'as été chanceux d'avoir rien perdu de tes
données ".

Une barre de quoi, lui demandai-je.
De protection, me répondit-il.
Barre-toi.
Tu l'as dit, bouffi.



lundi 7 décembre 2009

Nuages sur la ville - de Simon Galiero.


Robert Morin, Jean-Pierre Lefebvre,
Téo Spychalski et Marcel Sabourin
sous une seule et même férule.

C'est un plaisir qui ne se refuse pas.

:-)

samedi 5 décembre 2009

"Nuages sur la ville 2 ".



Un film qui nous a plu, surpris et questionné
ma compagne cinéphile et moi malgré
mes réserves qui n'ont en rien terni
mon plaisir.
Il m'habite encore,c'est pour dire.
La somme de ses qualités nombreuses
dépassent de loin les quelques défauts
que j'ai pu y trouver moi,
humble cinéphile.
(Pardonnez Blogger et son format parfois
non-respectueux de la mise en forme
du texte)
Ce premier long-métrage de Simon lui a valu
le Grand Prix Focus 2009 du meilleur film canadien
lors du dernier Festival du Nouveau Cinéma
de Montréal, en plus de s'être mérité l'an dernier
le Jutra du meilleur court-métrage avec
"Notre prison est un royaume".
Feuille de route enviable en début de parcours
pour ce jeune cinéaste qui propose ici un film
ambitieux,original et assez singulier malgré
le peu de moyens mis à sa disposition.
Respect.
Envers l'ex-critique cinéma devenu cinéaste,
co-fondateur de la revue électronique
Hors Champ mais surtout,surtout;
une vision personnelle se dessinant
sur pellicule, un drame ironique
en même temps qu'une chronique
désenchantée susurrant positivement
un air jamais entendu
sur notre époque troublée.
En noir et blanc serviteur d'une vision,
sans l'asservir ou magnifier ses intentions.
En gros c'est l'histoire d'un écrivain en panne
d'inspiration et de motivation,
(Jean-Pierre Lefebvre,cinéaste émérite)
déconnecté fonctionnaire en conflit
inter-générationnel,s'apprêtant
tant bien que mal à recevoir un hommage
posthume pour son oeuvre littéraire.
Moment-cinéma existentialiste à tiroirs,
lucide sur notre époque. Faut être prêt
à respirer ample pour le recevoir.
Mise en scène sobre et onirique à la fois
dans un noir et blanc révélateur.
Très belle photo de Nicolas Canniccionni.
Maîtrise du dialogue évidente,
et fin renard pour son casting. ;-)
Dérive de survivants pris avec la perte,
la désillusion et l'incommunicabilité
inter-générationnelle,doublée
du désenchantement de l'artiste
face au peu de place faite à la culture
dans notre société.
Jouissive scène de l'éditeur Marcel Sabourin,
-bougre d'acteur que l'on voit trop peu désormais
et qui sait habiter totalement un personnage en
quelques minutes à peine-.
Je l'adore,un grand méconnu.
Mandibule dans la Ribouldingue. :-)
Pour paraphraser Robert Morin-le-cinéaste-
que-j'aime-beaucoup et dans ce film acteur
d'un naturel impressionnant(photo du billet):
Les loosers qui survivent sont des gens
qui s'accrochent à un idéal improbable qui dépasse
toujours ou presque celui de ceux qui "réussissent".
Ce fut un grand plaisir pour moi(et l'autre)
de faire la connaissance des préoccupations
personnelles de l'auteur Galiero sous la forme de:
"Nuages sur la ville".
Merci Simon.
P.S. À l'affiche du cinéma Parallèle, maintenant.

La vie incarnée.

Je n'attends rien de la journée qui s'annonce,
mais demeure ouvert à ce qu'elle a à m'offrir.

Demain je l'ignore, hier je l'ai vécue.

mardi 1 décembre 2009

À propos de la mort.

Chaque fois que j'ai dû y faire face par les chemins
détournés des proches de mon âme ou de mon sang
qui me quittaient définitivement elle m'a glacé,
cette inconnue inéluctable.J'ai peine à imaginer
le devoir imposé de l'adieu ultime à ceux
que j'ai aimés et aime encore.

Chaque fois elle me ramène vers la terre
et sa confondante finalité à laquelle nous
devrons tous nous mesurer un jour ou l'autre.
"Imagine l'instant de ta propre mort
et vois ce dont il s'agit."
Me rappelle plus où j'ai lu ça ni de qui c'est,
mais ça fout les jetons p'tain.
Chaque fois que j'essaie d'expérimenter
cette phrase en pensée j'ai un vertige
pas possible qui me renvoie illico vers ma vie présente.
C'est fou et c'est presque impossible à imaginer
tant qu'on est vivant, sauf que j'entrevois
bien la pertinence de cette phrase,
étant témoin vivant de la mort
présente à tous les jours ou presque.
Même si je voulais la nier de tout
mon coeur elle me reviendrait
en plein visage.Inéluctablement.
Autant essayer d'y faire face ou
du moins tenter de l'apprivoiser.

Si j'aimais pas tant la vie, peut-être
pourrais-je mieux voir de quoi il s'agit
avec elle je sais pas trop ou ne veut pas trop
le savoir, je suis pas suicidaire de nature alors...

Alors ça reste une question difficile et en suspend
à laquelle je réféchis sporadiquement;
étant vivant, j'aime mieux le week end
et ses promesses de vie parfois factices
plutôt que la mort parfois certaine en semaine.

À la question:
"Crois-tu en Dieu?"
Je réponds:
"Je ne sais pas".
Je suis agnostique à défaut de révélation suprême
ou de découverte scientifique éprouvée.
Je n'ai ni la preuve irréfutable, ni la prétention sublime
pour affirmer que Dieu existe, ou pas.
Mais encore, qui est ce possible Dieu?

I just don't know now.