jeudi 7 janvier 2010

"Le cri"











D'Edvard Munch.


Cette image rend à peine justice
à la véritable oeuvre du peintre-pionnier
impressionniste norvégien,
dont j'ai pu m'imprégner au MBA
de Montréal aux débuts des années 2000.

C'est une grande peinture, pas
surtout pour sa dimension géographique
somme toute assez imposante
mais plutôt par sa signification
profonde envers les individus
qui y sont confrontés.
Une fois devant, j'ai dû m'asseoir
devant la puissance d'évocation.

Un exemple universel
et personnel en peinture;
un classique punk avant la lettre
qui me met devant un abîme.

Munch est rare,
de nos jours.

15 commentaires:

gaétan a dit...

La première fois que j'ai vu une reproduction de cette oeuvre c'était dans le hall d'entrée d'un club social à Fermont où l'alcool et les cha-cha étaient fort populaires.
Après ça on dira que la culture n'existe pas dans le grand nord :-))
Sans blague cette peinture m'avait assez touché pour que je fasse des recherche pour en apprendre davantage sur son auteur et la représentation de cette toile.

* a dit...

ouais, c'est lui qui avait dessiné la pochette de "au delà du bien et du mal" de frédric nitch..
y'avait un moustachu dessus, de profil, qui regardait toute une gamme de bariolations de couleurs..

"un océan de formes dont le fond insondable faisait boule de neige avec tout ce que vous auriez pu savoir si vous aviez été autre chose, ailleurs.." (archives perso)

* a dit...

(sans rire, l'est vraiment pas marrante cette peinture.

anne des ocreries a dit...

C'est une des plus belles oeuvres que je connaisse, c'est rien de dire qu'elle est vibrante, c'est encore plus que ça. Et meilleurs voeux, au fait.

helenablue a dit...

Très belle oeuvre oui, d'une rare intensité, elle m'a fait le même effet qu'à toi, pour tout dire! Lui et Bacon m'ont vraiment remuée...

RAINETTE a dit...

l'ai jamais vu en réel, mais c'est très angoissant de voir le personnage se mettre les mains sur les oreilles. On perçoit très bien que c'est pour tenter d'atténuer des voix intérieures et non extérieures, et sachant que ça ne change rien, ça me donne le frisson. Avait-il de l'acouphène, ce n'est pas impossible, il me semble qu'on a fait des recherches là-dessus il n'y a pas longtemps. J'ai gougoulé et rien trouvé.

Et les couleurs du ciel, ce rouge orangé, très puissant.
Kiss mon beau Ivan le Terrible dit Yvan le dyvan

RAINETTE a dit...

... pas nécessairement des voix intérieures mais des bruits.

s.gordon a dit...

(Époque lointaine. Intérieur. Jour, soir, nuit, whatever : une cuisine peinte en bleu marine bien profond (quatre ou cinq couches que ça avait nécessité - m’en souviens plus - et bonjour le découpage affreux). J’ai mangé devant ce Munch pendant une année entière (il était accroché en face de la table) et j’ai jamais eu de problème de digestion. Ça m’étonne encore.)

Un cri plutôt troublant en effet.

Ça explique peut-être mon penchant pour les tableaux tissés kitsch.

Yvan a dit...

Ché pas comment t'as fait Sandy
pour manger devant ce Cri
tous les jours. ;)

Une beauté terrifiante censée
représenter l'homme moderne
emporté par une crise d'angoisse
existentielle.
Munch aurait écrit à son sujet:
"Je me promenais sur un sentier
avec deux amis-le soleil se couchait-tout d'un coup le ciel
devint rouge sang-je m'arrêtai,
fatigué,et m'appuyai sur une
clôture-il y avait du sang et
des langues de feu au-dessus du
fjord bleu-noir et la ville(Oslo)-
mes amis continuèrent,et j'y restai,tremblant d'anxiété-
je sentais un cri infini qui
se passait à travers l'univers."

Yvan a dit...

Meilleurs voeux aussi,Anne.

Cette toile vibre tellement
indeed.Elle est irradiante.
Difficile d'écrire sur ce
qui nous remue profondément.
Munch en a fait plusieures
versions,sans doute parce
qu'elle le dépasssait
en plusieures dimensions,
peut-être.

L'être humain face à face,
avec sa propre existence
qu'il voudrait dépasser
dans son environnement proche
sans y parvenir.
L'art permet cela,sans mots.
Dépendamment de sa forme.
Si beau.

Comme une fenêtre sur l'âme
de ses plus illustres
créateurs et une des
seules vérités qui le sauvent
du néant parmi d'autres
vérités parce qu'elle ne
vient jamais seule la salope,
entre autres.

Yvan a dit...

Erreur corrigée:
Munch expressionniste,
non pas impressionniste.
Il a d'ailleurs marqué
cette vague en étant un
de ses instigateurs.

Patrick Duval a dit...

Tout ce que je vois, c'est un kid qui a frette aux oreilles... mais moi, faut que je vous dise, je suis crissement inculte.

Yvan a dit...

Lyes!
C'est un cri de douleur
à cause d'engelures.

Yvan a dit...

Qui vaut environ 50 millions US
et la même somme pour sa Madone.

Yvan a dit...

Peu m'importe leur prix
dans l'fond,elles n'en ont
pas pour moi.
Leur accessibilité profondément
artistique fait foi de leur profondeur à travers le temps,
ce jalon risible.