jeudi 12 août 2010

Notre galère prend l'eau.

Canicule historique en Russie.
Inondations historiques au Pakistan.
Premiers six mois de 2010 les plus chauds
jamais enregistrés sur le globe et j'en passe
tant la liste est longue.
Ce ne sera jamais faute d'avoir été avertis pourtant.
Lisez Ivan Illitch si vous en avez l'occasion.
Combien de mises en garde et études scientifiques
rigoureuses se sont accumulées depuis des années
en même temps que la disparition d'espèces végétales
et animales pendant que notre inconscience collective
et notre fuite vers l'avant se poursuivaient?

On commence tout juste à goûter les résultats
d'expériences destructrices diverses
qui se perpétuent ad nauseam
par la consommation mondiale de pétrole
qui augmente au lieu de diminuer.
Pis j'parle pas des marchands d'armes
qui nourrissent les guerres, ni des pharmaceutiques
qui utilisent l'Afrique comme cobail.

Alarmiste moi?
Hmmm...
Je dirais plutôt réaliste.
Le "léger" problème étant que nous nous sommes mis
dans l'éprouvette en ignorant consciemment
comment l'expérience allait se terminer.

Va falloir souquer ferme moussaillons!
Écopez, écopez!
Cadence d'attaque!
Mais souquez bon sang!
PomPomPomPom!
Résonnez timbales!
Qui m'a foutu des mauviettes pareilles?!
Z'avez d'l'eau d'vaisselle dans les veines ma parole!

Cadence d'éperonnage!
J'veux voir vos tripes sur la mer
par vos rames interposées!

Plus vite le tempo timbalier!
PoPoPoPoPoPom...

We're in for the final ride!

mardi 10 août 2010

"Eul Corbeau pis le R'nârd."

Suite à l'invitation lancée à mon endroit chez Mistral,
j'offre mon essai ludique en argot québécois
sur cette fable dont la forme originale sera
parfois malmenée à mon grand dam j'ai bien peur.



Une fois ct'un étourneau qu'yavait
un fromage-qui-pue dans yeule,
perché su'a branche mais bon,
yavait pas d'dents donc c'était son bec en fait.
(Ce pourrait être une autre histoire arrêtez
de m'faire niaiser à la fin!)
V'là ti pas un r'nârd affamé qui r'nifle l'odeur
du fromage d'enfer pis qui décide 
deul beurrer ben d'aplomb pour l'avouère.

"Aille toé mon bel oézau nouère,
cé tu qu'té beau comme cé pas permis?!
Té tellement beau, beau pit d'amour.
Si tu chantes aussi ben qu'té plumes
r'luisent au soleil, tu vas m'aveugler!
Té le Roi des Branches et du Sapinage!
Chante pour moi Corbeau!

Ni un ni deux, criss.
Ça pas pris deux secondes
pour qu'il roucoule comme
un pigeon en desserrant l'bec:
Croouuu Croouu!

Et hop eul fromage dans yeule
du R'nârd qui s'enfuya en riant
à gorge déployée pendant qu'eul
corbeau full fru gerbait sa frustration:

St-Simonac de Géribouère
de Cinqsixboîtes de Tomatesvartes,
mon fromage, tabarnaaaaa...K?....Che?

Eul prochain ne sera pas bientôt,
jeul jure!

"Apprenez que tout flatteur vit aux dépens
de celui qui l'écoute"...


Faut se méfier des licheux(ses) de bottines,
et des siphonneux(ses) d'énergie de tout accabit.

Trois temps après la mort d'Anna





Écrit et réalisé par la cinéaste québécoise Catherine Martin 
dont c'est le troisième long-métrage après Mariages(2001)
et Dans les villes(2006).

Après la mort tragique de sa fille unique
Anna,retrouvée assassinée par un inconnu,
Françoise se réfugie dans la maison
de ses ancêtres maternels en Kamouraska
pour y vivre seule son deuil.
Son chagrin est intense, profond.
Sa vie n'ayant plus de sens elle rencontrera
cependant un homme bienveillant
qui la secourra, in extremis... 

En dire plus gâcherait un peu le plaisir.
J'en ai eu beaucoup lors de ce premier
contact avec l'oeuvre de Catherine Martin.

Comment vivre après avoir perdu un être cher?
La perte d'un fils ou d'une fille unique
est probablement la plus grande peine
que peut subir un être humain.
N'est-ce pas un impact qui s'apparente un peu
à l'annonce de sa propre mort prochaine
pour cause de maladie incurable?

Par analogie,
un tel deuil ne ressemble-t-il pas un peu
à un infarctus spirituel où une partie
de notre coeur meurt à jamais?
Aucun père ni mère ne veut survivre
à la mort de l'un de ses enfants.
On préfère ne pas y penser en occultant
cette possibilité qui déjoue les statistiques du temps,
cet ennemi commun.
Pourtant elle frappe, n'importe qui
n'importe quand. La Faucheuse,
confortablement assise dans sa chaloupe
sur sa mer noire à elle, tendant sa ligne
au-dessus de nos têtes sans discrimination.
C'est une pêcheuse très douée,
elle rapporte du poisson chaque jour
en quantité.
Que reste-t'il après, sinon l'art
et la solidarité entre les êtres
pour aider à mieux vivre
et donner un sens à l'absurde?

On aura compris que la mort me fascine
autant que la vie, les deux m'étant indissociables
en permanence.
Entre les deux je dépose délicatement l'art
sous toutes ses formes afin de mieux vivre.
C'est le genre de réflexions qui me sont venues
à l'esprit après le visionnement de presse
auquel on m'a gentiment convié hier matin,
tout en croyant aussi que c'était le message
subtil de la cinéaste envers le spectateur.
Très délicat de sa part.

Concision personnelle maintenant:

Drame intimiste au rythme lent
qui respire profondément et sobrement.
Andante contemplatif ma non troppo.
Dialogues rares et clairsemés de manière significative;
musique quasi absente, sauf en deux endroits
autres que la très belle scène d'ouverture
sur un extrait du quatuor no 15 en la mineur
de Beethoven. Excellent travail sur le son
et la direction d'acteurs...Très talentueuse
Guylaine Tremblay qui porte en elle
une bonne partie du film tant par l'abîme
de douleur exprimé sans mots et son jeu
que par le regard personnel porté par la réalisatrice
sur le deuil et l'art probablement salvateur.
François Papineau joue Édouard sur la même tonalité,
en accord avec tout le reste du film. Sobrement.
Le film n'est pas parfait, mais le rendu à l'écran
porte définitivement une signature.
Celle de Catherine Martin.
Un film nécessaire et de grande qualité,
prenant le temps d'exprimer son interprétation de la mort,
du deuil et de la perte que seul l'art
et un retour aux sources subjectif et personnel
à chacun réussit peut-être à combler.
  

Distribué ici par K-Films Amérique,
le film prend l'affiche en salle
ce vendredi 13.

jeudi 5 août 2010

Bravo Anne!

Comme ça paf tout d'un coup,
la nouvelle tombe comme un bulbe littéraire
à retardement qui se fera attendre
jusqu'à la mi-août avant de fleurir,
à moins d'être présent ce soir
aux Correspondances d'Eastman
puisqu'elle leur a cédé ses droits.

Anne des Ocreries est lauréate
ex-aequo avec quatre autres
récipiendaires cette année.
À l'heure où j'écris ces lignes,
Venise a probablement déjà
accepté le prix en son nom.

C'était pour Anne une première,
deux fois:
-Première participation à un concours littéraire.
-Première contribution aux Correspondances.

J'appelle cela "frapper fort drette en partant".
Elle s'est bien gardée d'en parler
avant la bonne nouvelle, héhé.

En attendant pour vous mettre en appétit,
invitation est lançée de lire la nouvelle
qu'elle a pondue sous le titre
"L'hôtel", chez Blue.
C'est le 6e texte parmi
d'autres talents exprimés
à cette occasion.

Bonne lecture.

samedi 31 juillet 2010

Le frère Toc

Les fantastiques années à venir!


Ya toujours kékun en kek part pour prendre soin de votre pognon.

Deux amis participent à une fête organisée
par un milliardaire.
Le premier dit:
"Wow! T'as vu cet endroit?!
Ce mec peut s'acheter tout ce qu'il veut!"
L'autre répond:
"Oui, mais je possède quelque chose qu'il n'aura jamais."

-"Quoi donc?"

-"Assez."



Certaines personnes ont trop d'argent,
d'autres volent à la pointe d'un stylo bille,
d'un revolver ou de belles paroles.
Entre les deux il y a le peuple-tampon
qui se démène comme il peut,
pris entre deux races:
les Grands et les petits voleurs.
Fournissant d'une main le coussin financier
sur lequel les premiers s'évachent pour fumer
le cigare de leur excès, l'autre main dans sa poche
pour donner directement aux seconds.

Ceux-ci sont de pâles copies des premiers
qui leur ont donné l'exemple à grande échelle.
Ils sentent que quelque chose leur échappe
et essaient de combler avec un morceau
de matière propre à menacer autrui.

This is the world I live in.
Un monde mensonger et voleur
dans lequel j'essaie de me démerder.
J'ai cependant un peu plus d'empathie
pour les petits que les Grands voleurs
même s'ils sont cousins, parce que plus
aisément "récupérables" à mon avis.
Je parle ici de ceux qui utilisent
des armes ou un prolongement quelconque
de leur corps, ils ont plus besoin d'aide
qu'autre chose.
Ceux qui utilisent leur langue bien tournée
se rangeraient plutôt dans la catégorie des:
"moyens voleurs en voie de développement"
à bien y penser.
J'en veux pour preuve cette expression:
"C'était un moyen voleur, il m'a soutiré 100 dollars
de plus de ce que ça valait!"

Tout a un début, ya de l'espoir pour tous:
ça commence par 10, 100, 1000,
10000, 100000$.
Puis ça monte ça monte allez on arrête pas là,
foutre non je suis trop bien parti, j'ouvre une banque!
Le plus dur à faire c'est le premier million,
après ça roule ma poule,  you're in business.

Les Grands pour leur part n'ont besoin
que d'employés soumis en-dessous d'eux
(la pyramide de la délégation)
tout en ayant la ferme conviction tordue
que ce qu'ils ont gagné est juste rétribution
de leurs "efforts" malgré l'aide reçue
de contacts haut placés conjuguée ou non
à leur langue bien pendue.
Les Grands ont souvent aussi toute une "famille"
derrière dans le présent et avant eux dans le temps.
Question d'éducation que j'escamote un peu
vu l'ampleur du sujet que j'essaie ici de résumer.

Une exclusion remarquable:
Les voleurs de banque n'exerçant aucune violence
pendant leur larcin et redonnant en grande partie
leur butin dérobé.
Le Grand Voleur volé par plus fin que lui.
Admirable voire poétique.
Ils doivent être rarissimes mais je tenais à garder
une toute petite porte de coffre-fort ouverte au cas
où un Robin des Villes pointerait le bout de son museau.
Hautement hypothétique j'en conviens,
mais le seul respect de la première condition
m'imprimerait un sourire en coin sur le visage
faute de preuves pour la redistribution.

De toute façon, l'important pour moi
est de me rappeler ceci:

"Derrière chaque grande fortune se cache un crime".

Honoré de Balzac.

Nous allons tous vers l'aventure.

mardi 27 juillet 2010

Ces rires sonores

Les rires d'un enfant près de nous
sont encore plus perçants
que les rayons de soleil traversant
les nuages pour atterrir sur nos visages.
Ils sont musique incarnée par la légèreté
de la voix humaine renouvelée,
poursuivant ainsi notre aventure
à travers les générations.
Ils la poussent en avant de leurs prédécesseurs,
one musical step further,no matter what.
Ils sont le prolongement d'un rêve entre deux êtres
qui s'aiment, malgré tout le bruit et la destruction
que notre monde actuel peut semer et entretenir.

.....

On veut souvent les mômes coûte que coûte
à tout prix, ou par accident de passion.
D'accord, mais à quel prix de l'héritage
légué et/ou accidentel?

J'observe autour de moi que le don de soi
et l'abnégation absolument nécessaires
à cet acte sans retour ne font pas
toujours partie du processus décisionnel,
une fois constaté le sacrifice
quotidien de l'éducation d'un enfant
et du chapeautage que cela implique.
Il est difficile de mesurer son ampleur
avant la naissance mais les traits
de caractères et maladies génétiques
peuvent ou ne peuvent pas se perpétuer,
autant que les ressemblances physiques.

On ne peut qu'imaginer cette ampleur,
c'est d'ailleurs ce que la plupart font.
Le vivre est une autre histoire
puisqu'on ignore en partie
jusqu'à l'accouchement si la progéniture
est "saine" ou "archi-saine" puisqu'il existe
une bonne part d'imprévu contre laquelle
peu sont préparés, malgré la belle grossesse.
L'important n'est-il pas de mettre au monde
un bébé en santé?

(...)

"Ah vous aimeriez quoi chers
parents en devenir?"

-Un bébé en santé!

-On vous le souhaite de tout coeur!


L'engeance; cette racine naissante
qui deviendra fleur, ronce ou entre les deux,
dépend d'une part des guides donnés
puis du libre-arbitre qu'ils se forgeront en vieillissant.
Mon expérience personnelle me dit que l'être humain
est fleur ET ronce; capable du meilleur et du pire
malgré l'éducation reçue: bourgeoise, prolétaire
ou entre les deux et plusieures autres.
Je peux me tromper hein.

Quoiqu'il en soit il en faut du courage,
de l'amour et des souhaits pour procréer
et éduquer. De la sensibilité et de l'écoute aussi.
Je suppose que le premier de ces attributs
se trouve plus facilement, lorsque les deux suivants
sont omniprésents.
C'est souhaitable dans tous les cas mais pas une condition,
à voir ce monde qui se perpétue, héhé.

Anyway, :-)
en cette belle journée d'été,
je fais un câlin à tous les parents aimants
et respectueux qui n'infantilisent pas,
tout en persistant.


Happy summertime.

mardi 20 juillet 2010

Ces temps-ci...

Ce que j'aime ne me paie pas et est trop absent.
Ce que je n'aime pas me paie et est trop présent.

"Monsieur, vous avez exactement dix minutes pour nous parler de l'Amour".







Ou comment un court-métrage de 4 minutes 50 secondes
peut être aussi significatif qu'un long-métrage.

Gracieuseté d'un poète, par l'intermédiaire d'un ami.
Poète.

vendredi 16 juillet 2010

Amen petroleum, homo sapiens connardus




L'image et le texte "scannés" ci-haut
ne sont pas neufs,ils datent du mois d'avril dernier
mais sont quant à moi
toujours d'actualité à la lecture de la dernière nouvelle
émanant de la désormais célèbre compagnie FSBP:
Foireuse Suprême Britiche Pétroléume.
BP : Bien Poisseuse et Bien Pourrie.

"La fuite est arrêtée!"
Wow, déjà?!
Quelle soi-disante bonne nouvelle.
Remarquez, elles peuvent changer de nationalité
et de nom au gré du vent et des frontières;
les pétrolières se branlent bien 
de toute géographie par leurs tentacules mondiales
en accord avec les politiques en place.
Place à l'énergie.Place à l'or noir. 
Dégagez les bouseux, on fait ce qu'on veut.

Leurs forages non-protégés d'un puits de secours
en grande profondeur sont mille fois pire
quand ça foire, un million de fois 
quand tout ce qu'on essaie de me faire avaler
par la pub mensongère, privée ou étatisée est
qu'ils font tout pour que ça cesse.Come on.
Tsé Chose, prends ton osti d'trou,farme ta yeule
pis ramasse ta marde minimum, pollueur-payeur.

 Ouais. Votre chèque est à la poste.
Sales opportunistes qui vous achetez une sortie
privée tout en exerçant le pouvoir public avec nos deniers.
Ils font la guerre à la terre tous les jours sans scrupules.
Exclusivement à la recherche de leur profit, coûte que coûte,
peu importe le prix. 

Autant de bites internationales défonçant le trouffion d'un pays,
d'une province ou d'une municipalité par gouvernements
consentants interposés,corrompus et rompus aux profits
ou à la gloire personnelle ayant un penchant pour...

"Bend over Baby... I'll drive"...
Don't worry you know, just keep on workin' as usual.
Nothin' happens or nor it seems
Produce income tax and taxes.
You are tax payer, let's keep it this way.
If you protest, do it quietly 'cause we might
hit you on the head with our sticks
or take you to an improvised jail.

Go out in stores, buy everything you want.
Work, live quietly and procreate other tax payers.
We know how to take care of business,
that's why you vote every 4 years,
it's written in the book, here.

The book shows the way.
Follow the book.


Sauf qu'il faudrait pouvoir s'habiller
comme on veut, devant n'importe qui
et n'importe quoi en 2010.

Pourquoi le costard-cravate bénéficie-t'il
encore d'un préjugé favorable quand je sais
qu'une proportion certaine de bandits
le portent?!

Le complet-cravate est-il encore pertinent
et/ou crédible en 2010?
C'est la question. That is the question.
À regarder ces trois têtes de noeud
la question se pose.
Doutes.

Marionnettes à la solde?
Pantins désarticulés?
Sinistres porte-voix manipulés?


Ho,hey...
Ohé.







jeudi 15 juillet 2010

Amen Petroleum (2)

Avale allez, avale la balle qui t'es renvoyée,
consommateur effréné qui court.
Tant qu'on touche pas à ton portefeuille
t'es prêt à t'agenouiller silencieusement
devant les puissants.
T'es pas fait pour la liberté
mais pour la soumission, Ducon.
Allez, soumets-toi docilement.
Une illusion réconfortante
est toujours mieux qu'une vérité
dérangeante n'est-ce pas?

Abdique, pendant que les paiements
de ton hypothèque, de ta grosse télé,
de ta piscine hors-terre et du dernier BBQ
à la mode passent dans ton compte en banque.
Les années où tu seras le plus productif
seront consacrées à cette tâche
que tu t'es donnée par choix.
Endetté à vie dans ta fuite vers l'avant.
Nourris-toi de tes propres chimères et illusions,
reclu dans ton coin de gérant d'estrade
personnalisé et silencieux.
Héritier d'une génération
qui a tout baisé et dicté.
Votant pour elle-même des retraites dorées
sur le dos des générations futures
qui devront tôt ou tard en payer la facture.

Le règne de l'huître nombriliste
et vieillissante bat son plein.
On a pas fini de payer pour les boomers
dirigeants et vieillissants.
La démocratie des "vieux" a déjà commencé
et ils veulent pas crever en plus;
se croyant toujours jeunes et branchés pour la plupart,
niant le fait qu'ils soient vieux, dépassés et en retard.
Je le serai moi-même tôt ou tard;
en attendant on les aura à la traîne
pour au moins 10 ans encore.
La mathématique des nombres donnant raison
au plus petit dénominateur commun.

Fuck, pourtant yen a pour qui j'ai de l'amitié sincère
mais ils sont peu nombreux malheureusement.
Faudra un gouvernement qui les fera payer
pour leurs services de gérontologie.
À la carte et à leurs frais.
Ce n'est pas aux jeunes travailleurs de moins en moins
nombreux de défrayer les coûts de leur vieillissement
mais à eux-mêmes.
Eux sont plus que nombreux, ils ont bien profité
du système qu'ils ont façonné à leur image
les baby boomers;
qu'ils s'arrangent entre eux ou paient la juste valeur
de leur jeunesse devenue vieillesse et
par laquelle ils ont profité de tout sans vergogne.

Le juste retour du balancier commande aussi au nombre.
Vu ce qu'ils nous lèguent de merdes en tous genres
par leur faute, ils doivent payer individuellement.
Je paierai ma part pour ma mère et mon père.
Pas plus.
Les autres devront fouiller dans leurs poches
et leurs ressources personnelles à mon humble avis
mais ce n'est présentement pas le cas étant donné
les paiements faramineux déjà effectués pour
les maintenir en vie.
Je veux bien croire à la transmission du savoir
et de l'expérience à travers les générations
mais ya des limites qu'ils sont en train de franchir,
vu leur nombre majoritaire.
Tout parti politique sous-entendant le contraire
n'aura pas mon vote et je m'emploierai à les discréditer
quand bien même mon épée de mots ne ferait
que fendre l'eau malgré la tendance.

samedi 10 juillet 2010

La constance du jardinier.

C'est le titre d'un roman de John Le Carré:
"The Constant Gardener", que je n'ai pas lu.
(Je n'ai lu que "La Taupe" de cet auteur
qui m'avait bien botté à l'époque par sa plume
tranquille mais omnisciente au contraire
d'un Ludlum plus tapageur et sensationnaliste.)

Le film est signé Fernando Merelles,
réalisateur et producteur brésilien
à qui l'on doit "Blindness" récemment
et "Cidade de Deus"  plus anciennement.
Ce film: "Cidade de Deus" est un must see
pour les cinéphiles à mon avis.

Un film qui torche dans les favelas
à propos des favelas et leurs dirigeants éphémères.
C'est d'une crudité,d'une lucidité et d'un réalisme
très prenants sur grand écran.
Faut expérimenter ce film,même sur sa télé.
Sa réputation a en quelque sorte guidé
ma sélection si je puis dire.

Adapter Le Carré au cinoche n'est pas chose facile.
Plutôt casse-gueule comme entreprise mais au final
il s'en sort plutôt bien malgré quelques faiblesses
tout en donnant le goût de lire le livre.
Le premier tiers du film est un peu laborieux
et tourne les coins rondement avec son
histoire d'amour à laquelle on s'attache
pas vraiment, mais la suite se reprend
de belle façon et nous garde dans le giron
de l'histoire aux résonances universelles
pharmaceutiques et personnelles.

Sens de la mise en scène,
manipulation de la caméra,
traitement de l'image et musique aidants.

La fin est très belle, poétique.
Originale, inéluctable
et significative.
Film prévisible dans son imprévisibilité
ou l'inverse, avec des acteurs
en forme d'acteurs en forme.
Belle direction d'acteurs justement.
Ralph Fiennes et Rachel Weisz,
beau petit couple.
Cette Rachel...
Elle a définitivement un je-ne-sais-quoi
d'absolument irradiant à chacune
de ses apparitions, comme Kate Blanchett.
Pas exactement des boudins, on s'entend.


J'appellerais cela une pureté,
une authenticité irrésistible;
un charme indéniable, quoi.

Intermezzo 3

Intermezzo 2

Intermezzappiennement vôtre. Intermède, autrement dit.

mardi 29 juin 2010

Dying machines and politicians.

Chers lecteurs,

je vous en ai déjà parlé.
Ma vieille boîte informatique, again.
Ses cadeaux en forme de merdouilles
sont désormais quotidiens.
J'ai eu beau acheter plusieurs médicaments
pour la soigner et la prolonger
mais là elle tire la langue et traîne la patte
comme un vieux chien pourri d'arthrite.
Faut dire que je lui ai payé
toute une ballade l'autre soir;
le fond de l'air était frais
et la ruelle glauque.
Humide.

Je croyais l'avoir couverte
d'une bonne laine sauf qu'elle s'est
sentie cul et pieds nus malgré tout.
Depuis,une fièvre et des éternuements
tenaces secouent son corps
frêle et vieilli.

Sa vie dépend désormais du coût.
Au mieux elle en a pour quelques mois,
pas plus. Au pire elle ira rejoindre
ses petits amis désuets après seulement
quelques années d'utilisation
en ces sociétés consuméristes à outrance
que sont le G8 et G20.

Mon ordi a 6 ans.
Une antiquité, une relique, un dinosaure.
C'est plate parce que justement j'voulais
écrire sur la Reine Élisabeth en visite au Canada
en ce moment même,versus la réunion des gros culs
du G20 qui vient tout juste de se terminer.

But... Since I dunno when i'll be back,
m'as vous payer une traite!
Je terminerai avec l'ordi et la consommation
après ce qui suit.(On me pardonnera
les fautes de français et les italiques manquants)

Quelle arrogance sale ce G20.
Le G8 lui, est tout juste bon pour un godemiché
proportionnel en mètres. Il faut savoir que ce "sommet"
a coûté un milliard de dollars payés par les contribuables
uniquement pour la sécurité de 20 dirigeants terrestres
et leur suite à Toronto, un sommet jamais inégalé par le passé.
Aussi historique que le nombre d'arrestations:
900.
Du jamais vu en ce pays dans toute son histoire,
dont plusieures arbitraires.
Z'ont même créer une prison temporaire en banlieue pour l'occasion.
Bienvenu à Guancanada, it's cool you know,
Stephen Harper is the host.

Les pays les plus riches de la planète
venant gerber leurs phrases creuses
par représentants interposés,
leurs habits griffés, leurs souliers cirés,
leurs sourires feints en bâfrant leurs cocktails
de crevettes-légumes au bord d'un lac artificiel
construit de toutes pièces dans un bunker à ciel ouvert
clôturé et gardé par des milliers de flics armés
de canons aquatiques et sonores pendant qu'on pille dans la caisse,
dans l'assiette au beurre du peuple qui sue sang et eau
en payant taxes et impôt finançant leur party.
Je vomis mon fiel sur eux.
Un milliard payé pour la sécurité
de ces grandes gueules arrivistes.
Faux culs cravatés, patentés, pré-fabriqués!
Le nec plus ultra de la chasse gardée
vide de tout gibier intra muros,
hormis celui extra muros.
Ça se donne la main et des tapes
dans le dos avec le sourire
devant les photographes.
Ils se disent tout ouais.
Sauf le fond de leur pensée.
Ouais je t'aime Berlusconi.
Ouais je t'aime Obama.
Ouais je t'aime Sarkozy.
Bizous vous me faites vomir.
Penche-toi je vais conduire.
Faisons une belle photo pour la galerie.
On mange quoi ce soir?

"Ah Mr. Stephen Harper, what a party this is."
"Ah Mr. Harper, you're such a wonderful host".

Yeah the host, you fat fuck religious red neck shit.
Your check is in the mail and we love you.
Promise not to come in your mouth
while suckin' on your own dick.

Quelle médiocrité ostentatoire,célébrée!
Un party d'un milliard de dollars. Fuck you all.
Ensuite ils viennent nous assommer
avec leur discours d'austérité budgétaire
en temps de récession. Kings of the world, yeah.
Ils espéraient quoi, que tout le monde
se taise durant leurs libations foireuses?!

Amnistie Int'l réclame une enquête sur les abus policiers.
Corruption, manipulation, désinformation, répression.
Le Canada n'est pas mieux qu'ailleurs.
Il se déguise en blanc pour cacher sa noirceur.
Surtout sous Stephen Harper.
Le pire premier ministre canadien
jamais connu en ce qui me concerne.
Money and religion talk.
Shit walks.And he walks the fucker.
Harper.
Cette tête de merde croit qu'il peut
acheter n'importe qui.
Il réussit bien so far avec les partis
d'opposition crassement politisés remarquez.
Médiocrité all the way.
Belle bande de nazes dénaturés.

La Reine Élisabeth astheure. (Fuck, I'm busy tonight)

Le dinosaure a débarqué à Halifax avec à peine
quelques centaines de badauds pour l'accueillir.
On en attendait des milliers.
Voilà qui me surprend agréablement
de la part des Néo-Écossais.
J'ai lu que 44% des canadiens souhaitent
un référendum sur la présence de la Royauté Anglaise
en terres canadiennes.
Le pourcentage grimpe à 58% chez les québécois,
là je suis déçu. Je m'attendais à au moins 70%
m'enfin, c'est un autre sujet qui concerne
les arrivants et la manière dont on les accueillent.

Sa Majesté est donc en visite durant 9 jours dans sa jadis colonie,
au coût modique de 9 millions de dollars canayens payés par les contribuables.
La Reine Élisabeth d'Angleterre nous coûte à nous citoyens canadiens
environ 40 millions par année en frais de visites et représentations
incluant les postes de gouverneure(Michaelle Jean)
et lieutenant-gouverneur (Chose Binne).

Vu que je suis toujours et encore canadien malgré ma québécoisité
franche et la peur congénitale de mes frères et soeurs de se doter
d'un pays, je paie une partie de mes impôts pour ne voir qu'un
fantôme à la télé. Elle ne viendra pas au Québec et c'est tant mieux.
Je préfère sa Majesté la Rombière avec ses sujets anglophones.
La dernière visite de la Relique en nos terres remonte à 1987.

Puisse-t'elle terminer ses jours en paix avec ses loyaux sujets.

Vieille bique.
La royauté passe son temps à boire du thé
en croquant des biscuits au beurre,
chassant le lièvre à cheval et célébrant
les mariages en carrosse, vivants
sur une autre planète.
Have a butterpie!
Well...I have news for you chère Élisabeth.

Relent de colonialisme séculaire puant la vieille chaussette
qui traîne ses majestueuses pénates d'un pays à l'autre.
À la rigueur je veux bien croire que c'est une bonne personne.
Humaine et tout et tout.
Mais à choisir entre son symbolisme enraciné
ou son humanisme de circonstance
je choisis son symbole et le renie sans vergogne.

Dégage.
Marche à l'ombre, tu pues.
Elle devrait pleurer de honte
et se morfondre en modestie
pour tout ce que son système
a incarné à travers les âges.
Pourrais-tu seulement imaginer
ce que c'est de bosser 40 hres semaine
à la sueur de ton front madame la Reine de mes deux?!

Les gouvernants trouvent toujours
les moyens et l'argent pour asseoir
leur pouvoir, peu importe
l'époque. Money is power.
En carrosse ou en Ferrari.

Je termine:

On vit une période
scandaleusement contradictoire:
d'un côté on nous assomme
avec l'argument écologique
et environnemental en nous
disant de consommer moins
d'énergie.
De l'autre, on nous sollicite
sans arrêt à consommer
plus d'objets pour satisfaire
plus de désirs artificiellement
créés tout en nous exposant
les agressions dont la Terre
est l'objet par les oligarchies
mondiales.
J'oppose à cela (tant bien que mal)
la contemplation, l'écoute, le dialogue
et l'économie du confort.

En attendant de régler
mes probs informatiques
je nous souhaite la paix.
La sainte crisse de paix.

See u soon.
Merci,

Y.

dimanche 27 juin 2010

Écho






Ouais.
En écho à FranFran et son amour pour le compositeur
Steve Reich que je partage.

vendredi 25 juin 2010

Maximisation du transport en commun


-Ho, hé, ya plus d'place là hein!
-Mais si, ya d'la place.
-Mais non, yen a plus.
-Mais puisque j'te dis qu'il y en a.
-Ben là, tu crois qu'il y en a?
-Ben oui en poussant un peu, yen a.
-Ok, pousse mais pousse égal parce que là t'ambitionnes.
-J'ambitionne rien 'sti. J'veux juste rentrer chez-nous
au plus criss.
-Ouais j'ai vu mais tsé là, j'ai ton haleine de cheval
en pleine face pendant que Roger me pile sur les pieds,
sans compter l'autre qui peut péter n'importe quand
dans mon visage, mettons que c'est pas la joie là.
-Ben on est en fin d'journée, on veut tous en finir!
-Ouais ben fais-moi chier et j'vais t'finir. J'te prends l'portrait au cas où.
"Clic photo"
-Ah c'est pas drôle, pense-tu que j'tripe câlisse?!
-En fait oui, j'pense que tes pieds touchent plus sur terre.
-Très drôle.

mercredi 16 juin 2010

Pense-bête

-Si j'étrangle un Schtroumpf, quelle couleur
 deviendra-t'il?  Bleu foncé?

-Pourquoi n'y-a-t'il pas de nourriture
 pour chats à saveur de souris?

-La première fois que l'homme a découvert
que la vache donnait du lait, à quoi pensait-il ?

-Pourquoi des boutiques et magasins ouverts
24hres sur 24/ 7 jours sur 7 ont des serrures?

samedi 12 juin 2010

Marie...

T'es où là, hein?
MarieMarieMarie.
J'te nomme comme ça ce soir,
tu n'y trouveras pas d'inconvénient j'espère,
puisque l'on se pense mutuellement
à qui mieux mieux depuis des lustres
n'est-ce pas?!

Bougresse de Marie.
J'accueille la Comtesse de Marie
qu'il me fait plaisir d'honorer
en mes terres.
Nous irons chasser le...la... Perdrix.
Peu m'importe,
elle fait ce qu'elle veut chez-moi
parce que libre de mouvement,
d'air et de feu.
Elle me dirait:
"Chassons le ver de terre"
que je me ferais renifleur à ses côtés
et bon équipier dans l'adversité.

Avec elle, il est simple de trouver
des vers.
Poétiques ou enracinés dans la terre.

Jimi vit



"After all the jacks are in their boxes
And the clowns have all gone to bed
You can hear happiness staggering on down the street
Footprints dressed in red
And the wind whispers Mary
A broom is drearily sweeping
Up the broken pieces of yesterdays life
Somewhere a queen is weeping
Somewhere a king has no wife
And the wind cries Mary
The traffic lights they turn blue tomorrow
And shine their emptiness down on my bed
The tiny island sags down stream' cause
the life that lived is dead
And the wind screams Mary
Will the wind ever remember
The names it has blown in the past?
And with this crutch, it's old age,
and it's wisdom whispers no this will be the last
And the wind cries Mary...


samedi 5 juin 2010

Recueil de nouvelles

Invitation est faite à vous lecteurs
d'aller zieuter un recueil de nouvelles
mis en ligne gratuitement par l'hôtelière
Blue.
Le thème suggéré était:
"Hôtel".
Vous y trouverez des chambres
différentes les unes des autres
dont l'ensemble témoigne
des talents plumitifs,
selon les goûts.

Bonne lecture.

vendredi 4 juin 2010

Onze heures onze





C'est la seule photo trouvée lui rendant un peu justice
et encore, elle affiche onze heures douze ou même treize.
M'enfin, on est pas dans un cours scientifique là.
Le lecteur un tant soit peu avisé aura compris,
étant moi-même trop paresseux pour la photographier.
Ça viendra précisément, un jour.

Onze heures onze.
Mon heure préférée entre toutes.
Pourquoi?
Pour rien ou si peu. C'est totalement inutile
de le savoir, ça n'apporte rien à quiconque
sauf moi. Ce qui suit est très nombriliste
et peut par conséquent faire décrocher le lecteur
le plus assidû.
11:11.

Cela vient d'une ancienne flamme.
Elle disait que c'était son heure préférée, puis je l'ai adoptée.
Comme ça mine de rien, avec le temps et les années passées.
Par désoeuvrement naïf, stupidité commémorative
ou exaltation momentanée . Hé...
Non. C'est un peu plus sérieux que cela.

Quatre barres verticales séparées par deux points superposés.
C'est tout con mais quand j'y repense cela ressemble
à des hiéroglyphes vaguement égyptiens ou arabes.
Or from outer space, meaning something...
Dans tous les cas très primaire.

Aujourd'hui je trouve à 11:11 un charme indéniable.
Je ne suis pourtant pas enclin à quelque théorie
numérologique ou ésotérique quelconque, non.
Je ne crois en personne sauf les personnes
que j'ai aimées, aime et aimerai peut-être
en plus de quelques artistes,
certains vus et appréciés, 
d'autres jamais mais non moins.

4 barres verticales qui découpent carrément
la circularité du temps.Chaque fois que le "hasard"
emmène 11:11 à mes yeux je m'arrête pour respirer.
Pour honorer la tronçonneuse.

Voilà une heure honnête enfin,
qui découpe en segments carrés
au lieu de faire des bulles en feignant le cercle.


Joyeuses Onzes Onze à tous(tes)!




jeudi 27 mai 2010

Dilemne

Bloguer prend un temps fou;
écrire un billet intelligent et sensible,
ça pousse pas dans le cèdre du voisin d'en face.
Sans compter la lecture de mes amis virtuels
et la rédaction de commentaires pertinents
ou poétiques lorsque le désir se manifeste.
Des heures et des heures de plaisir.
J'essaie d'apporter un soin particulier
autant dans mes écrits que mes commentaires,
chu comme ça que voulez-vous.

Écrire à côté du blogue pour des projets persos
me prend autant sinon plus de temps.
Des heures et des heures de plaisir.

Quand tu bosses toute la semaine
il reste peu de temps pour l'un ou l'autre.
Faut faire des choix.
Là réside mon dilemne présent:
j'aime m'exprimer instantanément
et j'aime prendre le temps
pour le futur.

(...)

-Mais qu'est-ce qu'on va faire Capitaine,
les hommes sont à bout, les réserves de rhum
s'épuisent rapidement et il fait un froid
à vous peler le jonc,sans compter tous
les malades du scorbut!

-Au pire on balancera les irrécupérables
à la mer pour nous concentrer sur ceux
qui peuvent guérir, cela allègera la charge
du navire tout en nous donnant une chance
de survie supplémentaire.

.....................................................................

mardi 25 mai 2010

La Catastrophe





Mon rêve évanoui, me pendrai haut et court
Sur un monticule improvisé
Passerai une corde autour
D'un arbre quelconque
D'une banlieue aseptisée
Arborant le chandail des Glorieux
Pour bien m'identifier




Sur l'interprétation

Les problèmes ne proviennent pas toujours de l'auteur
et sa création mais ce qu'on en fait parfois.
L'interprétation et l'appropriation à injuste titre
est une Tour de Babel pouvant tout confondre,
mélanger et travestir au point de se retrouver
à cent lieues des intentions originales.

Parfois ça peut même aller jusqu'à l'histoire
du type qui visa le noir et tua le blanc.

dimanche 23 mai 2010

Morceaux et pièces détachées

Un bazar organisé l'autre jour près de la fontaine.
La récolte fut littéraire classique en format de poche
à défaut de contemporain:

-"La Peste" - Camus.
-"Nana" -Zola.
-"Huis Clos/Les mouches" - Sartre.
-"Les Fourberies de Scapin"- Molière.
-"La maison du chat-qui-pelote" - Balzac.

Tout ça pour cinq malheureux dollars.
Miam Miam.
Vu deux télé-séries: "Nana" et
"Les Fourberies de Scapin".
Deux réalisations françaises qui m'avaient plu dans l'temps.
Lu "La Peste" mais ne possédais pas le bouquin.
De Sartre je n'ai lu que "Les Mains Sales".
Pas lu ce Balzac mentionné.

...........................

Je progresse tranquillement dans l'apprentissage
de la guitare. Lentement mais sûrement selon
professeur Goth, qui fut ma foi plus satisfait
de mes progrès que je le suis moi-même en vérité.
J'aimerais pouvoir consacrer plus de temps
à la pratique.

De quoi se réjouir mais rien pour s'asseoir
et pavoiser. Il m'pousse dans l'cul pas à peu près.
J'ai dû lui dire ceci pour relaxer un brin :
"T'es un excellent prof mais tu pousses
un peu fort là...Remarque, je préfère les profs
qui poussent trop à ceux qui ne poussent
pas assez ".

J'ai eu mon 2e cours. Il m'a gavé d'informations
et de devoirs comme on gave une oie.
J'en ai minimum pour deux mois à digérer.
Brops. Pratiquer.
Pratiquer. Pratiquer.
Reculer, laisser mijoter kek jours
et hop on recommence à cuisiner
le jardin de l'art à travers
un nouvel instrument.
Il paraîtrait que pour apprendre,
il vaut mieux le faire par petites séquences
plus souvent, que rarement et plus longtemps.

Sounds good to me.

....................


Je ne décolère pas envers cette pollution pétrolifère
dans le Golfe du Mexique.
J'ai pas fini d'en parler.
BP pour British Petroleum, Bandits Permis,
Baizouille Programmée.
Multinationale ultra-criminelle qui mérite
d'être mise en faillite aussi cruellement
que la lente mort semée par elle dans le Golfe
du Mexique.

Les pétrolières sont toutes pareilles,
il n'y a que les lettres de leur appellation
qui changent.
M'a sauter une coche j'pense.
Péter un "gasket" en québécois.
Péter un "câble" en français.
Fait longtemps j'ai pas eu une montée de lait.
De "La".
Le La 440. Ça fait deux ans.
Je sais bien que ce n'est qu'une goutte dans l'océan
des blogs, la planète Facebook et l'univers Twitter,
what the fuck I don't care.
Je l'aurai ajoutée à ma façon.
Stay tuned, we'll do it again.

Comin' soon in a terrible theater near you.

.............................


Premier télescope à vie.
Voir les cratères de la lune...
En un sens j'ai réalisé un rêve.

Il ne s'est pas encore concrétisé cependant.
Problème avec le miroir secondaire
il s'est avéré. J'étais en campagne
avec toutes les conditions météo
réunies pour jeter un oeil sur cette
belle lune quand tout à coup paf...

Noir ou gris foncé
peu importe la position.
Nada, Niet, sauf la noirceur.
J'ai eu beau changer d'oeils
optiques, faire tous les focus
possibles...
E-rien, sauf le flou foncé indéfinissable.

Frustrant, mais dorénavant réparé
par du personnel en tous points courtois
et généreux de son temps deux jours après;
je puis dorénavant partir
vers de nouvelles aventures
interstellaires grâce à mon
télescope ajusté comme il se doit.

Joie.
Je me contenterai d'abord de contempler
le choc de petites masses
sur une plus grosse masse.
La lune, genre.


Me réserve Mars et Vénus pour plus tard.
Quand j'aurai appris à marcher.

.....................

vendredi 21 mai 2010

Êtes-vous Beatles ou Rolling Stones?

Perso dans ce genre de vieilleries, ça dépend des jours.
Des mois Beatles, d'autres Pierres Roulantes
mais je me crois en mesure d'affirmer
qu'en général je suis plus Rolling Stones.

Les Beatles mariaient plus consensuellement
leur époque émotive musicale, alors que l'autre groupe
était plus subversif des deux côtés: musical
et textuel. Les RS étaient plus "à côté
de la track" que les Scarabées.
Plus "Bitch", plus sauvages souvent;
tant en musique que dans le propos.
The Rolling Stones were one little step ahead
of time according to me.
Plus "Out".
À l'inverse des Beatles,exquisitely  "IN",
sans rien vouloir enlever ou ajouter à l'un ou l'autre.

Dépassé un certain niveau
la question de l'art et son appréciation
est affaire de goût personnel avant tout
dans son essence.
Le niveau, la mesure et l'essence
devant être préalablement consentis
par toutes les parties en présence
avant le début de chaque exercice
afin qu'il soit enrichissant pour tous.

J'entre dans le domaine de la subjectivité
objective ou l'inverse.
Moultes interprétations possibles
dans le présent avec son coeur,
l'histoire confirmant ou non.

Le débat est ouvert,
j'ai choisi mon camp
mais tout compte fait j'aime
les deux. L'un ne pourrait
se définir sans la présence
de l'autre.

mercredi 19 mai 2010

Groovy...





Yeah...
What was that you were sayin' 
Say it again!
An-han
I hear ya...

I see your fingerprints all over
I'm right in the middle
Feels good to be in the middle
Sometimes.

Toune de bassmen et de groupies.
Doivent pas s'emmerder
longtemps pour se faire caresser
dans le sens du poil.

'know what I mean!?

mercredi 12 mai 2010

Jaroslav Halak dit : "Le Mur"




J'ai pas vu un tel gardien de but depuis Ken Dryden.
Lui seul compte pour la moitié de l'équipe.
Meilleur que Patrick Roy à mon avis,
s'il est pas voté meilleur joueur
des éliminatoires j'allume un flambeau
que je tiendrai haut en son honneur;
tout nu gambadant dans les rues
de mon obscure banlieue
sans chaussettes,en gougounes pour seuls souliers
et mes cordes vocales pour hurler ses louanges.

Je blague mais sa concentration
et la discipline de toute l'équipe blessée
forcent mon admiration par son opiniâtreté,
sa force de caractère et son sens de l'équipe
 pour avoir d'abord éliminé la meilleure
de la saison en 7 parties(les Capitals de Washington),
puis pour avoir forcé un 7e match contre les Pingouins ce soir, 
champions de la Coupe Stanley 2009.

C'est Mario Lemieux qui doit être nerveux,eheheh.
Ils chient dans leur culotte c'est ben simple.
Leur capitaine Sydney Crosby va vouloir se déchaîner.
Il a été et sera contenu je l'espère.

Ce soir ça passe ou ça casse.
Dans tous les cas ce sera anthologique.
Cardiaques s'abstenir.

Gaétan vernit sa cour






Communiqué de presse:
pour diffusion immédiate.


Simplement dans ma cour

Trois-Rivières,11 mai 2010.
L'artiste-peintre Gaétan Bouchard tiendra
son premier vernissage samedi et dimanche
les 15 et 16 mai 2010 de midi à 17hres.
Son exposition s'intitule:
Simplement dans ma cour.
L'exposition aura lieu simplement dans sa cour,
au 1756 rue St-Olivier à Trois-Rivières.
L'artiste tire son inspiration des scènes
de la vie urbaine.Il nous présente
une galerie de personnages connus
et méconnus du grand Trois-Rivières.


dimanche 2 mai 2010

Brun Doré

Sans mots

Pendant que j'écris ces quelques lignes dérisoires,
des millions de litres de pétrole brut s'échappent
d'un puits creusé à quelques 1,500 mètres
de profondeur dans le golfe du Mexique
par une compagnie criminelle nommée
British Petroleum, avec l'aval d'un
président américain marionnette-complice
et coupable nommé Barack Obama.
"Bandits internationaux" comme l'a
si bien dit Michel Chartrand.
J'ajouterai  "sales porcs" pour établir
égale mesure.

La nappe mortelle s'étend maintenant
sur plus de 1000 km carrés et a déjà
touché la Louisiane et ses écosystèmes
fragiles, en pleine période de reproduction
et nidification tant pour la faune aquatique
que volatile en plus de menacer
trois autres états: Le Missouri,
l'Alabama et la Floride.

Chaque jour qui passe amène
plus d'un million de litres de pollution
pure dans la mer,
soient plus de cinq milles barils
de pétrole se répandant à 60 km
des côtes américaines, convoyés
par les vents et la marée vers les côtes.
Quotidiennement depuis le 22 avril.

Soyez tous et toutes les bienvenu(e)s
pour la grande première de :
"Exxon Valdez 2"
Probablement pire que le premier!

La brillante suite de la cupidité
et la folie humaine poursuivant
sa marche inéluctable vers
le précipice.Ma colère et ma tristesse
sont telles que je préfère me taire
devant l'échec de ma race
qui mériterait une mort au moins
proportionnelle en souffrances
que celles que nous continuons
à infliger à notre maison universelle.

vendredi 30 avril 2010

Du pain et des jeux






Bring up those Sissies!

Montréal va les sortir en 7 parties
en restant poli.
En 6, en étant arrogant.

Un amateur parmi tant d'autres
(ils sont légion)
m'a confié sous couvert de l'anonymat
que cette série sera probablement 
encore plus difficile parce qu'il croit
les Pingouins plus forts
que les Capitals défaits en 7 parties.
Faut dire que nos valeureux sont
probablement plus fatigués qu'eux,
ayant gagné en moins de parties.
Je pense ceci:
Si nos Dieux (ah ils le sont) gagnent
la première partie c'est mal barré pour
ces gueux.
Dans le cas contraire c'est mal barré pour nous.
Les Pengouins sont les champions de l'an dernier.

In any case faut les plumer comme des poulets et
bloquer leurs meilleurs attaquants en leur clouant
le bec dans la glace.

Une fois à poil, on les envoie jouer
au golf à coups d'pieds au cul.
Sur la banquise...

C'est pas gagné.

Les vraies affiches

"Clash of Titans"




Si l'affiche d'un film disait la vérité,
on verrait souvent des trucs du genre 
pour beaucoup de films hollywoodiens
qui monopolisent trop d'écrans
sur cette planète.

Plusieures variantes existent en parallèle:
-Budget moyen,scénario moyen.
-Petit budget, série Z.
-Série B, gros budget.
-Gros budget, scénario génial (rare)
-Petit budget, scénario génial(moins rare)

Tous sont libres d'imaginer
les déclinaisons possibles.
Il en existent beaucoup au cinéma
puisque c'est la forme d'art
qui en intègre plusieures.
Les chefs-d'oeuvre sont rares
et c'est très bien ainsi quant à moi.
Tout le monde doit être égal
devant la justice mais comment
pourrait-il en être de même
dans l'art subjectif?

L'imagination,la rigueur et l'authenticité
(entre autres) doivent rester maîtresses
je pense au 7e art, -comme toutes ses autres formes-
mais c'est la plus coûteuse et par conséquent celle 
envers laquelle je me dois être le plus exigeant possible
et sans pardon facile: 
faire plus avec moins c'est là le défi cinoche
en plus d'une vision originale signée.
Less is more, avec imagination.
Rigueur!
Compenser le manque de moyens soient:
par la transmission d'une vision d'auteur 
unique sur un sujet précis ou bien
raconter une histoire qui n'a jamais été
contée via un médium donné.
Pour résumer grossièrement.
Amusons-nous!
Je crois perso qu'un film débute
par le scénario et l'écrit,
comme une maison débute
par son solage et ses fondations.
L'image est autre chose sur laquelle
je n'ai pas envie de m'étendre ce soir.
;-) 

Un film et/ou un livre doivent être vus et lus 
par le plus grand nombre de cinéphiles
et lecteurs possibles sinon cela reste oeuvre
académique intéressante pour une poignée
de cinéphiles/lecteurs, exégètes et érudits.
Ce qui est ni une bonne ou mauvaise chose
en soi entendons-nous bien.
Culture et connaissance ne font pas toujours
bon ménage mais sont toutes les deux nécessaires
à l'émancipation d'un peuple démocratique. 
Je crois cependant que s'il existe 
un art "démocratique" par dessus tous 
les autres c'est bien le cinéma. 
Voir l'état du cinéma d'un peuple donné
donne sa véritable mesure en un sens
tout comme sa littérature sa peinture
et sa musique, malheureusement ou
heureusement dans une moindre mesure,
mais là je m'aventure sur un sujet sans fin.

La possibilité d'une branlette intellectuelle
de la part de l'auteur qui "commet"
un acte de création aussi subjectif
soit-il est toujours présente dans la mesure
où il fait des "essais" supposément
sans prétention.

Je crois qu'il existe une place,
un panthéon anonyme innuendo
pour tous ceux qui travaillent fort
et intelligemment sans toujours réussir
selon leurs désirs projetés ou
la reconnaissance qui leur
serait justement dûe.

Créer est véritablement
s'exposer au monde à nu,
âme et chair.
"Tout nu tout nu pas d'bas"
sans chaussettes pour réconforter,
ni filet pour retenir.
Le créateur plonge.
Le véritable artiste s'expose, essaie,
expérimente sans concessions
quitte à recevoir des claques.
Il en a cure car il poursuit son rêve
en dépit du jugement à venir.

Tel un ver dans l'empire du sable
de ses sens qui remue et retourne
sur lui-même, avance et recule 
au nord au sud à l'est et à l'ouest du cocon
mobile et temporel qui lui est donné
pour marcher, sans connaître la réception
de son "oeuvre" par ses pairs
et impairs dans le temps,
ni l'absolue direction qu'il empruntera à l'avenir.

À moins d'être génie d'un lampadaire
qui n'a jamais existé avant lui en 2010,
il  s'illustrera sporadiquement
par une ou quelques oeuvres
qui seront jalons lumineux
dans l'aventure humaine.

Ce sera toujours ça de donné
quand tout ou presque a été dit
avant lui, pour la faire avancer.



vendredi 23 avril 2010

Le ver d'Avril







Attention la vie est courteu
Laissons tomber les jeux les trucs
et les scènes entre nous
Un mariage d'amour c'est fragileuu...

Attention la vie est courteu
Tout le temps qu'on passe
à se battre est foutu à jamais

Viens mon amour viens
faisons la paix
Nous pourrons guérir
nos égratignures après

Attention la vie est courteu
C'est pas la peine de l'abréger davantageu
Par défaut de rires inutileuu...
(poétrie forcée au gros rougeuh.)

Attention la vie est courteu
Allons-nous coucher dans le lit
de la vie douceu. (la couchette
ça pogne tout l'temps, cé bon ça)

Refrain

Toute la vie c'est toute la vie
mais pas une heure de plus...
(eheh,non,pas vrai!?)

As-tu vraiment réfléchi
avant de dire salut
As-tu vraiment ferléchi
l'as-tu vraiment vouluuuuu???

Attends attends attends...

(Répétons...Pour ceuzes
qui sont durs de comprenure)

Lala la laaa lala la laaa....

mercredi 21 avril 2010

Concert pour les enfants d'Haïti

                  "Cavalcade d'étoiles"


Concert pour Haïti

Samedi 19 juin 2010 à 20 h 00

Chapiteau géant du Parc Saint-Philippe (bord de l'eau)

Rue St-Philippe,Vieux-Saint-Vincent-de-Paul
Laval, Qc. (Environ 2 km à l'est du pont Pie-IX)


Prix du billet : 10 $

Avec l'appui de l'UNEQ, l'Association des Auteurs
des Laurentides et la Société Littéraire de Laval.

Les billets seront en vente à compter du 12 mai prochain.
Infos supplémentaires et réservations:
-Par téléphone chez XYZ éditeur: 514-525-2170 (Kathryn Taylor)
-Par courriel

Les gens peuvent s'ils le veulent donner plus
que le $10. demandé.

J'ignore la teneur du répertoire
ni le nombre exact de musiciens (au moins deux)
mais je sais qu'ils vont ouvrir avec
"Thunder on the Mountain" de Bob Dylan.
Cette annonce fait suite à un échange courriel
avec le camarade virtuel André Pronovost
qui se produira sur scène à cette occasion
et vous dit sourire en coin que ce sera
"Rock'n Roll garanti ou argent remis".

Qui pourrait avoir l'insolence d'exiger
remboursement pour une activité
en faveur d'un peuple éprouvé. ;-)

dimanche 18 avril 2010

Chef-d'oeuvre j'pense ben.





Je souhaite à tous les amoureux du genre la chance de voir ce film
sur grand écran. Je l'ai eue hier soir à la Cinémathèque Québécoise
dans le cadre de son spécial "Western Crépusculaire".

Me tenir scotché sur un siège relativement confortable
pendant 2hres 40 minutes dans une salle obscure
relève de l'exploit en ce qui me concerne
tant cette oeuvre est captivante et totalement maîtrisée.
Perso c'est le meilleur western vu à ce jour depuis l'an 2000
à tous points de vue. Sur un scénario d'Andrew Dominik
également réalisateur, d'après le roman de Ron Hansen.

Le cinéma étant un art d'illusion je me suis demandé
après la projection comment la vie de Jesse James
s'est réellement passée.Comment c'était dans ce temps-là?
Les "citoyens notables" n'étaient certainement pas tous respectables,
au même titre que les "bandits décriés".
Jesse James s'est attaqué à sa propre race
en les détroussant. Souvent violemment.
On lui prête 17 morts d'homme.
Pas exactement un ange on s'entend.

À défaut d'avoir été présent à l'époque pour constater de visu,
j'ai reçu ce film comme un poème visuel et musical
tant la présence de la caméra se fond dans les tableaux peints
à chaque plan, avec la dextérité de l'orfèvre soucieux de transmettre
un héritage en partie imaginé et laissant place à l'interprétation
du spectateur cinéphile. J'ai très peu senti la présence
de la caméra tant le montage est habile.
Ça coule comme un fleuve contemplatif.
Lent mais jamais stagnant.

Tout le film est maîtrisé sans surligner.
La lumière la photographie la direction d'acteurs
et leurs performances les dialogues la musique
le fil narratif.

Tout, quoi.

C'est une somme qui manquait à ma culture
et une grande leçon de cinéma quant à moi.
Je remercie celui ou celle qui a pensé
à programmer ce film dans ce cadre.