mardi 4 novembre 2008

Obama! Bamao! Aobam! Mabao! Abamo!


(Réunion Gospel full pine où un preacher harangue les brebis à la messe)
Preacher:
I wanna say Jesus loves me!
Foule de paroisse:
-Jesus loves you!
Bill Graham:
-I wanna say Halleluia!
Le troupeau:
-Halleluia!
-His name is Barak Obama-Tabanac!
-Obama-Tabanac!
-Obama-Tabanac!
-Obama-Tabanac!
-God is here among us!
-Among Uus!
-Yes he's here and he's American!
-American!
-Yes, he's American!
-Americaaaannn!
-We need Barak's Medicine!
-Mediciiine!
-I hear The Lord's voice and he says: Barak Pills and Booze !
-Pills and Boooooze!
-He says: Barak Titties and Beer!
-Titties and Beeeeer!
-Let us pray the Lord: Rock'n Roll can never die, neither Football!
-Neither Footbaaaall!
-McCain's good for fries!
-Friiiies!
-Republicans Suck!
-Suuuuuck!
-All right fun's over: take your clothes off!
-??
-The lord says through me to take your clothes off!
-!! - puis un quidam se lève et dit:
The Lord would never say that, it's blasphemy, shame on you!
Shame on youuuu! ( De dire la foule)
Elle effectue un transfert d'énergie en faveur de la voix dissidente
et se précipite sur l'orateur pour le rouer de coups.
P.S.
Je souhaite l'élection d'Obama mais on s'calme avec le délire planétaire!
Ce qu'il a dans le ventre reste à voir mais l'éjection
des républicains est salutaire pour ce peuple
éternellement adolescent, tiraillé qu'il est entre
religion passéiste et puritaine, et laïcité moderne.
À un point tel que ce ne serait pas une surprise de voir
un attentat se produire sur le premier afro-américain
accédant à la présidence des U.S. car il est figure historique.
Il y a un méchant paquet de Red Necks pour dirent:
"He's a fuckin' Nigger".
Je le souhaite sincèrement pas(un attentat),
mais ce n'est pas demain la veille que les États-Unis
deviendront "peaceful" dans leur propre pays
et à travers le monde de surcroît. Obama ou pas.
Et m'est avis qu'il sera bien vite mis au parfum.
Je veux pas faire l'oiseau de malheur mais je demeure réaliste,
avec une fenêtre ouverte sur l'évolution possible vers le "mieux".

lundi 3 novembre 2008

Le Miroir



Tu vieillis quand...


-Le poids de tes souvenirs est supérieur à un kilo et qu'il t'a courbé
l'échine.

-Tu dis "Ayoye" en te levant le matin.

-Ça te prend le double du temps qu'à 20 ans pour te remettre d'un party.

-Les poils de ton nez dépassent et que tu t'en découvres dans les oreilles.
(Quelle hostie d'horreur.)

-Ton véhicule a 40 ans ou que tes articulations ont 40,000 km.
(La garantie vient à échéance)

-La préposée du dépanneur te vouvoie pour la première fois.
(Ça m'a insulté d'un coup, "J't'en foutrai du "vous", j'ai eu envie de dire)

-Ta descente de couilles s'accentue au point de t'asseoir dessus.
(Mais là té ben vieux tsé)

-La vie devient de plus en plus haute sur pattes et qu'elle s'éloigne
subrepticement.

-Tes fesses deviennent molles comme des ballounes à moitié désoufflées.

-T'es dépassé par la technologie ou que tu "décroches" de la réalité.

-Tu prends conscience que le temps passé est plus long que celui qu'il te reste.

-Tu sens l'urgence de vivre ou vouloir laisser quelque chose après ta mort.

Évidemment j'en suis pas encore là bien que certains signes
se soient manifestés, la vieillesse m'apparait consolante
par l'expérience acquise,(Le "no time to waste",
le détachement intéressé et le jugement mature),
mais rebutante par la corruption du corps.
(Ai-je besoin d'élaborer encore?).

Rust never sleeps but you can keep your engine fine.

J'utilise de l'antirouille mais on fait pas de neuf avec du vieux
et je serai VRAIMENT vieux lorsque j'aurai perdu le sens de l'humour
et la jeunesse du coeur.
Et c'est pas demain la veille!
Je l'espère en tout cas et j'y veillerai.

En fait la quarantaine pour moi, c'est voir ma guêpe-jeunesse
s'en aller pour accueillir ma libellule-expérience.
Un plateau mitoyen, une terre du milieu temporel.
Wow quelle frénésie.
Mon coeur bat la chamade rien que d'y penser.

Mon pacemaker, vite...


"Tu te sentiras vieux lorsque les femmes te sembleront
appartenir au règne de la flore plutôt qu'à celui de la faune".

Francesco Gonzales Ledesma.

Not yet dude, not yet.

mardi 28 octobre 2008

L'intégrale de Julie Couillard a TLMEP-Hanhan.


"Han!Han!Han! Tu me sens là han chérie!

-Ah oui bébé j'te sens là han.

-Han ouaiis, la ptite fusée han,
va décoller trop vite j'le sens Han!

-Ah non han, retiens-toi han!

-Mais j'y peux rien han, c'est un spasme
langagier han contrôlé par mon cerveau
han qui n'y peut rien le pauvre petit
han...

-Ton syndrôme de Tourette encore...

-Haaaannnnnnhh....

-Voilà la fusée est partie sans moi.

-Ah dis-donc c'était chouette nous deux han?

-Hanhan,presque chouette.

dimanche 26 octobre 2008

Flash Internet

Les bons blogs, c'est cent fois mieux que la télé câblée ou satellitaire.

La route des arbres







Elle est voie à deux sens pour moi.

Si je n'écoute pas, je ne serai pas écouté.

Si je parle trop ou pas assez,

je puis me perdre ou me lasser.


Arbres libres et esclaves, ils sont là bien vivants.

Du passé vers l'avenir avec le vent parlent, ou se taisent le cas échéant.
Leur voix silencieuse, leur destruction tapageuse.
When a tree falls in the forest, does anybody hear?

vendredi 24 octobre 2008

Don't Eat The Yellow Snow - FRANK ZAPPA



Pour les daltoniens, c'est une neige juste un ti-peu plus foncée, mais si les rayons du soleil plombent dessus tout le monde peut se méprendre.

Zappa-fils(Dweezil!) est en ville
ce week-end au Gésu à 120$
le billet sivouplè.
Je passe,ayant vu son daddy deux fois
autrefois et le dentiste autant, la semaine prochaine.

S'il y en a parmi vous qui y vont, vos commentaires seraient appréciés,merci.

lundi 20 octobre 2008

FNC-Épilogue Blues

Ben oui il en faut un.
Necessity blues, sad and happy...

L'atmosphère festive entre cinéphiles inconnus,
qui échangent opinions et infos de leur cru.
Les sourires du personnel avenant,
Le visage de Claude Chamberlan.

Les films qui m'habitent encore,
Ceux qui ont fui dans le décor.
Le film qui meure, le film qui vit.

Un grand cru cette année vraiment...
J'aurais voulu en voir le double,
J'en ai vu la moitié.
L'an prochain assurément,
viendrai poser mon fessier.


P.S.
Une excellente entrevue donnée par Rodrigue Jean , drette icitte, sur
l'état du cinéma d'auteur mondial en général et canadien en particulier.

Festival Nouveau Cinéma-Suite et Fin

4e film:


"Nuit de Chien" -Werner Schroeter(France-Portugal-Allemagne)

Adapté du roman "Para esta noche" de l'écrivain uruguayien Juan Carlos Onetti.

Je connaissais ni le réalisateur allemand ni cet écrivain.J'ai pris une chance en lisant la description favorable dans le catalogue du festival.C'est l'histoire d'un général défait, revenant dans sa ville livrée au chaos d'une guerre civile dans un pays imaginaire(vaguement latino)pour y retrouver la femme de sa vie, mystérieusement disparue afin de fuir avec elle.

Sans doute le bouquin vaut la peine d'être lu mais le film d'être vu hmm...Ni raté ni réussi. Drame baroque très noir et sans espoir offrant de belles réflexions sur le fachisme mais péchant par excès de provocation gratuite(violence envers certains personnages féminins) en plus de certaines incohérences dans le scénario malgré une mise en scène imaginative. J'ai pensé à du Fellini ultra-dark en moins talentueux. Assez misogyne dans la représentation de la femme en temps de guerre.



Choix de musique discutable qui souligne parfois inutilement la grandiloquence de certaines scènes, même si le film a exercé une étrange fascination chez-moi lors de la projection. Bref les cinéphiles risquent d'aimer ou détester.Ni l'un ni l'autre dans mon cas. S'il y en a qui l'ont vu, vos comms seraient appréciés. Ovni bizarroïde et très discutable.




5e film:




"Eldorado" - Bouli Lanners (Belgique)




Sur une suggestion de Denis Côté.
Je retranscris sa description qui résume bien ce très beau film :


"Les quelques chanceux à avoir vu Ultranova, le premier film de l'acteur
Bouli Lanners,gardent en mémoire les airs désenchantés d'une Wallonie
bien froide et paumée.Lanners nous y ramène et chuchote qu'Ultranova
était peut-être le brouillon d'Eldorado,plus assuré,drôle,charmant.
Yvan a les allures d'un ours mal léché. Il est dealer de voitures.
Dans les premières minutes du film, il surprend Elie en train de cambrioler
sa demeure.Pourtant il ne lui casse pas la mâchoire.
Au contraire, il se prend d'une improbable affection pour ce jeune
héroïnomane sans avenir. Secrètement, chacun caresse l'envie d'aller voir
ailleurs, et c'est une vieille Chevrolet qui servira de décor à cette
poésie punk et bricolée. Eldorado avale les kilomètres d'un cinéma
à bonne hauteur, tendre, et qui témoigne de la constante vitalité
du cinéma belge. Attention: peut contenir Alain Delon à poil!



Ouais tu l'as dit. La scène du tout-nu est hallucinante, je m'en tenais les côtes de rire.("Bonjour!"). Un ours mal-léché et un héroïnomane aux airs de chien battu qui vont tranquilement bouffer du bitume et faire des rencontres improbables comme la vie dans ce road-movie belge teinté d'américanité. Irrésistible comédie aigre-douce et contemplative juste ce qu'il faut. La rupture de ton sur le frère décédé est drôlement bien maîtrisée.

Le "Road Movie" est en même temps: piège et terreau fertile. Lanners en a fait un film très rafraîchissant,original, drôle et tendrement amer.La beauté des images captées en roulant...

Le jeu naturel des acteurs, le scénario imprévisible. Ce film ressort nettement du lot dans le genre. Beaucoup aimé et j'étais heureux d'enchaîner ce film à la noirceur du précédent.




6e film:


"Entre les murs" -Laurent Cantet-France.




Palme d'Or à Cannes cette année, heh.
Brillante réussite de réalisme qui dépasse les étiquettes telles:
Docu-fiction, exercice de style,cinéma social, tellement ce film
vous submerge de toutes parts par la vérité lumineuse qui s'en dégage
du début jusqu'à la toute fin à propos du système éducationnel
des pays industrialisés et de la difficulté d'être professeur en 2008 et au-delà.

Le film est tiré du roman du même nom de François Bégaudeauqui y joue le rôle principal
avec une conviction et un naturel sidérants) relatant son expérience de professeur de français dans un collège public de niveau secondaire à Paris.Leçon de cinéma magistrale doublée d'un document pédagogique universel sur l'art d'enseigner. Pourquoi?
Parce que le spectateur est littéralement entre les quatres murs de cette classe
tellement c'est bien filmé et naturel.
Proche, témoin privilégié des enjeux houleux entre élèves et professeur, la vie scolaire telle qu'elle est et encore plus. L'exemple parfait d'un mariage caméra-vraie vie.
Le film réussit le défi ultime de l'effacement de la frontière "écran-spectateur".
Comme spectateur, j'étais SUR PLACE.
Excessivement rare.

J'ai un ami professeur ici au secondaire en musique. Il va flipper en voyant ce film, ça va le bouleverser de voir sa vérité professionnelle à lui, constatée et validée par un cinéaste et un professeur français qui excellent tous les deux dans leur domaine.
Le film va bien au-delà en apportant une dimension supplémentaire sur l'amour de la langue française maîtrisée tel que souhaité par le prof et contesté par plusieurs élèves à l'ère cellulaire et internet. Les jeunes me semblent plus dissipés,distraits et moins disciplinés qu'à mon époque
plus homogène et moins métissée.C'est bien différent en tout cas. Nous étions plus disciplinés, mais quand on pétait les plombs c'était la classe en entier, pas juste quelques-uns.
C'était l'anarchie totale en l'absence ou la présence du prof. Pif.
Ça durait brièvement mais intensément, ensuite on se faisait punir avec rigueur.
Nos rébellions étaient ponctuelles, brèves et fulgurantes.
On foutait le bordel une fois par mois(des fois plus) puis on rentrait sagement dans le rang.


"Aille lé gârs, on vire la classe à l'envers!" :-)

Aujourd'hui l'indiscipline semble plus diffuse et en tout temps mais en moindre mesure.
Faut dire à ma décharge que j'étais un élément perturbateur malgré mes bonnes notes :)
J'étais rarement le général en chef, mais un excellent lieutenant en tout temps
dans la rébellion contre l'autorité. Je doutais déjà tout jeune,
même de l'autorité supposée en état d'anarchie.
Je crois qu'il existe toujours un leader, que ce soit dans l'ordre ou le chaos.
Les êtres humains ont absolument besoin d'être dirigés et éduqués. Vers quoi?
Cette réponse vient avec le temps pour chaque individu, mais la base c'est la base.
La fondation d'un bâtiment est peu discutable.
There goes the Youth World in 2008.
J'ajouterai que les élèves dans le film ont la CHANCE
d'avoir un excellent professeur avec eux, c'est loin d'être le cas partout.
S'il y en a pour trouver ce film déprimant
(en dehors du fait qu'être prof aujourd'hui c'est drainant),
je leur répondrai que c'est pire dans bien des cas.

C'est ce que ce film nous dit et c'est à ne rater sous aucun prétexte.
Entre les murs se passent des choses dont on a peine à s'imaginer parfois.

mardi 14 octobre 2008

FNC- 2e film - "Man on wire"


Très grand moment de cinéma hier soir avec ce documentaire
américain signé James Marsh.Raconté et monté de main de maître
comme un polar vous rivant sur le siège. Magistral.
Philippe Petit, funambule français toujours vivant qui a marché,
dansé, s'est mis à genoux,s'est même couché sur un fil de fer tendu
entre les deux tours du World Trade Center
pendant 45 minutes avec huit allées-retour
sur 61 mètres de distance par 417 mètres de hauteur(+ou-) dans les années 70
peu après leur construction.
Le bougre de magicien rigolait et souriait sur
son fil, donnant au monde un cadeau de surpassement humain incroyable.
J'en ai un vague souvenir. J'avais 11 0u 12 ans à l'époque.
Son exploit lui a valu toutes les unes des journaux mondiaux,
la célébrité, et quelques amitiés brisées par tant de folie magnifique.
Dès le début, le sympathique personnage de tempérament
nerveux et volubile captive par sa passion contagieuse
et légère comme un nuage.
Des mois de préparation pour préparer LE COUP, incluant
trois ou quatres voyages en Amérique, des plans,
des dessins des témoignages significatifs et jamais redondants.
Pure poésie documentaire qu'Herzog appréciera.
Il s'en voudra même de n'avoir pu faire ce film lui-même,
Philippe Petit étant un personnage bien supérieur à celui de
"White Diamond" du même auteur.
Philippe Petit, un grand homme pas prétentieux
que James Marsh nous livre en détails jamais complaisants.
Il était littéralement dans son salon entre les deux tours après
les 10 premiers mètres du début où la tension se lit sur son visage,
puis le fil devient invisible à lui et à nous en même temps,
donnant l'impression d'un homme marchant dans les airs.
Moi perso, juste sur le parapet du toit
je serais probablement tombé comme une pierre
par vertige, comme une petite chèvre tremblotante.
Bêêê... Pfffffffffffff...
Paf.
Ti-tas d'écrapou identifiable par l'adn des cheveux
parce que mes dents n'auraient été qu'ivoire concentrée.
Hihi.
Petit, Philippe.
Un être humain plus grand que nature ET sympathique
comme tout.
Meilleur documentaire vu cette année.

dimanche 12 octobre 2008

Avis: Ne téléchargez pas Service Pack 3 de Windows XP

Une merde concentrée, signée Microsoft en plus.
Ne faites pas comme j'ai fait.
J'ai téléchargé le Service Pack 3 pour Windows XP et depuis j'ai
QUE des problèmes.
À les lire ça améliore IE, la sécurité web, etc...Blablabla...

En prétextant améliorer, ils empirent.
Visa le noir, tua le blanc.
Depuis l'installation, j'ai des problèmes avec Google Mail,
Analytics, Live Messenger,Flash Player etc...
Jamais vu ça; vraiment, ça mérite des coups de pied au cul solide.

-"Service Paque Trois bonjour, que puis-je faire pour vous?"

-Premièrement je veux que cette conversation soit enregistrée.
Pis tu devrais pas me nuire comme tu fais, service paque trois de mes deux.

-Très bien, toutes les conversations sont enregistrées monsieur de toute façon.
Pourrais-je avoir votre adresse courriel svp pour un
meilleur service?

-Un meilleur service! Haha!
Mon adresse courriel tu peux courir,et mettre un tel paquet
d'merde en ligne en prétextant l'amélioration du système,
c'est presqu'un crime informatique selon votre échelle
qui vous sera enfoncé dans la gorge bien d'aplomb j'espère.

-Service Paque Trois ne vous a pas aidé Monsieur?

-Non au contraire il m'a nui vois-tu chose, et j'ai pas l'intention d'en rester là.

-Puis-je connaître votre adresse courriel pour cibler le service
approprié pour que je puisse vous diriger vers le service en charge
en ce moment pour répondre à votre problème informatique spécifique
et pour ce faire je dois le diriger vers
(zzzzzzzzzzzzzzzzzzz, on essaie de m'endormir manifestement)

-Mon adresse courriel est dans mes pantalons devant mon ordinateur
et joue pas avec moi crétin, même si cette insulte ne t'es pas dirigée
personnellement. Faut que quelqu'un prenne la merde
en quelque part tu vois et ce soir je tombe sur toi, désolé.

-Je comprends monsieur mais...

-Mais si tu comprends et est le moindrement humain, tu vas me transférer
à ton supérieur pour que la merde gravisse un échelon,
sinon tu vas toute te la prendre dans la gueule tu vois...

-Oui donc vous voulez parler à un supérieur à propos du service Paque 3?

-Oui depuis tantôt que j'te l'dis.
Combien d'fois faut que j'répète l'histoire?
Désolé j'men prend pas à toi personnellement tu comprends,
cé juste que là ce download nui à mon ordi, c'est inacceptable
à cause de la perte de temps tu vois.

-Ok je comprends bien votre problème, me permettez-vous de
vous mettre en attente une ou deux minutes (ouais 2 minutes!)
pour transférer votre appel aux techniciens appropriés?

-Ouaisouais, transfère-moi aux techniciens, j'les aiment bien.
J'vais mettre de la musique pendant c'temps là, vas-y...

-Merci monsieur.

(Attente) Je nettoie la surface de mon poêle.

(Attente)Change le papier aluminium de mon four.

(Osti)...

-Monsieur?...

-Ouais cé pas trop tôt, une chance que j'ai le mains-libres
pour me toucher.
Vous êtes le gérant?.

-Merci de votre patience vraiment. Merci...

-Ouais ouais, me remerciez pas et donnez-moi le service que vous
prétendez offrir à la place.
Alors on en est où?

-À la lumière des récents développements informatiques concernant
votre problème particulier, je...(re-zzzz)

-Menute"mon problème particulier" hein, chu pas l'seul
avec ce problème là, vot' service pack est pour tous les utilisateurs,
me faites pas croire que c'est particulier parce que le problème est
le vôtre ET général à tous les internautes qui vivent VOS problèmes,
vous êtes le gérant oui ou non?

-Je suis le gérant monsieur. Et je me vois dans la triste obligation
de vous dire de réessayer le téléchargement tel qu'il est
présenté sur Windows Update pour régler votre problème particulier.

-Ouahah! Monsieur votre produit est défaillant non
seulement dans sa définition d'origine mais en plus nuisible
dans ses mises à jour, comment voulez-vous que le consommateur
vous prenne au sérieux et ne sois pas tenté d'acheter chez votre
compétiteur?! Votre service pack 3 est NUISIBLE.
Vous êtes risibles Microsoft. Totalement risibles.
J'emploierai mes moments libres informatiques à vous dénigrer
et encourager l'achat chez vos compétiteurs.
Votre nom svp monsieur chose pour un suivi?

"Clic".

FNC- "Gomorra"


Grand Prix du Festival de Cannes 2008,
Le film relate cinq destins de mafieux en banlieue de Naples.
(De Matteo Garrone-Italie 2008.)
Adapté du livre-enquête de Roberto
Saviano où réalisme cru et quotidienneté
de la pieuvre Napolitaine contraste
brillamment avec tout ce que j'ai vu
sur le sujet.
Ici on est pas à Hollywood(rien de glamour oh non)
mais dans les ruelles, les immeubles désaffectés, les terrains vagues,
en compagnie de petits bandits et sous-fifres à la solde de plus gros mérous.
Le spectateur plonge dans l'antre à la manière d'un docu-fiction
captivant du début à la fin.
Rare occasion d'observer la pieuvre Napolitaine à l'oeuvre dans toute
sa violence où chacun des acteurs ne vaut pas plus
qu'un chien corniaud remplaçable, homme ou femme(plus rare),
adolescents ou adultes.
La "Business" doit rouler, c'est tout ce qui compte.
Quiconque essaie de s'y opposer est soit habilement contourné
(la police,par un système de guet sur les toits),
soit prestement éliminé(les guerres de clans); de jour comme de nuit,
parmi la foule ou dans un coin sombre.
Une spirale et une histoire sans fin avec présence tentaculaire mondiale.
Mise en scène habile, montage juste assez nerveux,rythme soutenu
et interprétation impeccable pour un grand film
et un précieux document.
Je sais pas mais, si j'étais Matteo Garrone
ou Roberto Saviano-(deux hommes d'un courage exemplaire)-
me semble que "j'checkerais mes fesses en marchant"...

vendredi 10 octobre 2008

World Press Photo et Foire de l'image-Extraits

























Évidemment ici, ça jette pas autant que sur place.
Faut pas rêver avec un appareil-photo numérique
de 5 mo de définition, mais ça vous donne un aperçu.
L'édition 2007 était bien supérieure à celle-ci
mais perso c'est un "must" pour moi chaque année,
pour contempler la réalité crue de notre monde
dans sa beauté/laideur, à travers l'oeil de
photographes-reporters talentueux de tous les coins
de notre petite boule.
Y.

mardi 7 octobre 2008

Festival Nouveau Cinéma-Prologue

Il est de retour. Mon festival de cinéma préféré à Montréal.
Du 8 au 19 octobre, j'irai au cinéma plus souvent.
Forme d'art inclusive par excellence:
littérature, musique, jeu, mise en scène.
Images en mouvement qui vous happent et transcendent le temps présent.
Le Festival du Nouveau cinéma de Montréal fait place
au cinéma indépendant de tous les pays année après année.
Welcome back baby, 37e édition.
That's it, gimme your buzz and keep goin' .
What did you say, you want some mo' ?
Here's some mo' !...

Assis sur mon beigne les yeux ouverts, le cerveau en mode réception,
transporté pour un montant ridicule en 2008.
C'est quoi 10 ou 15 piastres aujourd'hui pour voyager aussi loin,
quand on vous charge au bas-mot $80 pour voir un spectacle?
Une joke. Une bouchée d'pain.
Le rapport prix/produit de qualité est exceptionnel.
Le cinéma est un petit miracle moderne parce qu'il coûte
cher en énergie/dollars à produire étant un art collectif complexe
et reste en même temps abordable à tous les cinéphiles,
d'où la difficulté de bien écrire à son sujet en oubliant aucune de ses
multiples composantes. Parfois on choisi d'écrire techniquement,
souvent on écrit (trop) subjectivement sur lui; "l'entre-deux réussi", confirme
les grands critiques à mon avis.

Entre le spectateur contemplant l'oeuvre finie
et son créateur couchant d'abord une idée sur papier réside
une construction lente et ardue.
Quiconque s'est attardé à cette fabrication sait combien
d'étapes et de travail acharné, d'imprévus et contre-temps cela
nécessite quand il y a pas carrément "report indéfini du projet".

Mes respects à tous(tes) les créateurs(trices) qui "plongent"
en prenant le risque de maintenir leur vision à travers une oeuvre,
malgré les impératifs économiques.

Les gens du FNC font un boulot extra avec une programmation
toujours riche à chaque édition.

Place aux bonnes vues!

jeudi 2 octobre 2008

Cliché de conversation- "L'oignon"

Eh oui. Après une longue absence, les revoilà frappant à la porte
de ma mémoire et celui-ci se fait insistant.
Sans plus tarder je vous en fait livraison.
Tranchouille de vie telle que vécue par votre humble serviteur.



"L'oignon"


J'arrive chez un client à un quai de déchargement et m'annonce.
Un quidam dans la cinquantaine s'amène prestement.
Je décharge les boîtes qui défilent de mains à mains,
puis une que j'échappe sur le pied du mec,
(il chausse des espadrilles)une lourdingue d'environ 20 kilos.
Il pousse un cri de douleur qui me semble un peu exagéré:

-AUGHH! MON NOGNON TABARNAAK ! !
C'est chien çaaahhh ,carré su mon nognon ostiiiii!
Un vendredi en plus aaawwwh!
(Il clopine comme un estropié, puis s'asseoit en vociférant).


-Désolé M'sieur l'ai pas fait exprès!

-Aaughh...T'aurais pas pu l'échapper ailleurs?!

-Ben quand j'échappe une boîte j'me dis pas:"Tiens je vais l'échapper juste là"!

-Commence pas à faire le smatte en plus esti m'as faire une plainte à compagnie!

-Ben là, j'vous ai dit que j'étais désolé, c'était pas intentionnel.

-Okok...Ah fuck drette dessus St-Crème...Aaaah...

Il enlève sa chaussure.

-"St-Crème", ça doit bien faire cinq ans que j'ai pas entendu ce sacre hihi! Dis-je.

Il massait frénétiquement la protubérance osseuse de son gros orteil gauche qui saillait sous sa chaussette, le visage grimaçant de douleur. Bref ça faisait mal quoi.

-Ma journée de golf de d'main est scrapée esti, j'pourrai
pas m'endurer d'la fin d'semaine!

-Vous pourrez pas jouer au golf?

-Mets-en que j'pourrai pas, aughh, ça s'peut pas.

Il enlève sa chaussette qui laisse voir une masse osseuse rougeâtre
au gros orteil.Il la frotte de la paume de sa main pour se soulager,
mais cela semble insuffisant. Puis arrive quelqu'un par derrière...

-Bon bon bon encore Roger et son nognon, tsé Roger vas falloir
qu'tu fasses quek' chose avec ça un m'ent donné...

-Une fricassée pt'être!? siffla Roger.

- hahah, ouen genre. Fais-toé opérer ou porte des bottes de sécurité!
répondit l'autre.

-Te l'ai dit qu'les bottes ça frotte dessus, pas capable de porter ça criss
cé trop serré pis l'opération oublie ça tu restes des s'maines sul carreau!

-Bon ben endure dabord mais tu s'rais pas un peu moumoune
sué bords ma grand-mère en a un nognon pis a braille pas comme toé!

-Veux-tu m'as t'en péter un nognon sua yeule!?
J'viens d'me prendre une boîte de 50 livres
dessus cibouère pis tu peux ben parler toé,
tu traumatises de t'voir un bouton dans l'cou!
(Il continuait le massage de sa mini-bosse, assis sur le béton)

-Moé ça, traumatiser pour un bouton mais vas chier !

- J'aimerais pas avoir un oignon. Fis-je.

-Cé pas drôle, cé souffrant que l'crisse, mmmpphh...

(Il me fallait partir, j'allais me mettre en retard.)

-Bon eh ben faut que j'y aille moi, désolé encore...Bon week end.
J'espère que vous pourrez aller au golf tout d'même.

-Non j'vas m'tremper l'pied à place, yéé ça va être le fun.
C'était pas d'ta faute...

-Bonne fin de journée.

-Mouin. Dit-il en remettant sa chaussette.


(...)


En quittant j'eus cette pensée:
Il suffit parfois juste d'un instant pour vous pourrir la vie pendant
des jours voire des mois et même des années lors de grande malchance.




mardi 30 septembre 2008

Trouble - Cat Stevens

Avant qu'il ne devienne Youssouf Islam, Cat Stevens a composé cette toune
méconnue que j'aime à chaque écoute.

Elle figure sur l'album "Mona Bone Jakon" et apparait au générique du très beau film qu'Hal Ashby a tourné en 1971:
"Harold et Maude".
Le vidéo ici-présent est beau mais suicidaire(ce que je ne suis pas),

Cat a changé d'identité avant de passer à l'acte Nord-Américain

pour se retrouver on sait pas où. Je signale qu'il a publiquement appuyé la

"fatwa" contre l'écrivain Salman Rushdie et ses "Versets Sataniques".

dimanche 28 septembre 2008

Return of the Blues de l'heure des quilles

"L'heure des quilles". Mes parents nous mettaient parfois
cette émission télé lorsque nous étions jeunes mon frère et moi le Dimanche.
Ça nous calmait avant le retour à l'école. Oh une trouée. Oh un abat.
ZZZZZZZZ. Telle la grisaille de l'automne annonçant l'hiver,
l'heure des quilles annonçait la fin du week-end et le
poids du lundi qui pointait son nez sale.
Blues de la classe ouvrière face à l'inéluctable retour du collier
productiviste le lendemain. Le manteau de plomb.
Je reprends la laisse après une petite semaine de "vacances".
C'était plutôt "cinq jours ouvrables en congé" qu'une véritable vacance.
Pour mériter cette appellation, c'est pas une mais bien
trois semaines qu'il faut, sinon ce sont des jours ouvrables en congé.
Grosse différence et gros soupir.
J'aurai une autre semaine fin octobre,yé j'me peux plus.
Je loue mon corps et ma force de travail.
Ceci est mon corps, prenez et usez-le à la corde, mangez-le
un peu plus chaque jour ouvrable.
Il vous procurera la "plus-value", le profit dans vos poches.
Ce profit, c'est la partie de travail que VOUS donnez, et pour laquelle
vous n'êtes PAS payés.
J'en entends déjà dire: "Ben fous ça là mon vieux, change mon vieux".
"N'y vas plus, la notion de travail est absurde, ce doit être
une distraction obsessionnelle" et blablabla, bliblibli.Bloublou.
C'est plus compliqué que ça en a l'air.
Que l'on m'envoie un beau gros "tchèque" bien gras et je me ferai
un immense plaisir d'avoir des distractions obsessionnelles.
En attendant que le ciel me tombe dessus avec ses bienfaits,
je leur redonnerai mon corps et mon esprit avec compensation mais
mon âme n'y est pas, je la garde pour moi.
C'est déjà assez difficile la vie en général, en plus il faut la gagner comme
un cul-terreux.
Quand je pense qu'il y en a pour s'ennuyer une fois à la retraite...
Jolie bande d'abrutis.

Câline the blues...

jeudi 25 septembre 2008

Bits and Pieces


Goutte de mer près de Hawaï, grossie environ 20 fois par microscope, l'an dernier, 2007.

Vu le World Press Photo cette semaine. Sur la photo ci-haut,

une vue grossie au microscope qui nous donne la chance

incommensurable de zieuter une larve de crabe,

en bas à droite. Ce mini-crabe fait moins

qu'un grain de riz en grosseur,

mais il est déjà muni de pinces à couilles.

Je voudrais pas me retrouver sur son chemin larvaire,

à moins d'avoir de vrais arguments.

Il faut convaincre des fois dans la vie,

et il a pas l'air commode avec ses yeux globuleux

et ses petites menottes...

Petit être mesquin et cruel!

Moins intense que l'an dernier je dois dire,

qui fut un cru exceptionnel.

De moindre qualité qu'en 2007,

mais un "must see" chaque année pour la diversité renouvelée.

L'Afghanistan, l'Iraq, l'assassinat de Benazir Bhuto et

l'environnement sont les sujets forts de cette édition.

J'en publierai des extraits photos dans le futur

en vous le signifiant.

J'ai appris entre autres que pour la PREMIÈRE fois,

depuis la 2e guerre mondiale, l'armée allemande fut déployée

en dehors de leur pays en Afghanistan,

principalement autour de Kaboul dans un but

humanitaire de reconstruction.

J'ai aussi appris dans un reportage vu hier,

que les soldats américains amputés d'un membre

quelconque en mission, doivent rembourser la prime

qu'on leur a promise en cas de guerre,

s'ils ne peuvent terminer leur contrat à terme.

Autrement dit: mettons je m'enrôle pour deux ans et

je perd une jambe au bout d'un an en marchant sur une mine;

ben je devrai rembourser la prime parce que je pourrai plus

servir mon pays pour le reste de mon contrat.

Cool indeed. Enrôlez-vous qu'ils disaient...

(....)

Cinéma Cinéma!

Une série très chouette bat son plein à Téléquébec,

ça s'appelle : "Cinéma Québécois",

tous les mercredis soirs 21 hres pm.

Foutrement bien faite, bien montée,

pertinente en tous points avec des entrevues

qui ont fait et feront sans doute l'histoire de notre cinéma.

Georges Privet est derrière tout cela,

je me souviens très bien de lui en tant que

critique au Voir dabord, puis chroniqueur

à l'émission "Le 7e".

Travail d'histoire-cinéma exemplaire par le montage

vivant qui ne s'essouffle jamais; entrevues pertinentes,

archives magistralement remises en contexte historique,

bref, un documentaire de grande valeur.

Bravo Georges, et toute l'équipe de réalisation,

you've got it big time!

(...)

Vu "l'Âge des Ténèbres" de Denys Arcand en dvd.

Un cru bancal et mineur, qui effleure bien des sujets

sans en approfondir aucun à mon avis.

Le propos social est toujours pertinent et l'oeil acéré,

mais le film souffre de superficialité dans son ensemble.

Comme un film à sketches acerbe, noir et sans issue,

sans la "légèreté profonde" qu'il nous a déjà fait goûté.

Pseudo-léger, mais lourdingue dans le fond.

Il nous a habitué à plus de profondeur par le passé,

mais Labrèche(sobre et efficace) traverse le film

sans égratignures,et il y a au moins une scène mémorable

à mon avis:celle du médecin,

(Benoit Brière, bougre d'acteur concentré)

qui lui annonce un cancer ravageur...

La relation de Labrèche avec sa femme, c'est pas mal

non plus, mais le reste est effleuré de l'oeil et parfois racoleur.

Il y avait plusieurs films à faire avec ce film va-tout-Arcand.

Déception mais pas un nanar, loin s'en faut.

(....)

Transports!

Une nouvelle voiture, la Zenn,

pour :Zero Emission No Noise, fabriquée à St-Jérôme serait

promise à un bel avenir pour son efficacité énergétique annoncée.

(Googlez-la si ça vous chante, pas pu insérer de lien efficace).

De futurs supra-conducteurs énergétiques seraient en développement

pour pouvoir la doter d'une autonomie de 400 km sans recharge.

Elle pourrait selon leurs dires, rouler à 125km/hre.

Les batteries après épuisement prendraient 5 minutes à se recharger.

Faut voir les amis, faut voir.

C'est presque trop beau, mais perso,

j'espère un véhicule hybride qui torchera toutl'monde.

Ya un potentiel énorme pour le transport individuel en devenir.

vendredi 19 septembre 2008

Rouge verdâtre.

Vue sur Solid Waste, cette pub du parti libéral .
(nous sommes prêts à relever le défi haha)
Lisez-nous bien: "On aimerait vous gouverner vertement".

La tronche perfide d'Ignatieff, à qui je confierais
même pas une clé de cabanon; Denis Coderre égal
à lui-même c'est à dire assez peu, Bob Rae à la rescousse
et l'absence de l'intrépide Justin Trudeau (?).

Un montage merdique du Liberal Géographic
où queue de baleine et face de grenouille ne font qu'un.
Rigolons dans nos chaumières mes frères.
Je n'oublierai pas Stéphane Dion, le père de la clarté
référendaire de mes fesses.
Sa conscience environnementale le sauve de mon mépris.
Premier ministre il bâillonnerait le Québec sans relâche,
mais s'il ne remporte pas cette élection , il sera prestement
étêté par un parti assoiffé de chef charismatique.

"This is your last chance, you better win Stefie boy.
If not, we'll be waiting for you in the tool shed".

Voilà qui ferait une belle pub libérale.

jeudi 18 septembre 2008

World Press Photo 08






Chaque année depuis 1955, un jury international et indépendant
composé de professionnels de l'image se réunissent en Hollande
sous les auspices de la fondation World Press Photo pour choisir
les meilleures photos des journalistes de presse mondiale de l'année.
Je précise que la fondation n'a aucun droit de regard sur le choix
des gagnants.Pour l'édition de cette année, qui récompense les
meilleurs de 2007; plus de 5,000 photographes de 125 pays
ont soumis quelques 80,000 images.
Le jury en a retenu 200, comparé à 185 l'an dernier.
Pour la 7e année consécutive, c'est le Musée Juste pour rire
(l'ironie, sans blague) qui présente l'expo jusqu'au 28 septembre.
Elle est considérée comme l'expo photo la plus prestigieuse et
reconnue au monde, étant présentée dans 50 pays.
Eh oui, peut-on croire cela?
Je puis en témoigner, j'y étais l'an dernier et
ne manquerai surtout pas d'y aller la semaine prochaine.
Je n'ai que de bons mots envers le professionnalisme
et la qualité totale de l'ensemble, en plus du décorum
magnifiquement servi par le personnel du musée.
La violence qui y est parfois(certains diront souvent) évoquée
n'est jamais gratuite ou putassière mais au contraire
toujours significative par le propos qui dépasse toujours
le "cadre" de l'image.
Elle est regroupée sous 10 thèmes:
1-Spots Actualité
2-Information générale
3-Protagonistes des faits divers
4-Portraits
5-Sports
6-Les Arts
7-Vie quotidienne
8-Sciences et technologies
9-Nature et environnement
10-Intérêt contemporain
Les dimensions sont grandes, pas petites.
Il y en a qui font un mètre par deux de long.
C'est pas pour les enfants et les fans du National Geographic
feraient mieux d'y penser deux fois. Secouement en règle
à prévoir. Les gifles au visage et les caresses se succèdent
dans une qualité photo jamais vue avant cette exposition.
Éblouissement beauté-laideur en rotation, comme la boule
où nous vivons.
Cru et pur, laid et beau. Blaid et crur, quoi.
En sortant j'étais s'ul cul et transporté en même temps,
habité par un souvenir désormais permanent.
J'arrête, vous allez croire que je bosse pour eux. Nonon.
Pas dutoutdutoutdutoutdutout.
Mais comme si ce n'était pas assez, une autre exposition y
est jumelée à l'étage supérieur: La Foire de l'image ,
regroupant une centaine de photographes québécois avec
400 photos exposées.
Suis allé zieuter ça et la qualité y est indéniable,
mais plus ludique pour balancer le relatif choc précédent.
P.S. Si le texte est tout ramassé en paquet, cé pas moi mais cette
interface de Blogger qui respecte pas la mise en forme.
Faudra y voir mais je devais vous en parler de suite,
m'en serais voulu d'attendre...

samedi 13 septembre 2008

Tag (suite)


Un câble plus tard, vouéla.
C'est mon bureau, une bulle dans ma bulle.
Je vous l'offre.
Vous voulez ma photo avec ça?!
J'ai un compte Paypal que vous pouvez bourrer.
Gênez-vous pas, à fond la caisse.
Je propage le virus à:
S'ils veulent bien, évidemment. No sweat.

jeudi 11 septembre 2008

Tag

J'ai été tagué par Monsieur Mistral pour montrer mon bureau,
sauf que c'est mal barré.
Mon poste de transfert est en réparation; faudra attendre,
faute de trouver un câble qui me permettra de transférer
la photo numérique de l'appareil vers le blog.

Voilà. C'est pas intentionnel, ça adonne comme ça.
Comme une grippe en plein été.
C'est la faute à Hewlett Packard et leur service de merde.
J'vous épargne, faites-vous plaisir, n'achetez rien de HP.
Ni de Black and Decker.Des disciples de Kafka.
Leur service= zéro plus zéro.
À chier, du jamais vu en dix ans.

mercredi 10 septembre 2008

"La Classe Moyenne étouffe", poil au zouf.

C'était à la une du Jounal de Mourial hier.

Question: A-t'elle déjà respiré?

La pauvre Moyenne,veau sacrifié,fauteuil dans lequel
la Grande aristocratie s'asseoit.
Et la classe Petite, elle? On en parle pas, c'est son repose-pieds.
Ya aucun intérêt à parler de son pouf.

La Moyenne veut faire comme la Grande.
C'est la tranche de revenu entre $40,000-$90,000 par année.
(Ça me fait toujours sourire d'être comparé à une tranche de pognon.
Bonjour, je suis un ramassis de chiffres, en chair et en os.)

Elle s'endette et rigole, puis pleure comme un ti-bébé. Snif.
Tel le capitalisme sujet à crises; cyclique.
La classe moyenne est une roue; la petite classe, la route de terre
et l'aristocratie, le 4x4.
Le cycle "joie factice" de la moyenne voulant se faire grande
cède à celui des pleurs et grincements de dents réels de la petite.
Pour la première c'est temporaire, pour la dernière c'est permanent.
L'aristocratie ne vit pas sur la même planète, l'argent lui sort par l'urètre.

Gouverner c'est prévoir qu'ils disaient, engagez-vous qu'ils disaient.
Ouais...
C'est plutôt de la gestion d'estrade à la petite semaine,
tant des gouvernants que de la classe moyenne dans une certaine mesure.
Le nez des uns est long de quatre ans;
celui des autres, au prochain paiement.
Elle est la cygale de notre société ayant une extinction de voix.
Ou un haut-le-coeur de s'être gavée à crédit, entre autres.

Quand elle va gerber, craignos.
Vite une Gravol-Consolidation de dettes,
et priez en vain pour la clémence du Dieu Capital,
because he shows no mercy.

Époque "Darwinisme financier".


(...)



-Chérie j'étouffe, kofkof arreuh



-Mais respire, respire!



-Mais j'étouffe koff, comment veux-tu j'respire, j'étouffe calvairaraagrhh...



-M'as t'donner une bonne tape dans l'dos, penche-toi.



- koffarrhhg, chu resté trop longtemps à Pékin arraahhg



-Cé une autre crise de panique j'pense plutôt.Calme-toi, ça va passer.



- Ben non, arrête de niaiserarragghhkoffareuh, esti ça va tu arrêter!


Non ça n'arrêtera pas de sitôt, mon Joe.

mardi 9 septembre 2008

Punky Town






"Punk and Rock'n Roll will never die".

Cliché but true, yeah.

Along with music, and being far more than just a way of life, it's

a state of mind, a global attitude that will live forever through

people who believe in doubt, intelligent criticism, and social

consciousness.

lundi 1 septembre 2008

Fête du "Travail"

J'aimerais bien savoir qui a nommé ce jour : Fête du Travail.
Il y a contradiction totale, en cette journée où personne bosse.
Les plus chanceux sont même payés pour rien foutre!
Quelle aberration ridicule!

Aurait-on idée de pratiquer l'abstinence pendant la Fête du Sexe
ou le jeûne pendant la Fête de la Nourriture?!

S'il y avait une logique dans cette appellation, nous devrions
tous travailler comme des chiens aujourd'hui. Pis au fouet à part ça,
avec plein de temps supplémentaire impayé.
(Voilà qui ferait jouir bien des employeurs en ce monde).

Pour corriger cette absurdité, je rebaptise cette journée:
"Fête de l'Oisiveté". Voilà qui est plus approprié.
Je suppose que cette appellation provoquerait un mini-scandale
dans ce système basé sur le travail aliénant; d'où le titre injuste
qui afflige cette journée "grimace au temps productiviste".

N'est-ce pas ce que c'est dans le fond, un petit espace-temps;
grain de sable libre de 24 hres dans l'amoncellement de terre
qu'est la vie d'une année travaillée.

Si j'étais le maître du temps, cette grimace prendrait deux jours
par semaine...

Maintenant vous m'excuserez,
je vais de toute urgence me pogner le beigne le reste de la journée
parce que demain je commence à 07:00.

mercredi 27 août 2008

Rassemblement et anecdotes d'une journée.

Je me suis fait porter "pâle" au travail pour aller au rassemblement
contre les coupures du gouvernement Harper envers la culture.

C'était au 1195 St-Laurent, Montréal, et les palabres avaient lieu
à l'intérieur de cet édifice, portées à l'extérieur par des
hauts-parleurs. Bizarre et cloîtré.
Ils auraient dû faire cela dehors pour une véritable
communication, dans un endroit plus vaste, il faisait si beau.

Environ 800 personnes à l'intérieur et un bon 1500
à l'extérieur je dirais,dans un petit parc attenant
qui a débordé sur le boulevard pour finir avec une marche
improvisée sur Ste-Catherine ensuite.
Les policiers n'ont fait qu'encadrer et ont laissé faire
sur la Catherine en la fermant.


Très discrets. Cool, calm and connected; mais franchement
il y avait pas de quoi fouetter un chat de Montréal-Nord par le
calme de ce groupuscule. Ce fut à y bien penser, une occasion
ratée pour une manifestation monstre, sauf qu'un mercredi
matin, les gens bossent. C'était mieux que rien, mais
franchement j'étais prêt à gueuler comme un perdu ou
briser un objet. ;)



Je doute fort qu'Harper tende l'oreille au Québec en
matière de culture. C'est marginal pour lui et son bassin
de votes rednecks de droite, il en a rien à branler, c'est un
chantre du progrès à tout prix, nappé de conservatisme religieux.
Un cousin "canadian" de George Bush.
En fait, il gouverne comme s'il était majoritaire, arrogant en plus,
sauf qu'il est minoritaire. On est vraiment baisés.
Et on parle pas de l'environnement, qu'il méprise.

J'eus souhaité plus de monde pour la culture, contre Harper.
À la une de La Presse: "Harper mène dans les sondages au Québekistan".
Par une marge d'un pour cent sur le Bloc, et 10
pour cent sur Stéphane Dion...
Le pauvre Dion, il l'a pas trop l'affaire; il a
manqué une occasion de se faire valoir à Montréal côté culture.
Rien n'est joué encore, mais ça augure mal.

Un conservateur "icy-cold", opaque aux médias, presque reclus,
qui n'explique rien, ne justifie rien, sans aucune transparence,
en avance au Québec! J'en reviens pas.
Il ferait quoi Harper s'il était majoritaire?


Et Josée Verner à la culture fédérale, mouaha,
bonjour Bobinette. Bobino met sa main dans ton dos
et tire une corde pour le discours pré-enregistré que
tu débiteras. Franchement...

Mais Gilles Duceppe était là, Thomas Mulcair aussi,
accompagnés des médias.
Stéphane Dion, t'étais où toi?

(...)


J'ai salué Denis brièvement, qui partait ensuite bosser sur
le montage de "Carcasses", son prochain film.
De bonne humeur, on a échangé quelques
phrases sympas aux airs de "Punky Town" .

Ensuite je suis reparti avec ma carcasse à moi,
qui roule par habitude et tient par ce qui lui reste
de peinture vers le vaisseau-mère 450.
Me suis arrêté à un kiosque fruits/légumes.
J'ai tripoté des épis de blé-d'inde pour me défouler, en prenant
bien soin de les exfolier dabord pour ensuite presser quelques
grains avec mon index, histoire de vérifier leur fraîcheur.

Si ça gicle comme un bouton d'acné bien gorgé, c'est qu'il est frais.
Si ça gicle pas ou que les grains plissent sous la pression,
c'est périmé. Détail important: si la texture de
la giclure est collante, c'est qu'il est sucré à souhait.
Miam. La bouffe est jamais loin du sexe.

C'est la saison, alors faut pas se gêner,
surtout après une manif de gauche "gonflée à bloc".
J'ai pris quatre épis après que la dame du comptoir
m'eût signifié:

"Monsieur, n'arrachez pas les feuilles comme ça,
je pourrai plus les revendre!"

"Z'inquiètez-pas madame, sont vendus pis j'me défoule",
lui répondis-je, satisfait de la fraîcheur extrême et elle,
souriante de gratitude commerciale .

Je repars avec mon petit bonheur vers la tanière
en me pourlèchant les babines.
Je dîne de maïs en sachant qu'une régularité
défécatoire s'ensuivra:
"Blé d'inde au dîner, snack-bar en journée";
"Blé d'inde au souper, snack-bar en soirée".

Cette fois-ci je choisis d'égrener les épis dans l'assiette,
au lieu de les groinfrer à même l'épi en rotation
animale des deux mains.

Rien de telle que la civilisation culinaire après un exercice
de vérification primaire de la fraîcheur du produit.
Par contre, si je les avaient achetés sans jauger la dite fraîcheur,
je les aurions probablement dévorer à mains nues.
Sustenté, je m'attèle ensuite à une
tâche ingrate: le changement d'huile de ma carcasse automobile.

Pendant la besogne je remarque une fuite à la panne.
Normal, vu l'âge qu'elle a; beaucoup feraient dans leur froc
après 200,000 km de vie active.
Je resserre les boulons amorphes.
Ça devrait suffire pour un dernier hiver sur la route
avant la casse ou une vente à rabais.


Ma bonne vieille Mitsubishi.
Ses belles années sont derrière elle, mais quel coeur
au ventre elle a eu cette Japonaise.
Les Asiatiques sont encore et toujours un modèle
de fiabilité.
Elle a 230,000 km dans l'corps la grognasse.
4 petits cylindres, 1.5 litres. 90 cv.
Pas touché à la transmission, très peu au
moteur, cardans originaux...


Satisfait, je m'offre une bière et met de la musique:

"Le volume du Vent"

jeudi 21 août 2008

Flash-Belogue

Un blog, des belogues.
Autant de divans virtuels sur lesquels on s'affale.
Sans retenue ou presque, on se répand et on s'épanche.

Un miroir sans psy, dans lequel on peut se perdre
et se retrouver.

En ayant comme seul guide, notre conscience d'exister.

lundi 18 août 2008

Abdellatif Kechiche et le couscous d'amour.

Drame d'Abdellatif Kechiche.France 2007. 148 min.
Cette perle est toujours à l'affiche après trois semaines...
Grouillez-vous.
Dans la ville côtière de Sète en France,
une famille maghrébine s'unit autour du père
sommairement licencié pour l'aider
à réaliser son rêve: ouvrir un restaurant.
Gagnant de 4 Césars dont celui de Meilleur Film et
meilleur réalisateur, le spectateur est une
mouche observant la vie de ces personnages à leur insu
tant la pudeur et "l'impudeur" de la caméra
capte plus qu'elle ne montre.
Très proche sans être voyeuse.
Nerveuse sans agacer.
Vivante comme ses protagonistes imparfaits.
Un tour de force mêlant approche documentaire,
drame construit, improvisation versus scénarisation,
sans que l'on soit jamais capable de déceler la part de l'un
ou l'autre. Le tout est d'un naturel sidérant d'humanité.
Diable de cinéaste ce monsieur Kechiche, il faut du génie
pour être aussi subtil à dépeindre la beauté et la laideur
de la vie familiale dans sa complexité/simplicité quotidienne,
en plus d'une direction d'acteurs remarquable.
J'appellerais ce film:
Chronique dramatique improvisée savamment dirigée,
au déroulement imprévisible et à l'issue incertaine.
La plupart des acteurs sont non-professionnels.
Lumineuses performances, les femmes en particulier.
Hafsia Herzi(photo ci-dessus), éblouissante;
Leila D'issernio et Alice Houri, magnifiquement justes.
Habib Boufares(sur la photo), superbe de retenue en père
taciturne et fatigué par sa vie d'ouvrier sacrifiée à sa famille.
Quelques clins d'oeil à ceux qui l'ont vu:
Un repas en famille...
Une petite fille...
La crise magistrale d'une jeune femme...
Je n'ai qu'une toute petite petite petite réserve:
la finale qui m'a semblé s'étirer un tout petit peu;
sans doute Kechiche a voulu produire un effet
"épilogue" qui m'a échappé un peu lors du visionnement.
J'estime malgré cela que ce film est un petit chef-d'oeuvre.
Parions que le temps le confirmera.
Voir la critique de Rachel Haller pour un autre éclairage.

lundi 11 août 2008

Les Olympiques: so far, not so good.


Pendant que la Russie agresse
militairement la Géorgie,
deux athlètes de ces pays
se donnent l'accolade sur le
podium en signe de paix.
Pendant que l'ours écrase une souris stratégique
démocratiquement élue, deux fourmis issues du
même continent s'étreignent devant le monde entier.
(...)
La cérémonie d'ouverture fut égale à l'ambition déguisée
de la 3e puissance mondiale, qui demeure une dictature
malgré l'imagination, la subtilité et la démesure
de l'image.
Le parti communiste chinois,
(qui n'a de "communiste" que l'appellation)
asseoit justement son pouvoir en donnant un peu
de "leste de corde" à sa population qu'il sait avide
de changement.(Pour la calmer, l'étourdir temporairement)
Elle atteindra le bout de cette corde et la
cassera tôt ou tard à mon avis.
Le pouvoir en place croit nourrir son pouvoir, alors
qu'il participe à sa destruction. Une question de temps.
J'estime "facile" d'imposer sa vision totalitaire
avec 40 milliards de dollars.
Plus difficile d'y appliquer ses règles à tous les
habitants, tout le temps.Exemple: Tienamen.
Je n'oublie pas que ce pays commet un génocide
"tranquille" au Tibet depuis plus de 50 ans avec le
silence complice des Nations Unies sous prétexte
d'économie $$$.
Les droits et la liberté d'expression
de ses propres citoyens, bafoués dans la répression
et la censure. Aux optimistes qui disent:
"La Chine fait des efforts". Mouais, un peu.
Trop tard. On est en 2008.
Tu peux pas donner du fric au peuple
d'une main et le frapper pour qu'il se taise de l'autre.
C'est foireux, ça peut pas marcher bien longtemps.
Un suicide politique en soi.
Plus t'as de fric, plus tu mords fort.
C'est comme l'air, plus il est pur et ample aux poumons,
plus t'es en forme pour aller plus loin et péter des gueules,
gratos. C'est toujours la même histoire.
Ad vitam eternam.
Anyway, l'Histoire jugera définitivement. Pas moi.
Malgré tout son talent et son inspiration
qui force l'admiration pour cette ouverture,
(le dilemne existentiel pour lui j'espère, créateur qui s'est
assujetti au pouvoir en place),
Zhang Yi-mou a réchauffé un serpent sur son coeur,
mais perso je lui pardonnerais presque; parce qu'il est chinois,
artiste, et qu'il s'est surpassé en un sens.
Mais pas tout à fait. Il a célébré sa propre imagination(très grande)
à l'intérieur du pouvoir en place.
Au détriment des sans-voix que sont les Tibétains et
ses propres frères/soeurs contestataires.

dimanche 10 août 2008

Flash-Ego

J'aime bien me faire la conversation de temps en temps,
à l'intérieur de mon moi-même.

J'ai toujours un auditeur attentif qui ne me coupe
jamais la parole.

Mais pas trop souvent, sinon je me perdrais dans le tourbillon
de mon nombril.

samedi 2 août 2008

Flash-Musique


Je favoriserai toujours la musique au texte,
quand on parle musique.
Par là, je veux dire qu'un auteur-musicien pourra me débiter
des inepties sans nom à la limite, tant et aussi
longtemps que sa musique me transportera vers
d'autres territoires.
(Évidemment il y a peu d'exemples probants de ce genre.)
Pourquoi, parce que la musique importe plus,
et si on veut absolument faire passer un texte avant
la musique, bien on écrit un bouquin; c'est mieux parce
que ç'est beaucoup plus lourdingue dans le cas contraire.
Idem pour le cinéma. Un cinéaste qui n'est pas
flexible au scénario pendant le tournage ferait
mieux d'écrire un bouquin s'il veut le texte Intégral,
à moins d'un chef-d'oeuvre déjà écrit.
L'inflexibilité, c'est pour les livres,
mais pas nécessairement pour tous les écrivains.
En tout cas pas pour les musiciens, et surtout pas
pour les cinéastes, à mon avis.
Je dis ça sans préjugés aucun envers la littérature,
que je chéris comme une forme d'art égale
à la musique ou le cinéma.
Cinéma, musique et littérature ont plusieures
fois fait la preuve de leur inter-dépendance et
indépendance suprême.
Ce sont les trois formes d'art qui m'importent
le plus. (sans oublier la peinture pas loin derrière)
Leur mariage est depuis longtemps consommé,
inaliénable et éternel.

mercredi 30 juillet 2008

Ze Moomba présente:


Roger a vécu une sale nuit la veille de cette session-photo.
Léopold ne rigole pas avec sa carrière, c'est un agent-double.
Boris, faut pas l'baiser, sinon il exerce une vengeance impitoyable.
(cliquez et vous verrez l'ampleur)
Laval c'est hot ça s'peut pas; quand j'ai vu ce dépliant,
j'me suis dit: C'est icitte que ça s'passe, pas ailleurs.
C'est une sacrée chance que Sting lui-même
les ait choisis, sinon on aurait eu droit à des Gremlins.

dimanche 27 juillet 2008

Nouvelle charte de l'OMHP.





Lors de son plus récent sommet tenu à Montevideo
la semaine dernière, l'OMHP:
(Organisation Mondiale de l'Hygiène Personnelle)
a établi de nouvelles règles mondiales d'hygiène personnelle
qui furent prestement enchassées dans sa charte,
par vote unanime de ses généraux,
élus par acclamation sous la supervision du comité suprême.


Ainsi dorénavant, la nouvelle charte modifiée prendra effet
"sine qua non" le premier janvier 2008,comme suit à la page 234,
paragraphe 3, alinéa 4 de son lexique,
et fera force de loi le 1er janvier 2009.
En application dès le 1er juin 2009
pour les pays industrialisés, progressivement par la suite
avec supervision appropriée pour les pays en voie
de développement le 1er décembre 2009,
et à une date indéterminée avec suivi prioritaire
pour les pays sous-developpés le 1er janvier 2010.


Considérant cette charte fastidieuse et bourrée
de termes techniques inutiles dans sa compréhension,
l'équipe d'ILT (dans un soucis constant de vulgarisation
intelligente comprise par la majorité)
a savamment concocté le résumé succinct suivant:

"Il importera dorénavant pour tout individu mâle ou femelle,
diurne ou nocturne, d'appliquer une généreuse couche
de déodorant non seulement sous les aisselles,
mais aussi sur la région dite du : "périnée":
-zone intime délimitée au nord par l'anus
et au sud par les parties génitales, uniformément constituée
de chair tendue et invariablement soumise à toutes les intempéries
corporelles et météorologiques-
(le nord et le sud variant selon l'angle géographique)
dans le but évident d'éviter toute odeur incommodante
pour soi-même et autrui dans un rayon d'un mètre de distance".
(La marque d'antisudorifique, ainsi que sa teneur en agents
neutro-odorants est laissée à la discrétion des individus
dans un premier temps.)


L'OMHP est consciente de la nouvelle loi d'hygiène
personnelle mondiale imposée.C'est pourquoi elle sera
en application PROGRESSIVE sur une période de 24 mois.


Les escouades d'information et d'inspection sur le terrain
pour tous les pays(et individus par le fait même)
ont été avisées du changement de moeurs sanitaires,
et dûment formées en conséquence.


Les agents de ces escouades veilleront à l'application de la loi
en bonne et due forme, et pourront arbitrairement procéder
à des inspections à nu, afin de valider/authentifier
l'application dudit déodorant dans la nouvelle zone prescrite,
à savoir celle du périnée (sic). (Voir définition ci-haut.)

Le non-respect éventuel de la loi POURRAIT entraîner
de sévères sanctions; allant de l'amande sommaire à l'ananas
sophistiqué, de l'insulte verbale primaire à la tirade intello
complexifiée et/ou simplifiée par les circonstances,
aux chiquenaudes diverses(communément appelées:
Pichenottes) pouvant utiliser divers objets
contondants sur une partie de l'anatomie,
choisies au gré de l'imagination de l'agent en place,
et ce, au moment jugé opportun.
....................

-" T'chèques ton périnée, l'escouade est là ",


-"Tu pues du périnée, tu vas "pogner un ticket",


ou- "J'ai subi une fouille-périnée aux douanes"


seront des expressions d'usage courant à l'avenir
dans tous les pays, l'OMHP en est consciente,
et a déjà inscrit les expressions sus-nommées
dans son lexique interne pour une étude pédagogique future.


L'OMHP veillera toujours au bien-être
hygiénique mondial reconnu selon ses règles.
Soyez-en conscient(e)s citoyen(ne)s planétaires.
Veillez à la désodorisation de votre périnée dès aujourd'hui,
car l'OMHP s'en assurera à l'avenir.


Telle est sa mission. Tel est son futur.
L'OMHP est là, pour régenter au mieux
votre bien-être et votre anatomie.