vendredi 18 juillet 2008

Clichés Conversation.

"Les Geeks"





J'attends, sagement aligné sur Guy coin Maisonneuve.

Je m'impatiente lentement.

C'est "platte" attendre dehors, pour aller voir un film.

N'importe lequel. Heureusement il fait beau et j'ai de quoi lire.

Puis un être qui semble une femme élancée, sur-maquillée

et vêtue comme telle, lance d'une voix grave et tonitruante:




"Ahhh, they're ugly!"




Le timbre de sa voix et ses mollets proéminents

ajoutent à l'ambiguïté de son identité sexuelle.

Faisant manifestement référence à notre troupeau

par ses oeillades, elle renchéri:



"They're so fuckin' ugly, fuckin' Fantasia geeks!"




Un type dans la file près de moi s'avance prestement

vers elle et lui dit:

"Et toi, tu penses que t'es belle?!

T'es un homme ou une femme premièrement?"



"Guess what, dumb hoe, I'm cuter than you are!"...

Qu'elle répondit.



"En tout cas, tu manques pas d'couilles pour insulter l'monde,

tu caches un paquet en qque part?"

Répliqua-t'il.



"You geeks are sooo pathetic!"



"J'vais t'acheter un nouveau miroir, r'gardes toi ben d'dans,

on verra bien QUI est Geek et pathétique..."



Le type revint prendre sa place en ligne sous les ricanements

pendant que l'autre passa son chemin.

mardi 15 juillet 2008

Flash-Véhicules


À part l'art et la science dans une certaine mesure,
ce que nous fabriquons est à notre image;
tous les objets nous ressemblent.
(analogie des véhicules)
Ils subissent les affres du temps et nécessitent
beaucoup de liquide pour fonctionner.
Il faut leur prodiguer des soins pour prolonger
leur vie utile, et ont besoin du chirurgien
pour les réparer.

dimanche 13 juillet 2008

Encore plus de films

Je vis un épisode d'insatiabilité visuelle.
J'ai faim d'images et de son.



"Black Belt" - Jap. 2007-95min-35mm-S.Nagasaki (Bien)


Vu à la cinémathèque.
(ah les sièges confortables comparés à ceux du Hall Concordia)

Au début des années trente, l'histoire de 3 maîtres de karaté prendra
des chemins différents(selon leur caractère) suite au décès de leur
mentor pour lui succéder et obtenir sa ceinture de grand-maître.

Exactement ce à quoi je m'attendais:
Classicisme dans le scénario et la manière de filmer.
Photo soignée. Ya le bien et le mal.
Manichéen nuancé, je dirais au final.
Un film qui revient à l'essence des arts martiaux soit:
la maîtrise de soi et l'utilisation de l'énergie de l'adversaire
retournée contre lui et l'éternelle opposition bien/mal .
Un bon film de base sur le sujet. Sobre.

Ça, et l'intérêt de voir trois véritables maîtres reconnus se
débrouiller en tant qu'acteurs d'une part,(inégaux)
et de voir des combats sans artifices aucun d'autre part(ça torche).
On est loin de Jackie Chan et c'est tant mieux.
Rapides comme l'éclair, félins d'une précision et
d'un contrôle absolu.

J'enfourche ma zézette d'enfer, direction cinéma du Parc.
Un scooter en ville l'été, c'est l'pied.


"My Winnipeg"-Canada-80min-35mm-Guy Maddin(Superbe voyage)

Confession: C'était mon premier Maddin vu.
Eh oui. Frappez-moi, mais tout doucement ok?
Documentaire fantaisiste irrésistible dès les premières images
sur sa ville natale: la plate et morne Winnipeg,
qu'il réussit à nous rendre attachante par son imagination,
sa grande sensibilité, un sens de l'observation inné
et son talent fou d'orfèvre visuel.

Archives, séquences animées, éléments auto-biographiques,
surréalisme.Majoritairement en Noir et Blanc, narré par lui-même.
Un doux délire de grand artiste tendre. Un véritable rêve éveillé.
Quel travail minutieux à la réalisation, faisant beaucoup avec peu.
Esthétisme rappelant celui de l'Allemagne des années 20 mais ça
demeure unique en son genre. Guy Maddin, sacré conteur.

La musique est belle aussi. Le film commence avec une
chanson style années 50, voix de crooner enjouée:
"Winnipeegg, my beautiful Winnipeegg" ...
Puis on est dans un train, un type sommeille et
Maddin commence la narration ainsi:
D'une voix neutre, il dit:
"Winnipeg... Winnipeg... Winnipeg..."

Trois fois. Drôle et hypnotique.

Certains pourront peut-être tiquer sur un léger
surplus narratif et le thème récurrent de la mère
castratrice, mais moi je vous ai rien dit.

Coup de coeur, je veux tout voir de lui.


Le lendemain, deux autres films. Ma soif ne sera jamais étanchée
et j'ai du temps libre. Un fâcheux contre-temps(crevaison)
me fait manquer la première moitié de:


"Au-delà de l'animation 2008"-International-115min-vidéo
(Unique et réjouissant)

Franchement, Fantasia pour l'animation c'est difficile à battre.
Très fort d'année en année. Nul doute que la première partie
manquée était aussi forte que la 2e moitié vue.
Diverses formes d'animation et de narration mondiales.
Qualité exceptionnelle.Des bijoux de poèmes visuels et musicaux.
Un docu animé fascinant sur la vision cinoche de Norman McLaren.
L'ONF très en forme avec "Ici par Ici" d'Obom, entre autres.

Magnifique; pratiquement tout ce que j'y ai vu m'a ravi, secoué,
transporté.Il me faudra trouver ça et Genius Party en DVD avec le
"Best of Ottawa's animation fest" et "Peur(s) du noir" que j'ai manqués.
Et à moins d'un miracle, je manquerai "From Inside"
de l'américain J.Bergin.
Parait que c'est qque chose.


Un dernier et le moindre:

"All the boys love Mandy Lane" É-U 2006-90min-35mm-J.Levine
(Ben "ardinaire")

Prise de risque avec Bande-Annonce et description littéraire.
Jet de dévolu faute de mieux et de représentations "sold out".
Déception.
Ça se veut un "Slasher nouvelle génération".
But it's just another Slasher movie, #85830.
Ça pointe tout juste son nez au-dessus de l'eau dans la moyenne
du genre.Dialogues un peu plus relevés, mais ça joue des mêmes
codes pour la Xe fois.La finale ça tient pas la route, invraisemblable.

Pis j'en ai marre des Slashers, c'est toujours la même
recette de pitounes et d'ados en rut qui se font trucider.
Leurs affiches sont toujours les mêmes:
Un pétard de fille à l'avant-plan avec une bande
de jeunes morons en arrière. On dirait des acteurs
"wannabes" dans l'élaboration laborieuse de leur
C.V. Hollywoodien.

"Mister Director/Producer, hire me please,
you see me naked in Slasher no 354,
and I'm excellent in screaming and getting chopped off"...

À moins d'une référence perso fiable,
je "slaque la poulie" des slashers.
Ya mieux à voir.

Je termine avec les intriguants qui restent à
Fantasia selon les goûts:

From Inside** (possiblement très fort)
Red
Triangle
Dark Floors
Going by the book(verrai)
4Bia(verrai)
Cryptozoologie(je vais essayer fort Nicolas ;)
Un ou deux Programme de courts
Le Tueur
Alone
Hunting Grounds
Home Movie
Midnight Meat Train =

"Le train d'la viande de ménuit" en québécois.

D'après moi, c'est pas une viande bien tendre que celle de minuit
à bord d'un train; plutôt dure et morte de peur...
J'aime aussi les films d'amourr. Plus tendres.

En fait, je crois que chaque être humain possède
sa part de tendresse et de dureté en lui à doses variables d'un
individu à l'autre. Le défi d'une vie consiste à transformer
son agressivité en quelque chose de créatif qui ajoute une valeur à
l'humanité ou au pire, ne nuit à personne. Gérer ses émotions.

Évidemment on peut se nuire à soi-même, ça peut être
tragique intérieurement et pour ceux qui nous aiment.
Mais tant qu'il y a une issue, un exutoire créatif,
une sortie possible, c'est moins pire.
Nous avons tous(tes) nos démons intérieurs à dompter ou exorciser
à plus ou moins grande échelle.

Quand la conscience, la volonté et l'espoir sont là,
tout est permis vers le changement d'optique et de mode de vie.
Mais rien n'est facile ici, et tout est lent dans la rapidité du
"rythme moderne post-11 sept 2001". Très lent même.
Lent dans l'évolution des moeurs et sociétés,
rapide dans la consommation, la guerre, le travail et l'esclavage
post-moderne.

Pourquoi j'écris ça?
Les films et la vie que j'ai vus récemment me l'inspirent
sans aucune volonté moralisatrice.




vendredi 11 juillet 2008

Flash-Le temps fuit

Avec les années qui passent,
mon corps s'appauvrit et s'amenuise.

Mon véhicule vieillit,
mais mon âme s'enrichit.

L'expérience gagne, l'ossature perd.

La dichotomie corps et âme
reste un territoire vierge,

Pour les explorateurs nés.

dimanche 6 juillet 2008

Fantasia- 4 films

1- "Tres Dias" (Before the Fall) Esp.2008 (FJ. Giutierrez) (excellent)



Mon préféré jusqu'à maintenant. Faux-film catastrophe-tueur-en série
privilégiant l'approche humaniste épurée d'une histoire familiale tragique
dans le chaos annoncé d'une météorite venant percuter la terre
dans les prochaines 72 hres.

Cinéaste de grand talent. Excellents interprètes, photo soignée,
propos universel. Format 35 mm dans toute sa splendeur.

Moment fort. Gagnant de prix.



2-"Genius Party" Jap.2007 (Collectif de sept auteurs) (très bon)


7 courts d'animation (+ou- 15 min chacun) remarquables
tant dans le propos que dans la réalisation technique irréprochable.
Imagination rules! J'ai mes préférés, mais tous sont bons ou excellents.


3- (REC) Esp. 2007 (J.Balaguero-P.Plaza) (très bon)


Drame d'horreur un peu convenu mais très habile.
Scénario ingénieux avec dimension sociale indéniable.
Caméra à l'épaule hyper-efficace sans étourdir.

(une mode à double tranchant qui foire en mode autre que cinéma
à moins d'une télé vraiment imposante)

Pari risqué et réussi par le traitement original, l'excellence
de l'interprétation, le rythme soutenu et une finale magistrale.

Scènes terrifiantes de réalisme.

Une salle qui hurle d'effroi au grand complet, c'était la première fois
que j'en étais témoin actif.

Gagnant de nombreux prix. Fort à parier qu'il en gagnera ici aussi.
La rumeur voudrait que certains spectateurs se soient évanouis
pendant la projection, en Europe.

Cardiaques, s'abstenir ;)

J'commence à m'faire vieux pour ce genre de film,
je deviens plus sensible au "gore" en vieillissant, je sais pas.
Mais pour les fans, c'est toute une "ride".



4- "Robo-Rock" Jap. 2007 (T.Suga) (très moyen)



Comédie mitoyenne burlesque-fantaisiste-bizarroïde.
Exemple typique de la bande-annonce qui largue tout pour accrocher
son poisson.

Premières 30 min. rigolotes et prometteuses. Mais ça s'essouffle
jusqu'au dernier râle, malgré qques bons moments parsemés.
C'avait l'air d'un bon plat à vue d'oeil; mais en bouche ça goûte pas
grand chose.

Comme un sushi passé date d'un jour. Ni bon, ni mauvais.
Tu l'bouffes en te disant: Ouin, pas la fin du monde ce sushi.
Mais un frais, cé dur à battre, comme Genius Party, ou
L'oeil du Dragon.
Z'avez jamais mangé de sushi "Oeil du Dragon"?
Miam.


En attendant, les films qui semblent prometteurs
cette semaine mais que je ne verrai probablement pas:

Timecrimes
Sparrow
Peur(s)du noir
Second Skin
Cryptozoologie
DJXL5
Let the right one in
Wide Awake
Idiots and Angels
La Crème
Epitaph
Mad Detective
Triangle


Bon cinéma les enfants.

jeudi 3 juillet 2008

Spécial Fantasia- Histoire Gore.

Le corps humain n'est pas parfait.
Qu'y-a-t'il de plus inutile qu'un petit orteil?
Deux petits zorteils.

C'est non seulement ridicule et insignifiant, faut en plus qu'ils
soient source de douleur vive quand on se les cognent en quelque part.
En fait, ils ne servent qu'à cela: nous emmerder.

Une erreur de la nature qui devra être corrigée.
Après visionnement du DVD de Bandes-Annonces Fantasia d'une
durée de 2 hres 30 minutes, j'envisage sérieusement
l'auto-amputation de ces deux appendices risibles et nuisibles.

On jurerait avoir affaire à deux tétines sur-dimensionnées,
recherchant constamment la collision avec des pattes de table
ou meubles quelconques. Lousy freaks...
En voilà assez!

J'ai lu en quelque part qu'ils viendront à disparaître
chez l'homo-sapiens dans son évolution,
qui sera finalement doté de quatre orteils.
Ceux-ci grossiront et combleront l'espace laissé
par le petit extravagant. Comme les Trolls.
Ils sont d'avant-garde, les Trolls.

Mais en attendant, je prendrai moi-même les devants
sur l'évolution humaine qui traîne en longueur temporelle
et corporelle...

I'm gonna fuckin' chop them off!
Cut them off!

J'aurai cependant besoin d'une assistante,
pour me siffloter un air pendant la besogne.
Du Gershwin ou du Zappa, quelque chose
d'américain, selon l'humeur et l'arrivage.

Je m'arrangerai ensuite pour me faire une amulette
avec les deux petits sacrifiés.
Je deviendrai un sorcier redoutable.


"Le sorcier aux petits orteils"

dimanche 29 juin 2008

Fantasia


Douzième édition du Festival de films de genre qui se tiendra du
3 au 21 juillet prochain au centre-ville de Montréal.
Un des plus importants en Amérique; perso j'y ai fait de merveilleuses
découvertes au fil des ans. Atmosphère des plus festives.
Plusieures premières.
Plus de cent longs-métrages, sans compter les courts où
une place importante est faite au "made in Quebec" chaque année,
via notamment DJ XL5.
Faits à noter cette année:
Helen Faradji (joyeuse titulaire d'un doctorat ès cinéma)
est membre du jury, section court-métrage international.
Rafaël Ouellet(réalisateur de "Le Cèdre Penché")
est quant à lui membre du jury dans la section
"Meilleur premier long-métrage".
Des projections sont aussi au programme
de la cinémathèque québécoise en collaboration.
Pour infos supplémentaires, le programme est icitte.
P.S.
Quiconque n'a vu et entendu Daniel Walther
(une abeille omniprésente) vous souhaiter "Bon Cinéma" manque
quelque chose d'humainement savoureux dans une salle de cinéma
lors de ce festival.
Quand il dit: "Bon cinéma", ya invariablement quelqu'un pour répondre:
"Merci Daniel". :-)

vendredi 27 juin 2008

À mes amis les magnats du Pétrole


J'ai beau porter des gougounes sur cette photo, j'ai pas de bas,
ni de gants blancs.
Et je rigole aux stations d'essence. Non je rigole pas.
Exxon, Shell, BP, Irving et toutes vos cousines, bâtardes,
sempiternelles affamées de dollars...
Je vous emmerde, crapules internationales que vous êtes,
chapeautées par l'OPEP. Le Gland Chef de l'énergie.
L'Organisation Planétaire, Excellente Profiteuse.
L'Arabie Saoudite, (entre autres) d'où est venue la majorité des terroristes
du 11 sept. 2001, grande amie des USA. Big Fucking Deal.
Ze BFD.
Si au moins il y avait une partie du prix au litre qui retournait
à l'environnement, mais non, surtout pas.Faites bien attention!
Vous ne faites que presser le citron jusqu'à plus soif , plus cher
et plus de $$$$ dans votre compte en banque de dégénéré
en totale décadence.
La fuite vers l'avant qu'ils disaient. Engagez-vous qu'ils disaient...
Une hiérarchie mondiale, based on Greed.
Comme les pharmaceutiques, les agricoles Monsanto,
les cies militaires etc...
Ces sales histoires sont si vieilles et si ancrées, que plus personne n'ose les combattre...
L'Ordre Mondial planétaire est d'une tristesse absolue.

dimanche 22 juin 2008

Quatuor Mains Libres (suite)

J'avais des appréhensions sur l'endroit choisi pour ce concert.
Un quatuor de guitares classiques dans un bistro rue
Ste-Catherine Est, coin Sicard.
Craignos pour la qualité de l'auditoire et de l'écoute,
mais je me disais en même temps que le groupe avait dû
vérifier l'endroit au préalable, n'ayant pu m'en enquérir.

Appréhensions vaines, le Bistro In Vivo en est un soigné,
bio-santé au menu, équitable dans ses produits,
(la bière saoûle même pas ;) qui détonne dans
l'environnement "faunique particulier" de l'est.
L'endroit s'auto-proclame "Bistro Culturel Engagé".
Bref, pas l'endroit désigné pour une beuverie de groupe.

Le quatuor est composé de:
-François Gauthier, guitariste-compositeur et arrangeur,
ami personnel.
-Charles Gauvin, guitare-voix.
-Marie-Soleil Fortier, guitare-voix
-Karl Marino, guitare-voix.
Pour voir leur bio, c'est icitte.

Un répertoire riche, varié, ni hermétique-péteux,
ni accessible-racoleur: Tom Waits, Kurt Weill, Leo Brouwer,
Manuel de Falla, une compo de François, Bogdanovic.
Latino-folk-jazzé-contemporain genre...

Une heure quinze de pur plaisir, par quatre interprètes professionnels
ravis de se retrouver sur cette scène avec un auditoire en or.
Attentif, silencieux, et le personnel d'une discrétion infinie
pendant la prestation, une prise de son exceptionnelle de précision.

On ne pouvait demander meilleures conditions. Je m'attendais pas
à une telle qualité d'écoute, ni d'éxécution pour un premier concert;
d'une finesse et d'une musicalité...
Ils se servent aussi de la caisse de résonance de leur guitare
comme instrument percussif qu'ils tapotent et gratouillent de
leurs doigts et mains pour plus de rythmique sur certaines pièces.

La simplicité et l'humour de leurs brèves interventions rendaient
leur présence fort sympathique. C'était tout sauf guindé.
Très beau concert avec un seul bémol : le volume un peu trop faible.
Manque d'amplification, en plus du fait des micros uni-directionnel,
pas d'omni-directionnel. Le technicien du son m'a confié que c'était
tout l'équipement dont il disposait. Pas sa faute donc,
mais il a fait un petit miracle de prise sonore avec ce qu'il avait.
C'est pas de la tarte, amplifier quatre guitares six cordes, et il a fait
un boulot exemplaire.

Pas un seul "feed back" et il était toujours "border line" selon ses dires.
Steve a beaucoup de talent.
"Je suis assez fier dans les circonstances" a-t'il dit.
-"Ya de quoi l'être, vraiment Steve".
Il a ajouté que les musiciens n'étaient pas assez attentifs sur
l'emplacement de leur micro qui peut varier, selon la posture adoptée.
Ils devront être plus sensibles à ça, bien placer ou
replacer leur micro.Bien observé de sa part.

Pour tout entendre, il fallait se placer près de la scène jusqu'à
environ la moitié de l'espace disponible, au-delà on perdait des
nuances et des bouts.

Le public semble avoir bien apprécié tout de même. Bistro comble.
Avec un peu plus de volume, c'eût été le trip total.
François est mon pote c'est vrai, mais lui et moi nous connaissons
depuis assez longtemps pour nous dire les choses telles que nous
le ressentons franchement.Sans se blesser, mais sans faux-fuyants.
S'ils avaient mal joué, je lui aurait dit à ma manière,
(il est très auto-critique anyway); mais hier soir,
un son d'ensemble bien rond, une "drive" musicale consommée.
Une réussite et un quatuor promis à un bel avenir je l'espère.

Ils joueront au sein de leur groupe Forestare en compagnie de
Catherine Major vendredi prochain(27) dans le cadre du
Festival de Jazz.






vendredi 20 juin 2008

Ma Tag


Philémon m'a gentiment tagué.


Voici les règles:


Attrape le livre le plus proche.
Va à la page 123 (23 si short book)
Trouve la 5e phrase.
Recopie les 3 suivantes.







"Sa voix, teintée d'un fort accent du Lac-Saint-Jean,
prenait des tons mélodieux lorsqu'il se lançait dans l'un
de ses interminables discours sur le karma, sa spiritualité
étriquée et sa théorie de l'autonomisme-intégrisme qui n'avait,
pour autant que Léon pût en juger, de sens que pour lui-même.
Coco avait une peur bleue de lui et entonnait ses récitations
dès qu'il l'apercevait, mais Michel, contrairement à la plupart,
ne s'en froissait nullement.Il battait la cadence et ponctuait
chaque alexandrin d'un Yeah tonitruant, tapant du pied,
si bien que Coco accélérait sa déclamation qui en venait
à ressembler à un rap nègre."




J'en suis pas encore à la page 123, mais 57. J'aime beaucoup.
J'en reparlerai lorsque terminé.
C'est "Léon, Coco et Mulligan" de Christian Mistral.
(Éd. Boréal, 2007- 144 pages qui jusqu'à maintenant se lisent comme on boit du p'tit lait)

dimanche 15 juin 2008

Cris et Chuchotements- d'Ingmar Bergman (1972)


Certains samedi soirs, Télé-Québec pense aux cinéphiles comme ce fut le cas pour ce chef-d'oeuvre présenté cette semaine.
Quand je l'ai vu la première fois, j'étais jeune et vert. J'avais à l'époque trouvé négatif, mais ça m'avait impressionné.
Hier soir, j'étais mûr pour ce sondage abyssal de l'âme humaine comme seul Bergman savait les faire. Ce film n'a pris aucune ride et traversera le temps par sa profondeur, sa sensibilité et son intelligence.
Un huis-clos de rêve ou de cauchemar éveillé sur la mort, la souffrance, le temps qui passe, la jeunesse perdue, la complexité des rapports entre êtres humains, la solitude dont nous sommes tous affligés et que nous essayons de combler à tout prix soit par la froideur et la distanciation, soit par la proximité d'un corps autre ou la fuite en avant vers une quelconque chimère...
Et ce temps qui fuit toujours malgré nous en nous faisant subir ses affres.
Lentement mais sûrement. Tic Tac, Tic Tac.
Comment reconnait-on un chef-d'oeuvre en 2008, si seul le temps le confirme?
J'aime à croire que le message importe plus que le messager. La forme est secondaire, mais on aime bien nous faire croire le contraire aujourd'hui.
Si ce film nous était présenté maintenant, serait-il un succès populaire et critique comme ce fut le cas à l'époque en 1972? La maîtrise de ce huis-clos féminin est parfaite.
Ce film est parfait, ya pas un plan inutile. Ni un mot qui ne porte sa charge significative.
Ce qui me frappe chez Bergman, c'est justement l'intelligence des dialogues et du jeu des acteurs, c'est naturel et lourd de sens, jamais redondant. Et le jeu des actrices, la mise en scène, l'observation des visages et des regards qui parlent sans rien dire...Et qui crient parfois au secours très physiquement en d'autres moments...Ce film est parfait!
Quel observateur méticuleux vous faites Ingmar, une référence à jamais incontournable.
La manière dont vous transmettez l'angoisse et les désirs, le désarroi et le bonheur, la souffrance et la délivrance.
Bergman, l'un des plus grands observateurs-cinéma de l'âme humaine ayant existé.
Comme l'art de la fugue de Bach, insurpassable jusqu'à preuve du contraire.
Si on me demandait un top 3 cinéastes, Bergman est là, c'est certain. Les deux autres, j'ai pas trouvé encore,(J'ai qques noms mais...) et vous?
Nommez-m'en un au moins, je demande pas les trois, là.
Juste un, avec deux en réserve.

mardi 10 juin 2008

Quatuor "Mains Libres"


En cliquant l'image, c'est plus gros. (Histoire compliquée de format Web)
C'est au 4731 Ste-Catherine Est(angle Sicard), métro Viau.

dimanche 8 juin 2008

Rafale DVD











"Voleurs de Chevaux" -Micha Wald- Belgique 2007. (2)



Western européen au souffle épique, malgré un budget assez restreint.
Au début du 19e siècle, l'histoire de deux couples de frères qui fuient la pauvreté chacun à leur façon en s'enrôlant chez les Cosaques(osti de cosaques!) dans le premier cas, et en volant des chevaux dans le deuxième. Leur destin se croisera violemment pour s'assouvir dans la vengeance.



Brillant exemple où le manque d'argent est compensé par l'imagination d'un scénario naturaliste crédible, la direction d'acteurs, la musique envoûtante et légère( signée Johann Johannsson en grande partie), le talent de Micha-cinéaste et la performance magistrale des quatres jeunes interprètes: Adrien Jolivet et Grégoire Leprince-Ringuet d'une part, (si je ne m'abuse)dans la peau des deux aînés "chiens sauvages".
Grégoire Colin et François-René Dupont dans celle des cadets plus fragiles.
Performance viscérale qui m'a prise aux tripes.

Wald prend le temps de développer ses personnages avec nuance et profondeur, tout en filmant la violence crue avec doigté. Beau travail sur le son et la chorégraphie de ces scènes. Une vision d'auteur originale et talentueuse se dégage du tout, hyper-réaliste. On sent de l'âme, et une signature. Finesse psychologique, observation très juste dans l'oeil de la caméra.

J'ai trouvé ça très fort, ça va m'habiter longtemps.






"Michael Clayton" -Tony Gilroy-USA2007 (3)



Thriller socio-politique captivant, remuant et très habile. Scénario très bien écrit. Le traitement des flash-back passé-présent éclairent sans confondre.
Interprétation crédible et juste. Sujet actuel et troublant, à propos de la vérité des grandes corporations, affamées de pouvoir au point de tuer civilement. Réalités qui échappent souvent au commun des mortels, doublée du désir de rédemption de personnages éprouvés par leur ambition, la réalité environnante et la signification de leur propre existence dans le bordel compliqué de la vie moderne avec sont lot de mensonges avec lesquels il faut "dealer".

Presque documentaire tant le réalisme est bien rendu.

Conclusion cependant un peu idéaliste. Sans vendre la mèche, c'est loin d'être "la norme des cas" mais ça fait un bien énorme quand ça arrive ;).


"Truth can be adjusted". Ouais, vous l'avez dit, marchands de poison, carriéristes finis, vendus, traîtres, etc...






"Into the Wild" -Sean Penn- USA 2007 (4)


Drame. Voyage initiatique d'un jeune "Drop-out of College".
Un genre "casse-gueule", difficile à renouveler et Penn réussit à moitié le pari quant à moi.
Ok, je serai pas vache, je l'aime bien, c'est réussi mais pas un chef-d'oeuvre.
C'est déjà ça de pris, et c'est très bien. Ça se laisse regarder avec plaisir.
Penn effleure la profondeur, c'est sensible dans la vision mais pas si profond dans l'fond, comment dire...

C'est un cinéaste de talent mais dans ce cas-ci, il transcende peu son sujet.
Une succession de scènes et historiettes inégales dans la vie d'un post-ado qui crisse toutte ça là en brûlant tout son argent, pour partir tout nu à l'aventure en son vaste pays. Basé sur un fait vécu, bien filmé, de superbes images et de la belle musique. Trop de musique d'Eddie Vedder(ex-leader de Pearl Jam), qui vient alourdir le tout par son omni-présence. Elle est belle sa musique c'est pas ça, mais pour le film, c'est trop appuyé, tout le temps. C'est tout un art, savoir doser la musique dans un film pour le mettre en valeur et non l'assommer.

C'est comme si Penn s'était dit: Je vais faire un film "significatif" dans l'essence de tout homme.
J'ai trop senti cette insistance peut-être. Il est pourtant collé sur son sujet, bizarre...
Penn est tout près, mais juste à côté, sans faire "corps et âme". Mais tout près...

Bref, un film au-dessus de la moyenne mondiale, mais pas au sommet.
Puis l'acteur principal, Emile Hirsch, surjoue parfois et perd en crédibilité par trop d'appui naïf dans son jeu. Un bon film intelligent et sensible tout de même, ça court pas les cinémas...

Ciao ciao.

samedi 31 mai 2008

Clichés de Conversation Vol.10

"Natalia Urgova"



Je sonne à la porte, j'attends. On me répond, la porte de l'intimité "autre" s'ouvre à moi.
Une jeune fille dans un vieux corps, m'accueille . Son visage ridé est lumineux.



Je lui dis l'objet de la livraison. Lui demande son nom. J'ai toujours besoin d'une signature complète, nom et prénom. Toujours.

Elle me dit, avec ses grands yeux bleu mâtinés d'accent slave:

Procst, voscht te dinaicshki da?

-Quoi?

Quel est votre nom? What is your name? Visiblement elle parle pas français mais baragouine l'anglais.

Elle balance la tête légèrement de gauche à droite avec ses grands yeux ronds de Mini-fée sortie d'un manga japonais; avec un mélange de résignation implorante que j'ai déjà vue chez d'autres slaves, comme une douce prière, elle me susurre doucement:

-Natalia... (Elle porte un bonnet sur la tête qui semble lui conférer un rôle de
subordonnée dans la maison, mais je ne puis jurer de rien, je suis médusé et
subjugué par sa voix et son regard d'une douceur presqu'insupportable, telle une musique mélancolique qui vous transporte dès les premières notes.)



-GG....And your name?

- Urgova...

-Natalia Urgova...

- Yes.

-Russian?

-Yes!

Elle me regarde droit dans les yeux avec une tendresse infinie... J'ai envie de la prendre dans mes bras et brailler comme un veau en lui disant: "Dans mes bras Natalia!"

Mais non.
Au lieu de lui dire: "Je dois te serrer dans mes bras Natalia sinon je craque", je lui ai dit:

-Could you sign here please...(Pas que ça à faire m'attendrir, je bosse, circulez ya rien à voir)

Elle signa et je repartis promptement.Mon emploi du temps chargé l'exige. Si je glande, on me demandera des comptes le lendemain c'est sûr car nous sommes électroniquement suivis de manière rigoureuse et journalière.

Puis j'entends une voix vociférante dans la maison comme je m'éloigne vers mon camion, sans pouvoir dire si c'est celle de Natalia ou une autre...

En redémarrant, j'eus une pensée pour elle et les espionnes russes, qui sont certainement redoutables d'efficacité ...Cette Natalia aurait pu attendrir un coeur de pierre.


Je ne connaîtrai jamais son histoire, à moins de retourner dans ce coin d'urbanisme compliqué comme un labyrinthe dessiné par Stanley Kubrick.
Ce coin de banlieue est schizophrénique, même pour une boussole. Les urbanistes qui ont dessiné ça devaient être complètement bourrés. Une chatte y perdrait ses petits.

Où es-tu Natalia Urgova? Reviens!
J'te sauverai Natalia!
Tous les dragons de la terre ne m'arrêteront pas!

Ya pas à dire, je vois beaucoup de monde dans une journée, mais Natalia était troublante...

lundi 26 mai 2008

Flash-De la prétention.

Il existe en ce monde des gens si prétentieux, qu'ils s'écoutent parler.
Ils se regardent écrire, se filment et pavanent avec une ostentation digne d'un coup de pied au cul.

Ils se photographient eux-mêmes en se disant: "Wow, I'm so good, I look so good, I think so clearly, I'm so fucking bright, I'm so fucking cute"...
"No wonder why I got so (filthy) rich, hihi, how come the world is different than myself?" se disent-ils en voulant dominer tout le monde autour d'eux.

C'est de cette essence que sont faits les dictateurs de tout acabit.
Leur nombril est leur planète, parfois pour le malheur de millions de gens.
Et si leur demeure est vaste comme un château et son domaine, leur univers est petit et fermé comme une huître sans perle, avec un grain de sable à la place du coeur.

vendredi 23 mai 2008

There's always someone waiting ...


For you to make a mistake somewhere, somehow in your life, a false move that could cost a lot
to you anytime, anywhere, anyhow...
Demain je vais à l'animalerie subversive, m'acheter un varan.
Je le mettrai en laisse et me teindrai les cheveux vert fluo.
Pour l'occasion, je porterai un T-Shirt avec "No Future" inscrit dessus.
J'irai ensuite dans les parcs du 450 faire prendre l'air à mon lézard géant et lui faire chasser du "petit-chien-gros-comme-un-poux-mais-qui-gueule-plus-fort-qu'une-hyène".
Tiens, j'y avais pas pensé: une hyène et un varan en laisse! "Nice picture",mais j'arriverai pas à les tenir s'ils voient du Bichon maltais bien dodu. Il me faudrait une compagne de punkitude. Elle la hyène, moi le varan. Un couple assorti et redoutable.
Aahh, ça fait du bien, déconner un brin. Thérapeutique.
C'est ma soupape: "surplus de liquide refroidisseur en ébullition", que voulez-vous.
"L'overflow" doit sortir de temps en temps.

mardi 20 mai 2008

Flash- création artistique.

On a toute la vie pour créer sa première oeuvre, mais peu de temps pour en créer une deuxième, en cas de succès.

Évidemment en cas d'échec, on a encore toute la vie pour en créer une autre.

mercredi 14 mai 2008

Luis Bunuel Revival

Fr.-Esp, 1977, 103 min, v.o.fr., s.-t. angl) avec Fernando Rey,Carole Bouquet et Angela Molina.
Vous vous dites peut-être: c'est trop beau pour être vrai.
Et pourtant, c'est la vérité toute nue.
Une occasion rare de voir ce diamant brut du surréalisme sur grand écran, par un des grands cinéastes à avoir vécu sur cette planète.
iou ça?
À la cinémathèque Québécoise, 335 de Maisonneuve Est, Montréal.
De quand cé que ça joue?
Dimanche prochain le 18 mai à 17 hres.
Revêtez vos plus beaux apparats, portez la perruque de votre caste, parfumez-vous et offrez-vous le bonheur d'être transporté sur votre séant.

samedi 10 mai 2008

Rafaël Ouellet-entrevue


Pour ceux et celles qui s'intéressent en une forme de cinéma d'auteur québécois jeune, originale, et définitivement à suivre.

vendredi 9 mai 2008

Flash Intimité.

Tout ce qui est à l'intérieur de nous et à l'abri des regards ne regarde personne sauf nous-mêmes dans un miroir .