mardi 20 octobre 2009

Rage




Exprimer ses émotions devient de plus en plus
compliqué en cette époque néo moyen-âgeuse.
J'aurais pu écrire un texte senti.
J'ai choisi cette toune par paresse, pour l'instant.

Motherfucka' .
Ugh.
Les pouvoirs en place tuent,
et remplacent TU et VOUS,
par voix tues.


10 commentaires:

É. a dit...

Un des souvenirs rares qui font que je n'ai pas l'impression d'avoir joué de la zique dans les bars pendant 20 ans pour rien est le suivant.

J'avais l'habitude avec un de mes groupes de revenir en rappel avec Sex Machine. Après le dernier refrain de la forme, nous retournions dans le bridge, après quoi on se retrouvait chaque soir dans une zone de pure impro, dans laquelle j'introduisais des textes et des thèmes absolument bigarrés, de Skippy à Gary Numan en passant par Tom Waits, Roadrunner et Bob Marley. Pure folie et c'était bien chouette.

Un soir, des flics entrent dans le bar sous l'effet d'une plainte de bruit de voisins. Genre des bobos qui ont décidé d'habiter Saint-Laurent Marie-Anne et se plaignent que les bars font du bruit. Y doivent faire un procès aux fermiers autour du chalet parce que les poules sentent mauvais. En tout cas. Les keufs s'avancent dans la salle en faisant des signes à notre tech à grands gestes de lampes-matraques. Bon. Faut que je spécifie que ça se passe aux Bobards et que c'est bourré bien au-delà de la capacité légale et même sanitaire. Devant nous, tout le bar n'est qu'un immense plancher de danse où trois ou quatre cent personnes s'éclatent.

Je ne me rappelle plus dans quelle toune nounoune nous étions rendus (toujours sur le groove de fond de Sex Machine), mais soudainement j'ai pointé les agents du doigt en chantant ce refrain, aussitôt repris par pratiquement toute la salle. Trois cent clients qui pointent les uniformes en scandant, en vociférant :
FUCK YOU I WON'T DO WHAT YOU TELL ME !

Les deux types à casquette ont tourné les talons aussi sec et ne sont pas revenus nous embêter. J'arrive toujours pas à le croire.
:0)

Yvan a dit...

:O)
Dingue la vie,
n'est-ce pas É.
C'est souvent quand
tu la pousses dans
ses derniers retranchements
qu'elle te livre ses secrets
les plus intimes.

É. a dit...

Bien dit, Van !

Yvan a dit...

Take care,mon ami.

helenablue a dit...

Bien dit! Right! Mais pourquoi faut-il qu'il en soit ainsi!
Fuck!

helenablue a dit...

Pourquoi faut-il toujours ces situations extrêmes pour nous faire comprendre de ne pas avoir peur, qu'il nous faut croire en ce que l'on croit et ne pas craindre de le revendiquer, parfois alors que cela nous semble perdu ou kamikaze, on trouve au fond de soi des ressources insoupçonnées...

Yvan a dit...

"Fuck" est un mot approprié
je trouve dans ce cas,Bloue.
Je n'ai pas de réponse
définitive et la question
demeure ouverte.

Yvan a dit...

Faudrait que les gens reprennent
la rue en musique,ça les mettrait
d'entrain pour aller plus
loin peut-être.
Je suis probablement naif
(perdu mon tréma ché pu où),
mais une belle grosse manif
d'au moins 75000 personnes,Montréal et Québec
en même temps contre
la corruption politique
et la mafia sous toutes
ses formes,me semble que
ça ferait pas de tort.

braincras a dit...

micro contre lampe matraque policière, quelle belle victoire tu nous a faite part!
mais tout de même, quel hymne incroyable cette track.
Rage.

Yvan a dit...

C'est un classique carré
dans face :)
Bienvenu Braincras.