vendredi 2 mars 2007

Post-Oscar Gossip

Le Roi scientologique Ti-Tom et sa Reine du moment.
C'est drôle, on dirait qu'elle fait un mètre de plus que lui sur cette photo, en imaginant une marche entre le béton et les tuiles.

dimanche 18 février 2007

The man who fell to Earth


Werner Herzog. The Wild Blue Yonder. 2005. Version anglaise only.
Me semble que ce film est passé dans le beurre ici. Aucune distribution à la sortie, me trompe-je? Quoiqu'il en soit, j'ai bien apprécié cette réflexion contemplative de la condition humaine à travers l'oeil astronomique d'Herzog, qui toujours, cherche la vérité à près de 70 ans d'âge. "I've always been trying to catch the ecstatic truth in my movies, not the realistic truth as many other filmakers do".
Il prend encore des risques comme un jeune loup. Se questionne et explore l'image de nous-même en essayant la distanciation astronomique et philosophique. Toujours cette lueur passionnelle dans l'oeil. Un poète, un vrai. Intarissable source d'inspiration le Werner; qui réalise ici un inclassable objet filmique qu'il appelle une "Science fiction fantasy" où l'image et la musique parlent d'elles-mêmes dans ce docu-fiction méta-astro-physique que Brad Dourif narre en jouant la peau d'un soi-disant extra-terrestre débarquant ici. Assez crédible mais bicéphale dans l'intention d'éviter le documentaire et vouloir créer une fiction, en hésitant toujours entre les deux. Un véritable essai.
Essai poétique visuel et musical assez réussi dans l'ensemble malgré une légère sur-exploitation vocale des choeurs africains qui installent une certaine lourdeur sonore à mi-parcours, mais qui ne gâche pas l'oeuvre pour autant. Des images inédites et d'une beauté absolue de notre terre et de l'espace.
La vie dans une navette spatiale comme je l'avais jamais vue auparavant. Dans toute sa vérité crue. Des astronautes se nourrissant platement en apesanteur. L'heure du dodo dans le sac de couchage, suspendu dans les airs.
Des images sous-marine filmées sous 10 mètres de glace, peuplées d'organismes vivants dont je soupçonnais même pas l'existence. Et surtout, le questionnement philosophique sur notre évolution humaine à travers le temps et l'espace via les transports.
Beaucoup d'infos, poétiquement livrées.
On se laisse aller, c'est une valse signée Herzog. Mais une valse-plaidoyer talentueuse sur l'impossibilité "Alien" et la solitude de notre système solaire. On est tout seuls, et la race humaine ne survivra pas assez longtemps pour en visiter un autre tellement on en est loin, en distance et en technologie . L'illustration de cette vérité est très claire et brillante dans le film avec force mathématiciens moustachus, illustrant sur tableau les formules complexes et les tunnels de transport "chaotiques" inter-galactiques, faibles en coût d'énergie et très puissants, mais encore impossibles pour l'homme car invisibles, mais bien présents. Sans oublier le mal déjà fait et qu'on fait toujours subir à notre maison et qui seront très bientôt irréversibles.
Difficile de parler de cet ovni filmique. Des entrevues séparées avec Herzog et l'acteur Dourif complètent bien le tableau.
À vous de voir.

Message pour le sociologue Augendre


Ça mon chéri, c'est ma définition artistique en ce qui te concerne.
T'as dû "fliipper" aux Génies, "Bon Cop Bad Cop" a gagné la poupée du Meilleur film. Wow. Quelle frénésie.
Quand les galas ne veulent plus rien dire, les génies deviennent des demeurés.
I love you and I kiss you.
Yours truly.

The Beatles, magistralement revampés


Pour tout fan des Beatles qui se respecte, voilà un cd qu'il doit posséder à mon avis.
Quelle agréable surprise que cette restauration en règle, par nul autre que George Martin, l'arrangeur officiel de toute leur oeuvre. On l'appelle à très juste titre "Le cinquième Beatle".
Celui de l'ombre qui bossait pour que ça "sonne".
Aidé de son fils Giles, il leur a fallu 2 ans de leur vie pour accomplir ce que plusieurs croyaient
potentiellement "Casse-gueule par excellence"...Avec raison dailleurs, on s'attaquait à des Dieux de la musique, fallait pas déconner et on les attendaient avec une brique et un fanal à la sortie.
C'est la première fois que Les Beatles (ou ce qu'il en reste, compliqué par les successions) autorisent que l'on retouche leurs tounes.Il était temps!
Marcher sur des oeufs n'a jamais eu autant de signification dans ce cas, car les négos furent ardues aux dires de Dominic Champagne, le concepteur du show "Love".
Pour faire court, l'étincelle créatrice du projet est née d'une amitié établie entre Guy Laliberté et George Harrison. Ensuite Dominic Champagne pour la création du spectacle qui semble-t'il est à jeter par terre, ya un peu d'nous autres là-d'dans tabouère!
Le résultat à l'oreille est savoureux et totalement réjouissant. Critiques unanimes qui saluent la restauration géniale. We have a perfect double match, scenic and musical. La double totale!
Avant cette réalisation brillante, on "entendaient" les Beatles. Maintenant, on les "écoutent" tellement le travail de sonorisation est éclairant.Les bridges et les fondus originaux entre ou à l'intérieur même des chansons sont en soi, un exploit dont George Martin peut être fier.
"I am the Walrus" et "Lady Madonna" , c'est à tomber sur le cul. Et que dire du son de batterie de Ringo Starr. Rond, plein, subtil. On le redécouvre lui aussi, moi qui l'ai
"descendu" par le passé en le traitant de batteur d'opérette...Mea Culpa Ringo, sorry man, I didn't know you were so hot.
C'est du tout bon où on a le bonheur de redécouvir The Beatles et leurs couleurs authentiques, revampées de main de maître, comme on restaure une peinture qui a traînée dans le sous-sol d'un musée décrépie par la poussière et le temps qui fait son office ingrat.
Payez-vous donc la traite en vous offrant le coffret cd ET dvd audio. Vos oreilles vous remercieront.
C'est vachement signé, l'affaire. George and Giles Martin, yours truly.
Je lui rend hommage, cette fois-ci, c'est son oeuvre. Thank you Georgie boy.

vendredi 9 février 2007

lundi 5 février 2007

Pour la création des Razzies Québécois

Je plaide pour l'établissement d'une cérémonie rigolote célébrant la médiocrité québécoise cinématographique et télévisuelle.

Si nous sommes une nation distincte, pourquoi ne pas décrier ce qu'il y a de pire chez-nous?
Une nation qui se proclame comme telle, doit pouvoir faire l'exercice de l'auto-dérision.
Exercice sain et bénéfique à mon avis. Le besoin est là; à voir la complaisance de plusieurs médias envers des oeuvres franchement poches, on se questionne sur l'impartialité de journaleux sans envergure ni sens critique, ainsi que sur l'égo démesuré de certains zartistes.

On touche pas (ou presque) à nos veudettes, aux médias et producteurs opportunistes crasses pour qui la "piasse" ou la "visibilité à tout prix" comptent avant tout. Sommes-nous si frileux devant l'auto-critique, sous prétexte de petit peuple de gaulois dans la marée anglophone? Je nous trouvent bien rapidos pour s'auto-congratuler et bien slowmos pour s'auto-critiquer.

La vraie critique selon moi devrait servir à faire avancer les choses en proposant non seulement une dénonciation lucide et étayée, mais aussi des propositions non moins rigoureuses pour un avenir meilleur. En d'autres mots, une critique commande une suggestion de son auteur pour l'avancement d'une forme d'art, qui peut être débattue par la suite sans tomber dans le blabla inutile. Un chat c'est un chat criss. Et il me semble qu'on a ben de la misère à nommer les choses ici au Québec, trop occupés que nous sommes à nous regarder le nombril et à se donner des becs. Faut-tu être insécures!!!

C'est ce que moi en tout cas, souhaiterais d'une telle initiative.

Les américains ont leurs "Razzies" , et les français ont désormais leurs "Gérards".
Ne pourrions-nous pas avoir nos "Roger" ou nos "Mickey" québécois bien à nous?

Ils existent bel et bien! Ils sont là les navets! Attendant la récolte annuelle, par des agriculteurs avisés et expérimentés, sans embages et "accomodements raisonnables" possibles, sertie de quelques suggestions pour une amélioration future à tout le moins, souhaitable.
La récolte annuelle serait assurée, beau temps mauvais temps :)

Les beaux navets en sauce qui attendent, impatients d'être prestement ramassés...Prêts à servir sur un nid de gaudriole, recouverts d'un coulis d'humour décapant...
Personne ne s'attèle à cette tâche à ma connaissance.
J'y travaillerai cette année, ce sera un hobby collatéral pour jours de pluie.


La Plomberie.


L'appellation Mickey pose problème après réflexion because droits d'auteurs. Pas envie d'avoir pépé Disney aux fesses. Faut changer l'orthographe ou l'appellation. "Roger" est l'autre appellation que je favorise, mais j'adore Mickey... Miquet? Ouais Miquet c cool je trouve.
"Les Miquets"

-Choisir le meilleur rapport qualité-prix pour la confection de la statuette, qui devrait être un amalgame de souris Mickey Mouse sauf le visage, dont on change les yeux , la bouche et le menton pour ceux de notre critique préféré :) on ajoute ses lunettes et on garde le nez noir et les oreilles de Mickey, on fusionne le tout avec un fleur de lys sur la bedaine et un symbole cinoche en qque part... Cette putain de statuette va coûter cher mais jai peut-être qques contacts à réactiver...Faire maquette avec Paint Shop Pro avant...Bien. C'est un départ.
Ça cogite solide même par ce froid polaire.

- Le plus coûteux ensuite sera le temps et l'espace, plus un écran à trouver pour l'évènement en soi.Faudra faire sélection de scènes des films "primés" et le montage, plus synchro, pas de la tarte . Faut faire les choses comme il faut, hey.

- On coulera l'info aux médias en temps voulu. Au pire, on loue une cam,on fout ça sur Youtube en louant un sous-sol d'église avec des rires en conserve et diapos, mais je vise plus haut dans mon délire, sans rêver non plus, c'est un évènement underground tout de même.

-Nez rouge de clown obligatoire pour les animateurs, je me porte volontaire mais j'aimerais être accompagné, pas tu seul(avec une veudette?). Je me porte aussi volontaire pour la crucifixion par les médias, pas que je sois maso, mais je suis inconnu du milieu héhé et me ferai un plaisir de répondre à leurs "questions" ( river leur clou) avec votre aide. Z'inquiétez vous pas, je sais m'exprimer en public.

- Trouver des commanditaires, pas évident non plus. Plus des caméramans pour filmer tout ça.

(Dans quoi je m'embarque!?, ça va faire comme ma lettre au ICI, ça va foirer haha non. )

-Trouver une veudette qui accepterait son trophée en personne, on peut rêver, mais Halle Berry l'a fait pour Catwoman. Alors pourquoi pas euh, Karine Vanasse? En tout cas elle sera en nomination pour 2007.

Bon. C'est assez pour commencer je crois.

vendredi 26 janvier 2007

À la demande générale...

C'est le retour des clichés de conversations :)



À la pharmacie:

J'arrive au comptoir avec mes tites zaffaires, puis la caissière dépose un rouleau de papier-cul single, enveloppé comme une tranche de Kraft single et dit:

" Cascades fait une promotion sur le papier de toilette, tenez, un rouleau gratuit"

-Hein haha...elle est bonne, c'est la première fois que je vois ça, un rouleau gratos!

(gênée, on le serait à moins)

-Euh oui, on sait jamais avec la gastro qui court...c'est toujours pratique!

- Oui, haha, toujours pratique le papier-cul, on sait jamais quand on peut en avoir besoin, spécialement en cas de gastro...

Elle rit et rougit.

- Je l'essaierai mademoiselle et j'vous en r'parle!

Elle rit de plus belle.


(...)


Au club Vidéo:

Deux femmes dans la jeune soixantaine hésitent, appelons-les Rita et Gertrude:

Rita: J'ai envie de r'garder un BON film d'horreur et toi?

Gertrude: Ouin, ça s'rait pas pire ça, un bon film d'horreur.

La main droite de Rita prend "Wishmaster" (le premier), le retourne puis dit, fascinée:

" Yé vraiment pas beau lui hein?!" Gertrude se penche sur le boîtier...

Gertrude: Ark, yé vraiment dégueulasse...

Je m'immisce dans leur converse, étant tout près, en connaissance de cause et fasciné par ces deux sexagénaires en mal d'horreur.

"Wishmaster, j'ai vu les trois de la série"

Rita: Ah ouen?

Moi: oui, et si vous aimez l'horreur, vous serez servies par les deux premiers, le troisième c'est vraiment poche par contre. Il est laid hein?

Gertrude: Yé horrible

Moi: Très laid et très méchant ce Wishmaster, non franchement je vous le conseille puisque vous l'avez déjà choisi d'une certaine façon...

Rita: Comment ça on l'a choisi? On est pas encore à la caisse, mais si vous avez aimé et que vous prenez la peine de nous le conseiller, on va le prendre.

Moi: Vous le regretterez pas.

Gertrude: Merci!

- De rien....Have Fun... Puis elles ramassent les deux premiers volets et trottinent à la caisse.

(...)


À l'épicerie:

Pépé et mémé papotent sur des nouveaux riches à la loterie en empaquetant leurs sacs pendant que je suis à la caisse...(Toujours cette maudite caisse enregistreuse où il se passe de drôles de choses décidément)

Pépé: Ça pas d'allure, 27 millions, cé trop tabouère!

Moi: Comment ça trop?

Pépé: Ben j'sais pas, t'as pu d'vie! Tu passes ton temps à gérer les envieux pi ton cash...Ça doit emmener toutes sortes de problèmes...

Moi: J'sais pas mais moi, ça m'ferait plaisir de gérer 27 millions, je ferais des heureux!

La plus vieille des deux caissières: " Hahahahah, ouin moi aussi!"
La plus jeune des deux caissières: " hihihihi"

Mémé: Ouin cé trop, ça pas d'allure!

Moi: Me semble que les problèmes de 27 millions, je m'en occuperais avec plaisir!

Mémé: En tout cas moi, me retrouver plein de siphonneux autour pour me sucer mon argent....

Pépé: Ouin tsé, cé trop. Je capoterais comme ils disent, les jeunes!

Moi: hahah, si jamais vous gagnez 27 millions monsieur, faites-moi signe, ça me fera plaisir de vous enlever des problèmes...

Rires.

La vieille caissière à moi: Coudonc, z'êtes ben de bonne humeur vous!?

Moi: Ben ouais, j'suis sur mon buzz de "Red Bull"!

Jeune caissière: Hiihihihii

Mémé: Cé quoi ça Red Bull, d'la drogue?

Vieille caissière: Non c'est une boisson énergisante...

Pépé: z'avez pas honte de travailler en bouésson m'sieur?

Moi: Ben non, cé une boisson légale et naturelle, en vente libre, chère mais ça fait son effet, cé comme des câbles à booster pour le cerveau, ça fait "piiipp" et vous grimpez dans les rideaux pendant une couple d'heures!

Pépé: ouinouin, on dit ça, jte dis, iou cé qu'on s'en va, envoyes on s'en va...

Rires

Ils partent, je règle mon addition et la vie suit son cours...

vendredi 19 janvier 2007

Children of Men


Ce film m'habite depuis son visionnement et son souvenir restera. Un vibrant plaidoyer pour l'humanité qu'il nous reste, en 2007.
Je reproduis ici les paroles de la chanson "In the Court of the Crimson King" qui a coloré la scène à laquelle la photo ci-dessus fait référence. Elle est tirée du premier album du groupe King Crimson, gravé en 1969.
The dance of the puppets
The rusted chains of prison moons
Are shattered by the sun.
I walk a road, horizons change
The tournaments begun.
The purple piper plays his tune
The choir softly sing:
Three lullabies in an ancient tongue,
For the court of the crimson king.
The keeper of the city keys
Put shutters on the dreams.
I wait outside the pilgrims door
With insufficient schemes.
The black queen chants
The funeral march,
The cracked brass bells will ring:
To summon back the fire witch
To the court of the crimson king.
The gardener plants an evergreen
Whilst trampling on a flower.
I chase the wind of a prism ship
To taste the sweet and sour.
The pattern juggler lifts his hand:
The orchestra begin.
As slowly turns the grinding wheel
In the court of the crimson king.
On soft gray mornings widows cry
The wise men share a joke;
I run to grasp divining signs
To satisfy the hoax.
The yellow jester does not play
But gentle pulls the strings
And smiles as the puppets dance
In the court of the crimson king.
Si cela vous parait redondant tant pis. Si cela est poésie, tant mieux. Tout le film est parcouru de scènes anthologiques, il serait fou de se priver d'un tel visionnement. :)

jeudi 11 janvier 2007

Romeo is bleeding


Co-Production Angleterre-États-Unis.
Sortie: 1994
Réalisateur: Peter Medak
Avec: Gary Oldman, Lena Olin, Juliette Lewis,
Roy Scheider
Musique: Mark Isham
Drame Policier.
Je trouve qu'on a la mémoire bien courte. Elle dure un an pour les films. Dommage cette obsession pour la nouveauté.
Mais je m'emploierai à la rafraîchir avec des critiques perso.
Petite mission car ça me manque. Des critiques actuelles, de "vieux" films qui m'ont marqués. Pas par nostalgie.
Plutôt par justice et commémoration.
Synopsis:
La double vie d'un officier de police New-Yorkais qui vend ses infos professionnelles à la mafia(parfait Gary Oldman) le rattrape, lorsqu'il essaie d'éliminer une tueuse à gages russe implacable( Lena Olin, hallucinante) pendant qu'il cache sa vie secrète à sa femme, et sa maîtresse.
Du grand art cinoche avec une musique tellement belle et évocatrice, qu'on peut l'écouter seule. Une oeuvre sonore à l'intérieur de la visuelle qui ne submerge jamais le film.
"Feed the hole, another ten grand $, feed the hole"
"She could come anyday now..."

dimanche 31 décembre 2006

Dumas- Fixer le temps


Dumas. Steve de son prénom. Musicien, auteur-compositeur interprète de 27 ans. Il chante et joue de la guitare. Il est jeune, il est inspiré. On l'encense partout où il passe ou presque.
3e album du mec, premier contact pour moi. C'est en lisant (critiques et blogs) et en zappant la télé un beau soir que je tombe sur "Belle et Bum" . Charlebois est là, en grande forme et n'a que de bons mots pour lui. Dumas chante " Au gré des saisons" . Impressionné, je m'achète l'album hier et je ne regrette pas.
Ç'est du pop-rock bien fait dans l'ensemble qui va du quétaine(une seule toune, Sur tes lèvres ) au génie("La ville s'éveille"- "À la dérive" ) en passant par l'ordinaire(Fixer le temps,La vie qui bat,De station en station,) le bon (Poste restante, Les secrets, Alors Alors,) et l'excellent(Nébuleuse, Altitude, Au gré des saisons).
Dumas a du talent. Il a un sens de la mélodie très fort, et des guitares vachement inspirées. Il chante bien, mais son choix artistique de fondre sa voix dans l'ensemble pour ne faire qu'un, au lieu de la faire planer au-dessus du band ne fera pas que des heureux(ses). Moi je n'ai rien à redire là-dessus. Si vous comprenez pas ce qu'il chante, lisez le joli livret de paroles.
Aussi, j'ai senti qu'il se retient côté vocal, ça fait doucereux par moments sur les tounes que j'ai trouvé inférieures, mais transcendant sur d'autres. On dirait qu'il "intériorise" encore sa voix.
Il pourrait projeter encore beaucoup plus. Varier ses couleurs. Trop homogène à mon goût.
Bien qu'il aie affirmé avoir voulu rendre l'atmosphère "live" d'un band sur son album, j'ai trouvé au contraire que ça sonne "carré et studio" en général.
Le batteur y est pour quelque chose à mon avis. Efficace sans plus. Carré, ça manque de fluidité, de rondeur côté rythmique. Nul doute qu'en show cependant, ça doit lever pas à peu près pour n'en avoir entendu qu'une seule. Bref, son dernier opus donne envie d'aller l'entendre et se procurer ce qu'il a fait antérieurement. C'est un très grand mérite.
Ce qu'il raconte dans ses tounes? Les amours perdus, les dérives, les déplacements, le temps qui passe, les deuils...Mais c'est tellement léger comme musique qu'il pourrait nous raconter la fois où il a marché dans une bouse, qu'on s'en apercevrait même pas. L'important ici, c'est la musique, pas la plume. Et il y a des moments de grâce musicale pure sur cet album.
"La ville s'éveille" vaut à elle seule le prix de l'album, hey!
Je crois que le meilleur est à venir... Je l'espère en tout cas. Comme un bon vin Dumas, je te souhaite en vieillissant. En attendant, je t'aime quand même et ré-écoute.

vendredi 29 décembre 2006

Le Jeu des 5 Révélations


Champagne, France.



Ayant été "tagué" par Kevin , qui fut tagué par Doudou, je me suis laissé prendre à ce jeu où on doit révéler cinq trucs bien personnels qui nous dévoilent.
Je suis pas le plus expansif quand vient le temps de parler de ma personne, mais avec la fin de l'année, on valse.
Valsons ensemble sur le cadavre exquis de cette année
2006.
"Parez les tubes lance-missile lieutenant"
-Tubes lance-missile parés mon commandant"
1- Enfant, j'ai écrasé notre animal domestique avec le tracteur de la ferme paternelle.
C'était un chien nommé Dino; comme dans les Pierrafeu, il lui ressemblait. Il avait la fâcheuse
habitude de courir près des roues; et ce qui devait arriver, arriva.
2-Enfant, j'ai été sauvé d'une noyade certaine.
Je batifolais avec une copine dans des eaux trop profondes, une autre copine(on était trois)
nous a miraculeusement tiré d'affaire. Black Out. Vomissements. Reprise de conscience.
3- Ado et jeune adulte, j'ai vu plusieurs concerts mémorables.
À l'ancien Forum: Kiss (1979), Zappa Frank (1980-84), INXS, Brian Ferry.
King Crimson(place des Nations+ Spectrum), Jethro Tull, Genesis...The The...
Stan Ridgway...
4- Chauffeur limousine fin années 90 et début 2000, j'ai eu la chance de conduire:
Eric Idle(ex Monty Python), Robin Williams, Roseanne Barr, Drew Carey, Edward Norton,
Michèle Richard (hinhin), Michel Côté, et de nombreux et nombreuses fêtard(e)s...
5- Au secondaire, j'ai interrompu un cours dans une autre école que la mienne:
pour offrir une fleur à une fille qui me faisait tripper. C'était dans le temps où les profs
étaient plus gelés que leurs élèves...
Sur ce, bonne année 2007 à tous les grands nez, et pareillement à toutes les grandes dents...





























Happy New Year, Saddam Hussein


L'ex-pote des américains sera vraisemblablement pendu demain, avec leur bénédiction.
Je trouve ça d'un macabre en cette fin d'année...
Pendu.
Fais gaffe au mal de gorge Saddam boy, ya un virus qui
court dans les prisons iraquiennes...
En voilà un qui va garder la tête froide en 2007. Scusez.
Ça fout les jetons pour la suite du monde l'an prochain.
D'un côté, on a eu le vieux croûton Pinochet qui a levé les pattes sans être jugé pour
ses crimes, et de l'autre, le cirque Hussein pendant environ un an.
D'un extrême à l'autre en un seul mois de l'année.
Tout ça pour ce verdict d'une civilisation barbare envers un autre barbare.
Je ne vois aucun progrès de l'humanité dans cet épisode, juste des chiens qui attrapent enfin
un os et le dévorent. Triste spectacle. Mais j'imagine facilement les familles de ses victimes qui crient de joie.
Je suis contre la peine de mort. Elle n'est pas dissuasive. Elle est vengeance primaire, et une défaite de civilisation. Il me semble que la réponse civilisée à ce dictateur aurait dû être une peine d'emprisonnement assortie de travaux communautaires, genre lavement de malades dans un hôpital. Mais les esprits exacerbés auront eu raison de l'humanité.
On pendait les gens jadis, on les pend encore en deux mille six. Triste constat.
Échec et mat.

dimanche 17 décembre 2006

Nanars illimités présentent:













"Roméo et Juliette 2"

La séquelle psychologique






Avec la levée de l'embargo sur la critique, elle est unanime et dithyrambique!

"Quel curieux film" - Yves Desgagnés, le réalisateur.
"Deux beaux gros majeurs bien en l'air" -Siskel et Ebert

"Un navet turbo-compressé, encore plus juteux que le premier" -Le Bulletin des Agriculteurs

"Comme des poupées russes: un cauchemar dans le cauchemar du cauchemar"
-The St Peterschnock Chronicle

"Après ce visionnement, je suis devenue aveugle, c'est un miracle!" - La Marquise Robert

Fallait l'être avant, allonger 2.5 millions pour une deuxième merdasse d'affilée quand on déchire sa chemise en public sur la crise du financement cinoche...Excellent jugement ya pas à dire.

Mes hommages, Madame Chose.


P.S. Blogger Beta ne respecte pas la mise en forme désirée, désolé pour la lecture non-aérée :(

vendredi 15 décembre 2006

Sexiest pub de 2006




Dior - J'adore (Charlize Theron)





J'allais nommer Scarlett Johanssen sex-symbole de l'année mais voilà-t'y pas Charlize qui se pointe, dans une pub de Christian Dior pour la coiffer au fil d'arrivée, juste à temps pour Noël.
Tu peux te rhabiller Scarlett, désolé. Meilleure chance en 2007...
Une voix à faire fondre le minerai. Un corps expressément dessiné pour l'amour. Une démarche plus légère que le vent.L'erreur que tout homme voudrait commettre, à moins de s'appeler Dalaï Lama. Chapeau, Dior Christian, coup fumant.
Actrice déjà oscarisée, autrement plus sophistiquée que Scarlett la nymphette "raw sex" , je trouve . Le talent d'actrice n'est pas comparable entre les deux et Charlize affiche une aisance de vamp qui assure autrement plus.
Elle a dû être payée un max pour ce 30 secondes.
30 secondes d'éternel féminin. "L'or est froid, les diamants sont morts"... J'te crois sur parole, on n'a qu'à regarder pour s'en convaincre...
Mais je la soupçonne de ne pas faire dans la "simplicité volontaire" pour son style de vie, tsé.
Comptables bedonnants et chauves arborant moustache, s'abstenir. Sait-on jamais.
J'avoue avoir craqué.
Quand je vois cette pub je me dis : "There must be a God somewhere"- "There HAS to be a God if there is a Goddess".
Non sans blague, dans le style grande et mince, Charlize répond "Présente" et cette pub le confirme.

dimanche 10 décembre 2006

"Gumby et Gumbette"














Alias " Thomas pis Charlotte" ou "Roméo et Juliette", si on pousse l'affaire au max du ridicule.
Deuxième réalisation cinoche de l'ovni Yves Desgagnés après l'échec d' "Idôle Instantanée" qui selon la rumeur,(dixit Claude Deschênes et Nathalie Petrovski, merci Manon) serait un autre nanar du monseigneur au-dessus de son affaire .

Dabord sa prestation à "Tout le monde en parle" qui m'a fait tiquer par sa suffisance et sa prétention, d'où l'appellation d'ovni car selon toute vraisemblance, Monseigneur vit sur SA planète. Selon lui, tout va bien dans ce monde, nous vivons dans un monde d'abondance où l'on devrait pouvoir faire ce que l'on veut quand on veut. Seule la prise de conscience suffirait
à le changer. Comme vue de l'esprit versus action, on a vu mieux. Sauf que, lorsqu'on est dans la manche d'une marquise, riche productrice, tout est différent et magique. On peut se permettre tous les excès, n'est-ce pas?

On arguera que j'ai pas vu le film. Soit. C'est vrai. Mais le bruit d'un train entrant en gare ne ment pas, sans même l'avoir vu. À moins de vivre dans une hutte de l'Amazonie profonde, pas besoin d'être une lumière pour sentir le turbo-navet qui cuit, avec un embargo sur la critique en prime comme couvercle. Hmmm...La fumée trahit le feu. Cela sent très bon dans la chaumière.On mange quoi ce soir?
Du navet.

Double bonus, les médias couvrant la première se mettent à plat-ventre, dignes d'une république bananière devant un notable. Pitoyable spectacle de vedettes parachutées, quasi-hystériques, cautionné par des acteurs respectables, se commettant dans l'instant, mais regrettant probablement devant le miroir. Dire que tout ce beau monde veut faire un pays...
Qui suis-je pour m'insurger de la sorte? Quelle suffisance vous-même!

Je suis un blogueur libre mais imparfait qui pète souvent des gros gazs. Mais ma suffisance apparente, est égale ou inférieure à celle de Monseigneur Desgagnés. Je suis doux comme un agneau, sauf devant la prétention qui dicte quoi dire aux médias.
Je n'ai rien contre les histoires d'amour bien racontées au contraire. Mais le fait est que Monseigneur Desgagnés en a rajouté une couche en affirmant: " À la rigueur, je tenais à faire ce film ne serait-ce que pour la scène de sexe entre Roméo et Juliette"... Ah bon, merci de nous tenir au courant de vos fantaisies Monseigneur. Deux fantaisies en deux essais. Faut le faire.
Faut être drôlement branchouillé dans notre petit Québec pour réussir cela. Bravo.

vendredi 8 décembre 2006

That time of the year...Again.























Cliché de conversation à la SAQ:


Caissière: "Oui, il vient souvent ici ce client et chaque mois il achète sa caisse de Sambuca"

Client: "Ah bon"

Caissière:"Oui genre, il a des condos, il roule en Mercedes mais il boit, je sais faut pas juger mais...je sais pas comment on appelle ça un monsieur comme ça"

Client: Un alcoolique peut-être...

Moi: hahahahah, oui ça porte un nom d'habitude ce genre là

Client: hahah

Moi: hin hin

Client: mais dans le temps des Fêtes c'est correct...

Moi: Oui, c'est temporaire...

Caissière: En tout cas, on est occupé ces temps-ci...

(Ouais tout le monde est bien occupé ces temps-ci...Courrir ici pour un cadeau, courrir là pour autre chose...Courrir courrir...Après quoi au juste?)


(...)

Deuxième cliché de conversation.

Client: Pis quesse qui se passe avec Jean Maurice, il est en vacances ou bien il a lâché la job?

Moi: Ben non il s'est cassé un doigt...

Client: Ah ben...un doigt...il s'est fait défigurer aussi...

Moi: ???

Client: Il l'avait dans le nez...
(éclats de rires)

Moi: Vous savez nous, on a pas vraiment le temps de se les mettre dedans...Le nez...
(éclats de rires)

Joyeuses Fêtes!

dimanche 3 décembre 2006

Video Selfservice












Dans le coin droit, Niko Video. Dans le coin gauche, Videoself. Les deux se bagarrent pour accaparer le marché de la location DVD au Canada selon le concept du "guichet automatique-vidéo ouvert 24 hres, 7 jours sur 7 ".
Guerre de marketing genre "take no prisoners and show no mercy".

Au moment de mettre sous presse, Niko domine avec 110 succursales, Videoself 75 . Ce dernier fut le premier à introduire le concept ici en Janvier 2004 from France. Là-bas, les clubs vidéo que l'on connait ici avec personnel souriant et étalage de boîtiers sur des kilomètres que l'on peut taponner à loisir en zieutant la voisine et ses goûts discutables n'existent plus.

En France, que des guichets-location fonctionnant sur le même principe que la carte de cellulaire que l'on recharge en dollars une fois le compte épuisé en nourrissant le guichet secondaire de papiers vert en conservant toujours la même carte, état de compte sur écran à l'appui.
Dans ces microcosmes du film et du jeu vidéo, un guichet principal distributeur-récupérateur vaut plus de $100,000.00 à l'achat, plus deux ou trois guichets secondaires pour la sélection de film. Un type intéressé à se franchiser doit débourser près de $200,000.00 pour devenir propriétaire.

Ça fait un paquet de films à louer pour rentabiliser l'affaire, mais cela fonctionne rondement car l'engouement est là selon Jack, le propriétaire de l'espace où je me suis abonné hier(Videoself). En deux semaines d'ouverture, il compte plus de 100 clients et plus de 500 titres disponibles.
1400 titres dans chaque succursale de Niko, selon leurs dires.
L'ère est à la minimisation de l'espace et la maximisation du profit sur ce marché.
Employé(e)s de club vidéo, je me chercherais une autre job pronto.
Pour $1.15 , je loue n'importe laquelle des nouveautés, à condition de retour à l'intérieur d'un délai de 6 hres. Pour 24 hres, c'est $4.00, le montant étant débité sur mon compte au moment du retour du film en insérant toujours la fameuse carte. Étant à une minute de marche, c'est de la tarte et on rigole, comparé à $5.00 au club vidéo plus loin...

Fin de dinosaures annoncée et évolution majeure. Mais encore me direz-vous...On peut réserver en ligne sur internet dans la succursale près de che-vous. Vous disposez d'un délai de trois heures pour prendre votre film au guichet, sinon $1.15 supplémentaire sera facturé. Votre carte vous donne accès à l'entrée du magasin 24-7, comme à la caisse 'sti. Vous insérez la putain de carte, et hop devant les écrans pour magasiner votre prochaine évasion cinoche.Une fois devant l'écran, vous défilez les titres selon acteur, réalisateur, nouveautés ou liste complète etc... On retrouve la même description qu'une pochette traditionnelle avec les acteurs , nom du réalisateur, durée etc... Out le taponnage manuel du boitier, IN le pitonnage à l'écran. Puis, entendre le son de la machine qui vous livre la marchandise, comme un juke-box de l'image; faut entendre ça les amis.

Pour le meilleur ou pour le pire?
Plusieures questions se posent mais face à l'inéluctable, il faudra s'incliner.
Ça dépend qui vous êtes, (j'évite le mot "puriste" je ferais un "Augendre" de moi) mais il faut voir le CHOIX des titres; je doute que l'on se retrouve à la Boîte Noire ou aux festivals du jour au lendemain. On ferait mieux d'oublier ça.
Rien n'égalera le plaisir de se déplacer vers une salle Hi-Tech pour un film choisi. On disait la fin du cinéma avec le vidéo...Pourtant...La peinture ne fut pas sacrifiée avec l'arrivée de la photo.

La fiabilité et l'adaptabilité de la machine advenant un changement de format?
Exit les sourires des préposées et l'humanité, versus la rapidité et disponibilité en tout temps plus, l'économie. Out le club vidéo, In le dépanneur du film.
Le choix dictera mes choix. Au-delà de ces considérations, faudra voir et vivre l'avenir.

Extraits de conversation:

"Le gars de Niko est venu me voir pour me dire d'augmenter mes prix, je l'ai envoyé chier"

-Ah ouen comment ça?

" J'y ai dit: té à Fabreville, pis moé à Laval Ouest, j'augmenterai pas mes prix, Laval Ouest, cé pas Fabreville, cé plein de tout nus à Laval Ouest chose, fa que viens pas m'achaler"

-Oué, pas la même chose...Mais j'ai de la mémoire monsieur Jack pour vos prix, vous dites que vous les augmenterez pas, je vais m'en souvenir"

" Moé aussi j'ai d'la mémoire, sé tu combien ça me coûte c'te machine là?"

-Euh non, combien?

"Au d'su de $100,000. à part les terminaux secondaires, le local, les néons, les affiches pis les enseignes...Pis les cartes me coûtent 3 piasses chaque"

-Aie, cé pas donné, ça fait beaucoup de films à louer ça

"Mets en 'sti, mais ça va très bien"

- Grand bien vous fasse, monsieur Jack !

"Hein?"

-:)