lundi 2 juillet 2007

Jazz Fest avec "Forestare"



Je reviens d'un concert en plein air pas piqué des vers.

Un orchestre de 12 guitares classiques(guitares endiablées),appuyé d'une basse(quel bassiste!) sous la direction d'un chef.

Au menu: des compos de Steve Reich, Leo Brouwer,François Gauthier, Denis Gougeon,Pascal Sasseville, et Francis Marcoux.

Une première pour le groupe(après le lancement de leur premier cd) devant une foule attentive et nombreuse. Chapeau à ce public hétéroclite de tous âges, respectueux, expressif et sans débordements malheureux. Ça fait longtemps que je voulais parler des Montréalais festifs et pondérés en même temps. Ouverts. Silencieux pendant l'éxécution, et débridés à la clôture quand ils aiment. S'ils n'aiment pas, ils s'en vont sans esclandre. Civilisés.

J'aime cette ville et ses nombreux festivals.

Montréal est une sacrée gonzesse qui lit dans vos yeux. C'est du vrai, sophistiqué. Pas du toc cheap et expédié. Une âme irrésistible et mixte, française et anglaise, avec une histoire singulière.

Montréal est un pont. Entre l'Amérique et la France. Probablement le seul endroit au monde où on peut vivre à l'américaine en parlant français. Et Vice-versa.

(...)

Ce n'est pas toujours le cas,-ya des débordements-, mais en général, les montréalais savent écouter et exprimer leur appréciation en temps et lieu; si vous les captivez et les tenez ferme dans vos bras, ils vous embrasseront chaleureusement en retour, avec force sifflets et applaudissements.

Faut être à Montréal l'été pour comprendre et vivre cela en temps de festival. Jazz ou autre.

Mais revenons à la performance de Forestare. Rassembler 13 musiciens est déjà quelque chose qui suscite la curiosité. Guitaristes classiques en plus. Leur répertoire varié, plaît. "C'est comme du rock progressif, version guitare classique", dixit: François Gauthier.

12 guitares classiques. La première toune fut so-so. Le stress, et le fait de ne pouvoir s'entendre jouer avec le groupe a nui au début du concert, soit la première pièce "Chamane". Le groupe se cherchait avec raison. La pluie qui s'est abattu sur le toit de la scène( et sur nous) n'a pas aidé à la concentration non plus.Heureusement, l'arc-en-ciel s'est pointé, le ciel s'est dégagé et le groupe a rapidement trouvé le momentum du son "Un" ; après 20 minutes environ.

Le son de groupe qui fait " pow ", vous savez quand ça fait " ouais cé ça, that's it" . Un son qui ronronne dans vos oreilles comme un seul.

Yeah Baby, hold me tight. I just love you so much. I didn't know you could do such an effect on me. You hypnotizer. Je pensais pas qu'il y aurait autant de monde pour apprécier cette musique de chambre amplifiée. La foule... Ze Crowd...Jusqu'aux gradins à cent mètres de la scène. Captive.

Le défi était dabord de rendre justice à la musique, puis à l'auditoire, dehors aux quatres vents ET que les musiciens puissent s'entendrent jouer, leurs instruments ayant une portée sonore limitée.

Défi réussi et assez particulier dans l'histoire de ce festival.

Que c'était bon... Forestare

P.S Les textes du lien peuvent paraître un peu redondants mais l'important c'est d'écouter leur musique.

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