samedi 25 septembre 2010

Maïs 4





Farine, fécule, semoule, salade, crème.
Dans une semaine ou deux max, tout disparaîtra
après avoir poussé tranquillement pendant l'été
depuis le printemps à partir d'une simple graine
devenant plant à deux feuilles puis trois,quatre,cinq;
formant une tige feuillue pleine de promesses
et récoltée en même temps que la froidure annonçant l'automne
puis l'hiver et le printemps pour recommencer le cycle
québécois de nos quatre saisons d'Amérique du Nord francophone.

12 commentaires:

Trader a dit...

Si tu t'es promené en région, Ivan, tu auras remarqué que le Québec est devenu un immense champ de maïs avec le cortège habituel de porcheries et de déversement de phosphore dans les rivières...

Avant il y avait des champs de tabac, des productions maraîchères et quelques autres trucs diversifiés.

Maintenant, c'est la culture extensive à plus soif.

Daniel a dit...

Ce Trader a bien raison. J'ai pas mal zigzagué en vélo cet été dans la vallée du Saint-Laurent. Et j'ai pu y constater les dommages causés par le couple mais-porc. Je peut comprendre que la campagne est aussi un espace de production agricole et que comme ils disent il y a pas de nourriture sans agriculture, mais â ne saurait justifier les dommages environnementaux que j'y ai constatés. L'air sent la marde de façon pestilentielle. De Saint-Ferdinand à Montréal en passant par Victo et Drummond ça m'a sauté au nez. Mais le pire c'est la pollution de l'eau en surface comme souterraine. J'ai vu beaucoup d'eau brune et d'eau verte dans nos campagnes cet été. Cela est selon moi un scandale permanent qui semble avoir l'air socialement acceptable alors qu'à mon avis ce n'est en rien fatal.

Yvan a dit...

Ouep,z'avez bien raison.
Un autre problème mondial
qui aurait besoin d'un sérieux
coup de barre ce sujet du maïs
industriel ou "blé d'inde à vache".
Ça s'est aggravé avec cette
fausse bonne idée du bioéthanol.

Je me suis évidemment inspiré
du maïs à consommation humaine
qui lui est un cadeau de la nature.
Il existe encore de la culture
maraîchère diversifiée
à échelle plus humaine,plus respectueuse,plus petite,
qui se voit nécessairement moins
que la culture intensive
polluante.Des gens résistent.

J'ai passé mon enfance
dans la campagne de la Mauricie
où je retourne souvent et ça a
peu changé concernant l'agriculture,ni plus ni moins
intensif.Le maïs a toujours été
une culture importante.

C'est toujours la même campagne
mais l'étalement urbain a gagné
un peu de terrain.(un autre
beau gros problème)
Plus de monde,plus de circulation
qu'avant.Et toujours cette porcherie à bassin de purin ouvert.
Quand le vent adonne -chose assez rare heureusement où je crèche
sporadiquement- l'odeur de merde est insupportable.
Le pire c'est l'épandage et
les déversements en effet.

"Bacon,le film",faudrait que
je vois ce documentaire d'ici.
Apparemment que ça fait un
beau tour de la peu reluisante
industrie porcine au Québec.

On arrête de manger du cochon?
Les côtes levées...
Une bonne côtelette bien épaisse
sur le BBQ...
Un beau gros jambon sorti
du fourneau...
Non!Ce n'est pas la solution!
:)
Elle passe plutôt par un
changement dans la manière
de produire.
Chose certaine,cette fuite
en avant qu'est le mépris
de l'environnement est
avancée au point d'entrevoir
le mur qui approche.
Ce n'est pas encore fatal
comme tu dis Daniel mais
globalement yé comme
minuit moins cinq.

Z'avez vu le résultat
du CME récemment tenu
à Montréal? Le Congrès
Mondial de l'énergie ouais.
Vos chèques sont dans malle!
Ben les tout-puissants
seigneurs de l'or noir
sont venus nous vomir
leur vérité qu'ils nous
enfonceront dans la gorge
de gré ou de force:

Pas de transition
vers de l'énergie propre
avant 2050.
Encore 40 ans d'énergie
fossile à se mettre,
probablement plus.
De toute beauté.
Et la montagne accoucha
d'une souris.
Engluée.
M'attendais à rien
de leur part remarquez.
Ils lâcheront jamais
leur assiette au beurre
et personne ne les arrêtera.

Daniel a dit...

Le mais culture multi-millénaire qui nous vient des amérindiens est magnifique un cadeau de la nature. La culture industrielle du mais c'est autre chose. Je peux me tromper, mais il me semble que la culture de cette céréale telle qu'elle est pratiquée chez nous est particulièrement intensive en intrants les plus divers. Je souhaiterais une culture moins intensive de cette céréale, tempérée par un couvert forestier plus important dans la vallée du Saint-Laurent; et de façon générale une plus grande attention envers les impacts de cette culture telle que pratiquée sur la qualité des eaux. Ce qui n'est pas fatal c'est la lourdeur de ces impacts.

RAINETTE a dit...

Belle photo Yvan. Pour la discussion je reviendrai p-ê ! Moi qui suis végétarienne, je pourrais vous embêter un peu. Ciao.

Anonyme a dit...

Bonsoir Yvan
Je viens te visiter et je m'aperçois que tu continues de publier de bons commentaires très bien écrits d'ailleurs en passant ! j'aime bien. cela fait un petit bout que je suis pas venue sur ton blogue , JE reviendrai sois en certain. Seuls les âmes qui ont fait un travail dans l'énergie se reconnaissent.

Sephira

piedssurterre a dit...

Ici, depuis bien des années, plusieurs départements Bretons ont vu s'installer des élevages intensifs de porcs et de volailles en batterie qui puent la mort à des kilomètres à la ronde.
Les algues vertes prolifèrent sur les plages, conséquence de l'agriculture intensive. Au stade de putréfaction, elles deviennent hautement toxiques. Alors on décide de nettoyer vite les plages, pas d'interdire ces produits qui nous tuent à petit feu.
Aux Antilles, les effets du chordécone sur la santé des gens sont effrayants. Les enfants naissent avec des malformations dans un silence assourdissant. On ne communique pas la dessus. Bien trop de pognon en jeu.
Le piège se referme peu à peu.
Je ne suis pas optimiste, car trop peu de gens résistent.
Bien sûr que c'est difficile de remplir son garde manger de légumes bio et de viandes provenant de petits élevages, on en a pas toujours les moyens.
Mais je crois que oui, quand même faudrait arrêter de bouffer ces saloperies, ces viandes provenant d'animaux bourrés d'antibiotiques et nourris avec ces productions intensives douteuses, revenir à une nourriture plus saine quand c'est possible.
Et cesser de dire qu'on a pas le choix.
On peut faire son pain, ses confitures, manger moins de viande ou plus du tout, se nourrir autrement. C'est plus compliqué que d'attraper les produits cuisinés dans les rayons des supermarchés, mais si plus de gens le faisaient, est-ce que ça ne changerait pas peu à peu les choses ?

Trader a dit...

Petite contribution de l'ordre de l'érudition:

De mémoire, je me rappelle avoir lu que la maïs est originaire de l'Amérique du Sud et qu'il aura fallu le passage de plusieurs barrières géographique pour s'étendre ne serait-ce que jusqu'en Amérique du Nord.

Que de chemin pour en arriver là où nous en sommes en matière d'exploitation de cette céréale!

Citation tirée du Dictionnaire des symboles (coll. Bouquins):
Dans les cultures mexicaines et apparentées, le maïs est l'expression, à la fois, du Soleil, du Monde et de l'Homme. Dans le Popol-Vuh, la création de l'homme n'est achevée qu'après trois essais: le premier homme, détruit par une inondation, était fait d'argile; le second est dispersé par une grande pluie, il était fait de bois; seul le troisième est notre père, il est fait de maïs (ALEC. 116).
Il est le symbole de la prospérité, considérée dans son origine: la semence.

Yvan a dit...

La semence!

J'ajouterai personnellement
que cette céréale fut l'objet
d'un véritable culte par la
civilisation Maya en d'autres
temps de l'Amérique du Sud,
pour avoir vu des peintures
impressionnistes la représentant dans toute sa splendeur à l'hôtel
de ville de Mérida,capitale
du Yucatan,Mexique.

Ouais le Mexique.
Cette céréale demeurera
à la base nourrissante
de plusieurs pays malgré
le marché de la drogue
dopant l'économie.

C'est un plaisir de vous lire
tous à ce sujet et j'aborde
dans le sens de Daniel,
les pollutions causées par
ces cultures(porc-maïs)
sont réversibles et non fatales,contrairement
à d'autres telles le pétrole
et le nucléaire avec leurs
dérivés.

À mon avis il revient
au peuple de changer ce monde
en perdition.

Yvan a dit...

Merci Sephira,
ça fait longtemps en effet!
Toujours la bienvenue.

anne des ocreries a dit...

Ici, on râle, "ils" essaient de nous le foutre OGM, le maïs, pis, même si ça pousse, y te cultivent ça n'importe où, en irriguant pasque l'eau manque, une véritable aberration agricole !!!
Sinon, c'est beau, des maïs.

Yvan a dit...

C'est vrai vous dites "des"
maïs chez-vous,héhé.
C'est une magnifique plante
qu'on abuse.
T'en fais pas,ici aussi il est
OGM full pine mais j'y peux rien
c'est une vraie drogue alimentaire
en ce qui me concerne.
Si j'pouvais m'en infuser
je l'ferais mais sans intermédiaire
pharma, je peux plus les blairer
ceux-là. ;)