mercredi 7 mars 2012

Faire du cinéma

C'est un ostie d'bateau à diriger.
C'est le mariage d'un bras doit avec le bras gauche
sur un même tronc avec une seule tête, et encore plus.
Plusieurs têtes!

Faire du cinéma ici, c'est accepter de composer avec une hydre.

Ultimement c'est l'histoire d'un réalisateur et des acteurs,
avec un monteur et un directeur photo regardant dans la même direction;
la vision et l'incarnation conjuguées à l'écran.

C'est la ribouldingue.
Une danse, une équipée folle
avec un seul capitaine
tenant la barre contre vents et marées.

Une saga humaine, un jeu ponctuel
où tous les protagonistes se donnent
à fond pour l'art et une oeuvre commune
pendant quelques jours ou quelques semaines,
avec un salaire de misère lorsque le budget le permet.

Tout le monde devient riche ici avec l'art.
C'est internationalement connu,
d'où le paradis fiscal pour les américains
tournant des films ici ya pas si longtemps,
lorsque leur dollar était fort.

Ils nous appelaient "Les Mexicains du Nord"
lorsque leur dollar valait deux fois le nôtre.
Astheure, ils l'ont dans l'cul avec le baril
de pitrole à 100 dollars et notre piastre
au-delà de la leur.

Fuck off and die.
It's in your face now.
You like oil, pay for it
before you drink it!

Remercions ensemble nos sables bitumineux,
frères et soeurs canadiens.

On a un bel avenir devant nous.

7 commentaires:

manouche a dit...

Ils "retourneront" bientôt chez vous. Significatif que le bon cinoche dépende du prix du pitre oil !

anne des ocreries a dit...

Héhé....:)

RAINETTE a dit...

Quand on a une passion...faut se lancer. Tu faisais déjà des super 8 petiot ? Faut vraiment être déterminé je pense pour passer à travers toutes les difficultés des cinéastes. Faut s'ajuster à tous les jours, trouver des trucs, se débrouiller comment tu fais telle ou telle affaire, quel accessoire, etc. Comme tu dis, le cinéaste est à la tête de l'équipe, c'est lui qui prend les décisions.

Par contre tu peux commencer par faire de très courts films. Les cinéastes et/ou réalisateurs ne sont pas tous comme Dolan. Tu feras pas le Titanic du premier coup. Mais si la passion est là, ce doit être excitant, tout ces défis, jour après jour.

Raconter, ajouter des images, de la musique, quel beau métier !

Ce doit être épuisant, c'est très physique aussi comme métier.

Pis les amerloques, faisons notre petite affaire et foutons nous en donc tiens.

Yvan a dit...

Mon "Titanic" coulerait à coup sûr.

Dolan?
"Les Amours Imaginaires",c'est bien
mais "J'ai tué ma mère" très moyen
à part Anne Dorval.

Le super 8?
Intéressant pour l'effet visuel.
Trouver une caméra potable n'est
plus chose aisée.Y avait un type
au dernier ciné-bazar qui en avait plusieurs à vendre mais on achetait
à l'aveuglette faute de piles
pour vérifier l'état du moteur
et des composantes.

Le problème avec les ricains
est qu'ils écrasent la cinématographie mondiale
avec leurs poids lourds commerciaux.
Si la passion me venait,
je ferais mes petites affaires
d'artisan,ouais.La plupart
des cinéastes ici passent
d'abord par le court-métrage.
J'crois que le mieux est de ne pas
entretenir d'illusions de conquête,
juste faire ce que l'on aime.

L'obstacle majeur à cela reste
le temps que bouffe le boulot
alimentaire pour financer ses
distractions obsessionnelles.

RAINETTE a dit...

quand on a le blé on a pas de temps et quand on a du temps et qu'on a pas de blé on peut rien faire ou presque. C'est pas toujours facile la vie d'artiste.

Yvan a dit...

La vie de travailleur encore moins.
Je m'exclus de l'affirmation
en ce jour d'anniversaire.

Bonne fête, femmes.

RAINETTE a dit...

Merci homme qui nous aime, nous, femmes.