vendredi 12 avril 2013
Leviathan est nous
Documentaire cauchemardesque, anthropologique et nécessaire
sur l'industrie de la pêche intensive aux larges des côtes du Massachusett,
"off The New Bedford Coast".
Dans le coin de Melville et Moby Dick, tiens!
87 minutes de nez au coeur d'un chalutier raclant tout
sur son passage aquatique pour se délester ensuite
d'une quantité impressionnante de viscères, têtes
et coquilles vides en tous genres aux volatiles
et autres nécrophages des mers en quête
de bonne ripaille.
Et ce n'est qu'un seul chalutier.
Combien il y en a en moyenne chaque année
sur les zones de pêche du globe?
Le bateau enchaîné fait figure de petit escargot flottant
et risible face à la mer souvent déchaînée et toute puissante:
une bouche qui avale tout par immenses filets;
un estomac gargantuesque qui sépare,
tranche et sélectionne le comestible
puis rejette à flots la merde par ses flancs.
Je serais curieux de connaître le ratio-kilo
de ce qu'ils gardent versus ce qu'ils rejettent à la mer
car rien n'est dit tout le long du document. Pas un mot;
à peine quelques directives via hauts-parleurs.
Tout est cependant montré à ras le poisson
et l'homme usé par les gestes mille fois répétés.
Le regard vide de l'homme épuisé devant le discours
apocalyptique d'une télé abrutissante prise sur le vif
lors d'une pause-repas. On le voit s'endormir
devant nous.
Le bruit incessant des poulies,des chaînes et des moteurs
qui remontent et redescendent les filets grands
comme des buts de soccer.
Aucun mot n'est prononcé pendant tout le film
mais ça hurle tout le temps la mer, les câbles,
le métal,le lourd labeur et le poisseux.
La houle qui fait se balancer une tête de poisson
fraîchement coupée sur le pont.
C'est du joli mes grognards.
Je pourrai plus jamais mangé un poisson
d'épicerie comme avant tiens.
Ses yeux globuleux fixeront mon regard désormais.
Je veux mon étang et mes poissonnets
bien propres et bios, siouplè.
Ces mers nourricières pillées sans vergogne,
jamais cela est dit mais on nous montre
toute sa mécanique implacable.Un pillage
et un massacre écoeurants. En cela le film
est beau et d'une force admirable.
J'en ai vu des docus; des comme celui-là,
non.
Une douzaine de caméras numériques,
certaines sous-marines qui piquent du nez,
ressortent et repiquent, épousant
le mouvement de la proue face
à cette mer plus forte que tout.
Jusqu'au vol des oiseaux qui est épousé
de belle façon. Du grand art.
La qualité du son: exceptionnelle.
On leur donne le Jutra, l'Oscar, le Gémeaux,
l'Ours, le César, le Renard et le Lièvre
du Son. Un film qui passe autant
par l'oeil et l'oreille, c'est rare.
L'oeuvre des réalisateurs
Lucien Castaing-Taylor et Verena Paravel
est d'une grande pertinence-(j'allais dire beauté)-
malgré quelques plans jusqu'au-boutistes qui pourront
peut-être ennuyer certains spectateurs.
N'est-ce pas là cependant le propre d'une oeuvre
sans compromis et par le fait même remarquable,
voire même un chef-d'oeuvre?
"Voyez ce que nous avons fait, faisons
et ferons pour vous nourrir de poisson,
terriens".
Jusqu'à épuisement des stocks
si rien n'est fait très bientôt
afin de préserver cette ressource.
(Lire aussi la très bonne critique d'Éric Fourlanty.)
jeudi 4 avril 2013
Frédéric Othon Théodore Aristidès (5 mars 1931 - 2 avril 2013)
Fred...
Merci d'avoir bercé mon enfance et ouvert
autant de "canaux" chez-moi par ta fabuleuse poésie.
(Merci aussi à la bibliothèque ambulante de mon rang de campagne
pour avoir été aussi bien garnie en BD à l'époque. Hum.)
Tu restes ici avec amour, ton imagination
est un exemple classique de liberté.
Il fera bon encore te relire et te confier aux mains
des enfants de cette terre pendant longtemps.
Repose en paix l'ami.
(Extrait de: "Le Piano Sauvage")
(Extrait de: "L'île des Brigadiers")
Addenda(6 avril):
Le 16e album de Philémon intitulé:
"Le Train où vont les choses"
vient tout juste de paraître en librairie.
Max Films et les éditions Dargaud collaboreront à l'adaptation
cinématographique de Philémon. Il s'agirait de l'ensemble de cette oeuvre
et non d'un album en particulier, mélangeant le 2D et le 3D.
Fred aurait approuvé le pilote du film sans réserve;
la réalisation sera confiée à deux réalisateurs québécois soient:
Julien Demers-Arsenault et Sébastien Denault.
Résumer l'oeuvre de Philémon en un seul long-métrage
tient quant à moi du pari très risqué.
Bonne chance!
mardi 2 avril 2013
Lu à la télé
Juste hier, un commentateur sportif à la télé d'état prénommé
Michel avait ceci à dire au sujet d'un joueur de hockey blessé:
"Sa commotion cérébrale va mieux,
il devrait revenir au jeu au prochain affrontement."
Hihihi...
Si sa commotion va mieux, c'est que son état empire, Ducon.
"Sa crise cardiaque va en s'améliorant".
"Son accident cérébro-vasculaire se porte bien,
il fait des progrès."
C'est comme le type qui va à la pharmacie et demande:
"J'aimerais avoir un bon médicament pour la grippe."
Le pharmacien lui répond:
"Je peux vous vendre un médicament contre la grippe
mais pas pour, sinon vous reviendriez me poursuivre
pour avoir aggravé votre cas, haha."
Le mec est payé avec nos taxes pour dire
le contraire de ce qui devrait être dit.
Je vis vraiment une belle époque.
mardi 26 mars 2013
Cercle plein
Via Rainette.
Voir et écouter une certaine jeunesse reprendre le flambeau
dans un genre, tout en gardant espoir.
Ça me réjouit grandement.
Rejoicing.
On dirait du "Néo" Crosby/Stills/Nash and Young.
dimanche 24 mars 2013
Pets et propagande.
Il se fait de belles choses en Canada.
(Je sais, ça s'enchaîne pas très bien
avec le billet suivant mébon)
À preuve, cette publicité anti-tabac
payée à même les impôts des contribuables
ontariens sous le gouvernement en place.
V.O.
Il faudrait se méfier des silencieux davantage
à mon humble avis. Ce sont les pires.
Ils fument comme des trains sans faire de bruit
et nous empestent sans demander leur reste
en se poussant comme des moins que rien
sans qu'on puisse les identifier et les punir.
C'est intolérable.
V. F.
(Je sais, ça s'enchaîne pas très bien
avec le billet suivant mébon)
À preuve, cette publicité anti-tabac
payée à même les impôts des contribuables
ontariens sous le gouvernement en place.
V.O.
Il faudrait se méfier des silencieux davantage
à mon humble avis. Ce sont les pires.
Ils fument comme des trains sans faire de bruit
et nous empestent sans demander leur reste
en se poussant comme des moins que rien
sans qu'on puisse les identifier et les punir.
C'est intolérable.
V. F.
samedi 16 mars 2013
Paul Rose
Par Yvon Roy.
J'endosse l'idéal exprimé par sa voix,
en même temps que la désolation de la perte d'un être cher
des deux côtés de la médaille.
mercredi 13 mars 2013
Viva il Papa grabataire.
Sans blague.
Un nouveau vieux de 77 ans à la tête
d'une religion parmi les plus sanguinaires
de tous les temps.
Bien que je ne sois aucunement adepte de l'âgisme,
les papes catholiques sont à l'inverse du vin quant à moi:
plus ils sont vieux, plus ils sont mauvais.
S'il claque pas du coeur demain ou dans 3 ans
le nouveau représentant ne fera aucun bien
à cette institution-relique.
Son temps est déjà compté.
Un musée vivant et indépendant, sous respiration artificielle
à laquelle adhère une vieille clique nauséabonde
et tout un peuple de demeurés.
Quelle hypocrisie désinformatrice
de voir tous les médias généralistes
se mettre à genoux devant la saveur
de la petite semaine religieuse.
Un petit chapelet à la radio avec ça?
Relais du pouvoir en place
venant vous tartiner épais
quand ils vous le disent.
Bien mince tout ça.
Quand ils ont tort c'est la faute
d'un tordu qu'ils s'emploient
à discréditer avec succès.
Quand ils ont raison
ils posent en maîtres absolus
de la vérité avec succès.
Et que j'te tartine ça d'aplomb
avec des correspondants dans
tous les racoins du Vatican.
Ya rien d'autre à couvrir au monde les poteaux?!
Ya plus de dictatures tout d'un coup?
Ya pas d'enjeu plus important que le nouveau Pape.
Et que j'te mette un trémolo dans la voix
pour faire bonne mesure en temps réel...
Tout d'un coup vous essayez d'aiguiller
tout le monde autour de VOS sujets,
dictés par la tête de noeud éditoriale
vous regardant de haut qui est à son tour
regardée de haut.
Puis vous obéissez tous et toutes. Docilement.
Faut bien garder sa job, n'est-ce pas.
Osti d'pleutres.
Crisse de moumounes aplaties.
Il changera quoi le Pape sérieux?
Je crache à la gueule de ces journalistes
esclaves, à la solde de l'aristocratie
financière qui sait très bien
où et quand désinformer.
Où et quand manipuler la démocratie.
Bises mes chéris.
I hope you like sausage in the menu.
Vous savez bien de quel côté
votre pain et votre anus sont beurrés.
Sucez bien la queue qui vous nourrit
jusqu'à la garde, en prenant bien soin
de masser les couilles en même temps.
They like their balls sucked too.
Appliquez-vous bien.
La question n'est pas seulement d'avaler,
mais aussi se couvrir le visage de honte.
Ne soyez pas surpris de ressentir
une petite brulûre en vous penchant
pour ramasser 25 sous à terre
lorsqu'on vous le demandera.
Ton chèque est à la poste
et nous t'aimons, Chose.
Nous promettons de ne pas venir
dans ta bouche.
Signe ici et la vie te sera belle!
samedi 9 mars 2013
Écrire (2)
Le plongeon arrivera bientôt.
Il me faudra abandonner le blogue
durant plusieurs mois.
Le sacrifice ne sera pas facile.
Le livre est un coup de dés dans le futur,
une abnégation solitaire remplie de doutes
tandis que le blogue donne un résultat
quasi immédiat.
On parle beaucoup ces temps-ci
de l'écrivain qui n'en est
pas un tant qu'il n'a pas écrit
un roman de papier publié.
C'est quoi un roman de papier publié?
Le papier est désuet?
Un défi personnel?
La définition sine qua non
d'un écrivain se respectant?
Faut-il absolument passer
par un éditeur afin d'être
reconnu et apprécié?
Faut-il absolument passer
par un tiers afin de se voir
accepté par ses tiers?
Que vaut l'auto-édition en 2013
puisqu'elle passe par le numérique;
qu'implique-t'elle pour un autodidacte
voulant baiser toute la chaîne
de A à Z?
Tout un tas de compromis
sans doute; mais encore?
Il me faudra abandonner le blogue
durant plusieurs mois.
Le sacrifice ne sera pas facile.
Le livre est un coup de dés dans le futur,
une abnégation solitaire remplie de doutes
tandis que le blogue donne un résultat
quasi immédiat.
On parle beaucoup ces temps-ci
de l'écrivain qui n'en est
pas un tant qu'il n'a pas écrit
un roman de papier publié.
C'est quoi un roman de papier publié?
Le papier est désuet?
Un défi personnel?
La définition sine qua non
d'un écrivain se respectant?
Faut-il absolument passer
par un éditeur afin d'être
reconnu et apprécié?
Faut-il absolument passer
par un tiers afin de se voir
accepté par ses tiers?
Que vaut l'auto-édition en 2013
puisqu'elle passe par le numérique;
qu'implique-t'elle pour un autodidacte
voulant baiser toute la chaîne
de A à Z?
Tout un tas de compromis
sans doute; mais encore?
jeudi 7 mars 2013
Conversation d'ascenseur
Tout ce qu'il y a de plus anodin.
Un type jamais vu de ma vie
prend l'ascenseur en même temps
que moi pour descendre au
rez de chaussée.
Il pousse un soupir anglophone, à Laval.
J'en pousse un en retour
au même endroit.
Il dit:
-It's tough huh?!
Je lui répond:
-Yeah, it's tough.
-Fuck,
it's not gonna get better.
-Non.
-It's not easy,
it's worse.
-Yes, it was easier ten years ago.
-It's gonna get worse,
it's not gonna get better...
-I don't know. It's not gonna get better
but I don't know if it's gonna get worse..
-Enjoy it!
-Toi aussi!
Qu'on se dit en souriant
au rez-de-chaussée,
prenant chacun notre chemin.
samedi 2 mars 2013
Matière à réflexion
L'Amérique et l'Europe vivent en ce moment
l'accident permanent et légal.
Assez délirant non?
Maintenant en 2013.
mardi 26 février 2013
Écrire
Plonge mon ami(e), plonge.
Casse le miroir!
Trempe-la ta plume,
forge-la, commets-la !
Écris et écris encore.
Compose, lis, peins!
Aime et signe ton nom!
Commets-toi comme tu ne t'es jamais commis(e).
Écris ce que tu aimerais lire.
Librement.
Toujours.
Je suis un peu fatigué en ce moment,
je me relis peu ou pas du tout.
Toi, tu as plus de temps que moi
peut-être, ou pas. Qu'en sais-je?
Relis-toi avant de publier.
On se relit jamais assez.
Remercie ceux et celles
qui t'ont donné.
Donne en retour.
Profite bien du temps
qui passe, profite de la vie.
Tu auras beau accumuler
toutes les richesses
que tu veux;
ce que tu laisseras derrière toi
après ta mort sera ce que tu auras donné
à ceux et celles que tu aimes.
mardi 19 février 2013
Quiznôtre.
Quel est cet outil en fer forgé par un artisan?
À quoi sert-il.
Nommez-le.
Me connaissant, je donnerais tous les indices
et sa réponse en peu de temps.
Donnons-nous 24 ou 48 hres avant de vendre la mèche.
J'en connais qui voudront jouer le jeu.
Rainette entre autre peut-être.
L'objet est un rappel modifié et façonné
par Thierry Langlois et ses fours.
Anne a eu l'idée.
Elle enchaîne déjà avec un super récit
de voyage chez-nous, via sa plume
des Ocreries.
À quoi sert-il.
Nommez-le.
Me connaissant, je donnerais tous les indices
et sa réponse en peu de temps.
Donnons-nous 24 ou 48 hres avant de vendre la mèche.
J'en connais qui voudront jouer le jeu.
Rainette entre autre peut-être.
L'objet est un rappel modifié et façonné
par Thierry Langlois et ses fours.
Anne a eu l'idée.
Elle enchaîne déjà avec un super récit
de voyage chez-nous, via sa plume
des Ocreries.
samedi 16 février 2013
L'été en février
Celle qui l'emmena s'appelle: Anne des Ocreries.
Elle est sortie de son Berry pour nous mettre
le sourire et le rire sur le visage en traversant
la flaque de l'Atlantique en piquant un petit somme
les trois quarts du temps dans une carlingue
pressurisée.
Elle dort bien partout, c'est une excellente voyageuse.
Enjouée, primesautière, colorée et pleine d'humour.
On lui donne pas n'importe quoi à manger néanmoins,
je puis en témoigner comme bien d'autres ici.
Elle est comme on dit: un cas d'espèce.
Les seuls moments où elle peut froncer
les sourcils surviennent lors de la composition
du menu. Une fois ses règles respectées
elle donne tout; on est doublement récompensé.
C'est assez facile une fois qu'on la connait bien
puis elle est très généreuse de sa personne
en palabres, histoires et réflexions originales.
Elle donne beaucoup sans effort apparent.
In case of emergency, break the glass.
On l'emmène devant une confiserie
et elle roule des yeux. Je le sais; j'y suis allé
en sa compagnie aujourd'hui avant son départ.
Nous sommes allés chez Oscar
sur la plaza St-Hubert. LA confiserie.
Une confiserie du diable qui ferait damner
tous les enfants de cette terre.
Et leurs parents bien entendu.
Elle y a fait le plein de bonbons.
"En panne de tabac, il faut se mettre
un truc dans la bouche durant le vol tu vois."
Je suis assez d'accord avec ça,
étant moi-même fumeur.
Je soupçonne d'ailleurs une certaine part
de fumeurs ayant été allaités à la bouteille
et non pas au sein. Ceux et celles
ayant tété du téton sont possiblement,
je répète "possiblement" moins portés
à se mettre des trucs en bouche plus tard.
C'est ma théorie fumeuse.
Je tords le bras à personne.
Anyway...
Ensuite on a embrayé sur le marché Jean-Talon.
Fabuleux endroit à découvrir et redécouvrir
par la diversité de tout ce qu'on y trouve
autant par la faune ambiante
que par la panoplie orgiaque
des produits alimentaires offerts.
Ali-Baba alimentaire avec tout plein
d'étals divers gorgés de fruits,légumes,
desserts, viandes et fromages de l'artisan
tutti quanti bellissimo ma non troppo.
Nous nous sommes farcis des petits casseaux
de morue frites en morceaux, délicatement panés
avec une sauce tartare citronnée pour moi
et nature pour elle parce qu'elle est nature
forte déjà.
Je redécouvre Montréal
Elle a son regard neuf
j'ai mon ancien regard
Échanges
Rencontres
Poésie
samedi 9 février 2013
Anne des Ocreries, ici.
Nous sommes plusieurs à partager
son voyage du 1er au 15 février.
À ce jour le bonheur semble réciproque,
c'est le moins qu'on puisse dire.
Une vraie histoire de fous.
De folles aussi.
Le mot extraordinaire n'est pas trop fort.
Elle apporte un regard neuf
sur nous et notre environnement.
Venise a bien dit cela:
"Elle voit des choses qu'on ne voit plus".
Son sens de l'émerveillement est intact
et beau à voir.
Une rencontre dont elle rêvait
toute petite et une voyageuse hors pair
ne craignant pas le froid.
Un humour et une couleur incomparables.
Simplement sophistiquée;
authentique et sans fards, un bagou,
une vérité, une intelligence vive
et une sensibilité hors du commun
qui réchaufferait le plus froid des froids.
En personne,
elle est comme ses écrits
mais multipliée:
une belle puissance qui bat le coeur
à pleins poumons dans une âme forte.
Le bonheur, quoi.
En guise de bonus j'ai rencontré
des personnes formidables
par son biais.
Un gros criss de trip
fou raide et improbable.
So far, so good.
Yeah.
dimanche 3 février 2013
mardi 29 janvier 2013
3 dodos, un coucou et l'amérique.
Elle emportera sa valise, transportera son petit corps
à l'aéroport de Paris pour un vol direct vers Montréal.
On va l'accueillir comme il faut.
D'aplomb et de concert avec les amis.
Amies du Bas du Fleuve, Montréal et sa région
concertées.
On l'aime beaucoup vous savez.
L'avion ne sentira pas le poids de son corps.
Elle est légère comme une plume
et devrait voyager gratuitement partout,
tant son être et ses écrits sont un présent
envers l'humanité.
Ce sera son baptême de l'air.
Ici, chez-nous.
lundi 21 janvier 2013
Êtes-vous fonctionnels?
On nous demande de fonctionner dans un système de valeurs
bien définies en tant que consommateurs X
potentiellement rentables envers une compagnie Y ou Z
nous employant ou nous manipulant directement ou indirectement.
Sommes-nous agents d'évolution ou de régression.
Produisons-nous quelque chose de viable en tant que travailleur?
De l'âme ou du sol,
travaillons-nous à notre bien-être ou notre mal-être?
Participons-nous à l'édification ou la destruction
du monde qui nous a enfanté?
J'pensais à ça entre deux livraisons.
Entre deux bancs de neige.
Entre deux adresses.
Comme ça mine de rien.
J'avais du temps à perdre.
À réfléchir brièvement...
samedi 19 janvier 2013
L'histoire du soldat- Igor Stravinsky(incomplet)
La meilleure version écoutée
selon votre humble serviteur
mais incomplète via youtube;
j'ai pas pu trouver la fin.
La la la laaa.
Les irréductibles chercheront
la finale de cette même interprétation
peut-être en vain, je sais pas mais
j'apprécierais être tenu au courant
au cas où. Mine de rien malgré
la proéminence de mon nez.
Je me contente de ce qui m'est donné
en reniflant à gauche et à droite en attendant.
C'est déjà beaucoup, vu l'importance
qu'a ce compositeur/orchestrateur
à mes oreilles.
Merci.
dimanche 13 janvier 2013
Sérieux là...
Il se passe ici et maintenant des choses portant grave atteinte
à la démocratie sous ce gouvernement Harper au Canada.
Elles valent la peine de s'y attarder.
La brillante chronique de Normand Baillargeon
au Voir de la semaine dernière sous "Prise de tête"
en fait le tour. Elle va comme suit
et je l'introduis avec sa citation:
"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
à la démocratie sous ce gouvernement Harper au Canada.
Elles valent la peine de s'y attarder.
La brillante chronique de Normand Baillargeon
au Voir de la semaine dernière sous "Prise de tête"
en fait le tour. Elle va comme suit
et je l'introduis avec sa citation:
"Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Les vérités de la police sont les vérités d’aujourd’hui."
Jacques Prévert
Texte intégral de M'sieur Baillargeon:
"Considérez ces plus ou moins récentes décisions prises par le gouvernement Harper:
Geler les fonds de l’Agence canadienne de développement international (ACDI)
destinés à Haïti, ceci afin d’inciter le pays à se prendre en main.
Modifier la législation pour faire en sorte que des fabricants canadiens d’armes automatiques, interdites chez nous, puissent les exporter en Colombie,
pays connu pour ses substantielles violations des droits de la personne.
Se retirer du protocole de Kyoto.
Poursuivre avec détermination et, récemment, en partenariat avec la Chine
l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta.
Promulguer une loi sévère (C-377) sur la «transparence syndicale».
On peut être ou non en accord avec ces décisions, d’autant que leur adoption
dépend crucialement de certaines valeurs qu’on poursuit en les prenant,
des valeurs avec lesquelles, cette fois encore, on peut, ou non, être en accord.
Mais par-delà ces possibles désaccords, il y a, pour arriver à ces décisions,
un certain nombre de faits sur lesquels on s’appuie,
des faits qu’on peut raisonnablement tenir pour avérés,
des faits à propos desquels, typiquement, il est en théorie possible
de parvenir à un accord en faisant preuve d’objectivité.
Comment connaître ces faits? Sur cette question, je m’inscris résolument
dans la perspective ouverte par le Siècle des lumières et je pense
que notre meilleure approche, là où elle est applicable,
est la méthode scientifique.
C’est dire l’importance cruciale que j’accorde à la science dans la détermination
de nos politiques publiques et, plus largement, dans la conversation démocratique.
La science, sur tous ces plans, nous est nécessaire, même si, bien entendu,
elle est insuffisante et ne peut à elle seule dicter notre conduite.
Si vous pensez comme moi,
apprenez qu’il se passe quelque chose de gravissime au Canada.
On me permettra ici une anecdote.
L’an dernier, j’ai eu besoin d’un éclaircissement sur une question scientifique,
factuelle, claire et précise. J’ai donc contacté le service approprié au fédéral.
Le scientifique-fonctionnaire auquel j’ai finalement parlé m’a gentiment,
et à regret, expliqué qu’il ne pouvait me parler, les nouvelles règles le lui interdisant!
C’était mon premier contact direct avec une réalité que, comme tant d’autres, je ne connaissais qu’en théorie: la guerre, car il n’y a pas d’autre mot,
que les conservateurs mènent à la science.
Cette semaine, la Société royale du Canada est intervenue dans les médias
pour la dénoncer et pour alerter la population sur la gravité de la situation.
Il est impossible de ne pas lui donner raison: ce gouvernement musèle les scientifiques; leur impose des règles et procédures de communication avec le public et les médias qui sont extrêmement contraignantes; ferme des centres de recherche importants et réputés; élimine ou redéfinit les mandats qui sont attribués à ceux qu’il maintient ouverts;
ferme ou restructure des organismes consultatifs; et tutti quanti.
L’ensemble de ces mesures pourrait signifier l’abolition de milliers de postes
– certains parlent de 12 000 postes.
On l’aura deviné: c’est de manière prépondérante sur le réchauffement planétaire,
sur les questions environnementales et en particulier les sables bitumineux
que ces coupes sont effectuées, que ces contraintes et bâillonnements s’exercent.
Le gouvernement Harper ne tolère aucune entrave à sa conception d’une certaine logique commerciale qui est l’essentiel de sa vision du politique.
Or, justement, les faits que dévoile la science sont souvent la base
sur laquelle peuvent se construire des argumentaires pouvant remettre
en question cette logique commerciale.
Le gouvernement ne se trompe pas de cible en menant sa guerre aux sciences.
Idéalement, ce problème serait résolu comme suit: des citoyennes et citoyens
possédant une solide culture scientifique générale seraient informés
par des scientifiques libres de poursuivre leurs travaux dans les directions
qu’ils et elles jugent appropriées et qui sauraient efficacement
leur communiquer données et faits pertinents sur une question particulière.
Cet idéal est très ambitieux. Pour vous en convaincre,
souvenez-vous de ce récent épisode en Italie où des scientifiques
ont été condamnés à la prison pour avoir, dit-on, mal informé le public
des risques de tremblement de Terre. Mais c’est vers cet idéal que doit tendre
une société hautement technologique comme la nôtre si elle se veut démocratique.
La situation, complexe, est encore aujourd’hui énormément compliquée
par la présence de ce que j’appellerais volontiers des «parasites» sur la ligne
de communication entre le public et la communauté scientifique.
Ces parasites sont notamment, outre l’interférence gouvernementale,
la commercialisation et la privatisation des résultats de la recherche;
la détermination par les entreprises de ses objets (réalités dont l’industrie pharmaceutique offre sans doute le plus désolant exemple); sans oublier ni le piètre travail accompli par les médias, qui ont plus volontiers une rubrique d’astrologie qu’une chronique scientifique,
ni cette mode postmoderniste de dénigrement de la rationalité et de la science.
Ce que nous devons collectivement travailler à retrouver, c’est le sens d’un certain éthos de la science, réaffirmation à la fois de sa grande importance cognitive et politique
et de son caractère public, libre et désintéressé.
Les trois voies pour y parvenir sont bien connues:
éducation, éducation et éducation."
La nouvelle orientation éditoriale
du seul hebdomadaire indépendant
de Montréal frappe fort quant à moi.
Elle va plus loin que le politique.
Elle est philosophique dans le bon sens
du terme.
Adaptée à la réalité de 2013, ici.
Jacques Prévert
Texte intégral de M'sieur Baillargeon:
"Considérez ces plus ou moins récentes décisions prises par le gouvernement Harper:
Geler les fonds de l’Agence canadienne de développement international (ACDI)
destinés à Haïti, ceci afin d’inciter le pays à se prendre en main.
Modifier la législation pour faire en sorte que des fabricants canadiens d’armes automatiques, interdites chez nous, puissent les exporter en Colombie,
pays connu pour ses substantielles violations des droits de la personne.
Se retirer du protocole de Kyoto.
Poursuivre avec détermination et, récemment, en partenariat avec la Chine
l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta.
Promulguer une loi sévère (C-377) sur la «transparence syndicale».
On peut être ou non en accord avec ces décisions, d’autant que leur adoption
dépend crucialement de certaines valeurs qu’on poursuit en les prenant,
des valeurs avec lesquelles, cette fois encore, on peut, ou non, être en accord.
Mais par-delà ces possibles désaccords, il y a, pour arriver à ces décisions,
un certain nombre de faits sur lesquels on s’appuie,
des faits qu’on peut raisonnablement tenir pour avérés,
des faits à propos desquels, typiquement, il est en théorie possible
de parvenir à un accord en faisant preuve d’objectivité.
Comment connaître ces faits? Sur cette question, je m’inscris résolument
dans la perspective ouverte par le Siècle des lumières et je pense
que notre meilleure approche, là où elle est applicable,
est la méthode scientifique.
C’est dire l’importance cruciale que j’accorde à la science dans la détermination
de nos politiques publiques et, plus largement, dans la conversation démocratique.
La science, sur tous ces plans, nous est nécessaire, même si, bien entendu,
elle est insuffisante et ne peut à elle seule dicter notre conduite.
Si vous pensez comme moi,
apprenez qu’il se passe quelque chose de gravissime au Canada.
On me permettra ici une anecdote.
L’an dernier, j’ai eu besoin d’un éclaircissement sur une question scientifique,
factuelle, claire et précise. J’ai donc contacté le service approprié au fédéral.
Le scientifique-fonctionnaire auquel j’ai finalement parlé m’a gentiment,
et à regret, expliqué qu’il ne pouvait me parler, les nouvelles règles le lui interdisant!
C’était mon premier contact direct avec une réalité que, comme tant d’autres, je ne connaissais qu’en théorie: la guerre, car il n’y a pas d’autre mot,
que les conservateurs mènent à la science.
Cette semaine, la Société royale du Canada est intervenue dans les médias
pour la dénoncer et pour alerter la population sur la gravité de la situation.
Il est impossible de ne pas lui donner raison: ce gouvernement musèle les scientifiques; leur impose des règles et procédures de communication avec le public et les médias qui sont extrêmement contraignantes; ferme des centres de recherche importants et réputés; élimine ou redéfinit les mandats qui sont attribués à ceux qu’il maintient ouverts;
ferme ou restructure des organismes consultatifs; et tutti quanti.
L’ensemble de ces mesures pourrait signifier l’abolition de milliers de postes
– certains parlent de 12 000 postes.
On l’aura deviné: c’est de manière prépondérante sur le réchauffement planétaire,
sur les questions environnementales et en particulier les sables bitumineux
que ces coupes sont effectuées, que ces contraintes et bâillonnements s’exercent.
Le gouvernement Harper ne tolère aucune entrave à sa conception d’une certaine logique commerciale qui est l’essentiel de sa vision du politique.
Or, justement, les faits que dévoile la science sont souvent la base
sur laquelle peuvent se construire des argumentaires pouvant remettre
en question cette logique commerciale.
Le gouvernement ne se trompe pas de cible en menant sa guerre aux sciences.
Idéalement, ce problème serait résolu comme suit: des citoyennes et citoyens
possédant une solide culture scientifique générale seraient informés
par des scientifiques libres de poursuivre leurs travaux dans les directions
qu’ils et elles jugent appropriées et qui sauraient efficacement
leur communiquer données et faits pertinents sur une question particulière.
Cet idéal est très ambitieux. Pour vous en convaincre,
souvenez-vous de ce récent épisode en Italie où des scientifiques
ont été condamnés à la prison pour avoir, dit-on, mal informé le public
des risques de tremblement de Terre. Mais c’est vers cet idéal que doit tendre
une société hautement technologique comme la nôtre si elle se veut démocratique.
La situation, complexe, est encore aujourd’hui énormément compliquée
par la présence de ce que j’appellerais volontiers des «parasites» sur la ligne
de communication entre le public et la communauté scientifique.
Ces parasites sont notamment, outre l’interférence gouvernementale,
la commercialisation et la privatisation des résultats de la recherche;
la détermination par les entreprises de ses objets (réalités dont l’industrie pharmaceutique offre sans doute le plus désolant exemple); sans oublier ni le piètre travail accompli par les médias, qui ont plus volontiers une rubrique d’astrologie qu’une chronique scientifique,
ni cette mode postmoderniste de dénigrement de la rationalité et de la science.
Ce que nous devons collectivement travailler à retrouver, c’est le sens d’un certain éthos de la science, réaffirmation à la fois de sa grande importance cognitive et politique
et de son caractère public, libre et désintéressé.
Les trois voies pour y parvenir sont bien connues:
éducation, éducation et éducation."
La nouvelle orientation éditoriale
du seul hebdomadaire indépendant
de Montréal frappe fort quant à moi.
Elle va plus loin que le politique.
Elle est philosophique dans le bon sens
du terme.
Adaptée à la réalité de 2013, ici.
vendredi 11 janvier 2013
Pink Napkins
Montage-vidéo personnel d'un dude youtube,
sur la toune du même titre,
tirée de l'album "Shut up and play your guitar"
de Frank Zappa. "Pink Napkins"(1981) fut un écho
subséquent de la pièce "Black Napkins"(1976)
précédemment enregistrée sur l'album "Zoot Allures"
par le même auteur.
On peut facilement priser ces 2 pièces
de musique les yeux fermés à mon avis.
Ici pink imagée:
Ici black de source:
sur la toune du même titre,
tirée de l'album "Shut up and play your guitar"
de Frank Zappa. "Pink Napkins"(1981) fut un écho
subséquent de la pièce "Black Napkins"(1976)
précédemment enregistrée sur l'album "Zoot Allures"
par le même auteur.
On peut facilement priser ces 2 pièces
de musique les yeux fermés à mon avis.
Ici pink imagée:
Ici black de source:
mardi 1 janvier 2013
1-1-2013 Défifoto thème: Fin du monde
Vous aurez survécu en lisant ceci.
Survivants de la connerie médiatisée
une fois d'plus. Une autre coche à graver
sur la crosse de votre arme de prédilection,
saveur Maya et maïs épicé 911.
On dirait une règle tacite, ce défi.
Faut pas parler. "Shut up and put
your fucking picture on line".
En 2013 je nous souhaite une année
en forme de poire chanceuse.
Mince et légère en tête,
ronde et généreuse à la base.
Une Bartlett mûre à point
est dure à battre.
dimanche 16 décembre 2012
Ron Fricke est de retour
En soi, c'est une bonne nouvelle.
Méfions-nous cependant des critiques
dithyrambiques. Faut voir pour soi.
Présentement à l'affiche de l'Ex-Centris.
"Samsara" est aussi le titre d'un film bouddhiste
impressionnant (2001) au sujet d'une quête
d'illumination par le protagoniste principal.
Sans sous-titres, en version originale.
Je l'ai pas vu au complet, seulement des bribes.
C'est "out of sight". Une autre culture.
En quelque part la langue parlée importe peu
à travers les pays puisqu'elles se rejoignent toutes,
un moment donné.
On aura remarqué que je peine
à me déconnecter,
même si j'affirme le contraire.
Vous perdez rien pour attendre.
Ç'est sûrement à cause
de mon amour inconditionnel.
;-)
samedi 15 décembre 2012
Ce temps de l'année
Hey...
Toute l'équipe vous dit:
Have fun, no matter what.
Alors prenez du plaisir.
On se reverra sous peu.
Merci de me lire.
xxx
Y.
Newtown is an old town now.
"It was a new day yesterday, but it's an old day now".
Je trouve parfois des tristesses, au-delà de mon imagination offerte, soit:
le deuil de parents devant subir la perte de leur enfant mort violemment,
avant eux.
C'est une horreur que personne ne devrait vivre en ce monde.
Il existe peu ou pas de mots pour l'exprimer, selon moi.
Nous avons toujours le choix:
prenez votre vie si ça vous chante,
mais ne prenez pas celle de ceux
ou celles qui ne vous
ont rien demandé avant.
Svp.
Merci.
Y.
lundi 10 décembre 2012
Le cri de Wilhelm
aaaAAAHHHhhh!
Surnommé le "Cri Wilhelm" par Ben Burtt, l'ingénieur du son de Lucas Film,
ce cri existe depuis bien longtemps, il a fait son apparition au cinéma en 1951
dans le western "Distant Drums" de Raoul Walsh .
Un cri de douleur horrible, probablement enregistré
par l'acteur Sheb Wooley à l'origine.
"Wilhelm" provient du nom d'un des personnages du western
"The Charge at Feather River" de Gordon Douglas, sorti en 1953.
Depuis, il s'est retrouvé dans de nombreux films.
Cette vidéo s'arrêtant en 1999 est une petite compilation
des films où on peut l'entendre.
Une quantité phénoménale de films américains
l'ont utilisé par la suite. Clin d'oeil sonore et vieille blague
entre initiés, lit-on.
On souhaite que Wooley ait touché de généreux
droits d'auteur de son vivant. Doutons-en.
J'ai pas poussé plus avant mes recherches en ce sens.
À quand un cri de jouissance répétitif
afin de rétablir un peu l'équilibre
envers toute cette douleur?!
AAAAaaaahhhh!!...oouuiiii!!!
Le plaisir étant trop subversif, peut-être.
Alors que la violence elle, est habituelle.
Sources:
Nina et Jose Benito Torres, toule911(youtube), wikipedia.
samedi 8 décembre 2012
King Crimson and whatever
J'ai blessé une personne avec mes mots, récemment.
Une vieille histoire injuste à laquelle
j'ai répondu en pétant un gasket
envers elle, qui mérite bien mieux
dans les faits puisque c'est la seule
des trois protagonistes faisant un effort
de rapprochement depuis cette chicane
puérile, digne d'une cour d'école.
C'est l'architecte de tout cela qui les méritait;
pas elle, malgré le fait qu'elle fut
partie prenante de l'affaire à l'époque.
Il se reconnaîtra s'il lit ces quelques lignes.
C'est dit.
Je peux pas revenir en arrière,
juste regarder devant.
Cela est derrière moi, malgré tout.
"I've been here and, I've been there and...
I've been in between..."
Je discute doucement avec le vent,
une fois de temps en temps.
jeudi 6 décembre 2012
Findumondorama ou le retour des clichés de conversation.
(Eh oui, il sont de retour après tant d'années)
Un type à la calvitie naissante s'adresse à son pharmacien du quartier,
au comptoir des renouvellements qui lui dit:
-C'est pour un renouvellement de prescription?
-Oui, vous aurez deviné.(je lui tends mon renouvellement-papier)
-Bien, on vous prépare ça. Ça ne s'ra pas long.
-Merci.
Le mec en question attend et attend...Puis il s'impatiente
après 10 minutes, se râcle la gorge bien comme il faut
en s'approchant du comptoir et dit:
-Ahrrheemhehem.
Ho! Faut que j'aille bosser là, c'est pour bientôt
ou je reviens plus tard?!
-Ce ne sera pas long Monsieur...
-Oui d'accord mais c'est long là mamoiselle.
Il fait le pied d'grue dix minutes durant puis...
-Monsieur Fontainebleau.
Promptement il s'approche.
-Oui?!
-C'est à vous!
La préposée cède sa place(avec le sourire)
en un clin d'oeil à la pharmacienne en chef qui me dit:
"Vous n'êtes pas sans savoir que votre dernier médecin
dans sa dernière prescription vous englobe bien!
-À la bonne heure j'aime bien être englobé.
Surtout par un médecin ou une médecine québécoise.
Denrée rare.
-Vous pouvez désormais renouveler vos prescriptions à un coût dérisoire
puisqu'il vous a inscrit en renouvellement générique indéfini!"
-Ah tant mieux, les originales me coûtaient la peau du cul depuis des années.
-Je puis vous dire qu'elles vous coûteront le 6e du prix
dès maintenant.
-6 fois merci au bon Docteur Charpentier et honte aux Pharmas
profiteuses. Le brave Doc ne m'a pas abandonné
en prenant sa retraite. Il m'a fait justice et m'a averti
des dangers à l'avenir.
(On a pas idée de ce que représente un médecin de famille
dédié à soi au Québec)
(.....................................................)
La fin du monde s'en vient, hey!
Le 21 décembre, vous ferez quoi?
C'est un vendredi soir, ouh hou.
Tout l'monde s'éclate.
C'est à quelle heure?
Elle se doit d'être ponctuelle.
On a le droit d'avoir horreur
du retard.
On nous fait espérer et espérer,
être à l'heure est la moindre
des choses en tous temps alors,
imaginez à la fin du monde.
S'il fallait qu'elle soit
en retard d'une seule
seconde...
Si elle n'est pas au rendez-vous
exact à la minute près,
moi serai déçu parce
que le champagne prévu
ne saurait l'être.
La bouteille ne saurait
être sabrée au mauvais
moment parce que j'ose
à peine imaginer une fin
du monde foireuse
et une bouteille de champagne
scrapée.
Donc,
la fin du monde
est à quelle heure le 21?
Un type à la calvitie naissante s'adresse à son pharmacien du quartier,
au comptoir des renouvellements qui lui dit:
-C'est pour un renouvellement de prescription?
-Oui, vous aurez deviné.(je lui tends mon renouvellement-papier)
-Bien, on vous prépare ça. Ça ne s'ra pas long.
-Merci.
Le mec en question attend et attend...Puis il s'impatiente
après 10 minutes, se râcle la gorge bien comme il faut
en s'approchant du comptoir et dit:
-Ahrrheemhehem.
Ho! Faut que j'aille bosser là, c'est pour bientôt
ou je reviens plus tard?!
-Ce ne sera pas long Monsieur...
-Oui d'accord mais c'est long là mamoiselle.
Il fait le pied d'grue dix minutes durant puis...
-Monsieur Fontainebleau.
Promptement il s'approche.
-Oui?!
-C'est à vous!
La préposée cède sa place(avec le sourire)
en un clin d'oeil à la pharmacienne en chef qui me dit:
"Vous n'êtes pas sans savoir que votre dernier médecin
dans sa dernière prescription vous englobe bien!
-À la bonne heure j'aime bien être englobé.
Surtout par un médecin ou une médecine québécoise.
Denrée rare.
-Vous pouvez désormais renouveler vos prescriptions à un coût dérisoire
puisqu'il vous a inscrit en renouvellement générique indéfini!"
-Ah tant mieux, les originales me coûtaient la peau du cul depuis des années.
-Je puis vous dire qu'elles vous coûteront le 6e du prix
dès maintenant.
-6 fois merci au bon Docteur Charpentier et honte aux Pharmas
profiteuses. Le brave Doc ne m'a pas abandonné
en prenant sa retraite. Il m'a fait justice et m'a averti
des dangers à l'avenir.
(On a pas idée de ce que représente un médecin de famille
dédié à soi au Québec)
(.....................................................)
La fin du monde s'en vient, hey!
Le 21 décembre, vous ferez quoi?
C'est un vendredi soir, ouh hou.
Tout l'monde s'éclate.
C'est à quelle heure?
Elle se doit d'être ponctuelle.
On a le droit d'avoir horreur
du retard.
On nous fait espérer et espérer,
être à l'heure est la moindre
des choses en tous temps alors,
imaginez à la fin du monde.
S'il fallait qu'elle soit
en retard d'une seule
seconde...
Si elle n'est pas au rendez-vous
exact à la minute près,
moi serai déçu parce
que le champagne prévu
ne saurait l'être.
La bouteille ne saurait
être sabrée au mauvais
moment parce que j'ose
à peine imaginer une fin
du monde foireuse
et une bouteille de champagne
scrapée.
Donc,
la fin du monde
est à quelle heure le 21?
dimanche 25 novembre 2012
Albert, pour les intimes.
" L'homme est la seule créature
qui refuse d'être ce qu'elle est."
Albert Camus.
L'Homme révolté, 1951.
lundi 19 novembre 2012
Jeunesse sans jeunesse.
Les rédios lôcales semblent faire grand cas de ce tube à la mode:
"Youth without youth" de Metric.
Groupe Indie neo-new age canadien.
Va pour la toune originale et sa couleur indéniable.
Je l'aime bien mais une toune ne fait pas un bon album.
Après 30 minutes d'écoute, j'en avais ma claque
de l'uniformité de leur son.
D'où cette équation bien personnelle:
Metric = sous-produit d'Arcade Fire.
Salons du livre.
Ajoutez du sel et des fenêtres dans cet espace de béton fermé
qu'est la Place Bonaventure et hop, vous avez un salon litté.
Je comprends pas trop pourquoi le Salon du livre de Montréal
s'enferme dans cette chambre forte alors que tout livre
est une fenêtre ouverte sur un univers.
Tout salon du livre devrait se tenir dehors,
à la belle étoile et tous les temps.
La littérature se décline sous mes yeux de ces façons.
J'ai piqué la photo à Rainette sur son blogue, qui l'aura piquée ailleurs sans doute.
C'est une Reine sans scrupules ni tabous pouvant retourner n'importe qui
dans tous les sens. Suffit qu'elle se mette sur votre cas
and you're in for a good ride.
Bonnes lectures.
qu'est la Place Bonaventure et hop, vous avez un salon litté.
Je comprends pas trop pourquoi le Salon du livre de Montréal
s'enferme dans cette chambre forte alors que tout livre
est une fenêtre ouverte sur un univers.
Tout salon du livre devrait se tenir dehors,
à la belle étoile et tous les temps.
La littérature se décline sous mes yeux de ces façons.
J'ai piqué la photo à Rainette sur son blogue, qui l'aura piquée ailleurs sans doute.
C'est une Reine sans scrupules ni tabous pouvant retourner n'importe qui
dans tous les sens. Suffit qu'elle se mette sur votre cas
and you're in for a good ride.
Bonnes lectures.
samedi 17 novembre 2012
CD- Québec émergent- 2011
Le gouvernement Harper aura ensuite coupé la subvention
envers cette source de renouveau.
La culture et Harper, ça va pas très bien ensemble
lorsqu'on apprend son aversion envers tout
ce qui remet son pouvoir d'idéologue en question
et son amour inconditionnel
envers la Monarchie Anglaise
made in London demeurée.
Je t'emmerde, Stephen Harper.
dimanche 11 novembre 2012
Anne Hébert et internet int'l.
Anecdote.
J'achète sur Ebay depuis déjà quelques années;
au-delà de 40 achats virtuels sans encombre.
Dernièrement je suis tombé sur "Les Fous de Bassan" d'Anne Hébert
version cartonnée et signet en corde de tissu pour aussi
peu que 5 malheureux dollars tout inclus dans une librairie
de... Rennes, France.
J'ai reçu le bouquin usagé triplement emballé
et en excellent état dans ma boîte postale à l'intérieur de 7 jours.
Fallait bien que je me le procure à aussi bon prix outre-mer.
Magic Internet.
"La planète est un village."
Certain que cette librairie aura de mes nouvelles,
je vais leur écrire un de ces message-remerciements
outre-mer dont ils se souviendront peut-être.
Faut dire que j'avais un coupon-rabais d'un euro
pour ma bonne réputation d'acheteur sur le site
mais tout de même;
7$ pour un Anne Hébert cartonné...
C'est un petit vent d'automne accompagné
d'une feuille rouge qui vient mourir à vos pieds.
Faut pas s'y fier.
On a toujours bonne réputation
jusqu'à ce qu'un événement soudain
sème le doute parmi votre population
environnante.
Le plus drôle dans cette histoire
est que le dit livre écrit ici, risque
de retourner dans le pays d'où il provient,
par avion via la visite future d'une amie en nos terres
puisque je lui offrirai probablement cet objet
qu'elle n'a pas lu.
J'achète sur Ebay depuis déjà quelques années;
au-delà de 40 achats virtuels sans encombre.
Dernièrement je suis tombé sur "Les Fous de Bassan" d'Anne Hébert
version cartonnée et signet en corde de tissu pour aussi
peu que 5 malheureux dollars tout inclus dans une librairie
de... Rennes, France.
J'ai reçu le bouquin usagé triplement emballé
et en excellent état dans ma boîte postale à l'intérieur de 7 jours.
Fallait bien que je me le procure à aussi bon prix outre-mer.
Magic Internet.
"La planète est un village."
Certain que cette librairie aura de mes nouvelles,
je vais leur écrire un de ces message-remerciements
outre-mer dont ils se souviendront peut-être.
Faut dire que j'avais un coupon-rabais d'un euro
pour ma bonne réputation d'acheteur sur le site
mais tout de même;
7$ pour un Anne Hébert cartonné...
C'est un petit vent d'automne accompagné
d'une feuille rouge qui vient mourir à vos pieds.
Faut pas s'y fier.
On a toujours bonne réputation
jusqu'à ce qu'un événement soudain
sème le doute parmi votre population
environnante.
Le plus drôle dans cette histoire
est que le dit livre écrit ici, risque
de retourner dans le pays d'où il provient,
par avion via la visite future d'une amie en nos terres
puisque je lui offrirai probablement cet objet
qu'elle n'a pas lu.
jeudi 8 novembre 2012
La Reine Élisabeth est un homme.
La Reine a pris de la brioche au niveau du visage.
C'est le nouveau
billet de 20$ canayen
testé à 140 degrés Celsius.
Exit le papier pour le billet le plus
en circulation au pays.
Il est celui sur lequel
le plus de mains tripotent et échangent.
Le 20 dollars
est le plus manipulé.
Place à la Reine
en polymère.
Un obscur mélange
des anciens présidents USA Gerald Ford
et Jimmy Carter
avec la moumoute Royale.
C'est ce qui m'a le plus frappé après la texture de plastique
au toucher. Mortifère.
Si Harper voulait marquer un coup, c'est furieusement raté mon vieux.
Une tête d'homme affublée d'une perruque au recto,
doublée d'une paire de culottes et une feuille d'érable à bretelles translucides.
On se voit à travers, c'est quasiment drôle dans un premier temps.
Triste dans un deuxième.
On aurait voulu servir la Monarchie rampante
qu'on s'y serait pas mieux pris
pour se tirer dans l'pied.
Peut-être notre cher premier ministre entrera-t'il dans le livre Guinness
des Records section connard idéologue fini, son livre de chevet.
Regardez bien la tronche de la Reine sur ces nouveaux billets.
Hihihi...
"Une fois c't'un gars ek une perruque sua tête comprends-tu
yétait à une soirée karaoke bien bourré pis ce jour-là, lui
vint une illumination du câlisse..."
dimanche 4 novembre 2012
No rest. Pas de répit.
L'Halloween tout juste terminée, le monstre rapplique
dès le lendemain 1er novembre(mois des morts)
pour nous solliciter non-stop
avec ses tentacules gluants de consumérisme effréné,
s'immisçant dans chaque recoin de l'ombre public.
L'ouïe et la vue sursaturées dès un pied mis dehors,
deux mois durant.
Noël Nôôel Nouèle. Asile, Asîîîle!
Deux mois et demi à subir désormais cette folie,
en comptant les soldes après Fêtes.
Osti d'névrose collective du câlisse.
Elle est devenue normalité. S'y soustraire
vous marque du sceau de la "caste asociale"
simplement parce que vous ne consommez pas assez.
J'en fais partie et en suis fier.
De la caste, pas la névrose on s'entend. ;-)
Stationnez votre char au plus criss dans le petit carré
ici peint blanc en prenant bien soin de couper le chemin
à des vieux qui ne savent plus où ils vont mais ils y vont ça c'est certain;
quitte à ne plus le retrouver en revenant de la cohue
faute de repères géographiques, dans la jungle de bitume
que représente tout stationnement de centre d'achats
où qu'il soit.
Volez le dernier petit carrosse à roulettes disponible
sous le nez de votre prochain qui s'approche dangereusement
du même objet désiré; sortez un couteau et tranchez-lui
la gorge comme si votre survie en dépendait si la tentation
lui venait de s'en emparer avant vous en cas de rareté.
Remplissez-le bien durant votre séjour.
Remplissez-le.
C'est un ordre du Dieu vous prêtant
sans intérêts pendant 2 ans.
Jouissez maintenant, payez plus tard!
Les tapes dans l'dos affectueuses pour te piéger.
Les coups d'pied au cul ensuite
avec intérêts, à défaut de paiement.
Homo Sapiens Consommus.
Je consomme tout de suite, je suis plus tard.
dimanche 28 octobre 2012
vendredi 26 octobre 2012
Prénoms et Noms insolites
J'en vois de toutes les couleurs sur la route:
"Olga Dieujuste"
"Archange Excellent"
"Piotr Raeducu"
J'invente rien.
Ça s'invente pas; tu lis des noms
avec une adresse et tu vas sonner à leur porte.
C'est ça le courrier.
C'est une clé géographique, un passeport,
une autorisation traversant toutes les portes.
Partout ou presque.
C'est un cliché, un instantanée.
Ces noms s'incarnent en l'espace de quelques secondes.
La plupart sont sympathiques et contents de nous voir
parce qu'on leur donne l'objet de leur désir en personne.
Si absents, on leur laisse un auto-collant avec une adresse
et horaire de récupération.
Le Vaisseau-Mère qui gère:
un dépôt régional où ils peuvent récupérer leur colis
avec horaire flexible pour toutes les familles
stressées et débordées.
On relivre le lendemain à la même adresse sur demande,
sans frais additionnels.
Un absolutisme au service des gens
coté en bourse invisible et bien
présent sur le terrain chaque matin
dans chaque dépôt régional.
.....
- Quelle bonne odeur tu dégages Olga...
-Tout à fait juste, oui.
- Olga la Juste, Olga la Louve.
-Tu exagères.
-Non.
-Mais oui.
-Mais non.
vendredi 19 octobre 2012
RBO version 2.0
Les Appendices,
mes dents et mes yeux.
Fait avec amour, icitte.
Ils n'aimeront sans doute pas
la comparaison puisque tout auteur
aime l'unicité de ses créations.
Le tout provenant du coeur,
unique et signé: Les Appendices.
Merci les ami(e)s!
mes dents et mes yeux.
Fait avec amour, icitte.
Ils n'aimeront sans doute pas
la comparaison puisque tout auteur
aime l'unicité de ses créations.
Le tout provenant du coeur,
unique et signé: Les Appendices.
Merci les ami(e)s!
jeudi 11 octobre 2012
Bowie/Lynch, je suis dérangé sur l'autoroute.
La scène la plus tolérable de ce film: son générique final.
La toune de Bowie: "I'm deranged".
Il m'arrive parfois de voir les strates de peinture découpées
se rejoindre en une seule ligne continue sur la route
lorsque je roule dessus à grande vitesse.
Il m'arrive parfois aussi de voir une ligne continue
se diviser en strates longuement découpées sur la même route,
lorsque j'y roule lentement.
Ça dépend des jours;
on me dérange souvent.
La toune de Bowie: "I'm deranged".
Il m'arrive parfois de voir les strates de peinture découpées
se rejoindre en une seule ligne continue sur la route
lorsque je roule dessus à grande vitesse.
Il m'arrive parfois aussi de voir une ligne continue
se diviser en strates longuement découpées sur la même route,
lorsque j'y roule lentement.
Ça dépend des jours;
on me dérange souvent.
mercredi 10 octobre 2012
Ze toune
Parce que la musique, c'est la musique.
"Music is the best"
Si j'crevais demain, frappé par un quidam
automobiliste, camioniste, autoroutiste,
ou une faucheuse quelconque
ne m'ayant pas vu surgir j'aimerais bien
qu'on mette ça à jouer avec quelques phrases
de mon cru que vous choisirez, chers lecteurs.
Ici en mode virtuel évidemment.
On peut pas tout régir, on rigole,
toutes les morts sont possibles n'importe quand.
En vieillissant j'essaie simplement
de l'apprivoiser peu à peu,
c'est pas un truc suicidaire de ma part, nonon.
Juste un petit conseil que j'me donne
en l'attendant, puisque inexorable.
Vivons.
Mangeons et buvons ensembles
les amis, discourons de la vie,
de nos sens et expériences avec humour
car demain nous mourrons.
Taï Hau, Taï Hau,
on s'en va au boulot!
Ah je bosse je bosse
je trime et défriche
comme un cul terreux
pour arriver au soleil couchant
et à la Noël en même temps.
Et ta soeur?
"Music is the best"
Si j'crevais demain, frappé par un quidam
automobiliste, camioniste, autoroutiste,
ou une faucheuse quelconque
ne m'ayant pas vu surgir j'aimerais bien
qu'on mette ça à jouer avec quelques phrases
de mon cru que vous choisirez, chers lecteurs.
Ici en mode virtuel évidemment.
On peut pas tout régir, on rigole,
toutes les morts sont possibles n'importe quand.
En vieillissant j'essaie simplement
de l'apprivoiser peu à peu,
c'est pas un truc suicidaire de ma part, nonon.
Juste un petit conseil que j'me donne
en l'attendant, puisque inexorable.
Vivons.
Mangeons et buvons ensembles
les amis, discourons de la vie,
de nos sens et expériences avec humour
car demain nous mourrons.
Taï Hau, Taï Hau,
on s'en va au boulot!
Ah je bosse je bosse
je trime et défriche
comme un cul terreux
pour arriver au soleil couchant
et à la Noël en même temps.
Et ta soeur?
mardi 9 octobre 2012
Gros criss de clin d'oeil sale.
La voix de Daltrey n'a jamais été enfermée je dis,
baon.
Laoove!
Reign-on-miii.
Il aura poussé un ou deux cris primaux, tu vois.
Over me and you, tel un vrai fauve,
avec "Won't get fooled again" aussi.
Yeah, Laoovve!
Reign on me...
dimanche 7 octobre 2012
Movies, cinémacinéma et critiqueaquatique.
Ça fait un bout et ça me manquait. La dernière fois où j'ai parlé cinéma,
les paquets de gommes coûtaient 5 cennes alors sans plus tarder,
quelques films commentés avec les cotes médiafilm rappelées:
1-Chef d'oeuvre
2-Remarquable
3-Très bon
4-Bon
5-Moyen
6-Médiocre
7-Minable
J'aime bien ce barème critique; ça change des sempiternelles
3 étoiles que les chroniqueurs du Voir s'obstinent (en général)
à donner envers plusieurs oeuvres d'art, peu importe leur forme.
Comme la note de 3 sur 5 au journal La Presse.
3 sur 5 les amis, ça donne 60% au cas où
vous auriez oublié une règle de mathématique primaire.
Ce pourcentage est-il suffisant pour dire le plus grand bien d'une oeuvre?
Non. Or je lis une chiée de ces critiques affirmant
le bien quasi-inconditionnel de telle ou telle oeuvre,
comme si on voulait ménager la chèvre, le choux et Monsieur Séguin.
C'est malhonnête et de mauvaise foi à la limite.
Quand je lis une critique positive, je m'attends à ce qu'un critique
le moindrement sérieux accorde une note supérieure
à 60%, or ce n'est plus le cas depuis longtemps
dans les médias électroniques mentionnés plus haut.
"Ouais les mecs heeuuu, ouais les nanas heeuuu...
on est des kritikeuuu...Donnons 3 étoiles et on se couvre
le cul en cas de tornadeuuu....
Un homme. Une femme. Une oeuvre. 3 étoiles, on risque rien
dans la moyenne et la roue continue de tourner pour nous
et nos cotes d'écoute.
J'aime bien l'émission du Voir à Télé-Québec pourtant.
Je les trouve assez compétents pour la plupart, sauf
qu'ils affichent parfois une paresse intellectuelle certaine
dans leur argumentaire et leur jugement final.
Ils ne sont surtout pas à l'abri de la sentence
expéditive dans leurs opinions.
On me dira qu'ils n'ont que quelques minutes
dans un cadre bien défini de la culture hebdomadaire
offerte en un lieu géographique précis(Montréal).
Soit, mais c'est tout de même un peu court
jeune/vieil homme, jeune/vieille femme.
Soit je choisis la concision fulgurante,
soit je choisis d'élaborer, dans tous les cas avec intelligence
et un minimum de rigueur.
Le pire selon moi est de poser en tant qu'autorité
pseudo-détachée-branchouillarde assise sur deux chaises.
3 étoiles sur 5 pour le Voir. ;)
Place aux films:
"FAUST"
d'Alexandre Sokurov.
Russie-2011
Le film clôt la tétralogie de l'auteur sur le thème du pouvoir après
Moloch, Taurus et Le Soleil.
J'ai bien aimé pour la facture visuelle, la cinématographie,
la mise en scène baroque et ses couleurs ocres saturées,
les personnages bien campés et le travail esthétique soigné.
Relecture personnelle du roman de Goethe non-concluante
et un peu masturbatrice à mon humble avis.
Une odeur de renfermé se dégage de l'ensemble.
Ça cause ça cause, sans arrêt de philosophie parfois pompeuse,
parfois lumineuse. Verbeux en même temps que picturesque
à la Bosch, Bruegel ou Vermeer dans la facture visuelle.
Bel objet cinoche qui ne m'a pas beaucoup ému mais pour lequel
j'ai beaucoup de respect.
Sokurov aurait pu se taire davantage au profit du silence évocateur
et/ou d'une relecture véritablement moderne d'un désir éternel.
Il a plutôt choisi de s'enfermer dans un classicisme
certes impressionnant mais assez peu novateur.
(3)
............
CARNAGE
de Roman Polanski
(2011)
Un ado de 11 ans pète la yeule d'un autre ado de 11 ans
dans un parc New-Yorkais avec un bâton.
Tiré de la pièce "Le maître du carnage" de Yasmina Reza.
Deux couples de parents cherchent à s'entendre sur la sentence
commune à imposer au fautif mais y échoueront en même temps
que leurs natures respective se révélera au fur et à mesure
de leurs échanges verbaux qui dégénèreront en lieu clos,
alcool aidant. Le vernis du civisme consensuel
reste toujours mince face à la matière brute et épaisse
de l'être humain-bête, toutes époques confondues.
Roman continue à explorer un de ses thèmes favoris
en adaptant cette pièce sur grand écran.
Bonbon acidulé en mode théâtre; son doigté
légendaire et fantômatique imprégnant la pellicule
de sa signature. Dialogues généralement savoureux
avec une flopée de répliques assassines servies par
un casting de luxe.
Apparemment tous très heureux de se retrouver sous sa férule,
les quatre acteurs s'en donnent à coeur joie malgré ma profonde
impression que nul ne doit sortir indemne d'un tournage Polanski.
Après la 55e minute cependant, redondance dans le surjeu
et une vision apparente des ressorts dramatiques de la dite
pièce, trahissant parfois sa mécanique bien huilée.
Polanski n'est pas Bergman, l'inverse est aussi vrai.
N'empêche, j'ai beaucoup aimé l'ensemble malgré cela.
Quoi de pire que 2 couples(4 individualités conjuguées)
s'affrontant sur le sort de leur progéniture à propos
de l'agression de l'un envers l'autre?
(3)
.......
HUGO
de Martin Scorsese
(2011)
Synopsis:
Dans le Paris des années 30, le jeune Hugo,orphelin de douze ans,
vit dans une gare. Son passé est un mystère et son destin une énigme.
De son père,il ne lui reste qu'un étrange automate dont il cherche la clé
-en forme de coeur- qui pourrait le faire fonctionner.
En rencontrant Isabelle, il a peut-être trouvé la clé,
mais ce n'est que le début de l'aventure...
Le meilleur du maître, pour tous.
Hommage virtuose envers le cinéma
et ses artisans, George Méliès en particulier.
La caméra fluide et agile comme un papillon.
Une histoire prenante, des acteurs fabuleux,
un directeur-photo, un monteur et un réalisateur
en communion : la passion de l'art, quoi.
D'une maîtrise absolue, ya pratiquement
pas un seul plan d'inutile sur ces 126
minutes de bonheur où l'émotion
se pointe toujours dans un coin inattendu.
Une sacrée leçon de cinéma qui fait battre le coeur,
doublée d'un souci du détail maniaque qui réjouit
l'oeil .
L'amour des livres en filigrane.
Magistral Ben Kingsley, entouré
d'Asa Butterfield(Hugo) et Chloé Grace Moretz(Isabelle)
qui ont dû supporter un poids énorme sur leurs jeunes épaules
durant le tournage. Ils s'en tirent avec la grâce et la légèreté du vol
d'un colibri. On dira peut-être que je beurre épais.
M'en crisse, j'ai adoré.
Éblouissant à tous les points de vue selon moi.
Surtout su' ma belle grosse tévé LED de 47 pouces
ek du son en quantité/qualité.
In my face it sure was!
Merci Mister Martin.
(2) et possiblement (1), faudrait que je le revois.
********
Eh que yen a de belles oeuvres à voir,
écouter, lire et contempler en ce monde malgré tout.
Je remercierai jamais assez les artisans qui vont
au bout de leurs rêves.
Merci.
les paquets de gommes coûtaient 5 cennes alors sans plus tarder,
quelques films commentés avec les cotes médiafilm rappelées:
1-Chef d'oeuvre
2-Remarquable
3-Très bon
4-Bon
5-Moyen
6-Médiocre
7-Minable
J'aime bien ce barème critique; ça change des sempiternelles
3 étoiles que les chroniqueurs du Voir s'obstinent (en général)
à donner envers plusieurs oeuvres d'art, peu importe leur forme.
Comme la note de 3 sur 5 au journal La Presse.
3 sur 5 les amis, ça donne 60% au cas où
vous auriez oublié une règle de mathématique primaire.
Ce pourcentage est-il suffisant pour dire le plus grand bien d'une oeuvre?
Non. Or je lis une chiée de ces critiques affirmant
le bien quasi-inconditionnel de telle ou telle oeuvre,
comme si on voulait ménager la chèvre, le choux et Monsieur Séguin.
C'est malhonnête et de mauvaise foi à la limite.
Quand je lis une critique positive, je m'attends à ce qu'un critique
le moindrement sérieux accorde une note supérieure
à 60%, or ce n'est plus le cas depuis longtemps
dans les médias électroniques mentionnés plus haut.
"Ouais les mecs heeuuu, ouais les nanas heeuuu...
on est des kritikeuuu...Donnons 3 étoiles et on se couvre
le cul en cas de tornadeuuu....
Un homme. Une femme. Une oeuvre. 3 étoiles, on risque rien
dans la moyenne et la roue continue de tourner pour nous
et nos cotes d'écoute.
J'aime bien l'émission du Voir à Télé-Québec pourtant.
Je les trouve assez compétents pour la plupart, sauf
qu'ils affichent parfois une paresse intellectuelle certaine
dans leur argumentaire et leur jugement final.
Ils ne sont surtout pas à l'abri de la sentence
expéditive dans leurs opinions.
On me dira qu'ils n'ont que quelques minutes
dans un cadre bien défini de la culture hebdomadaire
offerte en un lieu géographique précis(Montréal).
Soit, mais c'est tout de même un peu court
jeune/vieil homme, jeune/vieille femme.
Soit je choisis la concision fulgurante,
soit je choisis d'élaborer, dans tous les cas avec intelligence
et un minimum de rigueur.
Le pire selon moi est de poser en tant qu'autorité
pseudo-détachée-branchouillarde assise sur deux chaises.
3 étoiles sur 5 pour le Voir. ;)
Place aux films:
"FAUST"
d'Alexandre Sokurov.
Russie-2011
Le film clôt la tétralogie de l'auteur sur le thème du pouvoir après
Moloch, Taurus et Le Soleil.
J'ai bien aimé pour la facture visuelle, la cinématographie,
la mise en scène baroque et ses couleurs ocres saturées,
les personnages bien campés et le travail esthétique soigné.
Relecture personnelle du roman de Goethe non-concluante
et un peu masturbatrice à mon humble avis.
Une odeur de renfermé se dégage de l'ensemble.
Ça cause ça cause, sans arrêt de philosophie parfois pompeuse,
parfois lumineuse. Verbeux en même temps que picturesque
à la Bosch, Bruegel ou Vermeer dans la facture visuelle.
Bel objet cinoche qui ne m'a pas beaucoup ému mais pour lequel
j'ai beaucoup de respect.
Sokurov aurait pu se taire davantage au profit du silence évocateur
et/ou d'une relecture véritablement moderne d'un désir éternel.
Il a plutôt choisi de s'enfermer dans un classicisme
certes impressionnant mais assez peu novateur.
(3)
............
CARNAGE
de Roman Polanski
(2011)
Un ado de 11 ans pète la yeule d'un autre ado de 11 ans
dans un parc New-Yorkais avec un bâton.
Tiré de la pièce "Le maître du carnage" de Yasmina Reza.
Deux couples de parents cherchent à s'entendre sur la sentence
commune à imposer au fautif mais y échoueront en même temps
que leurs natures respective se révélera au fur et à mesure
de leurs échanges verbaux qui dégénèreront en lieu clos,
alcool aidant. Le vernis du civisme consensuel
reste toujours mince face à la matière brute et épaisse
de l'être humain-bête, toutes époques confondues.
Roman continue à explorer un de ses thèmes favoris
en adaptant cette pièce sur grand écran.
Bonbon acidulé en mode théâtre; son doigté
légendaire et fantômatique imprégnant la pellicule
de sa signature. Dialogues généralement savoureux
avec une flopée de répliques assassines servies par
un casting de luxe.
Apparemment tous très heureux de se retrouver sous sa férule,
les quatre acteurs s'en donnent à coeur joie malgré ma profonde
impression que nul ne doit sortir indemne d'un tournage Polanski.
Après la 55e minute cependant, redondance dans le surjeu
et une vision apparente des ressorts dramatiques de la dite
pièce, trahissant parfois sa mécanique bien huilée.
Polanski n'est pas Bergman, l'inverse est aussi vrai.
N'empêche, j'ai beaucoup aimé l'ensemble malgré cela.
Quoi de pire que 2 couples(4 individualités conjuguées)
s'affrontant sur le sort de leur progéniture à propos
de l'agression de l'un envers l'autre?
(3)
.......
HUGO
de Martin Scorsese
(2011)
Synopsis:
Dans le Paris des années 30, le jeune Hugo,orphelin de douze ans,
vit dans une gare. Son passé est un mystère et son destin une énigme.
De son père,il ne lui reste qu'un étrange automate dont il cherche la clé
-en forme de coeur- qui pourrait le faire fonctionner.
En rencontrant Isabelle, il a peut-être trouvé la clé,
mais ce n'est que le début de l'aventure...
Le meilleur du maître, pour tous.
Hommage virtuose envers le cinéma
et ses artisans, George Méliès en particulier.
La caméra fluide et agile comme un papillon.
Une histoire prenante, des acteurs fabuleux,
un directeur-photo, un monteur et un réalisateur
en communion : la passion de l'art, quoi.
D'une maîtrise absolue, ya pratiquement
pas un seul plan d'inutile sur ces 126
minutes de bonheur où l'émotion
se pointe toujours dans un coin inattendu.
Une sacrée leçon de cinéma qui fait battre le coeur,
doublée d'un souci du détail maniaque qui réjouit
l'oeil .
L'amour des livres en filigrane.
Magistral Ben Kingsley, entouré
d'Asa Butterfield(Hugo) et Chloé Grace Moretz(Isabelle)
qui ont dû supporter un poids énorme sur leurs jeunes épaules
durant le tournage. Ils s'en tirent avec la grâce et la légèreté du vol
d'un colibri. On dira peut-être que je beurre épais.
M'en crisse, j'ai adoré.
Éblouissant à tous les points de vue selon moi.
Surtout su' ma belle grosse tévé LED de 47 pouces
ek du son en quantité/qualité.
In my face it sure was!
Merci Mister Martin.
(2) et possiblement (1), faudrait que je le revois.
********
Eh que yen a de belles oeuvres à voir,
écouter, lire et contempler en ce monde malgré tout.
Je remercierai jamais assez les artisans qui vont
au bout de leurs rêves.
Merci.
dimanche 30 septembre 2012
La main qui nourrit.
N.I.N.
Nine Inch Nails.
Des clous de 9 pouces,
ça rentre au poste avec la voix
de Trent Reznor.
Mordre la main,
la tête du serpent.
" You're keeping in step
In the line
Got your chin held high and you feel just fine
Because you do
What you're told
But inside your heart it is black and it's hollow and it's cold
Just how deep do you believe?
Will you bite the hand that feeds?
Will you chew until it bleeds?
Can you get up off your knees?
Are you brave enough to see?
Do you want to change it?
What if this whole crusade's
A charade
And behind it all there's a price to be paid
For the blood
On which we dine
Justified in the name of the holy and the divine
Just how deep do you believe?
Will you bite the hand that feeds?
Will you chew until it bleeds?
Can you get up off your knees?
Are you brave enough to see?
Do you want to change it?
So naive
I keep holding on to what I want to believe
I can see
But I keep holding on and on and on and on
Will you bite the hand that feeds you?
Will you stay down on your knees? " [8X]
In the line
Got your chin held high and you feel just fine
Because you do
What you're told
But inside your heart it is black and it's hollow and it's cold
Just how deep do you believe?
Will you bite the hand that feeds?
Will you chew until it bleeds?
Can you get up off your knees?
Are you brave enough to see?
Do you want to change it?
What if this whole crusade's
A charade
And behind it all there's a price to be paid
For the blood
On which we dine
Justified in the name of the holy and the divine
Just how deep do you believe?
Will you bite the hand that feeds?
Will you chew until it bleeds?
Can you get up off your knees?
Are you brave enough to see?
Do you want to change it?
So naive
I keep holding on to what I want to believe
I can see
But I keep holding on and on and on and on
Will you bite the hand that feeds you?
Will you stay down on your knees? " [8X]
Le dernier clou.
Hydro-Québec,
un "état dans l'état" responsable de la production
et la gestion de l'énergie dans notre province, vient d'émettre
un rapport en faveur de la fermeture de la centrale nucléaire
Gentilly 2 , selon ce qu'a récemment appris le journal Le Devoir.
Quand le premier responsable énergétique d'un peuple
signifie à la nouvelle ministre de l'environnement
que la réfection de cette centrale représenterait un gouffre
pour notre avenir, une seule solution s'impose,
aussi douloureuse et coûteuse soit-elle:
enterrer définitivement le cadavre et son fantôme
bien réel(Gentilly 1),
dût-il nécessiter des décennies et bien des dépenses.
Encore une fois, c'est l'intérêt économique à court terme
primant sur la raison, l'avenir et l'environnement.
Voilà qui devrait pourtant clouer définitivement le bec
à ceux et celles qui ne voient rien au-delà
de leur petit nez électoraliste en mal de visibilité médiatique.
Petits politiciens sans envergure autre que la mousse s'accumulant
dans leur nombril partisan soit:
leur égo au détriment des générations à venir.
Je nomme mes adversaires politiques du moment avec plaisir:
-Le maire de Trois-Rivières: Yves Lévesque
-La mairesse de Bécancour: Gaétane Désilets
-La députée libérale de Trois-Rivières:
Danielle St-Amand.
La bougre attend un rapport d'Énergie Atomique Canada
avant de se prononcer.
Ben ouais... ton chèque est à la poste très chère.
Postes Canada.
Bon Dimanche!
jeudi 20 septembre 2012
La mère Pauline frappe
Jour 1 de l'exercice au pouvoir du nouveau gouvernement minoritaire
sous le Parti Québécois, prenant effet immédiatement ou presque,
dans toute la province de Québec:
-Abolition de la loi-matraque no.78.(sous l'ancien gouvernement libéral
de Jean Charest; et vlan dans les dents.)
-Abolition de la hausse des frais de scolarité et création
d'un sommet sur l'éducation et le financement
des universités.(Re-vlan dans les dents, Johnny and cie.)
-Fermeture de l'unique centrale nucléaire sur notre territoire, Gentilly 2.
(Celle-ci me tient particulièrement à coeur.
Je me permets de m'étendre plus en longueur.
Courageuse et logique décision parce que centrale désuète,
polluante et menaçante, en plus du volet politique crasse
d'Énergie Atomique Canada.
La rénovation temporaire(maximum 30 ans de vie encore avant la scrappe.)
coûterait 2 à 3 fois plus cher que de commencer à la démanteler maintenant
de manière sécuritaire. Yen a pour des années encore, juste à la défaire;
alors le spectre des jobs menacées par le maire de Bécancour
ou la pétasse gouvernementale du temps nommée Nathalie Normandeau
ne sont que des épouvantails secoués par médias interposés,
faudra bien se mettre ça dans l'crâne une fois pour toutes.
Faut s'informer avant d'affirmer n'importe quoi
au sujet du dinosaure de réacteur Candu que plus personne ne veut acheter
à l'int'l. Sans parler de la quantité astronomique de déchets
qu'il produit par son eau lourde et ses vapeurs,
comparé aux niveaux jugés acceptables
par l'Europe ou les USA maintenant.
Vérifiez si ça vous chante mais les déchets
nucléaires durent 100,000 ans. Les normes acceptées
maintenant en Californie et en Europe à propos des rejets
atmosphériques sont respectivement de 15 et 75 becquerels
contre 7000... au Canada.
La rénover au triple du prix de son démantèlement
sous prétexte de 800 emplois bien rémunérés,
c'est acheter le paradis à court terme et l'enfer
à long terme pour toute la région de la Mauricie
puisqu'elle devra être déclassée/démantelée
dans 25 ou 30 ans maximum à un coût beaucoup
plus élevé qu'il ne l'est maintenant.
Je rappelle aussi à votre mémoire
qu'une même quantité d'énergie
produite ici par fission nucléaire coûte plus
cher qu'elle n'en rapporte à l'état québécois.
Cela est aussi un fait.
Dans ce laps de temps cette région aura su
se diversifier amplement si elle parvient
dès maintenant à se sortir
la tête du cul; si elle veut.
Le gouvernement est prêt à allonger
200 millions pour la diversification
économique de la région drette là,
c'est tout de même pas rien
pour y faire face, dans un premier temps.
J'appelle pas cela devenir orphelin
ou laissé-pour-compte la Mauricie,
au contraire c'est une nouvelle marche
vers l'avant offerte à mon avis.
Continuons.
- Abolition de la taxe-santé de $200. par individu chaque année
peu importe son revenu, au profit d'un impôt plus élevé
pour les revenus individuels de $130,000 et plus.
-Moratoire complet sur l'exploration et l'exploitation
des gazs de schiste.
Ouhaa.
J'ai rarement vu mieux, en 1 seul jour d'exercice.
Faudra voir plus tard mais je ne me souviens pas
un meilleur coup d'barre. Elle accote Parizeau,
peut-être même Lévesque.
À babord 180 degrés toute, lança Pauline.
La barre à babord!
Bien!
Maintenez le cap!
(...)
Je l'aurai sous-estimée un brin je crois.
On verra bien avec le temps.
En attendant, aujourd'hui
j'me sens comme le patient malade
du dos s'en allant voir son chiro
pour une manipulation de vertèbres.
- "Colonne redressée, vous vous sentez comment
cher patient?"
- "Ah c'est du tout bon doc, je prends tout
et je jette rien."
Damned Dame,
vous regroupez évidemment
toute une confrérie partisane.
Aujourd'hui cependant, il y en a qu'une seule
pour se tenir aussi droite et c'est vous.
Une pièce à l'air vicié
depuis longtemps ouvre
désormais grandes ses fenêtres.
sous le Parti Québécois, prenant effet immédiatement ou presque,
dans toute la province de Québec:
-Abolition de la loi-matraque no.78.(sous l'ancien gouvernement libéral
de Jean Charest; et vlan dans les dents.)
-Abolition de la hausse des frais de scolarité et création
d'un sommet sur l'éducation et le financement
des universités.(Re-vlan dans les dents, Johnny and cie.)
-Fermeture de l'unique centrale nucléaire sur notre territoire, Gentilly 2.
(Celle-ci me tient particulièrement à coeur.
Je me permets de m'étendre plus en longueur.
Courageuse et logique décision parce que centrale désuète,
polluante et menaçante, en plus du volet politique crasse
d'Énergie Atomique Canada.
La rénovation temporaire(maximum 30 ans de vie encore avant la scrappe.)
coûterait 2 à 3 fois plus cher que de commencer à la démanteler maintenant
de manière sécuritaire. Yen a pour des années encore, juste à la défaire;
alors le spectre des jobs menacées par le maire de Bécancour
ou la pétasse gouvernementale du temps nommée Nathalie Normandeau
ne sont que des épouvantails secoués par médias interposés,
faudra bien se mettre ça dans l'crâne une fois pour toutes.
Faut s'informer avant d'affirmer n'importe quoi
au sujet du dinosaure de réacteur Candu que plus personne ne veut acheter
à l'int'l. Sans parler de la quantité astronomique de déchets
qu'il produit par son eau lourde et ses vapeurs,
comparé aux niveaux jugés acceptables
par l'Europe ou les USA maintenant.
Vérifiez si ça vous chante mais les déchets
nucléaires durent 100,000 ans. Les normes acceptées
maintenant en Californie et en Europe à propos des rejets
atmosphériques sont respectivement de 15 et 75 becquerels
contre 7000... au Canada.
La rénover au triple du prix de son démantèlement
sous prétexte de 800 emplois bien rémunérés,
c'est acheter le paradis à court terme et l'enfer
à long terme pour toute la région de la Mauricie
puisqu'elle devra être déclassée/démantelée
dans 25 ou 30 ans maximum à un coût beaucoup
plus élevé qu'il ne l'est maintenant.
Je rappelle aussi à votre mémoire
qu'une même quantité d'énergie
produite ici par fission nucléaire coûte plus
cher qu'elle n'en rapporte à l'état québécois.
Cela est aussi un fait.
Dans ce laps de temps cette région aura su
se diversifier amplement si elle parvient
dès maintenant à se sortir
la tête du cul; si elle veut.
Le gouvernement est prêt à allonger
200 millions pour la diversification
économique de la région drette là,
c'est tout de même pas rien
pour y faire face, dans un premier temps.
J'appelle pas cela devenir orphelin
ou laissé-pour-compte la Mauricie,
au contraire c'est une nouvelle marche
vers l'avant offerte à mon avis.
Continuons.
- Abolition de la taxe-santé de $200. par individu chaque année
peu importe son revenu, au profit d'un impôt plus élevé
pour les revenus individuels de $130,000 et plus.
-Moratoire complet sur l'exploration et l'exploitation
des gazs de schiste.
Ouhaa.
J'ai rarement vu mieux, en 1 seul jour d'exercice.
Faudra voir plus tard mais je ne me souviens pas
un meilleur coup d'barre. Elle accote Parizeau,
peut-être même Lévesque.
À babord 180 degrés toute, lança Pauline.
La barre à babord!
Bien!
Maintenez le cap!
(...)
Je l'aurai sous-estimée un brin je crois.
On verra bien avec le temps.
En attendant, aujourd'hui
j'me sens comme le patient malade
du dos s'en allant voir son chiro
pour une manipulation de vertèbres.
- "Colonne redressée, vous vous sentez comment
cher patient?"
- "Ah c'est du tout bon doc, je prends tout
et je jette rien."
Damned Dame,
vous regroupez évidemment
toute une confrérie partisane.
Aujourd'hui cependant, il y en a qu'une seule
pour se tenir aussi droite et c'est vous.
Une pièce à l'air vicié
depuis longtemps ouvre
désormais grandes ses fenêtres.
mardi 18 septembre 2012
Nous, les vivants.
Une scène tirée de "Du Levande" (2007).
Du réalisateur suédois: Roy Andersson.
S'inscrivant dans une veine signée
qu'Ingmar Bergman creusa aussi pour nous.
Deux contemporains empruntant leur voie propre
mais le premier méconnu et dans l'ombre du deuxième.
Bergman l'aimait beaucoup.
La Suède.
Beau pays.
samedi 15 septembre 2012
Cauchemar, vous avez dit cauchemar.
J'savais les tensions grandissantes dans l'voisinage à cause
d'un fabuleux navet publié sur Youtube, j'devais sortir
faire des courses et l'épicerie, faque chu sorti à vélo par la porte
d'en arrière malgré le nouveau système d'alarme posé hier.
J'avais pas vraiment l'choix, faut bouffer, j'avais besoin d'air
et c'était mon jour de corvée. Ça tombait bien
sauf qu'à mon retour, la maison était en flammes.
Encerclée de manifestants en colère ayant pu
franchir les barrières sous les yeux de gardes débordés
par le nombre.
Contre mon coeur j'ai tout de suite rebroussé chemin
pour me réfugier chez des amis pas très loin.
Toute cette destruction est symptômatique d'un profond
malaise face à l'hégémonie de grandes puissances tels
les USA d'Amérique, la Chine et l'Inde;
au Moyen-Orient d'abord, le monde entier ensuite.
All they needed was one trigger.
Assez surprenant que ce soit un très très mauvais film
de 13 minutes sur internet. Hallucinant même.
Célébrité et condamnation à mort instantanées.
J'voudrais pas m'retrouver dans les souliers
des auteurs de ce film, désormais traqués à mort
sans doute.
J'ai aujourd'hui la preuve patente que le vol d'un insecte
peut provoquer une tornade internationale.
Le lendemain, il ne restait que les cendres de l'édifice,
puis celles de quelques-uns de ses résidents.
"I went back to Ohio,
but my city was gone..."
Poum poum poudedapoum...
Tadzitadadadada poum poum poudedapoum...
Méchante belle ronne de basse et de guitare
électriques cette toune tout de même...
Le texte torche comme si c'était hier,
porté par cette sacrée voix
qu'est Chrissie Hynde.
vendredi 14 septembre 2012
Éphémères
Il m'arrive parfois cher lecteur, de céder à l'émotion pure ici;
après tout ce n'est qu'un blogue d'humeur et non pas un bouquin,
un scénario, une étude de moeurs, un livre de Janette Bertrand
ou une quelconque oeuvre terminée, sauf avis.
D'où ce phénomène des "éphémères" disparaissant
après 12, 24, 48, ou même 72 heures.
Un belogue sert à cela entre autres, à mon avis:
évacuer un trop-plein.
On publie un truc pis on l'efface
paf comme ça tout d'un coup.
Les lecteurs fidèles qui l'auront lu
n'en seront pas déçus outre mesure
(je l'espère sinon tant pis)
et les absents ne s'en porteront pas plus mal.
C'est comme ça. Lalalalaaa.
Possiblement que je ne me relis pas assez
avant publication parfois, je pourrais facilement en convenir
dans certains cas précis.
C'est en effet discutable mais j'ai rarement
l'occasion d'en discuter justement.
Parlant de phénomènes,
vous êtes-vous déjà posé la question
à savoir: pourquoi la voyelle A
est-elle prioritairement choisie
pour traduire le plaisir et/ou la douleur?
"AAaaahhh!"
Pourquoi cette voyelle,
au lieu de ce U bien senti :
"UUuuuhh!"
Oui pourquoi, telle est la question.
Cela et d'autres questions existentielles
qui me taraudent nuit et jour,
day in day out.
vendredi 7 septembre 2012
Centrale nucléaire de Gentilly 2
J'aimerais simplement attirer l'attention des québécois
sur l'unique centrale nucléaire sise en notre territoire
qu'est la centrale Gentilly 2 à Bécancour,
sur la rive sud de Trois-Rivières.
En désuétude avancée, le précédent gouvernement libéral
sous Jean Charest s'est engagé à la rénover.
Il importe à tous les citoyens peuplant cette
région, cette province et au-delà de connaître
la volonté du prochain gouvernement minoritaire
de Pauline Marois envers ce sujet environnemental
important.
La centrale de Gentilly 2 à Bécancour
sera-t'elle démantelée ou rénovée?
En attendant une réponse, ce reportage sera diffusé
lundi le 17 septembre 2012 à 21 hres sur les ondes
de Télé-Québec.
lundi 3 septembre 2012
Demain chantera-t'il? Esthétisme 101
Esthétisme et campagnes érectorales me vont assez bien.
On voit les poissons rouges s'agiter dans leur bocal,
lorsqu'ils ont faim de la main populaire une fois tous les 4 ans,
nageant dans l'fric sale et les magouilles en d'sous
d'la couverture de leur eau poisseuse.
Dans le fric de leurs amis généreux
commanditaires dotés d'ascenseurs
qui leur seront prestement retournés,
une fois leurs petits namis bien en place.
En cette veille de veillée électorale, toute l'équipe et moi
avons cru bon vous divertir un peu avec un brin de dérision
face à ce gouvernement du parti libéral corrompu sortant;
de leur mare nauséabonde dans laquelle ils se vautrent
à nos dépens depuis maintenant 9 osties d'années.
"Pour le Québec"...
Qu'ils disaient.
"Fourre le Québec"...
Qu'ils disent.
Demain,
tous les orifices du parti libéral seront bouchés
j'espère, en commençant par le menteur
et hypocrite en chef nommé: Jean Charest
dans le comté de Sherbrooke.
Airlocked. Si les sherbrookois ont un minimum
de cervelle, ils le désavoueront.
Par le peuple québécois qui se sera prononcé.
Il est largué par La Gââzette, le National Post
et même la Grosse Presse à Desmarais,
c'est tout dire. Un moribond désormais, osant affirmer
qu'il terminerait son mandat en tant que simple député.
Ouais on verra cela, girouette de merde.
Jean Charest est la pire putain politique
que j'ai vue de mon existence.
Demain commande un retour de balancier
directement proportionnel à l'absolutisme
pseudo-libéral de droite corrompue
qui a caractérisé notre gouvernance depuis 9 années.
Une nouvelle loi 101, d'abord et avant tout.
J'expérimente assez d'crosseurs de même dans ma face hebdomadairement,
alors quand l'occasion se présente, je corrige avec un plaisir non feint.
Avant séance esthética:
Après séance authentica:
On voit les poissons rouges s'agiter dans leur bocal,
lorsqu'ils ont faim de la main populaire une fois tous les 4 ans,
nageant dans l'fric sale et les magouilles en d'sous
d'la couverture de leur eau poisseuse.
Dans le fric de leurs amis généreux
commanditaires dotés d'ascenseurs
qui leur seront prestement retournés,
une fois leurs petits namis bien en place.
En cette veille de veillée électorale, toute l'équipe et moi
avons cru bon vous divertir un peu avec un brin de dérision
face à ce gouvernement du parti libéral corrompu sortant;
de leur mare nauséabonde dans laquelle ils se vautrent
à nos dépens depuis maintenant 9 osties d'années.
"Pour le Québec"...
Qu'ils disaient.
"Fourre le Québec"...
Qu'ils disent.
Demain,
tous les orifices du parti libéral seront bouchés
j'espère, en commençant par le menteur
et hypocrite en chef nommé: Jean Charest
dans le comté de Sherbrooke.
Airlocked. Si les sherbrookois ont un minimum
de cervelle, ils le désavoueront.
Par le peuple québécois qui se sera prononcé.
Il est largué par La Gââzette, le National Post
et même la Grosse Presse à Desmarais,
c'est tout dire. Un moribond désormais, osant affirmer
qu'il terminerait son mandat en tant que simple député.
Ouais on verra cela, girouette de merde.
Jean Charest est la pire putain politique
que j'ai vue de mon existence.
Demain commande un retour de balancier
directement proportionnel à l'absolutisme
pseudo-libéral de droite corrompue
qui a caractérisé notre gouvernance depuis 9 années.
Une nouvelle loi 101, d'abord et avant tout.
J'expérimente assez d'crosseurs de même dans ma face hebdomadairement,
alors quand l'occasion se présente, je corrige avec un plaisir non feint.
Avant séance esthética:
Après séance authentica:
samedi 25 août 2012
Essayer de comprendre
Je copie ici le témoignage d'une mère suicidaire et survivante
envers sa fille, suite au suicide d'Ève Cournoyer
et parlant ici du sujet mieux que je pourrais le faire moi-même.
"Lorsque j’ai appris la nouvelle hier, j’ai été bouleversée. Parce que Ève, je l’adorais comme vous tous, mais aussi parce que lorsque j’avais 16 ans, à peu près le même âge que sa fille, ma mère a fait une tentative de suicide très sérieuse dont elle a été sauvé in extremis. Tout à l’heure, je l’ai appelée parce que j’avais besoin qu’elle m’aide à comprendre. Ce qu’elle m’a dit m’a aidé alors, avec sa permission, je vous retranscris ici notre conversation en espérant que cela puisse peut-être apporter un peu de lumière dans la nuit.
(…)
- Maman, je voudrais te demander quelque chose. Tu sais quand tu as fais ta tentative
de suicide ?
- Oui
- J’avais juste 16 ans et … tu sais … Je me disais que peut-être Ève a vécu un peu la même chose que toi… Je sais que tu m’as toujours aimé, à la folie même … alors je me demande comment ça se fait que tu aies fait ça malgré tout.
- Tu sais, à ce moment là, il y avait si longtemps que je souffrais et la souffrance que j’éprouvais était tellement profonde que rien d’autre n’existait. Ça obnubilait toutes mes pensées et rien n’avait pu m’apporter de soulagement. Je n’avais plus aucun espoir de cesser de souffrir un jour alors à un certain moment, le suicide est devenu la seule solution.
- Mais tu n’as pas pensé que ça me ferait terriblement souffrir moi ?
- Non. Ça n’avait pas de place dans l’équation parce qu’en fait, je croyais que je te libérais.
- Hein ? Comment ça ?
- Je me trouvais tellement nulle, mauvaise mère, dépressive. J’étais persuadée que j’étais une mère toxique pour toi. Je croyais que n’importe qui d’autre aurait été mieux que moi pour prendre soin de toi. Moi disparue, tu n’avais plus à supporter cette mère-poison et j’enlevais une immense épine de ton pied.
- Mais ça n’a pas de sens.
- Non, c’était complètement irrationnel. Mais pour moi, à ce moment, je ne faisais rien subir à mon enfant, au contraire. En disparaissant, je réglais mon problème et le tien car le problème, c’était moi. Je ne voyais pas ça comme dramatique, j’étais persuadée que je te rendais le plus grand des services. Je sais que c’était totalement illogique mais c’est ce que je croyais sincèrement.
- Tu n’as pas eu le moindre doute que tout cela ne se tenait pas du tout ?
- Non parce que lorsque que j’ai pris ma décision j’ai ressenti une paix tellement grande que cela a confirmé tout ce que je croyais. La mort était la solution. Personne n’aurait pu se douter que je commettrais un tel geste. J’avais l’air si bien, heureuse, rayonnante et en fait, je l’étais.
- Comme si tu étais heureuse d’en finir avec tout ça ?
- Comment je pourrais t’expliquer …. D’accord, imagines que chaque personne a en elle deux instincts. Un instinct de mort qui nous pousse vers la mort et un instinct de vie qui nous raccroche à la vie.
- Ok
- L’instinct de mort c’est comme une petite voix qui te souffle à l’oreille que tu serais tellement mieux morte, que la mort serait la solution, que la vie est trop difficile, que ça ne finira jamais. Tu vois ce que je veux dire ?
-mhmm.
- Quand l’instinct de mort se met à dire de telles choses, sans que tu en aies conscience, l’instinct de vie se réveille et se met en état de survie. Il envoie une décharge d’adrénaline comme s’il y avait un réel danger de mort physique. Soudain, tu as très peur et tu peux avoir des palpitations, des sueurs froides, des crises de paniques et d’autres symptômes très éprouvants. Tu ne comprends pas ce qui se passe car tout cela est inconscient et tu crois que tu es en train de devenir folle.
- Oui, je me souviens.
- Lorsque tu es en état de souffrance constante comme je l’étais, l’instinct de mort se manifeste sans cesse et l’instinct de survie le combat à chaque fois alors tous les jours, c’est comme une grande bataille qui te déchire à l’intérieur. Mais tu vois, lorsque j’ai pris cette décision, lorsque j’ai choisi de mourir, l’instinct de mort a gagné. Alors, l’instinct de vie s’est endormi et pour la première fois, j’ai ressenti la paix. Il n’y avait plus de bataille et je n’étais plus déchirée. J’étais extrêmement calme et je ne ressentais plus aucun stress. Pour la première fois, j’étais vraiment en paix et cela a faussement confirmé que j’avais pris la bonne décision. Je disparaitrais, mes enfants seraient bien et tous les problèmes allaient être réglés.
- Je ... je comprends…
- Ma décision était cristallisée et rien n’aurait pu me faire changer d’idée. J’ai attendu que vous soyez partis en vacance puis j’ai appelé mes amis pour leur annoncer joyeusement que j’allais passer quelques jours à Québec afin que personne ne puisse venir me sauver. J’ai barré la porte et j’ai ressenti une grande paix."
(Ma mère, Louise Reid, est maintenant intervenante en psychologie et suite à cette tentative de suicide, elle a passé le reste de sa vie à trouver des moyens efficaces de guérir l’anxiété qui l’a mené à ce moment fatidique.)
Merci.
envers sa fille, suite au suicide d'Ève Cournoyer
et parlant ici du sujet mieux que je pourrais le faire moi-même.
"Lorsque j’ai appris la nouvelle hier, j’ai été bouleversée. Parce que Ève, je l’adorais comme vous tous, mais aussi parce que lorsque j’avais 16 ans, à peu près le même âge que sa fille, ma mère a fait une tentative de suicide très sérieuse dont elle a été sauvé in extremis. Tout à l’heure, je l’ai appelée parce que j’avais besoin qu’elle m’aide à comprendre. Ce qu’elle m’a dit m’a aidé alors, avec sa permission, je vous retranscris ici notre conversation en espérant que cela puisse peut-être apporter un peu de lumière dans la nuit.
(…)
- Maman, je voudrais te demander quelque chose. Tu sais quand tu as fais ta tentative
de suicide ?
- Oui
- J’avais juste 16 ans et … tu sais … Je me disais que peut-être Ève a vécu un peu la même chose que toi… Je sais que tu m’as toujours aimé, à la folie même … alors je me demande comment ça se fait que tu aies fait ça malgré tout.
- Tu sais, à ce moment là, il y avait si longtemps que je souffrais et la souffrance que j’éprouvais était tellement profonde que rien d’autre n’existait. Ça obnubilait toutes mes pensées et rien n’avait pu m’apporter de soulagement. Je n’avais plus aucun espoir de cesser de souffrir un jour alors à un certain moment, le suicide est devenu la seule solution.
- Mais tu n’as pas pensé que ça me ferait terriblement souffrir moi ?
- Non. Ça n’avait pas de place dans l’équation parce qu’en fait, je croyais que je te libérais.
- Hein ? Comment ça ?
- Je me trouvais tellement nulle, mauvaise mère, dépressive. J’étais persuadée que j’étais une mère toxique pour toi. Je croyais que n’importe qui d’autre aurait été mieux que moi pour prendre soin de toi. Moi disparue, tu n’avais plus à supporter cette mère-poison et j’enlevais une immense épine de ton pied.
- Mais ça n’a pas de sens.
- Non, c’était complètement irrationnel. Mais pour moi, à ce moment, je ne faisais rien subir à mon enfant, au contraire. En disparaissant, je réglais mon problème et le tien car le problème, c’était moi. Je ne voyais pas ça comme dramatique, j’étais persuadée que je te rendais le plus grand des services. Je sais que c’était totalement illogique mais c’est ce que je croyais sincèrement.
- Tu n’as pas eu le moindre doute que tout cela ne se tenait pas du tout ?
- Non parce que lorsque que j’ai pris ma décision j’ai ressenti une paix tellement grande que cela a confirmé tout ce que je croyais. La mort était la solution. Personne n’aurait pu se douter que je commettrais un tel geste. J’avais l’air si bien, heureuse, rayonnante et en fait, je l’étais.
- Comme si tu étais heureuse d’en finir avec tout ça ?
- Comment je pourrais t’expliquer …. D’accord, imagines que chaque personne a en elle deux instincts. Un instinct de mort qui nous pousse vers la mort et un instinct de vie qui nous raccroche à la vie.
- Ok
- L’instinct de mort c’est comme une petite voix qui te souffle à l’oreille que tu serais tellement mieux morte, que la mort serait la solution, que la vie est trop difficile, que ça ne finira jamais. Tu vois ce que je veux dire ?
-mhmm.
- Quand l’instinct de mort se met à dire de telles choses, sans que tu en aies conscience, l’instinct de vie se réveille et se met en état de survie. Il envoie une décharge d’adrénaline comme s’il y avait un réel danger de mort physique. Soudain, tu as très peur et tu peux avoir des palpitations, des sueurs froides, des crises de paniques et d’autres symptômes très éprouvants. Tu ne comprends pas ce qui se passe car tout cela est inconscient et tu crois que tu es en train de devenir folle.
- Oui, je me souviens.
- Lorsque tu es en état de souffrance constante comme je l’étais, l’instinct de mort se manifeste sans cesse et l’instinct de survie le combat à chaque fois alors tous les jours, c’est comme une grande bataille qui te déchire à l’intérieur. Mais tu vois, lorsque j’ai pris cette décision, lorsque j’ai choisi de mourir, l’instinct de mort a gagné. Alors, l’instinct de vie s’est endormi et pour la première fois, j’ai ressenti la paix. Il n’y avait plus de bataille et je n’étais plus déchirée. J’étais extrêmement calme et je ne ressentais plus aucun stress. Pour la première fois, j’étais vraiment en paix et cela a faussement confirmé que j’avais pris la bonne décision. Je disparaitrais, mes enfants seraient bien et tous les problèmes allaient être réglés.
- Je ... je comprends…
- Ma décision était cristallisée et rien n’aurait pu me faire changer d’idée. J’ai attendu que vous soyez partis en vacance puis j’ai appelé mes amis pour leur annoncer joyeusement que j’allais passer quelques jours à Québec afin que personne ne puisse venir me sauver. J’ai barré la porte et j’ai ressenti une grande paix."
(Ma mère, Louise Reid, est maintenant intervenante en psychologie et suite à cette tentative de suicide, elle a passé le reste de sa vie à trouver des moyens efficaces de guérir l’anxiété qui l’a mené à ce moment fatidique.)
Merci.
Intermezzo
"Homard de pierre".
Je trouve ça "ponke", avant la lettre.
C'est encore et toujours too much, en musique.
Je vois des B-52 à tous les jours;
raison de plus pour répéter l'expérience
auditive.
Je republie donc cette musique parce que j'aime bien
réécouter une chanson que j'aime beaucoup.
jeudi 23 août 2012
Reste
Tu resteras, vous resterez.
Me faites pas le coup de partir sans avertir.
Au moins un petit avertissement.
Les gens qui vous aiment le méritent.
Tu resteras, parce que l'amitié qui nous caractérise
est unique et primordiale et en ce sens immortelle.
Il faut l'entretenir ici et au delà de nos différents.
Aussi, je me positionne.
Je suis contre le suicide improvisé.
Totalement contre, parce qu'il fait
énormément de ravages autour de soi.
Des ravages insoupçonnés qui vont
bien au-delà du cercle familial
et des amis.
Je puis encore moins me prononcer
sur le suicide prémédité.
Dépendamment des philosophies
orientales ou occidentales il peut être soit:
un acte ultime de liberté ou un de lâcheté.
Je ne sais pas, je ne suis pas juge
et jamais ne voudrais me poser
en tant que tel. Je sais juste
que ça provoque beaucoup de douleur
chez ceux et celles qui souffrent la perte.
Je comprends cependant l'abdication d'artistes
ou d'êtres hyper-sensibles face à une vie inique,
froide et "apparemment" sans issue.
En même temps ne comprends pas
le manque de résilience face à l'adversité,
au point de vouloir s'enlever la vie.
Chacun voit et ressent différemment
les épreuves que nos vies imposent.
En ce sens, je ne puis qu'observer
et tirer ou non leçon de vies présentes
et antérieures. Commettre l'inéluctable
engendre un lot qui nous dépasse.
Voir un ou une amie s'en aller
par sa faute fait beaucoup de mal.
Je connaissais pas Ève perso,
mais je puis facilement imaginer la douleur
que ressentent ses proches et lointains amis,
parce que l'art et ses artisans touchent
au plus près de l'âme.
Ève a laissé une oeuvre
qu'il nous appartient de maintenir vivante
en réécoutant ses chansons.
Ne faites pas cela,
qui que vous soyez.
Restez avec nous.
Sivouplè.
Je nous crois beaucoup plus enrichissants vivants
que morts, peu importent nos états d'âme.
mercredi 15 août 2012
vendredi 10 août 2012
Chinois biscuit
Il arrive parfois des jours où l'on cherche un endroit où se sustenter sur la route,
au gré des assignations changeantes de jour en jour.
La 578 n'est pas facile pour luncher; elle couvre un grand territoire
avec peu de restaurants potables sur le pouce.
Voulant changer de "La Belle Province" j'empruntai
un parcours différent vers le midi.
Un resto chinois dont j'oublie le nom attira mon attention
en retrait du boulevard Lévesque.
Faut porter attention à cette vitrine parce que franchement...
Anyway...
J'ai faim, je cherche autre chose et m'y arrête
puisque j'ai un peu de temps.
Une dame dans la soixantaine m'y accueille
avec le menu du jour et égards.
L'endroit est bien mis malgré la façade
absolument quelconque et les tables
irréprochables dans leur présentation
avec serviettes originalement pliées
sur chaque table.
Je comprends vite qu'il s'agit d'un resto
chinois à façade québécoise.
La dame(québécoise) me demande si je mangerai
sur place ou pour emporter.
Sur place, après une ou deux questions
je choisis le poulet au cari et ses légumes,
servi avec bol de riz fumant séparé,
plus egg roll en entrée.
Une cuisinière et le proprio
vinrent nous saluer en ce midi.
Après le rouleau très ordinaire, vint
l'assiette de poulet au cari avec légumes.
Réjouissante surprise. Miam.
Les oignons et le poulet étaient parfaitement cuits.
Portion très généreuse, servie avec soin.
Une ostie d'grosse assiette distinguée
et généreuse pour moins de douze dollars
taxes incluses, c'est le rêve ici.
Il existe encore.
Le saviez-vous.
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