mercredi 28 mars 2012

Printemps érable





Sur la place publique


Mes camarades au long cours de ma jeunesse
si je fus le haut lieu de mon poème maintenant
je suis sur la place publique avec les miens
et mon poème a pris le mors obscur de nos combats

Longtemps je fus ce poète au visage conforme
qui frissonnait dans les parallèles de ses pensées
qui s'étiolait en rage dans la soie des désespoirs
et son cœur raillait la crue des injustices
Maintenant je sais nos êtres en détresse dans le siècle
je vois notre infériorité et j'ai mal en chacun de nous

Aujourd'hui sur la place publique qui murmure
j'entends la bête tourner dans nos pas
j'entends surgir dans le grand inconscient résineux
les tourbillons des abattis de nos colères

Mon amour tu es là, fière dans ces jours
nous nous aimons d'une force égale à ce qui nous sépare
la rance odeur de métal et d'intérêts croulants
Tu sais que je peux revenir et rester près de toi
ce n'est pas le sang, ni l'anarchie ou la guerre
et pourtant je lutte, je te le jure, je lutte
parce que je suis en danger de moi-même à toi
et tous deux le sommes de nous-mêmes aux autres
les poètes de ce temps montent la garde du monde
car le péril est dans nos poutres, la confusion
une brunante dans nos profondeurs et nos surfaces
nos consciences sont éparpillées dans les débris
de nos miroirs, nos gestes des simulacres de libertés
je ne chante plus je pousse la pierre de mon corps

Je suis sur la place publique avec les miens
la poésie n'a pas à rougir de moi
j'ai su qu'une espérance soulevait ce monde jusqu'ici.

(Gaston Miron, « La vie agonique »,
dans L’homme rapaillé)




Merci à Gaétan,Marco et Rafaël pour la trouvaille vidéo.

mardi 27 mars 2012

mercredi 21 mars 2012

Politique

Saletés gouvernantes.
Petites crasses de mèche entre elles.
Vieux Crounches au service
des intérêts de la caisse électorale.
Les ascenseurs qui montent et descendent
ils connaissent.

État mafieux sous gouvernance libérale
de la grande famille Libérale sous
John James Charest. Les vieux partis
politiques sont tous pareils ou presque.
Cette histoire est si vieille...

Des poils grisonnants au trou du cul
et des ongles incarnés dans les yeux.
Moui, de vrais leaders incarnant le changement,
qu'ils disaient.
Censés protéger le bien commun, qu'ils disaient.

Mais kesse ke c'est ça,
le bien commun?

J'sais pas moi; vous savez
on m'paie pas pour réfléchir,
d'autres le font à ma place pis
ça fait ben mon affaire.

Mon boss me dit de faire une chose
alors j'exécute; tant q'mon tchèque
est déposé automatique et que j'peux
payer mon hypothèque pis ma piscine
ça va; mais j'commence à trouver
ça cher pour gaser l'char
à toué s'maines.

Faudrait pas exagérer tout de même.

lundi 19 mars 2012

Primeur





Ceci est un apéro-maison annonçant
ma première réalisation filmique.
Toute la patente se déclinera
en trois parties ouèbe, ici et ailleurs.

Une oeuvre tricéphale durant plus d'une heure;
à la mesure de chacun des protagonistes présents
de coeur de corps et de tête, tels que nous le fûmes
en ce 26 novembre 2011 et au-delà.

C'est une entrevue amicale conséquemment suggestive.
Très suggestive et légèrement déconstruite.
L'objectivité étant absente de l'art.

Bref,
il faut tout lâcher et faire ouvertement
face aux critiques un m'ment donné.

;-)

dimanche 18 mars 2012

La mort discutée

"Les défunts n`ont pas l`impression d`avoir perdu les vivants.
Ce sont plutôt les vivants qui croient avoir perdu
ceux qu'ils chérissaient."


Sophie St-Hilaire.

lundi 12 mars 2012

Casquer pour les autres




Trop prévenants les mecs.
Remercions-les.
"Attention à votre tête".

Bien sûr, où l'avais-je donc?!

Prenez bien soin de ne pas la faire
se rencontrer avec le bâton de notre répression.
Votre tête n'a pas d'affaire là.
Mettez plutôt vos corps et âmes là où on vous le dit,
sans créer de vagues.

Ne soyez pas au mauvais endroit
au mauvais moment sinon vous pourriez
en souffrir à l'avenir.

Ouah la vache...
Merci de nous avertir messieurs,
c'est trop de bonté.


(Remerciements à Gomeux pour la belle photo)

samedi 10 mars 2012

Intermède




C'est pas possible c'te morceau de musique.
Pourtant oui.
Je le redécouvre grâce au Goth,
un grand ami à moi.
C'est si beau, on voudrait y toucher.
Tel un fruit charnu gorgé de sève, à point,
cueilli d'un arbre inconnu,
partagé avec le monde entier
et ne se dégustant qu'avec les tympans.

Si on me donnait ce pouvoir, j'arrêterais tout sur cette planète;
de Guadalajara à Ouagadougou, de Mogadiscio à New Delhi,
de Montréal à Los Angeles.
Je figerais le temps et les gens, je les rendrais aveugles
et muets le temps de cette pièce.
Ils ne pourraient qu'écouter.
Les 5 ou 6 milliards d'êtres humains
ne seraient plus qu'en paires d'oreilles.

Quel éclat!
Beauté!
Quelle finesse dans les nuances et l'exécution.
Ça vibre de partout à chacune des notes.

L'humain est capable du meilleur, parfois.
Je garde espoir quand j'écoute des trucs pareils.

Ne sentez-vous pas quelque chose s'annonçant?
Mais mais mais...

Ça sent l'printemps!

mercredi 7 mars 2012

Faire du cinéma

C'est un ostie d'bateau à diriger.
C'est le mariage d'un bras doit avec le bras gauche
sur un même tronc avec une seule tête, et encore plus.
Plusieurs têtes!

Faire du cinéma ici, c'est accepter de composer avec une hydre.

Ultimement c'est l'histoire d'un réalisateur et des acteurs,
avec un monteur et un directeur photo regardant dans la même direction;
la vision et l'incarnation conjuguées à l'écran.

C'est la ribouldingue.
Une danse, une équipée folle
avec un seul capitaine
tenant la barre contre vents et marées.

Une saga humaine, un jeu ponctuel
où tous les protagonistes se donnent
à fond pour l'art et une oeuvre commune
pendant quelques jours ou quelques semaines,
avec un salaire de misère lorsque le budget le permet.

Tout le monde devient riche ici avec l'art.
C'est internationalement connu,
d'où le paradis fiscal pour les américains
tournant des films ici ya pas si longtemps,
lorsque leur dollar était fort.

Ils nous appelaient "Les Mexicains du Nord"
lorsque leur dollar valait deux fois le nôtre.
Astheure, ils l'ont dans l'cul avec le baril
de pitrole à 100 dollars et notre piastre
au-delà de la leur.

Fuck off and die.
It's in your face now.
You like oil, pay for it
before you drink it!

Remercions ensemble nos sables bitumineux,
frères et soeurs canadiens.

On a un bel avenir devant nous.

lundi 27 février 2012

Vies

Le boulot alimentaire est le club restreint
planétaire de la plupart d'entre nous.

Contrairement à 10% des autres
faisant partout ce qu'ils veulent.

vendredi 24 février 2012

Feu





Il aura beau porter toutes les tuques
et montures imaginables.
La musique de ses mots grattés
sur sa guitare ne mourra jamais.

Je n'entendrai jamais assez la voix
de ceux qui ont des choses à dire,
au contraire du tintamarre
des porte-voix vides.

mercredi 22 février 2012

Véhicules hybrides: introduction perso.

J'ai eu la chance d'en essayer un au boulot,
version camion de transport avec 5 mètres de boîte.
Moteur V8 à essence,assisté d'électricité régénératrice.
De technologie américaine et non japonaise, on s'entend.

Mon espoir était plus curieux qu'autre.
Il fut déçu au point d'en dire qu'il représente du temps
sciemment emprunté par les pétrolières afin d'acheter un délai
leur permettant de nous fourguer leur huile à plus haut prix,
de mèche avec les constructeurs automobiles pour nous endormir
un peu plus en attendant la véritable révolution
exclusivement électrique.

Bref, la techno hybride et sa réputation
me sont apparues surfaites après
cette première expérience.
Il me faudrait essayer la techno japonaise pour asseoir
définitivement mon opinion sur le sujet hybride.
Sans être négative à 100%, elle me semble bien un entre-deux
assez foireux en même temps qu'un argument additionnel
en faveur du véhicule totalement électrique à l'opposé
du véhicule pétrolier.

Je m'expliquerai peut-être bientôt
en long et en large sur mon expérience personnelle
à ce sujet; ce sera long pour ceux que ça n'intéresse pas.
(Z'aurez qu'à sauter l'billet)
Les autres intéressés par l'énergie des transports
trouveront possiblement de quoi nourrir
quelques réflexions.

Ma face à la bonne vôtre.



Bientôt 6 ans de belogue
dans ce mien laboratoire.
Pas un fan absolu de ma personne
mais j'te devais ça au moins une fois;
fidèle ou infidèle lecteur.

Souriant au milieu de nulle part
en campagne québécoise.
Très ressemblant à ce moment-là.

En fait, j'étais en panne dans un parc.
Aux abois et sans la moindre ressource
en eau et nourriture.

jeudi 16 février 2012

Ma chérie, tu te souviens du temps où je t'aimais?




Tu étais si belle Isabelle...
Tes cheveux au vent battant la chamade
amoureuse de notre couple.
Et que je te prenne dans mes bras, bougresse!

Smack, bizz et slurp à bouche que veux-tu.

On se couvrait l'un et l'autre de bizous
malgré la météo imprévisible.
Le monde s'écroulait tout autour
et encore...Notre amour dépassait tout.

Tu étais ma poupée, j'étais ton serviteur.

Les temps étaient bons.
Les temps étaient doux.


(Piqué à RayRay sur FB)

mardi 14 février 2012

Lucille est un être désincarné.





(Lucille,Lucie et Luce sont des dérivés
de l'espagnol Luz signifiant: "lumière")

Aux femmes et amies miennes
j'envoie cette bouteille
musico-affective en témoignage.

Merci d'être ce que vous êtes
en dehors de votre prénom.
Îles étrangères et familières
parfois incompréhensibles mais
ô combien nécessaires à mon équilibre.

Ce n'est pas surtout la guerre
des sexes mais bien celle
des hommes entre eux qui freine
l'évolution humaine, encore en 2012.

Bises à vous, les femmes.

YL

Gardez graissé, ça ira aisé.




Aaahh...
La musique adoucit les moeurs!

Plonger dans l'eau.
Sauter dans le vide.
Marcher sur terre.

Une porte se referme.
Une autre s'ouvre devant,à moins qu'elle ne soit derrière;
c'est pas net tout ça à 03m17s, lorsque débute le solo zappesque.
J'avance à la table qui déborde de nourriture
et m'empiffre allègrement de viandes et légumes grillés à point.
Mon monsieur est servi mais sitôt une autre porte s'ouvre à ma gauche.

C'est un homme-clope; sa tête incrustée dans le tube me sourit.
Il danse. Seuls ses 4 membres dépassent du cylindre,ils veulent
s'imposer à moi. Un pagne jaunâtre lui sert de filtre.
Puis il me dit en anglais:
"Keep it greasey so it will, go down easy".
Puis en français:
"Reste sur terre. Ne te jette pas dans le vide
sans racines".

J'essaie alors de me réveiller mais en suis incapable,
prisonnier d'une réalité parallèle.
De légers spasmes secouent mon corps étendu sur le lit,
définissant de vagues contours virtuels à cette aventure,
avalés par la réalité du rêve présent.
J'en ai à peine conscience mais mon corps bouge
sur le matelas.
Mes amis les acariens ont dû passer un sale quart d'heure!

Je les appelle "amis" parce que j'ai pas le choix.
Ils sont là et on en a tous, alors...
Il serait ridicule et vain de déclarer la guerre
aux acariens qui peuplent chacune de nos nuits
dans nos matelas. Leur ratio pour un humain
doit centupler celui des rats.
Fidèles compagnons d'aventure.
Microscopiques.
Veilleurs silencieux de jour,
grimpeurs de poils et peaux la nuit.
Des alpinistes du corps au sommeil à l'échelle.
Accompagnateurs de rêves et cauchemars.
Chercheurs de peaux mortes,
tels les affamés d'or au Klondike.
Leur terreau: vous et moi,dormant.
Depuis des âges immémoriaux.

Bref, c'était un rêve cauchemardesque
jusqu'à la 07m55s de la présente toune
où une fenêtre s'ouvrit tout à coup
à ma droite sur une vision suspendue
au-dessus des fils électriques accrochés aux poteaux
parsemant le chemin rectiligne d'un rang de campagne
inconnu afin de me dire en québécois:

"Criss man, n'hésite jamais à t'envoler.
Quitte à te planter l'nez dans marde après".

Je n'écoutai ni l'un ni l'autre et continuai
à me gaver à même la table du milieu,
jusqu'à mon réveil définitif de ce jour-là.

(...)

Vinnie Colliauta (batterie)
Ike Willis (voix)
Frank Zappa (compote)

dimanche 12 février 2012

Essayer de dire adieu. Part 2

Nom de Dieu de bordel de merde.
Osti.
Un type veut se débarrasser
d'une dépendance et de quoi
il hérite en retour?!

Une chaude-pisse cervicale.
Le type s'équipe de toute
l'aide pharmaco possible
afin de se libérer d'une
dépendance chimique
et de quoi il hérite
à la fin?!

D'un autre tas d'marde,
sinon d'un ACV latent
ou d'un petit cancer
en gestation.
On est peu de choses allez.
Prostate,côlon,foie,poumon,
pancréas,ovaires.
Choisissez, le catalogue est ouvert.

Faut avancer dans la vie.
Regarder en avant qu'ils disent.
Engagez-vous,rengagez-vous qu'ils disent.

Et si le comble de l'ironie
consistait à mourir de vouloir se prémunir?
Mettons un type voulant arrêter son tabagisme
séculaire.Il va voir un Doc qui lui prescrit
une panoplie médicamenteuse réglementée
comportant son lot d'effets secondaires
différant selon les individus.

Le dit Vidu développe soudainement
une aversion cutanée aussi physique
que psychologique à la prescription...

Qu'adviendra-t'il de son environnement?

À part ses rêves se transformant en cauchemars,
viendra-t'il à tuer individuellement à un certain moment?

C'est ce que vous saurez en lisant:
"Essayer de dire adieu".

Ze Série.

Mettant en vedette de nombreuses scènes de lit.
D'la couchette en veux-tu en vlà.

Beaux corps et dialogues surréalistes inclus.

jeudi 9 février 2012

Essayer de dire adieu.

Vielle maîtresse de 30 ans d'âge,
tu coules dans les millilitres
de mon sang depuis si longtemps.
Déprogrammation d'une vieille habitude.
Abandon volontaire d'une dépendance.

J'ai assez donné au fils des années.
Je l'ai beaucoup aimée.
Des années durant, sans concessions.
J'essaie de m'en détacher maintenant,
sans en connaître l'issue malgré les efforts.
Après tant d'années on se dit parfois qu'elle a eu raison de nous.

Comparée à d'autres plus douces, elle est un Rottweiler;
un Doberman sur lequel on tombe nez à nez dans un entrepôt décrépi,
seul et sans armes devant un super clebs;
les crocs bien en avant et les quatre pattes
prêtes à vous bondir dessus.

Les autres promèneront leur caniche
frisé lors d'une jolie marche-santé
dans un joli petit parc environnant
leur joli quartier bourge et sécurisé.
Caniche à papa fera sa petite crotte
bien propette, ramassée au Pooper Scooper
par son maître bienveillant dans une allée
bien entretenue.

Sans se douter un seul instant
que leur rêve de belle histoire outremontaise
pourrait un jour basculer
en un cauchemar innommable en moins de temps
qu'il n'en faut pour dire:
chiwawa.

mardi 7 février 2012

Mammuth, tabanac.






Une des choses que j'apprécie du ciné-bazar
de Média-film est qu'on peut se parler
sans façons entre cinéphiles,
d'un côté et/ou de l'autre du comptoir.
Peu importe le statut de l'un
ou de l'autre.

En même temps des découvertes possibles
au détour d'une simple table.
La densité de l'offre et de la demande
est à ce point intense qu'il faudra peut-être
à l'avenir songer à agrandir l'espace
dévoué à cette rencontre annuelle.

Merci.

Sans blague, j'ai pu m'y procurer ce film
et d'autres par ma seule présence,
sans aucun autre moyen disponible.
Internet ou pas.

Si moi ou un de mes collègues étaient capturés
ou tués, le département d'état niera
avoir eu connaissance de mes agissements.

mardi 31 janvier 2012

Pense-bête

Des fois j'aimerais bien m'auto-sucer,
me baiser moi-même et me laver l'cul
comme les bêtes le font en se léchant
les orifices et appendices
en public sans gêne aucune.

Ce serait beaucoup plus simple
sous l'optique strictement existentielle.

Je n'aurais que moi-même à blâmer
en cas d'insatisfaction.
J'entretiendrais ainsi une relation
mi-figue mi-raisin, à l'intérieur d'un même être;
sans devoir interagir,sans devoir faire de compromis
avec un autre à l'extérieur qui est totalement différent de moi.

Oh,hé. C'est la beauté du couple!

La beauté est rare.
Si vient le temps qu'elle pointe l'ombre
du bout de son nez...
C'est beaucoup de travail.
Une grosse job.
Tout l'temps,sans arrêt.

Harper VS Kyoto

La vérité sort de la bouche des pseudos-ambitieux rusés
pendant leur enfance politique qui s'emploie à flatter son aile radicale
en même temps que sa racine avant leur accession au pouvoir:

"Kyoto is essentially a socialist scheme
to suck money out of wealth-producing nations."
(...)
"Kyoto est essentiellement un dessein socialiste
visant à soutirer des fonds aux pays les plus riches. »

—Stephen Harper, Lettre aux membres de son ancien parti,l'Alliance Canadienne,
écrite en 2002,reprise dans le Toronto Star,30 janvier 2007.

Source: Roitounu

De même pour Éric Duhaime; petit trublion de la droite
québécoise s'étant fait river son clou par Jean-François Lisée
en pleine tévé, sous heure de grande écoute.
Tsé, entre un analyste politique d'expérience cartésienne
ayant goûté au pouvoir et toi qui débarque
avec ta virginité de droite réactionnaire,devine quoi?!
Assis-toé d'sus, Duhaime.
Prends-ça dans ta gueule pis mâchouille-le un bout d'temps.
Ti-cul politique.
Ouais, pigiste quand ça fait son affaire politique
mais grande gueule idéaliste biaisée quand il peut partout.
T'es chum ek Mario Dumont depuis des lustres et toute la droite incluse.
Crois-tu vraiment que tu vas nous faire brailler avec ton statut de pigiste?

ahahahahha! Tu seras jamais sans emploi.
Tu mens publiquement en affirmant la précarité de ton statut d'emploi.
On est plus nombreux que tu penses à te voir venir, abruti.
Chiot. T'avais l'air d'un chiot devant Lisée dimanche soir.
Un aboyeur,un vieux con réac,un djeune politico-exacerbé:
ouaouaouaoua...They all go together.

Bref, t'étais risible mon pauvre Éric Duhaime.
Écoute de la musique,lit des livres,vois des peintures.
Vois du cinéma autre que ton idéologie fermée.

'sti.

samedi 28 janvier 2012

Un cheval dans la maison.





Hier j'ai vu un bestiau aussi grand qu'un cheval à l'intérieur
d'une maison; toutes proportions gardées.
Un dogue allemand ou grand danois.
Le bambin présent avec sa suce en bouche à ses côtés
ressemblait à un nain face à un cheval.

J'ignore si vous avez eu l'occasion de rencontrer
un grand danois ou dogue allemand dans votre vie.

Hier a eu lieu une scène et un bordel dont je fus
directement la cause par mon arrivée impromptue
à la maison du proprio dudit spécimen
pour une simple livraison de colis.

Elle m'a marqué au point de faire des recherches
sur le molosse en question; le bambin présent,
à peine en âge de se tenir debout fut renversé
et projeté à terre par l'animal-gardien,
oubliant sans doute momentanément sa carrure
pour se jeter sur l'étranger que j'étais.
Ma présence à la porte ne lui plaisait manifestement pas.
(Pleurs de l'enfant,visage contre plancher)

Son maître a dû lui faire face à ras le corps
tel un lutteur au premier contact de l'autre dans un ring
pour m'éviter l'agression pure et simple.
Poitrine à poitrine.
En quelques secondes à peine.
Quatre, pas plus que cinq je dirais.

C'était monstrueux.
J'me suis poussé de là perplexe
et emplit d'une colère profonde
et muette.

Le grand danois peut faire dans les 80 kilos.
Sa seule tête faisant un tiers plus grosse
de celle d'un humain dit normal.
La race a d'abord un historique de chasseur.
Puis celle du gardien familial doux, non-violent
et docile au maître qui s'adapterait aux personnalités des enfants.

Well...Je veux bien mais je ne sais pas.
Un animal reste à l'image de son maître.
J'me garderais une petite gêne avec ce gabarit,
au cas où. On est jamais dans la tête de quiconque
sauf la sienne. Qui sait quand il pourrait péter un câble
et mordre tout à coup en une fraction de seconde.
Pouvant dès lors transformer tout rêve en cauchemar.

N'est-ce pas cela dont il s'agit?

jeudi 26 janvier 2012

Freins et accélérateurs.

Art collectif:
Tenir la bride à ceux qui s'emballent,
pousser sur ceux qui ont du potentiel
et éliminer les poids morts.

Cet art est la maîtrise des chevaux, du groupe.
Tel le chef d'orchestre envers ses musiciens
ou le metteur en scène avec ses acteurs ou danseurs.
Un seul capitaine à bord.
Lorsque l'on choisit de se fondre dans une masse,
on pointe pas son nez en-dehors sans risquer
une tape ou une tôle froissée.
À tous les jours, j'assiste à une représentation
du soi fantasque en bulle motorisée, conjuguée
par milliers à la queue-leu-leu pendant des heures
pour traverser ne serait-ce qu'un seul pont.
Un tout petit pont congestionnant toute la colonie,
la horde, le flux intraveineux vers le coeur.

Les gens se sentent bien dans leur bagnole en général.
Ils se sentent en possession de tous leurs moyens.
Elles se maquillent. Ils parlent au téléphone.
Se mettent du rouge à lèvres. Se regardent
dans le miroir de leur existence sur roues.
Vitrée, vitreuse, caoutchoutée, pixellisée.
Roulée à souhaits, quoi.
Pour rouler ça roule en criss,j'arrête pas.
Dix kilomètres à l'heure, on m'arrête pas en progrès.
Vite un message entrant,j'y réponds de suite.
Il ne peut attendre.

Rollin' and drivin' all the time they do so
en croyant être maîtres,
alors qu'ils me semblent totalement dépossédés...

Je digresse.

Art solitaire:
écrivains,sculpteurs,peintres,
certains bédéistes et cinéastes ou musiciens seuls.
Ils sont à la fois chefs et élèves d'eux-mêmes
avec le poids et la charge supplémentaires
que cela implique puisqu'ils n'auront qu'eux seuls
à blâmer en cas d'échec.

Au succès ils répondront
qu'ils sont en général
les seuls responsables de leur état.
À l'inverse, ils blâmeront souvent un tiers parti.
Un producteur véreux,un éditeur négligent,
des lecteurs indésirables ou ne comprenant pas
leur forme d'art ou leur façon d'être etc...

Bref les artistes...Choisissez bien la forme
avec laquelle vous vous sentez confortables,
maintenant. Je m'inclus dans le lot.
Je suis ni au-dessus ni en-dessous.
Juste parmi.Votre position assumée
vous servira ou vous nuira peut-être à l'avenir,
en ce pays du Canada refaçonné genre
rétrogradamuski: Le "Stephanus Harperiens" est né
avec un premier spécimen bien vivant et majoritaire.
La bête n'a pas tardé à imprégner sa griffe
à travers tout le pays.
Ce n'était qu'un premier pas, avec seulement 27% or so
du suffrage national exprimé.
Du beau travail, vraiment.
Une leçon de lobbyisme et d'aristocratie financière.
Prenons-en de la graine.
Gangrène.

Le cash,le pouvoir,l'ambition politique unilingue.
Le Pétrole, l'Alberta, Calgary, Harper.
Les sables bitumineux,le projet de pipeline albertain
jusqu'aux USA, dont même Obama ne veut pas!!(pour l'instant)

Oah...Mets ça dans ta pipe pis fume ça d'aplomb mon Steven.
Pff pff, he smokes oil from Alberta.
Faut s'imaginer à quel point ce projet est dangereux
si même les USA sont réticents,affamés de pétrole
qu'ils sont, désireux de varier leurs sources d'or noir
en dehors des pays soi-disant instables, politiquement.

Le Roi des Red Necks n'habite pas le Texas.
Il est canadien et s'appelle Stephen Harper.
Notre premier ministre que je renierai
jamais assez fort comparé à son immense pouvoir.

Un pouvoir qui devrait être interdit.
Une bêtise incommensurable,
sur le seul sujet de l'environnement.

vendredi 20 janvier 2012

Tahar, au quai d'expédition.

Arrivant avec mon lot par la porte arrière en reculant mon gros cul,
comme d'hab.
Rien à signaler; fait frette en criss par zemple.
Un nom de pharmacie parmi tant d'autres,
finissant en i.
Je sonne. J'attends.
On m'ouvre après 20 ou 30 secondes.
Un type brun aux yeux bruns, bien de sa personne.
Soigné.

-Bonjour!
-Bonjour, j'ai des boîtes pour vous!
-Ah, combien?
-Je sais pas, 3 ou 5.
-Ah.
-Eh oui.
-Ah et c'est 3, 4 ou 5 boîtes?
-Je les ai pas comptées(merde, fait chier)
 je bosse pas pour l'expéditeur mais bien pour le transporteur.
 J'ignore ce qu'elles contiennent.
-Ah je comprends.
-Ben voilà, et votre nom pour une signature?
-Tahar... Et vous? (peu fréquent)
-Yvan...(silence)... Tahar, comme l'écrivain Tahar Ben Jelloun!
-Oui oui!!... Ses yeux s'illuminent soudain et son sourire se fend
à ces mots entendus.
Vous connaissez!? C'est un compatriote et un frère, il est né à Fès,
mais vit à Tanger ah,  j'ai presque tous ses livres!

-Fesse? Comment l'écrivez-vous?
-Fès, F-è-s. Vous avez lu "Nuit Sacrée"?
-Euh non, mais j'ai lu "Amours Sorcières", un recueil de nouvelles
tout à fait goûteux, héhé. Un très grand conteur.
-Ah,  je le connais pas celui-là, alors nous ferons ceci
si vous le voulez bien:
on s'échange Nuit Sacrée contre Amours Sorcières!

-Je n'ai malheureusement pas "Amours Sorcières" en ma possession,
je l'ai emprunté à la bibliothèque du coin il y a de ça quelques années.

-Ah...Je vois.
C'est pas grave, je vous raconte Nuit Sacrée alors,
c'est l'histoire d'un père qui...

lundi 16 janvier 2012

Cliché de conversation

-Ne prends pas la route demain pour venir jusqu'ici, ils annoncent du mauvais temps,
  je serais inquiète. Reste chez-vous. Chu de retour à la maison grâce à Brigitte et son  
  conjoint Léonce, je vais mieux.
  Le cardiologue m'a prescrit un médicament.
  Ne viens pas demain, ça servirait à rien par ce temps
  qu'ils annoncent.

- Ok t'es sûre? J'irai ce week end alors...T'es ok côté nourriture?
 Le médicament, prends-en la moitié pour commencer tu veux bien?
 N'écoutes pas la prescription, avec tes allergies on sait jamais.

-Pas une mauvaise idée avec les réactions que j'peux faire, d'accord.
 Oui la nourriture ça va, t'inquiète pas mais les pilules je peux pas
 les séparer en deux si elles sont en capsules.

-Oui, en capsules c'est plus compliqué, la poudre
  médicamenteuse peut se perdre si on la coupe en deux.

- Oui.

-D'accord, si c'est une capsule on y peut rien.
 Si c'est une pelule coupe-la en deux
 et si ya quoique ce se soit tu m'appelles, oké?

-Oké.

-Je t'aime.

-Je t'aime aussi.

-Merci de m'avoir appelé. Repose-toi bien.

-Tu viendras le 21?

-Comme un seul homme entier.
 Toi et Pierre m'avez enseigné
 la parole donnée.

-Je te reconnais.

-Au quart de tour ma chère.

samedi 14 janvier 2012

Il était une fois en Anatolie






Un des meilleurs films vus en 2011.
Top 3

Adorable 7e...

Désormais, tu es relativement abordable
avec sacrifices.

J'ai lu récemment un papier virtuel intéressant
d'Helen Faradji dans l'info-lettre du 8 décembre dernier
sur le site 24 images, traitant de la révolution numérique
versus le déclin du format 35 mm au cinéma.
Faut être abonné à l'info-lettre pour lire tout
ce qu'elle en dit, soit dit en passant.
Elle cite un article des Cahiers du Cinéma
du mois de novembre dernier, affirmant
que la révolution numérique est terminée.
Qu'ils disent.
N'ayant pas lu le dit article, j'estime de mon côté
que cette "révolution" sera terminée lorsque
-(et seulement quand)- le numérique confondera
les cinéphiles sur grand écran.
Lorsqu'il aura intégré et retransmis tous les effets
visuels obtenus par le 35 mm sur grand écran qu'elle énumère,
(effet de grain, (flou savant de ma part), contraste de lumière
et enveloppe visuelle quasi-mystique)
je dirai: mission et révolution accomplies.
Pas avant, à mon humble avis.
En attendant nous ne sommes ni dans un flou évolutionnel,
ni dans une période hybride. Le numérique a déjà dépassé
le 35mm sous plusieurs aspects esthétiques et techniques
sans parvenir à égaler son "look" unique à l'écran
mais dinosaurien en pratique;
comme l'était le 16 et le 8mm avant lui.

C'est une marche en avant inéluctable.
C'est la démocratisation du cinéma
dans l'art de filmer et monter une oeuvre.

"Imagination is more important than knowledge."
  Einstein.

Le 35mm restera un art "vintage ultime"
vaguement mégalo, certainement dinosaurus.
Disposant ou non des moyens de ses ambitions
désormais périmés.
Le numérique d'aujourd'hui étant
le brontosaure de demain.

 (...)

"Once upon a time in Anatolia"
de N.B.Ceylan... Un cinéaste turc qui torche.
Il en a fait d'autres avant ce premier vu.
Un des meilleurs exemples HD confondant à ce jour
mais bon, chu pas un expert.
Juste un cinéphile attentif; le film dure 2hres et demi
dont presqu'une heure entière de nuit et il m'a captivé
tout du long jusqu'à la fin.
(La scène d'autopsie...)

Soin particulier apporté envers le son.
L'auteur prend parti de l'humanisme,
de l'onirisme et de la philosophie.
Scénario, mise en scène, direction d'acteurs, photo.
Bref, un des grands films vus en 2011.
....................

Dans un registre beaucoup plus léger et formaté
j'ai récemment vu  "Super 8" , le dernier film de J.J.Abrams,
créateur de la série "Lost".

Bon divertissement, pas con.
À part la fin, un peu pas mal foireuse.
Le mec a beaucoup d'imagination
mais on dirait qu'il se fatigue un moment donné.

L'art exige une attention de tous les instants.

dimanche 8 janvier 2012

Salomé Leclerc, une toune

Salomé Leclerc - musique » Sous les arbres


J'aime beaucoup "Tourne encore".
Le reste, pas vraiment.

C'est souvent comme ça.
Une chanteuse.
Un premier album enregistré avec les moyens du bord
et une prise de son "so-so", comme on peut se le permettre
lors d'une première oeuvre.

Une toune, avec du coeur à revendre et ses tripes
sur la table en prime. Texte correct.
L'important c'est la voix et la mélodie! 
Sissi.
God damn Sissies!

Déjà ça de pris,
en cette époque de médiocrité
portée aux nues.

jeudi 5 janvier 2012

Vox Humanum-Vegetalis



   
    
      Si l'herbe peut le faire, nous le pouvons.
      On me fera pas croire l'inverse,
      malgré tous leurs herbicides.



   

lundi 2 janvier 2012

Good Times, chapitre X

Une bonne partie du bonheur c'est
faire ce que l'on veut, quand on veut,
de la façon que l'on veut,
avec qui on veut.
Liberté,  je nous souhaite tous.


La bougresse n'est pas donnée
mais la possibilité est là.
Elle existe bel et bien, tel un brin d'herbe
pouvant traverser l'asphalte
et le béton d'un trottoir de vies
sclérosées et assujetties
au travail productif et aliénant
au profit d'une compagnie X ou Z.

(...)

C'est le rire ou les pleurs d'un ou une amie.
C'est le sourire d'un enfant.
C'est le baiser d'une femme douce.
C'est un livre, une peinture, une musique
ou un film qui vous captive;
vous choque ou vous bouleverse.

C'est tout cela ensemble;
en partie ou séparément.

Je n'ai qu'une chose à éviter
dans ce temps qui m'est donné
en cette vie pouvant m'être enlevée
à tout moment:
la sécheresse et/ou la froideur du coeur.

Je nous souhaite tous d'éviter
cet écueil en 2012 jusqu'à la fin,
en même temps qu'une bonne baignade de groupe
internationale dans la sainte crisse de paix.

xxx

Avec son accord




Une lumière 2012 aujourd'hui,
version des Ocreries.
Directement du Berry,
France.

Merci, Anne.

xx

lundi 26 décembre 2011

Messager




Je n'attendais rien d'autre que des factures
ou des pubs; pourtant tu es apparue,
sous quelques pages pliées
dans une enveloppe blanche.

Présente en ce jour
dans cette lettre adressée.
Retrouvée dans ma boîte physique;
ouverte, sous tes mots
directs et signés.

Aurons-nous un jour cette chance
de nous retrouver une fois pour toutes?

vendredi 16 décembre 2011

To McC and fans


Bukowski, Charles - Apostrophes1 par maceopanam




Il existe une autre entrevue du Dude avec Pivot.
Plus drôle encore que celle-ci.

Bien plus drôle mais bon en ce vendredi soir,
on comprendra ici le côté ludique de l'affaire.

lundi 12 décembre 2011

Magnifique laideur




Dégoté par la Ninette et José,
couple d'amis avec lequel
j'étais présent lors de cette
première marche montréalaise.

Signé et filmé par:
Émiliano Vélasquez.

Première zombie walk.
Montréal, octobre 2011.

dimanche 11 décembre 2011

Vivre dans le présent





Drôle, à quel point certaines tounes de Jethro Tull
ne vieillissent pas, au contraire d'autres qui ont pris des plis.
J'aime bien celle-ci, "Living in the Past".

Pour avoir vu le groupe deux fois on stage,
le temps passé confirme la pérennité de ses premiers albums
au contraire de ses suites après euh... mettons "Songs from the Wood".

"Let me bring you songs from the wood,
to make you feel much better thaaan you could know...
Betterthanyoucouldknow!"

C'est ben pour dire combien on peut s'attacher
à des musiques qui ne veulent rien dire
à certains alors qu'elle peut tout dire pour vous.
Un peu comme se retrouver chez-soi, ailleurs.
Chez des amis, par exemple.

Tenez hier soir, j'étais chez-moi, ailleurs.
On s'est serré dans nos bras, on a discuté
de choses et d'autres en écoute mutuelle
à tour de rôle. C'était beau et franc
comme une franchise sans frontières
autour d'un bon repas.

Partagé.

jeudi 8 décembre 2011

Le quatuor Mains Libres

Directement de la source:
Mains Libres.

mardi 29 novembre 2011

Le bâton.

Extrait d'un rapport policé lors de la manifestation X
dans un endroit Y de la ville Z :

"L'individu agité s'en est pris à la force de notre ordre
lors d'une manifestation soi-disant pacifique
lors d'actes violents contre nos voitures
qu'ils ont mis en feu.

Je tiens à présisé que sa tête est venue
à la rencontre de mon baton et non pas l'inverse.
Il ya effectivement eu rencontre de coups,
mais pas de notre pare."

dimanche 27 novembre 2011

Presque ça





  
It's a chilly English winter,
And solitude is never easy to maintain,
Except when it rains
So I hang an empty smile beneath my empty eyes,
And go out for a walk
The wet morning sun reflects off the paving-stones,
While a little dog barks its head off,
In the distance
CHORUS (x2)
Oh, what a perfect day,
To think about my silly world
My feet are firmly screwed to the floor
What is there to fear from such a regular world?
 


Passing by a cemetery,
I think of all the little hopes and dreams,
That lie lifeless and unfulfilled beneath the soil
I see an old man fingering his perishing flesh
He tells himself he was a good man and did good things
Amused and confused by life's little ironies,
He swallows his bottle of distilled damnation
 



People turn around with unseeing eyes
They're looking for something that doesn't exist
The world you once knew is being eaten up by rust
No-one has time for the past, but still, in God they trust
The future is now, but it's all going wrong
Bodies good for nothing, but it's to nothing they belong
People say their prayers and some work hard
If you give them all your money, they'll give you their hearts
This town ain't going like a ghost town
It's getting like hell
Chorus (x5)



J'aime beaucoup le marimba "down-beat" sur cette chanson.
En arrière et en même temps dessus, lui conférant une légèreté
et un humour irrésistibles qui traversent le temps malgré la gravité
du propos évoqué par les mots de Matt Johnson.

Un après-midi de novembre dont je me souviendrai.
Fébrile, nerveux, riche, généreux, assuré, à l'aise.
Mon tempérament (nerveux) m'a servi et nui
en même temps à tour de rôle, lors de cette première.
Une partie du plaisir est passée, l'autre est à venir.
Impossible de me tirer les vers du nez.
Il restera joyeusement congestionné
par une journée marquante et un futur labeur.

It was a new day yesterday, 
but it's an ooooooold day now. 
(Jethro Tull)

Une autre partie commence, maintenant.
 :-)

mercredi 23 novembre 2011

L'artiste est seul

Merde. 
J'ai tout dit dans le titre, je paraphraserai donc...

Un artiste est seul par essence.
Qu'il soit musicien, peintre, architecte, écrivain, cinéaste, menuisier,
sculpteur, agriculteur, paysagiste, designer de sites web ou de jeux,
blogueur significatif, chef cuisinier, whatever...

Aucune association n'est possible entre lui et les autres
s'il est intègre, libre et authentique.

Sa seule voix doit se suffire à elle-même, malgré tout
le sentiment d'appartenance en son genre.

lundi 21 novembre 2011

La lutte, c'est la vie.





"Une clé d'avant-bras à moitié renversée,
des savates volantes, on voit pas ça souvent Édouard!"
Ne manque qu'une prise en quatre.

Vachon fait montre de son style coutumier
et ça fait mal. En feu, fidèle à sa réputation
de chien enragé dans le rigne.
Son adversaire se défend tout d'même très bien
mais il est en-dessous, surtout lors des ciseaux.

"Ils se font pas d'quartiers Édouard, faut les voir se découper!"

Ah ça oui, on a tous intérêt à suivre la douleur qu'ils s'infligent
parce que la vie est une zone sinistrée, sous différentes nappes.

Toi l'premier.

Je sais, nous savons Édouard.
Et je suis,  je suis...

samedi 19 novembre 2011

Des réseaux...

Le blogue est roi.
Facebook le valet.
Twitter le sous-fifre.

Verdure et vents



                                    Une corde à linge tendue au vent,
                         suspendant les tissus à sécher, portés chaque semaine.

Vert dur



 
                                             Prise aux champs du 4e rang.
                                                    St-Étienne des Grès.
                                                     Mauricie,Québec.
                                                           Été 2008.

lundi 14 novembre 2011

La Solde - Communiqué et appréciation

 

 Les Pas Sages951 Rachel Est, Montréal, lundi 14 novembre dès 17 h

Un roman marrant, du blues, de la chanson française, du folk, du funk, des lectures, du rn'b, des filles sensass, des mecs extras, des boissons alcoolisées, des joueurs de vélopolo nus, un poulpe, trois fameux imperméables déchirés à l'épaule, un festin portatif, un fête, le trésor de Rakham, six marmottes, des bisous, une limonade électrique, des câlins, une souris verte, la guitare des dames du lac, des sourires, un cœur de pinotte, des pleurs, et peut-être même… si la température le permet, la joie. 


Je sais, c'est tard pour annoncer ce Jam-Litté mais sachez qu'Éric McComber 
offrira des séances de dédicaces lors du prochain Salon du Livre de Montréal 
qui se tiendra du 16 au 21 novembre prochain. Voici son horaire: 
Jeudi 17:18h30 à 20h
Vendredi 18:10h30 à midi et de 18h30 à 20h
Samedi 19: 11h à 12h30
                   14h à 15h30 et de 17h à 18h.
Dimanche 20: 11h à 12h30 et de 13h30 à15h



En deux jours La Solde était lu et je crois bien que je l'aurais terminé
en une journée si j'avais pas bossé, tant le sens du récit de l'auteur m'a happé
dès la première page. L'écriture est fluide, le style imagé et l'humour aigre-doux
omniprésent. C'est que j'ai ri aux éclats par moments à suivre Émile Duncan
dans sa longue déroute montréalaise. C'est rare de me voir renverser la tête en arrière 
pour me fendre autant la gueule de manière aussi bruyante en tenant un livre.
Durant ces instants de bonheur intense, il me fallait parfois arrêter la lecture
tant j'étais hilare.Pourtant il m'en faut de l'intelligence et du talent
pour me tenir les côtes et me taper les cuisses. 
L'humour, qualité chérie à mes yeux.Pas n'importe lequel dans ce roman
cependant. Le noir, le sarcastique, l'ironique, le désespéré côtoient avec bonheur
le scatologique, l'hyper-réel, le distancié et le sexuel par la plume d'Éric McComber,
découverte via Christian Mistral.
Voici ce qu'on peut lire au verso du livre:
Émile Duncan,bluesman urbain barbu en déroute,accepte un boulot 
de misère dans une usine d'agendas scolaires.En secret,pendant ses heures
de besogne,il écrit ce qui deviendra un roman.La parution du bouquin déclenche 
une série de chocs sociaux qui mettront sa vie cul par-dessus tête.

Puis ce commentaire de l'éditeur juste en-dessous:
Épopée de l'après 11-septembre,chronique hyper-réelle et confession acide
d'un enfant du siècle:La Solde est tout cela à la fois.De connivence avec
Bukowski,Joyce et Céline,la dérive tragicomique d'Émile,portée par la voix
de McComber,constitue une expérience de lecture rare,tonique et poignante.

Indeed, c'est très rafraîchissant et vivant dans le style malgré le fait d'un roman 
dur et cru, et le soin apporté aux dialogues traduit bien la musicalité, l'oralité 
et l'accent particuliers de la langue québécoise.Même lorsque le médecin allemand 
parle on y est tant son accent est bien rendu par l'écrit, je me sentais présent 
dans la même pièce que les protagonistes.Dans les connivences, 
j'ajouterais Émile Zola, par le naturalisme et la critique sociale hyper-lucide 
qui se dégagent de l'ensemble également traversé par de forts beaux moments 
de poésie urbaine.Ajoutez à cela une critique vitriolique de l'Amérique
(ça rentre au poste),l'amour fou de la musique, de l'art ainsi que la fascination 
éprouvée envers les femmes(pas à peu près)et vous avez grosso modo 
le portrait de ce 3e roman très réussi à mon avis. Bref, j'ai bien aimé et suis heureux 
de voir ce livre dans ma bibliothèque. En terminant, puisque je suis parfois très gentil
comme maintenant, je vous en livre un petit extrait, pages 37 et 38:
Émile est dans son usine à conneries:

Dimanche.Nous travaillons dans une poussière chimique.Poudre de papier,
vernis plastiques,vapeurs d'encre...Ça nous emplit les bronches.Bizarrement,
suffit de passer une porte,on se retrouve chez les commerciaux, et soudain,
c'est le paradis de l'air pur.Fraîcheur montagne! 
L'air de l'usine est divisé en classes sociales.
Même leurs chiottes sont toutes propettes! Murs tapissés de coloris mode,
taupe et écru.Un petit laminé,cloué sur la porte,représente un charmant ourson
qui lit le journal,assis sur la cuvette.À la une:"On annonce du vent et des averses".
Humour laxatif! Près du plafond, juste derrière ma nuque, veille un minuscule
canon à parfum automatique.J'ignore s'il détecte ma puanteur ou s'il tire ses salves
à intervalles planifiés.Chose certaine,chaque fois que j'y suis,il tire.
Je passe parfois de longues minutes à attendre sa prochaine bordée, 
juste pour voir le recul du tube,si semblable à celui d'une pièce d'artillerie.
Ma patience est toujours récompensée. Tchiouf!




lundi 7 novembre 2011

Poésie animale


Murmuration from Sophie Windsor Clive on Vimeo.
  



La séquence fut récemment filmée sur la rivière Shannon en Irlande.
Une chance pareille, ça n'arrive qu'une fois dans la vie et encore.
La musique est cependant superflue à mon avis,
elle met trop d'emphase.(Ah cette peur du silence)
Le son direct se suffisait amplement à lui-même
mais bon, je boude rien; c'est la création de Liberty Smith
et Sophie Windsor Clive qui sont bien gentilles de partager
ce moment de grâce absolue avec nous.
Des milliers et des milliers d'étourneaux
entamant une danse imprévisible, traçant arabesques
comme autant de peintres ailés.

samedi 5 novembre 2011

Dehors la grisaille

 

Paroles: D.Lavoie et D.Deshaimes.
Musique: D.Lavoie.

Ils s'aiment comme avant
Avant les menaces et les grands tourments
Ils s'aiment tout hésitants
Découvrant l'amour découvrant le temps


Ya quelqu'un qui se moque
j'entend quelqu'un qui se moque
Se moque de moi, se moque de qui?


Ils s'aiment comme des enfants
Amour plein d'espoir impatient
Et malgré les regards
Remplis de désespoir
Malgré les statistiques
Ils s'aiment comme des enfants


Enfants de la bombe
Des catastrophes
De la menace qui gronde
Enfants du cynisme
Armés jusqu'aux dents


Ils s'aiment comme des enfants
Comme avant les menaces et les grands tourments
Et si tout doit sauter
S'écrouler sous nos pieds
Laissons-les, laissons-les,
Laissons-les s'aimer


Perso je préfère de loin cette version au piano
à l'originale. Je suis pas un fan de Daniel Lavoie pourtant,
mais cette chanson est une éternelle d'expression française
tant il y met son coeur, sa voix et son âme à chaque fois
qu'il la chante. 
Ses tripes sur le clavier n'ont rien perdu de leur portée.
Émouvante, prenante. 
Un poignard doux venant m'arracher le coeur 
en même temps qu'une caresse sur l'échine
de mon existence.
Une soie douloureuse, une douce écorchure.
(Clip filmé à Moscou l'an dernier) 

J'ai écrit à TéléQuébec pour leur demander la mise en ligne
de cette version unique et fort probablement meilleure
que celle-ci offerte, ne serait-ce que pour la prise de son.



 

mardi 1 novembre 2011

Épilogue, 1-11-11.

                              Photo: nina louVe



Une simple couleur change parfois les êtres
du tout au tout. Heureuse ou malheureuse?
Entre les deux?
Monsieur/Médème affectionnent-ils les teintes de gris
ou préférez-vous le noir et blanc?
(J'aime bien la photo, ya une mèche blonde qui dépasse
 parmi le noir et blanc)


Pendant quelques heures honnête
puis le mensonge à pleines dents.
Flagorneur ou franc.
Évasion ou incarnation.

Masque temporel ajouté ou non sur l'épiderme
face au miroir de l'autre qui rebondit parfois en baisers
communicatifs(la pêche!) ou vous marche froidement sur les pieds
(la poisse) en hurlant:
 "T'es seul, très seul, absolument seul
 et je t'ai bien baisé,connard".

Parlez-en à mon proprio qui revient tout juste
d'une ponction monétaire majeure par de faux-briquetiers
ayant pris la peine d'installer leur bastringue d'échafauds
de métal tout le long, à l'arrière de la bâtisse où j'habite.
Ils ont même commencé l'ouvrage durant une semaine,
Béding! Bédang! Dans le mur arrière toute la semaine
du 17 octobre, histoire de lui donner bonne bouche puis pouf,
silence absolu la semaine suivante; tout était encore en place ce matin
lorsque je suis parti bosser et au retour en fin d'après-midi, Zap!

Plus rien, sauf des tas de briques inutilisables comme autant
de petites merdes déposées ici et là, de la poussière
de béton partout sur le balcon, dans les fenêtres,
dans la cour et un escalier extérieur tout décrissé en prime.
Disparus avec le blé et leurs structures amovibles;
z'ont tout démantelé en une journée. Ni vus ni connus.

Le proprio a manifestement gaffé, au-delà de ces bandits de la rénovation.
Il fonctionne encore au pif avec des poignées d'mains.
Un osti d'bon gars,de bonne volonté mais un peu naïf en 2011.
Trop près de ses sous aussi;
il cherche constamment le deal suprême sur parole.   
Dommage parce qu'on s'entend bien. On s'écoute, on s'entraide.
C'est la façon dont la société devrait fonctionner: par la parole donnée
et l'échange de services par compétences croisées.
Ça marche pu d'même en 2011, malheureusement.

Les hommes de parole sont devenus aussi rares
qu'une perle perdue dans une lame de fond du Pacifique.
Époque révolue en ville et en banlieue.
Ché pas où il se croit mais c'est certainement pas où je vis.
En campagne de St-Peterschnock peut-être.
À tort, parce que c'est LUI le proprio.

Je lui arriverai bientôt avec cette proposition:
tu me donnes l'édifice et je m'en occupe,
t'as pu rien à faire icitte pis j'te donne ta "cut".
Cote, Cote, Cote!
Guaranteed! You check in your mail every month
but you keep your fuckin' nose out of my business!
'Cause I can take care of business.
It's written here in the Book!

Tout vérifier désormais: permis de ceci et cela, références,
oeuvres ou travaux antérieurs avec factures et témoignages
de clients satisfaits à l'appui, estimation des coûts écrite et gratuite,
suivis conditionnels, paiements sécurisés et divisibles selon les tâches effectuées,
sociétés en fiducie, on s'appelle et on déjeûne, chez-vous sont bien?
-À quand ta prochaine évasion fiscale au paradis?
-Tu bandes toujours?
-Et ta soeur, elle grimpe aux arbres?
 -J'vais t'poursuivre le cul pour avoir prononcé ces mots!
-On s'reverra en cour tête de noeud!

(Avocats des parties en cause
 hurlant de rire en marchant
 vers leur banque.)

dimanche 30 octobre 2011

Joyeuse Halloween! (from Ninoushka and me)

 



Les gens qui se déguisent à l'occasion sont parfois magnifiques de laideur;
au contraire des ambitieux ordinaires voulant être beaux tous les jours.
Être soi-même est un défi quotidien en ce monde faisant accroire. 

samedi 29 octobre 2011

Zombie Walk (2)

Poursuivons donc, dans la même veine.




                               Une des plus belles, sympa en plus. Lui ai conté fleurette.
                               Une sensation. Jeune femme sauvage et sophistiquée.
                               Les verres de contact colorés pour se déguiser
                               c'est win-win situation. La douceur destroy.










                                 Dumbo and Dumbie.
                                                        





Belle phrase inutile.









                                             


Touché.







Le futur est maintenant.


                         J'aime cette ville.

vendredi 28 octobre 2011

Zombie Walk - 2011



Samedi le 22 octobre dernier,  j'étais en compagnie d'amis
dont Nina louVe  -(photographe en herbe faisant don
de ses photos à ma guise.)- au sortir de la station de métro
Mont-Royal pour la traditionnelle  "Zombie Walk",
organisée par le festival Spasm.

Voulant rendre ici hommage à sa générosité
et son oeil pour les zombies qu'elle affectionnent
via ses photos, il me fait grand plaisir d'en partager
quelques-unes avec son assentiment.

Je la remercie de son don d'amitié et sa confiance
pour cette future série en temps troubles.
Elle commentera librement mes agencements
et commentaires si elle le veut;
me donnant ainsi la chance
de rendre hommage à son talent
en toute liberté, sans contraintes.

Elle est équipée la bougresse.
Mieux que moi qui traîne péniblement,
photographiquement.
Puissent ces quelques photos par billets
disséminés, agrémenter votre automne.
C'est pour moi un immense plaisir,
qui à défaut de vous faire rire,
vous dégoûtera peut-être un peu.
La beauté ne résidant pas dans l'oeil nu.

Où est-donc passée Nathalie?
-"Elle est partie se refaire une laideur
   dans la salle de bain."
-"Ah la bougresse, tant mieux!
  Je craignais qu'elle néglige
  ses pustules à outrance".
-T'inquiète pas, dit-il. Elle est là
 et les soignent comme il se doit.
-Merci ami, j'étais rassuré bien avant que tu n'interviennes.
  Elle me l'a dit ailleurs sous un autre canal.

-Oui, elle se fait un soin chaque soir. Elle a un onguent existentiel
lui permettant de passer au travers de tout.

(etc...etc...)

Il me faut aussi remercier des gens inconnus
s'étant donné beaucoup de mal pour se maquiller/déguiser,
gratuitement.
Qui se sont offerts généreusement aux caméras nombreuses,
sans droits d'auteurs. La Fantaisie glorifiée et gratuite.
Aux bénévoles organisateurs, gratuits encore.
Aux flics oui, aux flics qui veillaient assez discrètement
aux coins de rues pour une fois.

Ainsi cher lecteur, il te sera proposé des billets-photo
clairsemés durant les prochains jours/semaines,
pour l'Halloween et Novembre.

Donc, sans plus tarder:

Zombies, Wolfes...

 Punks are friends of mine.
J'irai, tel un cheval fou.
Mais mais, que vois-je en arrière-plan?
La librairie Port de Tête avant la lettre
de mercredi et ses 2 lancements.

Bonne route.
La mèche est allumée.






dimanche 23 octobre 2011

Diantre, deux lancements le même soir.





Je leur ai promis d'y être, avant de connaître la date du lancement de La Solde.
Ce genre de trucs synchronisés arrivent parfois
tout en ayant la fâcheuse impression que ça n'arrive qu'à moi,
que voulez-vous...
Un mot ou deux sur le quatuor:
fin, de grande musicalité et précision technique conjuguées,
au grand plaisir des oreilles mélomanes.

Tous des amis ayant mon respect absolu
tant leurs performances sont à chaque fois
uniques et dévouées à leur art.
De grands musiciens sympas qui ne font jamais
la grosse tête. Adorables je vous dis.
Marie-Soleil a une voix magnifique en plus
d'être bien jolie.
Hey...
Vais demander à Dieu qu'il me prête son don d'ubiquité
le temps d'une soirée, en échange d'une neuvaine
à Ste-Anne.
Par chance, les deux lancements ont lieu sur la même avenue
à quelques minutes de marche l'un de l'autre.
Voici mon plan:
Vu que La Solde se déroule de 18 à 21pm(selon l'annonce de l'éditeur),
dépendamment de l'heure où je terminerai le boulot j'essaierai de me pointer
au Port de Tête en premier, puis à 19:45 je file au Ô Patro Vys.
C'est le plan A, ménageant la chèvre et le choux.

Plan B: Si je termine trop tard, ce sera:
direction Mains Libres dare-dare, en espérant que La Solde
se prolonge au-delà des 21hres annoncées.
On verra et je ferai au mieux.
De toute façon aucune personne chère est perdante
avec moi, étant homme de parole et d'acte
rarement reportés.

Chose certaine, je me porterai pâle au boulot le lendemain.
Avec ou sans Dieuserie j'appellerai l'employeur très tôt en disant:

"Ouais euhrheu aughh... J'peux pas rentrer, chu mélade."

-Kesse t'as?

-Ché pas, chu pas médecin.

;-)

www.quatuormainslibres.com

jeudi 20 octobre 2011

Un homme parle, haut et fort.





Relais de Gom.


Pas grand-chose à ajouter franchement,
sinon la déshumanité progressant
de forte manière.
J'assiste de mon vivant à la disparition
de la classe moyenne.
Je souhaite un renversement de la vapeur
vitesse grand V sinon nous retournerons
aux années 20, synonyme de Moyen-Âge.
Ceux et celles croyant que j'exagère
sont les bienvenu(e)s avec leur bagage;
la discussion est ouverte.

Il leur faudra cependant de forts arguments 
pour me faire croire que nous progressons
dans le temps.

Lancement de La Solde, 26 octobre 2011



 Puisse-t'il se sentir à l'aise partout en nos terres,
 lui qui ne connait pas de frontières.

 Bon retour, Éric.

dimanche 16 octobre 2011

Valentin Blues





On est si bien en vacances, en congé.
Libres, comme on peut rêver.
Ça ne dure pas, malheureusement.
Reprendre le collier contre son gré.
Demain, après-demain et le sur-lendemain.
Ad vitam eternam.
Jour après jour, 
gagner sa croûte avec ta présence à mes côtés.
Sans pouvoir te toucher au retour.

Dis-moi que nous nous retrouverons.


She sends me blue valentines
all the way from philadelphia
to mark the anniversary
of someone that I used to be
and it feels just like there's
a warrant out for my arrest
got me checkin' in my rearview mirrror
and I'm always on the run
thats why I change my name
and I didn't think you'd ever find me here

to send me blue valentines

like half forgotten dreams
like a pebble in my shoe
as I walk these streets
and the ghost of your memory
is the thistle in the kiss
and the burgler that that can break a roses neck
it's the tattooed broken promise
that I hide beneath my sleeve
and I see you every time I turn my back

she sends me blue valentines

though I try to remain at large
they're insisting that our love
must have a culogy
why do I save all of this madness
in the nightstand drawer
there to haunt upon my shoulders
baby I know
I'd be luckier to walk around everywhere I go
with a blind and broken heart
that sleeps beneath my lapel

she sends me blue valentines

to remind me of my cardinal sin
I can never wash the guilt
or get these bloodstains off my hands
and it takes a lot of whiskey
to make these nightmares go away
and I cut my bleedin' heart out every nite
and I die a little more on each st. valentine day
remember that I promised I would
write you...
these blue valentines
blue valentines
blue valentines 

lundi 10 octobre 2011

Boule de confusion




Heyhey...
Le chanteur a l'air de sortir d'un sous-sol
du boulevard Brossard à Brossard avec sa coupe Longueuil
mais j'aime bien, tout de même.
Le texte torche et la musique appuie.

"People movin' out
People movin' in
Why, because of the color of their skin
Run, run, run, but you sho' can't hide
An eye for an eye
A tooth for a tooth
Vote for me, and I'll set you free
Rap on brother, rap on
Well, the only person talkin'
'Bout love thy brother is the preacher
And it seems,
Nobody is interested in learnin'
But the teacher
Segregation, determination, demonstration,
Integration, aggravation,
Humiliation, obligation to our nation
Ball of Confusion
That's what the world is today


The sale of pills are at an all time high
Young folks walk around with
Their heads in the sky
Cities aflame in the summer time
And, the beat goes on


Air pollution, revolution, gun control,
Sound of soul
Shootin' rockets to the moon
Kids growin' up too soon
Politicians say more taxes will
Solve everything
And the band played on
So round 'n' round 'n' round we go
Where the world's headed, nobody knows
Just a Ball of Confusion
Oh yea, that's what the wold is today


Fear in the air, tension everywhere
Unemployment rising fast,
The Beatles' new record's a gas
And the only safe place to live is
On an indian reservation
And the band played on
Eve of destruction, tax deduction
City inspectors, bill collectors
Mod clothes in demand,
Population out of hand
Suicide, too many bills, hippies movin'
To the hills
People all over the world, are shoutin'
End the war
And the band played on".

samedi 8 octobre 2011

Vous et moi pouvons retrouver l'usage de nos jambes et de nos mains.


                                                                   (...)

Rêveries

 J'étais dans les bois du 4e rang
l'autre jour à St-Étienne
et me disais ceci en marchant
le long du sentier d'une terre familiale
qui nous a jadis appartenue:

La musique n'est pas qu'instruments joués par l'humain;
elle est aussi le son des arbres et plantes
ballotant au vent par feuilles interposées.
En alternance.
Aléatoire, indéfinie, diffuse.

Transporté par cette gratuité
conjuguée à la force de la nature ambiante
je poursuivis ma marche aller-retour
pour constater à l'arrivée dans l'âtre
que je suis bien peu de choses,
avec très peu de réponses à donner.

L'art me donne des pistes,
une marche dans les bois
me les souffle.

dimanche 2 octobre 2011

Filiation et règne transmis.




Kim Jong-il à droite et Kim-Jong Un à gauche.
Son fils et successeur désigné après Accident
Cérébro-Vasculaire, qu'ils disent.
Deux visages reliés ici il me semble;
par sang et gènes interposés.
Belle et rare photo de famille, vraiment.

"Fils!
Feras-tu mieux ou pire que moi?"

-Je ferai pas pire, t'as pas fait mieux.
Tu peux crever en paix, pépé.
Regarde-moi aller.
T'inquiète,  j'assurerai.
Déjà tu me fais ombrage,
marche à l'ombre en attendant
ça vaudra mieux.


Une épopée à suivre dans le téléroman:

"La solitude d'une Engeance".
Avec moult rebondissements interactifs
en 3D où VOUS pouvez influencer
le cours de l'histoire.

Pouvoirs impérialistes inclus,
pour plus de merde et complications
scénaristiques en tous genres.
Des dizaines d'épisodes tumultueux,
provocateurs et subversifs chaque semaine,
dans le confort de nos foyers respectifs.

Il est si bon de suivre tout cela de loin
n'est-ce pas, avec l'oeil distancié
du spectateur avisé.

Des heures de plaisir en perspective.