jeudi 23 août 2012

Reste


Tu resteras, vous resterez.
Me faites pas le coup de partir sans avertir.
Au moins un petit avertissement.
Les gens qui vous aiment le méritent.

Tu resteras, parce que l'amitié qui nous caractérise
est unique et primordiale et en ce sens immortelle.
Il faut l'entretenir ici et au delà de nos différents.

Aussi, je me positionne.
Je suis contre le suicide improvisé.
Totalement contre, parce qu'il fait
énormément de ravages autour de soi.
Des ravages insoupçonnés qui vont
bien au-delà du cercle familial
et des amis.

Je puis encore moins me prononcer
sur le suicide prémédité.
Dépendamment des philosophies
orientales ou occidentales il peut être soit:
un acte ultime de liberté ou un de lâcheté.

Je ne sais pas, je ne suis pas juge
et jamais ne voudrais me poser
en tant que tel. Je sais juste
que ça provoque beaucoup de douleur
chez ceux et celles qui souffrent la perte.

Je comprends cependant l'abdication d'artistes
ou d'êtres hyper-sensibles face à une vie inique,
froide et "apparemment" sans issue.
En même temps ne comprends pas
le manque de résilience face à l'adversité,
au point de vouloir s'enlever la vie.

Chacun voit et ressent différemment
les épreuves que nos vies imposent.
En ce sens, je ne puis qu'observer
et tirer ou non leçon de vies présentes
et antérieures. Commettre l'inéluctable
engendre un lot qui nous dépasse.

Voir un ou une amie s'en aller
par sa faute fait beaucoup de mal.
Je connaissais pas Ève perso,
mais je puis facilement imaginer la douleur
que ressentent ses proches et lointains amis,
parce que l'art et ses artisans touchent
au plus près de l'âme.

Ève a laissé une oeuvre
qu'il nous appartient de maintenir vivante
en réécoutant ses chansons.

Ne faites pas cela,
qui que vous soyez.
Restez avec nous.
Sivouplè.

Je nous crois beaucoup plus enrichissants vivants
que morts, peu importent nos états d'âme.





vendredi 10 août 2012

Chinois biscuit


Il arrive parfois des jours où l'on cherche un endroit où se sustenter sur la route,
au gré des assignations changeantes de jour en jour.

La 578 n'est pas facile pour luncher; elle couvre un grand territoire
avec peu de restaurants potables sur le pouce.
Voulant changer de "La Belle Province" j'empruntai
un parcours différent vers le midi.

Un resto chinois dont j'oublie le nom attira mon attention
en retrait du boulevard Lévesque.
Faut porter attention à cette vitrine parce que franchement...

Anyway...
J'ai faim, je cherche autre chose et m'y arrête
puisque j'ai un peu de temps.
Une dame dans la soixantaine m'y accueille
avec le menu du jour et égards.
L'endroit est bien mis malgré la façade
absolument quelconque et les tables
irréprochables dans leur présentation
avec serviettes originalement pliées
sur chaque table.

Je comprends vite qu'il s'agit d'un resto
chinois à façade québécoise.
La dame(québécoise) me demande si je mangerai
sur place ou pour emporter.

Sur place, après une ou deux questions
je choisis le poulet au cari et ses légumes,
servi avec bol de riz fumant séparé,
plus egg roll en entrée.
Une cuisinière et le proprio
vinrent nous saluer en ce midi.

Après le rouleau très ordinaire, vint
l'assiette de poulet au cari avec légumes.

Réjouissante surprise. Miam.
Les oignons et le poulet étaient parfaitement cuits.
Portion très généreuse, servie avec soin.
Une ostie d'grosse assiette distinguée
et généreuse pour moins de douze dollars
taxes incluses, c'est le rêve ici.

Il existe encore.
Le saviez-vous.

lundi 30 juillet 2012

Skippy, si tu me voyais...



T'aurais honte de moi.
Tu auras honte, correction.

`Tain Skippy.
Si seulement tu pouvais voir ce qui s'en vient...
Au mieux, si t'es tolérant tu fermeras les yeux
cette fois-ci.

Malheureusement ce n'est pas fini, non.
Le pire est à venir.

"Skippy, oh Skippy...
Regardez tous avec nous.
Skippy, Skippyyyy...

Notre ami le kangourou."

Son ami le koala vint en face de lui
mine de rien et lui demanda droit dans les yeux:

-"Mais mais Skippy!
 Kesse tu fais-là?
 La colonie et moi ne sommes pas habitués
 à te voir ainsi agité!
 Aurais-tu par hasard une question philosophique
 à nous poser?!"

Skippy répond:

"Ben té don ben d'adon l'koala, grosse pâte molle de par notre rang!
 J'en ai justement une juteuse pour toi, gros cul plein d'merde!

"Restons polis si tu veux bien Skippy,  je n'accepterai pas l'insulte
sous forme de question aujourd'hui!"

"Je reste poli, bouffi."

"Et ta poche Skippy, elle grimpe aux arbres?"

"Sale koala, t'es gris comme un paresseux en novembre."


Nos deux confrères continuèrent donc à deviser
de leurs vies en attendant la suite de leurs aventures,
à défaut d'une question philosophique résolue.


lundi 23 juillet 2012

Merci, Alain.




Tu auras chanté ta poésie jusqu'à la fin.




"Madame rêve d'atomiseurs 
Et de cylindres si longs qu'ils sont les seuls
Qui la remplissent de bonheur
Madame rêve d'artifices 
De formes oblongues 
et de totems qui la punissent 
Rêve d'archipels De vagues perpétuelles 
Sismiques et sensuelles 
D'un amour qui la flingue D'une fusée qui l'épingle, 
Au ciel 
Au ciel 
Madame rêve Madame rêve Madame rêve Madame rêve...
On est loin des amours de loin. On est loin des amours de loin. 
On est loin loin loin
Madame rêve ad libitum
Comme si c'était tout comme dans les prières
Qui emprisonnent et vous libèrent
Madame rêve d'apesanteur
Des heures des heures de voltige à plusieurs
Rêve de fougères De foudres et de guerres 
À faire et à refaire
D'un amour qui la flingue D'une fusée qui l'épingle, Au ciel
Ô ciel, Madame rêve madame rêve madame rêve 
madame rêve...
On est loin des amours de loin
On est loin des amours de loin
On est loin loin loin
Madame rêve
Madame rêve
Madame rêve
Ô ciel
Madame rêve
Madame rêve
Madame rêve
Ô ciel 
Madame rêve 
Madame rêve
Madame rêve".
 

samedi 21 juillet 2012

Ivanov va raconter...

Une histoire à sa manière.
Approchez mes amis.
Ça se déroule maintenant en 2012.

Il était une fois deux municipalités; l'une riche et l'autre moins.
Séparées par un grand lac et reliées entre elles par un traversier
saisonnier faisant l'aller-retour chaque jour de l'été au grand plaisir
des automobilistes et touristes, où besognait un trappeur-mercenaire
à la solde de la plus riche des deux rives
afin de débarrasser l'une pour embarrasser l'autre
d'espèces envahissantes telles ratons-laveurs,
mouffettes et autres chats errants que ce dernier
rassemblait en cage pour ensuite les larguer sur l'autre versant.

Ses cages à aire ouverte et son camion à boîte fermée
lui assuraient un anonymat relatif entre ses allées et venues
tout l'été durant.
Bref, on le payait bon prix sur une rive pour capturer
et domper les indésirables sur l'autre rive
via le traversier.

Le manège dure déjà depuis quelques années
avec pour résultat: l'invasion d'un village
par deux ou trois espèces porteuses
de la rage et autres virus, sans prédateurs autres
que l'homme.
J'me demandais aussi...Comment cela se fait-il...
Autant de bêtes dans un si petit village...
Un zoo le jour vit une combine systématique.

Tellement zoo que mes amis présents songent
à imposer un droit d'entrée à leur cour arrière.
(Pourraient s'faire des couilles en or, qui sait.)

Comme si ce n'était pas suffisant,
certains des voisins proches nourrissent
les ratons, renards et chats errants.
Entretenant ainsi l'invasion.

"They're so cuute"!  Qu'ils disent.
C'est leur principal argument.
Tellement, mais tellement mignons.

Non seulement de riches proprios
paient cher les prises et leur larguage outre-lac
via traversier;
il se trouve aussi des voisins proches de votre côté
pour nourrir l'invasion, sous prétexte de beauté
animale.
Piège ultime.

L'agrile du frêne est un bel insecte flamboyant,
pouvant détruire l'arbre en 2 ans. Est-ce une raison
suffisante pour ne pas le freiner?
Poser la question est une réponse.
Je suis son ennemi, comme je suis l'ennemi
du raton envahissant.
Une espèce omnivore, charognarde et en même temps menace
à la diversité faunique, potentiellement porteuse de la rage,
de la maladie du Carré et autres virus/maladies...

They are so fucking cute, isn't it.

Entre les ratons qui pullulent et les amphibiens
qui disparaissent à vue d'oeil devinez ce que je choisis.
Doh.
Une famille de ratons-laveurs a déjà coûté
près de $2000. en rénovations à des amis proches,
vu qu'ils avaient squatté la toiture de leur galerie,
étant nourris par leur voisine d'en face, dompés
par le trappeur-mercenaire, payé par les propriétaires
de la municipalité d'en face à grands frais,
via un traversier...

Toute une nouvelle.

Voyez par vous-mêmes un tout petit brin de réalité filmée...





jeudi 19 juillet 2012

Mode électoraliste 2012


Vous vous présentez en tant que candidat politique dans votre circonscription
afin de participer éventuellement au gouvernement du Québec.
Vous voulez absolument être élu et à la mode;
vous twittez et facebookez donc en ce sens et à tous vents.
Grand bien vous fasse, jusqu'à ce que l'illusion du contact direct avec vos électeurs
vous revienne en pleine poire au détour d'une phrase échappée
après une dure journée sur la route.

Il n'existe pas plus direct et instantané.
Instantanément intelligent et/ou instantanément con,
à l'intérieur d'une seule minute ou 140 caractères.

Beware dudes.
Un seul couteau, deux tranchants.
:-)

dimanche 15 juillet 2012

Saut aux yeux


Cet été, dans mes temps libres et volontaires,  je me rapproche du plancher
des vaches quand bon me semble;  je suis parfois à ras le sol à vrai dire.
Accroupi, j'accomplis ma besogne réparatrice aux quatre vents.
Dehors, avec toute la vie pullulante que la Mauricie peut impliquer,
panoplie de vies s'offrant à moi au-dessus comme en-dessous 
qui chantonne, piaille, bourdonne, rampe et pique.
Plus souvent qu'autrement pendant mon office de réfection
nécessitant abnégation pure, je suis à même de constater
et apprécier le concert en trois dimensions:
zzz pour les petits insectes volants.
ZZZZ pour les plus gros avec une tonalité mitoyenne
pour les entre-deux.

Je lève la tête, c'est le royaume de ceux et celles qui volent et planent.
Je la baisse et c'est celui de ceux et celles qui marchent et rampent.
Je la laisse porter telle que ma nature l'ordonne et c'est l'humain seul
qui y trône ou roule dessus, croyant à tort en sa maîtrise absolue
de l'univers par ses machines interposées.

Je baisse la tête comme Anarchopanda lorsqu'il est triste.
Je n'ai pas le choix, j'ai une entrée pleine de craques à réparer.
Je m'applique et me concentre sur ma tâche parce que c'est maintenant
ou jamais. Un autre hiver sans soin et ce sera foutu, faudra tout refaire
à coût prohibitif.
Alors je préfère réparer (chaque fois que je peux ) au lieu de consommer du neuf
afin de prolonger la vie des choses et épargner l'environnement
quand c'est possible.  Le pauvre en a bien besoin.

Alors que j'étends un coulis préparatoire à une pâte réparatrice finale,
j'observe une fourmi cherchant son chemin parmi
l'enchevêtrement que j'ai moi-même tracé à force de goudron
et caoutchouc liquide dans les fentes du temps qui usent.

Des fourmis de différentes tailles se heurtant aux rivières de goudron
pour elles et filets risibles pour moi; humain sur-dimensionné.
Je vous entends presque rire ou pleurer d'ici...
Elles savent d'instinct les éviter et les contournent savamment,
pour peu qu'on s'intéresse à elles.
Je les observaient aujourd'hui même avec intérêt.

En fait, j'étais fasciné par ce qui nous apparait minuscule et risible.
Une ou des fourmis.
Si quelqu'un parmi vous avez un roman
de "fourmis"  à me suggérer  je suis tous yeux..:)
Petites, moyennes et grosses. Trois gabarits en Mauricie.

Toutes savaient éviter l'obstacle. Elles le contournaient naturellement
et sans relâche jusqu'à une voie de sortie.
Les plus grosses transportant des charges dépassant leur poids
sur leur dos ou mandibules sans ralentir la cadence de leur marche
pendant que les petites s'activaient autour de leur propre
société, car il s'agit bien de cela.
Des sociétés.

Elles sont infatigables et nous survivront sans doute.
 À leur échelle, nous devrions supporter
au moins deux fois notre poids sur nos épaules
sans se fatiguer le moins du monde.


J'aimerais avoir six pattes et leur vigueur.




lundi 9 juillet 2012

Vivre de succès passés

Faut s'péter une pub merdique avant en plus. Ça n'arrange rien...



Ils se produiront demain soir, au centre de la Nature de Laval.
$100. pour voir des papys se secouer, assis sur le cul
de leurs succès passés comme bien d'autres groupes passés.
Pas donné, mettons.
Cette vidéo date de 1989. Qu'en sera-t'il de leur performance future demain?
Nul ne saurait le dire vu leur âge maintenant, mais gageons qu'elle aura vieilli.
Peut-être un des protagonistes sera-t'il en chaise roulante.
Ça paraîtra pas trop si c'est le batteur derrière ses peaux et tambours.
On n'y verra que du feu.

Ouh, suspense...

Pour $100. j'achète une chiée de tounes sur Itunes.
Me pète un resto gastronomique avec une amie.
Me tape un pestacle de théâtre ou deux.
7 films sur grand écran,
4 bouquins format original.

4 fois un aller-retour week end tout inclus
à St-Étienne.

Un mois et demi d'Internet Très Grande Vitesse
avec download/upload illimité.

Alors Aerosmith peut se rhabiller
et aller se coucher peinard
quant à moi.

"Bedtime for Bonzo".
"Creeps for free".

samedi 7 juillet 2012

Merci Marcel!




Rapport que not' bassin d'rétention était plein d'marde.
Ça commençait à sentir le p'tit louis aux alentours.
Les voisins m'en parlaient: "Ouin, ça sent don bin 'a marde icitte!"

Pour faire une longue histoire courte, ça sentait pas bon dans nos environs.
Faque j'ai appelé Marcel pis yé v'nu m'vider ça
en d'dans d'une demi-heure.

Merci Marcel!



lundi 2 juillet 2012

Gandhi au mois de juillet


" Vis, comme si tu devais mourir demain.
  Apprends, comme si tu devais vivre pour toujours."

Gandhi.

Cole Porter/Sinead O'Connor




Cette chanson n'a pas vieilli d'une ride quant à moi;
à voir et entendre toutes les versions dont elle fut
l'objet, on est en droit d'en redemander à l'avenir.

"Tu m'fais kek chose à moi, que personne ne peut faire."

Cole Porter/Woody Allen





Woody revival.
Aimons ici, maintenant.

J'aime les oignons.
;-)

vendredi 29 juin 2012

Jazz Détente


Je vis l'époque présente comme une éventualité d'évolution
et non pas comme une calamité que l'on doit subir.
Si je vis à une époque bruyante, j'en apprécie encore plus
le silence parfois offert car l'âme de tout être vivant y réside.


vendredi 22 juin 2012

Terrible summer joke

Notre premier ministre est debout seul sur une plage,
les pieds dans l'eau; il a l'air fatigué.
Il regarde ses orteils plonger dans le sable et l'eau
de son existence balayée par la marée.
Le regard éteint, la bedaine et le cheveu gris affirmés,
il meut son corps lourd de chemise et cravate vêtu
jusqu'au premier bar de sable chaud venu.
Il s'assoit lourdement sur le premier
banc à sa portée, près des pompes à bière
autour desquelles gravitent généralement les barmans affairés.

Un barman(tiens donc)bien mis de sa personne l'accueille poliment:

"Bonsoir!"
-Bonsoir.
-Monsieur désire?
-Sustenter sa soif jusqu'à plus soif, tel un boit-sans-fin.
-Monsieur commencera par quoi au vu de son alcoolisme fini?
-Ché pas, votre soleil brûle et embrouille mon esprit ici.
-Une tite bière peut-être, pour vous starter?
-Meh; pas fou mais j'pensais
 à kek chose d'un peu plus corsé, vu mon vécu
 et les circonstances.
- Peut-être Monsieur aimerait-il une de nos spécialités...

-Ah, peut-être. Quelles sont-elles?

Pendant que le barman essuie minutieusement
des verres en vue d'un usage ultérieur il poursuit:

-Monsieur n'est pas sans savoir que notre bar
offre des possibilités qui vont au-delà de l'imagination
touristique généralement admise.

-Ah,  je l'ignorais. Pardonnez-moi.

- Pas de mal,  je préférais d'abord vous aviser
  des politiques de la maison.

-Au cas où, héhé. Tant mieux!

-Oui.

-Ahem.  Bon, c'est pas tout ça...

-Bien!  Alors Monsieur voudra...

-Je veux un criss de gros  "Zombie en cravate sur fond blanc"!
 Vous servez des Zombies en cravate sur fond blanc n'est-ce pas?

-Oupss... J'avoue que la Maison n'a pas cette recette,
  pardonnez-nous de vous proposer ces deux alternatives
  nôtres en notre humble nom, en lieu et place,
  en guise de réparation hypothétique:
  Nous vous offrons le "Mort en vacances dans un coulis d'hôpital"
  ou "Le Perdu dans les limbes blanches sur glace".
  Selon nos arrivages, c'est la seule blancheur
  que nous pouvons garantir en ce moment.

-Bon d'accord. Merci. Je devrai me sustenter ailleurs
 mais sachez Monsieur que vous êtes en retard
 et bien en-dessous de mes attentes.

-Et vous, seul.

-La majorité de mon peuple est avec moi!

-Dans vos rêves et mensonges.

-Votre insolence ne règle pas notre problème.

-En effet.

-Vous crisseriez-vous de moi par hasard?

-Absolument, oui. On se crisse totalement de vous.

-Petites frappes. Vous verrez ce qu'il en coûte
 de m'insulter et de se frotter à moi impunément.

-On ne se frotte pas à vous, nonon.
  Ni ne vous insulte.

 On vous botte le cul.  Nuance.


jeudi 21 juin 2012

Un McCharogne avec ça?




                    Au menu dans tous les restos du parti libéral participants.
                    Jean Charest à la cuisine; on le passerait bien à la casserole
                    mais en attendant il nous concocte le McCharogne:
                    un amalgame de viandes ministérielles avariées
                    et de députés passés date, bourré d'anti-démocratifs.


  (Via Petit Petit Gamin et Julien Charbonneau sur FB. Les parodies
se multiplient si vite à ce sujet et en partage sur FB qu'il est parfois difficile
de retracer leurs origines à moins d'y passer un certain temps.
Comme ce cas-ci, cela peut provenir d'un ami qui a partagé via
un autre ami qui a partagé d'un ami lointain d'un autre ami.
Voyez l'topo labyrinthique...
De toute façon et pour ma défense, leurs auteurs s'en foutent un peu
dès lors qu'ils mettent en ligne leurs créations sur ce genre de réseau
puisqu'ils souhaitent un partage instantané et tous azimuts de leurs idées.)

dimanche 17 juin 2012

Choisir son côté




Le 22 Mai, répondant à l'appel de la cinéaste parisienne Laure Kalangel, un collectif international de musiciens et d'auteurs se forme et se lance dans l'écriture et l'enregistrement d'un morceau inspiré de Wich Side Are You On de la syndicaliste états-unienne Florence Reese. Le Collectif prend position contre la Loi 78 restreignant les droits humains au Québec et prend la défense des associations étudiantes et des mouvements sociaux visés par la déraison autoritaire du gouvernement de Jean Charest. Le morceau est offert gratuitement en téléchargement et peut être partagé en toute liberté.

Ici, le téléchargement.


Mon côté fut choisi il y a de cela très longtemps
lorsque mon regretté père eût cette phrase,
alors que nous discutions de l'exploitation 
de l'homme par l'homme: 

"Une grosse compagnie Yvan, ça n'a pas d'coeur ;
 un syndicat n'existe pas sans mauvais employeur.

Pierre LaFontaine.

Jean Charest se comporte comme le pire des patrons
vus de mon vivant: autoritaire, sourd, menteur, manipulateur
de mèche avec les oligarques voulant entre autre(!)
faire de l'éducation une marchandise restreinte aux plus nantis.

Merci de m'avoir enseigné, Pierre.
J'te salue bien bas aujourd'hui.

mercredi 13 juin 2012

Morceaux et pièces détachées.


-Prix Fraise et Framboise du mois de juin:

  Le Conteur Fred Pellerin, originaire de St-Élie de Caxton        
  refusant l'Ordre National du Québec sous ce gouvernement libéral.
  S'il y a un artiste que j'admire ici en ce moment, c'est lui.
  Debout et droit. J'efface facilement de ma mémoire le tour foireux
  du St-Élie touristique vécu perso il y a 2 ans et qu'il vante tant,
  pour le remplacer par ses couilles sociales fortifiés.
  Enfin un artiste qui agit ici et maintenant.
  Le Fort est Fred. Respect.
  Qu'en est-il des autres qui se la pète minos
  allègrement les jours de semaine?
  Quand ça va bien ils gueulent à plein
   micro tout l'temps mais quand ça va mal
   tu les entends plus ou bien ils se terrent
   dans des clichés qu'ils essaient vainement
   de faire passer pour des arguments.
   Ça vous sonne pas une cloche les Martineau,
   Duhaime, Gendron et compagnie?!

  Cette crise sociale a ceci de bon: tu vois de quel bois
  chaque être humain se chauffe une fois acculé
  au pied du mur. Certains débatteront de bonne foi,
  d'autres camperont sur leurs positions
  pendant que d'autres justifieront
  vainement leur désir de puissance.


-Prix Citron Extra-Acide:

  L'actuelle ministre de la Culture Christine St-Pierre, osant éructer
  qu'un carré rouge porté est une incitation à la violence.
  Tsé chose; la panique aveugle, ça se soigne.
  Un tas de médecins te prescriront un calmant vu ton statut.

  Au moment où on croit avoir tout vu
  et tout entendu, survient une couche supplémentaire.
  Au moment où vous voulez souffler un peu du monde
  actuel un jour ou deux, il vous revient en plein visage
  deux fois plus fort au retour de votre absence.

Ma réalité est ainsi devenue au fil des jours.
J'ai beau vouloir m'en échapper elle me rattrape.
Inexorablement. Je peux plus rester les bras croisés,
je dois participer à la marche.
Je dois apporter ma contribution.

Ce monde tel qu'il va ne peut plus continuer ici, maintenant.
Je ne veux plus ni ne peux plus être dirigé par des gens
aussi malhonnêtes. On demande pas des génies pourtant!

-Prix Citron Extra-Extra-Acide

 Le chef de police de Mourial affirmant
qu'il n'existe aucun profilage politique basé sur le carré
rouge alors que se multiplient les témoignages inverses
via enquêtes du Journal Le Devoir et autres sources
indépendantes telles le Voir ou X source sur le net,
lors du Grand Prix de Formule Un le week end dernier
et à chaque ostie de jour qui passe.
On nous prend vraiment pour des cruches
dans les médias de masses, ce n'est que mensonges
répétés ad nauséam. Mensonges du premier ministre,
mensonges des ministres, mensonges mensonges mensonges.
Ma déprogrammation est bel et bien terminée.
Ya rien de tel qu'une bonne crise sociale pour voir
où tout le monde couche vraiment.
Varier ses sources d'info et faire un petit effort.
Un tout petit effort pour essayer d'y voir clair
dans le magma de la désinformation étatique
généralisée.

C'est très satisfaisant pour l'avoir essayé,
non sans mal.
Il faut mordre la tête du serpent à défaut
de pouvoir la lui couper avec une casserole.

En attendant les prochaines élections.
En attendant, il faut lutter avec les moyens
dont nous disposons:
Nos mots, nos témoignages
et notre coeur.



dimanche 10 juin 2012

Éric McComber, de moi à vous.1ère partie.




Une rencontre sous forme d'entrevue amicale et ludique,
c'est mon point de vue tel qu'il était (qui est toujours)
il y a déjà 6 mois.
Souhaitant un souffle additionnel envers l'oeuvre
et le bouquin discuté, la voilà.

La mécanique fut comme suit:
je découpais la matière à la seconde près
puis Matthieu rassemblait les morceaux au montage.
On discutait ensuite du résultat
tout en prenant notre temps
le long du fil des semaines.
Il n'y avait pas de date butoir,
on s'est dit dès le départ que l'on prendrait
notre temps.
On l'a pris et au-delà.

L'expérience fut en tous points un bonheur
mutuel renouvelé et dès le départ annoncé
par la générosité d'Éric le jour du tournage,
poursuivie ensuite dans la tuyauterie commune
et bien relaxe entretenue par Matthieu et moi.

Je suis assez content du résultat, compte tenu
de mes modestes moyens.
Décliné en deux parties, celle-ci est la première.
La 2e suivra sous peu.

Libre partage à volonté avec références incluses svp.
Merci.


Éric McComber, de moi à vous, 2e partie






On peut regarder cette partie ou la première d'abord
en alternance selon les goûts, évidemment.

Les deux sont libres de partage et de droits,
en autant qu'elles soient référencées.

;-)


vendredi 8 juin 2012

La vérité peut parfois s'avérer surprenante





From le Goth.



Il ne faut cependant pas croire
que la réalité est telle que je la
vois ou suggère, selon les dires de certains.
Ce n'est pas le but recherché
mais un moyen de dire
ou d'exprimer une liberté
de parole à un moment donné
sur un sujet précis ou d'intérêt général en 2012.

Je crois cette nuance importante
et en même temps figure
d'une liberté de parole pouvant
s'exprimer autant dans l'écrit
que dans un film, une sculpture,
une musique, une peinture
ou toute autre forme d'art
jugée pertinente par un artiste donné.

En aucun cas juge,
mais partout interprète
avec la culture générale qui me fût donnée
et que j'aurai su cultiver
selon mon cheminement personnel
et l'éducation reçue par ceux et celles
qui m'auront précédé tant bien que mal.

Je crois cette mise au point nécessaire maintenant
pour une lecture plus éclairée à l'avenir;
je l'espère en tous cas, sinon tant pis.

J'écris d'abord pour me faire plaisir
en expérimentant les formes ad lib;
ensuite pour être lu.

J'ai déjà dit cela auparavant,  je le répète.
C'est un devoir d'être libre,
soi-même malgré tout.

That's it.

Merci de cette suite, lecteurs, lectrices.
Cela fait 6 ans maintenant.
Je suis gâté par tant de qualité
de votre part, à part Jipi qui me fait chier
de temps en temps.

J'm'en crisse un peu mais j'aime bien
être confronté parfois. Ça revigore.
Ça ressource, ça rafraichit.


(...)



J'continue à creuser mon sillon

ek ma charrue et mon crayon
anyway parce que mon pays,
c'est l'art.




mercredi 6 juin 2012

Venus, Ô Venus.







Planète de l'amour se dorant la couenne.
Elle a dû se taper tout un coup de soleil
au passage.

On ne reverra pas cette danse avant 105 ans...
Bille vénusienne en orbite devant la grande.
Grosse pétanque à l'envers,
cochonnet et but sens dessous dessus.

J'aime bien ce qui est rond, à l'inverse du carré.
Quoi de mieux qu'une petite rondeur
narguant une plus grosse à chérir.

Je la caresse volontiers,
dût - t'elle me brûler au contact;
au contraire des froids carrés
tentant vainement d'asseoir
leur argumentaire faussement cartésien
via médias interposés.

Je les vois, faussement légers.

Ils ne font plus le poids désormais.




samedi 2 juin 2012

La saison des moustiques est reviendue





Le temps de sentir l'odeur, les insectes sont déjà morts.
Qui a pu inventer une race pareille,  je vous le demande.

lundi 28 mai 2012

Le daltonisme peut provoquer des accidents.



                                                      ©  Yvon Roy


Une de mes préférées.
Merci, Yvon.

Notre Premier Ministre Fantôme.
Sourd et aveugle, mais non muet lorsqu'il est temps
pour lui de proférer des blagues méprisantes et méprisables
sur le dos des plus jeunes générations que la sienne.

Misérable personnage à la solde des nantis crasses;
tu vieilliras et tu mourras comme nous tous
sans rien apporter avec toi au tableau
de notre histoire, à part le déshonneur et la honte
mondiale de nous avoir trop longtemps représentés 
avec un tel mépris. 

En toréador de rouge vêtu, tenant risiblement le tissu vert
devant les cornes d'un peuple qui t'éjectera bientôt
de l'arène politique une fois pour toutes, 
j'espère.



           

dimanche 27 mai 2012

Concert gratos pour Ma'ame Courchesne!



-Présidente du Conseil du Trésor
-Ministre des Services Gouvernementaux(?!)
-Ministre responsable de l'Administration Gouvernementale(?!)
-Ministre responsable de la région de Laval,des Laurentides
 et de Lanaudière
-Nouvellement nommée Ministre de l'Éducation...

Sans blague?!
Wow...Quelle frénésie...
Ça en fait des chapeaux sur la tête, ça.
Tellement qu'elle doit bien éprouver
quelques problèmes de vue, d'ouïe et de perspective.



mardi 22 mai 2012

François a un message à nous transmettre.


Il m'a envoyé ceci:

"Si la jeunesse n'a pas toujours raison, la société qui la méconnait
  et qui la frappe a toujours tort."

François Mitterrand
Extrait d'un discours à l'Assemblée Nationale -8 mai 1968

Cette phrase, transposée dans notre contexte québécois actuel
rend le comportement de ce gouvernement d'autant plus odieux
qu'il a toujours maintenu la ligne dure quant aux frais de scolarités
qu'il entend majorer de 82% sur une période de 7 ans d'une part,
tout en feignant l'écoute par la manipulation de l'information
via médias généralistes interposés et en la nourrissant volontairement
de fausses vérités sinon de mensonges, en laissant pourrir une grève
massive depuis maintenant 100 jours afin d'opposer la gauche
et la droite d'autre part.

"L'Art de la Guerre" de Sun Tzu n'est-il pas le livre de chevet
de notre Leader Suprême?
Diviser, en exacerbant le fossé générationnel appliqué ici,
pour mieux régner en multipliant les fausses informations
et les feintes orchestrées et pleinement transmises au public
via toutes les courroies assujetties, afin de miner la crédibilité de l'adversaire,
au point où il courbera finalement l'échine sans livrer combat.

Cette stratégie est un échec et un gâchis lamentable
car on a grandement sous-estimé en haut-lieu les forces,
la résilience, la tenacité, l'intelligence, la maturité
et la sensibilité de notre jeunesse; notre avenir.
Elle se bat non seulement pour une cause
ponctuelle mais pour nous tous en tant que peuple résistant
et différent en Amérique du Nord,
majoritairement en faveur d'une accessibilité
inconditionnelle à l'éducation et l'émancipation
des générations futures à peu de frais.

L'avenir c'est eux et nous maintenant, dans la rue.

Pas vous, dans vos tours d'ivoire.
Vous êtes tributaires des citoyens et citoyennes
du Québec, vos salaires sont payés par nos impôts.
Le simple fait de devoir vous le rappeler indique
une déconnexion impardonnable de votre part
envers ceux et celles qui vous ont porté
à l'Assemblée Nationale et qui maintenant
vous disent:
"Ça suffit."

La démocratie s'exerce tous les jours,
elle n'est pas un chèque en blanc
durant 4 ans. Promouvoir l'argument
d'un mandat majoritaire pour asseoir ses velléités
idéologiques est pure démagogie autoritaire.
"Ouais c'est ça qu'est ça,
 vous avez voté pour nous en majorité
 faque fermez vos yeules, pis prenez vot' trou
 durant 4 ans. C'est à notre tour maintenant."

Ben ça marche pas d'même, sorry to remind you
Johnny Boy!
(Dire qu'il fut un agent étudiant perturbateur
dans son jeune âge hahah, ah, ah, ah...)

On a des p'tites nouvelles pour vous autres...
Vous serez sévèrement projetés hors de l'arène
politique du Québec lors des prochaines élections
si on a encore une tête sur les épaules, libéraux
néo-ultra-conservateurs-à-tendance-fasciste.
Provinciaux et Fédéraux.

Je parle en mon nom et ne porte aucun masque.
Je suis fier de la jeunesse québécoise et ses leaders
désirant poursuivre notre aventure humaine
au-delà des diktats économiques
bassement imposés par cette parodie de gouvernement.

À leurs côtés je suis.
À leurs côtés je serai.


samedi 19 mai 2012

Charlie Chaplin



Ce matin j'me suis réveillé tôt
comme à l'accoutumé.
Je prends rapidement connaissance du monde qui m'entoure.
Par la fenêtre du salon du 2e étage où j'habite,
je vois la valse des tondeuses à gazon sur les
tapis de propriétés trop longs,
s'activant l'une en face de l'autre côté
de la rue, comme si de rien n'était.
Comme si rien de tellurique ne s'était produit la veille.
Amnésie collective.
Hier.
Vendredi noir.

La garderie sur laquelle j'ai un point de vue
privilégié reste clôturée,circonscrite en tous temps
5 jours semaine.
On nous apprend très tôt
la signification des frontières..

Saturday's morning business.
Roaring as usual.

L'église vue de biais sonnera les cloches
tel que prévu, chaque samedi matin
à la même heure deux fois plutôt qu'une
pour peut-être nous rappeler qu'il fait
parfois bon s'arrêter et réfléchir
en dehors de toute religion.
Juste une cloche ou deux comme ça.

Les gens,cyclistes et voitures
circulent comme d'habitude alors
que mon souhait serait de tout arrêter
ne serait-ce quelques minutes
précieuses de votre temps,
ladies and gentlemen.

Le coeur a beau être en ébullition
dans le centre de ce monde,
les ramifications de son corps
restent les mêmes en périphérie
de sa banlieue où absolument rien
ne change; à part la teneur
de quelques conversations éparses
qui s'éteindront naturellement
dans le tourbillon individualiste
de nos préoccupations de bruit,
de vitesse et de consommation.

Je constate une fois de plus
à travers l'histoire d'âges immémoriaux
que la tête et les poches
domineront à jamais ce cloaque mondial
dans lequel on m'a jeté
corps et âme liés en 1963,
mains et jambes déliées pour m'y démerder
en 2012.
Marche ou crève.
Ce à quoi je m'active tous les jours.
Avec ou sans eau. Seul ou avec d'autres.


Je cède la place à Charlie.

Chaplin.






Contre la loi-matraque 78



Avec l'efficacité redoutable qui le caractérise, Rwatuny nous offre
un ensemble de liens permettant de comprendre et de réagir à la gravité de la situation politique actuelle du Québec.

Tous ceux et celles qui ont la démocratie à coeur sont invités à signer la pétition incluse.

Le contenu de cette loi inique et fascisante(en pdf)


Un article éclairant de la Clinique Juripop qui contestera cette loi spéciale en cour suprême.


Ajout:
Vous pouvez suivre les débats en direct de l'assemblée nationale ici


La pétition d'appui à la requête en nullité du Projet de loi spéciale 78



Notre grandissime premier ministre Jean Charest a même eu l'arrogance d'affirmer que cette loi
était un acte "fondateur" pour le Québec...
Croyons-le sur parole; célébrons le "Duce" et sa fondation du premier parti fasciste québécois
au pouvoir avec le très ironique titre de: Parti Libéral.

Son ministre des Finances Raymond Bachand -dont le faciès m'évoque vaguement celui d'un Djinn
malicieux- est même allé jusqu'à dire hier soir en pleine télé que cette loi
était pour la liberté. La liberté d'une minorité d'étudiants désireuse de suivre leurs cours
en bafouant les votes de grève démocratiquement tenus en assemblée générale par la majorité.
Démocratie inversée au profit d'une autocratie judiciaire établie à coups d'injonctions
individuelles,balisées par la cour. Pincez-moi svp.
Reniement de démocratie ignoble.
Ce sont les mêmes qui veulent nous donner des leçons de démocratie en affirmant
sans sourciller que la majorité a tort au profit de l'individu sous le couvert manipulé
du droit,de la liberté,de la sécurité et de l'ordre public.

La vérité est que dès le départ ce gouvernement corrompu a volontairement laissé s'envenimer
ce conflit historique pour aboutir à cette loi qui méprise tous les citoyens
et citoyennes du Québec dans leurs droits et libertés.
C'est grave... Allez jeter un oeil sur le texte de loi, c'est aberrant de répression.
Je suis ici depuis 1963 et j'ai rien vécu de tel.
Ça m'a atterré d'en prendre connaissance,littéralement.
Le bel exemple donné à ceux et celles qui prendront la relève de ces vieux mononcles
et matantes craquepottes...

Carrément un aveu d'échec,de faiblesse incommensurable, de total irrespect,
d'hypocrisie crasse dès le début de cette grève.
Le monstre montre son vrai visage après 100 jours de matraquage policier.

Ce gouvernement indigne combat le feu avec de l'essence et il portera
à jamais l'odieux de blessés graves ou de morts;
ce que je ne souhaite surtout pas mais il essaie vilement de monter
les vieilles générations contre les plus jeunes,j'ai constaté ce clivage malsain,
cette stratégie méprisable du "sème la tempête pour récolter l'ouragan".

Prenez une minute de votre temps pour signer cette pétition.

Si l'on transposait tous les travers,défauts,tares,toute la violence nourrie,l'irrespect,
la non-écoute et le mépris de cette clique ultra-conservatrice sur une seule
et même personne, ben je dirais qu'elle a un urgent besoin de soins
psychiatriques et hospitaliers.
Genre CHSLD: "Centre Hospitalier de Soins de Longue Durée".

Mon ultime espoir est de voir toutes les couches de la société
voter massivement contre le parti "libéral" lors des prochaines
élections,mais vous savez quoi? Il va encore se trouver
des crétins qui voteront Libéral. Les irréductibles aveugles,
mafieux en tous genres et morons de toutes les sauces.
"Vieux cons des neiges d'antan,petits cons de la dernière averse"
pour reprendre les mots de Brassens.

On compte plus que jamais sur vous les jeunes,
pour vous souvenir de la loi 78 derrière l'isoloir
lorsque viendra le temps de voter.

Réapproprions-nous NOTRE démocratie.




jeudi 17 mai 2012

Rouge strié







Je vieillirai jamais autant que lorsque je mépriserai l'avenir de la jeunesse.
Mets-ca dans ta pipe; ô sublime premier mini-nistre Jean Charest,
ultime responsable du présent marasme
que nous vivons tous ici maintenant, au Québec.


L'Histoire te jugera sans pitié, j'espère.

dimanche 13 mai 2012

Mers zé mémoires...





Viens telle que tu es, tu étais
Telle je veux que tu sois

Une amie,une amie.
Une vieille ennemie.

Prends ton temps, dépêche-toi
C'est ton choix, sois pas en retard

Repose-toi mon amie
Telle une vieille mémoire

Mémoire.

Comme une mode, une amie
Une amie, une vieille mémoire...

J'te jure je n'ai pas d'arme.
Non je n'ai pas d'arme (X3)

Mémoire
Mémoire
Mémoire

jeudi 10 mai 2012

Miles and Miles away





Grâce à une amie nommée: Chevalier.

Et le renard sauta.




Devant moi paf, comme ça tout d'un coup à un endroit où je l'attendais guère.
Dans une bretelle d'accès ceinturée d'autoroutes.
Mine de rien en coup d'vent, avec sa grosse queue à la traine
il galopa droit devant en perpendiculaire.
Les renards vous filent sous les yeux tel un mirage hyper rapide.
"Mais mais...c'était une renard!"

Traînée de Goupil, il était complètement perdu ou en transit.
S'il avait bondi devant moi 2 secondes plus tard
je l'aplatissais sur le bitume avec mes six roues.
Le coeur me saute un tour ou deux lorsqu'un animal
me passe sous les yeux.

C'est la deuxième fois en 9 ans.
La première fut à Mascouche sur une route de campagne.
Même pattern: il bondit hors de la forêt tel un poisson-volant,
dans l'air plus léger que le vent pour aussitôt se fondre
à nouveau dans son élément.
Ils jouent avec le feu mais jamais j'en ai vu un
mort sur la route. Brave bête avisée.

Son pilote est le grand Mike Mercury,
c'est la merveille des merveilles.
Magnifiquement adapté à son environnement,
quel qu'il soit.

mercredi 9 mai 2012

Morceaux et pièces détachées



1- Je me réjouis plus de la défaite de Sarkozy que de la victoire d'Hollande;
vu que je connais pas trop ce dernier.Je salue tous les français ayant voté pour un uppercut
de la gauche à la droite sans pour autant la mettre K.O.
C'est tout de même rare de nos jours.
Reste à voir le matériau dont est fait le nouveau président et son PS en 2012.
Bonne route les aminches.


2-Ici au Québec c'est toujours la crise, rien n'est réglé entre le gouvernement libéral de droite
de John James Charest et la grève étudiante qui dure depuis maintenant 3 mois.
Faute à ce gouvernement qui a volontairement laisser pourrir la situation par incompétence,
lobbyisme des amis du régime,corruption généralisée et stratégie électoraliste crasse.
Elle déborde maintenant du simple cadre de l'éducation post-secondaire pour se répandre
dans toutes les couches de notre société,vaillamment réveillée par les jeunes générations
que l'on croyait endormies à jamais.On a hautement sous-estimé notre jeunesse
et c'est bien fait pour leur gueule.


3- Matthieu et moi mettons la touche finale au film: "McComber Éric,citoyen de l'immonde".
Soon to be released via Youtube. Après 6 mois de labeur à temps partiel
et de multiples rebondissements.Heureux et malheureux.
Yé temps batinse, il va publier son prochain bouquin avant mon entrevue amicale sur son dernier
("La Solde")si ça continue comme ça. L'accomplissement d'une oeuvre m'apparait toujours plus long
que prévu en art. Ça prend toujours plus de temps pour réaliser ce qui nous tient à coeur dans la vie,
au contraire des obligations qui doivent être résolues rapidement dans un court laps.
Cette nouvelle mouture fera environ 40 minutes divisées en deux parties,génériques inclus.


4-Je n'ai que de bons mots envers ma nouvelle caméra photo-vidéo HD.
Rapport qualité-prix exceptionnel.Facilité d'utilisation grâce aux commandes conviviales
à souhait,rendu photo/vidéo tout à fait corrects et même au-delà.
Miniaturisation et capacité de stockage impressionnantes.
Elle est toute petite et pourtant pleine de capacité.
On peut désormais insérer une carte SD de 64 Go dans une caméra photo/vidéo HD
tenant dans la paume d'une main de votre choix...
64 Go = 64000 megs. Ça ira en augmentant, soyez-en certains.
Dans le livre d'instructions on dit que 16 Go = une heure trente de vidéo HD
ou environ 4000 photos.
Bien du plaisir en perspective. :)



5- Débuté la lecture de "Le Romancier Portatif" de Nicolas Dickner.
52 chroniques triées sur le volet du journal Voir auquel il a participé
durant six années. 2006 à 2012 environ.
Un régal perso et une bonne cause pour l'alphabétisation
puisque tous les profits du livre y seront consacrés.
Excellente plume frappant d'une pierre deux coups.
Nicolas c'est Nicolas. Signé et tout et tout.
Ici,maintenant au Québec.


6- Vu "Notre jour viendra" de Romain Gavras...

Fils de Costa, you know... Avec un Vincent Cassel en grande forme.
C'est trash et nihiliste. Anarchisme 101 avec musique so-so
pouvant tomber sur les nerfs.
Exercice de style intéressant plus ou moins concluant.
Ça part en couille à la fin mais j'ai pas regretté
le visionnement.
Ça aurait pu porter ce titre à mon avis:

"J'irai tel un cheval fou".

Variation sur un thème connu.






samedi 5 mai 2012

Kind of Blue



Ben voilà.
Tout l'album, toute la bastringue.

Enjoy...

Puisqu'il est désormais libre de droits,
je le dédie aux étudiants et étudiantes
qui se battent maintenant pour un futur meilleur.

Mon coeur avec vous.


mardi 1 mai 2012

samedi 28 avril 2012

Musique





Zubin Mehta voit en avant ici.
Je n'ai qu'à regarder ses gestes précurseurs
en même temps de l'écoute orchestrale et le rendu.

Un véritable chef prévoit, au contraire des gestionnaires
qui réparent tant bien que mal après avoir trop attendu,
lorsque ça casse.

Les visionnaires de génie protègent leurs arrières
et projettent leur oeil loin devant.

mardi 24 avril 2012

Pif Paf Pratte .



Petite frappe et les élucubrations tiennes que tu n'arrêtes pas de nous servir. Merci Yvon.

Tête de noeud porte-à-voix, BeBop Oloulaa de la Grosse Presse du Samedi des marais...
J'ai une sainte horreur des moralisateurs en tous genres, toi en premier.







Que ton temps soit compté, comme il l'est pour nous tous.

Il est bien terminé le temps des gants blancs.
Je les laissent tomber avec ton genre
et tous ceux et celles qui te ressemblent en même temps.


Be my guest.





dimanche 22 avril 2012

Mal-bouffe = risque de maladie






Eh oui.
Malgré tous les anti-vomitifs qu'ils peuvent y mettre,
leur moulée peut rendre le meilleur système immunitaire mélade.

Un type est sorti d'une de leur succursale en civière.
Ché pas vous, mais chez-moi le Roi du Burger
peut se rhabiller.


samedi 21 avril 2012

Combattre le feu avec l'huile du mépris











Le vendu aux intérêts corporatifs qui nous tient lieu de premier ministre se trouvait hier
au Palais des Congrès de Montréal pour mousser son obsessif projet de braderie nationale
qu'est le Plan Nord.
(lire plutôt:Plan Mort)

Tel un mérou dans l'eau, notre digne représentant y alla de quelques blagues méprisantes
au sujet de la grève étudiante devant le parterre de ses amis requins-minier riant à gorge déployée.
Prenez garde de ne pas vous étouffer avec vos crevettes les amis.

Voyez comme il est à l'aise pendant que ces images tournées à peu près en même temps
à l'extérieur de l'édifice voyageaient un peu partout sur la planète.
Voyez comment il ajoute l'insulte à l'injure en riant ses propres blagues sinistres.

Regardons le masque du dinosaure tomber; comme si on l'avait ignoré depuis son accession
au pouvoir.

Un peu plus tard pour se défendre, il a dit avoir été cité hors contexte(!!) et qu'il ignorait
ce qui se passait à l'extérieur.(!!!)
Le Roi Charest, personnage le mieux informé ignorant ce qui se passe à l'extérieur
de son château, bien sûr. Contemplons sa Majesté l'Arrogance et la Suffisance Suprêmes.
Le premier homme de la province croit peut-être qu'on va avaler cette couleuvre
de l'ignorance prétendue; faut vraiment tous nous prendre pour des demeurés.
Tentatives de justification et d'éclaircissement ratées; j'y vois bien plus
un assombrissement additionnel du personnage par lui-même, qui ose ensuite
exiger la condamnation des "violences" étudiantes de la part
de leurs porte-parole pour entamer un semblant de négociation.

C'est abject et d'une hypocrisie sans nom.
Comme si ce n'était pas assez, il ne se passe presque pas un jour
sans qu'on assiste à des scandales de corruption,de collusion,de trafic d'influence,
de fraudes, nommez-les toutes et ce, à tous les niveaux politiques du Québec.
Si j'étais vulgaire je dirais que la marde sort quotidiennement par tous les tuyaux.
Je n'ignore cependant pas que partout où il y a de l'humain il y a de l'erreur,
mais de voir toute cette corruption érigée en système tentaculaire
donne la nausée.

Crise sociale majeure, délibérément nourrie par le laisser-faire de ce gouvernement.
Consolons-nous à l'idée d'élections prochaines, en espérant un taux de participation
record de toutes les couches de la société avec un appel particulier envers la
jeunesse.

On est mûrs pour un GRAND ménage printanier.



jeudi 19 avril 2012

Dérive fasciste




Ce matin même, au centre-ville de Montréal.

"Ainsi commence le fascisme. Il ne dit jamais son nom, il rampe,
il flotte,quand il montre le bout de son nez,on dit: C'est lui?
Vous croyez? Il ne faut rien exagérer!
Et puis un jour on le prend dans la gueule
et il est trop tard pour l'expulser. »
- Françoise Giroud, écrivaine française


Un gouvernement méprisant sa jeunesse
méprise son propre avenir.Vous n'avez pas idée,
chers lecteurs,à quel point les médias de masse
désinforment, manipulent les faits,
déforment la réalité au profit du pouvoir indigne en place.
C'est un chance d'avoir internet pour voir
ce qui se passe ici en ce moment.

En quoi ces gens pacifiques méritaient une telle violence
policière?! Les arrestations arbitraires augmentent,
on force des profs à enseigner,des firmes de sécurité
privées envoient leurs sbires dans les universités,
matraques à la ceinture.

Gouvernement de sourds et aveugles laissant volontairement
s'étirer une grève historique afin de pouvoir ensuite
dénoncer des actes de vandalisme pour tenter de s'attirer
la faveur de l'opinion publique,tout en brutalisant
des manifestations pacifiques.
C'est ignoble.

Je croyais pas un jour ressentir une telle honte
et un tel dégoût devant un gouvernement.
J'ai honte depuis 2003, année où John James Charest
fut porté au pouvoir.

Délire kafkaïen à Gatineau




Ou comment prendre un canon pour tuer une mouche sans se fatiguer.


Photo: K-Rin Glandon

mercredi 18 avril 2012

Le Mal être




Je n'ai pas vu son précédent: AntiChrist
mais j'en ai vu plusieurs:
Breaking the Waves, The Kingdom, The Idiots,
Dancer in the Dark, Europa...
Lars Von Trier a récemment souffert et souffre encore
des séquelles d'une dépression nerveuse
au sortir du visionnement de son dernier film:
"Melancholia".

Malgré une scène d'ouverture transcendante
et imaginative à souhait durant 7 bonnes minutes
sans un seul mot prononcé,
j'ai trouvé le reste du film plus difficile,
redondant et mégalomane sur les bords.
Le feu sacré couve toujours
mais est ici pas mal évacué au profit d'un témoignage
psychologique par actrices interposées.

Casting int'l et performances d'acteurs irréprochables.
Kirsten Dunst la première, en mariée dépressive.
(Prix d'interprétation mérité)
Charlotte Rampling,Stellan Skaarsgard,Kiefer Sutherland
remarquables.
Un grand maître déprimé s'exprimant par la caméra
pour témoigner de sa dépression nerveuse
via ses personnages.C'est déjà ça de donné à sa façon.
C'est aussi le sujet d'une cérémonie de mariage
qui virera au vinaigre puis à la fin du monde.

Perso, je m'attendais à plus après une telle scène
d'ouverture, digne de son grand talent de cinéaste.

Bref.
Ni réjoui, ni déçu.

dimanche 15 avril 2012

Merci, Nicolas Dickner

Merci d'avoir présenté et partagé le travail
de l'écrivain à travers ton oeil signé
durant 6 belles années.
Ta vision personnelle du monde à travers des chroniques
hebdomadaires au Voir a certainement profité
à bien des gens.

Merci aussi à Tristan Malavoy-Racine
d'avoir permis tout cela.
Chapeau à toi pour la liberté accordée.

Bonne route les amis.

Je me souviendrai
du sens aigüe de l'observation,
de l'humour,des subtils détours narratifs
et de la rigueur intellectuelle à chaque semaine
appliqués pour nous emmener au centre
de ta pensée.

Elle me manquera.
Je renouerai avec elle en lisant
tes bouquins anciens et futurs.

Have fun, Mister D.

Addendum(17-04):

Un recueil de ses meilleures chroniques parues dans l'hebdo
susmentionné fut publié en novembre dernier sous le titre:
"Le Romancier portatif" aux Éditions Alto
et dont les profits de la vente seront versés
à la Fondation pour l'alphabétisation.

Votre esprit -j'oserai même ajouter votre âme-
se réjouiront je l'espère du menu livresque,
favorisant en même temps l'accessibilité
des lettres à des personnes moins choyées
par la vie.
C'est beau de voir un grand talent
aussi altruiste.

52 chroniques rassemblées.
Difficiles à décrire tant l'unicité
de la vision et des angles(j'allais écrire de l'angle)
empruntés partent ou aboutissent au centre vers ses côtés
ou l'inverse. C'est rarement dispersé et la plupart du temps
focusé sur un seul ou deux sujets par chronique.

Lire Dickner ressemble à l'écoute d'une musique inconnue
à mes oreilles.Un compositeur.Original.Il réfléchit beaucoup,aussi.
Chose assez rare en 2012 vu la quantité astronomique d'interprètes
jouant une partition qui les précède de plusieurs années.
Il nous parle souvent du métier d'écrivain,
sa tuyauterie, ses aléas, ses difficultés.
Bref, il travaille fort et ça se voit même pas.
J'ai très rarement lu un écrivain capable
de transmettre à ses lecteurs le résultat
de telles observations microscopiques avec autant de bonheur
et d'humour.

Lisez-le si ça vous tente,
vous m'en donnerez peut-être des nouvelles.

Blague du dimanche






Merci Anne des Ocreries.
Fou rire jurant avec la morosité ambiante.

dimanche 8 avril 2012

Joyeuses Pâques!




La musique est assez poche, surtout celle des génériques.
Le film est cependant bien bon.
Très bon même.
Pas un inconditionnel de Tim Burton mais presque.
Sans lui, la cinématographie mondiale
manquerait sa signature et dans ce cas-ci
assez pétée merci.

C'est somptueux dans le pestacle;
imaginatif, original, imprévisible
ET critique sociale assez virulente par moments.
Sans compter le soin méticuleux qu'il apporte
au scénario et à l'image. Casting irréprochable.
Djeuni Depp excelle dans le rôle.

Fervent fantaisiste à l'imagination débridée.
Tim Burton fait beaucoup de bien à l'humanité.

Merci, Tim.

Deux doigts





Merci à Mélissa.

Un chauffard dans le rang

J'étais entre chien et loup, en période de légère insomnie.
Je me souviens avoir regardé l'heure
après son passage: 04:15 approximativement.
Exactement là où j'étais; ni endormi,ni réveillé.
Au point où ta conscience permet une perception
aigüe de tous les environnements du corps et de l'esprit
lorsqu'ils sont à l'horizontale en même temps de la possession
et l'expérience du bruit et ses distances sur une route
de campagne familière.

Le bruit qu'il a fait est indescriptible.
Il aurait fallu mettre en place tout un système
de caméras et de micros pour capter son grabuge
hyper-rapide.
À l'oreille, il siffla comme une fusée. Terrestre.
Son moteur ne vrombissait pas, il rugissait.
Le son d'une mécanique automobile poussée à son extrême limite
en une seule seconde sur 400 mètres.

Le temps de dire ROUAHR... That's about it.
Une crevaison, une fraction de seconde
d'inattention, un quidam sortant de sa cour
et c'est la mort bruyante au rendez-vous.

J'ai fait des folies de vitesse.
Je suis pas différent des autres,
j'ai été fou et le suis encore.
Je choisissais cependant des endroits
isolés et sans maisons proches de la route
pour donner libre cours à ma jeunesse.

Ce n'est pas le cas de celui dont je parle ici.
L'endroit en question est en ligne droite
sur 2 kilomètres mais les maisons sont
en grande majorité très près de la route,
en plus d'être assez nombreuses.

Je connais ce coin d'pays comme le fond
de ma petite poche arrière de droite.
Une vitesse aussi folle dans ce rang
m'a frappé comme une claque en pleine face.

Il roulait très facilement à 140km/hre
dans une zone de 70. Ce n'est pas
la première fois qu'il sévit sans que quiconque
puisse l'identifier jusqu'à maintenant parait-il.
À cette vitesse que j'estime très conservatrice,
n'importe lequel chauffeur peut frapper un mur
dans cette région de campagne où les gens reculent
et avancent un peu nonchalamment de leur propriété.
Ben relaxes.

Il existe en ce monde des faits divers
de fous du volant s'encastrant
dans une maison, se tuant ou tuant d'autres
innocents par négligence et d'autres façons.
C'est ici un cas répétitif qui m'importe
dans ce coin de la planète.

Je tenterai de connaître la vérité,
peu m'importe son âge et ses résultats
improbables.

vendredi 6 avril 2012

Vieille Histoire



AVANT: "Nous vous servirons" APRÈS: "On se servira"


Via Anne des Ocreries et Marco Manfredi.

Quatuor Mains Libres





Il est de retour au grand bonheur de nos oreilles.
Ce soir 20 hres,à la salle Louis-Philippe Poisson
du complexe de la Maison de la culture à Trois-Rivières.
374 des Forges

Billets en vente à la porte au coût de
20 malheureuses piastres.

Pour ceux ne pouvant y assister,
le concert sera retransmis en direct ce soir
20 hres à cette adresse.


Gratos!
Cé ti pas bo la techno.

Site officiel

lundi 2 avril 2012

Libres

Il faut garder la parole et l'écrit libres
de toute influence.

En 2012 comme en 1990, 1970, 1860, 1769 ou 1642.

Les habits et politiques changent
mais non la volonté ni le désir
d'un monde meilleur à travers les époques.

samedi 31 mars 2012

The Town







Adapté du roman de Chuck Hogan, Le Prince des braqueurs.

Des braquages de banques ont lieu chaque année à Boston.
La plupart des braqueurs "professionnels" habitent un quartier
de 1,6 km2 appelé Charlestown.

Doug MacRay fait partie du lot, mais, contrairement aux autres,
il aurait pu échapper à son destin en refusant de suivre
l'exemple d'un père criminel. Au lieu de cela, il a pris la tête
d'un gang de durs qui se targue de réussir chaque coup
sans répandre le sang.
Cette bande constitue sa seule famille;
son "frère" est le colérique et impulsif Jem.

Tout change le jour où Jem prend brièvement en otage
une directrice de banque, Claire Keesey.
Lorsqu'ils découvrent qu'elle habite Charlestown,
Jem s'inquiète de savoir si elle serait en mesure de le reconnaître.
Sachant son complice capable de tout, Doug prend l'affaire en main.
Il entre en contact avec Claire, qui ne soupçonne pas un instant
que cet inconnu rencontré "par hasard" est l'un des gangsters
qui la terrorisa quelques jours plus tôt.

Une relation passionnelle se noue entre eux,
et Doug n'a bientôt plus qu'un désir : changer de vie,
fuir Boston avant que n'aboutisse l'enquête de l'Agent Frawley
et que Jem ne questionne sa loyauté.
Mais comment éviter de mettre Claire en danger?
Doug(Dougue en québécois)voit tous ses choix
se réduire à une simple alternative :
trahir ses amis ou perdre la femme qu'il aime…
(Ça chiera solide entre les deux).
Voilà.

Comment peut-on affubler un nouveau-né
d'un prénom pareil: Dougue, c'est vraiment ridicule.

Le film fut présenté hors compétition à la 67ème Mostra de Venise.
Bien sûr, let's Dougue and Boogy!

Bon. Je suis pas un fan de Ben Affleck.
Plus souvent qu'autrement je trouve qu'il joue comme un veau.
Cette fois-ci c'est différent. Très différent.
Dans ce film il est acteur, directeur, co-scénariste et producteur associé.
Il est aussi originaire de cette ville: Boston.

Ça se voit à l'écran. La ville tient un rôle important.
Boston est très bien filmée. La direction d'acteurs
et la mise en scène sont remarquables.
Il joue aussi très bien avec les codes du film polar.
Tous les acteurs excellent dans leur rôle, ils sont tous très bons.
Lui-même inclus.
Bref, ya du coeur et des tripes dans ce film.

Affleck y est certainement pour quelque chose.
L'âme, peut-être.

Stephane Gendron, viens voir un peu...





Prends bien le temps de te regarder Stéphane.
Miroir Miroir! Dis-moi qui est le plus beau,
le plus fin, le plus intelligent.

Tu aimes bien les caméras n'est-ce pas Gendron?

La Télé-Concon présente l'émission:

"Con et Conne Incorporés".

Épisode X d'une station-télé généraliste à vomir,
visant le plus petit dénominateur commun.

Aujourd'hui on écrase de l'étudiant!
Stay tuned.
We'll be back after these turds.

Les plus méprisables sont ceux qui vous engagent,
toi et cette mamzelle Botox.
Vous n'êtes que la façade d'une idéologie
puante de la gueule et vous les remerciez
ensuite de vous baiser lorsque vous encaissez vos chèques.

Peu m'importe ton idéologie Gendron.
Vas-y mon vieux masturbe-toi devant l'écran.
On t'avertirait d'une caméra morte
que tu prendrais tout de même ton pied pourquoi?
Parce que tu es mortifère!

Tu existes jamais autant qu'un objectif planté
devant ta petite face.
Fasciste de village. Mussolini de province.
Singe télévisuel.
Sombre crétin,t'es une vraie honte.

Viens donc te payer une traite avec Tonton Ivan
juste une fois.
Tu te grilles toi-même anyway, t'as besoin de l'aide
de personne. Creuse ton trou davantage,
on te fournira le cercueil gratos
un de ces jours.

mercredi 28 mars 2012

Printemps érable





Sur la place publique


Mes camarades au long cours de ma jeunesse
si je fus le haut lieu de mon poème maintenant
je suis sur la place publique avec les miens
et mon poème a pris le mors obscur de nos combats

Longtemps je fus ce poète au visage conforme
qui frissonnait dans les parallèles de ses pensées
qui s'étiolait en rage dans la soie des désespoirs
et son cœur raillait la crue des injustices
Maintenant je sais nos êtres en détresse dans le siècle
je vois notre infériorité et j'ai mal en chacun de nous

Aujourd'hui sur la place publique qui murmure
j'entends la bête tourner dans nos pas
j'entends surgir dans le grand inconscient résineux
les tourbillons des abattis de nos colères

Mon amour tu es là, fière dans ces jours
nous nous aimons d'une force égale à ce qui nous sépare
la rance odeur de métal et d'intérêts croulants
Tu sais que je peux revenir et rester près de toi
ce n'est pas le sang, ni l'anarchie ou la guerre
et pourtant je lutte, je te le jure, je lutte
parce que je suis en danger de moi-même à toi
et tous deux le sommes de nous-mêmes aux autres
les poètes de ce temps montent la garde du monde
car le péril est dans nos poutres, la confusion
une brunante dans nos profondeurs et nos surfaces
nos consciences sont éparpillées dans les débris
de nos miroirs, nos gestes des simulacres de libertés
je ne chante plus je pousse la pierre de mon corps

Je suis sur la place publique avec les miens
la poésie n'a pas à rougir de moi
j'ai su qu'une espérance soulevait ce monde jusqu'ici.

(Gaston Miron, « La vie agonique »,
dans L’homme rapaillé)




Merci à Gaétan,Marco et Rafaël pour la trouvaille vidéo.

mardi 27 mars 2012

mercredi 21 mars 2012

Politique

Saletés gouvernantes.
Petites crasses de mèche entre elles.
Vieux Crounches au service
des intérêts de la caisse électorale.
Les ascenseurs qui montent et descendent
ils connaissent.

État mafieux sous gouvernance libérale
de la grande famille Libérale sous
John James Charest. Les vieux partis
politiques sont tous pareils ou presque.
Cette histoire est si vieille...

Des poils grisonnants au trou du cul
et des ongles incarnés dans les yeux.
Moui, de vrais leaders incarnant le changement,
qu'ils disaient.
Censés protéger le bien commun, qu'ils disaient.

Mais kesse ke c'est ça,
le bien commun?

J'sais pas moi; vous savez
on m'paie pas pour réfléchir,
d'autres le font à ma place pis
ça fait ben mon affaire.

Mon boss me dit de faire une chose
alors j'exécute; tant q'mon tchèque
est déposé automatique et que j'peux
payer mon hypothèque pis ma piscine
ça va; mais j'commence à trouver
ça cher pour gaser l'char
à toué s'maines.

Faudrait pas exagérer tout de même.

lundi 19 mars 2012

Primeur





Ceci est un apéro-maison annonçant
ma première réalisation filmique.
Toute la patente se déclinera
en trois parties ouèbe, ici et ailleurs.

Une oeuvre tricéphale durant plus d'une heure;
à la mesure de chacun des protagonistes présents
de coeur de corps et de tête, tels que nous le fûmes
en ce 26 novembre 2011 et au-delà.

C'est une entrevue amicale conséquemment suggestive.
Très suggestive et légèrement déconstruite.
L'objectivité étant absente de l'art.

Bref,
il faut tout lâcher et faire ouvertement
face aux critiques un m'ment donné.

;-)

dimanche 18 mars 2012

La mort discutée

"Les défunts n`ont pas l`impression d`avoir perdu les vivants.
Ce sont plutôt les vivants qui croient avoir perdu
ceux qu'ils chérissaient."


Sophie St-Hilaire.

lundi 12 mars 2012

Casquer pour les autres




Trop prévenants les mecs.
Remercions-les.
"Attention à votre tête".

Bien sûr, où l'avais-je donc?!

Prenez bien soin de ne pas la faire
se rencontrer avec le bâton de notre répression.
Votre tête n'a pas d'affaire là.
Mettez plutôt vos corps et âmes là où on vous le dit,
sans créer de vagues.

Ne soyez pas au mauvais endroit
au mauvais moment sinon vous pourriez
en souffrir à l'avenir.

Ouah la vache...
Merci de nous avertir messieurs,
c'est trop de bonté.


(Remerciements à Gomeux pour la belle photo)

samedi 10 mars 2012

Intermède




C'est pas possible c'te morceau de musique.
Pourtant oui.
Je le redécouvre grâce au Goth,
un grand ami à moi.
C'est si beau, on voudrait y toucher.
Tel un fruit charnu gorgé de sève, à point,
cueilli d'un arbre inconnu,
partagé avec le monde entier
et ne se dégustant qu'avec les tympans.

Si on me donnait ce pouvoir, j'arrêterais tout sur cette planète;
de Guadalajara à Ouagadougou, de Mogadiscio à New Delhi,
de Montréal à Los Angeles.
Je figerais le temps et les gens, je les rendrais aveugles
et muets le temps de cette pièce.
Ils ne pourraient qu'écouter.
Les 5 ou 6 milliards d'êtres humains
ne seraient plus qu'en paires d'oreilles.

Quel éclat!
Beauté!
Quelle finesse dans les nuances et l'exécution.
Ça vibre de partout à chacune des notes.

L'humain est capable du meilleur, parfois.
Je garde espoir quand j'écoute des trucs pareils.

Ne sentez-vous pas quelque chose s'annonçant?
Mais mais mais...

Ça sent l'printemps!

mercredi 7 mars 2012

Faire du cinéma

C'est un ostie d'bateau à diriger.
C'est le mariage d'un bras doit avec le bras gauche
sur un même tronc avec une seule tête, et encore plus.
Plusieurs têtes!

Faire du cinéma ici, c'est accepter de composer avec une hydre.

Ultimement c'est l'histoire d'un réalisateur et des acteurs,
avec un monteur et un directeur photo regardant dans la même direction;
la vision et l'incarnation conjuguées à l'écran.

C'est la ribouldingue.
Une danse, une équipée folle
avec un seul capitaine
tenant la barre contre vents et marées.

Une saga humaine, un jeu ponctuel
où tous les protagonistes se donnent
à fond pour l'art et une oeuvre commune
pendant quelques jours ou quelques semaines,
avec un salaire de misère lorsque le budget le permet.

Tout le monde devient riche ici avec l'art.
C'est internationalement connu,
d'où le paradis fiscal pour les américains
tournant des films ici ya pas si longtemps,
lorsque leur dollar était fort.

Ils nous appelaient "Les Mexicains du Nord"
lorsque leur dollar valait deux fois le nôtre.
Astheure, ils l'ont dans l'cul avec le baril
de pitrole à 100 dollars et notre piastre
au-delà de la leur.

Fuck off and die.
It's in your face now.
You like oil, pay for it
before you drink it!

Remercions ensemble nos sables bitumineux,
frères et soeurs canadiens.

On a un bel avenir devant nous.