samedi 20 novembre 2010

Homo Sapiens Consommus



Voilà déjà deux bonnes semaines que j'ai
entendu la première maudite chanson plate
de Noël. Tout de suite après l'Halloween en fait,
presque deux mois d'avance!
Encore 5 semaines de folie collective
et d'abrutissement musical à se farcir.
"Beam me up Scotty!"

Faisons donc le tour d'une année de l'homo sapiens consommus!
Histoire d'en rigoler un peu à défaut d'en pleurer.

Janvier.
Les soldes d'après Noël!
Les épargnes! Dépêchez-vous, venez épargner!
Quoi,vous avez pas encore loadé vos cartes de crédit bande de pingres?!
Vous allez m'accoter votre limite pis ça presse! 
Faut vraiment être un dégénéré fini pour être sans dettes, tsss.


Février
C'est la St-Valentin! 
Chocolat,fleurs,restos allez, à fond la caisse!
Que j'en vois un oublier l'être aimé avec un simple
baiser tendre, un regard doux et de belles paroles! 

Mars
Pâques arrive à grands pas, préparez-vous!
Ne restez pas dans votre coin à compter
votre fric,claquez-le. C'est un ordre.
Vous n'avez aucune excuse.

Avril
Pâques est là!
Du chocolat, mmh pas très original.

Faites mieux! 
Endettez-vous pour la vie en vous
offrant une maison de luxe dont l'hypothèque
bouffe tout votre budget sans aucune marge
pour l'imprévu. Ça c'est parler!


Mai

C'est la fête des Mères!
Fais pas ton cheap,cé pas l'temps là.
La co-auteure de tes jours mérite 
ce qu'il y a de mieux. Dépense!


Juin
C'est la fête des Pères!
Pas encore le temps de faire le cheap.
Vide ton compte en banque pour l'homme
qui t'a engendré.Offre-lui des biens matériels,
c'est ce qu'il y a de mieux tout le monde sait ça!
Tu te referas en bossant comme un cul terreux 
les mois prochains.



Juillet
Eeuhh. Juillet.
Ben ya rien j'pense. On consomme rien.
On fait rien. C'est la fête de Rien.
On s'offre des petits riens tout neufs!
Mais qu'est-ce que je raconte!?
Ya pas de crasse fête marchande?! 
Scandale! Faudra trouver un prétexte pis vite.
L'homo consommus ne supporte pas le silence, 
le dénuement et la simplicité volontaire.
En attendant, gâte-toi! Consomme!
Achète plus de biens qui définissent ton identité 
face à tes pairs et inscrivent ton existence
dans notre époque merveilleuse!

Août
La Rentrée des classes s'en vient!
Faut s'y préparer non mais ho!
C'est l'temps de se projeter
via sa progéniture! 
Vous voulez tout de même pas 
que vos petiots aient l'air de bouseux
à l'école! Chaque année vous renouvelez
donc leur garde-robe à ces braves petits.
À fond la caisse j'ai dit!

Septembre
La fête du Travail, hihi.
Houhou. Haha.
Encore une chance que ça ne dure qu'une journée 
sinon vous feriez comment pour consommer?!
Fainéants!
Achetez-vous du temps libre à prix d'or
pour vous pogner le beigne et faire ce que vous voulez!
Huhu.


Octobre
Mais mais...
C'est l'Halloween qui s'en vient!
Il faut vite trouver un déguisement
qui en jette. Jetez votre argent par les fenêtres
en faisant décorer votre maison par des professionnels!
L'Halloween, la fête qui dresse
des masques révélateurs.Tout le monde 
chez la maquilleuse professionnelle aussi!
Et à grands frais siouplait.
L'économie faut que ça roule sinon 
où allons-nous je vous le demande!


Novembre
Le mois des morts occulté par le mercantilisme.
Un coup de génie! Fallait y penser! Noël Noël !
Sitôt vos citrouilles à la poubelle je veux vous voir
avec vos guirlandes, vos sapins cultivés, vos bouboules
et votre porte-feuille dégainé,c'est clair!?
C'est la totale une fois par année! Cash, cartes de crédit,chèques.
Toute la bastringue va y passer c'est moi qui vous le dit.
Vous en aurez pour des mois à vous devoir le cul.
Beaucoup de plaisir en perspective!

Décembre
Sainte Nuit  Douce Nuit
Dans le noir j'ai occis
Au Centre d'achats
les fous ont joui


Je consomme, donc je suis.
 
  

vendredi 19 novembre 2010

Pour en finir avec Curling.

J'essaie de mettre toute cette histoire derrière moi.
En même temps on me l'assène par médias interposés
et critiques dithyrambiques.

Résumons:
Il y a un an ou presque deux, Denis Côté m'a soumis son scénario
Curling en lecture. Lui ai fait part de mes commentaires.
S'ensuivit quelques échanges significatifs quant à la nature
même du personnage principal, des dialogues, de l'orientation générale
de l'histoire, de quelques corrections scénaristiques, puis des simples fautes de français.
J'y ai passé une bonne journée mais peu importe,
je faisais cela dans l'temps gratos et avec plaisir.
Là où ça a commencé à frictionner comme on dit
c'est quand je lui ai demandé de m'inclure au générique.
Par deux fois en tant que "conseiller ou collaborateur scénaristique".
Sans réponse de sa part. Après deux demandes répétées
j'estimais cela suffisant.Faute de réponse négative ou positive de sa part
je me suis dit:
"Ok, il répond pas. Attendons le film pour voir ce qu'il en sera."

Or au générique du film j'ai vu ma collaboration au scénario ignorée.
C'est ma parole contre la sienne en ce qui concerne
ce criss de scénario auquel j'ai collaboré, il n'y avait pas de contrat
mais ma conscience restera à jamais tranquille.
Encore une fois et j'en démorderai pas,
j'ai collaboré à ce scénario, ça se voit à l'écran.

Ceux et celles me croyant capable d'opportunisme crasse
me connaissent bien mal et bien peu. J'ai autre chose à faire
que me battre contre un moulin à vents; je prendrais pas la plume
pour discréditer un cinéaste dont je respecte la démarche artistique
sans me savoir lésé par lui en premier.

Maintenant, concernant mon attaque soi-disant publique
à son endroit que j'ai d'ailleurs effacée, je dirai ceci et cela:
je l'ai faite chez-moi et Denis Côté est un personnage public.
Qu'il assume donc en premier son personnage égocentrique
à outrance et deuxièmement ses faiblesses d'écrivain aux scénaris.
Je l'ai attaqué parce que je lui ai demandé par deux fois, sans réponse.
Faque j'me suis dit qu'il valait mieux attendre de voir le film
sur les écrans avant de déblatérer.

Moi perso je crains rien ou presque, j'en ai rien à foutre anywaY.
Rien à branler là, mais vraiment, si vous z'avez des questions pointues
et/ou généralistes, vous gênez pas!
C'est quasiment derrière moi
mais il aura su ce que je pense de lui au final.
Et jamais je me priverai, pour quiconque d'ailleurs!
Au moins vous savez à qui vous avez
affaire avec moi...
Le mythique critique aquatique du cinoche québécois
devenu cinéaste et que la critique complaisante montréalaise porte aux nues!
Un piédestal, passe encore pour la direction d'acteurs et la création d'atmosphères
comme le dit si mal Odile Tremblay du Deeuuvoir, mais pour l'écriture le mec
est pour le moins insécure vu la masse de gens ayant lu son dernier scénario.

J'invente e-rien.
C'est encore une fois ma parole contre la sienne, gratos.
Que lui coûtait-il de m'inclure dans la collabo du scénario?
Rien. Pas une crisse de cenne, mais un peu moins de son égo.
Juste un nom à ses côtés.

De cela, jamais je démordrai.
Ma conscience est tranquille
en dépit.

Je veux plus en parler,
c'est simple.

Ça aura au moins eu le mérite
de me rendre totalement objectif
face à son oeuvre.

See ya somewhere
somehow...
On en reparlera d'ailleurs un jour, de la critique Mourialaise...

*Mise au point finale, lundi 22 nov.2010*
J'assume le coup de gueule.
Fallait que ça sorte.La distance prise
de ma part face à cette histoire conjuguée à l'opinion d'amis
m'ont aidés à relativiser malgré tout et c'est pas comme s'il avait
tout balayé du revers de la main. Obviously he cares.

Lire mes commentaires à la fin. Histoire terminée.
La vie continue, droit devant.

Dans un cinéma près de chez-vous



                                                       "Le Distributeur"


Mettant en vedette:
Le Maire d'une banlieue nommée Laval.

Série Z . Le maire d'une ville populeuse de province se voit accusé
de tentative de corruption envers d'autres élus d'allégeance diverses
à travers une saga politique de 21 ans marquée par les irrégularités
de son Royaume.
Scénario prévisible et remâché à la sauce 2010. Acteurs médiocres.
Nombreux rebondissements sous la table. Enveloppes blanches
bourrées de billets verts. Scènes de lit à l'avenant.
Finale dans la note voulue.

Cote météofilmo:  7  
7 étant le vocable chiffré de "minable" par nos critiques. 

jeudi 11 novembre 2010

Soirée bénéfice de Amnistie Internationale...

                                             ...Pour les enfants soldats.


Au cinéma Beaubien,(2396 Beaubien est,métro Beaubien et autobus 18 direction est)
lundi le 15 novembre à 19hres30.
Tous les revenus de la soirée iront à Amnistie Internationale.
Billets à l'entrée seulement: $20. ($10.étudiants)

L'ARMÉE SILENCIEUSE, un film de Jean Van de Velde (Pays Bas 2009)  
Gagnant du " Grand Prix " au Festival international du film Black de Montréal, 
Sélection Officielle-Festival de Cannes-"Un certain regard".


D'une pierre deux coups: l'occasion de voir un film dont j'ai lu du bien
et de participer au financement de la campagne de sensibilisation
de Amnistie Internationale sur les enfants soldats.

Le film prend l'affiche le 19 novembre 
aux cinémas Beaubien et Quartier Latin.

La Bande-Annonce.

À Daniel Lanois: musique is the best.

Amen.

Rien ne change

Ze Parrain Sicilien de Montreal is dead.



Nick Rizzuto, 86 ans. Abattu chez-lui,dans sa maison,
à distance par une seule balle à travers une fenêtre,
par l'arrière de sa très luxueuse demeure, via un boisé
duquel le chat meurtrier s'est échappé
sans laisser de trace manifeste, il semblerait.

De loin et le soir tombé, par un plus-que-professionnel.
Un oeil d'aigle assuré et bien équipé, lunette et silencieux fournis.

"Poup!"  Il est parti.
C'est très facile pour moi d'imaginer
de telles scènes, ayant vu et revu "The Godfather",
"Goodfellas" et bien d'autres bons films du genre.

Sauf que dans ce cas-ci, il y a de la dentelle
Montréalaise qui n'existe pas dans les films ou séries vues
sur le sujet personnellement.
Une première dans le genre, en gros.

Les journalistes spécialisés disent à ce sujet qu'il n'y aura plus
un Parrain unique désormais mais une collaboration
de familles et que ce meurtre signe la fin d'une époque
en nos terres après 25 ans de règne
incontesté par la famille sicilienne.

Ok, je veux bien. So What?
La pieuvre est là pour rester malgré tous les discours
politiques qui déchirent leurs chemises publiques à propos de la vertu
alors qu'ils sont eux-mêmes corrompus.
On vit une époque formidable.

Same shit, different faces.
Same job, different day.

"Tu vivras par le couteau et le revolver,
et tu mourras par le couteau et le revolver".

Ceux qui s'y objectent le font au péril de leur vie
relativement courte ou longue, dépendamment des cas.


Sois le bienvenu dans notre monde, mon enfant.

dimanche 7 novembre 2010

Phylactère Cola




Intermède en deux dimensions.
Entre-deux existentiel.
Rions un peu, petit Patapon.

samedi 30 octobre 2010

Trader's clin d'oeil


 
                     
                    Avec sa permission, invitation lui est faite pour une description.

dimanche 17 octobre 2010

Para los " trenta y tres ".




Il y aura de la nourriture sur la table ce soir
Il y aura une paie dans ta poche ce soir

Mon coeur est arraché,écrasé et brisé
Ma vie ne vaut pas plus qu'une cenne
Qui frappera le silex sur la pierre en me disant pourquoi?

Si je crie la nuit il y a une réponse de silence bleu
L'écran n'est aucun réconfort, je ne puis dire ma peine
Ils ont éteint les lumières à la porte du ciel
et je ne sais pourquoi

Mais si je travaille toute la journée dans la mine du ciel bleu
Il y aura de la nourriture sur la table ce soir
Encore je monte et descend dans la mine du ciel bleu
Il y aura une paie dans ta poche ce soir

Les marchands de bonbons pauvres mentent aux actionnaires
Ils se croisent les doigts, ils paient les faiseurs de vérité
Leurs rapports de profits brisent le ciel
Et j'attends le médicament à leur jonction

La sueur de mon front nourrissant le moteur
En espérant que les miettes dans ma poche
Me feront durer une autre nuit

Si la compagnie minière du ciel bleu ne vient pas à ma rescousse
Si la compagnie sucrière de raffinerie ne me sauve pas
Qui me sauvera?

Mais si je travaille toute la journée dans la mine du ciel bleu
(il y aura de la nourriture sur la table ce soir)
Si je monte et descend dans la mine du ciel bleu
(il y aura une paie dans ta poche ce soir)

Quelques-uns ont navigué d'un rivage éloigné
Et la compagnie prend ce que la compagnie veut
Rien de plus précieux
Qu'un trou dans le sol


À la fin la pluie tombe
Lavant les rues de la mine au ciel bleu.

samedi 16 octobre 2010

Retour sur le 9 octobre

Pas évidente l'utilisation du flash en photo avec un appareil bas de gamme.
Il faudra bien un jour que je m'équipe d'un appareil photo numérique
digne de ce nom parce que les photos prises cette soirée-là
sont toutes nulles, sauf exception.



                                  Main gauche prête.


Et encore, faut être indulgent et aimer le "flou".
En voyant instantanément le résultat sur le mini-écran
de mon Polaroid je n'ai pas insisté, sachant d'ores et déjà
que ce ne serait pas terrible.
Voici donc les clichés trouvant grâce à mes yeux:

Ci-dessus nous voyons Blue derrière un sac en papier brun.
On pourrait croire à une bouteille quelconque dedans,
or il n'en est rien. Le sac était vide et elle l'a rempli de son air
sous l'oeil vaguement approbateur de Plumitif  "Le Fugitif "
pour ensuite le faire éclater.
Pof!

Bleue est citoyenne du monde tout en restant soi-même.

Elle aime et sait voyager. Une vraie joueuse.
Doublement douée pour se faufiler
entre vos doigts tout en s'adaptant à merveille
avec son environnement proche.
Une femme du monde "innuendo" : intra et extra muros.






"Stay tuned, we'll be back after these."






Date charnière portant le sceau de l'amitié
transfrontalière; le virtuel ayant pavé la voie
en faisant son bout de chemin à travers les mois.
Hélène et Patrick ont finalement aboli  "The Last Frontier"
nous séparant; les deux faisant l'aller-retour Paris-Montréal.

Pour ma part lors de ce week end
j'ai bien vu ces écrans de cristaux liquides fondre
et se faire traverser par la réunion d'êtres ayant
en commun l'amitié et une sensibilité commune partagée.
Ces claviers conjugués, ces souris traînées,
ces commentaires échangés par blogues interposés
et cette réunion perdureront en amitié.




                                   Main gauche ressemblant au Manu Manu de Fred ...


Il se crée de ces amitiés qui dès leur première rencontre
témoignent de la maturité des âmes en présence.


J'y suis allé, j'ai vu et j'ai vécu.
C'était jouissif.
Toutes les personnes présentes
avec lesquelles j'ai échangé
m'ont ravi sans exception.
J'eus évidemment aimé parler
avec l'une et l'autre plus abondamment
tant la soirée s'y prêtait mais il y avait peu de temps
versus le nombre finalement.

Partie remise.

See you somewhere, somehow.

samedi 9 octobre 2010

Blue is here

Dans quelques heures à l'Absynthe:
tout un tas d'amis pour célébrer plusieures premières
extraordinaires dont la visite d'Helena Blue qui foule nos terres
pour la première fois, le "Off" lancement du premier roman
de Sandra Gordon "Les Corpuscules de Krause"
et le lancement officiel en musique de "L'Homme Renversé"
du band Masataq.

Avez-vous dit "intense"?
J'ai bien cru entendre ce mot.

jeudi 7 octobre 2010

Irina P.Lapalme





 
Le film est très très bien dans le genre risqué.
Original. Écrit et filmé du point de vue réaliste.
Classé "drame" mais ponctué de fous rires persos.
Le film fut tourné en anglais mais je l'ai vu
dans son excellente traduction française.
Co-production de cinq (!) pays européens:
Belgique-Luxembourg-Allemagne-Angleterre-France.
Quelques répétitions dans le scénario surtout dans les scènes
de cabine privée et du bar. Le film n'est pas parfait
mais tout de même remarquable sous plusieurs aspects.

Marianne Faithfull et Miki Manojlovic (le tenancier du bar)
sont magistraux dans des rôles casse-gueule.
Bonne musique, mais répétitive en long et en large.
Plusieures perles aux dialogues.

Occasion filmique à ne pas rater à mon avis.
Ne serait-ce que pour voir le désarroi d'une veuve
quinquagénaire mal prise avec le pognon manquant
et la famille proche à aider.
La scène où elle se retrouve confrontée
par ses "amies",  l'entrevue avec Miki...
Hilarant et triste en même temps.

Comme la vie.

mardi 5 octobre 2010

Aux insomniaques







Joli mariage d'une guitare avec une trompette.
Un lieu musical et prometteur que l'ami Ralph visite
à sa façon.

Gracieuseté du Goth.

dimanche 3 octobre 2010

Morceaux et pièces détachées

Faut vraiment résider en un endroit particulier de la géographie
planétaire pour en goûter tous ses bienfaits et ses calamités.

Vu un film réjouissant à Téléquébec hier soir:
"Irina P." (Belge,2006)
De S.Garbaski.

Synopsis:
Afin d'aider son fils Tom aux prises avec un petit-fils
malade chronique, une veuve anglaise s'improvise travailleuse du sexe
dans le quartier Soho de Londres.
Sujet improbable magistralement relevé.
Scénario imprévisible,musique minimaliste et répétitive,
z'auraient pu se forcer un peu plus sur la musique
mais ça m'a pas dérangé.

Mise en scène originale au service d'un scénario bien écrit.
Acteurs principaux inspirés et crédibles,
Marianne Faithfull donnant une leçon d'interprétation
caractérielle dans le rôle titre.

Doucement surréaliste.
À la Aki Kaurismaki, métissé d'anglais.
Surtout pas américain dans le traitement.

Bref, c'est à voir à mon avis.

..............


Boulot demain qui reprend.
Après une semaine de congé.
Pfffff.......
À quel point ce monde
est ancré dans le travail enchaîné en 2010.
J'en ai fait le tour depuis longtemps
et il m'insupporte.
Il m'ennuie et m'a rendu esclave depuis
des lustres.Chaque jour, chaque semaine,
chaque mois, chaque année.
C'est ma faute et ça ne l'est pas.
J'ai fait un choix, je le regrette maintenant.
J'aimerais m'en affranchir. Changer pour le mieux.
.....................

La guitare et l'écriture, mes hobbies.
Ah la belle Pepita et ses cent sons.
Le beau clavier et ses cent mots.
Le musicien tient son instrument près de lui
tel un enfant tenant son monde imaginaire
à portée, tout près.
C'est un monde meilleur que celui que nous connaissons.
...........

Alors que je ne faisais que pratiquer quelques arpèges
mon interlocutrice me dit:
"C'est berceuse que tu joues là.
Je m'endormirais à ces sons,
les enfants aussi."

À la bonne heure je m'endormirai le dernier,
paisiblement!

............

Autant j'ai aimé la ville jadis,
autant je désire la campagne maintenant.

mardi 28 septembre 2010

Une vieillerie toujours entraînante 35 ans après.






Mazette.
Ça fumait comme des trains, partout.
Ça dansait et faisait la bringue jusqu'aux petites heures.
Ça buvait et festoyait comme des cochons toute la criss de nuitte.
Le lendemain ça se levait frais comme des fleurs ponctuées de rosée.
Les années folles dingos...

Quand t'es jeune c'est génial.
Plus vieux, t'as l'blues d'la carcasse
au moins 2 jours de temps.

dimanche 26 septembre 2010

Blue in America





Elle a des couilles et un coeur gros comme ça.
Tellement gros que le tour de la terre
arrive à peine à l'atteindre.
Elle traversera avec son homme.

They will cross the mirror
et  l'Atlantique
par amour et amitié
en une occasion Gordon unique
en leur première visite.

C'est diablerie!
Ensorcellement!

Non.
C'est pur et poésie.
Blue et Gordon
en même temps.

(image de Fakir)

samedi 25 septembre 2010

Maïs 4





Farine, fécule, semoule, salade, crème.
Dans une semaine ou deux max, tout disparaîtra
après avoir poussé tranquillement pendant l'été
depuis le printemps à partir d'une simple graine
devenant plant à deux feuilles puis trois,quatre,cinq;
formant une tige feuillue pleine de promesses
et récoltée en même temps que la froidure annonçant l'automne
puis l'hiver et le printemps pour recommencer le cycle
québécois de nos quatre saisons d'Amérique du Nord francophone.

Maïs 3








Le sentier de l'agriculture est un chemin peu foulé
qui doit être constamment renouvelé.
En accord avec Dame.

Maïs 2





Viens écouter le vent, quidam.
Emprunte un tiens chemin.
Viens t'arrêter.


Le maïs offre une belle régularité.

Maïs 1





Champ de maïs.
Blé d'inde solide en terre.
Armée de plants pointant au ciel.
Régiment vert d'une graine les précédant.
Chacuns d'entre eux différents et productifs.
Individus végétaux multi-porteurs.

"J'aime ça j'aime ça l'agriculture,
faut que j'm'arrange pour que ça dure
ch'comme un fermier qui plante sa graine
faut qu'j'arrose ça, deux ou trois fois par semaine".

Corbeau. ;)

Vague d'épis en branche qu'il fait bon casser!
Casser du blé d'inde, la joie.
Centaines de grains originant d'un seul planté,
supervisé,entretenu et arrosé. Cultivé quoi.
L'agriculteur attentionné n'est pas seulement près de la vie.
Il la crée.
Celui qui crée la nourriture est un non seulement
un artiste de la terre mais un créateur de vie
égalant toutes les formes d'arts en ce monde
à mon avis.

Manger du maïs à même l'épi ou en l'égrenant
tout en contemplant la chute des grains
cuits et prometteurs que vous salez
et beurrez à votre goût.

Bref, un sommet gustatif incomparable
lorsque frais cueilli en plus d'un véritable
culte porté par une civilisation millénaire,
soient les Mayas d'Amérique du Sud.
Le maïs étant encore à la base
de plusieures de leurs recettes culinaires.

mercredi 22 septembre 2010

Quatuor "Mains Libres"







Vous vous dites un de ces jours un beau matin
en vous levant:
"Bon sang, j'écouterais bien de la guitare
 pour faire changement".

Ben j'ai trouvé exactement ce qu'il vous faut:
de la musique en quatuor bien tassée,
sans maniérisme avec passion et souffle conjugués
de musiciens doués, déjà entendus l'an dernier
interprétant le XIXe, le XXe et le XXIe siècle.

Diantre, est-ce cela possible en 2010?!
Absolument. Et à prix abordable j'ajouterai.
Les âmes des compositeurs
seront prestement incarnées
encore une fois le 29 septembre prochain
au rendez-vous du thé.

Au programme:

Stephan Rak
Raymond Scott
Joni Mitchell
Paolo Bellinati
François Gauthier
Kurt Weill
Manuel de Falla
Leo Brouwer
Tom Waits
Dusan Bogdanovic
Joseph Zarwinul
Funk Pearson.



Bonheur assuré.

dimanche 19 septembre 2010

The Ghost Writer






Ghost Writer
ou Ghost, en anglais.
Nègre,
en français.
Écrivain engagé dans l'ombre d'une personnalité
donnée, afin de l'aider anonymement dans la rédaction
d'un ouvrage littéraire généralement autobiographique
en voie de publication certaine, moyennant forte rétribution.


Le meilleur Roman Polanski vu depuis "Le Pianiste".
Un grand cru à ranger parmi ses grands films.
Remarquable en tous points à mon avis.
Adapté du roman "The Ghost" de Richard Harris.
Scénario co-signé par l'auteur et le cinéaste.

À la Hitchkock, sans copiage ni imitation déguisée,
original avec vision personnelle signée.
Témoignage du talent ô combien actuel
d'un cinéaste ayant peut-être inconsciemment
pressenti son avenir huis-clos en 2010.

Le spectateur n'en sait pas plus que le héros,
les deux avançant à tâtons, fascinés et inquiets
mais s'accrochant toujours à la recherche
d'une vérité politique improbable, grise et sombre
comme un château maudit sur bord de mer tumultueux.

Happés par une réalité qui les dépasse tous
malgré leurs moyens presque infinis.

J'avais l'impression de pénétrer dans la vie privée
des politiciens après qu'ils eurent régné sur un pays.
Cloîtrés et en même temps omniprésents à la télé.
Reclus, exposés et déconnectés à la Polanski.

Thriller politique d'atmosphère porté
par une mise en scène, une direction d'acteurs
et un sens narratif dignes du Grand 7e art.

Un des grands films vus cette année.
Tain.

samedi 18 septembre 2010

Un peu court, mais apprécié.







Quelques citations de ce bouquin
assez intéressant qui se lit d'une traite
tout en ayant peu à voir avec le sacré
des religions mais tout à propos
de la poésie(Rimbaud particulièrement),
la philosophie et la littérature mondiale
à travers les siècles qui passent sous l'oeil
érudit de Philippe Sollers.

Pour les fans de l'auteur qui le suivent,
mais un peu court à mon avis
dans le développement de sa pensée
vis à vis des auteurs auxquels il fait référence.
Ça se lit rapidement et ça fait un peu "érudit exalté"
par moments mais bon, j'aime bien Sollers
et j'ai appris par cette lecture.

Il est jamais ennuyeux et aura toujours
quelque chose d'intéressant et de réfléchi
à dire sur notre époque, ne serait-ce qu'en l'espace
de quelques phrases bien senties en contexte
de la littérature à laquelle il réfère dans ce cas-ci.


Bref, je partage avec vous
ceci et cela sans véritable jugement.



"Accomplir sans savoir pourquoi,
voilà le Tao".

La sainteté(ouh le mot tabou)selon Tchouang-tseu:

Il dose l'affirmation et la négation en se reposant 
sur le cours du ciel. Cela s'appelle une solidité ambivalente". 

Sollers rend ici accessible des textes
qui ne le seraient pas autrement;
il fait des corrélations et des amalgames
que je n'aurais pas cru possibles.
C'est tout à son honneur de valoriser
ces littératures en chassé-croisé.
Son livre n'est pas une analyse détaillée
et scientifique mais bien une appréciation
personnelle et subjective de textes poétiques
et philosophiques, tel celui de Lautréamont
romantique devant les mathématiques et
qui serait trop long à retranscrire sur ce billet.

Un bouquin pour lecteurs férus,
comme un courriel qu'on écrirait à ses amis
sur l'appréciation de certains auteurs
qui ont marqué leur temps..

Cela reste très subjectif indeed
en même temps qu'authentique
de sa part.
Le bougre n'a plus rien à prouver
tout en se livrant.
Honnête, franc et direct.
Pour les fans de Sollers.

Le génie est l'enfance retrouvée à volonté.
 Charles Baudelaire.

Ou encore celles-ci:
Comment apprend-t'on le Tao?
-Je l'ai appris du fils de l'écriture; celui-ci du petit-fils
de la lecture; celui-ci de l'illumination; celle-ci de l'attention
soutenue; celle-ci du travail pénible; celui-ci du chant;
celui-ci de l'obscurité profonde; celle-ci du vide suprême;
celui-ci du sans commencement."

Sollers est plus zen qu'il voudrait bien le dire au fond.
Il ose pas s'auto-proclamer en tant que tel
mais en fait grand état dans ce bouquin;
encore une fois je le cite qui cite ceci
à propos du Tao:

Que produit sa pratique?
Il voit l'obscurité et entend le silence.
Lui seul perçoit la lumière derrière l'obscurité;
lui seul perçoit l'harmonie derrière le silence.
Il approfondit sa vision et spiritualise 
son audition afin de pouvoir pénétrer la création
de l'existence et de l'essence. 
Dans son commerce avec les êtres, il s'établit 
dans le néant originel et il pourvoit aux
besoins de tous. Il sait s'adapter à toutes les 
circonstances: grand ou petit, long ou court,
lointain ou proche."

 Rien à ajouter,
sauf l'ouverture à en discuter.
Le bouquin est une invitation.


:-)

vendredi 10 septembre 2010

De la Guitare

Apprendre à jouer d'un nouvel instrument
passé 40 ans d'âge c'est pas une sinécure,
je puis humblement en témoigner.
Quadragénaire avancé, mes mains avec lesquelles
je gagne toujours durement ma vie ont pris des plis
difficiles à corriger sur un manche muni de six cordes
qui lui, exige une extrême précision de touche
pour en extraire les meilleurs sons possibles.

Ça se calcule en millimètres.
Un poil à côté et c'est "Ploink" ou "Poump" ou "Plok";
au lieu de "Tiing" ou "Dziing" ou "Bliing" :
sons qui représentent toute la différence
entre un bruit tombant au sol
ou une sonorité musicale s'en élevant.

Surtout la main gauche,étant droitier.
J'en arrache naturellement avec la gauche
et l'enchaînement des accords.
Les écarts de doigts à produire
et à enchaîner par la main gauche!
La droite ça va mais la gauche pff, je la pratique
deux fois plus avec des résultats
prenant deux fois plus de temps.

Mon prof m'avait averti:
"Apprends-donc sur une guitare classique,
les cordes en nylon te faciliteront la tâche".
Il avait raison en un sens mais je préfère le son
d'une guitare acoustique et je voulais apprendre
à la dure, allez je veux le son d'une acoustique
avec des cordes en métal ouais que je fasse
le plus d'efforts possibles dès le début
pour me pogner l'cul après sur une classique!

Hum.
Ça marche pas tout à fait comme ça.
La classique prend des ongles,
l'acoustique non.Deux sonorités différentes
pour des doigts munis ou pas, sauf qu'apprendre
sur une acoustique c'est bonne chance les aminches
dépendamment de la guitare et sa qualité de fabrication.
C'est très dur sur les doigts,au contraire d'une classique.
Les cordes de métal épuisent les doigts en peu de temps
contrairement aux cordes de nylon permettant
de jouer ou pratiquer bien plus longtemps.

Question de goût et/ou de discipline à mon avis.

Au début j'étais tout feu tout flamme,
muni de la volonté du jeune athlète impatient
d'en découdre devant le défi d'un saut,
d'une course ou d'un lancer, devant l'art .
Assoiffé, motivé et amoureux
des promesses silencieuses faites 
par simples regards posés sur l'instrument
récemment acquis.

Like a kid, I threw myself in
because of love.
Of music.

Pour finalement me heurter au mur du temps
et la vieillesse de mon corps conjugués
nécessitant pratique et patience.
Quand j'avais 10-15-20 ans c'était plus rapide,
j'étais comme une éponge absorbant les connaissances
à la vitesse Grand Vé.
En vieillissant c'est plus lent,
il me faut plus de temps.
Suffit juste de se concentrer un peu plus.
Elle prend une patience d'ange
cette foutue guitare.

Apprendre un instrument de musique
est apprendre à marcher sur une nouvelle planète
avec sa propre gravité ses propres lois
son propre langage sa propre lecture
sa propre communion même.
C'est une façon de parler autrement
que certains artistes ont transcendée.
Tels Jimi Hendrix, Stevie Ray Vaughn,
Bill Frisell, Frank Zappa, Leo Brouwer,
Ralph Towner,Alvaro Pieri, Steve Howe,
Steve Hackett, name it.

La flexibilité/précision des mains et des doigts
pour la guitare est une technique.
La musicalité est autre chose de bien plus grand.
Bien des guitaristes ont sacrifié la musicalité
au profit de leur virtuosité orgueilleuse.
L'émotion est sans égal à mon avis.
Faut l'temps qui faut mais sais-tu chérie, ça a mûri.
J'ai délaissé la pratique pendant quelques semaines
de découragement puis ai repris l'instrument avec progrès.
La vision d'ensemble par délaissement
m'a étonnamment profité.
Dingue comment tu reviens à toucher
l'instrument par après avec une avancée
sans l'avoir pratiqué, par simple détachement.
À la lenteur il faut m'astreindre
puisque j'ai moins de patience.
Je vieillis comme tout le monde.
J'aurai jamais la prétention d'égaler
les grands mais...

En attendant je bois une coupe à l'art
et tout ce qui s'y rapporte.

mercredi 8 septembre 2010

Le nouveau visage de Rainette








La culpabilité du chat
ayant bouffé plus petit que soi.
Même photoshoppée
on s'y trompe pas.

Elle attendrait parait-il un prince
pour l'embrasser et redevenir comme elle était.

"Yé temps qu'on lasse les p'tits"

C'est une phrase japonaise que je traduis en québécois
par hallucination auditive interposée.




samedi 28 août 2010

Dors bien






Dors ma belle
Repose-toi
du labeur
et du tumulte

Si tu parles dans tes rêves
mon insomnie accordée
s'en souviendra assez
pour t'en reparler doucement
sinon tes mots résonneront
obscurément dans les miens


Te regarder dormir
T'écouter respirer
tranquillement...

Cent soleils couchants
dix peintures
une fascination


Toi
Musicalement

vendredi 27 août 2010

mardi 24 août 2010

Poisson BBQ

Récette:

Vous apprêtez votre poisson comme vous voulez.
Fines herbes, huiles préférées etc...
Puis vous laissez mariner quelques heures,
le mieux c'est toute une nuitée à couvert.

Après kek heures ou le lendemain,
vous préparez une bonne feuille aluminium
que vous badigeonnez généreusement d'huile végétale
au pinceau, (afin d'éviter que ça colle pendant la cuisson)
avant d'y déposer vos viandes aquatiques sur le BBQ,
tout en discutant joyeusement avec vos convives.

C'est l'été, c'est le week end,
on a l'temps et tout le monde s'amuse ferme.
Légèrement bourré, vous allumez le BBQ
en même temps qu'une clope
près de la valve d'ouverture du gaz.

Par chance rien n'éclate sauf vous,
qui continuez à péter de l'esprit
en disant des niaiseries.
Vos invités en redemandent pendant
qu'une musique entraînante déballe
ses notes lascives à souhait.

C'est la Javice, la Java de tous les vices.

Vous posez cette foutue feuille d'alu
avec les viandes sur le Barbequiou
pendant quelques minutes en feignant
la science culinaire du pseudo-chef dévoué
à la tâche,retournant nonchalamment les viandises
tout en zieutant la dégénérescence environnante
qui vous demande par clins d'oeil interposés
votre approbation tacite dans l'attente
d'un improbable dessert.

"Chaque chose en son temps"
vous dites-vous, non sans raisons.

En attendant...
Dégustez-moi donc ce poisson!

vendredi 20 août 2010

Essai-communication

Certains jours, t'as envie de parler avec des ami(e)s
et de les voir mais c'est impossible pour X raison
alors tu leur écris ou laisses un message vocal;
tu trouves vaguement frustrante l'absence
de réaction et de réponses instantanées
en même temps que leurs regards,
l'intonation de leur voix et gestes corporels
possibles en temps réel.

Tu composes donc un message
dans ton propre language en attendant
leur hypothétique réponse ou non-réponse
par rythme interrompu et médiums interposés,
saccadé par des silences de durée aussi variable
que les espoirs entretenus.
(Le réel n'ayant grossièrement que deux issues
quant à moi : le temps qui fuit en bonne compagnie
ou avec soi-même et celui qui emprisonne
dans les deux cas précédents.)

D'autres jours par contre, tu te félicites
de leur avoir écrit au lieu de leur avoir parlé
parce que l'effort d'écriture conjugué au désir
d'un certain silence te permet de prendre le temps
de leur dire exactement ce que tu veux
quand tu veux, en plus de t'éviter un certain nombre
de niaiseries verbales dûes à la fatigue,
une visite chez le dentiste
ou une soirée bien arrosée.

Tous les moyens sont bons et plus
que jamais nombreux pour s'exprimer.
En mode virtuel il n'y a qu'une plume finalement;
la mienne, la vôtre,
-(des photos et des vidéos avec de la chance)-
traduisant à divers degrés une partie
de ce qu'est véritablement une personne
face à vous présente; mais cela
est une toute autre histoire.
Bien réelle.

lundi 16 août 2010

Musique!

Tirée de leur dernier album "Les chemins de verre".









"Marie tu pleures pour rien
Marie ton coeur revient

Marie tu peux sortir
T'as traversé le pire
Même s'il grêle au milieu de juillet
Même si tu mêles tes cheveux défaits

Marie les jours avancent
Marie l'amour balance
Meme si il grêle au milieu de juillet
Même si tu mêles tes cheveux défaits

Marie tu pleures pour rien, reviens.

Après il fait soleil
Après il grêle
Après il neige
Après il fait soleil
Après il grêle
Après il neige
Après il fait soleil
Après il grêle... 




Ça peut paraître un peu simpliste,
mais l'amour inconditionnel n'est-il
pas toujours parti pris?

jeudi 12 août 2010

Notre galère prend l'eau.

Canicule historique en Russie.
Inondations historiques au Pakistan.
Premiers six mois de 2010 les plus chauds
jamais enregistrés sur le globe et j'en passe
tant la liste est longue.
Ce ne sera jamais faute d'avoir été avertis pourtant.
Lisez Ivan Illitch si vous en avez l'occasion.
Combien de mises en garde et études scientifiques
rigoureuses se sont accumulées depuis des années
en même temps que la disparition d'espèces végétales
et animales pendant que notre inconscience collective
et notre fuite vers l'avant se poursuivaient?

On commence tout juste à goûter les résultats
d'expériences destructrices diverses
qui se perpétuent ad nauseam
par la consommation mondiale de pétrole
qui augmente au lieu de diminuer.
Pis j'parle pas des marchands d'armes
qui nourrissent les guerres, ni des pharmaceutiques
qui utilisent l'Afrique comme cobail.

Alarmiste moi?
Hmmm...
Je dirais plutôt réaliste.
Le "léger" problème étant que nous nous sommes mis
dans l'éprouvette en ignorant consciemment
comment l'expérience allait se terminer.

Va falloir souquer ferme moussaillons!
Écopez, écopez!
Cadence d'attaque!
Mais souquez bon sang!
PomPomPomPom!
Résonnez timbales!
Qui m'a foutu des mauviettes pareilles?!
Z'avez d'l'eau d'vaisselle dans les veines ma parole!

Cadence d'éperonnage!
J'veux voir vos tripes sur la mer
par vos rames interposées!

Plus vite le tempo timbalier!
PoPoPoPoPoPom...

We're in for the final ride!

mardi 10 août 2010

"Eul Corbeau pis le R'nârd."

Suite à l'invitation lancée à mon endroit chez Mistral,
j'offre mon essai ludique en argot québécois
sur cette fable dont la forme originale sera
parfois malmenée à mon grand dam j'ai bien peur.



Une fois ct'un étourneau qu'yavait
un fromage-qui-pue dans yeule,
perché su'a branche mais bon,
yavait pas d'dents donc c'était son bec en fait.
(Ce pourrait être une autre histoire arrêtez
de m'faire niaiser à la fin!)
V'là ti pas un r'nârd affamé qui r'nifle l'odeur
du fromage d'enfer pis qui décide 
deul beurrer ben d'aplomb pour l'avouère.

"Aille toé mon bel oézau nouère,
cé tu qu'té beau comme cé pas permis?!
Té tellement beau, beau pit d'amour.
Si tu chantes aussi ben qu'té plumes
r'luisent au soleil, tu vas m'aveugler!
Té le Roi des Branches et du Sapinage!
Chante pour moi Corbeau!

Ni un ni deux, criss.
Ça pas pris deux secondes
pour qu'il roucoule comme
un pigeon en desserrant l'bec:
Croouuu Croouu!

Et hop eul fromage dans yeule
du R'nârd qui s'enfuya en riant
à gorge déployée pendant qu'eul
corbeau full fru gerbait sa frustration:

St-Simonac de Géribouère
de Cinqsixboîtes de Tomatesvartes,
mon fromage, tabarnaaaaa...K?....Che?

Eul prochain ne sera pas bientôt,
jeul jure!

"Apprenez que tout flatteur vit aux dépens
de celui qui l'écoute"...


Faut se méfier des licheux(ses) de bottines,
et des siphonneux(ses) d'énergie de tout accabit.

Trois temps après la mort d'Anna





Écrit et réalisé par la cinéaste québécoise Catherine Martin 
dont c'est le troisième long-métrage après Mariages(2001)
et Dans les villes(2006).

Après la mort tragique de sa fille unique
Anna,retrouvée assassinée par un inconnu,
Françoise se réfugie dans la maison
de ses ancêtres maternels en Kamouraska
pour y vivre seule son deuil.
Son chagrin est intense, profond.
Sa vie n'ayant plus de sens elle rencontrera
cependant un homme bienveillant
qui la secourra, in extremis... 

En dire plus gâcherait un peu le plaisir.
J'en ai eu beaucoup lors de ce premier
contact avec l'oeuvre de Catherine Martin.

Comment vivre après avoir perdu un être cher?
La perte d'un fils ou d'une fille unique
est probablement la plus grande peine
que peut subir un être humain.
N'est-ce pas un impact qui s'apparente un peu
à l'annonce de sa propre mort prochaine
pour cause de maladie incurable?

Par analogie,
un tel deuil ne ressemble-t-il pas un peu
à un infarctus spirituel où une partie
de notre coeur meurt à jamais?
Aucun père ni mère ne veut survivre
à la mort de l'un de ses enfants.
On préfère ne pas y penser en occultant
cette possibilité qui déjoue les statistiques du temps,
cet ennemi commun.
Pourtant elle frappe, n'importe qui
n'importe quand. La Faucheuse,
confortablement assise dans sa chaloupe
sur sa mer noire à elle, tendant sa ligne
au-dessus de nos têtes sans discrimination.
C'est une pêcheuse très douée,
elle rapporte du poisson chaque jour
en quantité.
Que reste-t'il après, sinon l'art
et la solidarité entre les êtres
pour aider à mieux vivre
et donner un sens à l'absurde?

On aura compris que la mort me fascine
autant que la vie, les deux m'étant indissociables
en permanence.
Entre les deux je dépose délicatement l'art
sous toutes ses formes afin de mieux vivre.
C'est le genre de réflexions qui me sont venues
à l'esprit après le visionnement de presse
auquel on m'a gentiment convié hier matin,
tout en croyant aussi que c'était le message
subtil de la cinéaste envers le spectateur.
Très délicat de sa part.

Concision personnelle maintenant:

Drame intimiste au rythme lent
qui respire profondément et sobrement.
Andante contemplatif ma non troppo.
Dialogues rares et clairsemés de manière significative;
musique quasi absente, sauf en deux endroits
autres que la très belle scène d'ouverture
sur un extrait du quatuor no 15 en la mineur
de Beethoven. Excellent travail sur le son
et la direction d'acteurs...Très talentueuse
Guylaine Tremblay qui porte en elle
une bonne partie du film tant par l'abîme
de douleur exprimé sans mots et son jeu
que par le regard personnel porté par la réalisatrice
sur le deuil et l'art probablement salvateur.
François Papineau joue Édouard sur la même tonalité,
en accord avec tout le reste du film. Sobrement.
Le film n'est pas parfait, mais le rendu à l'écran
porte définitivement une signature.
Celle de Catherine Martin.
Un film nécessaire et de grande qualité,
prenant le temps d'exprimer son interprétation de la mort,
du deuil et de la perte que seul l'art
et un retour aux sources subjectif et personnel
à chacun réussit peut-être à combler.
  

Distribué ici par K-Films Amérique,
le film prend l'affiche en salle
ce vendredi 13.

jeudi 5 août 2010

Bravo Anne!

Comme ça paf tout d'un coup,
la nouvelle tombe comme un bulbe littéraire
à retardement qui se fera attendre
jusqu'à la mi-août avant de fleurir,
à moins d'être présent ce soir
aux Correspondances d'Eastman
puisqu'elle leur a cédé ses droits.

Anne des Ocreries est lauréate
ex-aequo avec quatre autres
récipiendaires cette année.
À l'heure où j'écris ces lignes,
Venise a probablement déjà
accepté le prix en son nom.

C'était pour Anne une première,
deux fois:
-Première participation à un concours littéraire.
-Première contribution aux Correspondances.

J'appelle cela "frapper fort drette en partant".
Elle s'est bien gardée d'en parler
avant la bonne nouvelle, héhé.

En attendant pour vous mettre en appétit,
invitation est lançée de lire la nouvelle
qu'elle a pondue sous le titre
"L'hôtel", chez Blue.
C'est le 6e texte parmi
d'autres talents exprimés
à cette occasion.

Bonne lecture.

samedi 31 juillet 2010

Le frère Toc

Les fantastiques années à venir!


Ya toujours kékun en kek part pour prendre soin de votre pognon.

Deux amis participent à une fête organisée
par un milliardaire.
Le premier dit:
"Wow! T'as vu cet endroit?!
Ce mec peut s'acheter tout ce qu'il veut!"
L'autre répond:
"Oui, mais je possède quelque chose qu'il n'aura jamais."

-"Quoi donc?"

-"Assez."



Certaines personnes ont trop d'argent,
d'autres volent à la pointe d'un stylo bille,
d'un revolver ou de belles paroles.
Entre les deux il y a le peuple-tampon
qui se démène comme il peut,
pris entre deux races:
les Grands et les petits voleurs.
Fournissant d'une main le coussin financier
sur lequel les premiers s'évachent pour fumer
le cigare de leur excès, l'autre main dans sa poche
pour donner directement aux seconds.

Ceux-ci sont de pâles copies des premiers
qui leur ont donné l'exemple à grande échelle.
Ils sentent que quelque chose leur échappe
et essaient de combler avec un morceau
de matière propre à menacer autrui.

This is the world I live in.
Un monde mensonger et voleur
dans lequel j'essaie de me démerder.
J'ai cependant un peu plus d'empathie
pour les petits que les Grands voleurs
même s'ils sont cousins, parce que plus
aisément "récupérables" à mon avis.
Je parle ici de ceux qui utilisent
des armes ou un prolongement quelconque
de leur corps, ils ont plus besoin d'aide
qu'autre chose.
Ceux qui utilisent leur langue bien tournée
se rangeraient plutôt dans la catégorie des:
"moyens voleurs en voie de développement"
à bien y penser.
J'en veux pour preuve cette expression:
"C'était un moyen voleur, il m'a soutiré 100 dollars
de plus de ce que ça valait!"

Tout a un début, ya de l'espoir pour tous:
ça commence par 10, 100, 1000,
10000, 100000$.
Puis ça monte ça monte allez on arrête pas là,
foutre non je suis trop bien parti, j'ouvre une banque!
Le plus dur à faire c'est le premier million,
après ça roule ma poule,  you're in business.

Les Grands pour leur part n'ont besoin
que d'employés soumis en-dessous d'eux
(la pyramide de la délégation)
tout en ayant la ferme conviction tordue
que ce qu'ils ont gagné est juste rétribution
de leurs "efforts" malgré l'aide reçue
de contacts haut placés conjuguée ou non
à leur langue bien pendue.
Les Grands ont souvent aussi toute une "famille"
derrière dans le présent et avant eux dans le temps.
Question d'éducation que j'escamote un peu
vu l'ampleur du sujet que j'essaie ici de résumer.

Une exclusion remarquable:
Les voleurs de banque n'exerçant aucune violence
pendant leur larcin et redonnant en grande partie
leur butin dérobé.
Le Grand Voleur volé par plus fin que lui.
Admirable voire poétique.
Ils doivent être rarissimes mais je tenais à garder
une toute petite porte de coffre-fort ouverte au cas
où un Robin des Villes pointerait le bout de son museau.
Hautement hypothétique j'en conviens,
mais le seul respect de la première condition
m'imprimerait un sourire en coin sur le visage
faute de preuves pour la redistribution.

De toute façon, l'important pour moi
est de me rappeler ceci:

"Derrière chaque grande fortune se cache un crime".

Honoré de Balzac.

Nous allons tous vers l'aventure.

mardi 27 juillet 2010

Ces rires sonores

Les rires d'un enfant près de nous
sont encore plus perçants
que les rayons de soleil traversant
les nuages pour atterrir sur nos visages.
Ils sont musique incarnée par la légèreté
de la voix humaine renouvelée,
poursuivant ainsi notre aventure
à travers les générations.
Ils la poussent en avant de leurs prédécesseurs,
one musical step further,no matter what.
Ils sont le prolongement d'un rêve entre deux êtres
qui s'aiment, malgré tout le bruit et la destruction
que notre monde actuel peut semer et entretenir.

.....

On veut souvent les mômes coûte que coûte
à tout prix, ou par accident de passion.
D'accord, mais à quel prix de l'héritage
légué et/ou accidentel?

J'observe autour de moi que le don de soi
et l'abnégation absolument nécessaires
à cet acte sans retour ne font pas
toujours partie du processus décisionnel,
une fois constaté le sacrifice
quotidien de l'éducation d'un enfant
et du chapeautage que cela implique.
Il est difficile de mesurer son ampleur
avant la naissance mais les traits
de caractères et maladies génétiques
peuvent ou ne peuvent pas se perpétuer,
autant que les ressemblances physiques.

On ne peut qu'imaginer cette ampleur,
c'est d'ailleurs ce que la plupart font.
Le vivre est une autre histoire
puisqu'on ignore en partie
jusqu'à l'accouchement si la progéniture
est "saine" ou "archi-saine" puisqu'il existe
une bonne part d'imprévu contre laquelle
peu sont préparés, malgré la belle grossesse.
L'important n'est-il pas de mettre au monde
un bébé en santé?

(...)

"Ah vous aimeriez quoi chers
parents en devenir?"

-Un bébé en santé!

-On vous le souhaite de tout coeur!


L'engeance; cette racine naissante
qui deviendra fleur, ronce ou entre les deux,
dépend d'une part des guides donnés
puis du libre-arbitre qu'ils se forgeront en vieillissant.
Mon expérience personnelle me dit que l'être humain
est fleur ET ronce; capable du meilleur et du pire
malgré l'éducation reçue: bourgeoise, prolétaire
ou entre les deux et plusieures autres.
Je peux me tromper hein.

Quoiqu'il en soit il en faut du courage,
de l'amour et des souhaits pour procréer
et éduquer. De la sensibilité et de l'écoute aussi.
Je suppose que le premier de ces attributs
se trouve plus facilement, lorsque les deux suivants
sont omniprésents.
C'est souhaitable dans tous les cas mais pas une condition,
à voir ce monde qui se perpétue, héhé.

Anyway, :-)
en cette belle journée d'été,
je fais un câlin à tous les parents aimants
et respectueux qui n'infantilisent pas,
tout en persistant.


Happy summertime.

mardi 20 juillet 2010

Ces temps-ci...

Ce que j'aime ne me paie pas et est trop absent.
Ce que je n'aime pas me paie et est trop présent.

"Monsieur, vous avez exactement dix minutes pour nous parler de l'Amour".







Ou comment un court-métrage de 4 minutes 50 secondes
peut être aussi significatif qu'un long-métrage.

Gracieuseté d'un poète, par l'intermédiaire d'un ami.
Poète.

vendredi 16 juillet 2010

Amen petroleum, homo sapiens connardus




L'image et le texte "scannés" ci-haut
ne sont pas neufs,ils datent du mois d'avril dernier
mais sont quant à moi
toujours d'actualité à la lecture de la dernière nouvelle
émanant de la désormais célèbre compagnie FSBP:
Foireuse Suprême Britiche Pétroléume.
BP : Bien Poisseuse et Bien Pourrie.

"La fuite est arrêtée!"
Wow, déjà?!
Quelle soi-disante bonne nouvelle.
Remarquez, elles peuvent changer de nationalité
et de nom au gré du vent et des frontières;
les pétrolières se branlent bien 
de toute géographie par leurs tentacules mondiales
en accord avec les politiques en place.
Place à l'énergie.Place à l'or noir. 
Dégagez les bouseux, on fait ce qu'on veut.

Leurs forages non-protégés d'un puits de secours
en grande profondeur sont mille fois pire
quand ça foire, un million de fois 
quand tout ce qu'on essaie de me faire avaler
par la pub mensongère, privée ou étatisée est
qu'ils font tout pour que ça cesse.Come on.
Tsé Chose, prends ton osti d'trou,farme ta yeule
pis ramasse ta marde minimum, pollueur-payeur.

 Ouais. Votre chèque est à la poste.
Sales opportunistes qui vous achetez une sortie
privée tout en exerçant le pouvoir public avec nos deniers.
Ils font la guerre à la terre tous les jours sans scrupules.
Exclusivement à la recherche de leur profit, coûte que coûte,
peu importe le prix. 

Autant de bites internationales défonçant le trouffion d'un pays,
d'une province ou d'une municipalité par gouvernements
consentants interposés,corrompus et rompus aux profits
ou à la gloire personnelle ayant un penchant pour...

"Bend over Baby... I'll drive"...
Don't worry you know, just keep on workin' as usual.
Nothin' happens or nor it seems
Produce income tax and taxes.
You are tax payer, let's keep it this way.
If you protest, do it quietly 'cause we might
hit you on the head with our sticks
or take you to an improvised jail.

Go out in stores, buy everything you want.
Work, live quietly and procreate other tax payers.
We know how to take care of business,
that's why you vote every 4 years,
it's written in the book, here.

The book shows the way.
Follow the book.


Sauf qu'il faudrait pouvoir s'habiller
comme on veut, devant n'importe qui
et n'importe quoi en 2010.

Pourquoi le costard-cravate bénéficie-t'il
encore d'un préjugé favorable quand je sais
qu'une proportion certaine de bandits
le portent?!

Le complet-cravate est-il encore pertinent
et/ou crédible en 2010?
C'est la question. That is the question.
À regarder ces trois têtes de noeud
la question se pose.
Doutes.

Marionnettes à la solde?
Pantins désarticulés?
Sinistres porte-voix manipulés?


Ho,hey...
Ohé.







jeudi 15 juillet 2010

Amen Petroleum (2)

Avale allez, avale la balle qui t'es renvoyée,
consommateur effréné qui court.
Tant qu'on touche pas à ton portefeuille
t'es prêt à t'agenouiller silencieusement
devant les puissants.
T'es pas fait pour la liberté
mais pour la soumission, Ducon.
Allez, soumets-toi docilement.
Une illusion réconfortante
est toujours mieux qu'une vérité
dérangeante n'est-ce pas?

Abdique, pendant que les paiements
de ton hypothèque, de ta grosse télé,
de ta piscine hors-terre et du dernier BBQ
à la mode passent dans ton compte en banque.
Les années où tu seras le plus productif
seront consacrées à cette tâche
que tu t'es donnée par choix.
Endetté à vie dans ta fuite vers l'avant.
Nourris-toi de tes propres chimères et illusions,
reclu dans ton coin de gérant d'estrade
personnalisé et silencieux.
Héritier d'une génération
qui a tout baisé et dicté.
Votant pour elle-même des retraites dorées
sur le dos des générations futures
qui devront tôt ou tard en payer la facture.

Le règne de l'huître nombriliste
et vieillissante bat son plein.
On a pas fini de payer pour les boomers
dirigeants et vieillissants.
La démocratie des "vieux" a déjà commencé
et ils veulent pas crever en plus;
se croyant toujours jeunes et branchés pour la plupart,
niant le fait qu'ils soient vieux, dépassés et en retard.
Je le serai moi-même tôt ou tard;
en attendant on les aura à la traîne
pour au moins 10 ans encore.
La mathématique des nombres donnant raison
au plus petit dénominateur commun.

Fuck, pourtant yen a pour qui j'ai de l'amitié sincère
mais ils sont peu nombreux malheureusement.
Faudra un gouvernement qui les fera payer
pour leurs services de gérontologie.
À la carte et à leurs frais.
Ce n'est pas aux jeunes travailleurs de moins en moins
nombreux de défrayer les coûts de leur vieillissement
mais à eux-mêmes.
Eux sont plus que nombreux, ils ont bien profité
du système qu'ils ont façonné à leur image
les baby boomers;
qu'ils s'arrangent entre eux ou paient la juste valeur
de leur jeunesse devenue vieillesse et
par laquelle ils ont profité de tout sans vergogne.

Le juste retour du balancier commande aussi au nombre.
Vu ce qu'ils nous lèguent de merdes en tous genres
par leur faute, ils doivent payer individuellement.
Je paierai ma part pour ma mère et mon père.
Pas plus.
Les autres devront fouiller dans leurs poches
et leurs ressources personnelles à mon humble avis
mais ce n'est présentement pas le cas étant donné
les paiements faramineux déjà effectués pour
les maintenir en vie.
Je veux bien croire à la transmission du savoir
et de l'expérience à travers les générations
mais ya des limites qu'ils sont en train de franchir,
vu leur nombre majoritaire.
Tout parti politique sous-entendant le contraire
n'aura pas mon vote et je m'emploierai à les discréditer
quand bien même mon épée de mots ne ferait
que fendre l'eau malgré la tendance.

samedi 10 juillet 2010

La constance du jardinier.

C'est le titre d'un roman de John Le Carré:
"The Constant Gardener", que je n'ai pas lu.
(Je n'ai lu que "La Taupe" de cet auteur
qui m'avait bien botté à l'époque par sa plume
tranquille mais omnisciente au contraire
d'un Ludlum plus tapageur et sensationnaliste.)

Le film est signé Fernando Merelles,
réalisateur et producteur brésilien
à qui l'on doit "Blindness" récemment
et "Cidade de Deus"  plus anciennement.
Ce film: "Cidade de Deus" est un must see
pour les cinéphiles à mon avis.

Un film qui torche dans les favelas
à propos des favelas et leurs dirigeants éphémères.
C'est d'une crudité,d'une lucidité et d'un réalisme
très prenants sur grand écran.
Faut expérimenter ce film,même sur sa télé.
Sa réputation a en quelque sorte guidé
ma sélection si je puis dire.

Adapter Le Carré au cinoche n'est pas chose facile.
Plutôt casse-gueule comme entreprise mais au final
il s'en sort plutôt bien malgré quelques faiblesses
tout en donnant le goût de lire le livre.
Le premier tiers du film est un peu laborieux
et tourne les coins rondement avec son
histoire d'amour à laquelle on s'attache
pas vraiment, mais la suite se reprend
de belle façon et nous garde dans le giron
de l'histoire aux résonances universelles
pharmaceutiques et personnelles.

Sens de la mise en scène,
manipulation de la caméra,
traitement de l'image et musique aidants.

La fin est très belle, poétique.
Originale, inéluctable
et significative.
Film prévisible dans son imprévisibilité
ou l'inverse, avec des acteurs
en forme d'acteurs en forme.
Belle direction d'acteurs justement.
Ralph Fiennes et Rachel Weisz,
beau petit couple.
Cette Rachel...
Elle a définitivement un je-ne-sais-quoi
d'absolument irradiant à chacune
de ses apparitions, comme Kate Blanchett.
Pas exactement des boudins, on s'entend.


J'appellerais cela une pureté,
une authenticité irrésistible;
un charme indéniable, quoi.

Intermezzo 3

Intermezzo 2

Intermezzappiennement vôtre. Intermède, autrement dit.