mardi 12 février 2008

Cliché conversation #8

"Chez le chiropraticien"



Le chiro, c'est un peu le mécano de la colonne vertébrale; je consulte régulièrement, histoire de maintenir la forme pour le travail.
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Il entre dans la salle, je suis déjà allongé, mon véhicule osseux fatigué par le labeur.

-Bonsoir monsieur Ivan, comment allez-vous?

-Bonsoir docteur, si j'allais bien je serais pas ici mais à part le dos, ça va.

-Je vais vous faire un bon traitement.

-J'y compte bien, allez-y à fond la caisse.Vous ret'nez-pas.

-Oui, vous êtes celui qui aime quand ça craque! (pendant qu'il m'osculte les vertèbres)
Le côté droit du cou est raide.

-Ouais, sinon ça vaut pas l'coup ni l'prix. Faut bardasser ma carcasse sinon chu frustré hihi.

-Vous faites bien de me l'rappeler, inspirez puis expirez totalement... (il appuie fermement d'un coup sec sur les lombaires en montant, puis les dorsales)

-"Augh" -fis-je. Pourquoi les gens ont autant de problèmes de dos à votre avis?

-La nature de leur travail, et le fait que l'être humain n'est pas totalement adapté à marcher
debout .

-On est pas encore adapté à la marche debout?!

-Non, l'être humain a encore un penchant pour le "quatre pattes", d'où les dos ronds.

-À voir le comportement de plusieurs dans la vie, je suis pas étonné.

-Effectivement.

-Beaucoup peinent à se t'nir debout, au propre comme au figuré! (Il me prend la tête et la tord d'un bord puis de l'autre dans un craquement de cervicales bienfaisant)

-Ah ça, c'est un autre sujet.

-Aaahh ouais, à quatre pattes on a deux points d'appui mais on se place en-dessous de tout, c'est bon pour sucer. Le mieux serait d'avoir deux pieds greffés aux genoux pour faciliter la transition.

-Haha, vous manquez pas d'imagination! Saviez-vous que le petit orteil disparaîtra probablement dans l'évolution de l'homo-sapiens?

-Ah bonne nouvelle, ça évitera la souffrance inutile; mais je crains que la connerie ne reste, à
travers les âges.

-Pourquoi?

- Parce qu'eul petit orteil ne sert qu'à s'le cogner partout ou s'le geler en pays nordique, rien
d'autre. Alors que la bêtise elle, se répète tout l'temps, petit orteil ou pas, barreau d'chaise ou
pas, nordique ou tropical.

-Hahaha!

-Si seulement la connerie subissait l'même sort que l'petit orteil à l'avenir, selon vos dires...
On peut espérer.

-Espérons, mais c'est de la loterie, comme le 6/49.

(...)

vendredi 8 février 2008

La pensée "Claude Lelouch" de la semaine...

J'me met à la place de Claude Lelouch, mettons. Dans un élan de lucidité "Lelouchienne", j'aurais la pensée suivante:


"Derrière chaque visage humain se cache une vie entière dont on a aucune idée. Il m'arrive de l'imaginer dans mes errances contemplatives quand j'en croise un au hasard. Il m'intéresserait de comparer mon imagination avec sa vérité propre, pour en faire un film ".


Céti pas "Lelouchien" ça?

mardi 5 février 2008

Cloverfield


Matt Reeves-USA-2008








Un peu par paresse, je me contenterai cette fois-ci de citer quelques courts extraits de critiques anglophones -plus mon grain de sel- qui résument bien ce que je pense du film.




"Think "Godzilla unplugged" -with chillingly effective results".

Michael Rechtshaffen- The Hollywood Reporter ( je suis indulgent)


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"Cloverfield is an exercise in realism that lacks reality' broader and richer context. Or, put another way, the experiment is artful, but it ain't art". (un exercice de style intéressant mais superficiel)

Rick Groen-The Globe and Mail


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"Long on style and technique, short on substance and plot". (la concision à son meilleur)


Chris Kaltenbach-Baltimore Sun


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"Cloverfield is basically a line'em-up, pick'em-off horror movie that's effective without being viscerally frightening or emotionnally moving.Watching it is like going through a car wash: You come out of it thoroughly Cloverfield-ized, but basically unchanged".( les personnages sont aussi attachants que des jeunes riches arrogants en goguette et cellulaire)


Dana Stevens- Slate



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Ya aussi ce long 20 minutes de party au début, pff on s'en tape. Maladroite et faible
façon d'asseoir les personnages, antipathiques. Surtout le principal.
Puis le scénario qui décroche quand le "héros" décide de porter secours à la fille.
Mais j'ai "embarqué" tout de même dans le manège. C'est très habile et bien monté même si ça vit sur une inspiration empruntée à "Blair Witch Project", qui m'avait laissé assez froid à l'époque.

Ce film pousse le concept plus loin, sans le révolutionner. Sur grand écran en tout cas, l'illusion d'y être "en même temps et lieu" est assez réussie, mais on voit le monstre au complet seulement une fois. Et ô miracle, la caméra instable ne m'a pas dérangé(!); le film est court: 83 minutes-20 de niaisage=63 minutes de manège. Sensations:8.5 Émotions: 0...
Budget de 25 millions U.S, 64 millions de revenus le premier week-end.

Yen aura un deuxième. $$$$. J'vous gage un deux.













vendredi 1 février 2008

Flash-philosophie

"Je ne suis pas triste parce que tu m'as trahi, mais bien parce que je ne pourrai plus te faire confiance."


Friedrich Nietzsche.

mardi 29 janvier 2008

Flash Bouffe








Aujourd'hui, j'ai sourcillé en déboursant presque $10. pour un pannini jambon-fromage tomates et une salade de brocolis chez "Marius et Fanny".

C'était très bon mais en dégustant, j'ai pensé que pauvreté et "malbouffe" font définitivement bon ménage, malheureusement.

dimanche 27 janvier 2008

Clichés conversation: album 7

Eeehh oui. Ils sont de retour. Célébrons la nouvelle année. Ce blog n'existe pas sans clichés de conversations, vous l'ignoriez?




"L'après-ski"


Le ski alpin creuse l'appétit, c'est bien connu.


Le luron: J'ai si faim que j'mangerais une volée!

Luron #2: On peut t'arranger ça d'aplomb tsé.

Luron#3: On a justement un ragoût d'agressivité qui mijote...

Luron#4: On va t'nourrir bien comme il faut. Tu vas être servi, on est trois pour t'en
crisser une bonne...

Le luron: J'veux une grosse portion sivouplé....Mettez-m'en!

Luron#4: On va tellement t'en mettre, chuis pas certain que tu vas en r'demander...

Luron#3: On pourrait être surpris...

Luron #2: Caméra, caméra!

Le luron: oui oui!

Luron #4: Exhibitionniste en plus!

Luron#3: Va falloir redoubler d'ardeur.

Luron #2: Je filme, I'm shooting... Action!

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Le luron: Aaah, je suis repu.

Luron 3: Nous aussi, on s'est régalé.

Luron 4: Je n'ai plus aucune agressivité.

Luron 2: J'ai tout filmé!

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"Une copine passe à la télé LCD"


Dring dring...

-Allo?

-Salut.

-Salut, ça va?

-Ouais, et toi, t'as acheté ta Tévé?

-Ah j'capote! Méchante différence yahou!

-Yahou?

-Mets-en, j'me suis couché à 01:30 ce matin, j'ai même pas eu le temps de faire le tour!

-T'as combien de canaux?

-Au-delà de soixante, c'est génial, l'image est encore plus claire qu'en personne, c'est hallucinant!

-Ben là plus clair qu'en personne, pas sûr que je voudrais voir Guy A. Lepage comme
ça, t'exagères pas un peu, soixante canaux cé pas un peu trop?

-Ah non, comparé à mon ancienne, c'est le jour et la nuit!

-Ouais là chuis daccord, surtout que t'avais une télé en rondins, un dinosaure ton affaire.

- Une LCD 32 pouces HD, plus soucoupe satellite, j'en ai pour des mois à "tchèquer" tout ça
avant de choisir le forfait que j'veux, j'ai pris toute la brassée de canaux pour commencer,
histoire de voir ce que j'veux.

-Prends ton temps, t'en as pour des mois...

-Ça s'peut pas! J'aurai pas le temps de tout "checker" ça, pis comment ça s'fait que t'as pas
changé la tienne, ta télé en bois comme tu dis?!

-T'as besoin d'aide?

-Ah oui j'pense ben!

-Ben j'ai pas changé parce que je regarde pas beaucoup la télé, sauf quand je loue des films et
quelques trucs par ci par là. Je préfère aller au cinéma ou louer des dvd et l'image que me
donne ma tévé de bois me satisfait encore avec le lecteur DVD...

-Tu viendras regarder la télé et me dire ce que t'en penses?

- Avec plaisir !

-Yess!

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Stan Ridgway- "God sleeps in a caboose"





"Songwriter" et "storyteller" qui s'inscrit en droite ligne avec l'américanité "underground" depuis plus de trente ans et sous-estimé, je lui rend hommage pour m'avoir donné la chance d'assister à un de ses concerts à l'ancien Café Campus à Montréal dans les années 80, et qui demeure vif dans ma mémoire à l'écoute récente de cet album exceptionnel: "Snakebite", paru en 2004.
Un harmoniciste hors pair, doublé d'un compositeur accompli qui suit sa voie à travers le temps.
"God sleeps in a Caboose"
Hear that train rollin' down the track
Passin' by this old shack
Whistle blow and it blows again
Just a lonely sound comin' through the wind
And on those tracks, in an old box-car
My mind is racin' and a-travelling far
Far away
Just ridin' on that train
Big boss man, he work me awful hard
Liftin' freight out in his railroad yard
But hungry kids need clothes and shoes
And moms and dads need their pills and booze
Pills and booze
Just ridin' on that train
Now maybe one day I'll climb up inside
And in that old box-car, I will ride
Ride away
I'll be ridin' on that train
Now, can you hear me, Mister Engineer?
It's not my place to push or interfere
On your train
I'm riding on your train
This world is old and this world is mad
Some people only missin' what they never had
On your train
I'm riding on that train
Hear a drop of rain hit the windowsill
Thunder rolls up behind the hill
But tonight alone I got no sleep I've found
I can hear that clock tickin' my seconds down
Seconds down
Ridin' on that train
And if there's one thing people know is true
Everybody here end up leaving you
On that train
Just ridin' up that train
And over the hill where the full moon shine
The only thing left is love you leave behind
On that train
I'm riding on that train....


Stan Ridgway-2004

mercredi 23 janvier 2008

Rêve


La nuit dernière, j'ai rêvé que je tuais un Anaconda à mains nues.
Il devait bien faire 5 mètres de long. Sale bête.
Sale tronche aussi. Ses petits yeux verts vitreux et méchants me fixaient, l'air de dire:
"Je vais t'gober avec tes vêtements, tout habillé".
Il glissait comme une anguille géante dans une grande maison, sur le plancher, les murs, le plafond, entre les meubles. Partout. Il n'avait pas une langue fourchue, mais grosse et pointue à la "Gene Simmons" du groupe Kiss...C'était si réel, je croyais que ma vie se jouait à ce moment.
Deux personnes terrifiées m'accompagnaient, je ne les connaissais pas.
J'ai pu après une brève bataille, lui agripper la tête et la lui faire éclater par le cou, avec mes mains. La pression fut si forte que ses yeux furent dabord expulsés de leur orbite crânien en faisant un bruit semblable à une bouteille de vin qui "Poppe".
Ça a fait : "pop-pop", il en avait deux. Puis sa tête éclata en lambeaux. Fin.
Réveil perplexe.
Le sens de ce rêve semble profond mais m'échappe pour l'instant...
Je n'ai que des pistes d'interprétation.
Note à moi-même:
Choisir un goûter autre que la salade de champignons peu avant le coucher.

dimanche 20 janvier 2008

"There will be blood" de P.T. Anderson






Mon premier coup de coeur(non sans une importante réserve), faudra voir ce que le reste de 2008 me donnera, pour établir le top 10 cinéma de fin d'année mais ce film est une oeuvre majeure à mon avis.


"Chef-d'oeuvre" auto-proclamé par la critique, c'est la dithyrambe hallucinée et délirante en général pour cette adaptation du roman "Oil!" d'Upton Sinclair par le cinéaste Paul Thomas Anderson qui nous livre ici son cinquième long-métrage.
Le "Citizen Kane" du 21e siècle qu'on a dit. "Chef-d'oeuvre" par ici et Chef-d'oeuvre par là.
Engagez-vous, rengagez-vous qu'ils disaient... Dabord, on est qu'en 2008, ensuite quand on compare de la sorte, c'est faire preuve d'un manque d'imagination, et finalement, ya que le temps qui confirme un chef-d'oeuvre à mon avis.
Surestimé dans un sens; il faut voir l'objet filmique soi-même pour croire à une oeuvre en dépit de tout ce qui s'écrit ou se dit. J'ai donc tenté de voir ça avec des yeux neufs malgré tout.


Après visionnement et expérience d'une durée de 2:38 minutes(qui passent vite)
cette histoire de cupidité pétrolière sur fond de famille et de religion américaine au tournant du
20e siècle m'a soufflé les chaussettes de maîtrise à tous points de vue. Sauf un, le scénario. J'y reviendrai.


Maîtrise absolue de la lumière naturelle. Cinématographie,photographie,direction d'acteurs, montage, éclairage, mise en scène...Il a tous les talents ce P.T. Anderson. Tous sans exception.
Un grand réalisateur qui pense à tout dans le moindre détail. Il a en même temps une vision d'ensemble et une microscopique, perfectionniste, méticuleuse sans manières tape-à-l'oeil.


La musique (music sweet music) tient son propre rôle dans ce film et en teinte subtilement
les qualités: néo-classique innovatrice. Merci Jonny Greenwood, guitariste de Radiohead.
Elle est si belle qu'on peut l'écouter à part, sur cd ou support de votre choix.


Évidemment,tous les acteurs sont justes et bons. Amen.
Daniel D. Lewis, en forme dans ce rôle de composition, j'ai trouvé qu'il en faisait juste assez.
Meilleur que dans "Gangs of New-York", effectivement. Plus intériorisé et complexe dans un personnage plus grand que nature, dévoré par l'ambition, qui finit toujours par perdre son homme on dirait à travers le temps. L'oscar du meilleur acteur 2007?
Probable, même si mon coeur le donne à Viggo Mortensen pour "Eastern Promises".


Paul Dano, véritablement possédé par Dieu. Jeune acteur prometteur. Très inspiré pour ce rôle.
Meilleur rôle de soutien probable pour l'oscar, même si mon coeur le donne à Arwin-Mueller Stahl, encore dans Eastern Promises.



Bon. Ma réserve personnelle.
La fin. La toute dernière scène m'interdit de dire: oeuvre qui transcendera le temps.


La dernière scène relève du grand-guignol quant à moi. J'aurais tellement voulu dire: oui c'est diaboliquement fini. Mais non.
Mais non, ça foire... C'est presque risible...Que s'est-il donc passé monsieur Anderson? Pourquoi?!
Comment peut-on achever un tel monument-cinéma de la sorte?!! Comment peut-on terminer une aussi "belle" histoire aussi grossièrement ?! That's all folks?!

Je sais pas... Ça m'a frustré par la démesure et la grandiloquence, la rupture de ton malhabile.
J'ai décroché malgré moi...La toute fin m'a laissé vraiment perplexe...

À vous de juger, mais c'est à voir et ça reste une oeuvre majeure, malgré tout.
Mais quel dommage pour la dernière minute, la toute dernière minute...

mardi 15 janvier 2008

Du mot "Maniéré" et de la langue Française.

Le "maniérisme" en art pour moi, c'est un manque de "distanciation humble" de la part du créateur, caractérisée par une signature trop grande qui déborde le cadre. Ce qui veut pas dire la renier, on s'entend. Il faut la laisser prendre sa place pour se reconnaître, sans qu'elle prenne tout l'espace et aveugler.

Ainsi le mot "maniéré" se définit comme suit:

1. Qui montre de l'affectation, manque de naturel ou de simplicité. V. Affecté, poseur.
"La société maniérée qui a des nausées devant le peuple" (Maupassant).
Politesse maniérée.

2.(Art). Qui manque de spontanéité, est trop recherché. V. Apprêté, précieux.
"Les talents maniérés ne peuvent éveiller un intérêt véritable" (Delacroix).
Style, genre maniéré. V. Maniérisme. Antonyme: Naturel, simple.

Le mot maniérisme est tout aussi intéressant à lire dans le Dico Robert.
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J'adore cette langue et ses régionalismes; elle est si belle, sophistiquée, difficile, poétique, chantante, raffinée. Ça serait tellement triste que dans 50 ou 100 ans, le français ne soit plus qu'un dialecte de chaumières en Amérique du Nord, au Québec. Quand je lis ce qui s'écrit ces jours-ci à propos de la difficulté d'être servi en français à Montréal dans les commerces ou l'aéroport Trudeau, ça me frustre et m'attriste. Si cela se reproduit dans mon cas comme c'est déjà arrivé par le passé, non seulement je quitterai le commerce, mais je leur signifierai ma frustration. De vilains mots seront possiblement prononcés.
Je favorise donc l'esclandre le cas échéant, mais faudra voir.

Que l'on me comprenne bien: j'ai aucun problème avec l'anglais entre moi et un individu, ou des individus entre eux, ou voir des films en langue ouzbek ou pachtoune sous-titrés(je préfère aux traductions); mais dans un commerce ou un service public au Québec, pas d'accommodement possible.
No-fucking-mercy. Les québécois sont les plus bilingues du Canada alors que l'on m'arrive pas avec l'argument du péquenaud borné.
Lucidement à long terme cependant, sans vouloir être pessimiste, je crois bien que le français va disparaître progressivement; dabord Montréal, puis le Mtl Métropolitain, Québec et les régions résisteront plus longtemps. Nous sommes le village gaulois d'Astérix, version Amérique.
On est un certain nombre, mais on a pas de druide.
Il nous faut un druide.

Anecdote:

Une américaine avec qui j'ai joué une partie d'échecs sur internet, un jour m'a dit:

"So you speak the language of love, so cool." (!) Yes, I spique the language of leuve...

Ouais dear, le language de l'amour; (toujours l'amoûûr), on en est les fiers dépositaires, nous francophones :)))
C'est exotique en général pour eux, le français.
J'espère simplement que nous, francophones d'Amérique, ne deviendrons pas une relique "exotique" dans 100 ans...

mercredi 9 janvier 2008

Trois méthodes pour nuire à un film.

À mon avis, il existe trois façons de nuire à un film ou quelqu'un, par extension.
Soit: en le détruisant systématiquement,(très efficace). Soit: en le glorifiant à outrance,(plus subtil, mais non moins dangereux).

L'un décourage par courant négatif, et l'autre exacerbe inutilement, créant de trop grandes attentes qui risquent fort de décevoir, et ainsi diminuer une oeuvre qui mérite mieux objectivement. Ainsi, à chaque film qu'il m'est donné de voir, je m'efforce d'avoir les yeux neufs et ouverts, l'esprit frais et dispo selon mon intérêt, malgré le tumulte négatif ou positif l'entourant.
Je me fais confiance, mais conserve un petit doute, au cas où.
Tout le monde peut se tromper ou errer par moments. Mais pas trop, sinon faut consulter un spécialiste de la santé mentale.

J'essaie de faire fi de tout ce qui se dit et s'écrit sur quoi ou qui que ce soit, avant de juger.
Il n'y a rien de comparable au contact et à l'expérience réelle, "de visu" ; et les différences de perception et d'interprétation d'une même oeuvre par différents individus me passionneront toujours par le questionnement qui s'ensuit. Pourquoi toi, et pourquoi pas moi?

Si la critique est importante, il est encore plus important de trouver son "âme soeur critique".
Mais à bien y penser, ça n'existe pas. On reste toujours seuls devant une oeuvre. Avec d'autres dans les meilleurs cas, mais jamais en communion, par la différence de nos bagages individuels.
(...)

Et finalement, l'ignorance crasse de plusieurs médias ou la frilosité légendaire des distributeurs qui tablent sur le potentiel commercial d'un film plutôt que son apport artistique.

(pour faire suite à la sortie prochaine de "There will be blood" de Paul Thomas Anderson)

lundi 7 janvier 2008

Flash BD

La Bande Dessinée est pour moi une forme d'art à part entière, qui se glisse entre la littérature et le cinéma. La force d'un bon bédéiste sera de me suggérer les bonnes images et les bons mots dans des cases et des bulles qui se lient automatiquement par mon imaginaire pour en faire un film.

Cette source de savoir et d'émotions a été longtemps négligée; on la reconnait plus à sa juste valeur, mais passe encore aujourd'hui pour un parent pauvre de la culture, à tort.

Elle a bercé mon enfance en campagne faute de cinéma, grâce à une bibliothèque ambulante:(Goscinny, Uderzo, Hergé, Morris, Lee, Franquin, Greg, entres autres), puis nourrie mon adolescence: (Gotlib, Mandryka, Solé, Édika, Coucho, Cabanes, Fred) et fortifié ma première jeunesse( Binet, F'murrr, Tronchet, Gébé, Reiser, Caraly, Giménez) et j'en passe.

Pilote, Fluide Glacial, Métal Hurlant, Fantastique, l'Écho des Savanes, Charlie Hebdo, À Suivre,
Hara-Kiri première époque, je buvais ces magazines de BD comme du p'tit lait. Je m'en nourrissais comme un veau non sevré. Plus j'en lisais, plus j'en voulais. J'avais toujours soif de plus...Soif de connaître, Soif de l'autre...

Tout cela formait ma "tétine culturelle" avant de découvrir la musique, le cinéma, et la littérature, dans l'ordre.

Je me suis nourri de Bandes Dessinées avant d'expérimenter chacun des arts, spécifiquement.
Et ne le regretterai jamais pour savoir intimement que cette forme d'art est éternelle de jeunesse, mais on s'entend là, la vraie BD. Pas la BD à la "Martine va à la plage et rencontre une fleur séchée"...

Le Pauvre Chevalier- de F'murrr


À l'époque où je dévorais les bandes dessinées, son "Génie des Alpages"(13 tomes à ce jour) me laissait souvent perplexe dans la revue Pilote, là où il débuta en 1971 après avoir été introduit à Goscinny par Mandryka. (auteur du génial Concombre Masqué)
Je trouvais qu'il parlait beaucoup pour dire peu, mais le lisais tout de même pour sa désopilante imagination et son originalité d'auteur.
Un bédéiste à part ce F'murr, né à Paris le 31 mars 1946.
La lecture de cet album terminée, il me faudra revisiter son oeuvre tant ça m'a séduit dès la première page jusqu'à la dernière, page 60. Prix du meilleur album d'humour au Festival d'Angoulème en 1991. Un classique de tragi-comédie BD qui décape la légende du roi Arthur, à travers le misérable et pauvre chevalier déchu auquel on s'attache par le talent de F'murr, puni par le peuple entier par ordre du Roi Arthus pour avoir maladroitement offensé la Reine.
C'est drôle et tragique à la fois. J'ai pensé à Fred, mais c'est plus que de la poésie ludique. C'est aussi un commentaire social lucide et souvent cruel, sous couvert d'ironie et d'imagination mordante.
Du bonbon que j'ai dévoré en une demi-heure. 60 pages. C'est souvent ça qui me frustre avec la BD, ça coûte cher à acquérir et ça dure très peu de temps. Mais bon, le bonheur passe toujours très vite et cet album en est un pur, j'aurais pris des centaines d'autres cases supplémentaires de ce talent de conteur...
Je vous livre la première page et demi, en guise de "Trailer" :
-Eh maître, on s'arrêterait bien un moment...
-Oui mais pas trop longtemps...
-Je persiste à trouver ridicule de voyager à pied quand on emporte avec soi la rançon d'un roi, l'or ça pèse!
-C'est pour le porter que tu m'accompagnes.
-Tu disais: Voyages d'affaires, ce sont de grosses affaires, je supposais quelque chose de plus gratifiant!!
-Pour ne pas s'attirer les convoitises, il est bon que les grosses affaires se fassent sous une petite apparence...
- Oui mais des chevaux, pour la sécurité...
-On meurt aussi bien à cheval qu'à pied...Ne sois donc pas paresseux, et ne tente pas de me faire croire que tu redoutes quoi que ce soit en ce monde...
..............................................:)
P.S.
Je me suis aussi procuré "Bandolero" de Carlos Giménez, auteur de l'inoubliable "Paracuellos".
On s'en reparle, j'ai pas lu encore.

vendredi 4 janvier 2008

Bilan 2007, prédictions 2008.

Année 2007


Santé: Excellente,(ce qui compte le plus) mais présentement en état de fatigue "avancée".


Amor: Omniprésent et diffus.


Travail: Très difficile dans le sens de : surcharge, surtout en fin d'année. Trop de
travail, pas assez de temps pour mon "moi-même". C'est souvent trop ou pas assez, la vie.


Vie personnelle: Bien, mais aurait pu être mieux, faute de temps.


Vie culturelle: Idem.


Vie sportive: Mon travail, c'est du sport à l'année longue.


Finances: Bonnes.



Je braille un peu pour le manque de temps à moi, mais pas de quoi se plaindre finalement.
Positif dans l'ensemble.


Et vous?



Prédictions 2008

Me connaissant bien et après consultation des oracles, je fais les prédictions suivantes:



Santé: Bonne, mais ne vous surmenez pas, surtout en hiver.


Amor: Vous projetez une certaine énergie mais la canaliser serait une bonne résolution.
Sans vous oublier vous et vos proches.


Vie personnelle: Vous bénéficierez d'une semaine de vacances supplémentaire, profitez-en.
Oh yes...


Vie culturelle: Profitez de cette semaine de vacances supplémentaire, pour accéder à
différentes sources.Faut que j'y mette plus de temps.


Vie sportive: Continuez votre travail, c'est la santé. Vous n'avez pas besoin d'exercice autre, à
part vos loisirs. (Non pas vrai Jojo, tu m'niaises là, j'arrive pas à y croire)


Finances:

Bonnes, si vous faites les choix éclairés. Dépenses importantes prévues, dont le
changement de bagnole. Étant un habitant d'une planète 450, considérez que le
dollar canadien suit le cours du pétrole; plus il augmente: plus il augmente. Et il
augmentera, vous pouvez compter là-dessus sans trop vous tromper. Le choix d'une voiture économique est indiqué, voire prescrit pour vous et l'environnement. De plus, vous bénéficierez d'un allégement fiscal à l'achat d'une voiture économique. "Win-Win" situation. Ne vous inquiétez pas outre mesure, la devise canadienne sera aussi forte sinon plus, que la devise
américaine.


Actualités Internationales:

Le Pakistan, encore le Pakistan, L'Afghanistan et L'Inde. L'ébullition est là, à mon avis. L'erreur des U.S d'avoir attaqué l'Iraq au lieu de se concentrer sur ces pays sera soulignée et re-soulignée j'espère. On leur souhaite de ne pas poursuivre leur fuite en avant avec l'Iran, et qu'ils se retirent en bonne partie d'Iraq pour se concentrer sur le Pakistan et l'Afghanistan. On peut rêver. Mais Bush est bien baisé avec le Pakistan. Lui qui tablait sur l'élection future de Bhutto, aurait dû mieux la protéger. Musharraf n'est pas une carte-maîtresse, mais un compromis chancelant en 2008 . L'important est de savoir l'arsenal nucléaire en sécurité. Mais entre vous et moi et la boîte de Pandore...J'exagère à peine.

L'armée canadienne est seule dans le Sud à Kandahar, et c'est une injustice de la voir tenir le flambeau à bout de bras sans aide(ou presque) des pays membres de l'ONU. D'autres pays doivent s'impliquer et ça presse avec l'assassinat de B. Bhutto, dont les talibans(ex-créatures de l'armée Pakistanaise) doivent se féliciter sous la bénédiction d'Al Quaïda. Sa mort est une défaite pour la civilisation, une victoire pour l'extrémisme, et une raison de plus pour agir dans cette région du globe très instable et nucléarisé.

Sans oublier la Corée du Nord, la Russie et son nucléaire à l'abandon, le Darfour, le Kenya et que sais-je d'autre encore... L'actualité Int'l n'a pas fini de surprendre.

(...)


Mais nous avons aussi nos vies privées, vous et moi.

À chacun(e) ses préoccupations, projets et désirs.

samedi 29 décembre 2007

Rafale DVD

J'ai pris un retard fou sur mes visionnements . Je devrais cesser de fréquenter les sites et autres revues spécialisées, ça me fait sentir coupable de manquer tant de films intéressants. ;)

J'en sors plus, je manque de temps. Je bosse trop. Ah la la.

Quoiqu'il en soit, cette rafale est somme toute légère et pas de la toute première fraîcheur en cette fin d'année, vous me pardonnerez. Nous commencerons donc par le plus poche, vers le meilleur.



"Day Watch" (T. Bekmanbetov-Russie-2006)

Si "Night Watch" (du même réalisateur) affichait une certaine maîtrise et fraîcheur dans l'affrontement fantaisiste des guerriers du jour contre ceux de la nuit ; "Day Watch" -la suite-
célèbre le réalisateur en perte totale de contrôle du sujet, avec un scénarion brouillon et confus qui s'approche plus d'une fleur fanée que d'une pousse printanière. J'ai bien failli m'endormir, malgré quelques trouvailles éparpillées dans un foutoir va-tout, digne de Luc Besson, version russe. Du n'importe quoi, entre-mêlé d'éclairs qui se perd dans le magma prétentieux.

4sur10.



Spiderman 3 ( S.Raimi-2007)

Sam Raimi atteint ici son "Principe de Peter" avec une franchise qui se formatte dans la sclérose Hollywood. Bref, ça commence à sentir le réchauffé. On s'en tape un peu de sa romance avec Mary-Jane et ses longueurs langoureuses. Le contre-emploi Venom est intéressant mais effleuré; dommage. Vraiment dommage, car Venom offrait beaucoup de possibilités. La faute aux dialogues et au scénario absolument quelconques, une réalisation sur le pilote automatique et une production surveillée de près par Stan Lee et cie, sans doute. On aurait aimé plus d'imagination au service du scénario, et moins aux effets spéciaux qui, je dois l'admettre, en jettent un maximum. Artificiel et pour fans finis. J'te souhaite autre chose de plus consistant Monsieur Raimi.

5.5 sur 10.



"Ratatouille" (B.Bird-2007)

Pas mal, mais bien inférieur à "The Incredibles" , autrement plus jubilatoire à mon avis.
Un rat reste un rat, c'est de la vermine. Que fait-t'on avec la vermine? On l'élimine.
Ce film changera en rien la vision de ces rongeurs nuisibles, même pour les tout-ptits.
On nous les fait sentir sympas, songés, culinaires, mais ça suffit pas à en faire des personnages attachants. Les ficelles du scénario sont difficiles à avaler et tirées par les cheveux ;)

Reste des trouvailles intéressantes, qques bons gags et une réflexion intelligente sur la critique à la fin. Les "Bonus" sur le dvd sont tout aussi intéressants, notamment l'histoire de l'évolution des rats à travers le temps qui vaut autant que le film.


6 sur 10




"Une affaire de goût" (B. Rapp-2002)


Changement de registre. Drame psychologique. Un riche homme d'affaires excentrique(Bernard Giraudeau, inspiré), propriétaire d'une grande entreprise française, engage un jeune goûteur comme conseiller en alimentation. La relation dabord anodine, prendra lentement une tournure inattendue et délicieusement perverse, dans un scénario et une mise en scène remarquable d'imagination. Imprévisible sans l'être, le film est délectable jusqu'à... La fin, malheureusement poussive, mais vaut amplement le détour pour son duo d'acteurs irréprochable, la qualité de la réalisation, et le surréalisme qui imprègne le tout subtilement.

Très bien.
7.5 sur 10



"Lost in Translation" (S.Coppola-2004)


Drame psychologique léger tout en finesse dans le non-dit, l'image, la musique et le son, porté encore une fois par un duo d'acteurs intelligemment dirigés(Bill Murray et Scarlett Johansson), sur le sujet du choc des cultures versus le réconfort de sa propre culture par sexe interposé malgré la différence d'âge.

Un acteur autrefois populaire en son pays, répond à l'invitation du Japon pour une pub insipide.
Il croisera sur place une jeune femme esseulée qui accompagne son ami carriériste, et tisseront des liens d'amitié profonde dans leur solitude.

Sujet lourd traité légèrement et intelligemment. C'est comme une volute de fumée, ce film.
La fumée est lourde, mais la volute, légère. Ça envoûte tranquilement mais sûrement.

Beaucoup aimé ce film. Sofia Coppola fait sa marque et signe de belle façon.

Original, personnel et universel.

8.0 sur 10

vendredi 28 décembre 2007

R.I.P. Benazir Bhutto








Voilà qui augure bien mal pour la suite du Moyen-Orient (et du monde entier) quand une figure emblématique de la démocratie est lâchement assassinée. Le chaos dans un pays doté de l'arme nucléaire est très dangereux pour l'ordre mondial, c'est le moins qu'on puisse dire.

Je voudrais pas être à la place de Musharraf...

vendredi 21 décembre 2007

Bizarre Blizzard (2e partie)


Le commandant:
Un instant lieutenant, un instant. Calmez-vous. Le corpus-transporteur ne doit être utilisé qu'en dernier recours à cause de l'énergie consommée, et compromettrait cette mission, vous le savez très bien; il y a d'autres alternatives dont mon ORDRE de vous diriger vers la banquise 4739. À cet endroit, dès que vous l'accosterez, il y aura une balise rouge facilement identifiable qui vous permettra de vous ravitailler et vous réchauffer vous et vos hommes.
Procédez lieutenant, c'est un ORDRE. Je répète: c'est un ORDRE! Pour le bien de cette mission et votre survie, procédez!
Le lieutenant:
Je veux bien mon commandant, mais balise rouge balise rouge, on voit rien à deux mètres comme je vous ai dit et mes hommes sont épuisés, il nous faut faire un gîte temporaire pour se reposer et reprendre des forces, ensuite nous reprendrons la route vers la banquise 4739 si tel est votre désir.
(Le lieutenant sentait que quelque chose clochait dans cette mission, on lui disait pas toute la vérité, et surtout, le but ultime lui échappait. Et ça, il ne pouvait le supporter qu'à grande peine.)
Le commandant:
Ce n'est pas mon désir, c'est un Ordre lieutenant, ignorez-vous donc ce que c'est que d'obéir! , Trouvez un endroit pour refaire vos forces, vous avez 8 heures pas plus.
Je vous recontacterai dans une heure sur les ondes militaires, pas sur votre ipod de merde.
Le lieutenant:
Entendu mon commandant. Il coupa la transmission.
Bon, vous avez entendu!? On s'active! Quelqu'un a trouvé un arbre dans les environs? (silence)
Caporal-chef Mortimer, vous avez vu un arbre ou une pousse récemment? On s'active osti, allez tout le monde, on avance, on est sur un îlot donc on trouvera des arbres pour se mettre à l'abri, priorité numéro un: trouvé des arbres pour se mettre à l'abri, let's go!
Le caporal-chef Mortimer:
Mon lieutenant, il m'a semblé apercevoir une jeune pousse d'épinette tantôt ya pas longtemps à travers la neige...Elle pointait son nez là...
Le lieutenant:
Bon ok où ça? C'est pas une pousse que ça nous prend mais un bosquet, on renifle un bosquet vite fait, ça presse osti! Mais activez-vous ! Qui m'a donné des moumounes, personne, alors on s'grouille, on r'nifle et on avance! J'tolère pas la faiblesse là, alors eul premier qui
m' trouve un bosquet ou un arbre, mérite une ration d' légumes supplémentaire. J'ai un plan.
Come on! Come on! Pour ceux qui savent pas cé quoi un bosquet ben cé un tas d'arbres ok! On avance cibouère, pis on recule pas. Reculer je connais pas. Caporal Gauthier, vous qui connaissez plein de comptines militaires, chantez-en une!
Caporal Gauthier:
Oui mon lieutenant, daccord mais j'entonne et on répète après moi:
"Reculer on connait pas"
reculer on connait pas
"Moi j'avance devant moi"
moi j'avance devant moi
"Le commandant on l'emmerde"
le commandant on l'emmerde
"C'est pas ici que j'vais m'perdre"
cé pas ici que j'vais m'perdre
Le lieutenant:
Daccord ça suffit, chantez-en une plus jolie, c'est un ordre.
Caporal Gauthier:
Oui mon lieutenant, j'en connais d'autres dont celle-ci qui me vient d'un marin. Alors j'entame le refrain et vous reprenez en choeur les gars ok ça va comme ça :
"L'autre jour j'étais su'l trône"
Lautre jour j'étais su'l trône
"J'arrivais pas à larguer"
J'arrivais pas à larguer
"J'ai pensé au commandant"
Jai pensé au commandant
"Puis ça s'est mis à tomber"
Puis ça s'est mis à tomber
"Des kilos en un rien d'temps"
des kilos en un rien d'temps
"Nom de Dieu quel soulagement"
Nom de Dieu quel soulagement
"Lorsque vous s'rez constipé"
Lorsque vous s'rez constipé
"Dites merci au commandant"
Dites merci au commandant...
Le lieutenant:
Caporal Gauthier venez ici, (il s'approcha en tête à tête) vous êtes un vulgaire impertinent, mais bon pour le moral des troupes et vous m'avez tout de même fait sourire. Reprenez votre rang...
Le caporal Gauthier:
Merci mon lieutenant.
Ils marchèrent dans la neige folle longtemps dans leur tête, pour quelques pas ridicules sur le territoire hostile, où ils s'étaient enlisés malgré leurs équipements à la fine pointe de la technologie militaire. Ils étaient presque perdus, mais décidés à trouver un endroit où se reposer, quand soudain...

dimanche 16 décembre 2007

Bizarre Blizzard (1ère partie)






Mon commandant, nous sommes sur l'îlot no 4738 et je demande l'ordre de rapatrier notre troupe au campement, nous sommes tous aveuglés par le blizzard et nous mourrons de faim et de froid dans cette tempête du diable si nous poursuivons.

(friture sur la ligne)

"Soldats, poursuivez votre mission, votre survie en dépend, dirigez-vous sur la banquise 4739 pour plus de sécurité" ...

"Mais non vous pigez pas mon commandant, notre survie est justement menacée par la poursuite de cette mission dans cet environnement hostile, on y voit rien à deux mètres, la purée de pois est totale, c'est du suicide mon commandant, et je suis à même de confirmer étant sur place, pas vous. De plus nous arrivons de la banquise 4737 à grand peine, et la 4739 ne nous dit rien qu'y vaille"....

"Lieutenant, désobéissez et vous subirez mon courroux et la loi martiale au retour".

"Je préfère désobéir, il n'y a point de châtiment pire que cette tempête, et estimez-vous chanceux de recevoir cette communication grâce à mon Ipod Touch à microphone intégré "four seasons proof".

"Vous aurez des comptes à rendre lieutenant".

"J'aime mieux en rendre, que de mourir gelé comme un rat avec mes hommes mon commandant, nous revenons au campement via corpus-transporteur".



...................................



À ce rythme, nous serons enterrés vivants avant le premier février 2008.
Il n'y aura plus que les cheminées des maisons pour témoigner d'une vie antérieure sous l'amoncellement de neige. Les plus forts survivront par l'emménagement de tunnels où les rencontres fâcheuses se multiplieront comme la peste, et l'anarchie s'installera peu à peu.
L'hiver commence officiellement le 21 décembre...

mercredi 12 décembre 2007

Petit panda pousse le cri primal d'une voix en extinction

Désireuse de clore l'année sur une note joyeuse, l'équipe d'Ivan le terrible aimerait vous offrir ce modeste présent qui, nous le souhaitons, déclenchera un rire franc, ou dans une moindre mesure imprimera un sourire sur vos jolis visages, chers lecteurs.

Évidemment, nous eûmes souhaité cette scène dans l'habitat naturel de ce mammifère, plutôt qu'en captivité, il va sans dire. Mais la rareté de ces animaux nous obligent à prendre ce qu'ils nous donnent, où et quand ils le peuvent.

Quoiqu'il en soit, c'est Christmas time, prétexte à toutes sortes de joyeuseries.

Try to be happy.

Le président directeur général, chef des opérations terrestres et autres,
ainsi que votre tout dévoué,

Yvan.

mardi 11 décembre 2007

Mickey's back for Christmas!



Juste comme j'allais décrocher totalement pour le temps des Fêtes, fallait que le Géranium rapplique, plus con et stupide que jamais sur son belogue ultra-polluant.
Certain(e)s diront que j'aime le détester.
Peut-être, mais nous avons tous nos exutoires anti-conneries, peut importe leur forme. Et je suis loin d'en être convaincu, tant le poivron est gros dans le titre de chef-pupitre cinéma qu'il porte à l'hebdo ICI d'une part; et par l'énormité des conneries qu'il écrit d'autre part. Le plouc est sans fond et il me plaira toujours de dénoncer la bêtise humaine sous toutes ses formes et dont il est l'incarnation pure, version "pseudo critique cinéma".
(Le cinéma étant un sujet me tenant à coeur, entre autres .)
Michael Augendre revient donc nous laisser son petit cadeau ICI, grosse flatulence aux oeufs se mariant parfaitement à la dinde et la farce. Prétentieux crétin qui pousse l'insulte à l'injure en ayant l'audace de se croire intelligent. C'est non seulement bourré de fautes d'orthographe et de syntaxe élémentaires dans un tout petit paragraphe, mais pire encore: le connard fini baigne dans l'imbécilité et l'ignorance crasses qui ne méritent rien d'autre que le mépris.
Je termine: Honte à vous, décideurs du ICI, de laisser ce putain de légume sévir dans les pages de ce qui a déjà été un phare culturel, mais qui est devenu une feuille de choux.
J'en fais désormais mon deuil, et vous votre jardin.

lundi 10 décembre 2007

Jennifer Connelly - (réflexion sur la beauté)






Elle: Tu viens t'étendre près de moi?
Lui: Ah non, ya l'émission sur la migration annuelle des gnous d'Afrique au National Geographic
qui commence.
(...)
Sans blague...Elle doit bien avoir quelques défauts, mais quand je la regarde, j'y vois que beauté féminine pure et charme fou. Ça doit pas être de tout repos pour le conjoint d'une femme de ce genre, avec tous les vautours qui doivent tourner autour.
Le gars a intérêt d'être "top shape" dans tous les sens, me semble.
Constamment sur la pointe des pieds, le dos bien droit et le menton relevé...La beauté physique est agréable à porter et facilite bien des choses, mais en complique d'autres dans la vie du porteur(se). Mieux vaut les complications de la beauté que de la laideur vous me direz, et le véritable amour entre deux personnes transcende tout. Daccord, mais...
Je me souviens d'une phrase qu'un collègue de travail m'avait dite:
"It brings you all kinds of shit to be with a nice looking woman".
C'est en partie vrai, mais la véritable beauté ne provient pas de l'éphémère.J'apprend rien à quiconque avec cette affirmation. La beauté physique est une distraction certes appréciable mais une distraction quand même. Dans un monde qui carbure à l'image et la jeunesse, on enterre l'âme pendant un temps, puis elle refait surface en vieillissant.
Elle n'a qu'un temps la jeunesse alors que l'âme elle...?
La brune aux yeux verts est ravissante, et si les yeux sont le miroir de l'âme, elle est carrément divine. C'est ben simple, ça devrait être défendu d'être belle de même, ça fausse les données. Les dés sont pipés dès le départ.
Du calme. Elle est humaine elle est humaine.
Tout de même, je me permet de la voter :
"Vénus de l'année 2007" . Avec plaisir my dear.
Il émane d'elle une tendresse et une "profondeur" véritable malgré sa beauté, je trouve.
J'me trompe peut-être, car je connais que dalle d'elle, à part quelques-uns de ses rôles dont celui dans "Little Children"(très bon film), d'où la première photo en haut est tirée.
Quand on est belle et "up front" comme elle, ça doit être difficile de rester humble. Je lui souhaite, car l'humilité ou son absence est une preuve véritable de la grandeur/petitesse d'un être humain à mes yeux; beau ou laideron.

mardi 4 décembre 2007

Flash-Pensée Québécoise


Relativiser une épreuve n'est pas chose facile, mais n'est-ce pas dans l'adversité que l'on démontre sa véritable nature?

vendredi 30 novembre 2007

Air Marokko: le choix des gens "relax".


Extrait de conversation du pilote et son co-pilote, telle qu'enregistrée sur la boîte noire du vol 123456 avant le décollage:
Pilote: Pas mal cette merde, hein.
Copilote: Tu parles, on a pas encore décollé que j'plane déjà, hihih.
Pilote: J'suis complètement pété aussi, heheh, quelques bouffées et c'est parti...
Copilote: Dans les nuages...(rires) P'tain qu'est-ce qu'il est bon ce shit, t'as pris ça où?
Pilote: Fais gaffe, tu vas en échapper sur ta ch'mise, c'est du Kaboul,
100% Afghan.Un contact que j'ai là-bas .
Copilote: On va avoir les yeux rouges comme des lapins...Tu m'refileras ton contact.
Pilote: T'inquiètes, j'ai des gouttes oculaires pour les yeux de lapin...Tiens, mais je te donnerai
pas mon contact, c'est un chef de clan timide.
Copilote:Ok, ça enlève la rougeur c'truc?
Pilote: Mets-t'en quelques gouttes, attends une minute puis regardes-toi dans l'miroir tu
verras, allez r'files-moi l'pétard...
Copilote: Ah ça m'rassure, tu penses à tout toi.
............................

jeudi 29 novembre 2007

Vol 123456: l'enquête se poursuit

L'information nous parvenant par bribes, au fur et à mesure de la transcription de la boîte noire,

notre équipe a pu obtenir les informations suivantes:



Suite de la conversation entre le pilote et son co-pilote:



Pilote: Ouais j'pense à tout, c'est pour ça que j'suis l'commandant et toi, mon bras droit.


Co-pilote: Tu sais c'qu'il te dit mon bras droit heheh.


Pilote: Ouais j'devine...Tu veux un shot gun?

Co-pilote: Non, j'ai pas envie...Parlant d'shot gun, j'ai maté un type pas réglo il me semble, sur la
caméra d'bord...

Pilote: Bon ça y est, ça t'fais pas la défonce toi, tu deviens parano, quoi encore!?

Co-pilote: Ben un type qui tenait son sac à bandouillère près de lui avec un air nerveux...

Pilote: Et il a fait éclaté une tête au hasard avec son Magnum hinhin...Non mais, ho hé Didier,
c'est encore une chochotte qui va gerber un coup ou deux d'dans en faisant semblant de
chercher qque chose par orgueil de mal de l'air... Allez, ressaisis-toi, quoi d'autre?

Co-pilote: Euh, rien d'autre, t'as probablement raison, ça s'rait pas la première fois...

Pilote: Pour te rassurer, dis à Odile de garder un oeil sur lui. Toi j'te jure, c'est la
dernière fumette... Bon c'est pas tout ça, faut faire lever ce tas d'métal...Mets les gazs
on a le OK. Égaux, les gazs.

Co-pilote: Okay, égaux les gazs, poussée maximale...

Pilote: Vouaalà. C'est parti.

Co-pilote: Pleine vitesse atteinte dans environ 15 secondes à puissance maximale. Rien à
signaler.Nous sommes en progression,tout va bien.

Pilote: Tout va bien car j'assure un max. Je prend les commandes pour le décollage,
t'as qu'à t'étirer et te regarder dans le miroir pour voir tes yeux blancs comme neige,
mais...

Co-pilote: Mais quoi?

Pilote: Mais qu'est-ce que t'as sur l'bord du nez là...Putain c'est dégueu, mais laisses-moi décoller
et j't'en reparle...

mercredi 28 novembre 2007

Flash

Le DVD "Hearts of Darkness", sur le tournage d' "Apocalypse Now" de F.F. Coppola sort ces jours-ci.

Un "must" pour les fans de documentaires et de F.F. Coppola.

Fait divers

source: Flickr

Dans le seul mois de novembre, trois feux de bagnoles. Deux, dont j'ai été témoin.

Le premier, qui était le plus préoccupant, est arrivé juste devant l'entrée de l'édifice où j'habite.

J'étais absent, on me l'a frelaté.

Devant la porte , une voiture récente s'est enflammée: conductrice figée un peu sous le choc, un locataire a pris l'extincteur que j'avais apporté(il n'y en avait pas avant) et l'a vidé dessus en attendant les "pimpons" qui logent heureusement à 500 mètres environ. C'aurait pu être dangereux car les flammes montaient à environ trois mètres de hauteur.

C'était mardi le 6 novembre, je m'en souviens car dès le lendemain, au coin de Daniel-Johnson et Jean Béraud, tout près du Carrefour Laval, -le gigantesque centre de consommation où une chatte n'y retrouverait même pas ses petits- paf, une autre auto en feu. Le feu brûlant une caisse de métal sur roues.

Le réservoir d'essence a sauté. Ça a fait "pow"... Mais pas un "POW" d'Hollywood où le véhicule lève de terre pour faire un double-saut périlleux avec salto arrière pour s'écraser sur la voiture du deuxième voisin en face, nonon. Juste pow, la carcasse a même pas bougé. Re-Pimpons qui ont prestement éteint la chose incommodante.

Hmmm, bizarre...Me suis-je dit. Deux voitures qui flambent en deux jours dont une, drette devant ma porte. Y aurait-il un message m'étant destiné et dont le sens m'échappe? J'ai mis deux hommes là-dessus et la seule réponse qu'ils m'ont donnée fut: "vous fabulez monsieur".Ce à quoi j'ai répondu:" Ben vous fabulez aussi si vous croyez que je vais vous payer pour si peu de résultats".

Puis voilà-ti pas qu'aujourd'hui: 3e feu du mois. Une camionnette. C'est assez particulier cette fois-ci. Si les deux premiers restent d'origine inconnue, celui-ci s'explique facilement et vaut la peine d'être raconter plus en détails.

C'était sur la rue Sicard à Ste-Thérèse, une artère industrielle où se trouvait un entrepreneur avec sa camionnette, sa remorque et une grue dessus. Étant stationné sur l'accotement de l'artère, il entreprend de descendre la grue au sol, mais l'abruti accrocha les câbles électriques de transmission entre les poteaux,en levant la pelle mécanique. Il les accrocha si bien que la tension engendrée fit tomber deux poteaux dont un, sur la camionnette.

Messires Poteaux et Mesdames Câbles, non contents d'endommager le véhicule, lui foutèrent tranquillement le feu pour corriger le fautif, qui on l'imagine, devait se sentir bien mal dans son dedans. Il ne fut pas blessé fort heureusement, mais quelle négligence autour de lignes électriques... Un peu benêt sur les bords je dirais.

Le feu d'un véhicule démarre généralement comme un feu de foyer en beaucoup plus lent, ça fume pendant de longues minutes, puis les flammes apparaissent. Re-Re-Pimpons. Le Feu! Aaaah les pompiers! C'est leur "saison haute" qui démarre avec novembre.

L'incident aurait provoqué l'explosion d'un transformateur, créant un effet boule de neige dévastateur qui a privé un grand secteur de Ste-Thérèse d'électricité. Quadrilatère rue Desjardins au Sud, Napoléon au Nord, Sicard à l'ouest et Turgeon à l'est. Un gros carré aux dattes ça les amis.

J'espère qu'il a de bonnes assurances l'entrepreneur sinon il va être lavé par Hydro-Québec et/ou des poursuites.

J'espère aussi que c'était pas un nouvel employé dont c'était la première journée...Le pauvre...

-Euuh, boss, j'tappelle passque j'ai un problème à job, là l'truck est en feu pis yé full de gaz, j'ai pété deux poteaux électriques avec la pépine pis tout l'quartier industriel est en panne...(Dont l'usine de fabrication de camions Paccar/Peterbuilt, c'est pas rien)

Un véhicule, perte totale. Usine majeure, quartier industriel et partie résidentielle paralysée, deux poteaux et un transformateur à changer. Pas certain que ce soit rétabli pour le lendemain.

Grosse facture d'Hydro qui s'en vient Joe.

dimanche 25 novembre 2007

Caporal Lafontaine au rapport...

Petite fin de semaine tranquille à la campagne. Pas de câble, pas de satellite, pas de festival. Rien.
Le vent et le silence.
Remoted, mais pas tout à fait.

D'abord E.T. the extra-terrestrial, de S. Spielberg. Soirée tévé.
Ok, bon film pour enfants. Mais la musique, insupportable. John Williams, ça fait longtemps que je peux plus le supporter. Puis vint : "Femme Fatale" de Brian de Palma, ou : "Comment un réalisateur en panne totale d'inspiration, masque son scénario vide, en multipliant les effets de caméra avec sa pitoune de service: Rebecca Romijn, dont l'incarnation oscille entre un pot à fleurs et un géranium. ZZZ.

Puis, l'illumination:TéléQuébec et son cinéma du samedi soir avec "Rouge" de Krzysztof Kieslowski.
C'est chouette en général TéléQuébec le samedi soir pour le cinoche à 22h30.

"Rouge" de Kieslowski, dernier volet de sa trilogie des "3 couleurs".

Magistral drame psychologique, magnifiquement joué par un duo d'acteurs inspirés.

"Rouge" , dernière partie de son décalogue et dernier film avant sa mort prématurée.
Drame psychologique magistral, porté par un duo d'acteurs lumineux: Irène Jacob et
Jean-Louis Trintignant.
Leçon de cinéma d'une maîtrise absolue. Développement et entrelacement de deux personnages que tout peut opposer à prime abord, et qui s'unie platoniquement par la suite. Subtilement.

Remarquable.

Du cinéma comme ça, j'en veux encore et encore.

Radiohead In Limbo (perfect audio quality)

Qualité totale.
Finesse d'éxécution et d'interprétation "live" par des musiciens accomplis.Un classique moderne nécessitant un système de son à la hauteur.

À propos du vieillissement de nos corps.

Accepter de vieillir est preuve de sagesse devant l'inéluctable à mon avis.
On a pas le choix anyway. Le temps fait son office pour tous(tes).
No fucking alternative. Dead end for all of us.

À vingt ans, on s'en fout. On a toute la famille dans l'corps, le monde nous appartient.
On se croit éternel. On se réveille frais (ou presque) comme une rose, un lendemain de veille.

À quarante ans, on s'aperçoit que la garantie du véhicule est terminée et que les pépins peuvent apparaître, d'où la nécessité de pratiquer la mécanique préventive pour amoindrir les coûts.
Si je pratique pas la prévention et que le véhicule me casse à la gueule, il me faudra une remorqueuse et un garagiste d'urgence qui me coûtera le double.

À vingt ans, on se remet d'un party dès le lendemain. À quarante, ça prend deux jours.
À soixante, on doit se sentir comme une limace rampante pendant une semaine.
Et ça, c'est si le coeur ne lâche pas avant pour nous, les hommes.
C'est sensible un homme vous savez. Tout dépend du type de "party" et du type d'homme, j'imagine.

Il existe des gens qui vieillissent bien , d'autres pas. Certain(e)s sont comme un bon vin: meilleur(e)s avec le temps; d'autres comme une vinasse qui s'aplatie, faute de caractère et volonté.

C'est tout un contrat, subir la pression du temps. On la subit ou on la gère.
À tous les jours.

vendredi 23 novembre 2007

Saviez-vous que...

Imesh, le site de piratage, (-non s'cusez; l'ex-site de "partage libre de fichiers entre pairs"-) est désormais payant?

Eh oui. Voici le deal qu'il nous propose, et qui présente un avantage sur ITunes(qui ne permet que 30 secondes d'écoute) à mon avis:
Moyennant 8.95 de vos dollars durement gagnés chaque mois, il vous laisse télécharger sans limite tout ce que sa bibliothèque renferme: musique et vidéos, que vous pouvez écouter ou regarder à loisir sur votre ordinateur, mais SEULEMENT sur ce dernier. En théorie selon Pati(la préposée virtuelle), on peut ni transférer, ni graver. Donc, pour la maison seulement.
Si vous désirez acheter une toune et la posséder rien qu'à vous, c'est 99 cents chacune, en plus de l'abonnement.

Pour pouvoir transférer(toujours sans limite) sur votre lecteur mp3 portatif préféré, il faudra débourser 14.95 par mois, et cet abonnement s'appelle le "To Go subscription". Il faut cependant déjà posséder un lecteur mp3 portatif pour s'y abonner car on vous demande de le brancher dans votre ordi avant l'abonnement, pour pouvoir en profiter.

Je vous épargne les minutes de "chat" nécessaires qu'il m'a fallu tricoter pour lui soutirer le
"To Go"...Ça a pris du temps pour lui tirer les vers du nez à cette Pati. Tough Cookie, qui trahit la prudence, désirant néanmoins faire des affaires. Ils disent avoir négocié une entente légale avec l'industrie musicale et que tout est OK légalement.
Okay, il a dit: " C'est Okayy"..

La compétition d'Itunes avance donc lentement mais sûrement. Les personnes n'ayant pas un système de son "potable" branché sur leur ordi de maison feraient mieux de passer outre, mais pour les gens comme moi qui en possèdent un,(Altec Lansing,the best I've seen so far) ils seront servis: téléchargement illimité à la maison, bibliothèque super-garnie, qualité cd, convivialité... Donc grossièrement: tu paies 8.95 par mois, pour pouvoir écouter tout, et QUE ce que tu veux en qualité CD chez-vous. Après les Fêtes, j'achète un Ipod. Si je suis satisfait de leur service, je prend le forfait "To Go"(s'il existe encore, tout va très vite). And I say: Alléluia.

La durée des vidéos en leur biblio n'excède pas 20 minutes. J'ai pris à l'essai le forfait 8.95 par mois, étant mélomane et voulant tester leur offre. Pati, de guerre lasse, m'a offert un mois gratos, so why not. J'essaierai pendant ce temps de transférer qques fichiers malgré leur interdiction formelle virtuelle. Pour voir, pour tester le truc. And because I'm still a bad boy on the sides...

http://www.imesh.com/

mardi 20 novembre 2007

Le "Sofa Jumping"



Jeu d'épanchement psychologique inventé par l'acteur Tom Cruise lors du "Oprah Winfrey Show", consistant à prendre un divan et y asseoir une "veudette" interviewée par un(e) animateur(trice) assez futé(e) afin de pousser la "vedette" dans ses derniers retranchements psychologiques -sans apparence de stratagème- pour lui faire cracher son "dedans" à la face du monde, rebondir comme un lapin et se couvrir de ridicule, à la plus grande joie des téléspectateurs.

Du plaisir garanti pour toute la famille à la maison cet hiver.
Yé. On joue à la vedette et on s'épanche jusqu'au prélart.
Quelques témoignages de participant(e)s:
" Le sofa-jumping m'a libérée de la boule d'énergie négative qui grossissait en moi" -Debbie.
"Mon dedans était toutte pogné ensemble; grâce à Sofa Jumping, ça s'est toutte démêlé et j'ai retrouvé le sourire, merci Tom!"
- Roger.
"J'avais envie d'gueuler comme un perdu, comme ça , pour rien" - L'inventeur Tom.
N'attendez plus, savourez à votre tour les joies du Sofa Jumping...

dimanche 18 novembre 2007

vendredi 16 novembre 2007

Ce cher Werner



C'est Antoine qui me force à pousser la chansonnette Herzog.

Décidément, les tinamis m'inspirent ces temps-ci.

Je suis un "fan modéré" de ce cinéaste allemand né en 1942.

"Aguirre, La Colère de Dieu"

"Nosferatu, fantôme de la nuit"

"Fitzcarraldo"

"Grizzly Man"

" The wild blue Yonder" et plus récemment : "Rescue Dawn" produit par une obscure compagnie Hollywoodienne avec un budget de 10 millions US.(9 millions canadiens :)

Quelques citations récentes du personnage Herzog:

" I try to understand the ocean beneath the thin layer of ice that is civilisation. There's miles and miles of deep ocean, of darkness and barbarism. And I know the ice can break easily."

"You will never see people talking on the phone, driving in a car, or exchanging ironic jokes in my films, it is always bigger, deeper. My films expose "the ecstatic truth" of mankind".

Rien de moins Werner? T'es certain d'avoir rien oublié? (...)

Même si le personnage me semble parfois un peu mégalo, ses films ont souvent touché une "universalité humaine" incontournable dans la cinématographie mondiale.

"Heino, la louve des comptables"


C'est la journée des comptables, vous en êtes un. Mistress Heino, votre secrétaire attitrée, vous fait une fleur en vous en offrant. Vous faites quoi avec le bouquet?
A- Vous le reniflez en disant : "Merci très chère Heino, je vais les mettre dans un vase", et
tombez raide mort.
B-Vous le prenez et dites pour la défier: " Très bien Frolein, enlevez vos lunettes pour voir!"
C-Vous êtes stupéfait et vous exclamez: " Fausse Heino, sors de ce corps!"
D-Vous dites calmement: "Heino, vous n'apportez que le malheur ici depuis votre
arrivée et ce bouquet n'y changera rien, au contraire peut-être; veuillez s'il-vous-plait
prendre vos affaires et quitter cet endroit, vous êtes licenciée".

Ken était-il Zen?


One man... One vision...
Un homme... Un "record"...
Un 33 tours et puis s'en va.


Un autre exemple de "génération spontanée" version seventies, dont parlait Aristote jadis.
Les "Wannabes" poussent encore de nos jours, tels les champignons dans Tintin et "L'île Mystérieuse" d'Hergé. Pop Pop Pop! (voir Loft Sottises et autres Infiltrations Doubles)
"By request only"...
C'est une sacrée chance que tu t'imposes pas, cher Ken-et-ton-joli-casque-de-cheveux-assorti-d'une-moustache-sexy, sinon je prendrais le rasoir et te ferais une coupe
"No Future".
P.S. Pour d'autres pochettes de disque affreuses voyez ici .
Merci Épicure .

jeudi 15 novembre 2007

Le cinéma du Parc- Retour

Suite à l'épisode souligné par Helen sur le sujet controversé des projections de film en format DVD dans ce cinéma, ma question est la suivante:

Si vous étiez cinéaste, accepteriez-vous la projection de vos oeuvres dans ce format de moindre impact visuel sur grand écran, sachant les risques et conséquences possibles d'une telle projection sur l'opinion du spectateur advenant un problème technique?

Perso, je répondrais: "Oui, allez-y, mieux vaut une diffusion que rien du tout, mais vous aurez de mes nouvelles si ça foire techniquement"

Ceci dit, je pense que le cinéma du Parc devrait s'équiper d'un système de projection décent.

dimanche 11 novembre 2007

Cliché conversation #5- À la caisse pop pop.

À la caisse Pop pendant que je fais la file au guichet, une femme seule dans la soixantaine s'exclame:

-Ça s'peut pu, dès que je sors de chez-moi, faut que j'mette la main dans ma poche pour payer, ben vite va falloir que j'paie pour respirer!

-S'il fallait payer pour respirer, je serais mort depuis longtemps, mais moi j'aime bien mettre la main dans ma poche! répliqua un type environ du même âge, derrière elle.

-Ah bon, z'êtes bien le seul, on peut savoir pourquoi? demanda t'elle.

- Comme ça j'peux m'placer les gosses sans qu'ça paraisse,héhé.

-Franchement, c'est ben vulgaire!

-Ben quoi, vous saviez pas qu' les hommes se ... à tout bout d'champ?
Tchèquez ben ça une bonne fois, ya pas une journée qui s'passe sans qu'un gars
s'tripote eul' sac une demi-douzaine de fois au moins, sans qu'il s'en rende compte!
Il a l'air de trouver ça drôle, lui. (me jetant une oeillade graisseuse de complicité)

- Je sais pas! J'ai jamais eu d'testicules pour me les placer sans arrêt...Vraiment, vous les
hommes, vous êtes tous pareils! dit-elle.

-Moi je sais, on en a tous une paire. Comme vous, sauf que la nôtre est au sud, et la
vôtre au nord en plus gros.

-Pfff...J'aime autant avoir des factures à lire que poursuivre cette conversation.

-Ah c'est drôle, moi j'aime mieux parler d'couilles que d'recevoir des comptes à payer.
Tous les goûts sont dans la nature faut croire.

-Euh, hum, madame, c'est votre tour. Ya un guichet de libre. Dis-je.

- Oh ha oui ,merci monsieur!

-De nada.

(...)

samedi 3 novembre 2007

vendredi 2 novembre 2007

Enrouler le foin



Yamachiche, Québec. Automne 2007. As always, cliquez pour agrandissement.