mercredi 12 juin 2013

Vie virtuelle


Si je ne lis pas mes courriels chaque jour
et ne m'informe pas de l'actualité quotidienne
sur les réseaux et les blogues que j'affectionne,
je donne pas cher de moi.

Virtuellement.

Hannah et ses soeurs



Je n'ai pas trouvé la version française de cette scène
malgré mes recherches sur Dailymotion et Viméo.
Il faut voir le film au complet puisque c'est un chapitre
majeur dans son oeuvre.

Une scène que j'aime beaucoup.
Brièvement, il sort du cabinet de son doc
en croyant avoir une tumeur au cerveau
et apprend ensuite qu'il est stérile.
S'ensuit une conversation avec sa conjointe(Mia Farrow)
sur la véritable nature de leur relation et la masturbation.
Puis une rencontre avec un couple
d'amis afin de remédier à la situation
par insémination artificielle.

J'ai revu le film ce dernier week-end à TéléQuébec.
Ça traverse le temps de belle façon à mon avis.


vendredi 7 juin 2013

Bonne fin de semaine.


                                                    Via un réseau alternatif.    





mercredi 5 juin 2013

Gratuité


Je donnerai les "Fables de LaFontaine" en format de poche.
Dans une station de métro, un banc public,
un arrêt d'autobus, un parc, une voiture louée
ou aux chiottes.
J'ai pas encore décidé où exactement;
ce ne sera pas une bibliothèque.

J'ai réparé une édition desdites trouvée dans une vente de garage,
en gros format magnifiquement illustré que je conserverai précieusement.
La bougre avait besoin de soins.
Je lui ai fait un soin, papier-collé.


En cette époque de bruit et de fureur,
déficitaire de lecture, d'imagination et de réflexion.

Il faut lire les classiques, même si je crois intimement
que c'est en forgeant que l'on devient forgeron.

Je ressens ce besoin de susciter la lecture,
coûte que coûte.

La mémoire a un prix.

Loin de moi l'idée de poser.

Je veux simplement témoigner
tout en voulant ignitier un mouvement
"donatoire" de livres en public, où que vous soyez.
C'est tout.
Merci.

dimanche 2 juin 2013

mercredi 29 mai 2013

L'oeuf en question


Je l'ai trouvé sur le sol parmi des cailloux
de la même taille en faisant le nettoyage
des mégots que je laisse parfois tomber,
à gauche de l'entrée de la maison.
Des jours de grands vents l'auront sans doute
soufflé hors du nid pour qu'il atterrisse là.

Il est intact et mort comme on peut
le constater sur ces photos amateurs.
Il l'est toujours et le restera sans aucun doute.

J'ai cette amitié envers les oiseaux.
La contemplation d'organismes vivants
planant au-dessus de ma tête
m'a de tout âge captivée.
Si je devais avoir un animal domestique
il serait oiseau, idéalement un perroquet
répétant quelque marotte anarchique
voire même lubrique, afin de m'assurer
du décoiffement d'un interlocuteur éventuel
pour un plus grand plaisir.

Le volatile entretenu à grands frais
m'en donnerait ainsi pour mon argent.

Ce petit oeuf m'intrigue.
Que peut-il éclore d'une aussi petite coquille?
My guess: un colibri.
Sinon, je donne ma langue au chat
et pose la question; je connais rien
à la reproduction des volatiles,
à part les poules pondeuses.



                                                 



                                     Photos: Canon PowerShot A2200 HD
                                                       numérique. Ça fait la job sans se casser
                                                       la tête mais c'est pas top.
                                                       Efficace et correctement rendu, sans plus.

                                     





lundi 27 mai 2013

Arroseur arrosé


Chaque printemps ça rate pas.
Ça recommence de plus belle
avec la fonte des neiges.
Des gens, pour la plupart assez âgés et complètement
abrutis par l'abondance et le gaspillage de l'eau ici.
(On peut être âgé et conscient, je tiens à nuancer
mais mon échantillonnage perso sur la route tend
à prouver le contraire sur ce seul et unique sujet.
Clair, net et précis.)
Ils arrosent leur entrée domiciliaire asphaltée
au boyau, avec de l'eau potable, afin de déloger le sable
et les merdes diverses accumulées durant l'hiver.


Il me vient tout de suite à l'esprit un fantasme assez violent
qui les corrigeraient une fois pour toutes de cette habitude méprisable
lorsque j'en vois un (ou une, les 2 sexes étant aussi coupables
l'un que l'autre) s'exécuter.
Je te fais grâce ici des détails cher lecteur,
étant moi-même un être civilisé ou à tout le moins
me prétendant tel.

Ce qui fait chier est qu'à chaque fois
que j'en vois un(e) se commettre, je porte un
uniforme gros comme le bras avec une marque
tatouée au front. Des plaintes cumulatives peuvent
vous faire perdre votre poste et vous envoyer au chômage;
autant dire devant rien sous Herr Stephen Harper.
(Faut bien gagner sa croute d'une façon ou d'une autre
n'est-ce pas.)
Jamais il m'est arrivé d'en pogner un(e)
quand je suis en congé. Jamais.
Chiant de même!
Tout de même, quelques fois ou deux j'ai pas pu
m'empêcher de leur signaler l'abus, tout costumé
que j'étais.
.......

"Heu m'sieur, vous savez que vous gaspillez de l'eau
pour laquelle des gens se battent régulièrement
dans d'autres pays?! Vous gaspillez de l'eau potable
en lavant votre asphalte comme ça!

Silence radio total en guise de réponse dans la majorité
des cas que j'ai vécus ces 5 dernières années.
La grande majorité ne répond rien, pas un mot.
Tout en poursuivant l'arrosage absurde.
C'en est impressionnant, ils ne se résument donc
qu'au son de leur jet d'eau gaspillée.
Les très rares qui répondent diront: What?
ou Hmpf? ou Zzzz oubedon Chihefhlbling koffkoffjoie...
Faites-en l'essai, vous adorerez.
Certains ne comprenaient même pas un mot
de français. Je signale que je bosse en banlieue
de Mtl depuis 10 ans, comme je signale que l'eau
potable dépasse tous les débats
quant à notre survie.

Un silence assourdissant, un spectacle navrant.
Tous là ces énergumènes, avec leur pistolet
à pression.
"Mon entrée d'asphalte propre!
Je suis aphone.
Mon entrée est propre.
Je me sens jamais aussi bien
que lorsque mon entrée de propriétaire
est nickel propre.
À grands jets-pression, je veux pouvoir manger
mon prochain dessus."

En Silence.





vendredi 17 mai 2013

"Jagten". La Chasse, en français.




Dernière offrande de Thomas Vinterberg,
cinéaste danois ayant auparavant réalisé "Festen".

J'ai vu ni l'un ni l'autre, tout en ayant lu
beaucoup de bien au sujet de l'auteur ici et là
depuis quelques années.
Co-fondateur du Dogma avec Lars Von Trier apparemment.
Le Dogme Danois étant principalement une manière
de filmer caméra à l'épaule avec éclairage naturel;
grossièrement résumé.


Le Danemark et ses cinéastes hors-normes...
Beau pays, franchement.
Quelqu'un s'est tapé "Le Royaume"
de Lars Von Trier au complet?

Série-télé culte int'l à mon avis.
Le trafic automobile était quasi-absent
des rues des grandes villes danoises
durant sa diffusion selon le principal
intéressé, tant les gens étaient scotchés
à la série.

Je seconde cette théorie.
J'en parlais à l'époque avec un pote
québécois aussi accro que moi
à la fin des années 90 .
"Le Royaume" fut une révolution.

Lars Von Trier, c'est un osti d'cas à part.


dimanche 5 mai 2013

Il était une fois...



Deux gros poissons-amis échangent.
Adeptes de la pêche.
Ils sont assis dans une grande barque, dotés
de facultés respiratoires intra et extra-muros,
devisant tranquillement tout en tendant leur ligne
à chaque extrémité.


L'un des deux, (le plus imposant) dit à l'autre:

-"Ouais bon hein c'est pas tout ça,
  ché pas par che-vous mais par che-nous
  ils sont de plus en plus maigres.
   Les tiens sont plus gras?"

Le plus petit à l'extrémité de la barque répond:

- "Plus gras mais avec moins de viande,
  c'est un brin décourageant de voir comment
  ils s'adaptent et s'entretuent entre eux
  sans rien ajouter."

On fait quoi nous autres en attendant?

-"Laisse-les faire.
   Mange et accumule de la graisse,
   les temps sont durs sans être désespérants."

(...)

















dimanche 21 avril 2013

Depardieu, Gérard.

Jamais il ne sera ici question de juger un homme
selon ses faiblesses que l'on pourrait nous-mêmes
avoir chacun de notre côté, n'est-ce pas?

Pourrions-nous réduire un acteur magistral
ayant marqué sa génération à quelques actes
personnels et discutables?
Pourrions-nous discuter à l'avenir
aussi confortablement de la liberté?

Évidemment que non, à mon humble avis.

Donc cette entrevue:
 Depardieu
 

Remarquez comment il se projète
sans le savoir au futur.
Comme s'il se décrivait lui-même
30 ans plus tard; lorsqu'il parle
de Marlon Brando.



lundi 15 avril 2013

Même merde, année différente. Same shit, different year.

Faut bien faire bilingue en ce pays
du Canada nouvelle-vieille version
2013.
Nouveau visage politique,vieille recette.
Nouvel emballage, vieux contenant.
L'homme qui voulait être Roi.
Bilingue qu'il disait, ben il l'est.
On peut pas dire le contraire.
"Je veux que le Québec me fasse confiance", qu'il disait.

Sauf que ton cerveau n'a pas l'air de pouvoir
se séparer en deux d'heureuse façon tu vois, Justin...
Tu n'es pas comme un ragoût de boeuf aux légumes
que l'on peut aussi aisément séparer en portions heureuses
en deux, trois ou quatre assiettes. Ding Dong.
La multiplicité, la profondeur de philosophie
ni la mémoire de l'histoire ne sont pas
des caractéristiques propres aux Trudeau.
Loin s'en faut.

"Engagez-vous, rengagez-vous."
 Qu'il a dit.

On a déjà donné, tu vois.
Pas difficile d'être mieux que Harper remarque.
Tu tombes bien.

Vaut mieux toi vide que Harper plein.
On se console avec ce que l'on a.
Faute de pain on prend de la galette.

Et ceux de cette race tribale me disant
que la politique me chauffe au point
de péter un câble ben;  je les invite
cordialement à s'exprimer ici en
toute liberté.




 



Bonne nuit, faites de beaux rêves.

samedi 13 avril 2013

Femme-Flocon





Reviendras-tu me pianoter le corps
comme toi seule savais le faire?

Aurons-nous encore l'occasion
de nous prendre la main
les yeux plongés dans l'autre
comme nous avions habitude
de le faire durant ces années?

Scientifiques de l'amour
de derrière les fagots.

Un jour sucré,
l'autre sûr.

"Corn flake girl".



"The Master" de Paul Thomas Anderson

Respect envers l'oeuvre d'un auteur marquant son siècle.
Paul Thomas Anderson persiste et signe ici
un documentaire sur le jeu et ses pouvoirs déguisés
en fable par le duel de deux acteurs marquants soient:
Philipp Seymour Hoffman et Joaquin Phoenix.

Magistral en tout, à part le scénario s'étirant
parfois en longueur via une scène ou deux
à mon avis.

Photographie, direction artistique,
cinématographie et direction d'acteurs
géniales.
Le scénario reste discutable.







Nés dans la baignoire.

Exercice de concision.
Fait longtemps que j'ai parlé cinéma.
C'est une forme d'art qui permet
encore d'innover en 2013 malgré
tout ce qui a été dit en comparaison
des autres.
Je m'éxécute donc rapidement
car plusieurs plumes
en parlent mieux que moi un peu partout
sur la planète ouèbe cinéma.


-"Beasts of the Southern Wild"(Benh Zeitlin-2012)

Conte de Louisiane, à travers l'histoire
d'une petite fille au fort caractère devant survivre
à une tempête météorologique dans les bayous
et la maladie incurable de son père.

Vision philosophique et poétique
d'un sujet rarement traité
en circonstances particulières.
Mise en scène originale et inventive.
Personnages incarnés en profondeur.

Réalisme saisissant.






vendredi 12 avril 2013

Leviathan est nous




Documentaire cauchemardesque, anthropologique et nécessaire
sur l'industrie de la pêche intensive aux larges des côtes du Massachusett,
"off The New Bedford Coast".
Dans le coin de Melville et Moby Dick, tiens!
87 minutes de nez au coeur d'un chalutier raclant tout
sur son passage aquatique pour se délester ensuite
d'une quantité impressionnante de viscères, têtes
et coquilles vides en tous genres aux volatiles
et autres nécrophages des mers en quête
de bonne ripaille.
Et ce n'est qu'un seul chalutier.
Combien il y en a en moyenne chaque année
sur les zones de pêche du globe?

Le bateau enchaîné fait figure de petit escargot flottant
et risible face à la mer souvent déchaînée et toute puissante:
une bouche qui avale tout par immenses filets;
un estomac gargantuesque qui sépare,
tranche et sélectionne le comestible
puis rejette à flots la merde par ses flancs.
Je serais curieux de connaître le ratio-kilo
de ce qu'ils gardent versus ce qu'ils rejettent à la mer
car rien n'est dit tout le long du document. Pas un mot;
à peine quelques directives via hauts-parleurs.
Tout est cependant montré à ras le poisson
et l'homme usé par les gestes mille fois répétés.

Le regard vide de l'homme épuisé devant le discours
apocalyptique d'une télé abrutissante prise sur le vif
lors d'une pause-repas. On le voit s'endormir
devant nous.
Le bruit incessant des poulies,des chaînes et des moteurs
qui remontent et redescendent les filets grands
comme des buts de soccer.
Aucun mot n'est prononcé pendant tout le film
mais ça hurle tout le temps la mer, les câbles,
le métal,le lourd labeur et le poisseux.

La houle qui fait se balancer une tête de poisson
fraîchement coupée sur le pont.
C'est du joli mes grognards.
Je pourrai plus jamais mangé un poisson
d'épicerie comme avant tiens.
Ses yeux globuleux fixeront mon regard désormais.

Je veux mon étang et mes poissonnets
bien propres et bios, siouplè.
Ces mers nourricières pillées sans vergogne,
jamais cela est dit mais on nous montre
toute sa mécanique implacable.Un pillage
et un massacre écoeurants. En cela le film
est beau et d'une force admirable.

J'en ai vu des docus; des comme celui-là,
non.

Une douzaine de caméras numériques,
certaines sous-marines qui piquent du nez,
ressortent et repiquent, épousant
le mouvement de la proue face
à cette mer plus forte que tout.
Jusqu'au vol des oiseaux qui est épousé
de belle façon. Du grand art.

La qualité du son: exceptionnelle.
On leur donne le Jutra, l'Oscar, le Gémeaux,
l'Ours, le César, le Renard et le Lièvre
du Son. Un film qui passe autant
par l'oeil et l'oreille, c'est rare.

L'oeuvre des réalisateurs
Lucien Castaing-Taylor et Verena Paravel
est d'une grande pertinence-(j'allais dire beauté)-
malgré quelques plans jusqu'au-boutistes qui pourront
peut-être ennuyer certains spectateurs.
N'est-ce pas là cependant le propre d'une oeuvre
sans compromis et par le fait même remarquable,
voire même un chef-d'oeuvre?

"Voyez ce que nous avons fait, faisons
et ferons pour vous nourrir de poisson,
terriens".

Jusqu'à épuisement des stocks
si rien n'est fait très bientôt
afin de préserver cette ressource.

(Lire aussi la très bonne critique d'Éric Fourlanty.)



jeudi 4 avril 2013

Frédéric Othon Théodore Aristidès (5 mars 1931 - 2 avril 2013)


Fred...





Merci d'avoir bercé mon enfance et ouvert
autant de "canaux" chez-moi par ta fabuleuse poésie.

(Merci aussi à la bibliothèque ambulante de mon rang de campagne
 pour avoir été aussi bien garnie en BD à l'époque. Hum.)

Tu restes ici avec amour, ton imagination
est un exemple classique de liberté.
Il fera bon encore te relire et te confier aux mains
des enfants de cette terre pendant longtemps.


Repose en paix l'ami.
                                    
                                           (Extrait de: "Le Piano Sauvage")
                                     
                                         (Extrait de: "L'île des Brigadiers")
                                       



Addenda(6 avril):

Le 16e album de Philémon intitulé:
"Le Train où vont les choses"
vient tout juste de paraître en librairie.
Max Films et les éditions Dargaud collaboreront à l'adaptation
cinématographique de Philémon. Il s'agirait de l'ensemble de cette oeuvre
et non d'un album en particulier, mélangeant le 2D et le 3D.
Fred aurait approuvé le pilote du film sans réserve;
la réalisation sera confiée à deux réalisateurs québécois soient:
Julien Demers-Arsenault et Sébastien Denault.
Résumer l'oeuvre de Philémon en un seul long-métrage
tient quant à moi du pari très risqué.
Bonne chance!


mardi 2 avril 2013

Lu à la télé


Juste hier, un commentateur sportif à la télé d'état prénommé
Michel avait ceci à dire au sujet d'un joueur de hockey blessé:

"Sa commotion cérébrale va mieux,
 il devrait revenir au jeu au prochain affrontement."

Hihihi...
Si sa commotion va mieux, c'est que son état empire, Ducon.
"Sa crise cardiaque va en s'améliorant".
"Son accident cérébro-vasculaire se porte bien,
 il fait des progrès."

C'est comme le type qui va à la pharmacie et demande:

"J'aimerais avoir un bon médicament pour la grippe."

Le pharmacien lui répond:
"Je peux vous vendre un médicament contre la grippe
  mais pas pour, sinon vous reviendriez me poursuivre
  pour avoir aggravé votre cas, haha."


Le mec est payé avec nos taxes pour dire
le contraire de ce qui devrait être dit.

Je vis vraiment une belle époque.