lundi 7 février 2011

Le Ciné-Bazar de Médiafilm





                                          Photo:www.voir.ca

Samedi dernier pour la première fois, je suis allé à la 4e édition 
de cet événement annuel organisé par Médiafilm dans le sous-sol 
d'une église du Plateau Mont-Royal, rue Garnier coin St-Joseph.
C'était la première fois de ma vie où je voyais une file
d'attente à l'entrée latérale d'un lieu de culte catholique.
Visiblement à mon arrivée dix minutes avant l'ouverture,
plusieurs étaient au parfum. 
L'atmosphère sentait bon le 7e attendu par des dizaines
de sympatisants, impatients de s'engouffrer dans l'antre
le temps d'une journée.


Médiafilm est une agence de presse québécoise produisant textes,
horaires et critiques alimentant chaque semaine des dizaines de médias
imprimés et virtuels chaque semaine sur l'ensemble des sorties
de films en salles, parutions DVD et films programmés à la télé
d'ici.



Leur échelle d'évaluation artistique créée en 1968
demeure encore aujourd'hui une référence
cinématographique. Je vous la reproduis:
(1)-Chef d'oeuvre
(2)-Remarquable
(3)-Très bon
(4)-Bon
(5)-Moyen
(6)-Médiocre
(7)-Minable




Quel bazar ce fut! Une caverne d'Ali Baba riche et variée,
même si exclusivement réservée au cinéma et ses dérivés.
Ma cote perso lors de cette première visite: (2)


Un rassemblement communautaire pour tous les goûts
et tous les âges, convivial, amical. Un joyeux ensemble
de particuliers,d'éditeurs et de distributeurs.
Je ne comptais plus les sourires radieux. Un succès boeuf.
Des appareils et de l'équipement d'un autre âge, 
des affiches et revues anciennes, bouquins,
bandes sonores, films super8 noir/blanc/couleur,
VHS, des photos originales dédicacées, 
ré-impressions de qualité à la pelle et j'en passe.
Bref, tout pour le collectionneur et le néophyte
à prix d'ami défiant toute compétition.

Ebay et les autres n'arrivent pas à la cheville
du ciné-bazar pour les prix demandés. 
Ils peuvent tous se rhabiller.
Sans parler des films DVD disponibles
par milliers pour des prunes. 
Des prunes osti! 


L'événement comporte aussi un volet social.
Financé à même les revenus du bazar et la partie
discrétionnaire des profits empochés par les exposants-vendeurs
en partenariat avec le FIFEM (Festival Int'l du Film pour Enfants de Montréal),
il favorise des sorties au cinéma à l'intention d'élèves du secondaire 
1et 2(Lycéens) provenant de milieux défavorisés.

C'est une idée de génie de la part du rédacteur en chef
Martin Bilodeau de Médiafilm, il y a 4 ans.
À quand un bazar du même genre version littérature 
qui favoriserait la lecture et la découverte littéraire?


Quoiqu'il en soit j'ai bien aimé mes deux heures passées
au même endroit.
J'ai eu l'occasion d'échanger avec Philippe Gajan
du 24 Images à propos du cinéma de Robin Aubert.
(Il y avait un autre monsieur sympa qui l'accompagnait 
et dont j'ignore le nom encore, Marcel Jean peut-être, je sais pas.)
Vraiment cool. Me suis procuré leur no 149 et l'avant-dernier
film de l'auteur sus-mentionné inclus en DVD pour une prune:
"À quelle heure le train pour nulle part".




Puis Louis Dussault, président de K-Films Amérique.
Un distributeur qui m'invite à ses projections de presse
et avec qui j'ai pu causer un peu plus.
Que du bonheur, vraiment. 


Je n'ai qu'une seule critique à formuler.
Le manque d'espace pour un événement qui grandit.
Le succès est tel que d'année en année il faut agrandir 
l'espace donné sans dénaturer le côté convivial et la proximité
bon enfant de l'art partout exprimé. 
Fuck, le plancher était occupé, concentré, animé 
par une passion commune appelée cinéma.


Deux heures après l'ouverture 
on se marchait sur les pieds tant la foule était dense. 
Ils sont là, ils existent ces gens amoureux
qui veulent retrouver un sous-sol riche en nutriments.

Le bazar est victime de son succès, 
mon souhait est qu'il sache gérer sa popularité.
Un beau défi d'agrandissement, à mon avis.


J'avais un budget 2011 légèrement défoncé.
Ma récolte DVD, en dehors des sus-nommés:

-"Barry Lindon" (Kubrick)-pas vu
-"The Wrestler" (Aronovsky)-pas vu
-"Amadeus" (Forman) -vu et un sommet en son genre.
-"Flags of our Fathers" (Eastwood)-pas vu mais "Letters from Iwo Jima" bien aimé.
-"J'ai tué ma mère" (Dolan)-pas vu c'est son premier;
 crainte d'hystérie juvénile malgré Les Amours Imaginaires assez maîtrisé.
-Tout le Festival Spasm en 5 DVD- pas vu
-Le guide DVD 2011 de la Boîte Noire.
-"Le Soleil" (Sokurov)-pas vu
-"12:08 à l'est de Bucarest"(Porumboiu) -vu et jouissif. 
 Un chef-d'oeuvre de premier film, caméra d'or à Cannes 2006.
"Bijou d'humour politique absurde" (Odile Tremblay, du Devoir) 
Bien d'accord avec elle cette fois-ci. Une originalité, une profondeur 
et une fraîcheur réjouissantes.
Un film marquant à mon avis.

Tout est maîtrisé dans ce film: scénario, caméra, acteurs
et surtout: vision socio-politique douce/amère profonde 
de la Roumanie Post-Ceaucescu.
 -"El rio y la muerte" (L.Bunuel) 
En version originale espagnole sans sous-titres.
 
Plus, gâterie suprême à peine avouable
ayant grevé une bonne partie de mon budget:
Une ré-impression belge(1989)de l'affiche originale
en deux langues du film "La Mort aux Trousses"  
d'Alfred Hitchkock: "North by Northwest". 


Je suis pas un collectionneur de nature.
Une fois l'oeuvre vue ou lue je passe 
à une autre, sauf exceptions. 

Longue vie aux bazars qui perpétuent la mémoire.


 

 

jeudi 3 février 2011

Moubascrap lâche ses sbires




Hier et aujourd'hui un téléguidage de Moubarak
continue d'envoyer ses milices armées contre un soulèvement
populaire pacifiste et sans armes depuis une semaine
contre le dictateur. La fin de Moubarak ou comment creuser
soi-même un peu plus sa propre tombe.

Qu'un pays comme le Canada ait conseillé
à tous ses ressortissants d'évacuer ce pays AVANT l'arrivée
de ces "partisans pro-Moubarak" cache mal le fait
qu'on savait(fort probablement)en haut lieu qu'il
s'accrocherait au pouvoir et/ou que ça allait chier.

On s'énerve beaucoup autour de l'Égypte avec raison.
C'est un point névralgique du globe permettant l'accès
du canal de Suez pour le pétrole vers l'Europe,
au ravitaillement de l'armée US en cette région
en plus d'être un élément de "stabilité géo-politique"
crucial pour Israël, les USA et le Moyen-Orient.

Pas besoin d'être un expert en politique internationale
(ce que je ne suis pas)pour comprendre
que ce qui se joue en ce moment en Égypte
est non seulement incertain mais historique
et significatif pour tous sur cette petite boule
nommée Terre.

Réjouissons-nous en attendant de la future chute
d'une dictature vieille de 30 ans.
Au coût de plusieures vies héroïques,
malheureusement.

From Sophie

lundi 31 janvier 2011

Démarrer sa petite entreprise




Sans l'aide de Lucien B.
ou d'un contact bien placé

Au ministère me suis perdu
Dans un dédale déambulé
Jusqu'à plus soif me suis emmerdé
En pitonnant l'combiné d'cul

Labyrinthe sans fin que veux-tu
Remplir ceci et remplir cela
J'y perdis mon latin et un iota
De ma patience et mon vécu.

vendredi 28 janvier 2011

Lucien Bouchard, vendeur de gaz et de gas






"Hihihihi, j'en reviens pas moi-même!"... dit l'homme à gauche.
 (Jean, surtout pas de gauche)
"Inhinhinh"... dit l'homme à droite.(Lucien, très de droite)
-Bienv'nu dans not' club libéral cher Lucien,
 laisse-moi t'apposer le nouveau logo de not' parti sur ta veste!
-Très heureux d'te r'trouver cher Jean mais fais attention
 devant la caméra tu veux, tu m'as piqué l'toton.
-Sorry dude! Vouaalà. Ne manquait que cette "pin" à ta collection,
 te voilà maintenant un Libéral!
-Haha, tu t'rappelles quand on étaient Conservateurs à Ottawa!
-Ouais, on a bien rigolé!
-Qu'est-ce qu'on leur a mis hein,ensuite j'suis dev'nu Bloquiste
  pour préparer mon tour de piste au Québec,
  déguisé en Péquiste Souverainiste, z'y ont vu qu'du feu!
-De main d'maître comme un Bergman éducatif, j'en ai pris d'la graine!
-Héhé, pis me v'là ici à la tête du lobby pétrolier
 et gazier québécois!
-On a pas fini d'en faire du feu mon vieux, d'en faire,"enfer", haha!
-Hihi, m'as t'arranger ça moé ton gaz de schiste, chu payé en actions
 privilégiées par l'Alberta en plus faque, attache ta tuque il va s'en creuser
 des trous tout partout avec mon charisme.
                                                       (...)

Beau p'tit couple n'est-ce pas.
Leurs paies sont probablement déposés
directement dans leur compte à numéros.
Si au moins ils passaient incognito
dans un obscur café enfumé pour fomenter
leurs larcins, mais non ils sont parties prenantes
du lego dirigeant corrompu.
Laissez-moi vous les présenter
avant d'aller plus loin, au cas où vous n'auriez
pas encore cliqué sur les liens inclus.

De gauche à droite:
Jean Charest; actuel et pire premier ministre
du Québec jamais vu à mon avis puis Lucien Bouchard,
le talonnant en deuxième position.
Enfin ils sont réunis; quadrature du cercle parfaite,
eux qui étaient supposément adversaires politiques
par leurs partis opposés en chambre.
Les cartes sont abattues et les réelles allégeances révélées
après toutes ces années de leurre Bouchardien,
lui qui s'est joué de nous pendant toutes ces années.
Deux faux-culs dans le lit du pouvoir, ça se célèbre.

Une photo vaut mille mots.
Je l'ai pas vue venir celle-là.
Après le choc elle ne me surprend guère
de la part de Lucien Bouchard: caméléon
polymorphe schizophrène,au parcours politique
digne du dernier des opportunistes.
Un être politique ô combien émotif, susceptible,
conservateur de l'ultra-droite pour avoir été
l'architecte du "déficit zéro" avec toutes
ses conséquences néfastes qui nous a plongés
dans un marasme dont on arrive pas à se sortir
par son licenciement de milliers d'infirmières
en plus des coupures sauvages qui ont été effectuées
sous sa gouverne dans les autres ministères.

Il est plus que temps de déboulonner le vendu,
le lâcheur-girouette dont Charest le Renard se sert.

Aucun journaliste ici n'ose confronter
le pseudo-Dieu Bouchard qui est pourtant
responsable de son legs devant l'assemblée nationale.
Sans parler de l'affaire Yves Michaud sur laquelle
il ne s'est pas encore excusé.(Dream on)
Aucun média n'ose remettre en doute
l'héritage du lâcheur opportuniste
à part Pierre Curzi du PQ, qui fut limpide et transparent.

Aucune plume d'écrivain so far à ce que je sache.

Quand j'en vois se gratter grossièrement le nombril...
Et faire les gérants d'estrade lôôcaux sentencieux
pas plus loin que le bout de leur cul assis
le nez collés sur leurs couilles en essayant
de faire passer ça pour de la littérature ou de l'art
subversif porno ou whatever the fuck is on their mind
j'ai envie de leur gerber à la gueule.
Point.
J'accuse aussi toute la gauche(ou presque)
de mollesse intellectuelle, de manque
de couilles flagrant, d'égocentrisme primaire
abject, d'échine courbée, d'abdication
face à la droite radicale et victorieuse,
tonitruante en cette époque de merde
qui foire partout.
La gauche a tout raté en n'offrant aucune
alternative alors qu'elle avait une occasion
en or en 1968-69-70 ; dernière occasion de changer ce monde.
Elle a sombré dans le nihilisme et l'égotisme consumériste.
Ce n'est plus que des histoires d'égo qui n'intéressent
qu'eux-mêmes sauf exceptions.

Lucien Bouchard, quel être décevant.
Quel péteux politique, sans blague.
Prétentieux. Suffisant.Susceptible
et irresponsable à voir comment il agit maintenant.
Il a jamais cru en la souveraineté,
ce n'était qu'un vil opportuniste.
Une salle de concert et une bibliothèque
ne suffiront jamais à compenser le tort
qu'il a fait à tout le monde.
C'est un prétexte schizophrénique.

Qu'un ex-premier ministre vende son âme, soit.
On fait ce qu'on veut avec son être après tout mais
qu'il vienne pas essayer de me faire gober
une aberration environnementale sous prétexte
de développement économique en vue d'une hypothétique
et obscure mission sociale collective, qui n'est rien d'autre
qu'un faux argument pour nous faire avaler une couleuvre industrielle.
Je reste poli hein. Qu'un ex-premier ministre du Québec se colle
ainsi à une industrie aussi dévastatrice me sidère et fait monter
d'un cran mon cynisme politique.
L'argument économique au détriment de l'environnement ne marche plus.
Yo! LuLu! Ça marche pu ça osti, comprends-tu ça une fois pour toutes?!
Il a pas encore compris, il est vieux ET déconnecté manifestement,
alors qu'on peut vieillir en étant attentif à l'évolution humaine soucieuse
du développement durable et renouvelable. Qui exactement le paie?
Pourquoi accepte-t'il cette mission foireuse à son âge avancé
où tout être normalement constitué jouirait d'une retraite méritée?

De plus il se discrédite en partant avec son salaire versé
par le lobby pétrolier/gazier qu'il représente désormais.
Manifestement il n'a pas lu assez sur le sujet, ne s'est pas informé de l'actualité américaine
sur les conséquences déjà vécues par ce peuple à propos de la fragmentation dangereuse impliquée et du peu de prévention appliquée aux nappes phréatiques par les intérêts
financiers en présence.
Bref, c'est un cas perdu.
Lulu s'aventure les culottes baissées et les yeux fermés
devant le chèque adressé, sans doute en actions privilégiées.
J'espère qu'il rencontrera son Waterloo, c'est tout ce qu'il mérite.

Cessera-t'on un jour de nous prendre pour des abrutis?
J'en doute mais si ça se trouve en attendant,
l'abruti c'est lui.

mardi 25 janvier 2011

Germe préfabriqué



I spend the days with my vanity

I'm lost in heaven and I'm lost to earth

Didn't give you minutes not even moments
All my life in a tower of foil
Shaded feelings, don't believe you

When you were there before my eyes

No one planned it took it for granted

I count the hours since you slipped away

I count the hours that I lie awake
I count the minutes and the seconds too
All I stole and I took from you
But Bonny don't live at home, he don't live at home
Words don't hold you, broken soldiers

INSTRUMENTAL


I count the hours since you slipped away

I count the hours that I lie awake
I count the minutes and the seconds too
All I stole and I took from you
But Bonny don't live at home, he don't live at home
Words don't hold you, broken soldiers

All my silence and my strained respect

Missed chances and the same regrets
Kiss the thief and you save the rest
All my insights from retrospect
But Bonny's not coming home, he don't live at home
Save your speeches, flowers are for funerals...



Un ami a porté à mon attention la maladie
dégénérative de l'ouïe dont est affligé le chanteur
et compositeur du défunt groupe.
Paddy McAloon, de Prefab Sprout.
Une belle saloperie qui l'a rendu sourd
au fil des années. Il a récemment produit
un testament musical acoustique
de plusieures pièces du groupe.

À part le manque d'amitié et d'amour,
il n'y a pire cruauté en ce monde
qu'une maladie vous privant progressivement
de vos moyens créatifs.

Qu'elle soit physique ou mentale.


"Save your speeches.
Flowers are for funerals."

Léon se pèle le jonc

                               Ma photo est datée mais toujours pertinente en janvier au Québec.


Il sortit du nid de draps et douillettes lui servant de lit avec la nette impression
qu'il faisait très froid dehors.L'appartement était frisquet et humide
malgré les plinthes électriques chauffant sans relâche son espace
depuis quelques jours. Janvier se dit-il, résolu.
Étant désuètes, ses fenêtres doubles et poreuses laissaient le choc
de l'air froid et chaud se produire, créant ainsi un givre intense
recouvrant presque entièrement la première fenêtre extérieure
pour ensuite se répercuter sur la deuxième, intérieure,en moindre intensité.

De fait, il consulta vite son thermomètre dernier cri
genre "in and out" numérique pour voir -25 degrés Centigrade affichés.
Avec la marge d'erreur qu'il avait auparavant observée
via Internet et les médias versus son appareillage à distance
mû par batteries il devait bien faire -30 Celsius dehors.

Fuck, j'vais geler comme un rat aujourd'hui.
Les mains surtout.
J'vais m'les geler toute la crisse de journée à pitonner
sur le clavier minuscule du scanner portatif, pensa-t'il
tout en se dirigeant prestement vers la cafetière
pendant qu'il émergeait du sommeil, entrevoyant la chronique
d'un cauchemar annoncé qui se dessinait tranquillement
dans ses neurones.

Il y a de ces jours où il vaut mieux rester couché.
Ce jour-là était malvenu à cause de raisons diverses
en plus de la difficulté à les prévoir d'avance.
Après un bon café, une douche et plusieures couches de vêtements
incluant Long John's, chandails laineux par-dessus T-Shirts
et plusieures paires de chaussettes nappées de bottes ignifuges,
il sortit.

Le froid intense mordit à grands crocs son visage découvert,
telle une gifle glaciale où seuls deux éléments se confrontent.
Toutes les extrémités du corps étaient offertes et proies de la froidure:
le nez, les pieds, les mains et la tête pour tout le monde.
Ajoutons la bite pour les mâles; ce matin-là n'était pas le temps idéal
de faire prendre l'air à Pipo pour le soulager.
Il aurait gelé sur place en moins de deux
pour tomber à la moindre secousse hygiénique.
Poc!
À terre, tel un caillou.
A frozen sausage.
Sectionné comme un glacier du Groënland
qui s'effondre dans la mer froide.
Eul' chien l'aurions probablement mangé par la suite.

Ce n'était pas tout, évidemment.
Un moteur à explosion carburant à l'énergie fossile
devait être démarré. Le char hein.
Le char va-t'il partir par moins trente?
Même si Léon souhaitait de tout coeur payer un mécanicien
pour le redémarrer en ce jour maudit, le véhicule démarra
contre son désir de rester chez-soi peinard,
non sans se faire tirer l'oreille.

"Avale allez, avale".

Errhee Errhee, brrmbleblebrrm, vrrmbbbrrblebleblblbl...
Il démarra carrément l'enfoiré mais ça tournait pas rond du tout du tout du tout.
Ça frottait et cognait solidement de toutes les courroies et pistons entremêlés
à froid sibérien. Boy! We have a tough cookie here.
Toute la caisse en tremblait à travers sa tôle assemblée.

Un froid aussi intense est dur sur toutes les mécaniques mais bon,
c'est pas un drame le métal contre métal.
C'est qu'une bagnole après tout.
Un tas d'ferraille dans l'fond, rien à branler.

C'est pas comme si un voilier, un delta-plane ou un vélo étaient amochés.
Tout de même, avoir le luxe ou la nécessité d'une voiture coûte très cher.
Suspension gelée à l'extrême, presque absente pendant
tout le trajet de 12 km où j'avais l'impression de transiter
en charette à boeuf. J'ai cassé un support de filtre à air
de plastique en voulant le remplacer, à cause du froid.
J'étais pourtant dans une voiture récente, vandalisée par l'hiver québécois
d'une part, vampirisée par une cie japonaise diminuant les coûts
de production d'autre part.

Janvier au Québec offre un visage dur et difficile,
parfois à l'image de ses citoyens.(C'est une autre histoire)

Chaque individu est pourtant singulièrement différent
l'un de l'autre peu importe où il nait, grandit et évolue
sans nier l'influence de son environnement.
Allez comprendre et déchiffrer...

Le monde est un Capharnaüm.
Une tour de Babel ingouvernable,
dominée par des intérêts politico-financiers
fonçant droit vers un mur. On est DANS le mur.
En 2011 la question n'est pas de gouvernance
idéologique mais bien de domination économique;
or le système capitaliste dans lequel nous surnageons
n'a jamais été viable puisque vicié
et sujet à crises majeures dès le début
de sa création.On croira à tort que je diverse.

J'en arrive à cette conclusion machiavélique et quasi-définitive:
Tant que le peuple aura de la nourriture,
il ne se soulèvera pas.

Affame-le et tu le verras se lever.

dimanche 23 janvier 2011

De l'amitié

C'est chouette les amis qui vous confortent.
Tout comme ceux qui vous confrontent.
C'est une question de respect mutuel.

Amicalement, mais franchement.
Il faut savoir se parler sans détour.
Sans façons et sans fards.

Top cinéma 2010

À mon avis, selon la quantité vue.
J'eus aimé en voir plus pour un top de meilleure qualité
mais bon, on voit ce qu'on veut voir dans le temps
qui nous est donné chaque année, les jours comptant
encore et toujours 24 heures malgré notre désir
de les étirer.

Dans le désordre:

-The Ghost Writer (Polanski)
-Un Prophète(Audiard)
-Inception (Nolan,malgré sa scène de poursuite naze en hiver)
-Falardeau(Gutierrez/Garcia)
-Shutter Island(Scorcese)
-L'armée silencieuse(Van de Velde)
-Les Amours imaginaires(Dolan)
-How to train your dragon(DeBlois/Sanders)

Un mot ou deux sur Xavier Dolan dont je n'ai pas parlé l'an passé:
Le jeune cinéaste québécois m'impressionne par son talent général
après seulement deux longs-métrages, c'est la raison pour laquelle
je l'inclus dans mon top 2010, faudra voir par la suite
mais il est talentueux je trouve.Une fleur 2010 pour sa fraîcheur.
Aux dialogues il est déjà significatif, imaginatif et créatif.
Il a une voix, même si Les Amours imaginaires reste assez poseur
et esthétisant par moments notamment par l'abus manifeste du ralenti.
Pas vu "J'ai tué ma mère" encore mais j'ai la vague impression
que c'est un brin hystérique au vu de la bande-annonce.
Je sais pas mais il est un cinéaste à surveiller de près quant à moi.
Il a un talent 7e art indéniable.
LAI reste vivifiant dans notre cinématographie malgré ses emprunts
et références, vision naissante d'une forte personnalité d'auteur
en attendant de voir "J'ai tué ma mère" et la suite de son oeuvre.

Mentions dignes et personnelles:

"Trois temps après la mort d'Anna" (C.Martin)
"Curling" (D.Côté)

Sans compter les ceuzes qui me restent à voir:
"Des hommes et des dieux" (Beauvois)
"Social Network" (Fincher)
"Incendies"(Villeneuve)
"Ruban Blanc"(Haneke)
"Oncle Bonmee"(Weerasethakul-Palme d'Or Cannes 2010)
"À l'origine d'un cri" (Aubert)
"Carlos" (Assayas)
"Balada triste"(De la Iglesia)
"The American"(Corbijn)
"Tournée"(Almaric)
"Gainsbourg-une vie héroïque"(Sfar)

Et tutti quanti...Ça finit pu, c'est sans arrêt...
L'offre dépasse ma demande en art.
Peut-on imaginer les autres formes
qui nous sollicitent en clins d'oeils
perpétuels et répétés...

Viens à nous, Terrible,
Come to us...
Mais arrêtez bon sang!

C'est trop Messires et Mesdames, je ne puis suffire
à une seule forme d'art alors imaginez
la littérature qui attend dans le tournant
pour n'en nommer qu'une...

Je n'en sortirai pas vivant, c'est sûr.
;-)

Black Swan

 
(USA-2010)Thriller psychologique de Darren Aronovsky
(The Wrestler,Requiem for a dream)
avec Natalie Portman, Mila Kunis,Barbara Hershey,Vincent Cassel et Wynona Rider.

Pas exactement le film destiné aux fillettes se voyant danser Casse-Noisettes
sur le nuage de leurs rêves. Oh non.
Tragédie filmique dépeignant l'envers du monde de la danse professionnelle
sous plusieurs aspects en poussant l'exemple à l'extrême à travers le personnage
de Nina(Portman), ballerine lumineuse de talent mais insécure et fragile mentalement,
devant en plus s'affranchir d'une mère envahissante(Hershey) et surprotectrice
dans un environnement peuplé de vautours féminins ultra compétitifs,
sous la tutelle d'un directeur macho sophistiqué et ambigu(Cassel).

Aronovsky en fait beaucoup, parfois trop dans sa démonstration
par moments manipulatrice et poussive.Malgré cette réserve
j'ai beaucoup aimé ce film habile,fort et imprévisible.
Culotté même.
Peu de détails sur la douleur subie nous sont épargnés par
les sacrifices du corps et de l'âme qu'exigent cette profession
qui vous bouffe tellement une jeunesse qu'à trente ans t'es vieille,
finie; remplacée par une plus jeune, plus fraîche, plus légère.
Un monde implacable admirablement décrit.
La danse,exaltation absolue du corps voulant s'envoler à tout prix,
sur le bout des orteils des heures durant.
La recherche de la perfection et de la beauté pure, sans relâche.
Corps et âme tous entiers, entièrement dévoués.

C'est donc l'histoire de Nina se voyant confié le double rôle
de la Swan Queen(Blanc et Noir, grâce et virginité versus sensualité terrestre)
après l'éviction polie de Beth(Rider), première danseuse vieillissante.
Cela ne se fera pas sans heurter quelques sensibilités,Nina la première.

Prédiction: Natalie Portman, Oscar de la meilleure actrice 2010.
Tiens Natalie, elle est à toi cette statuette pour ce qu'elle vaut.
Ton interprétation va bien au-delà. Performance physique
et spirituelle renversante de sensibilité. En un sens elle porte
ce film sur ses épaules. Poids lourd en passant, avec mise en scène relevée.
Elle a dû souffrir un bon coup pendant ce tournage
pour être à ce point ballerine incarnée. Elle est magistrale.
Ses douleurs et plaisirs sont palpables à l'écran,
son insécurité permanente, sa paranoïa,
je les ai vécues par elle à travers l'écran.
En ce sens elle le perce.
Mon opinion.
La scène finale en Black Swan est anthologie.
It is perfection, she is perfect in that scene.
Mise en scène originale, scénario intelligent, belle trame sonore,
caméra virtuose épousant les mouvements de la danse
et son énergie intrinsèque, fallait le faire.

C'est fait.
Par Darren Aronovsky.

                                                          

vendredi 21 janvier 2011



Lâ lâ lââ...
Lâ lâ lââ...

Nouveau rêve d'or
Elle est devant moi, la sirène et l'extase
Nouveau rêve d'or
Écrasant tous rythmes et fantaisies 
dressant le soleil devant moi
Nouveau rêve d'or
Et le monde s'échauffe
Et les villes prennent
Et le rythme va, écrasant
Tout le long...

Elle est ton amie jusqu'à ce que l'océan brise
Et quand tu rêves, rêve dans le rêve avec moi
Et quand tu rêves, rêve dans le rêve avec moi
81-82-83-84
81-82-83-84

Nouveau rêve d'or
Le soleil se lève devant moi
Internationalement sur le plus grand écran
Pont brûlant et extase, rythmes fous et fantaisie
Rêver le rêve avec...


Et le monde s'échauffe
Et les villes prennent
Et le rythme va, écrasant
Tout le long...


C'est ta seule amie, jusqu'à ce que l'océan se brise
Et quand tu rêves, rêve dans le rêve avec moi
Et quand nous rêvons, rêvons dans le rêve avec moi
81-82-83-84
81-82-83-84


Nouveau rêve d'or
La Sirène et l'extase
Elle est celle devant moi


Nouveau rêve d'or...


La la laaa...

mardi 11 janvier 2011

Les bonnes et mauvaises nouvelles

Lorsqu'on m'arrive avec une bonne et une mauvaise nouvelle,
je choisis toujours d'entendre la mauvaise en premier ;
il m'a toujours semblé moins pire d'encaisser d'abord
pour me flatter ensuite.

L'adversité en premier,
l'énergie à la fin.

lundi 10 janvier 2011

Poivron rouge fort et broyé




Jouissive interprétation d'un de leurs propres succès.
They still kick ass, according to me.

More music comin' up soon, folks...

dimanche 9 janvier 2011

Oiseaux





                                   Photo: Flicker libre

 
En cet après-midi du 9 janvier 2011 me fut donné l'occasion
d'expérimenter pour la première fois la communication tactile
entre genre humain et vertébré tétrapode ailé.
En l'occurence, votre humble blogueur et quelques mésanges à tête noire
dont je ne suis pas près d'oublier la tronche, ni la sensation unique
qu'a laissée leurs pattes à trois griffes sur l'épiderme de ma main
leur offrant pitance hivernale par graines déposées au fond
de ma paume nue offerte au vent froid et humide de ce jour.

"Les mésanges ne sont pas farouches, tu verras.
Si tu prends l'temps, elle viendront manger dans ta main."
Me dit la co-auteure qui me donna naissance un certain jour de février.

-Ah ouais! Et j'm'appelle le magicien d'Oz,
 avec un peu d'chance elle vont m'chier sua tête
 et j'gagnerai à la loterie, ai-je répondu en boutade
 incrédule.

-Nhah!

Je la pris au mot en regardant la volée de mésanges
présentes sur l'arbre nourricier dénudé par l'hiver,
à travers la fenêtre givrée de la cuisine.
Il devait bien y en avoir une douzaine autour de la mangeoire
et dans ses branches, qui perchées, qui virevoltant autour
par vols saccadés. D'un coup je songeai à l'album "Le Devin"
(Astérix), par Goscinny et Uderzo:
"Je vois par le vol de ces oiseaux que tu ne passeras
pas toute ta vie dans ce village."   ;-)

Je m'habillai prestement et sortis dehors sans me nourrir
d'illusions, une poignée de graines de tournesol dans la main
et un rêve fou en tête.
J'arrive au pied de l'arbre et me poste tout près de la mangeoire
suspendue; je m'y colle de sorte qu'elles n'oseront jamais venir
s'y sustenter sans passer par ma main tendue d'abord, plus accessible.
Héhé...

Elles sont d'abord effrayées; pendant une vingtaine de secondes
j'entendrai les "frrpp frrpp" de leurs ailes fendant le silence
de l'air hivernal au-dessus de ma tête au sommet de l'arbre
et ses alentours puis, de branche en branche,
du sommet se rapprochant tranquillement
en petits jacassements agacés tels:
"Tchic-a-dui-dui-dui"  "Dui-dui-dui-thic-a"
elles reviennent rapidement vers moi,
se rapprochant sans cesse par vols
allés-retours courts, il y en a beaucoup.
Elles jasent un langage inconnu
que j'essaie d'imiter sans grand succès
je présume, mais je l'ignore.

Je ne suis pas des leurs. Elles ne sont
pas des miens et pourtant nous vivons
ensemble. Cette planète est curieuse
n'est-ce pas.C'est la première fois
ce genre d'expérience puis elles se rapprochent
sans cesse sur les branches avoisinant ma personne physique.
Quelques téméraires viennent tout près
à une vingtaine de centimètres de ma main,
puis repartent et reviennent, nerveuses;
à moins qu'elles ne soient remplacées par d'autres soeurs,
elles se ressemblent toutes les bougresses et volent vite.
Elles se laissent désirer mais je reste concentré.
Je reste immobile, surtout pas de gestes
brusques! Je reste immobile, je ne bouge pas,
la main tendue full graines dans la paume.

Ça fait 5 minutes dépassées maintenant.
Ma main commence à avoir froid mais au moins
elles ne s'éloignent pas, au contraire elles s'approchent.
C'est un feeling jamais vécu.
Eh que ça leur tente, de venir poser leurs pattes hein,
eh que ça leur tente, de venir picorer dans ma main
je les sens bien mais elles hésitent encore les vlimeuses.
Je décide d'entamer une chanson:
Ô mésaaannnges, ô mésanges de mes amouurrs
ô mésanges de tous les jouuurrs...

Déniaisez-vous sinon
j'vous pouèvre au douze!

Puis...
La plus brave d'entre toutes
vient m'en voler une sans se poser
puis repart comme un colibri frrrppp...
Puis une autre l'imite,environ 30 secondes après,
elle vient se poser sur mon index a'ec ses 2 pattes
et ses six mini-griffes...

Elle tarde pas en la demeure et repart
avec son petit bonheur. Puis une autre
vient, kek secondes plus longtemps
et hop elle est partie!
Je vis une expérience de communication
inter-espèces unique. J'aurais aimé photographier
cela mais c'était pas possible la première fois.
Trop instables, ni l'une ni l'autre des parties
n'auraient pu tenir le cadre sans bouger.

"The Birds" de Hitchcock, friendly version.
I mean, tu débarques en campagne
une fois par mois, tu connais que dalle
des oiseaux puis tu prends 5 minutes
pour être immobile et paf t'en as un
qui vient poser ses griffes sur ton index
pour se nourrir à même ta paume.

Ce fut une sensation de l'univers dans ma main.
Bird sensation.
Les mini-griffes d'un mammifère ailé sur ta peau.
Incomparable, inoubliable.

Janvier 2011 appartient aux oiseaux "sauvages".

mardi 4 janvier 2011

Séance poilante (2)



Psychologie de groupe selon Boudreau.
Comptez le nombre de "fuck". 
Déniché par Trader.





"Et ça n'ira pas plus loin."

Bizarrerie chez Blogger

Une drôle d'histoire m'est arrivé tout récemment.
Il y a de cela environ 3 semaines, j'ouvre mon blogue
et paf comme ça tout d'un coup apparait
l'avis suivant en gros caractères rouge, en haut
à gauche de ma page d'accueil:

"L'accès au fichier a été refusé!".

Quid ?!
Angoisse et yeux écarquillés.
Cé quoi comme marde, me demandai-je.
Un furoncle sur mon visage?! 
Non, pas mon visage!
Sur une fesse ça peut toujours aller mais sur votre visage...
Qu'est-ce qui s'passe, aurais-je fait une boulette quelconque?
Bien vite je m'aperçois que chaque site Blogger
est affublé du même avis en page d'accueil au même endroit;
tous sans exception, au contraire des autres blogues 
sous Wordpress/HautetFort ou tout autre site.

En un jour ou deux je constate qu'il m'est impossible 
de laisser des commentaires sur 4 blogues amis
tout en pouvant publier et répondre aux commentaires 
sur le mien.
La piste Blogger se précise.
Sur ces blogues qui me sont défendus de commenter
on affiche un obscur message de WebGuard:
(qui n'est pas l'antivirus que j'utilise, en résumant grossièrement)
"Ce site est considéré indésirable- "malware". 
Ce qui n'a jamais été le cas.


Je fais un scan complet de mon ordi:
Antivirus, anti-espions, anti-ceci et cela.
(La panoplie de médicaments nécessaires
au bon roulement de Microchiotte me fait
penser à un malade en phase terminale)
Rien ne ressort de l'examen, tout est normal.

Quelques jours passent, la frustration augmente
de ne pouvoir laisser de commentaires sur 
des billets que je juge intéressants chez ces 4 amis. 
Je me tourne donc vers le forum d'aide Blogger 
pour y trouver d'hypothétiques réponses.
En vain, mais une autre blogueuse française souffrant 
du même problème(en pire) y a publié une question.
Ah-ha! Je ne suis pas seul!
Dans son cas, elle ne pouvait même plus 
commenter chez elle. Fâcheux vous dites?
Je lui laisse un commentaire disant que je souffre
du même problème, toujours sans réponse du 
service à la clientèle Blogger.C'est le temps des Fêtes
avec un service gratos, alors faut être patient
et ne pas trop espérer de leur part.
Je publie ensuite ma propre question sur le forum;
de cette façon nous sommes deux entités distinctes
avec le même problème.


Ça reste comme ça plusieurs jours.
Les Fêtes sont passées, le Cirque est terminé.
Toujours pas d'explications officielles de Blogger.
Je retourne sur le Forum pour vouère.
Au hasard de recherches avoisinantes du sujet
je tombe sur un intervenant fréquent;
son nom revient souvent dans le forum
mais il ne bosse pas pour Blogger.
Enfin j'crois pas.
Il semble offrir son aide gratuitement de manière désintéressée.
N'y tenant plus après 3 semaines, je le contacte sur son site qu'il me fait plaisir
de partager, pour ceux que ça intéresse: Mes trucs pour Blogger

Son site regorge de conseils judicieux et bien expliqués
pour l'avoir rapidement survolé.
Ça n'a pas pris 10 minutes pour avoir une réponse de sa part.
Sympathique et crissement efficace, c'est le moins que je puisse dire. 
Il m'avoua son ignorance du problème et sa solution 
tout en m'assurant la surveillance de la question 
qu'il a à son tour soumise aux autorités en question.
J'apprendrai de lui par la suite que les "agents"
sont: soient débordés ou encore en vacances.
Cette réponse ultra-rapide m'aura réjoui
en ce début d'année malgré tout.Good vibrations.
À tout malheur une chose est bonne, il me faut croire.

Ben croyez-le ou non,(no shit) le soir même,
mon problème disparait comme il est apparu, pouf.
Sans avertissement, tel un champignon 
de "L'île Mystérieuse" de Hergé.
L'avis rougeaud s'est volatilisé Dieu sait où lors d'un rafraîchissement
de page en même temps que la barrière qui m'interdisait
de commenter les 4 blogues sus-mentionnés.


De suite, je fais part de ma guérison au chamane
qui se défendit bien de voir un lien avec notre 
communication le même jour.
Fabuleux hasard tout de même.


Probablement un bogue de Blogger corrigé.
J'espère que ce spécimen de génération spontanée
ne reviendra plus, mais qui sait.
Lorsqu'un champignon apparait et disparait comme ça paf 
tout d'un coup, il peut tout aussi bien revenir n'importe quand
sous une autre forme, n'importe où.
Je sais pas moi, sous votre aisselle, sur le bout de votre nez,
sur une autre extrémité ou même, sur votre écran d'ordinateur.

Le plus drôle c'est qu'aujourd'hui même, la blogueuse solidaire
de notre aventure m'a aussi annoncé la disparition
de la calamité nous affligeant, sans qu'elle eût (à ma connaissance)
communiqué avec la ressource donnée en lien.
J'en déduis donc que la "chose" a disparu pour nous deux 
à peu près en même temps, soit hier au souère.
Le problème s'est donc réglé spontanément sans aide directe,
à part quelques précieux partages d'informations suivant 
toujours leur cours.
Aucune réponse officielle à date, mais je remercie celui et celle
qui ont partagé cet épisode avec moi.


Le gros appendice cartilagineux me servant de nez
suit l'affaire de près. En attendant d'impossibles
réponses je ne céderai pas au petit fond de paranoïa
qui m'habite en ce moment; ce serait un peu prématuré
de ma part d'affirmer ceci ou cela.

Force m'est d'admettre cependant qu'Internet 
et le Monde me dépassent par moments,
tout en sachant qu'il existe des ressources
peu importent nos questionnements.

dimanche 2 janvier 2011

Les huîtres.


J'en avais jamais mangé jusqu'à récemment, tard l'an dernier.
C'est comme des moules à froid mais en plus morveux.
Gluant même.
Mollusques à coquille-cailloux qu'il faut ouvrir avec un outil spécialisé:
l'ouvre-huître. Tu achètes ça emballé de cellophane en douzaine
généralement.
Ce n'est pas fragile et ça se conserve des jours durant.

Pas trouvé de perles, mais des morviats ça oui.
Bonjour les glaviots, ça va comme vous voulez?!
Impec, répondirent-ils tous en choeur!
Vu que je les avais payées je les avions toutes mangées.

Faut vouloir y goûter et ne pas être dédaigneux.
Le jus de citron aspergé m'a beaucoup aidé je dois dire...
J'ai aussi pris plaisir à ouvrir les coquilles
pour ensuite gober l'objet de ma quête.
Slurp.
Miam.
J'aime les défis.
Emmenez-en des projets.
On me laissa savoir que c'était aphrodisiaque
lors de l'achat, pourtant je ne ressenti rien
le soir même, après ingestion.

C'est pas une entrée ni un repas.
C'est une coquille ouverte plusieures fois.
Un peu les deux en même temps à mon avis.
À la fin pourtant, je me suis senti repu
après la douzaine.

Le lendemain matin je vous raconte pas
la trique qui m'a animé toute la maudite journée.
Sérieux. L'ai eu raide tout l'long c'est ben simple.
Tant et si bien qu'à la fin
j'en avais mal aux bonbons.

Now I guess you know what I mean
by "blue balls"...

But seriously...Qu'ont-elles les bougresses?
J'aimerais vivre la vie d'une huître perlière,
mais en attendant et...

Dans un but scientifique
et statistique avoué, j'ai répété
ce soir l'expérience des huîtres,
histoire de confirmer ou d'infirmer
ce que je pressens comme étant
une révolution dormante.

Séance poilante.

On reconnait ici les Bidochons de Binet
trafiqués à la sauce Pérusse.
La loterie de la vie ne fait pas que des gagnants
mais c'est ce que je nous souhaite. Moui, absolument.
Ça devrait rouler partout cette vidéo, merde.



Ben ouais quoi.
Rien de tel pour défoncer l'année.
François Pérusse, un gars de Québec City
que je redécouvre. Il a toujours fait ses trucs seul
en bidouillant électroniquement sa voix.
Dans le genre calembours et jeux de mots
c'est un maître de l'accent
qui me fait bien rire.

vendredi 31 décembre 2010

Voeux






Je vous souhaite une 2011 plus inspirante que transpirante.

jeudi 30 décembre 2010

Pierre Falardeau (2)

L'ai vu hier en compagnie d'une amie cinéphile.
Sa présence à mes côtés m'a réjoui, j'étais heureux
de voir ce très bon documentaire avec elle.

Voir un film -dont on a lu du bien- en bonne compagnie
est un bonheur qui se poursuit au sortir de la salle avec l'échange
mutuel qui s'ensuit.On peut partager à vif nos interprétations
respectives de l'immersion visuelle et sonore
que l'on vient tout juste d'expérimenter.
Très agréable exercice.

J'crois bien que l'Pierre eût été gêné de s'y prêter.
Il aurait peut-être réagi ainsi en penchant la tête:
"Boah, ché pas si ça valait la peine d'en faire
autant su' mon cas".
Eût-il dit souriant, tout en se la grattant...
Sa voix me manque au point de lui prêter
d'hypothétiques paroles maintenant.


Si le film de ta vie est terminé et que t'as fait
ton boutte de chemin, il nous reste tes oeuvres
filmées, écrites et parlées mon vieux.
À nous de poursuivre le combat vers
l'hypothétique indépendance du Québec.
C'est une histoire à laquelle tu t'es dédié
corps et âme. Je m'en souviendrai.
Même si notre pays n'est pas la panacée
à la bêtise. Au moins nous pourrions dire:
Ce sont NOS crétins, NOTRE merde!

Bien que je n'aime pas tous ses films, je suis davantage
fan de l'écrivain et inconditionnel de l'homme.
Libre, entier, debout, droit, authentique, ayant pris
position très tôt et l'assumant jusqu'à sa mort.
Qualités rares en cette époque de conformisme servile
et d'opportunisme crasse à tous vents, malgré tes quelques dérapages
verbaux et besoins alimentaires,faute de pouvoir tourner
et travailler comme tout homme le voudrait.
Un rocher inamovible dans la bouette de notre mollesse collective
politique, glissant sur la glaise de nos hésitations séculaires
du: "Je veux être moi-même dans une famille étrangère"
ou du: "Nous sommes victimes de colonisation alors
vous nous devez tant d'écus, chers maîtres".

Toi qui nous a tant aimé, sans nous varloper assez.

C'est là notre différence mon cher.
Tu as dit dans ce documentaire:
"Nous nous sommes tirés dans l'pied"
en référence aux deux référendums perdants
sur la souveraineté du Québec.
Très poli de ta part comme constat.
Je t'en veux pas de l'amour inconditionnel
que tu nous portais au contraire,
mais j'irai plus loin en constatant la pleutrerie
des nôtres lors de ces deux votes.
Oui les nôtres, câlice.

Je peux pas en vouloir aux immigrants
ni aux anglais d'avoir voté NON
aux référendums.
Les premiers débarquent au Canada,
non pas au Québec. Je peux pas en vouloir
à des étrangers fuyant l'instabilité politique
de leur pays d'origine de voter pour une autre instabilité,
fût-elle passagère. Chat échaudé craint l'eau froide.
Non plus que je ne peux en vouloir
aux fidèles serviteurs de sa majesté
la reine pour leur refus congénital du changement.
Eux vivent sur la planète fédéraliste
loyale à la couronne d'Angleterre.
La planète Mars. Libérale.
Ça tombe bien, elle est rouge et à droite.

Iouston Quebec has a message
for them indeed:
"May you take all the red rocks you find
on your sterile soil and shove them up your red neck ass".
Happy New Year, fuck heads.

Hey you, Ralph Klein from Alberta planet.
Have a drink, red potatoe.
Brown oil nose.

Qui reste-t'il donc pour la cause souverainiste
me demanderez-vous?
Nous, justement. Les francophones de souche
qui auraient pu faire la différence si
un autre 5% d'entre eux eurent voté OUI
au dernier référendum; ce sont ces poltrons
les véritables responsables de la dernière défaite
et du statu quo régressif actuel.
Jamais je leur pardonnerai.

Il me faudra donc les débusquer.
Je vais mettre deux hommes là-dessus
afin de les châtrer comme il se doit.
Couillons!
Quiconque me rapportera un québécois
francophone ayant voté non au dernier référendum
se verra remettre un chèque de $100. en caoutchouc
et une paire de billets pour le prochain spectacle
de Céliiiiine Dion ou un match de hockey
au centre Bell. :-)
Je suis pas passéiste mais progressiste.
Non mais.
Bon.
Allons de l'avant.

Parlons de ce documentaire si vous le voulez bien.
Du beau travail de German Gutierrez et Carmen Garcia,
qui ont dû se taper des centaines d'heures d'archives.
Chapeau tiré pour la synthèse, le montage fluide,
rythmé, jamais ennuyant et qui suit très bien l'évolution
de la pensée Falardienne à travers les années.
Ils ont choisi pour la plupart des extraits significatifs
représentant l'homme-cinéaste-écrivain.
Évidemment j'aurais pris un peu plus de ceci:
chez Pivot, chez Arcand, chez Bombardier(ben oui,pour l'antagonisme)
et un peu moins de cela: Gratton 3, quelques passages
où Falardeau répète le message de sa vie mais bon ce sont des détails
comparé au manque de détracteurs articulés pour ainsi véritablement
nommé ce film "documentaire".
D'où mon appellation dudit film: "portrait" parce que...
Parce que, cibouère.C'est difficile à expliquer en mots.
À mon avis, ils se sont laissés un peu prendre
d'affection, pas assez détachés de leur sujet, c'est pas un reproche.
Moi-même je me suis pris d'affection pour Pierre Falardeau.

Une telle authenticité chez un être humain
ne peut me laisser totalement objectif et sans affect,
surtout lorsqu'on embrasse sa cause.

Tout en affirmant quelques critiques par interlocuteurs
interposées le film n'affiche ou ne donne cependant pas d'opinions
contraires aux convictions du cinéaste dépeint afin de bien illustrer
les antagonismes politiques en jeu.

C'est assez affectueux dans l'ensemble.
Je le demande: comment ne pas être affectueux
envers un être aussi attaché envers son peuple
d'une manière aussi articulée et sans concessions.
Combien de fois verrons-nous de notre vivant
une personne aussi militante(et non pas nationaliste,nuance)
pour la cause de l'indépendance à gagner d'un peuple.
Combien de fois verrons-nous de notre vivant
un être aussi vibrant ici?

Falardeau a livré tant de témoignages,
donné tant d'entrevues télévisuelles
qu'un autre documentaire pourrait presque
être fait demain.
J'ai enfin, enfin su comment il a pu
tourner "Le Temps des Bouffons"
en crissant sa caméra drette dans
la bourgeoisie arrogante et festoyante.
Sans vendre le punch c'est une conjugaison
d'amour à peu de frais, gratuitement pour nous.

Pis la critique Mourialaise du Plateau tsé,
des fois là bof, qu'elle vienne voir un peu...
Par ici des fois, si son nez en l'air accroche
dans les filets de la mer créatrice qui lui
échappe...

"Le temps des Bouffons" est une des trois meilleures
critiques sociales filmées à vie à mon avis,

Falardeau ayant eu une formation d'anthropologue.
Le 25 septembre de chaque année
lui appartient désormais.

La fin du documentaire est assez émouvante merci.

Bref, ;-)
on a bien aimé tous les deux.

lundi 20 décembre 2010

Falardeau Pierre. Je ne pouvais le taire.


Texte de présentation reçu:

Germán Gutierrez et Carmen Garcia ont le plaisir d’annoncer que Monsieur Bernard Landry viendra présenter le documentaire Pierre Falardeau aux cinéphiles du cinéma Beaubien le mercredi 22 décembre à 18 h 50 et que le film sera ensuite à l’affiche durant toute la période des Fêtes.

Carmen Garcia et German Gutierrez ont pris les armes du cinéma depuis plus de vingt ans, toujours avec cette fièvre de dire et de témoigner. Lui à la réalisation, elle à la production, leur cheval de combat s’incarne dans la lutte contre l’injustice et pour un monde meilleur. De Qui a tiré sur mon frère? au Voyage de Nadia jusqu’à L’Affaire Coca-Cola leur regard dépasse les frontières géographiques avec un cinéma de profondeur.

Pierre Falardeau avait fait de l’indépendance du Québec le combat de sa vie et des déclarations incendiaires sa marque de commerce. Cinéaste et écrivain, il exprimait dans ses films et ses écrits toute la révolte qui l’animait. Grossier et manichéen pour certains, inspirant et courageux pour d’autres : Pierre Falardeau ne laissait personne indifférent. Avec le personnage Elvis Gratton qui s’est inscrit en force dans la culture populaire québécoise, avec toute l’attention que lui portaient les médias, Falardeau était devenu une des personnalités publiques québécoises des plus singulières et des plus écoutées, figure de proue du mouvement séparatiste. À coups d’extraits de films, de matériel d’archives et d’entrevues avec des gens qui l’ont bien connu, ni éloge, ni règlement de compte, Pierre Falardeau raconte le parcours de ce polémiste iconoclaste, franc-tireur mal engueulé et homme public controversé, par dessus tout amoureux fou du peuple québécois. En dressant son portrait, le film cherche aussi à réfléchir sur le discours indépendantiste de Falardeau et sa pertinence dans le Québec d’aujourd’hui.

Ce film inclut la participation de Manon Leriche, Francis Simard, Bernard Pivot,
Julie Snyder(herher), Céline Dion(honhon), Infoman, Paul Arcand, 
Denise Bombardier(héhé!), le sénateur Gigantès, Luc Picard, Julien Poulin,
Jérémie Falardeau,Richard Martineau(hoho!),Bernadette Payeur 
et des extraits des films Octobre, Le Party, 15 février 1839, 
Elvis Graton 1 – 2 – 3, Pea Soup, Le temps des bouffons, Le steak, Le magra.

Pierre Falardeau, une production d’Argus Films distribuée par K-Films Amérique,
prend l’affiche au cinéma Beaubien le mercredi 22 décembre.

Le montage du film a été assuré par Hélène Girard.


J'ai lu beaucoup de bien à propos de ce documentaire.

 

dimanche 19 décembre 2010

À mes lecteurs

Silencieux ou non,  j'aime.
Depuis le nombre d'années, j'ai tiré quelques vérités...
Essentielles.
J'ai aucun doute là-dessus.
J'ai cherché quoi vous dire
mais je ne trouve rien pour l'instant.
;-)
Vous ne perdez rien pour attendre,
brigands que vous êtes.

En attendant...

Je trouverai bien de quoi vous varloper
ou vous embrasser un de ces jours
sans condition, de même que vous,
envers moi.

Au revoir donc, chers amis.

Y.

samedi 18 décembre 2010

mardi 14 décembre 2010

Message de la Revue: Lettres Québécoises

LES AMI-E-S DE LETTRES QUÉBÉCOISES


Le magazine Lettres québécoises – comme la presque totalité des revues culturelles du  Québec et du Canada – sera amputé en 2011 de la subvention de 20 000 $ que lui attribuait Patrimoine canadien. Cette coupe dans nos revenus nous fait très mal. Elle met en péril notre survie l’année même où nous célébrons le trente-cinquième anniversaire de notre fondation.

Pour contrer notre manque à gagner, nous avons décidé de mener une grande campagne pour aller chercher au moins 500 abonnés au cours des semaines à venir. Nous vendons l’abonnement au prix spécial de 20 $ (au lieu de 30 $) pour quatre numéros et de 15 $ pour la version en PDF. Si on prend les deux formats, le montant chute à 30 $. Disons-le tout net, c’est donné!

Vous êtes donc tous conviés à vous abonner et à envoyer systématiquement cette lettre à vos ami-e-s pour qu’ils remplissent le formulaire d’abonnement que vous trouverez en document joint. Vous pouvez l’envoyer par la poste ou, mieux, le télécopier (514.397.6887). Vous pouvez même téléphoner directement à la SODEP (514.397.8670),

Vingt dollars, c’est à peine plus cher qu’un ticket de cinéma…

Nous avons vraiment besoin de votre soutien.

André Vanasse
Directeur
Pour visualiser Lettres québécoises, allez sur sur notre site.

Voilà pour une revue que j'estime importante.

Mon mot bien personnel maintenant.
Un gouvernement méprisant la culture du peuple
l'ayant porté au pouvoir d'un océan à l'autre 
mérite à son tour mépris et sanction 
de ses citoyens d'une rive à l'autre.
Je pense au projet de loi C-32 entre autres. 
(Googlez-le si ça vous intéressent.)
Pourquoi?
Parce que la culture c'est l'âme.
Le coeur et les tripes.
La voix et la musique.
On exporte peu les politiques
contrairement à elle, plus fragile
qu'un simple produit mais aussi nécessaire
que la nourriture.

Il faut savoir que "Patrimoine Canada" est un 
ministère relevant du gouvernement fédéral
et toute sa légion de fonctionnaires veillant
à la bonne application de l'idéologie au pouvoir
qui est plus ou moins la même peu importe
le parti, à savoir: l'aristocratie financière toute puissante.
Signée en ce moment par Stephen Harper, Herr Majesté
fédéraliste de droite religieuse contre lequel le Québec
a majoritairement voté, d'où en bonne partie
son statut de gouvernement minoritaire pan-canadien. 


Ouais la bonne blague!
Il gouverne comme s'il était majoritaire.
Que serait notre cauchemar s'il l'était vraiment?!
Héhé...La peine de mort serait rétablie,
on pourrait s'acheter un fusil peinard au dépanneur
sans se faire chier.
Ô joie du retour en arrière, façon grand-papa.
Pow, t'es mort. Le Far West retrouvé.
Eden des tout-puissants demeurés.

T'as beaucoup d'fric, tu aimes Dieu et notre loi?
Bienvenu au Parti. Prends à droite mon chéri. 
Des hôtesses avenantes et un coquetel enivrant
t'accueilleront pour t'offrir une soirée mémorable.

T'es un artiste pauv'e à grand yeule subversive?
Hmm, prends in tickette, ct'à gauche. 
Attends ton tour en attendant qu'Paul te dise
de peser su'l bouton SS sua commande de l'ascenseur.
Roger va t'accueillir en bas aek'  Lison pis son fouette
en lanières de cuir nouère pour te dompter.

(...)

À ceux pour qui la politique inspire 
indifférence,désillusion et désengagement,
je termine cet aparté en citant J.J.Rousseau:

"Celui qui ne fait pas de politique fait la pire." 

.........................................................................




 



samedi 11 décembre 2010

Le principe du Train (4)




Me semble qu'il va pas si vite...
C'est une supercherie.

De toute façon, j'embarquerais.

vendredi 3 décembre 2010

Le principe du train (2)

Vous êtes toujours assis, l'inquisiteur de pouvoir
dans l'allée centrale est à votre droite
pendant que le paysage défile vitesse moyenne
à votre gauche par le hublot.
Vous y jetez rapidement un coup d'oeil
pendant que le second s'amène pour porter
main forte au premier.Vous entendez vaguement
ses bottes frayer leur chemin dans l'allée;
des souvenirs muets vous reviennent, le hublot
s'agrandit, l'allée se rétrécit hmm rien de bon
à l'horizon lorsqu'il arrive accompagné
de son visage de marbre, plus grand que le premier.
C'est le second après tout; plus imposant.
Il vous fixe droit dans les yeux en vous disant
dans un français approximatif:

"Vous, avoir czhoses déclarées?"

En une fraction de seconde, le temps
qu'il faut à la moitié des roues pour fouler
trente centimètres de rails vous entrez
dans un état semi-catatonique en accord avec le mensonge
que vous vous apprêtez à dire, conjugué aux souvenirs
que le hublot grandissant de votre mémoire fait ressurgir
dans votre langue:

"Non, je n'ai rien à déclarer".

Il détourna ensuite son regard des gendarmes
vers le hublot défilant pour renouer avec ses rêveries de mémoire.
Erreur. Ne jamais détourner les yeux du pouvoir.
Le premier et le second pénétrèrent si bien
sa cabine économique et exiguë qu'il se retrouva vite
confronté à deux bites sur jambes dans son champ de vision.
Ainsi assis, il préférait de loin la compagnie réconfortante du hublot
à cette photo mal cadrée et d'un goût douteux qui malgré lui
imposa la fouille systématique de ses bagages.

Le temps des Fouines règne, pensa-t'il.
Il est ici désormais ce temps, de l'inquisition sophistiquée,
de la fouille anale par rayons interposés. Tout habillé.

Il vit le Néo-Moyen-Âge et ses souvenirs mélangés
par la lucarne qui lui était momentanément offerte
en même temps qu'il éprouvait résignation et révolte
par son regard sur l'époque qu'il était en train de vivre.

Allez-y fouillez, contrôlez, scannez, reniflez,
(que la pire de mes odeurs vous accompagne)
dites-moi quoi penser et comment agir, mécréants.

Il existera toujours une fenêtre
par laquelle m'échapper sinon,
je la créerai.

.............

Le train roulait inexorablement
en même temps.Vitesse de croisière.
Roues d'acier sur route d'acier et pourtant...
Rien du métal contre métal ne se sentait dans les cabines
à l'intérieur des wagons, le train planait au contraire
sur le confort de la plupart des passagers
occupés à dormir, lire ou triturer
leur Ipod-Iphone-Isuppose, pendant
qu'un pauvre bougre se démenait
avec les autorités dans son tout petit compartiment.

L'opposition




À: guerre, mépris, cupidité, intolérance et esclavage
j'oppose: Poésie, Musique, Amitié, Tolérance et Liberté.


(Extrait du film "Lisbon Story" de Wim Wenders,
découvert chez Laure K.
Musique de Madredeus.)

mardi 30 novembre 2010

Écrire pour moi, c'est...

...Une bouteille à la mer jetée. Faut rien espérer.




Je couche de l'encre sur le papier en attendant, au gré du vent et des marées.
J'écris pour moi en premier, sinon ça vaut pas la peine.
J'écris par besoin, point.
Si le plaisir est partagé, tant mieux.
Sinon, tant pis.
Ce que l'on fait de mes écrits ne m'appartient plus en un sens.
Dès que mes mots se sont exprimés on les interprètent,
ils sont propriété du lecteur qui en fera ce qu'il voudra.
Ce que j'écris est ce que je crois libre dans un temps donné,
à une époque donnée.
Le reste ne m'appartient pas, n'est pas de mon ressort
ni de mon interprétation.

Le lecteur est maître, en même temps que moi.

lundi 29 novembre 2010

Novembre, le mois des pétitions.

Ça dérougit pas ces temps-ci.
Symptômes accumulés
de sociétés en mal de démocratie.
Citoyens démunis,indignés et résignés
face au pouvoir établi,
enraciné et tout-puissant.

De partout ça déborde,
local ou international.
Bocal ou aquarium,
rivière ou océan.

En voici une autre, pour le moratoire
sur l'exploration et l'exploitation
du gaz de schiste.


Il me semble impératif de procéder
à des études géologiques sérieuses et approfondies
avant toute exploration de notre sous-sol,
au vu des inconvénients déjà vécus
par nos voisins du Sud et leur nappe
phréatique par empressement économique
dicté par des intérêts privés sur tous les territoires.

Un frein définitif doit être appliqué
aux transnationales qui ne respectent aucune frontière.


 

samedi 27 novembre 2010

Découverte blogueste

Je ne vous l'ai pas présenté encore mais vous l'aurez peut-être remarqué
dans mon rouleau de blogues puisqu'il est très actif ces temps-ci.
Je parle de Chien Sale .
Peut-être disparaîtra-t'il dans peu de temps
qui sait ?!

 
M'enfin...Coup de coeur instantanée pour la concision fulgurante,
l'intelligence du propos, le traitement personnel imaginatif,
la variété des sujets et l'humour corrosif.
Sarcasmes brillants, ironie mordante, provocation trash rarement gratuite.
Il a toujours quelque chose à dire and beware, il mord comme un gros chien.
Un Rottweiler dans les pantoufles de l'anonymat.

Un écrivain qui -ô miracle au Kébékistan!- gagne sa vie avec sa plume.
Trois romans publiés et des collabos à une ou des émissions
télé-jeunesse pour payer ses factures à l'entendre.
Il a choisi l'anonymat du chien sale pour pouvoir s'éclater
en toute liberté virtuelle sur son blogue sans avoir à en assumer
les conséquences potentielles sur sa "carrière".
Pissou! ;-)

Je respecte son choix conséquent et libre mais ce faisant,
il entretient la curiosité des lecteurs désirant connaître l'auteur
afin de pouvoir lire un de ses bouquins,
laissant ainsi plusieures personnes sur le bord de l'autoroute.

Peut-être la fantaisie d'un écrivain qui a du temps à perdre,
peut-être pas. Who knows... J'm'en fous un peu à vrai dire.


P.S.
Lisez le billet:
"La fin du monde de 2012 sera la faute de Sarah Palin".
J'ai tellement ri en ce samedi gris.C'est à s'en taper les cuisses.

jeudi 25 novembre 2010

Lance et Compte- Ze film



Quand les "critiques" de la Télévision d'État Claude Deschênes
et Tanya Lapointe émettent une seule réserve sur une oeuvre
qu'ils ont vu, lu ou écouté j'me dis que l'ensemble
doit être assez mauvais.

Quand ils disent ne pas avoir aimé une oeuvre-(chose rarissime puisqu'ils font
plus dans le publi-reportage que la vraie critique)-
alors là j'me dis que ça doit être une merde Puissance 1000.
Ainsi en serait-il de la dernière chose pondue
par le "scénariste" Réjean "La Bottine" Tremblay.
Perso j'attends plus rien de lui depuis une éternité
mais de voir Claude Deschênes lui river doucement
son clou valait presque dix piastres.

Il doit sacrer en ce moment Réjean.
Dire qu'on essaie de nous enfoncer
ça dans les yeux par dizaines de salles imposées...
Ce que j'en ai vu me suffit pour fuir le nanar.
Vraiment désespérant, l'état du septième art par moments;
qu'il soit américain,québécois,européen ou asiatique d'ailleurs.

Thèquez ben les agents marketing s'activer pour contrecarrer
la mauvaise critique en nous montrant M. et Mme Toutlemonde
au sortir d'une salle:

"Magique, j'le reverrais tout de suite!"

"Allez le voir, c'est très génial j'ai adoré!"

"J'ai eu des sueurs froides dans l'cou tout le long!"

"C'est ben simple ça m'a titillé la raie!"


Phoque...

mercredi 24 novembre 2010

Le principe du Train (1)




Vous êtes passager d'un train.
Personne ne vous demande rien.
Votre ticket et votre identité ont été contrôlées
sans encombre.
Vous êtes assis, paisible dans votre cabine
pendant que le train roule vers votre destination.
Tchou tchou...

Vous avez choisi le long trajet pour plus d'économie,
plusieurs arrêts vous sont imposés mais vous ne faites
pas d'esclandre sachant qu'il en sera ainsi
jusqu'à destination, dès votre départ.
Vous êtes en terres étrangères après tout.

Ensuite,un douanier vous demandera
si vous avez des objets à déclarer
dans sa langue que vous ne connaissez pas.
Sans y porter trop d'attention vous lui répondez:
"Non, je n'ai rien à déclarer" d'abord dans votre langue
puis dans toutes les déclinaisons langagières possibles
selon vos connaissances qui s'avèrent limitées.
Ce ne sera malheureusement pas suffisant pour convaincre
un zélé douanier de passage cherchant promotion de vous
saisir par les couilles afin de se faire valoir vis à vis ses supérieurs.

"Isht unh vein shloin!"   "Vein Shloin!"
Min von nin shloin!  Nin Shlooin!

Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel, kesse ki raconte
ce mec là? Vous aurez beau maudire les Dieux de la Terre
dans toutes les langues, ils les ont toutes dans la leur
pour vous accuser du Mensonge, car Détenteurs du pouvoir
géographique local suprême, malgré vos véhémentes protestations.


Et c'est là que votre vie basculera en un cauchemar ou un rêve
sans nom, lorsque l'ambitieuse police douanière d'un pays
dont vous connaissez que dalle vous accusera de mentir ...

Mentir, ou dire la vérité.
C'est le principe du Train fantôme.
Héhé...

lundi 22 novembre 2010

Un autre beau projet des Conservateurs: la loi C-32

La majorité des artistes vivent sous le seuil de pauvreté,
or nos chers Red Necks en place à Ottawa s'apprêtent
à couper davantage leurs maigres revenus par ce projet de loi C-32
qui ajoute une kyrielle d'exceptions au versement des droits
d'auteurs au Canada.
Il ne s'agit donc pas ici de coupures dans le gras
mais bien dans le coeur et les muscles.
Ou ce qu'il en reste.

Ici la pétition afin de s'y opposer.
Cela ne prend que deux minutes.
Il y a même une lettre-type à envoyer
en 4 copies à votre député,aux ministres concernés
et au premier mini-nistre "Haerrrper".
Envoyée automatiquement au député
de votre circonscription grâce à votre code postal
inscrit dans le formulaire.Un autre petit deux minutes.
Quatre minutes de votre précieux temps, en tout.

Z'aiment ça manger des pétates,
lançons-leur en des pétates.

Tsss, c'est qu'ils nous tiennent occupés
ces connards de l'ultra-droite au pouvoir!

dimanche 21 novembre 2010

Comment se peindre dans un coin

La tronche du pire premier ministre du Québec jamais vu de mon vivant.
Majoritaire encore pour les deux prochaines années,officiellement.
On est dans un merdier pas possible.
Ya pas une semaine où les scandales surréalistes n'éclatent pas.
Mensonge érigé en système, trafic d'influence généralisé, corruption
par la pieuvre mafieuse.
Une république de bananes en veston-cravate.
L'aristocratie financière déguisée en guignol pathétique.
Faudra un sérieux coup de barre à gauche pour balancer et corriger
à l'avenir cet héritage néo-libéraliste corrompu et répondant
à ses propres lobbys et encore...

La démocratie est le moins pire des systèmes trouvés
pour nous gouverner mais lorsque la majorité est aveugle,
c'est la tyrannie des borgnes qui règne pendant des années.

En attendant, on peut botter le cul du parrain avec cette pétition.
Tout ce qu'il nous reste sont les mots et nos signatures
à défaut de pouvoir marcher dans les rues sans se faire ficher,
contrôler et/ou matraquer.

210,000 signatures à ce jour, c'est pas rien après seulement
une semaine et quelques jours.
Rien n'est parfait, les partis politiques au pouvoir sont à l'image
d'un peuple et d'une clique conjuguées.
Il en existe cependant de meilleurs que le parti libéral québécois
présentement au pouvoir. Pas difficile de trouver mieux
par les temps qui courent.