dimanche 7 février 2010

Solé + Gotlib= SuperDupont






Écrire m'est difficile ces temps-ci.
Je n'ai pas la flamme.
Ça m'arrive de temps en temps,
surtout en hiver avec le travail conjugué.
Bof, c'est la vie hein, faut pas trop s'en faire que j'me dis.
Tout de même, je sens une panne d'essence.
Teuf teuf. Réservoir vide.

Sur le bord d'une route quelconque je marche
vers la prochaine station avec mon bidon
en me disant:
"ça ira ça ira, je trouverai ".

Je trouverai bien une source pour faire le plein,
j'en trouve toujours une en quelque part de toute façon,
alors je m'en fais pas trop.

Tiho et Tiba arrivèrent dans le village
avec leurs grosses cylindrées assoiffées
tout en ayant conscience qu'ils demandaient
trop...

Ils durent se contenter de peu, à défaut de rien.

jeudi 4 février 2010

Une idée noire de Franquin









Franquin.

Le créateur de Gaston Lagaffe
n'avait pas que des gaffes à dire
mais aussi des constats sociaux
magistralement illustrés.

Édika et l'astigmate (bis)







Avec le poids de l'hiver canadien qui perdure,
je ressens un besoin de légèreté humoristique ensoleillée.
Et puis, pourquoi ne pas partager ma vieille collection
BD par le fait même.
Les scanners sont chouettes pour partager
une forme d'art accumulée sur les tablettes,
les tiroirs ou les boîtes, peu importe sa forme
tant que ça rentre dans le format de l'appareil
mais pas la mienne cul nu,dans un aéroport.

Fluide Glacial, Pilote et Mainmise
(ah les vieux numéros de Mainmise français!)
ont bercé mon adolescence et mes jeunes années
d'adulte dans les années 80 et 90; je les relis
et la plupart n'ont pris que peu ou pas de rides
tellement il y a de talent concentré
dans chacun des numéros que j'ai gardés.

Point de nostalgie du passé ici.
Juste un témoignage BD évolutif
d'un oeil. C'est un monde où on accroche
ou pas et je comprends ceux qui n'accrochent pas.
On est cinéphile,littéraire,picturesque,mélomane,
sculptural,bédéesque ou pas.

C'est pas le choix des arts qui manque en tous cas.
La BD est très apparentée au cinoche par
son découpage en cases. Il tient au lecteur
de faire le lien entre elles par son imagination
et le rythme qu'il suppose, s'il le veut bien.
Pour moi, c'est voir un film en pages
écrites et dessinées. Un amalgame
et une forme mitoyenne entre littérature
et cinéma demandant effort d'imagination
du lecteur.

D'autres BD à venir, sombres ou lumineuses.
Selon l'arrivage.


P.S.
Cliquer sur l'image pour une appréciation
relevée.

mercredi 3 février 2010

Soleil, Ô Soleil




                  


                De la part de Édika, from France.

mercredi 27 janvier 2010

Lu et apprécié









C'est le Goth qui m'a fait promettre de lire ce roman
pour pouvoir échanger ensuite, basé sur des faits
historiques romancés de sa majesté d'Angleterre
à l'époque de l'expédition Franklin qui voulait
absolument trouvé le passage du Nord-Ouest
sans y parvenir et après que les deux bateaux
se soient perdus corps et âmes
sans que l'on sache encore pourquoi exactement,
au milieu du 19e siècle, à travers le vécu romanesque
et hautement documenté de deux équipages,
soient les marins et officiers de deux bateaux
partis à la recherche dudit passage:

The Terror et The Erebus.

Par Dan Simmons.

Roman captivant sur près de 700 pages.
Le souffle et le rythme ne se démentent
jamais,pas plus que ses détails historiques
éclairant l'époque des conquêtes nordiques
longues et cruelles pour la gloire d'un pays
dominant-L'Angleterre- et ses marins seuls
envers la noirceur de six mois d'obscurité
versus clarté glaciale au pôle nord
et son lot de calamités à bord.

Simmons distille ici une épopée,
une ode à chaque page dédiée
aux marins et leur force tant physique
que morale envers une mission impossible,
(trouver ce putain de passage du Nord-Ouest)
tout en insérant des données cruelles voires
horribles dans le détail quotidien d'un vécu
hallucinant et gelé en permanence.
Scorbut, malnutrition, isolement extrême,
alcoolisme, froid intense,beauté sauvage,
bêtes hallucinantes,faim,soif, équipement
défaillant, inuits, chocs de cultures etc...

Le plus fort dans tout ça:
Rien ne lui a échappé, il a vu à tout.

C'est pas un roman d'horreur mais c'est horrible
par moments.Le vécu des marins tel que décrit
vaut à lui seul la lecture.
Le froid intense,l'isolement,la diminution
des vivres, la cruauté des éléments,
la mutinerie qui couve,les châtiments
envers ceux qui désobéissent.

Ça donne froid dans l'dos,
Simmons en fait une brillante description.
Il a fait beaucoup de recherches
urbi et orbi, ça parait.
Il introduit une bête mystique dans la trame,
c'est là où j'ai décroché pendant de brefs moments
mais je lui en tiens pas rigueur
tant c'est bien amené et entouré.
Je comprendrai cependant les réserves
d'éventuels lecteurs critiques.

C'est un peu Moby Dick magistralement revisité.
Pas un chef-d'oeuvre, mais remarquable
dans un genre apparenté.

Il y a des choses discutables sur la bête.
Ce qui ne l'est pas par contre,
c'est la qualité de l'oeuvre en général
qui fait paraître Stephen King
comme un élève de 5e année de secondaire
en train de faire ses devoirs, en comparaison.

Captivant par le souffle et le rythme
à défaut de poésie subjuguante quoique
par moments ça m'a élevé et éduqué.
Sans conteste un grand roman que j'ai aimé.
Beaucoup.

Merci Monsieur Simmons.

Merci, Goth.

samedi 23 janvier 2010

Sourdine obligatoire

Grande Bretagne:
8 semaines de prison avec sursis pour ébats amoureux trop bruyants.


Franchement, si on peut plus regarder la téloche
sans avoir à se farcir les orgasmes de 47 décibels
des voisins...

Pierre Karl Péladeau est un empereur.

De mes deux.
Couilles.

Profitons de la liberté d'expression.
J'attends les mises en demeure.

PKP et non fkf, or whatever the fuck you name him
est un roitelet qui veut crisser tous ses employés
dehors depuis déjà un an de conflit au Journal de Mtl,
un quotidien qui tire à plus d'un million d'exemplaires
chaque jour.

Il est venu baver sur la réunion des bonzes
économiques- copains de notre mini-nistre
Jean Charest lors de son dernier exercice
de relations publiques ô combien libéral
en venant dire que les syndicats
entravaient l'entrepreneurship au Québec.

Bon, déjà que l'exercice était plus utile
à la réélection de Patapouf Charest;
fallait que sa majesté Péladeau en rajoute.
Heureusement, il a pas trouvé écho
solidaire à sa cause. Ayant déjà une grosse
merde dans sa cour depuis un an déjà par le conflit
qui l'oppose à ses employés syndiqués
du Journal de Montréal, le monarque trouve
de bon ton de rajouter de l'huile sur le feu
en proclamant haut et fort que le syndicalisme
freine l'entrepreneurship. Haha.
Visa le noir, tua le blanc.En voulant
s'attirer la sympathie,Pierre Karl Péladeau
s'est attiré l'antipathie,voire même l'aversion
de tous les milieux.
Faut l'faire.

Bref, les voix furent unanimes ou presque
(à part le crétin de cheuf de l'ADQ intérimaire
Gérard Deltel)pour lui dire de se démerder
dans sa propre cour éprouvée.

Mets donc ça dans ta pipe, PKP.
T'as une chance là.
Sinon ton père aura failli à te transmettre le respect
des employés qui ont donné leur vie à son entreprise
et la tienne indirectement.

Ne vois-tu donc aucune famille, sauf le profit?

Évidemment on me dira: Ah mais c'est facile
de dire quoi faire et quoi penser!

Ce à quoi je répondrai:
ça fait pratiquer ma fibre de concision politique,
l'exercice en vaut la peine vu la pauvreté des leaders.
Quoi penser, je n'oserais jamais le dicter.

jeudi 21 janvier 2010

Green gift from Blue






Une plante qui m'était inconnue
jusqu'à maintenant m'a été généreusement
offerte en ce début d'année sous la forme
d'un mini-bouquin lumineux de talent 
et en même temps désespérément sombre
dans le propos.


Diamant noir d'une lucidité implacable
sur la solitude de l'homme en général
et de son auteur en particulier,
doublé d'un fabuleux talent littéraire
à l'oeuvre.


10 pages d'éclairage poétique et significatif
sur ce qui peut motiver la vie humaine
dans les dédales de ses aspirations
possibles et impossibles.
Il a raison sur tout ou presque, à mon avis.

Grande découverte,dur constat
sur un sujet discutable magistralement
rendu par une plume ayant la légèreté
et la force d'impact d'une flèche au coeur.
Sur le désir ou son absence,
la foi ou son absence,
l'énergie ou son absence
en tous cas assumés.
Un cercle complet,probablement le meilleur
texte jamais lu sur la solitude.

Mes hommages,
regretté Mr. Dagerman.

.............


Thanks to you, Blue.

Ajout.
À la demande de Sandy,
un extrait constitué des trois
premiers paragraphes,pages1et 2:

"Je suis dépourvu de foi et ne puis
donc être heureux,car un homme
qui risque de craindre que sa vie
ne soit une errance absurde vers
une mort certaine ne peut être
heureux. Je n'ai reçu en héritage
ni dieu,ni point fixe sur la terre
d'où je puisse attirer l'attention
d'un Dieu:on ne m'a pas non plus
légué la fureur bien déguisée
du sceptique,les ruses de Sioux
du rationaliste ou la candeur ardente
de l'athée. Je n'ose donc jeter la pierre
ni à celle qui croit en des choses
qui ne m'inspirent que le doute,
ni à celui qui cultive son doute
comme si celui-ci n'était pas,lui aussi,
entouré de ténèbres.Cette pierre
m'atteindrait moi-même car je suis
bien certain d'une chose:
le besoin de consolation que connaît
l'être humain est impossible à rassasier.

En ce qui me concerne, je traque
la consolation comme le chasseur
traque le gibier.Partout où je crois
l'apercevoir dans la forêt, je tire.
Souvent je n'atteins que le vide
mais,une fois de temps en temps,
une proie tombe à mes pieds.
Et,comme je sais que la consolation
ne dure que le temps d'un souffle
de vent dans la cime d'un arbre,
je me dépêche de m'emparer
de ma victime.
Qu'ai-je alors entre mes bras?

Puisque je suis solitaire:
une femme aimée ou un compagnon
de voyage malheureux.
Puisque je suis poète: un arc de mots
que je ressens de la joie et de l'effroi
à bander.Puisque je suis prisonnier:
un aperçu soudain de la liberté.
Puisque je suis menacé par la mort:
un animal vivant et bien chaud,
un coeur qui bat de façon sarcastique.
Puisque je suis menacé par la mer:
un récif de granit bien dur."








dimanche 17 janvier 2010

Passer le temps


La voix de Mark Hollis.

La beauté faite musique
telle un fruit mûr
qui pendouille au bout
d'une branche chargé
de chair, de jus et d'âme,
attendant impatiemment
d'être cueilli par la main
habile et talentueuse
d'un grand musicien.


mercredi 13 janvier 2010

Écho solidaire

Mes pensées à Haïti et son peuple,
coupés du monde encore une fois.
Un tremblement de terre...
N'en ont-ils pas déjà assez des despotes à négocier?!
Que dis-je négocier, à subir plutôt.
On peine à croire toutes les calamités qui affligent
ce pays depuis si longtemps et qui perdurent,
qu'elles soient politiques ou naturelles.
On créerait une fiction à partir de son histoire
qu'on la trouverait redondante de malheur.

Pourtant c'est la réalité.
Plutôt une partie de leur réalité,
que nous entrevoyons nous,
occidentaux gavés d'infos à travers l'oeil
biaisé de nos médias qui veulent bien
nous transmettrent ce qu'ils veulent,
tout en occultant la culture de ce peuple
pour avoir connu perso quelques-uns
de ses représentants qui irradiaient de vie.

On parle très peu de ses gens
au profit de ce qui les éprouve tout le temps.
À regarder les nouvelles,on ne voit que leurs malheurs.
Ils sont nombreux et celui-ci très grand,
mais moindres en général doivent être
ceux de ma télé transmis, au profit d'une lecture
plus sérieuse de leurs plumes incarnées.

Un honneur et un plaisir de les lire,
plutôt que les regarder souffrir.
Plus important encore:
aider concrètement via Oxfam
ou tout autre organisme d'aide
internationale digne de ce nom.
Ya qu'à googler et mettre quelques dollars
sur Paypal,un chèque ou votre crédit.

Pour Haïti.

jeudi 7 janvier 2010

"Le cri"











D'Edvard Munch.


Cette image rend à peine justice
à la véritable oeuvre du peintre-pionnier
impressionniste norvégien,
dont j'ai pu m'imprégner au MBA
de Montréal aux débuts des années 2000.

C'est une grande peinture, pas
surtout pour sa dimension géographique
somme toute assez imposante
mais plutôt par sa signification
profonde envers les individus
qui y sont confrontés.
Une fois devant, j'ai dû m'asseoir
devant la puissance d'évocation.

Un exemple universel
et personnel en peinture;
un classique punk avant la lettre
qui me met devant un abîme.

Munch est rare,
de nos jours.

dimanche 3 janvier 2010

Sans titre

Maintenant que tout le monde s'est réjoui
temporairement pendant deux semaines
tout en s'empiffrant de nourriture
et boissons diverses pour
les plus chanceux(ses) dont moi;
pendant que le tiers de la population
de cette planète coure après l'eau potable,
un autre tiers pour sa subsistance hebdomadaire
et le dernier qui se pète les bretelles
en se souhaitant la bonne année grand nez,
je me permets cette question:

Comment pouvez-vous oser
être heureux en ce monde?!

vendredi 1 janvier 2010

2010

Ça fait un peu science-fiction dans le chiffre
et les espoirs, j'avoue.
Si le chiffre a l'air, il n'a pas la chanson.

Tel que vécu en notre époque par votre
humble serviteur,c'est un incommensurable
gâchis historique et Moyen-Âgeux.
Sorry.

But don't get me wrong,
j'y ai fait de belles rencontres,
virtuellement et réellement parlant.

Deux mille dix.
MMX en romain qu'ils disaient,
à la fin des programmes télévisés.
"Ça nous fera peut-être du bien de changer la dizaine".

Yeah.
Your check is in the mail.
And we love you.
And we promise not to come in your mouth.
Suck on this new born decade and be happy
'cause: it's holliday's season, fuck hoe.

Yeah, le bonheur.
Ya pas à dire.
On va bien rigoler et pleurer, faut pas s'en faire.
Je suis pas inquiet pour l'avenir de nos plaisirs
et souffrances.

Et c'est tout ce qui compte vraiment,
l'amitié.
Chères lectrices, lecteurs,
une 2010 douce je vous souhaite.


Yvan.

mardi 29 décembre 2009

Toune pour la chaîne du l'amour



Well, she's walking through the clouds
With a circus mind that's running 'round
Papillons et zèbres
Rayons de lune et contes de fée
That's all she ever thinks about
Riding with the wind
Quand je suis triste elle vient à moi
Avec milles sourires
qu'elle me donne gratuits
It's allright it's allright she says
Prends ce que tu veux de moi
Tout...

Voler avec elle
Yeah yeah yeah
little wing

You sweet little soulmate...


samedi 26 décembre 2009

Intermède


Le cliché est bien; la photo, imparfaite.
"Love is the drug, I'm thinkin' of,
Hôôôhôôho, can't you see,
Love is ze drogue, for you and me."
Ces fleurs s'appellent communément:
"coeurs saignants" .
C'est bizarre, moi j'y vois rien
de saignant perso au contraire;
ça baigne, entre-deux fêtes.
Tout en comprenant la partition.
Les beaux petits coeurs là.
Je les embrasse sans conditions.
Forts à propos mais sujets à interprétation.
;-)

samedi 19 décembre 2009

"We'll be back after this".

Pause.

Chose certaine, j'reviendrai lorsque le Père Noël
et sa musique abrutissante auront été jetés
aux ordures,bien enterrés par les béliers
mécaniques de janvier.

Take care. Be happy. Don't worry.
It's fuckin' Christmas time after all.
;-)

J'vous laisse avec une pétition électronique
en mémoire de Copenhague,qui a accouché
d'une souris-fossile commanditée par:
Herr Stephen Harper.

mardi 15 décembre 2009

GPS Tague, poil au goulag.

En réponse à la tague de Blue.
Je serai pas joliment poétique comme elle
et Bird tout en ayant trouvé belles leurs réponses.
Vais être platement terre à terre.
J'estime ce gadget plus asservissant qu'utile
sauf pour les explorateurs qui partent aux pôles.
Encore une fois,on essaie de nous "faciliter" la vie
tout en nous soumettant au diktat
de la sur-consommation et de la technocratie
du moindre effort d'une part dans ce cas-ci,
tout en nous rendant plus dépendants
du "progrès" au détriment de notre
autonomie véritable d'autre part.
Bref, c'est se rendre davantage esclave
en ayant l'illusion d'avoir acquis une liberté
supplémentaire.

Passe encore pour ceux qui partent en voyage routier
sur plusieures centaines de km en territoire inconnu
à intervalles réguliers mais pour ceux
qui ne sortent pas d'un territoire conscrit
(c'est mon cas au boulot et en général)
it's a pure waste of money.
Perso je trouve mon chemin aussi rapidement
avec un bon vieil atlas de papier et à moindre coût
qu'un GPS.

De plus,ces appareils participent directement
à la pollution de l'espace car ils nécessitent
toujours plus de lancements satellitaires
qui laissent des milliers de débris
orbitants autour du globe.
Depuis le temps où le satellite existe,
il y en a des centaines de milliers de tailles
variables autour de notre boule.
Ça va du petit pois Lesieur au ballon
de foot et encore,on peut en remettre.

Maintenant, compte tenu de la vitesse
à laquelle gravitent les satellites et
la station orbitale -des milliers
de km/hre- on peut facilement imaginer
la force d'impact que peut avoir un
débris de la taille d'une balle de golf
sur un de ces précieux engins pour
le maintien de l'ordre planétaire,
sans parler des météorites.

Je ne nie pas le progrès réalisé
pour l'humanité et les communications
facilitées; j'essaie cependant de maintenir
mon pendule à l'heure juste,
en sachant qu'une bonne quantité
de ces satellites sont d'usage
strictement militaire.
Cette ceinture de débris en
forme de gros rond d'poubelle
autour de la planète commence
d'ailleurs à inquiéter sérieusement
nos amis américains,entre autres.

Je suis d'accord, j'ai vu mieux en guise
de départ ou d'arrivée planétaire:
"Bienvenu aux étrangers,
on est pas ben ben propres,
mais au moins quelques-uns
essaient de se sortir de la merde".

S'il arrivait une frappe
de débris soudaine envers
plusieurs satellites,stratégiques
ou non, une voie lactée
vers le chaos serait peut-être
tracée.Mais là je digresse.

Cé ben pour dire
ce qu'une simple tague
peut déclencher :-).

P.S.
Ya-ti kékun pour me dire comment s'écrit ce mot?
Une tague,une taggue, une tag?
Je favorise "tague", faute de véritable référence.

dimanche 13 décembre 2009

Sur le dyvan

Bon, revoilà une tag-touche.
Gracieuseté de Sandra et Helena.
Faut écrire 7 affirmations sur soi,
dont un mensonge.
Je m'éxécute parce qu'elles me le suggèrent
et que cela comporte une interrogation;
si c'était pas d'elles, je m'y plierais pas.


1-J'ai horreur de l'hiver, son froid et sa neige abondante.

2-J'ai horreur de l'été, son humidité et sa chaleur accablante.

3-J'ai l'intime conviction qu'il faut se connaître
soi-même avant toute chose.

4-"Les coeurs brisés, c'est pour les trous-du-cul."

5-J'aime bien tester des nouveaux produits nettoyants
en aérosol sans CFC pour m'éviter d'avoir à frotter
ma baignoire pendant 30 minutes comme un abruti.

6- Je dévore les bouquins à la vitesse grand V.

7-Je suis un solitaire sociable.



À quiconque de jouer s'il en a envie mais
j'aimerais bien lire lui et elle et elle et lui...

vendredi 11 décembre 2009

Court-circuit

C'était une nuit comme bien d'autres.
Avec ses rêves fous sans queue ni tête,oubliés dès le réveil.
Jusqu'à ce qu'une interruption de courant
intervienne,me tirant de mon sommeil
séculairement léger par un bip sonore
électro-ménager à environ 02:00 am.
Me lève bouffi à demi, soudainement debout
mais encore "couché".

Je vois l'ordi qui s'allume tout seul à la reprise
presque instantanée du jus électrique tout en émettant
des sons que je n'avais jamais entendus auparavant.
"Pîîp pîîp pîîp"...
Un peu comme le petit frère électrique
de Mandibule dans la Ribouldingue
qui se serait immiscé dans ma tour
informatique pour me solliciter ou me narguer.
Je prends pourtant bien soin de tout éteindre
avant de rejoindre mon grabat chaque soir.

"Pîîp pîîp pîîp" d'ordi,
en pleine crisse de nuitte.

"Kossé ça encore "; pensai-je.
Avec le recul, je sentais inconsciemment
qu'un caca majeur se préparait.
La matière brune et grumeleuse
était en gestation.

J'essaie d'éteindre ou de redémarrer
manuellement voyant que l'écran reste noir
mais rien à faire, la machine s'active et reste
désespérément à "ON" pour je ne sais quelle raison.
Sur le coup et pendant quelques instants,
j'ai cru à un esprit malin s'étant emparé
de mon attirail virtuel sans mon assentiment
vu que je n'avais aucun contrôle sur la situation.
J'allume la pièce pour faire lumière
sur cette nébuleuse affaire.

Hypothèse rapidement réfutée lorsque...
Piip piip piip...

PAF !

Détonation électrique digne d'un calibre .22
dans un appartement. La voisine a peut-être
pensé que je voulais en finir avec la vie en me
flambant la cervelle:
"Adieu monde cruel, je n'en peux plus:
POW!" :-)

Socialement solidaire comme je la connais,
elle s'est sans doute soucié de mon état
comme son plus ancien sous-vêtement.
Un "paf" sec et électrique, sans la combustion
d'une poudre mais avec un certain coffre.
Une explosion électrique(ek le mini-nuage de fumée
comme au cinéma) et l'odeur de fils cramés
plus tard, je compris qu'il s'agissait du boîtier
de distribution électrique qui avait sauté
dû à une surcharge de tension électrique
après interruption/reprise de courant.

Merci Hydro-Québec.

Après une coupure, le courant électrique rétabli
peut être trop fort et provoquer une surcharge;
c'est ce qui s'est produit dans mon cas,
mon distributeur a sauté.
Dans mon insomnie, j'entrepris le démantèlement
de la boîte et ses débranchements multiples
sans trop de difficultés pour la remiser
dans un sac et me recoucher.

zzzz deux heures plus tard.

Le lendemain j'acquéris une autre boîte
électrique et appelai deux technos
qui me dirent à peu près la même chose
et que je reproduis pour le bénéfice
de ceux que ça peut intéresser:

"Quand t'entends ce: biip bip biip
après une interruption (une panne )
et que tu vois ton ordi travailler
sans raison, débranche-le.
Branche jamais ta tour directement
dans une prise murale,sinon prépare-toi
à des dépenses, à moins d'avoir une bonne barre
et t'as été chanceux d'avoir rien perdu de tes
données ".

Une barre de quoi, lui demandai-je.
De protection, me répondit-il.
Barre-toi.
Tu l'as dit, bouffi.



lundi 7 décembre 2009

Nuages sur la ville - de Simon Galiero.


Robert Morin, Jean-Pierre Lefebvre,
Téo Spychalski et Marcel Sabourin
sous une seule et même férule.

C'est un plaisir qui ne se refuse pas.

:-)

samedi 5 décembre 2009

"Nuages sur la ville 2 ".



Un film qui nous a plu, surpris et questionné
ma compagne cinéphile et moi malgré
mes réserves qui n'ont en rien terni
mon plaisir.
Il m'habite encore,c'est pour dire.
La somme de ses qualités nombreuses
dépassent de loin les quelques défauts
que j'ai pu y trouver moi,
humble cinéphile.
(Pardonnez Blogger et son format parfois
non-respectueux de la mise en forme
du texte)
Ce premier long-métrage de Simon lui a valu
le Grand Prix Focus 2009 du meilleur film canadien
lors du dernier Festival du Nouveau Cinéma
de Montréal, en plus de s'être mérité l'an dernier
le Jutra du meilleur court-métrage avec
"Notre prison est un royaume".
Feuille de route enviable en début de parcours
pour ce jeune cinéaste qui propose ici un film
ambitieux,original et assez singulier malgré
le peu de moyens mis à sa disposition.
Respect.
Envers l'ex-critique cinéma devenu cinéaste,
co-fondateur de la revue électronique
Hors Champ mais surtout,surtout;
une vision personnelle se dessinant
sur pellicule, un drame ironique
en même temps qu'une chronique
désenchantée susurrant positivement
un air jamais entendu
sur notre époque troublée.
En noir et blanc serviteur d'une vision,
sans l'asservir ou magnifier ses intentions.
En gros c'est l'histoire d'un écrivain en panne
d'inspiration et de motivation,
(Jean-Pierre Lefebvre,cinéaste émérite)
déconnecté fonctionnaire en conflit
inter-générationnel,s'apprêtant
tant bien que mal à recevoir un hommage
posthume pour son oeuvre littéraire.
Moment-cinéma existentialiste à tiroirs,
lucide sur notre époque. Faut être prêt
à respirer ample pour le recevoir.
Mise en scène sobre et onirique à la fois
dans un noir et blanc révélateur.
Très belle photo de Nicolas Canniccionni.
Maîtrise du dialogue évidente,
et fin renard pour son casting. ;-)
Dérive de survivants pris avec la perte,
la désillusion et l'incommunicabilité
inter-générationnelle,doublée
du désenchantement de l'artiste
face au peu de place faite à la culture
dans notre société.
Jouissive scène de l'éditeur Marcel Sabourin,
-bougre d'acteur que l'on voit trop peu désormais
et qui sait habiter totalement un personnage en
quelques minutes à peine-.
Je l'adore,un grand méconnu.
Mandibule dans la Ribouldingue. :-)
Pour paraphraser Robert Morin-le-cinéaste-
que-j'aime-beaucoup et dans ce film acteur
d'un naturel impressionnant(photo du billet):
Les loosers qui survivent sont des gens
qui s'accrochent à un idéal improbable qui dépasse
toujours ou presque celui de ceux qui "réussissent".
Ce fut un grand plaisir pour moi(et l'autre)
de faire la connaissance des préoccupations
personnelles de l'auteur Galiero sous la forme de:
"Nuages sur la ville".
Merci Simon.
P.S. À l'affiche du cinéma Parallèle, maintenant.

La vie incarnée.

Je n'attends rien de la journée qui s'annonce,
mais demeure ouvert à ce qu'elle a à m'offrir.

Demain je l'ignore, hier je l'ai vécue.

mardi 1 décembre 2009

À propos de la mort.

Chaque fois que j'ai dû y faire face par les chemins
détournés des proches de mon âme ou de mon sang
qui me quittaient définitivement elle m'a glacé,
cette inconnue inéluctable.J'ai peine à imaginer
le devoir imposé de l'adieu ultime à ceux
que j'ai aimés et aime encore.

Chaque fois elle me ramène vers la terre
et sa confondante finalité à laquelle nous
devrons tous nous mesurer un jour ou l'autre.
"Imagine l'instant de ta propre mort
et vois ce dont il s'agit."
Me rappelle plus où j'ai lu ça ni de qui c'est,
mais ça fout les jetons p'tain.
Chaque fois que j'essaie d'expérimenter
cette phrase en pensée j'ai un vertige
pas possible qui me renvoie illico vers ma vie présente.
C'est fou et c'est presque impossible à imaginer
tant qu'on est vivant, sauf que j'entrevois
bien la pertinence de cette phrase,
étant témoin vivant de la mort
présente à tous les jours ou presque.
Même si je voulais la nier de tout
mon coeur elle me reviendrait
en plein visage.Inéluctablement.
Autant essayer d'y faire face ou
du moins tenter de l'apprivoiser.

Si j'aimais pas tant la vie, peut-être
pourrais-je mieux voir de quoi il s'agit
avec elle je sais pas trop ou ne veut pas trop
le savoir, je suis pas suicidaire de nature alors...

Alors ça reste une question difficile et en suspend
à laquelle je réféchis sporadiquement;
étant vivant, j'aime mieux le week end
et ses promesses de vie parfois factices
plutôt que la mort parfois certaine en semaine.

À la question:
"Crois-tu en Dieu?"
Je réponds:
"Je ne sais pas".
Je suis agnostique à défaut de révélation suprême
ou de découverte scientifique éprouvée.
Je n'ai ni la preuve irréfutable, ni la prétention sublime
pour affirmer que Dieu existe, ou pas.
Mais encore, qui est ce possible Dieu?

I just don't know now.

dimanche 29 novembre 2009

mardi 24 novembre 2009

Belogues

Selon moi il existe deux grandes catégories de belogues:
les homogènes et les hétérogènes.
Je classe le mien dans cette dernière, étant
conscient que je parle de tout et de rien,
d'un truc en particulier et d'autres en général,
passant du coq à l'âne sans trop d'hésitation
au risque de paraître dispersé.
Je m'assume, quoi.

Les esprits sophistiqués pourront néammoins
les diviser en sous-catégories discutables telles
les homogènes diversifiées et les hétérogènes
regroupées.

Suffit de savoir où on loge et tout va bien,
avec un peu d'espoir.

jeudi 19 novembre 2009

À l'être aimé

Si tu savais où je transporte mon esprit
pour ne pas être présent à ce que je fais,
tu te sentirais moins seule, j'en suis sûr.

On agirait de concert toi et moi,
en d'autres lieux et circonstances.

dimanche 15 novembre 2009

Rafale DVD

Ça fait longtemps.
C'est la faute à Éric, il a remis plein de choses
en question sur le 7e art en ce qui me concerne,
mes remerciements envers lui pour avoir secoué
mes fondations que je croyais solides,
voires inébranlables.
Il m'a forcé à réfléchir intensément sur divers sujets
qui avaient effleuré mon esprit mais s'y rapportant,
dont:
sa pertinence véritable pour l'avancement du monde,
les masques qu'il emprunte pour arriver à ses fins,
l'isolement auquel il vous confine dans une salle
obscure parmi pleins d'indésirables potentiellement
bruyants, l'hégémonie des majors américains
dans le système de distribution en salles, entre autres.

Après plusieurs mois de réflexion et de distanciation
face au médium, le goût du cinéma m'est revenu
naturellement plus limpide et plus exigeant que jamais
avec une plus-value: ma critique affinée,
sans nécessairement cracher sur le cinéma populaire.

Je m'en suis donc tapé trois en une semaine,
mon retard étant énorme.
Les voici par ordre du plus petit au plus grand
en toute subjectivité de cinéphile:

1-"Drag me to Hell" (Sam Raimi-US-2009)

Une "wannabe" financière voulant impressionner
son boss afin d'obtenir un poste plus élevé au sein
de l'entreprise de prêts hypothécaires qui l'emploie
refuse un prêt à une vieille gypsie fuckée
qui lui infligera une malédiction en retour,
pour la punir de son inhumanité.

Bon. Si l'idée de départ est bonne, la suite
est moins heureuse dans cette variante éculée
qui joue des codes de l'horreur jusqu'au ridicule.

Ratatouille d'horreur imprévisible, foutoir
va-tout avec codes apprêtés à la sauce Raimi
mixant les effets sonores et visuels
maintes fois explorés.
Certaines scènes vraiment ridicules,
d'autres moins pires.
Jeu des acteurs à l'avenant qui feront
mieux de s'inclure en tant qu'acteurs
dans un film de Raimi dans leur CV
plutôt que participants à une véritable oeuvre.
Raimi a-t'il une oeuvre?

Je m'attendais à plus du réalisateur de
"Evil Dead", après Spiderman.
Pas un série Z, mais un série B.
On a vu pire, on a vu mieux.
See ya next time maybe, Raimi.

5.5 sur 10.

2-"Let the right one in"(Thomas Alfredson-Suède-2008)

Une enfant-vampire se liera d'amitié profonde
avec un pair mâle ostracisé à l'école.
Pour le meilleur et le pire.

Très beau faux-film de vampires sur la différence d'être,
la marginalité, la solitude et la cruauté
de l'enfance; scénario très original
porté par de magnifiques jeunes acteurs
professionnellement dirigés et photographiés.
Une très belle surprise,
révélée par le Festival Fantasia de Montréal 2009.
Scénario imprévisible où la musique
joue exactement son rôle:"innuendo".
Soulignant sans magnifier.

La fin(très ouverte) m'a laissé très songeur
et m'est apparue peu plausible mais bon,
on a pas jeté le bébé avec l'eau du bain.

Pour l'effort et la réussite,

7.5 sur 10.

3- "Il Divo" (Paolo Sorrentino-Italie-2008)

Fiction réaliste sur le 7e mandat de Julio Andreotti
à la tête de l'italie des années 90 sur lequel tout a
glissé comme sur les plumes d'un canard solitaire
dans un pays rongé par la mafia.
Rôle en or pour Toni Servillo jouant magistralement
Julio,doublé du talent exceptionnel de Sorrentino
pour mettre le tout en images mouvantes.
Fondues son-image et réalisation générale
qui forcent l'admiration.Soucis du détail
et mise en scène à la hauteur des prétentions.

Maîtrise du ralenti et rendu du tout, remarquables.
Oeuvre marquante sur l'Italie d'Andreotti.

Obscur, impénétrable, fascinant.
Objet filmique intelligent qui vaut amplement
le détour du cinéphile afin de forger son propre avis
sur le personnage qui ne fut pas sans taches de sang
à mon avis.

8.5 sur 10.


Bon cinéma.

:)

mardi 10 novembre 2009

Pour Rainette



"Appelez le capitaine Tempest, d'urgence!"

"Il peut se passer n'importe quoi dans les
prochaines minutes!"

Fusée XL5


Épilogue.

"J'aimerais avoir une fusée
pour voler dans l'espace.
Ainsi je pourrais t'emmener
jusqu'à la planète Mars.

On partirait tous deux,
en amoureux des cieux.
Mon coeur serait une boule de feu...
Une boule de feu.

En voyant la lumière de tes yeux...

On oublierait tout de la terre
qui nous tient prisonniers.
Pour aller tous deux prendre
un verre au coeur de la voie lactée.

(ya pas que du lait dedans, héhé)

Avec une pluie d'étoiles
je coifferais tes cheveux.
Mon coeur serait une boule de feu.
Une boule de feu.

Ma foi tu serais ma reine
la Reine des cieux.

dimanche 8 novembre 2009

Le funambule

En réponse au commentaire de Venise qui m'a
interpellé sur le billet précédent à propos de
"l'attitude de détachement qui peut s'exercer
dans tous nos gestes.Tout un défi".



Très juste, c'est aussi un défi à mettre en mots :).
Dear Venise,
j'appellerais cela le "détachement intéressé"
de ses gestes et paroles tout en ayant le soucis
d'être clairement compris par ses pairs;
être suffisamment lucide pour savoir
que les conséquences de nos actes et paroles
peuvent parfois nous échapper,
par l'interprétation qu'en fait le "témoin receveur"
pour la suite des choses.
Lorsque je pose un acte ou prononce une parole,
j'essaie d'être conséquent et limpide dans la mesure
de mon "possible",
en sachant que ce sera probablement
adapté pour le confort ou la projection de "l'autre",
qui verra ou lira ce qu'il veut bien.
D'où l'importance de réfléchir avant de poser un acte
et se relire avant d'écrire.
Ce qui entre vous et moi m'échappe parfois ;)
et échappe souvent à l'humanité à travers
la relecture de son histoire et le passage du temps.

Être humain...

Que de problèmes et de confusion l'humanité aurait pu
s'éviter si elle avait compris les intentions individuelles
dès le départ et en prenait acte aujourd'hui
pour réagir en conséquence.
Que de dictateurs on aurait évités.
Mais je digresse.
(Des fois suffit de tourner la clé à "on"
pour me voir partir comme une fusée XL5,héhé)

Je reviens à cette attitude de détachement/résilience.
Son piège est la sécheresse et la froideur du coeur;
sa récompense: l'âme au-dessus de la ligne
de flottaison et un bonheur relatif, contestable,
discutable et ponctuel. Mon avis.

C'est une question de survie dans les jours
qui me sont prêtés ici, en sachant pertinemment
qu'un jour encore inconnu viendra malgré moi,
pour me détacher de ma condition et l'amour
que j'aurai donné à des êtres qui m'importent
de fréquenter au-delà.
Je me souhaite éternel, mais n'en ai pas
la preuve formelle, alors je ne sais pas...

Autant essayer de petites pratiques
sporadiques à défaut de "savoir",
histoire de me familiariser avec l'inéluctable
du véhicule vieillissant. (Hou,déprimant
à prime abord, mais léger dans le fond,si si.)
De toute façon j'estime ne pas avoir le choix.
Ce "détachement" n'exclut en rien l'émotion ressentie
quotidiennement et le "vivre pleinement" au contraire,
il en fait partie intégrante.

Tous les jours ou presque,cela varie.
Je me désole et me réjouis.
Ne sommes-nous pas funambules
arboricoles à cheval sur nos vies
le pied léger et enraciné
la tête haute et exfoliée?

samedi 7 novembre 2009

Questions à Hubert Reeves.

Voilà une voix qu'on entend pas assez.
Évidemment ses livres sont là mais...
Sa voix d'astro-physicien est souvent éclairante,
ses raisonnements articulés et les sujets
qu'il aborde toujours intéressants.
Ainsi j'ai foncé.

Je lui ai posé une ou deux questions en
m'adressant à Nelly,sa chargée de relations.
Si j'ai une réponse je la publierai,
sinon on passera à un autre appel.
Je n'entretiens pas d'illusions en adoptant
l'attitude suivante:
si j'ai une surprise tant mieux,
si je n'en ai pas tant pis,
tout est bien ainsi.
Quand je lance des bouteilles
à la mer je n'attends aucune réponse.
En avoir une me réjouirait,
sinon ce n'est pas un malheur,
mais la vie telle qu'elle est.




dimanche 1 novembre 2009

Vino divino

Je devais absolument partager cette trouvaille vinicole
qui est à ce jour mon rouge de l'année 2009 et le
meilleur rapport qualité-prix depuis belle lurette:

Château Grand-Jean
Bordeaux Supérieur
2005

Médaille d'or au Concours de Bordeaux
Vins d'Aquitaine-2008

Prix:$16.80

Sur l'étiquette arrière,ce petit texte descriptif:

D'une robe rubis pourprée, ce vin présente un nez
élégant qui s'exprime sur des notes fruitées et
vanillées. L'attaque en bouche est ample et
savoureuse.Finale persistante et délicieuse.

Ce vin sera apprécié à température ambiante,
avec viandes rouges, gibiers et fromages.

Absolument, je dirais même que ce texte
est un euphémisme.Quelle finale magistrale!
Je le connaissais pour l'avoir découvert lors
d'une autre occasion par un ami qui
l'avait apporté.
Ce vin est un nectar des Dieux.
Poésie fluide et gustative qui me réconcilie
avec l'humanité. On cognait nos verres presque
à chaque gorgée, tant la rondeur et l'équilibre
parfaits nous enveloppaient d'aise.
Du p'tit lait d'amour j'vous dis.

Ouais c'est ça qu'on s'est dit; on imaginait
tout l'amour et l'attention apportés par la main
de l'homme à partir d'une plante fragile et complexe,
requérant soin et labeur durant des années
avant de porter ses fruits, en plus des transformations
et étapes exigeant patience et perfectionnisme,
conjugués avec le temps.

D'une vigne, jusqu'à ce rouge liquide mis en bouteille;
partie prenante du bonheur qu'un bon repas
partagé procure à chaque fois.
Nous imaginions cette bouteille presque vivante,
dans tous les cas pleine de vie à communiquer en
l'ouvrant pour qu'elle respire enfin.
Cette fiole fut dûment attaquée et honorée
en communion avec une personne du sexe opposé
qui éprouvait exactement le même plaisir que moi.
Son bonheur se reflétait dans mes yeux,
le mien se répercutait dans les siens.

Elle mourait un peu plus à chaque gorgée
de vitalité qu'elle nous transmettait,
si bien que lorsqu'elle fut vidée de sa substance
et bien morte, nous braillâmes comme des veaux.
;)

Carpe Diem!

...........................



Sur une note plus réaliste, cette bouteille accote et
surpasse même des vins à plus de $30. la bouteille,
telle "La fiole du Pape" pour ne nommer que celle-là
et l'avoir goûtée une ou deux fois,n'ayant pas tout
ce fric à claquer sur le vin.
Faute en partie à notre monopole étatique
qu'est la SAQ. Sauf qu'à ce prix,
-même si c'est pas donné-
ce Bordeaux est un incontournable.
Pour une occasion ou pour simplement
se gâter une fois de temps en temps.
Véritable velours pour le palais.

M'est avis qu'en France, la même bouteille
doit se transiger à 4 ou 5 euros.
Des fois j'me dis que ça vaut peut-être
la peine de se farcir Sarkozy pour profiter
d'autant de richesses vinicoles et fromagères.

mardi 27 octobre 2009

Le Billard


J'aime beaucoup ce jeu, il permet le défoulement
et l'échange en même temps.Il me donne le loisir
du calcul géométrique, de la conversation
relaxe et de mon adresse visuelle appliquée.
Un jeu mathématique sur les angles suggestifs.
Par la bande indirectement, directement sur la blanche.
Jouer au billard est un art,une adresse
du corps et de l'oeil, ensuite de l'âme conjuguée
sans nécessairement en donner toute la géographie.
Tout dépend du joueur auquel vous vous mesurez.
Il faut prévoir la trajectoire de la blanche après coup
comme aux échecs, sauf qu'au billard c'est de suite.
Prévoir les coups.
Le billard est sur la table, les échecs sont dans la tête.
Les deux sont opposés et similaires,
le billard étant plus viscéral mais aussi calculateur.
La baleine blanche et son harpon.
Au billard rien n'est acquis
et rien n'est fait jusqu'à la Huit noire
empochée de la bonne façon.
Tous les jeux véritablement spirituels
vous laissent le loisir de discuter, échanger
et argumenter en silence ou en voix.
Backgammon, scrabble, monopoly, poker,
billard ou échecs.
Jouer m'est très agréable
parce que je suis joueur.
:-)

jeudi 22 octobre 2009

Vacciné ou non.Telle est la question.

Bon temps pour la grippe avec cette météo
de limace et encore, faut pas qu'elle soit
frileuse.

Je me suis déjà fait vacciné contre la grippe ordinaire
il y a deux ou trois ans. J'avais pris cette décision suite
à une grippe-de-chien-la-langue-verte-et-haletante-sortie-
sous-les-couvertures vécue l'année d'avant.
Je me disais: cette fois-ci je vais me prémunir de la
crève avant l'hiver héhé, et vlan j'aurai la paix.
Vite mon "shoot", ma piqûre au plus sacrant
me disais-je.

Erreur.
J'ai été patraque pendant deux jours,
étant naturellement doté d'un bon système
immunitaire. Pour certains autres sujets dont je
me suis enquéri de l'état suite à cette
"prévention" à l'époque,les effets secondaires
durèrent jusqu'à une semaine pour un vaccin
censé vous prémunir de CERTAINS virus
de la grippe, pas tous, loin de là alors qu'on
veut vous faire croire qu'un vaccin vous
protégera in extenso contre cette maladie.
Ce genre de désinformation ressemble
aux astérisques que les pubs automobiles
mettent en caractères microscopiques
dans les journaux.
On ne me dit jamais tout, il me faut désormais
une loupe pour m'informer et m'y retrouver.
Et encore, je reste seul avec mes doutes
jusqu'à l'ultime moment de prendre une décision.
Je voudrais pas avoir la responsabilité d'enfants
en bas âge en ce moment mais j'estime qu'on
m'infantilise par conditionnement télévisuel
interposé concernant la grippe H1N1.
(We'll be back after these commercials)

Ce vaccin de la grippe ordinaire est déjà exclusif
et non inclusif en plus de créer des effets secondaires
variables d'un individu à l'autre, sans compter le nombre
d'années en pratique et d'étude sur ce même foutu
et très vieux vaccin.

Maintenant, on essaie de me convaincre d'être
vacciné contre la grippe H1N1, avec un tout nouveau
produit dont on connait peu la composition,
ses effets secondaires et sa réelle efficacité.
Permettez-moi d'en douter sérieusement d'une
part, en plus d'être rébarbatif à l'utilisation
de mon corps comme cobail d'autre part.
J'ai déjà participé à une étude pharmaco en phase 3,
de façon volontaire et éclairée sur l'herpès,
or ce que je vois et lis presque partout concernant
ce virus m'apparait plus comme une hérésie
irresponsable montée en épingle par tous les pouvoirs
en place de concert avec la courroie de transmission
que sont les médias en général plutôt qu'une étude
et un suivi sérieux.

Comment pourrais-je faire confiance à un vaccin
non étudié sérieusement dans le temps, alors
qu'un autre séculaire n'a fait que prouver
son efficacité bien relative avec effets secondaires?!

J'ai l'impression de vivre une étude de marché
en phase I à l'échelle planétaire version hémisphère
Nord riche, balancée à la gueule avec force
médias et pouvoirs. C'est une hérésie, non une pandémie
jusqu'à preuve du contraire.
On est très loin d'une pandémie.
Et que j'te matraque d'images de bras
injectés toé, ya pas un bulletin de nouvelles
qui ne nous montre pas 3 ou 4 bras en train
de se faire piquer à tous les jours.
Bel exemple de collusion des pouvoirs
et de conditionnement imposés.
Des milliard$ mobilisés pour une maladie
bénigne quand des millions de gens meurent
faute d'avoir accès à l'eau potable, entre autres,
sans compter toutes les autres maladies qui tuent
en nombres beaucoup plus significatifs que la grippe.

J'aime mieux fermer la télé par moments,
m'informer et regarder les feuilles tomber
tout en lisant.

I wait and see, même si je suis sur la ligne
de feu par mes contacts humains multiples au boulot.
Je crois plus en mon système immunitaire que le leur
pour l'instant, malgré leurs tentatives de gavage.
Cette campagne qui m'apparait un peu délirante ne vise
pas surtout la protection des citoyens mais
l'épargne et le profit je pense. Ya comme une cloche
qui sonne là. C'est pas net du tout cette affaire.
J'attends, je verrai ce que donnera la présente
vague de vaccination déjà commencée aux US
et ses effets secondaires qu'il faudra chercher
dans le bruit de ce monde biaisé.

Pour une fois, ils se portent volontaires
en étude de phase I !
Merci Obama et les pharma.
(...)
La vérité est si difficile à trouver,
encore et toujours.
Une vieille histoire, "an old story" qui se perpétue.
Malgré l'abondance d'infos, on est toujours seuls.
Tout le temps, dès la naissance.
Les temps changent peu dans le fond.

Peuh!

mardi 20 octobre 2009

Rage




Exprimer ses émotions devient de plus en plus
compliqué en cette époque néo moyen-âgeuse.
J'aurais pu écrire un texte senti.
J'ai choisi cette toune par paresse, pour l'instant.

Motherfucka' .
Ugh.
Les pouvoirs en place tuent,
et remplacent TU et VOUS,
par voix tues.


dimanche 18 octobre 2009

The Imaginarium of Dr. Parnassus

Terry Gilliam.
Ex-membre des Monty Pythons le plus imaginatif
de tous au cinéma,qui furent et restent
une référence d'inventivité et d'humour intelligent
quant à moi.

Depuis quelque temps je parle moins de cinéma.
Il y a plusieures raisons, qui m'apparaissent
lourdes à exposer en tant que cinéphile
plus ou moins pertinent. Je réfléchis à la question.
Rien n'est simple quand on touche au 7e art
collectif,au contraire d'autres formes plus
individuelles telles la littérature,la peinture,
la sculpture ou même la musique.
Mes arguments relatifs n'ajouteraient rien
à l'avancement ou au recul de cette forme d'art
à ce moment-ci de ma réflexion.

Je préfère donc m'abstenir et poursuivre
ma cogitation, tout en promouvant
le prochain film de Gilliam que j'admire.

P.S. Tous les liens de ce film que j'ai voulu insérer
se sont avérés corrompus.

samedi 17 octobre 2009

Pogorelich plays Scarlatti Sonata in B minor K 87 L 33



Il y a tant d'interprétations possibles de la beauté,
autres que celle du compositeur voulue.
On a beau vouloir dire une chose précise
en tant qu'auteur, les survivants l'adapteront
comme ils voudront dans une certaine mesure
avec une portée relative.

vendredi 9 octobre 2009

La Joute est de retour.

"La Joute" est un débat télévisé que j'affectionne
pour la liberté d'expression donnée aux trois invités
se confrontant sur 4 ou 5 sujets d'actualité selon
des règles certaines et incertaines sous la férule
assurée de Stéphan Bureau,
grand journaliste devant l'éternel.

Aparté.
Il me vient en mémoire cette entrevue
de l'écrivain Philippe Sollers qu'il a réalisé
il y a quelques années.
Les bonnes questions intelligentes au bon moment.
.............................

Comment ils choisissent les sujets et les débatteurs
j'en sais strictement rien, mais ce soir j'ai regardé
ça avec un plaisir d'autant plus grand parce que
Jean Barbe y était présent en tant qu'homme libre.

Moi qui regarde très peu la télé, j'avais aussi
en mémoire le souvenir impérissable vécu
avec Christian Mistral l'an dernier lors de cette émission.

À la Joute de ce soir il y avait:

-Gérald Deltell, député adéquiste. (droite québécoise)
tout au bas de l'échelle avec ses arguments
populo-barbarum flagorneurs pas
malhabiles de sens par moments, mais volant
au ras des pâquerettes la plupart du temps
malgré son esprit combatif qui trompait
un esprit assez primaire doté d'une certaine
énergie soit, mais tombant souvent à plat.
J'avais l'impression qu'il haranguait la foule pour gagner des votes.
Il pourrait être plus utile ailleurs, lecteur de boules
au bingo de Ste-Thérèse, ou animateur de foule à
La Poule aux oeufs d'or.


-Laurent Paquin, humoriste,
très habile avec beaucoup de bagou, intelligent,
drôle par moments mais n'ayant pas toujours
la rigueur intellectuelle nécessaire pour me
convaincre totalement, ce petit "plus"
qu'il fallait face à:

-Jean Barbe,
directeur de l'éditorial chez Leméac Éditeur.
C'était clair et limpide.
Il était le plus étoffé des trois dans son argumentaire,
le plus efficace en improvisation "live in your face"
doté d'arguments quasi-imparables dans la majorité
des sujets abordés.
Combatif, il a surtout pas perdu.
Un homme d'idées, pragmatique,
réaliste et spirituel en même temps.
Le vote populaire en aura décidé autrement,
préférant Laurent Paquin.

C'est souvent comme ça.
Le gros bon sens populaire bien dit et "gagnant"
mais n'apportant rien de bien nouveau,
face à l'exigence d'une réflexion profonde, et d'une remise
en question originale pouvant mener vers un ailleurs plus évolué.

Merci, Jean B.

vendredi 2 octobre 2009

Les chiens de mon enfance-1-Dino

Le premier chien dont je me souviens avoir eu
la compagnie se nommait Dino, comme dans les Pierrafeu.
Rita la mère avait le don et l'autorité
auto-proclamée pour nommer les chiens
qu'elle nourrissait quotidiennement
et inlassablement, suite à l'affection
de mon père Pierre pour les quadrupèdes
canins qui ont meublé mon enfance
en Mauricie.

Et de fait, Dino faisait : "Wawawawawah"
lorsqu'on l'appelait.
Con comme une poignée de porte,
pas une discipline ne lui entrait
dans le crâne; il mâchait nos chaussures
dans ses temps libres malgré
les nombreuses remontrances
du dresseur "professionnel" qu'était
mon père, El Padre de nuestros
animales du 4e rang.

De plus, il avait la fâcheuse
manie de courir trop près
en avant du tracteur lorsque moi
ou mon frère roulions à vive allure
sur les sentiers balisés qui traversaient
les coteaux de notre terre agricole qui
alternait boisés(2) et terres arables(2).

Battre les tracteurs de mon père était
notre sport favori à Bertrand et moi.
Je me suis jamais lassé
de ce chevauchement mécanique
à quatre roues; Bertrand oui,
parce qu'il était encore plus fou
que moi très jeune.
Sauf qu'en vieillissant tous les deux,
c'est devenu une autre histoire de savoir
qui est le plus disjoncté. Nous revendiquons
le statut plus ou moins inconsciemment
chaque fois que l'on échange.
Je dirais que c'est moi en 2009
sous toutes réserves.
La folie m'apparait comme l'amour:
difficile à définir parce qu'elle
ou il nous dépassent.
(...)

Un jour de printemps de mes 7 ou 8 ans,
en 1969 ou 70 somewhere, Bert devait avoir
11 ou 12 ans, l'idée lui prit de foutre le feu
au réservoir d'essence servant
à remplir les tracteurs de notre ferme.

Il voulait faire un coup d'éclat,
une folie pure j'imagine,
faudrait que je lui demande.
Lui ai dit du haut de mes 3 pommes:
"Arrête, non, fais pas ça!"
Et lui l'aîné de me répondre:
Haha ouii, je mets le feu ça va être drôle!

"Ça va être drôle".

Ouais, très drôle ce fut.
Il crissa le feu au boyau de caoutchouc
qui reliait le bec-verseur au réservoir
de 300 litres à l'aide d'allumettes.
Caoutchouc,allumettes, alouette et
signaux noirs de fumée dans le ciel.

Alertant Pierre qui travaillait aux champs
pas loin mais dont la vue directe était obstruée
par le premier coteau boisé.
Il descendit en trombe-(roulant encore
plus vite que nous dans nos rêves les plus dingues
sur le gros Ford semi-automatique qu'il n'a jamais
voulu nous laisser conduire seuls, avec raison)-
pour voir au plus sacrant
ce qui se passait, lire ses mioches
se débattant pour éteindre le feu
avec du sable pelleté et jeté laborieusement
sur le tuyau qui brûlait, une fois que Bert
eût réalisé la gravité de son geste qui aurait
pu nous péter à la gueule.
Risible tentative d'enfants n'ayant pas accès
à une source d'eau proche,conjuguée à l'absence
très temporaire de la mère et l'urgence de
la situation.

Pierre était en mode panique dans les yeux
lorsqu'il descendit de sa monture,criant:
"Ôtez-vous d'là VITE, éloignez-vous!"
En moins de temps qu'il faut pour dire "Boum",
il nous saisit tous les deux à ras son corps
près du réservoir,nous arrachant de terre
comme deux brins d'herbe pour nous déposer
en lieu sûr près de l'entrepôt et nous asséner un:
"Bougez pas d'ici".
Son regard et sa poigne sur nos bras
nous convainquit de ne pas s'obstiner
ni de bouger d'où nous étions pendant
qu'il éteignait le feu avec des seaux
d'eau puisé du robinet extérieur sur
le mur Est de la maison.

Suite à ses révélations,Bert fut réprimandé
sans violence mais avec force discours et
suppression de ses activités favorites pendant
quelque temps.
Pas moi. Jeune, j'étais plus sage que lui.
Aujourd'hui c'est l'inverse.

C'était l'époque où mon père faisait dans la patate
à grande échelle, I mean big, really big culture
de pommes de terre avec employés et toute la
bastringue mais bon c'est une autre histoire.

Revenons à Dino, le chien.

C'est chien ce qui m'est arrivé avec Dino.
M'en rappellerai toujours comme si c'était hier.
On pressentait tous dans la famille
qu'un jour Dino passerait à la casserole.
C'était qu'une question de temps vue sa stupidité.
Dino le crétin, cervelle d'oiseau à quatre pattes.

(les coeurs sensibles feraient mieux d'arrêter leur
lecture ici; avis est donné, gratos et sans pathos)


Un jour, je pris le tracteur pour faire
une ballade sur les sentiers, Dino
courait en avant de la roue avant droite,
comme d'habitude tel un crétin
de chien stupide depuis sa naissance.

Au début du deuxième coteau sa queue
et ses pattes arrières furent prises
par la roue avant droite,
je m'en rappellerai toute ma vie malgré
les freins appliqués de toutes mes forces
trop tard,son corps happé en une fraction
de seconde roula d'abord sous la première
puis sous la roue arrière du tracteur
beaucoup plus lourde en un hurlement
de douleur canine, il tournoya sur lui-même
tel un diable de Tasmanie, l'échine brisée mais
toujours vivant sur le bas côté où il atterrit.
Je descendis du véhicule et le vit, gisant.
Ses yeux déconfits de douleur,
incapable de bouger, paralysé.
J'avais écrasé Dino.
Paniqué, je rentrai à la maison pour annoncer
l'accident à mon père qui me dit:

"Ça devait arriver avec Dino,
reste ici je m'en occupe, il est où?"
-Au début du 2e coteau sur le bord
du chemin, lui dis-je.
-Ok fais-toé zen pas Yvan, vas souper.

Souper...Non. J'avais pas faim.

Je vis mon père prendre sa carabine,
partir avec le même tracteur
pour terminer un épisode
de mon enfance campagnarde,
mettre fin aux souffrances de Dino
et l'enterrer sans que j'en vois rien.

Pierre a su s'occuper d'une besogne
pour son jeune fils expérimentant
la mort provoquée, sans voir l'enterrement.
Aujourd'hui je lui en suis reconnaissant
car elle est toujours taboue en 2009
et bien avant.

Elle le sera bien au-delà aussi,
tant que l'on aura pas su y
faire face pour l'apprivoiser.

mercredi 30 septembre 2009

Life goes on and off we go



De la zique pour flatter
les neurones dans
le sens du poil
ça n'a pas de prix.

Avec amie en même temps
= bonheur sans voile.

Merci à toi.
Belle inconnue diaphane
Tu es, tu es
une humaine deltaplane.


samedi 26 septembre 2009

Pierre Falardeau (1946-2009) -Le temps des Bouffons 1/2

Le Temps des Bouffons-2/2



Salut Pierre Falardeau,
merci d'avoir défendu le
rêve d'indépendance du
Québec aussi intensément.


Tu vas me manquer...

Nelly Arcan (1973-2009)


Une plume remarquée
dès son premier roman: "Putain".
N'étant pas fan ni très doué
en rédaction de billets nécrologiques,
j'ai lu quelques-unes de ses chroniques
mais aucun de ses bouquins.
Elle m'apparaissait cantonnée
à un seul sujet de manière obsessive,
à tort ou à raison car elle avait du talent.
Je la savais tourmentée par le vieillissement,
l'obsession de la beauté et le regard "moderne"
posé sur la femme par une société encore
patriarcale et obnubilée par la jeunesse.
Son suicide ramène violemment
une partie des tourments humains
en pleine figure de ceux qui s'interrogent
et se désolent comme moi de la décrépitude
du corps avec le temps qui fuit,
(selon le degré variable de sensibilité
dépendamment des individus)
entrant en totale contradiction avec la qualité
de l'expérience accumulée au fil des années.
Faute de l'avoir lue davantage,
je lui dit ceci:
Repose en paix, Nelly.

vendredi 25 septembre 2009

Les "Productions Terribles" présentent:

" L'invasion des Rainettes Géantes"



Un savant à moitié fou, dont on sait peu
de choses jusqu'à maintenant,
crée un couple de surgrenouilles
par bio-chimie nucléaire
dont il perdra peu à peu le contrôle.
Seul Kosta,un fou de village 100% fou
saura peut-être les arrêter par sa perspicacité
insoupçonnée, avec l'aide de son fidèle ami
Sancho. ( Le "peut-être" est très important
car on ne sait quelle moitié de cerveau
du savant est folle et l'autre raisonnable.)
En attendant, la terreur innocente règne.
D'ordinaire douces,petites et fuyantes
entre les doigts, les énormes spécimens
de batracien sèmeront destruction et écrapou
partout où ils atterrissent sans le vouloir,
leurs sauts pouvant atteindre
un kilomètre de distance,
au gré de leur pulsions cherchant nourriture
et nid approprié, bouleversant ainsi les habitudes
quotidiennes des citoyens touchés.
Leur but insoupçonné et génétiquement programmé:
transformer la planète en un immense cloaque
régénérateur afin de l'oxygéner et annihiler
progressivement la race humaine afin d'être
indirectement vus de l'espace
comme l'espèce salvatrice.
Flash Guy, le cyber-poète-assisté en orbite
commentera de haut et en temps réel ce que
tous et toutes auront constaté depuis longtemps
ici-bas à moindre coût mégalomane mais bon,
c'est son pognon et sa conscience.
Bref, les habitants terrorisés pourront courrir
et se protèger comme ils peuvent,
nul ne pourra résister à la rainette géante,
masse de plusieures tonnes
métriques atterrissant au hasard
n'importe où, en dehors de toute logique
géographique apparente.
Imprévisible comme la météo...
Il y a la tombée de la rosée, inéluctable.
Il faudra désormais compter sur
la tombée de la Rainette, au hasard.
Coming and falling soon...
Near you.
Or on you.
You might know rainy days...
You don't know Rainette Day...

mercredi 23 septembre 2009

L'herbe à travers l'asphalte

L'endroit est tout sauf poétique,
mais l'herbe a percé et poussé à travers l'asphalte là
où il n'y a aucun passant, aucune voiture,
ni aucune fissure facilitant
une telle éclosion.Quasi miraculeux.
Le bitume vaincu par la plante verte.
La preuve en sera faite, photos à l'appui.
Avec un brin de poésie.

Le monde à traire


dimanche 13 septembre 2009

Happiness

Un moment de bonheur,
c'est s'amuser avec pas grand chose
pendant un instant qui fait tout oublier.

Helen au TIFF.

T.I.F.F.

-Toronto International Film Festival.

Helen pour: Helen Faradji,
cinéphile et rédactrice en cheuf
de la revue québécoise "24 images".

Je mets en lien le 3e épisode blogueste de son
aventure à Toronto où elle nous avise en quelques
phrases à propos de "The Road" , tiré du roman
de Cormac McCarthy; mais surtout pour une
courte entrevue, substantielle et lumineuse
avec le cinéaste Bruno Dumont venu présenter
son dernier film "Hadewijch".

Belles questions favorisant l'enrichissement de l'oeuvre.
Belles réponses de Dumont inspiré, qui livre bien
des questions essentielles.

Miam.

lundi 7 septembre 2009

Stevie Ray Vaughan - Riviera Paradise



Musique.
Muse qui saura toujours me faire taire
par sa sublime beauté, qui ne saurait
être décrite en mots.

Merci...Marsi!


Jeudi dernier à la librairie Monet avait lieu
le lancement de "Miam Miam Fléau",
premier album BD de Marsi, en compagnie
de sa muse collaboratrice,
amie et conjointe Venise.
Il lui aura fallu plus de deux ans
pour mettre au monde son oeuvre.
Respect, pour son courage et sa tenacité;
personne n'ignore combien il est difficile
de se tailler une place en art peu importe
la forme qu'il prend.
......
Pendant que Marsi se consacrait à offrir
ses dédicaces personnalisées,Venise accueillait
et entretenait finement les lecteurs venus
nombreux avec son verbe chaleureux.
Passionnée et attentionnée,telle qu'elle est
sur son blog, au-delà en sa personne, dont
le désir de partager n'a d'égal que la gentillesse
et la sympathie qu'elle dégage.
De voir cet auteur méticuleux dessiner
patiemment devant moi,
donnant vie à ses personnages principaux
à mon intention restera un précieux
souvenir "bédéesque".
Elle est hilarante ma dédicace!
"Miam Miam Fléau" met en scène le monde
gastronomique et fantaisiste de Pouette et
Coco Météore à la recherche de Borbo, le
goûteur attitré de leur roi qui s'est désisté à la
faveur de menus plus...Gargantuesques...
Très beau travail au dessin et la coloration
pour ce premier accomplissement
BD. Marsi,talent prometteur doué
d'imagination à la création de
personnages originaux,
à mon humble avis de lecteur.
"Miam Miam Fléau" est publié à
la Pastèque, une maison d'édition
se consacrant exclusivement au
9e art et cela se voit par la qualité
exceptionnelle du produit fini.
Un mot sur la librairie Monet:
fabuleuse pour la part belle
faite à la bande dessinée entre autres,
me concentrant sur cette section
honorée ce soir-là.
Le choix BD le plus riche qu'il
m'ait été donné de voir jusqu'à
maintenant à Montréal, doté
d'un personnel irréprochable
d'affabilité et de professionnalisme.
Une très belle rencontre/découverte.
:-)
Venise et Marsi...
Merci!