vendredi 19 juin 2009

Bon cinéma gratuit, demain samedi.

C'est "dernière minute", mais vieux motard que jamais.

Demain à partir de 10 am: la toute première
"Fête du Cinéma" à la cinémathèque québécoise,
jusqu'à Dimanche 10 am.

Entrée libre. Gratos toute la journée,
toute la soirée pis toute la nuitte jusqu'au
lendemain matin.

24 hres non-stop de 7e art,sous l'impulsion
originale de la revue 24 images pour souligner
ses 30 ans d'existence.

La programmation a de quoi satisfaire
tous les goûts:
Charlie Chaplin, Luis Bunuel, Raoul Ruiz,
Jean-Claude Lauzon, André Forcier etc...
Des longs, des courts animés,
des chef-d'oeuvres et des raretés,
du familial et du plus pointu.

En la regardant j'ai tout de suite vu
que les programmateurs se sont donnés
du mal pour réaliser ce coquetel et je m'en
voudrais de ne pas le mentionner, tant
la qualité semble omniprésente.

Et puis, que ce soit "Frankenstein Junior"
de M. Brooks, "Les Temps Modernes" de Chaplin,
"Les trois Couronnes du matelot" de R. Ruiz ou
"Leningrad Cowboys go America" de A.Kaurismaki
entre autres sur grand écran,(en plus des multiples
rencontres cinéphiles possibles), il serait fou
celui ou celle qui s'en priverait demain,
et ce, tout à fait gratuitement.

Bonne fête cinéma.

jeudi 18 juin 2009

N.B.

Occupé avec la vie, bien des choses à régler.
Des trucs mineurs se sont agglomérés pour
former une boule majeure qui requiert des
soins d'urgence.

Rien de grave je vais bien, mais ça bouffe
un temps fou;en plus du boulot désormais
à plein temps. Ça devrait s'aérer dans
une semaine ou deux.

So, see you soon folks.

dimanche 7 juin 2009

Petit bilan, poils au séant.

Mon 351e billet en trois ans de blogue.
9.75 billets par mois, un au trois jours
en moyenne.

Time flies indeed,
j'essaie de "vivre" chaque putain de jour,
no matter what. La vie m'est un mélange
de bonheurs et de malheurs presque quotidiens.

En 2009 j'ai deux vies:
la virtuelle et la réelle.
Dichotomie de l'existence où je navigue
parmi les priorités et les amitiés
réelles/virtuelles qui se confondent
parfois.
Je ne suis ni heureux,
ni malheureux.
Je ne recherche ni la mort,
ni la vie.
Je vis, point final.

L'important est d'avoir une prise,
un contrôle personnel dans les
dédales quotidiens du contrat social
tacite et souvent pervers qui m'est
imposé par divers moyens.

Cela n'est pas une tragédie en soi, loin de là;
des millions de gens n'ayant pas accès quotidien
à l'eau potable est un argument qui relativise
les problèmes personnels d'un individu
géographiquement choyé, tel que moi.

Tant qu'on a la santé pour affronter,
cela demeure un léger marchandage spirituel,
un "accomodement raisonnable"
avec les vivants proches.

À vous qui m'avez lu,
me lisent et me liront peut-être.

Fidèles lecteurs(trices),
volubiles et aphones.

Merci.



Y.

jeudi 4 juin 2009

Je n'oublierai pas le Tank Man

http://www.youtube.com/watch?v=SB70mWXrzEE


...Et ces milliers de gens épris de liberté
qui se sont tenus debout pacifiquement,
quelques jours de juin 1989 sur la Place Tienamen,
le coeur battant la mesure de leur rêve.

Pour au final se faire massacrer comme
des gibiers de potence.

Les pires gibiers seront toujours ceux qui
méprisent leur propre peuple à travers
la lorgnette du pouvoir usurpé.

Qu'il soit rouge, bleu, vert, blanc, noir,
extra ou intraterrestre et/ou
de quelque idéologie fascisante.

samedi 30 mai 2009

Coït interrompu.


Quoi de plus fâcheux qu'une interruption
de courant en pleine transmission.
J'aimerais le savoir.
Gotlib, Pervers Pépère 1977.

Rock and Roll never dies


Gracieuseté de Solé, via le Fluide Glacial 1977.

Quelques arpents de fer...


...Et de verte poésie.
De retour de la quinzaine des réalisateurs à Cannes
avec son dernier-né "Carcasses", le cinéaste Denis Côté
nous convie à un film singulier, atypique et original.
Un documentaire mélangeant habilement portrait et
fiction. Filmé sans scénario, j'avais l'impression
d'assister à l'expérience de laboratoire d'un
alchimiste excentrique qui marie des ingrédients
naturels et synthétiques, résultant en un produit
hybride surprenant qui une fois ingéré
vous rend léger,souriant,empathique et tolérant.
Son effet méditatif dure longtemps après la
projection.
C'est l'histoire de Jean-Paul Colmor, 74 ans,
personnage réel et haut en couleurs qui
ramasse, recycle et vend des pièces d'autos
antiques dans le fond d'un rang à St-Amable.
"Auto Colmor bonjour!"
"ENTREZ! ".
"S'cusez-moi d'vous crier din zoreilles,
ya kékun dehors qu'ia pas entendu".
Un sujet en or ce Jean-Paul, j'ai trippé dessus "big time".
Le véritable documentaire "straight" reste à faire sur
ce personnage à l'humour involontaire hallucinant.
Ponctué de moments surréalistes mémorables, le film
commence à la manière docu mais je soupçonne ce
bougre de cinéaste rusé d'avoir parsemé la première
partie d'éléments fictifs légers que lui seul connait.
Puis arrivent quatre trisomiques errants-dont un
armé- qui vont squatter le domaine, la fiction
prenant le pas sur la forme documentaire.
C'est ici que certains spectateurs pourront
décrocher un peu,beaucoup ou pas du tout.
J'ai trouvé cette excentricité bien amenée,
même si elle eût peut-être gagné à être un peu
resserrée et/ou écourtée au montage;
c'est une question discutable
qui variera selon les goûts.
Ça manque pas d'audace et perso j'aime ça,
ceux qui osent s'aventurer.
L'oeil Côté n'est cependant pas complaisant
dans la manière de filmer ses personnages,
prenant le temps de les "asseoir",
sans s'attarder outre mesure je pense,
mais là encore, les avis peuvent diverger.
C'est tout sauf consensuel, et favorise l'échange
entre cinéphiles. On peut voir une provoc
facile avec l'arrivée des trisomiques mais
ça va beaucoup plus loin que ça par la suite
à mon humble avis.
Dès le début, la caméra(tout en plans fixes)
nous imprègne lentement mais sûrement
de ces lieux hors du commun:
une immense cour à scrap envahie par
les arbres, où réside un solitaire enjoué,
vaillant et vif malgré son âge.
Le vieux monsieur a une énergie
personnelle jamais vue auparavant sur film,
ce qui établit l'unicité de cette oeuvre à la fois
personnelle et factuelle.
Sa maison est une véritable tanière
du ramasseux magnifique;
même les plafonds sont meublés.
Diable d'homme attachant ce Colmor,
qui vit dans un oasis de fer et de verdure.
Hors du temps, et pourtant en même temps
que nous. Il est toujours d'un naturel désarmant
pendant que nous spectateurs le regardons
sans voyeurisme. Il apparait toujours capté
à vif pendant que nous sommes présents.
Une trame sonore qui restitue
à merveille tous les sons ambiants,
magnifiquement enrobée
de symphonies de Mahler,ponctuellement.
Travail remarquable sur le son,vraiment.
On entend le soin et la minutie qui y ont été
apportés. Très beau montage aussi;
il revêtait certainement une importance
particulière étant donné l'absence de
scénario détaillé.
Beaucoup aimé cet essai poético-réaliste et
la profonde humanité qui se dégage
de ce film et son traitement, sur le sujet
de la marginalité et ses habitants
potentiels.
Convaincre et amener du monde en dehors
des normes établies de plus en plus sclérosées,
à monter dans une telle galère filmique
requiert beaucoup de savoir-faire
psychologique, de "doigté humain"
et de délicatesse.
Tous ces attributs transpirent de la
pellicule, numérique ou pas.
Il existe de ces natures humaines
qui se prêtent plus au jeu que d'autres,
Colmor est sans doute de cette trempe.
Mon seul bémol: trop courts ces 76 minutes!
C'était l'avis de ma comparse et d'un autre spectateur
avec qui j'ai brièvement échangé. On en voulait plus!
Encore du Colmor épicé de Côté!
Ouais cé en plein ça j'trouve...
Un documentaire aux épices,
goûteux à souhait mais qui plaira pas
nécessairement à tous les convives.
Les trisomiques sont improbables, mais
complémentaires au propos original sur la
marginalité et ses ramifications potentielles.
Au menu: Carcasses froides et coeurs vivants.
(Aparté):
En se contentant toujours du
steak-frites fadasse en haut de la liste,
(les blockbusters en général sauf exceptions),
le spectateur moyen s'atrophie le mou
avec une pâtée qui monopolise la plupart
des buffets cinoche sauf le Parallèle,
autres salles trop rares à Montréal.
Sans rien vouloir enlever à Xavier Dolan et son film
"J'ai tué ma mère",
(je verrai son film,pas vu le Villeneuve encore)
je trouve dommage qu'on ait tant parler de lui
et sa tronche au détriment de son film à Cannes
d'une part, et ceux de Côté,
(le plus méconnu,entêté et libre dans sa quête)
et Denis Villeneuve avec "Polytechnique" d'autre part.
('talk about: étroitesse d'esprit de nos médias "majeurs" locaux)
Je souhaite à Carcasses une vie plus longue
que 2 semaines au Parallèle, que je tiens
tout de même à remercier pour la diffusion
d'un objet filmique rare et rafraîchissant
comme un chant d'insecte ou d'oiseau
en campagne québécoise:
Tous les jours, à 20:45
au 3536 Boul. St-Laurent. Montréal.

mercredi 27 mai 2009

Brain Power


Gracieuseté de Gotlib, via Fluide Glacial.

Alerte au virus à l'Ex-Centris virtuel

Il est présentement 15:37 pm, mercredi le 27 mai.
Je viens tout juste de découvrir que le site internet
du complexe Ex-Centris est infecté par un virus.

N'ALLEZ PAS À www.ex-centris.com .

Par chance, mon anti-virus l'a détecté sans mal.
Je voulais connaître la programmation du
Cinéma Parallèle et Pan!
Danger! Danger Will Robinson!

L'adresse du Parallèle est désormais:
www.cinemaparallele.ca

Ce n'est pas dans mes habitudes de faire de la pub
gratos pour un produit,mais Avira Antivirus est
le meilleur que j'ai trouvé jusqu'à maintenant,
il vaut largement son coût annuel:
léger, facile d'utilisation,et toujours
au fait des dernières menaces.
C'est un logiciel allemand.
Redoutable d'efficacité.

lundi 25 mai 2009

Old Story, 2009 version.


Henri-Paul Rousseau n'a pas quitté le bateau qui coulait.
Il a juste bondit hors du train qui fonçait sur un mur.
Pour atterrir avec un parachute en $oie.
Chez Paul Desmarais qui l'a repêché.

lundi 18 mai 2009

Test


J'aime bien les scanners pour faire du remplissage,
la défunte revue Hara-Kiri offre moultes possibilités.

Soyez avertis...

...Que le contenu trouvé ici pourrait ou pas, vous décoiffer.

Je le fais par solidarité envers
Mistral qui est frappé d'une clôture doucereuse
mais non moins dangereuse;
i.e. une censure à la liberté d'expression.

Derrière cette barrière imposée par on ne sait trop
qui encore, je soupçonne une vengeance "cheapo"
plus ou moins proche, envers l'écrivain libre.

En 2009, ça commence toujours par un filtre posé
arbitrairement par des pleutres
qui n'osent pas s'identifier.
Incapables de s'affirmer,
ils passent par des voies détournées.
Bravo, vous êtes de vrais modèles. Francs!
On apprécie votre hypocrisie de rat, surtout.

La censure est parfois un voile subtil qui tombe devant
nos yeux que l'on peut encore surpasser par un clic
de souris ou une intelligence "autre" heureusement;
ça dépend des cas.

Sauf qu'une barrière imposée à un écrivain québécois
majeur, si minime soit-elle, est vécue(à mon humble avis)
comme l'amputation d'un membre,
par les hommes et les femmes dont le métier choisit
est d'écrire librement, avec talent.

Mistral n'est pas le seul talent, yen a d'autres
selon les goûts : Sollers, Cohen, Camus, Pennac,
Flaubert, Zola, Sade.
Là n'est pas la question, that's not the point.

Avec ce clic de souris supplémentaire de votre part
chers lecteurs, viendront des libertés supplémentaires
de ma part.
Moi j'y crois toujours à la liberté,
et je suis pas le seul.

Les censeurs nous prennent pour des moutons
sans cervelle. Ils sont pas encore assez intelligents
pour comprendre ce qui a été déjà dit depuis
des dizaines,voire des centaines d'années:

C'est interdit d'interdire.
Et c'est toujours un défi
intéressant de tester les limites.

Beyond borders.

samedi 16 mai 2009

Il est parti


Je viens de le vendre, eh oui.
Pour plusieures raisons.
Moi qui voulais être membre des "Vipères Noires".
Ce sera pour une autre fois, mais j'avais une occasion
unique avec l'ouverture récente des marchés, causée
par la razzia que tout le monde connait.
Évidemment il y a une hiérarchie à respecter
et à gravir, selon les larcins qu'on nous demande
de commettre pour monter en grade.
Ils varient d'un échelon à l'autre.
Les guêpes noires sont à la solde
des vipères noires qui elles,
sont soumises aux Diables Noirs.
Les Diables sont rois et maîtres, on discute pas
avec eux. Si une tête brûlée s'imagine pouvoir
leur tenir tête elle est vite nettoyée.
Par un nettoyeur.
J'achèterai une sous-compacte à l'automne
et me tiendrai à carreau en attendant
une autre occasion de faire valoir mes talents.

dimanche 10 mai 2009

Sunday Special

C'est drôle la famille, toutes sont différentes.

Je suis un spécimen d'évolution, unique comme chacun
des membres d'une famille X peut l'être,
provenant de l'union charnelle répétée entre deux individus consentants,
ayant pour but commun la procréation et la prolongation d'un nom
à travers le temps, entre autres choses.

Je fus une étape future pour eux,
présente pour moi, passéiste pour d'autres.

Pour avoir protégé la larve avec mon père Pierre,
pour avoir chapeauté de son intelligence cartésienne
et réaliste le début de mon évolution,
pour avoir torché mon cul merdeux
et mes pleurs d'enfant, je lui dis:

Merci, Rita.

samedi 9 mai 2009

Crazy traffic in India



Avec la province de Kandahar en Afghanistan
et certaines autres régions du globe,
je dirais que l'Inde est un pays dangereux
où conduire.

Sans commentaires.
J'y promènerais même pas un chien
corniaud sur les trottoirs.


vendredi 8 mai 2009

miracle of allah





Si ça c'est un miracle,
je serais curieux de voir
une malédiction!

(...)

Je crois sincèrement que Dieu
est assis dans une chaloupe.
C'est un pêcheur expérimenté,
mais frénétique et assez névrosé.

Or, un peu de Prozac
pour ses représentants
ne ferait pas de tort.
Ben Laden au premier rang.
Benoit XVI suivant.

Moi le vivant ,suis un poisson.
Dans la mare, lymphatique.
Se démerdant pour maintenir
Son museau au-dessus
Du cloaque, en musique.

Je saurai jamais quand l'hameçon
Tirera mon numéro pour dire:
"Sorry try again" ou bedon:
"We have a winner, Messire"

God is (maybe) a fisherman.
If he exists, he's fishing big time.
If faith is yours,beware of his rod then
You could be at the end of his line.

Allah, Buddha, Jehovah.
Ça fait beaucoup de "ah"
Et de "ha".

Ah-ha!
Dieuaunprix!
Le prix du sang
Des larmes
Et des grincements de dents.








dimanche 3 mai 2009

Orchidées


On dirait autant de têtes qui vous regardent
et vous parlent d'une certaine manière.
Végétale.
Légumineuses plantes de chair et d'os pensants, qui s'enracinent
et se déracinent au gré des vents,des pensées et des années.

vendredi 1 mai 2009

Vendredi 1er mai


Insomnie pour raison X ?
Bah! Prenez une pilune Y!
Ça vous passera.
Tout finit par passer, anyway.

mercredi 29 avril 2009

Albert E.


Albert Einstein (14 mars 1879-18 avril 1955)




"Imagination is more important than knowledge"

" L'imagination est plus importante que la connaissance"






I can't agree more on this one. Venant du prix Nobel de physique
1921, cette phrase m'est toujours restée en mémoire.
Si j'avais été journaliste à son époque, je lui aurais
demandé en privé:

"Avez-vous une perversion; si oui, laquelle?"

(Mais là je parle en mec de 2009, pas certain que j'eus été
aussi allumé en 1921, yo.)

Il paraîtrait qu'à la fin de sa vie il jouait n'importe quoi
au violon, tout faux; et lui trouvait ça beau musicalement.
Ça m'étonne pas, venant de celui qui a
découvert E=MC2.

L'imagination ouvre donc des portes
que la raison ignorera à travers
les époques.

We forgive the genius more, than the average Joe.

vendredi 24 avril 2009

Steve Hackett - 'Horizons' - Live At Nottingham, 1990



J'ai rien trouvé de mieux (et c'est tout à son honneur)
que la musique pour apaiser mes tourments.

Visages féminins intemporels.



Ce lien vidéo provient d'Helena Blue, repris par Christian Mistral.(Leur site respectif est dans mon blogroll)

À mon tour, je peux pas m'empêcher de relayer un tel condensé de beauté, peinte par des maîtres et habilement fusionné sur la musique de Bach.

lundi 20 avril 2009

Flash-Hockey

Suite à la 2e défaite du Canadien, Bob Gainey a dit:

"C'est entre les deux oreilles que ça se passe".

Ça se passe aussi sur la patinoire, Bob.

Boston en cinq. Peut-être même en quatre.

dimanche 19 avril 2009

Flash-Transport de corps

Quand je suis piéton je peste contre les automobilistes.
Quand je suis automobiliste je peste contre les piétons et les cyclistes.

Quand je suis cycliste, je peste contre tout le monde mais me sens libre.

vendredi 17 avril 2009

Flash Écologique

La SAQ,
la Société des Alcools du Québec,
(quel drôle de nom quand on y pense)
régie par notre bon gouvernement, ne donne
plus de sacs aux consommateurs lors de leurs achats.

À la place, elle vend des sacs écolos ré-utilisables
des centaines de fois(au coût de +/-$2.oo),
qui ont une longévité indirectement proportionnelle
au degré d'alcoolisme de ses citoyens.
Ainsi, plus vous consommez d'alcool au Québec,
moins longtemps votre sac écolo durera.
Mais là n'est pas la question, je digresse encore.
Revenons à nos tétines.

Au lieu de recycler les bouteilles vides comme
l'Ontario le fait déjà, la SAQ préfère économiser
sur les sacs dabord, sans recycler les bouteilles.
Il y a déjà là faute majeure.

Si l'intention est noble de vouloir diminuer le nombre
de sacs en plastique en circulation,
je doute de son effet bénéfique durable à long terme
sur l'environnement d'une part, en plus de conforter
les benêts en leur donnant une "fausse bonne
conscience" environnementale d'autre part; sans parler
du gaspillage de bouteilles non-recyclées qui est beaucoup
plus grave.

Mon argument-massue, ma carte-maîtresse,
je l'illustre drette-là par ce cliché de conversation:

Mettons deux femmes au IGA à la caisse, l'une
devant l'autre.La première paie et on lui demande:
Sac en papier ou plastique? Elle répond: En plastique.
Ce qui provoque la réplique suivante, venant de la cliente
derrière elle:

"Vous n'avez pas pensé aux sacs écolos madame?!"

-Et vos déchets madame, vous les mettez où dites-moi?

-Ben euuhhh, dans des sacs à vidanges mais je ...

-Et vos sacs à vidanges, ils sont en plastique non?

-Oui mais...

-Mais...Ces sacs en plastique que je prends ici à l'épicerie,
ben je les recycle en sac à poubelles de cuisine.En utilisant ces
sacs d'épiceries une 2e fois, j'élimine le tracas d'avoir des sacs
écolos à trimbaler partout, en plus de diminuer ma consommation
de sacs à vidanges.


L'argument tombe tout seul. Personne ne m'a fait la remarque encore.
Lorsqu'elle se présentera, j'aurai la réplique.
Lorsque l'on me donnera un sac à vidange 100% bio-dégradable,
je modifierai mon comportement tout en sachant être responsable
maintenant.

En attendant, je peux passer à un appel plus urgent.

dimanche 12 avril 2009

Never stop the dance



De tout temps, le Monde aime se faire
raconter des histoires qui finissent bien, mal ,ou sans issue.
En autant qu'ils nous font sortir de notre quotidien
exacerbé ou morne, par une plume de talent.

La Bible fut écrite 60 ans après la mort d'un homme,
par d'autres auteurs.

Joyeuses Pâques.

vendredi 10 avril 2009

Don't box me in


You walk, I'll run, and follow right behind you
You call, I'll come, and I won't remember where I come from
Over there,at the end of the bar
This fish keeps swimming in a jar
I feel a tug on the line
Which end will I be on this time?

Chorus
Don't box me in

One day I'll show them just what I'm made of
There will be a time when I won't remember
what I was afraid of
And I'll be swimming in the sea, no banging on this glass for me
My eyes turned red when my life turned blue
So I'm leaving everything, that's true
And I'll jump into a brand new skin
and then you won't be able to box me in

Chorus

Let go
There's a few places ' round that I've never been
There's an ocean out there that I gotta swim
There's a river out there that flows past my door
I wonder...I wonder...What?
And if sometimes I can't seem to talk
You'll know this blackboard lacks a piece of chalk

Don't box me in
I told you not to
Don't box me in
Let go

dimanche 5 avril 2009

Falardeau Pierre.

Je sais, il beurre épais et se répète souvent,
sauf qu'ici dans sa chronique au Icitte de la fin mars,
il frappe fort et m'enlève les mots du clavier
qui me sommaient d'écrire ce que je pense
de Québec Inc. et son aristocratie financière
qui nous gouverne malgré notre "spécificité culturelle".

In texto:


"Partir avec la Caisse".


Il manque 40 milliards dans la Caisse,
mais c'est la faute de personne.
Quarante fois mille millions. Quatre, plus dix zéros.
Un trou sans fond mais personne n'est responsable,
ni le grand patron, ni le président, ni le conseil d'administration,
ni les conseillers financiers, ni la ministre des finances,
ni les sous-ministres. Ce n'est surtout pas
la faute du premier ministre.
C'est la faute au marché, le hasard,
la main de Dieu.
Et on ose ensuite nous parler de "science économique".

À regarder Jean Charest, déguisé en courant d'air,
on comprend mieux toute cette histoire d'horreur.
On se demande même s'il existe vraiment le premier ministre,
lui et son cabinet fantôme.
On les voit jamais.Les deux mains sur le volant qu'il racontait,
l'homme invisible. On le voit aujourd'hui les doigts dans le nez,
le cul entre deux chaises et les pieds dans le ciment.
Il a la gueule en mode PPP, ce revenant,et la pissette molle
des "French Canadians".

Responsable de rien! "Il n'y a pas de service au numéro
que vous avez composé!".

Quand il y a des pertes, évidemment c'est la faute à personne.
Par contre, quand il y a des profits,c'est grâce à leur génie,
leur sens des affaires, leur vision, leur compétence, leur talent
sans limites.

À ce moment-là, ils empochent sans vergogne les primes au
rendement qu'ils se sont votées entre eux. Ils s'empiffrent
comme des cochons vautrés dans l'auge collective.
Et quand soudain ça se met à mal tourner, ils n'y sont pour
rien bien évidemment.Mieux, ils se tirent en douce, l'air
de rien, en toute connaissance de cause,sachant que le bateau
prend l'eau de toutes parts.

Et ils empochent d'indécentes indemnités de départ.
Trois cent soixante dix-huit mille, sept cent cinquante
dollars qu'il est allé chercher, Rousseau, le PDG de la
Caisse avant de déménager chez Power Corporation.
Il est parti de lui-même le boss.Personne l'a congédié.
Pourquoi une indemnité de départ?
C'est scandaleux. Mieux que la Loto pour les pauvres!
Les riches eux gagnent à tout prix, à tout coup,
tout le temps. Mais pourquoi Power?

Pour le salaire sans doute,mais aussi peut-être pour
aider mononcle Paul à prendre le contrôle de la
Banque Nationale, un dossier que Rousseau connaît
bien à cause de la Caisse. S'ils avaient travaillé
comme financiers pour la mafia, ces gens-là
se retrouveraient aujourd'hui à faire de la plongée
sous-marine, dans une valise de char avec des
menottes attachées dans le dos. Pour les capitalistes
du crime organisé, il y a toujours des responsables.
Et la responsabilité ça se paie. Nous on les indemnise,
comme des caves.

Quand on a mis sur pied la Caisse de dépôt, c'était pour
se donner un outil collectif propre à assurer le développement
économique du Québec. C'est dans la loi. Aujourd'hui les
dirigeants de la Caisse,obéissant en cela aux politiques
antinationales des fantômes du Parti Libéral, cherchent
strictement le rendement financier. Ces gens-là
ne respectent tout simplement pas la loi.
Au lieu de placer notre argent au Québec, pour développer
le pays, ils investissent aux USA comme de minables
dictateurs de républiques de bananes.
Ils vont jouer notre argent au sud de la frontière, dans les
papiers commerciaux, pour aller ensuite l'emprunter à
New-York à taux usuraires.
La logique de l'entreprise privée libérale
et conservatrice!

Et ça continue de plus belle avec le nouveau patron,
un certain Michael Sabia, nommé par Jean Charest
et son comité de sélection bidon. Un blôke de
l'Ontario mais qui, paraît-il, habite au Québec.
On s'en crisse-tu!
Le problème est pas là! Ce Sabia est un autre
champion de l'antinationalisme primaire.
Il a aidé Paul Tellier, ce sinistre président
d'un quelconque comité d'unité canadienne,
à privatiser le Canadien National.
En plus il vient de faire patate à BCE.
C'est comme encourager l'incompétence.
Les libéraux poursuivent leur campagne
de liquidation collective,de destruction et de
démantèlement de l'État québécois. Pourquoi développer
le Québec quand on est si bien assis dans sa marde canadienne?

Et l'autre Garcia qui siège au conseil
d'administration de la Caisse. Le même Garcia de la
Standard Life qui voulait "écraser les maudits séparatisses"
au dernier référendum. Il y a quelques semaines, ce petit maître
chanteur de l'entreprise privée proposait rien de moins
que la privatisation totale d'Hydro-Québec. Paraît que
la société d'État est mal administrée.
Ça prend quand même un front de boeuf pour un
administrateur comme lui qui vient de faire un trou
de 40 milliards. Elle est efficace en effet l'entreprise
privée avec toutes ses banques en faillite à travers
le monde. Et ça vient nous faire la morale ces
incompétents qui s'engraissent sur notre dos.
On appelle cela de la crapulocratie, de l'imbécilocratie.

Doivent être contents les gars de la FTQ en mangeant leurs
sandwiches au baloney, au frette les pieds dans la bouette, quand
ils ont appris que le président de leur syndicat dépensait
5000$ de leur argent chaque semaine au restaurant.
Et Michel Arsenault le grand patron qui passait ses vacances
sur le yacht de Tony Accurso, un yacht à $55,000.par semaine
en location.

"Ya rien là. J'ai un bateau. Il a un bateau. Je vais sur son bateau.
Il vient sur mon bateau. On fait du bateau, quoi!".

On est vraiment dans des histoires de bateaux qui coulent.
Et toutes ces belles gens qui nous mènent en bateau.
De quoi crisser tout ça à l'eau, dans des sacs de couchage
avec des chaînes et des blocs de ciment.



Amen.

Techno pointe fine

Quelques avancées d'intérêt relatif à chacun:


-Tévé.

Les nouveaux écrans LED sont destinés à remplacer les futurs
dinosaures ACL et Plasma. Une épaisseur de moins de 2 cm,
une consommation d'énergie bien moindre, une durée de vie
deux fois plus longue et une image aux couleurs éclatantes
de précision!

Tellement que l'on pourra compter les poils de nez
de nos veudettes préférées. Le hic: le prix, évidemment.
Les névrosés de la nouveauté participeront à la baisse des
prix qui seront peut-être abordables dans 5 ans.


Médecine.

Diagnostiquer une maladie grâce à un papier de la
grosseur d'un timbre. Le chercheur George Whitesides,
prof à Harvard, a développé avec son équipe un carré de
papier parcouru par des mini-canaux contenant différentes
substances chimiques.Au contact d'une goutte de sang ou
d'urine,il réagit aux composés chimiques en se colorant et
permet ainsi la détection peu coûteuse de maladies.
Le sujet peut ensuite prendre une photo numérique
du résultat et l'envoyer à un labo via le net pour qu'il
soit rapidement interprété.



Robotisation.

Transformer des insectes en cyborgs=marrant.
Le chercheur Michael Maharbiz (bzzbzz) de la cie
Siri de Silicon Valley,réussit à contrôler le vol d'un
insecte en lui implantant un récepteur,un contrôleur,
une pile miniature et six électrodes.
En envoyant à distance un courant électrique sur
les muscles des ailes ou au cerveau de la bébitte,
il peut ainsi diriger ses mouvements.
Son objectif est de pouvoir un jour lui implanter des
capteurs ou autres outils utiles que l'insecte pourrait
insérer dans des endroits très étroits où l'humain
peut difficilement se rendre (hihi).
Selon lui, aucune machine artificielle n'est aussi
malléable que ces nouveaux insectes à demi
robotisés.

Ce type doit triper Darwin pas à peu près.
Prévoir une période d'adaptation pour la cueillette
de cire d'oreille et autres résidus corporels.

"Mouche, envole-toi !"

"Allez ma brave,vas me nettoyer cet endroit inaccessible, presto."

Imaginez les applications multiples
d'un insecte volant à demi-robotisé.

"L'invasion des guêpes-robots".
Priez pour ne pas en être la cible.



Environnement.

Réduire l'impact environnemental des réacteurs nucléaires.
Des scientifiques de la cie américaine Intellectual Ventures
ont dessiné un réacteur à ondes progressives qui permettrait
de produire de l'énergie nucléaire avec très peu d'uranium
enrichi(U-235), utilisant plutôt du carburant U-238, qui
ne peut pas servir à la fabrication de bombes.
De plus, au lieu de changer le carburant tous les 18-24 mois
(procédure coûteuse et dangereuse),comme c'est le cas
actuellement, on pourrait théoriquement utiliser le même
carburant sans le changer pendant deux ou trois cents ans.



Ya de l'espoir malgré tout,mais ces avancées et toutes
les autres à venir seront-elles suffisantes pour éviter
d'autres catastrophes potentiellement plus graves?





vendredi 3 avril 2009

Flash - Citation


Butineur de blogues a dit:


" Il y a des histoires pour endormir les enfants,
d'autres pour les éveiller, et d'autres encore
pour réveiller l'enfant en nous.

Parfois elles se confondent."



Merci NinaLouVe .

samedi 28 mars 2009

Morceaux de littérature

Extraits de "Papier Mâché" de Christian Mistral-1989


Il met le chèque d'Hydro-Québec
Dans l'enveloppe de Bell Canada
Et vice versa
Et le chèque d'impôt provincial
Dans l'enveloppe du fédéral
Et inversement
Et il perce au poinçon
Deux trous au hasard
Dans les cartes perforées
Pour faire flipper l'ordinateur
TILT
C'est un désobéissant civil
Un révolutionnaire tranquille
C'est un doux terroriste.


Un autre:


J'aime ça. Les phrases courtes. Trois mots maximum.
Des phrases essoufflantes.En saccades.En colère.
Brutales, fusantes, syncopées. Un mortel exercice.
J'aime bien.Faut du courage.De l'aplomb.Du nerf, aussi.
Tenir le coup.Presser l'allure.Digérer le galop.
Garder son sang-froid.Comme un cow-boy.
Urbain, évidemment.Un cow-boy pastel. De l'Est.
Un cow-boy marin. Parler sec. Entre ses dents.
Comme en crachant.Voix de chique.Voix télégraphique.
On s'habitue.Ça muscle. Le débit, surtout. Et la musicalité.
L'optique aussi. Cut the crap. Et le point de vue se
rationalise jusqu'à ne plus exprimer que la substance
délinquante de l'instinct.



Cut the fuckin' crap and get to the point.

Concision chérie, dis.
Exercice suprême.
Cérébro-vasculaire.
Dis en peu de mots.
Épargne-toi.
Épargne-nous.
Patine,mais vite.
Pertinence ou silence!

Le temps nous est compté.



Flash-Noir et Blanc


En cas de talent, le noir et blanc ennoblit et épure, en suggérant.

vendredi 27 mars 2009

Pétage de bretelles

Ah mes poussins. Allez, une fois n'est pas coutume.
Je suis pas vantard de nature mais je m'en voudrais un peu
de passer ce haut fait d'armes sous silence.

On les a tous torchés comme des mioches, "ploup ploup"
mettez-ça dans vos pipes et pompez un bon coup.
C'est notre sueur et parfois notre sang que vous inhalerez.

Toronto(ouaha),Vancouver,Calgary,Mississauga,Montréal.
Décoiffés,déculottés et mis dans notre petit poche arrière,
fesse gauche ou droite selon.
Par qui? Par nous, un dépôt de la planète 450! Héhéhé...
D'un océan à l'autre, nous fûmes les meilleurs en
2008 dans tout le Canada. Non seulement au Québec,
-ce qui représenterait déjà une occasion de célébrer-
mais partout ailleurs dans cet immense pays,
été comme hiver,printemps comme automne.

Bref topo:
Je bosse comme "courrier utilité"
(Le 4X4 des modèles humains offerts),
pour la plus importante cie de messagerie au Canada,
cotée en bourse.
De propriété canadienne(siège social en Ontario, where else)
avec 12,500 employés, 123 dépôts, plus de 4000 véhicules,
une quinzaine d'avions, 35 à 40000 appels par jours,
des revenus bruts de 1.4 milliards en 2007 bref,
un gros monstre tentaculaire qui a les défauts
de ses qualités, où je ne suis qu'une goutte d'huile
servant au bon fonctionnement de son rouage.

(Sauf que notre huile "450 Hyper Power" vient de faire
un bond en bourse interne; l'oeil de Soron est sur nous désormais,
reconnaissant et indulgent en ces instants productifs de gloriole,
mais à l'avenir scrutateur et impitoyable, fidèle à lui-même
dans ce domaine d'affaires cruellement compétitif
qu'est le courrier du lendemain en Amérique du Nord.)

D'année en année, "Ze Company Incorporated" établit
des critères et compare les dépôts entre eux pour déterminer
LE gagnant toutes catégories confondues,que l'on
pourrait bêtement regrouper sous l'appellation:
"Efficacité et rendement des vaisseaux-mères locaux".

Tous les aspects de la gestion/distribution des colis
sont scrutés à la loupe: Productivité (le Dieu Suprêême dont
les chauffeurs sont à moitié responsables, sinon plus),
bilan routier,gérance, service à la clientèle, secrétariat,
triage, absentéisme, hres supp,entretien,blessures,
résolution des colis problèmes et j'en passe.
C'est bien plus difficile d'être jugé par ses pairs qu'une
firme extérieure quelconque.

Pour avoir enfin brisé l'arrogante suprématie de l'Ontario
qui remportait ce titre depuis longtemps(environ 10 ans),
tintin hostie.
Pour avoir damé le pion de tout le reste du Canada ici au Québec,
chez-moi dans mon dépôt, avec mes collègues francophones.
J'en suis fier, 100 autres le sont aussi.
Nous sommes désormais de redoutables adversaires nationaux
à moins que la direction n'aie la fâcheuse idée de nous enlever
des éléments déterminants pour diminuer notre force dans le
but officiel de vouloir partager notre "savoir" à d'autres
dans le besoin . On verra bien.

Pas besoin d'vous dire qu'on fait les jars en ce moment,
on s'pètent les bretelles pis on s'bat la yeule en masse.
On sent tous l'énergie d'une "Coupe Stanley du courrier".
C'est indescriptible, mais une chose est certaine:
cette victoire resserre les liens qui nous unissent
et nous procure une vitalité supplémentaire.

Une branche seule casse facilement,
en fagot elles sont solides comme un pont.


Pouèt pouèt, we are the 100 best in the country.
Hey hey, my my, rock'n roll can never die.

Kek phrases glanées ici et là:

"On pourrait accoter n'importe qui sur la boule criss!"

"Au monde!"

"Ouais, au monde! Les Chinois aussi!"

"N'importe qui câlisse!"

"Les Chinois sont travaillants, mais pas organisés comme nous autres!"

"Mais travaillants en tabarnak par zemple"

"Mais désorganisés et pas aussi cartésiens géographiquement!"

"Kesse tu dis?"

"Ouaaiiss, ils feraient plein d'accidents sur la route!"

" Je dis qu'ils pourraient nous clencher sur les heures supplémentaires
mais pas sur la productivité".

"Moi j'vais l'croire quand j'aurai l'bonus dans mes poches."

"On sait ben toé tu penses jusse au cash, 'sti d'Séraphin".




En terminant, je n'ai pas écrit ce billet pour avoir des tapes
dans le dos et des "wow t'es bon" ;-). Nonon.
J'ai juste voulu partager, sans attentes des lecteurs.
Je ne suis pas dupe non plus.
Toutes les compagnies recherchent le profit et la plus-value
au détriment d'une partie de la force de travail apportée
et non-rémunérée par chaque individu oeuvrant au sein
d'une compagnie X.

En fait assez tôt dans la vie; à la fin de mon Bacc avorté,
j'ai choisi consciemment de m'intégrer au joug
du travail capitaliste faute de pouvoir gagner ma vie
décemment par une forme d'art quelconque,
et faute d'alternative à ce système en désuétude.

But hey...La victoire est double ce soir.
J'ai prouvé que je pouvais y exceller physiquement
tout en conservant mon esprit critique;
entre les deux je choisirai toujours le dernier.`

J'ai moi-même tordu mon être à l'extrême
et aspire maintenant à autre chose.

mardi 24 mars 2009

In Memoriam-ExCentris

Les Plages d'Agnès.










Avant que l'Ex-Centris ne ferme ses deux plus grandes salles
le 20 mars dernier et histoire de rattraper un certain retard,
je m'y suis tapé trois films la semaine dernière.
(3 films Éric, tu t'rends compte! ;))
En voici un bref résumé, épicé perso dans un exercice
de concision qui je l'espère offrira tout de même
de la substance.

1- Valse avec Bachir- d'Ari Folman (Israël-Fr.-All.2008)
Documentaire-fiction ou drame autobiographique d'animation
relatant l'histoire d'un soldat(Ari Folman) vaguement amnésique
à la recherche de sa mémoire perdue lors de la guerre du Liban
en 1982 dans les jours précédant le massacre de Sabra et Chatila
à Beyrouth-Ouest.
C'est pas pour les enfants, ooh non.Flopée de prix internationaux
dont: César du meilleur film en langue étrangère(hébreu).
Golden Globe du meilleur film étranger 2008 et premier
film d'animation à être nominé aux Oscars dans cette
même catégorie.
J'ai beaucoup aimé. Le propos est très fort, l'animation innovatrice.
Les scènes d'ouverture et de clôture sont assez puissantes merci.
Film sur la mémoire des horreurs guerrières et son oubli,
dépeignant l'armée israélienne de manière je dirais,"réaliste".
J'ai cependant tiqué un peu sur la sur-utilisation de la musique et
certains choix de pièces,discutables.Ça et certaines avenues
du scénario qui sont inexplorées, ou pas assez développées;
notamment celle où il voit son ex-amie fantômatique suivant
une voiture. Deux petits bémols qui n'ont pas gâché mon
expérience.
Excellent film. 8.5/10
2-La Vie Moderne-de Raymond Depardon(France-2008)
Documentaire. Conclusion d'une trilogie paysanne étalée sur 10 ans
de tournage patient, sensible,intelligent et rigoureux.
Depardon a suivi pendant tout ce temps le devenir de paysans
des Cévennes et des environs de moyenne montagne.
Je n'ai pas vu les deux premiers volets mais le résultat ici
est extraordinaire de naturel, sans aucun artifice tape-à-l'oeil.
La vie des gens de campagne, ses difficultés inhérentes
à l'éloignement en montagne, ses personnages
uniques parfois caractériels, parfois introvertis mais jamais
monotones. Un mode de vie menacé qui nous est magnifiquement
montré en prenant la peine de s'attarder aux visages sans aucune
complaisance. Depardon a eu des trésors de patience et de doigté
en lui pour avoir gagné leur confiance; en tant que spectateur
je me suis senti privilégié d'accéder à cet univers qui m'était clos.
Le film vaut la peine d'être vu ne serait-ce que pour la séquence
sur cette famille Roy, sur la photo ci-haut.
D'une drôlerie, fascinante de naturel-vérité.
J'aime beaucoup le genre documentaire, tellement de choses
restent à découvrir par son biais. 8.5/10
(J'eus aimé plus de moments
anthologiques mais bon ho,hé.)
3-Les Plages d'Agnès-d'Agnès Varda(France-2008)
Documentaire auto-biographique où la dame de 80 ans
se met en scène dans un très habile collage relatant
sa vie de femme photographe puis cinéaste
de la nouvelle vague avec Truffaut, Godard etc...
César du meilleur documentaire où elle s'amuse
tantôt comme une gamine,tantôt comme un poète de l'image
(poétesse est péjoratif selon Le Robert).
Humour, surréalisme doux sans redondances.
Léger comme un rosé en été,
nul besoin de connaître son oeuvre
(Cléo de 5 à 7, Le bonheur)
pour apprécier ce documentaire soigné
dans la mise en scène et totalement habité
par cette bougresse d'Agnès qui a vieilli comme un bon vin.
Elle est toute là, mamie Varda.
Elle aime ses enfants, ses amis,
elle a aimé Jacques Demy.
Pas nostalgique, toujours enjouée.
Rafraîchissant comme une brise printanière qui
dédramatise la vieillesse.
8.0/10
Et pour terminer, deux films vus et appréciés à Télé-Québec:
1-Io non ho paura(Je n'ai pas peur)
-de Gabriele Salvatores(Italie-2002)
Drame.
D'abord un scénario sans preneur(comme c'est curieux),
puis un roman auréolé de Niccolo Ammaniti
ensuite porté à l'écran.(ah, surprise!)
Histoire d'enfants éprouvés par les adultes.
Réalisme fantastique assez prenant.
7.5 /10
2- La Fiancée Syrienne-de Eran Riklis(Israël-2005)
Objet filmique du bout du monde entre deux conflits séculaires.
No man's land existentiel où l'amour est possible
-mais non sans conditions irréversibles- entre deux frontières
où la bureaucratie(quand ce ne sont pas les armes) semble avoir
le dernier mot.
Co-scénarisé par le cinéaste israélien Eran Riklis ET une
scénariste palestinienne, Suha Arraf.
Résultat hybride intéressant qui ouvre une porte
sur "les possibles".
7.5/10
P.S.
Dernière heure!
Il semblerait que la programmation actuelle de l'Ex-Centris
se poursuivra jusqu'au 6 avril. Quelle excentricité.

mercredi 18 mars 2009

Printemps

Dans deux jours on y sera officiellement, j'ai vu et entendu les
premières motos vrombir aujourd'hui.
Avec le retour des étourneaux et des corneilles on se trompe pas.
Bientôt les merles et les hirondelles, entre autres.
Les québécois sont des fans finis de météo, peut-être
parce qu'ils expérimentent le contraste des quatres saisons
de manière plus prononcée qu'ailleurs;
dans tous les cas c'est une obsession nationale, 365 jours par année.


" Y fait ti beau, hein?! 13 beaux degrés celsius toé aujourd'hui!"

-Oui, ' fait beau. 13 degrés ouais.

-Cé donc beau d'voir v'nir le printemps, quoi t'as pas l'air content,
t'es pas excité d'voir ça?!

-Ah chu tellement excité, j'ai d'la misère à contenir une érection.

-Ben là tu niaises...Pas à c'point là quand même!?

-J'te l'dis...Bientôt tout l'monde va être en rut, ça s'ra pu tenable;
les bouches des femmes seront plus roses que jamais,
et leurs croupes turgescentes à souhait.
Le cerveau des gars descendra pour rencontrer la sève qui r'monte
et ils penseront qu'à jouer à "Cachons le salami "...

-T'es sûr de pas avoir oublié ta médication?!

-Toute la province ne sera plus qu'un immense baisodrome
strié de routes lubriques où on forniquera à tous vents...
Gargantuesque!
Innommable!

-Au fou! Au fou!

- Ben non, chu juste content, tous ces sourires et ces
regards tournés vers le soleil qui nous gratifie de ses premiers
rayons chauds, tous ces yeux qui brillent d'une lueur nouvelle,
ces têtes et ces échines qui se relèvent, c'est beau.

Ouais, c'est beau l'printemps.
Les agriculteurs dételleront l'arsenal d'hiver de leur tracteurs
et prépareront leur machinerie d'été en graissant certains rouages
pour réveiller la terre endormie et la préparer aux semailles
et plantations diverses.
Ils la renverseront, la remueront, allez réveille-toi ma belle,
qui sous la charrue puis sous la herse secouée,
livrera ses odeurs presque fauves d'humus et de sédiments entassés
lors de la dernière récolte puis compactés par la froidure.


L'écoute des gouttes tombant,
sur le sol de la glace vaincue.
Ruissellement des rigoles,
Feuilles vert tendre.
Crues.


Ils engraisseront ensuite cette terre naturellement avec toutes
sortes de fumiers (vache,poule,cochon) et/ou chimiquement
(merde merde et merde) avant l'ensemencement.
Souhaitons pour le mieux, mais c'est pas tous
les jours Dimanche faque...

Bon printemps.

samedi 14 mars 2009

vendredi 13 mars 2009

Vacation is here



J'trippe plus musique que mots ces temps-ci.
Mais c'est un grand plaisir de me réapproprier le temps,
ne serait-ce qu'une semaine où je le prendrai à loisir dans
toutes les positions en lui disant : Devine qui vient dîner?!

Flash Imprimantes

Les manufacturiers d'imprimantes me font bien rire.

"Ouais viens ici coco, regarde. Viens voir un peu par là.
J'te vends une imprimante 100 piasses pas cher, flambant neuve.
Deal?"

-Deal! À c'prix là, j'serais fou d'm'en passer!"

-(Tu verras par toi-même que tu t'es fait baisé par la suite quand
il te faudra débourser $40. ou plus pour une cartouche de rechange)

Wham Bam, thank you M'am!
À sec, no lubricant needed.

Comme un vendeur d'auto:

-La bagnole neuve coûte $1,000. Hé, pas cher!

Mais l'essence coûte $100. le litre...

mercredi 11 mars 2009

dimanche 8 mars 2009

Femmes



À toutes les femmes futures,présentes et passées,
je souhaite une bonne journée, ou ce qu'il en reste
avec une heure en moins.

(Merci à Monsieur "L'air de rien" pour l'inspiration.)

"Babooshka" -Kate Bush

She wanted to test her husband.
She knew exactly what to do:
A pseudonym to fool him.
She couldn't have made a worse move.

She sent him scented letters,
And he received them with a strange delight.
Just like his wife
But how she was before the tears,
And how she was before the years flew by,
And how she was when she was beautiful.
She signed the letter

"All yours,
Babooshka,Babooshka,Babooshka-ya-ya!
(repeat)

She wanted to take it further,
So she arranged a place to go,
To see if he
Would fall for her incognito,
And when he laid eyes on her,
He got the feeling they had met before.
Uncanny how she
Reminds him of his little lady,
Capacity to give him all he needs,
Just like his wife before she freezed on him,
Just like his wife when she was beautiful.
He shouted out, "I'm

All yours,
Babooshka, Babooshka, Babooshka-ya-ya!
All yours,
(repeat X2) for ever.


mercredi 4 mars 2009

Blue in Green, by Miles Davis



Le 2 mars 1959 fut enregistré "Kind of Blue" de Miles Davis.
50 ans et pas une ride. Un exemple musical de la
pérennité de l'art.

Miles away, but will always be there.

lundi 2 mars 2009

Artistes contre la guerre:Tour d'Europe de l'Est à vélo

Lundi 2 mars 2009.


À Diffuser.


-Communiqué de presse:

Les Mollomollets.



Artistes contre la guerre: Tour d'Europe de l'Est à vélo.


Le 21 avril, un collectif international d'artistes cyclonomades partira
de Sauve, dans le Gard, pour une odyssée de 8000 km.

Invitation.

Le groupe est mixte et invite les participants de tous les âges et
niveaux d'entraînement à se joindre à cette expédition ludique
conçue sous le signe de la lenteur et de la simplicité.

Soutien.

Les Mollomollets sont également à la recherche de financement,
d'échanges, de sponsors et d'alliances stratégiques.

Mission.

Une lourde pression militaire s'exerce actuellement le long des pays
du vieux front de l'Est, encore une fois l'objet d'une sinistre course
aux armements et à la rhétorique.Les Mollomollets tiennent à
jeter leur dérisoire grain de sable dans l'engrenage. Ils n'espèrent
rien de leur démarche sinon qu'elle engendre quelques oeuvres,
sourires,regards et dialogues, tout en proposant une autre manière
d'arpenter le monde et d'aller à sa rencontre.

http://lesmollomollets.blogspot.com

------------------------

Éric McComber
eric@ericmccomber.com

dimanche 1 mars 2009

Le feu dans l'âtre


Hier soir encore, j'expérimentais la réjouissance de l'oeil
procurée par le feu de foyer que des amis avaient allumé
dans leur salle à manger pour notre souper bien arrosé
de vinasse pas piquée des vers.
J'eus été sobre que ces flammes auraient eu le même
effet enivrant. Si si.
Sans être pyromane, le feu exerce sur moi une
fascination certaine.Voir la flamme se propager
par l'acte humain délibéré revêt pour moi
une dimension autre que celle du vil pyromane malfaisant.
Regarder le feu naître et se propager aux bûches naturelles
et artificielles est un bonheur des yeux.
Réjouissance de l'oeil en tous points.
Regarder le feu lécher le bois tranquillement,
est une danse perpétuelle et renouvelée.
Sauf que...
À partir du premier juillet 2009, les feux de foyers
seront interdits sur tout le territoire de l'île de Montréal,
un lobby pulmonaire quelconque ayant réussi à faire force
de loi, faute d'opposition citoyenne à ce que je considère
une hérésie lobbyiste tordue.
Le lobby en question prétend la nuisance du feu de bois
sur les poumons des citoyens.
Il aura réussi à interdire les feux de foyer pour toutes
les nouvelles constructions sur l'île à partir du premier juillet 2009.
Les constructions antérieures bénéficiant d'un
droit acquis tout comme les restaurants à feu de bois
tels les pizzérias et les fours à bagels montréalais.
N'en déplaise à ces sorcières, il existe d'autres cas bien
plus néfastes à notre santé que l'on négligent,
faute de véritable pouvoir.
Exemple: la pollution industrielle rejetée massivement dans
les eaux potables, le traitement des eaux usées inadéquat,
la qualité de l'air déficiente dans les édifices gouvernementaux
et privés, la pollution interne des petites entreprises chimiques,
l'usage de la voiture à des fins personnelles.
Les flatulences bovines ou humaines tant qu'à faire.
Ainsi nous assistons à une ruée des proprios vers les entrepreneurs
pour se faire construire un foyer au plus criss avant
le premier juillet 2009.
Interdire les feux de foyers, haha.
Cataplasme sur une jambe industriellement gangrenée.
Feraient mieux d'étudier sur l'élaboration d'un capteur de
gazs bovins. Attachés au cul, il pourraient servir à
asphysier ces chantres de la vertu à tout prix.
J'attends leur mise en demeure pour avoir pété dans mes draps.

mardi 24 février 2009

Éloge de la lenteur.








Les tortues géantes des Îles Galapagos font en moyenne
un poids d'environ 210kg et mesurent grosso modo
1,2 mètres de long.


Les bougresses peuvent emmagasiner assez de graisse
pour rester un an sans boire ni manger.
J'aimerais bien me taper un repas gargantuesque
qui m'épargnerait la table quotidienne pendant 365 jours.
Si on transposait l'amas de graisse nécessaire à l'être
humain pour ce faire et qui ne peut demeurer plus
de 3 ou 4 jours sans boire, je serais pas surpris de
l'insuccès total, mais ça c'est une autre histoire.

(...)

Plus résistantes qu'un cactus, elles divertissent aussi
la galerie par leur bouille impayable et leur mobilité
réduite au minimum qui provoque sarcasmes,
fascination et rires à longueur d'année.


Leur espérance de vie oscille entre 150 et 200 ans,
tant qu'on leur donne les bonnes brindilles à manger.

Avec une telle longévité, je ne suis pas surpris
de leur lenteur.

vendredi 20 février 2009

La Joute et Jean Barbe

Ça s'est passé comme je le pressentais.
Sheila Copps surclassée, et désavantagée en français sauf
qu'elle digressait souvent avec des considérations hors sujet.

Ivy pas mauvais du tout, il a eu un de mes quatre votes.
Le mec a le coeur et la tête à la bonne place à sa façon.
J.Barbe a eu les trois autres.
Trop fort avec un aplomb redoutable, c'est tout un orateur.
Un vrai débatteur "who knows the game".
Il partait avec une longueur d'avance étant écrivain
et habile manieur de la langue française.
Il fut concis et brillant sur trois des quatres débats.

Dangereusement efficace, avec arguments bien assénés
sur tous les sujets, sauf sur celui de "Montréal ville bilingue"
où j'estime qu'il a trébuché avec ses considérations
outremontaises.Ça aurait pu lui jouer de vilains tours,
mais son intelligence et sa vivacité d'esprit omniprésentes
lui ont assuré la victoire par la suite.
Faut être ferré pour l'affronter car il peut faire
la barbe à bien du monde.(pas pu résisté au jeu de mots)
Il a très bien compris les règles de la joute.

Prévision: Il ira en finale avec Suzanne Côté l'avocate,
si elle est toujours dans la course?

Nous verrons d'abord la demi-finale à laquelle il participera.

C'est vrai que ça manque au Québec, les débats intelligents.
Ce jeu télévisé nous le fait cruellement sentir.

Vive la Joute.

mardi 17 février 2009

Pourquoi j'aime tant les poursuites en char.

Parce qu'elles font contraste pardi!
Voir des gens qui font corps avec une machine
en dehors des normes m'a toujours fasciné.

La poursuite filmée dans "Bullit" reste
la meilleure, car porteuse de symbolisme
significatif, en plus du réalisme routier.

Deux voitures légendaires, un acteur mythique
qui faisait ses propres cascades, la manière dont elle fut
filmée, et la poésie qui s'en dégage dans une ville comme
San Francisco.
Plusieures raisons conjuguées en une seule séquence.

-La Poésie qui l'emporte sur tout.

Ouais, moi j'y vois de la poésie de métal froissé
et de caoutchouc brûlé qui odore bon
la transgression des normes balisées
et hyper-surveillées aujourd'hui avec force caméras
dissimulées et véhicules fantômes.
Cela n'est plus possible en 2009.
Toutes les poursuites (sauf exceptions) sont filmées
à 70-100 km/hre.Des poursuites de pépés
sur le Prozac endormis, qui trahissent notre époque
aseptisée et contrôlée de toutes parts.

La poursuite de "Bullit" est sauvage et sans issue
à au-delà de 120km/hre;
deux guêpes de métal-hurlant se poursuivant à folle allure.
Une illustration anthologique de cowboys en bagnole,
version Amérique.

In fucking San Francisco.

Poésie cinéma-trash, avant la lettre.

vendredi 13 février 2009

Vendredi 13

Ce matin j'étais de bonne heure heureusement, la bagnole
me réservait des surprises une fois arrivé à sa hauteur.
Pendant au moins cinq bonnes minutes la carcasse
n'a pas voulu s'ouvrir par les portières,
gelées dures à la serrure.
Mouillées d'émotion pré-printanières par la pluie
abondante de la veille, frigorifiées la nuit suivante par
l'hiver tenace.

J'ai pu ouvrir le coffre et me munir de mon insecticide
à glace.
Des vers paralysants s'étaient installés dans la
serrure des deux portières en lieu et place.
Je les aspergeai généreusement de ma bombe et attendis,
tout en gossant de temps en temps l'orifice de la serrure
avec ma clé afin d'ouvrir une des deux hosties de portes.
Celle du passager s'ouvrit la première.
Yé, je vais pouvoir obtempérer aux impératifs du boulot!

Déjà fru à 0700 am, je démarrai en trombe vers le
vaisseau-mère,légèrement stressé à l'idée d'être en retard
un vendredi, journée souvent chargée.
Inutile, car tout le monde était stressé à mon arrivée tardive:
le volume était encore en distribution dans les camions
avec pour résultat que tout le monde partirait plus tard
que prévu.
Ça arrive souvent, pour toutes sortes de raisons.

Le courrier et sa distribution est une histoire de fou quotidienne.
C'est la gestion du "trop" ou du "pas assez".
Le stress est toujours présent, sa gestion vous teste à tous
les jours quand vous êtes gérant.
S'il y en a trop, faut des chauffeurs-tampons;
s'il y en a pas assez faut couper et redistribuer
aux chauffeurs existants.
C'est la gestion d'urgences à tous les jours, cinq sur sept.

Je suis pas gérant Dieu merci, parce qu'il faudrait me payer
un salaire indécent selon leurs normes. (On me paiera
jamais assez cher pour le stress qu'ils endurent, haha.)

Étant en dehors des leurs, je reste chauffeur.
Mieux vaut être un lieutenant efficace et sous-payé qu'un
général incompétent et graissé.Les premiers vous révèlent
souvent des valeurs immuables alors que les seconds
transmettent souvent des tares séculaires.

Les "burn out" sont fréquents chez les cadres.
Les blessures au dos et aux articulations sont
monnaie courante chez les chauffeurs.

Le "marché" du travail reste un terreau fertile en émotions
et histoires de toutes sortes, malgré sa place trop grande
dans la vie de la plupart des gens.
Toute cette notion séculaire du "travail" à travers le temps
et les époques mériterait d'autres essais sous diverses formes
d'art encore à explorer,entre autres sujets.

Évidemment toutes les variantes sont possibles
entre les deux,(le lieutenant présent et l'officier bureaucratisé)
je suis pas détenteur de LA vérité
et n'ai jamais prétendu l'être.De toute façon la
vérité n'est pas unique, mais multiple à mon avis.
Je revendique le droit de dire une certaine quantité
de niaiseries hebdomadaire ou mensuelle.
J'ai mon quota à respecter.
Le respect des quotas, je n'oublie pas.

Je prétends être libre de pensée.
Chacun sa mission et ses désirs profonds.
Et par-dessus tout : Have fun.

Keep on dancin' .
All night long.
On the dance floor.

Do you want some more?

bullit famous car chase, The best ever ,malgré les fils blancs.




Encore une référence à ce jour pour la vitesse atteinte par les véhicules dans San Francisco et le montage habile, malgré la musique poche du début et le fait que la Mustang rattrape toujours la Charger malgré un retard indéniable, voire insurmontable.

lundi 9 février 2009

Il faut parfois répéter...

"J'étais si vert de rage
Les barreaux de la cage
Caoutchouteux dans la mâchoire
S'écartaient juste assez
Pour me laisser toucher
La rançon de la gloire.
Des griffes
J'éraflais la dorure
Des médailles en chocolat
Qui n'en étaient pas.
La pulpe des pattes à vif
J'ai mis le feu à ma fourrure
Et j'ai marqué mon territoire
En pissant du sang noir"


Christian Mistral
Extrait de "Carton-pâte".

dimanche 8 février 2009

La Joute-Vue de l'intérieur


La "Houte", diraient certains résidants de Joliette.
Plusieurs d'entre eux prononcent le J et le G
(quand il se prononce comme un J) comme un H,
ça me fait toujours rigoler.
Bon.
J'eus préféré vous livrer mes impressions après avoir vu
l'émission en reprise ce soir 19hres à Télé-Québec; je me réserve
de l'espace pour ce faire. En attendant il y a chez Venise et
Sandra des opinions intéressantes qui éclairent l'angle
extérieur de la chose.D'autres reprises sont prévues Lundi
le 9 à 22pm et mardi le 10 à 14pm.
-La Joute.
Le format est très contraignant,trop peut-être mais je
le préfère à des débats interminables; même si lors de cette
joute j'eus aimé entendre les trois orateurs davantage.
J'ai trouvé l'expérience du "direct" assez fascinante malgré
ce concept de jeu qui favorise un peu trop l'art de la concision
et du "Punch" au détriment du développement des idées et
de l'argumentation. Bref le genre de concours oratoire
qui a les défauts de ses qualités: fascinant sur la gestion
du temps alloué, la synthèse rapide des idées et la
communication concise versus la simplification à outrance,
le stress cruellement imposé par le temps et de l'effet
visuel de l'argument trop appuyé soit par le charisme ou les
gestes inutiles.
La télévision, typique de la société du spectacle qui s'immisce
jusque dans un concept intéressant comme La Joute.
-Stephan Bureau
Égal à lui-même c'est à dire toujours professionnel, efficace,
intelligent, sensible avec un humour légèrement pince-sans-rire
jamais redondant ou condescendant.Il apporte beaucoup de
crédibilité à tout ce qu'il touche. Un grand journaliste.
Je m'en veux d'avoir manqué cette entrevue d'une heure
qu'il a accordée à Patrick Lagacé aux Francs-Tireurs récemment.
Télé-Québec reste ma station de télé généraliste préférée
par la pertinence et l'intelligence de sa programmation globale.
-Les participants et ma perception de leur performance.
-Mireille Deyglun (3e avec 23% du vote)
Elle a dégagé beaucoup de sympathie,de l'aplomb et
une candeur qui avait un charme certain.
Probablement celle qui avait le moins d'expérience dans ce genre de
mini-débat. Elle a débordé du sujet à quelques reprises et ça lui a nui.
(Une personne sympathique marque toujours des points,
surtout au Québec à mon avis. Les québécois ont en général horreur
des gens suffisants le "nez en l'air"). Je l'ai trouvé courageuse en plus
d'avoir bien fait pendant l'émission, mais c'était insuffisant pour l'emporter
face à ses deux adversaires.
-Christian Mistral (2e avec 33% du vote)
Héhéhé...
Le plus finement coloré des trois avec des arguments plus forts que ceux
de Michel Labrecque, seulement le temps lui a manqué et son rythme parfois
hésitant lui ont fait perdre la première place. Je pourrai nuancer dans
les commentaires quand je verrai l'émission. Il n'y avait qu'un seul moniteur
que je ne pouvais regarder d'où j'étais, soit derrière lui première chaise
à droite de la deuxième rangée ;) (M'as pt'être vouère ma p'tite face à souère!).
Cela étant dit, il aurait gagné avec plus de temps je crois.
"La Joute" ou " Le manque de temps qui peut tuer".
Faut vraiment avoir un chrono en tête à cette émission.
À l'écouter j'en redemandais tant ses échafaudages étaient prometteurs,
il a néanmoins eu le temps d'en pousser de puissantes.
Juste pour la sophistication et la force(souvent coupée par le temps)
de ses interventions j'aurais voté pour lui contre Labrecque
et c'est probablement ce qui lui a le plus nui, à tort possiblement.
On veut du simple,du punch pis du visuel. On est à tévééé!
Ses effets de langage colorés étaient une arme à double tranchant
à mon avis, en soi c'est une qualité mais dans
ce format oratoire hmmm, pas certain. Mais c'est surtout ses hésitations
qui lui ont fait perdre de précieuses secondes selon moi et sa nervosité.
C'est drôle, il venait me voir brièvement pendant les pauses publicitaires,
on avait que quelques secondes pour échanger puis, lors de la pause
après le 2e sujet je lui ai dit:
"L'homme à battre c'est Labrecque"...
-Tu crois?!
-Oui j'pense.
Je n'en étais pas certain mais j'en avais l'impression.
Il est aussi allé voir ses deux opposants pendant les pauses.
Marrant j'vous dis.
Un vrai gentleman indeed à la télé.
Puis zoup-laa! On revient en ondes...
3,2,1....Clapclapclapclap!
Le cirque avec l'animateur de foule, ouaahh...
Comme du bétail à caméra, j'exagère à peine.
The name of the game is Circus pour les gens se prêtant
au jeu de l'assistance dans les émissions de télé.
On avait cependant la liberté d'approuver ou non
les interventions pendant le déroulement.
-Michel Labrecque.(1er avec 44% du vote)
Le plus habile et le plus à l'aise avec le médium,
même si je m'explique mal l'importance de l'écart
entre lui et Mistral.
Sans doute son effet du lancement de rapports sur le plancher.
Si le geste paraissait naturel, j'en dénonce la stratégie
bassement télévisuelle de "l'effet tévé percutant".
Je dénonce aussi le motif de sa grippe comme un "appât à sympathie".
"Ayons l'air faible pour surprendre davantage et se rendre ainsi plus fort
aux yeux des spectateurs en bout de ligne".
Il a fait son numéro de théâtre et ça lui a rapporté.
C'est aussi celui qui a maîtrisé le mieux l'aspect "temps" il me semble.
Il est arrivé à dire ce qu'il voulait sur la majorité des sujets et il a aussi
marqué plusieurs points à la toute fin sur l'ingérence des dirigeants
politiques français dans la politique québécoise.
C'est là qu'il a été le plus fort et c'est aussi là que le sort s'est jeté.
Encore une fois sous toute réserve de mon visionnement futur.
La fin est d'une importance capitale.
Le dernier sprint fut signé Labrecque même si
j'ai eu l'impression tenace d'avoir affaire à un
sénateur romain dans la cour de César version
Astérix à la télé.
-Mot de la fin (Chu en train d'écrire un roman!)
Ce fut une belle expérience.Cette joute était plus
un échange complémentaire d'idées qu'une véritable
confrontation et c'est bien correct comme ça.
Les trois participants furent "leaders" chacun leur tour
et c'était la première fois que cela se produisait à l'émission.
J'eus aimé la victoire de Mistral, il a fort bien fait.
On gagne à l'écouter parler, il a tellement de choses
à dire qu'il faudrait pouvoir l'enregistrer chaque fois.
Exercice périlleux et à l'honneur de tous les participants
passés et futur.
Pas évident d'être aussi contraint par le temps devant
un tas de caméras et de spectateurs.
Il fut le plus profond et le plus subtil. Drôle aussi.
Il est d'une drôlerie irrésistible d'intelligence en personne.
Tout un personnage Mistral.
Plus grand que nature, virtuellement et en personne.
Fin,généreux,volubile,chaleureux,sympathique,brillant il fut
en personne envers moi. Je l'aurais cru plus distant.
Au contraire, ce fut une surprise absolument remarquable.
Je me suis déplacé pour lui offrir mon soutien un vendredi soir
après ma semaine de travail. J'y serais jamais allé, n'eût été de
sa présence. Il m'a très chaleureusement accueilli et ce fut
une rencontre d'amitié franche et partagée.
Me disais aussi que ce serait original pour une première rencontre.
J'aime les trucs originaux entre amis mais j'en fais pas une priorité.
L'amitié se déguste surtout dans les moments ordinaires, assis
sur une simple chaise.
Facio a facio.

jeudi 5 février 2009

Avalon - Bryan Ferry / Roxy Music


Now the party's over
I'm so tired
Then I see you comin'
Out of nowhere

Much communication in a motion
Without conversation or a notion
Avalon

When the samba takes you
Out of nowhere
And the background's fading
Out of focus
Yes the picture changing
Every moment
And your destination
You don't know it
Avalon

When you bossanova
There's no holding
Would you have me dancin'
Out of nowhere
Avalon