vendredi 10 octobre 2008
World Press Photo et Foire de l'image-Extraits
mardi 7 octobre 2008
Festival Nouveau Cinéma-Prologue
Du 8 au 19 octobre, j'irai au cinéma plus souvent.
Forme d'art inclusive par excellence:
littérature, musique, jeu, mise en scène.
Images en mouvement qui vous happent et transcendent le temps présent.
Le Festival du Nouveau cinéma de Montréal fait place
au cinéma indépendant de tous les pays année après année.
Welcome back baby, 37e édition.
That's it, gimme your buzz and keep goin' .
What did you say, you want some mo' ?
Here's some mo' !...
Assis sur mon beigne les yeux ouverts, le cerveau en mode réception,
transporté pour un montant ridicule en 2008.
C'est quoi 10 ou 15 piastres aujourd'hui pour voyager aussi loin,
quand on vous charge au bas-mot $80 pour voir un spectacle?
Une joke. Une bouchée d'pain.
Le rapport prix/produit de qualité est exceptionnel.
Le cinéma est un petit miracle moderne parce qu'il coûte
cher en énergie/dollars à produire étant un art collectif complexe
et reste en même temps abordable à tous les cinéphiles,
d'où la difficulté de bien écrire à son sujet en oubliant aucune de ses
multiples composantes. Parfois on choisi d'écrire techniquement,
souvent on écrit (trop) subjectivement sur lui; "l'entre-deux réussi", confirme
les grands critiques à mon avis.
Entre le spectateur contemplant l'oeuvre finie
et son créateur couchant d'abord une idée sur papier réside
une construction lente et ardue.
Quiconque s'est attardé à cette fabrication sait combien
d'étapes et de travail acharné, d'imprévus et contre-temps cela
nécessite quand il y a pas carrément "report indéfini du projet".
Mes respects à tous(tes) les créateurs(trices) qui "plongent"
en prenant le risque de maintenir leur vision à travers une oeuvre,
malgré les impératifs économiques.
Les gens du FNC font un boulot extra avec une programmation
toujours riche à chaque édition.
Place aux bonnes vues!
jeudi 2 octobre 2008
Cliché de conversation- "L'oignon"
de ma mémoire et celui-ci se fait insistant.
Sans plus tarder je vous en fait livraison.
Tranchouille de vie telle que vécue par votre humble serviteur.
"L'oignon"
J'arrive chez un client à un quai de déchargement et m'annonce.
Un quidam dans la cinquantaine s'amène prestement.
Je décharge les boîtes qui défilent de mains à mains,
puis une que j'échappe sur le pied du mec,
(il chausse des espadrilles)une lourdingue d'environ 20 kilos.
Il pousse un cri de douleur qui me semble un peu exagéré:
-AUGHH! MON NOGNON TABARNAAK ! !
C'est chien çaaahhh ,carré su mon nognon ostiiiii!
Un vendredi en plus aaawwwh!
(Il clopine comme un estropié, puis s'asseoit en vociférant).
-Désolé M'sieur l'ai pas fait exprès!
-Aaughh...T'aurais pas pu l'échapper ailleurs?!
-Ben quand j'échappe une boîte j'me dis pas:"Tiens je vais l'échapper juste là"!
-Commence pas à faire le smatte en plus esti m'as faire une plainte à compagnie!
-Ben là, j'vous ai dit que j'étais désolé, c'était pas intentionnel.
-Okok...Ah fuck drette dessus St-Crème...Aaaah...
Il enlève sa chaussure.
-"St-Crème", ça doit bien faire cinq ans que j'ai pas entendu ce sacre hihi! Dis-je.
Il massait frénétiquement la protubérance osseuse de son gros orteil gauche qui saillait sous sa chaussette, le visage grimaçant de douleur. Bref ça faisait mal quoi.
-Ma journée de golf de d'main est scrapée esti, j'pourraipas m'endurer d'la fin d'semaine!
-Vous pourrez pas jouer au golf?
-Mets-en que j'pourrai pas, aughh, ça s'peut pas.
Il enlève sa chaussette qui laisse voir une masse osseuse rougeâtre
au gros orteil.Il la frotte de la paume de sa main pour se soulager,
mais cela semble insuffisant. Puis arrive quelqu'un par derrière...
-Bon bon bon encore Roger et son nognon, tsé Roger vas falloir
qu'tu fasses quek' chose avec ça un m'ent donné...
-Une fricassée pt'être!? siffla Roger.
- hahah, ouen genre. Fais-toé opérer ou porte des bottes de sécurité!
répondit l'autre.
-Te l'ai dit qu'les bottes ça frotte dessus, pas capable de porter ça criss
cé trop serré pis l'opération oublie ça tu restes des s'maines sul carreau!
-Bon ben endure dabord mais tu s'rais pas un peu moumoune
sué bords ma grand-mère en a un nognon pis a braille pas comme toé!
-Veux-tu m'as t'en péter un nognon sua yeule!?
J'viens d'me prendre une boîte de 50 livres
dessus cibouère pis tu peux ben parler toé,
tu traumatises de t'voir un bouton dans l'cou!
(Il continuait le massage de sa mini-bosse, assis sur le béton)
-Moé ça, traumatiser pour un bouton mais vas chier !
- J'aimerais pas avoir un oignon. Fis-je.
-Cé pas drôle, cé souffrant que l'crisse, mmmpphh...
(Il me fallait partir, j'allais me mettre en retard.)
-Bon eh ben faut que j'y aille moi, désolé encore...Bon week end.J'espère que vous pourrez aller au golf tout d'même.
-Non j'vas m'tremper l'pied à place, yéé ça va être le fun.
C'était pas d'ta faute...
-Bonne fin de journée.
-Mouin. Dit-il en remettant sa chaussette.
(...)
En quittant j'eus cette pensée:
Il suffit parfois juste d'un instant pour vous pourrir la vie pendant
des jours voire des mois et même des années lors de grande malchance.
mardi 30 septembre 2008
Trouble - Cat Stevens
Avant qu'il ne devienne Youssouf Islam, Cat Stevens a composé cette toune
méconnue que j'aime à chaque écoute.
Elle figure sur l'album "Mona Bone Jakon" et apparait au générique du très beau film qu'Hal Ashby a tourné en 1971:
"Harold et Maude".
Le vidéo ici-présent est beau mais suicidaire(ce que je ne suis pas),
Cat a changé d'identité avant de passer à l'acte Nord-Américain
pour se retrouver on sait pas où. Je signale qu'il a publiquement appuyé la
"fatwa" contre l'écrivain Salman Rushdie et ses "Versets Sataniques".
dimanche 28 septembre 2008
Return of the Blues de l'heure des quilles
cette émission télé lorsque nous étions jeunes mon frère et moi le Dimanche.
Ça nous calmait avant le retour à l'école. Oh une trouée. Oh un abat.
ZZZZZZZZ. Telle la grisaille de l'automne annonçant l'hiver,
l'heure des quilles annonçait la fin du week-end et le
poids du lundi qui pointait son nez sale.
Blues de la classe ouvrière face à l'inéluctable retour du collier
productiviste le lendemain. Le manteau de plomb.
Je reprends la laisse après une petite semaine de "vacances".
C'était plutôt "cinq jours ouvrables en congé" qu'une véritable vacance.
Pour mériter cette appellation, c'est pas une mais bien
trois semaines qu'il faut, sinon ce sont des jours ouvrables en congé.
Grosse différence et gros soupir.
J'aurai une autre semaine fin octobre,yé j'me peux plus.
Je loue mon corps et ma force de travail.
Ceci est mon corps, prenez et usez-le à la corde, mangez-le
un peu plus chaque jour ouvrable.
Il vous procurera la "plus-value", le profit dans vos poches.
Ce profit, c'est la partie de travail que VOUS donnez, et pour laquelle
vous n'êtes PAS payés.
J'en entends déjà dire: "Ben fous ça là mon vieux, change mon vieux".
"N'y vas plus, la notion de travail est absurde, ce doit être
une distraction obsessionnelle" et blablabla, bliblibli.Bloublou.
C'est plus compliqué que ça en a l'air.
Que l'on m'envoie un beau gros "tchèque" bien gras et je me ferai
un immense plaisir d'avoir des distractions obsessionnelles.
En attendant que le ciel me tombe dessus avec ses bienfaits,
je leur redonnerai mon corps et mon esprit avec compensation mais
mon âme n'y est pas, je la garde pour moi.
C'est déjà assez difficile la vie en général, en plus il faut la gagner comme
un cul-terreux.
Quand je pense qu'il y en a pour s'ennuyer une fois à la retraite...
Jolie bande d'abrutis.
Câline the blues...
jeudi 25 septembre 2008
Bits and Pieces
Goutte de mer près de Hawaï, grossie environ 20 fois par microscope, l'an dernier, 2007.
Vu le World Press Photo cette semaine. Sur la photo ci-haut,
une vue grossie au microscope qui nous donne la chance
incommensurable de zieuter une larve de crabe,
en bas à droite. Ce mini-crabe fait moins
qu'un grain de riz en grosseur,
mais il est déjà muni de pinces à couilles.
Je voudrais pas me retrouver sur son chemin larvaire,
à moins d'avoir de vrais arguments.
Il faut convaincre des fois dans la vie,
et il a pas l'air commode avec ses yeux globuleux
et ses petites menottes...
Petit être mesquin et cruel!
Moins intense que l'an dernier je dois dire,
qui fut un cru exceptionnel.
De moindre qualité qu'en 2007,
mais un "must see" chaque année pour la diversité renouvelée.
L'Afghanistan, l'Iraq, l'assassinat de Benazir Bhuto et
l'environnement sont les sujets forts de cette édition.
J'en publierai des extraits photos dans le futur
en vous le signifiant.
J'ai appris entre autres que pour la PREMIÈRE fois,
depuis la 2e guerre mondiale, l'armée allemande fut déployée
en dehors de leur pays en Afghanistan,
principalement autour de Kaboul dans un but
humanitaire de reconstruction.
J'ai aussi appris dans un reportage vu hier,
que les soldats américains amputés d'un membre
quelconque en mission, doivent rembourser la prime
qu'on leur a promise en cas de guerre,
s'ils ne peuvent terminer leur contrat à terme.
Autrement dit: mettons je m'enrôle pour deux ans et
je perd une jambe au bout d'un an en marchant sur une mine;
ben je devrai rembourser la prime parce que je pourrai plus
servir mon pays pour le reste de mon contrat.
Cool indeed. Enrôlez-vous qu'ils disaient...
(....)
Cinéma Cinéma!
Une série très chouette bat son plein à Téléquébec,
ça s'appelle : "Cinéma Québécois",
tous les mercredis soirs 21 hres pm.
Foutrement bien faite, bien montée,
pertinente en tous points avec des entrevues
qui ont fait et feront sans doute l'histoire de notre cinéma.
Georges Privet est derrière tout cela,
je me souviens très bien de lui en tant que
critique au Voir dabord, puis chroniqueur
à l'émission "Le 7e".
Travail d'histoire-cinéma exemplaire par le montage
vivant qui ne s'essouffle jamais; entrevues pertinentes,
archives magistralement remises en contexte historique,
bref, un documentaire de grande valeur.
Bravo Georges, et toute l'équipe de réalisation,
you've got it big time!
(...)
Vu "l'Âge des Ténèbres" de Denys Arcand en dvd.
Un cru bancal et mineur, qui effleure bien des sujets
sans en approfondir aucun à mon avis.
Le propos social est toujours pertinent et l'oeil acéré,
mais le film souffre de superficialité dans son ensemble.
Comme un film à sketches acerbe, noir et sans issue,
sans la "légèreté profonde" qu'il nous a déjà fait goûté.
Pseudo-léger, mais lourdingue dans le fond.
Il nous a habitué à plus de profondeur par le passé,
mais Labrèche(sobre et efficace) traverse le film
sans égratignures,et il y a au moins une scène mémorable
à mon avis:celle du médecin,
(Benoit Brière, bougre d'acteur concentré)
qui lui annonce un cancer ravageur...
La relation de Labrèche avec sa femme, c'est pas mal
non plus, mais le reste est effleuré de l'oeil et parfois racoleur.
Il y avait plusieurs films à faire avec ce film va-tout-Arcand.
Déception mais pas un nanar, loin s'en faut.
(....)
Transports!
Une nouvelle voiture, la Zenn,
pour :Zero Emission No Noise, fabriquée à St-Jérôme serait
promise à un bel avenir pour son efficacité énergétique annoncée.
(Googlez-la si ça vous chante, pas pu insérer de lien efficace).
De futurs supra-conducteurs énergétiques seraient en développement
pour pouvoir la doter d'une autonomie de 400 km sans recharge.
Elle pourrait selon leurs dires, rouler à 125km/hre.
Les batteries après épuisement prendraient 5 minutes à se recharger.
Faut voir les amis, faut voir.
C'est presque trop beau, mais perso,
j'espère un véhicule hybride qui torchera toutl'monde.
Ya un potentiel énorme pour le transport individuel en devenir.
lundi 22 septembre 2008
vendredi 19 septembre 2008
Rouge verdâtre.
(nous sommes prêts à relever le défi haha)
Lisez-nous bien: "On aimerait vous gouverner vertement".
La tronche perfide d'Ignatieff, à qui je confierais
même pas une clé de cabanon; Denis Coderre égal
à lui-même c'est à dire assez peu, Bob Rae à la rescousse
et l'absence de l'intrépide Justin Trudeau (?).
Un montage merdique du Liberal Géographic
où queue de baleine et face de grenouille ne font qu'un.
Rigolons dans nos chaumières mes frères.
Je n'oublierai pas Stéphane Dion, le père de la clarté
référendaire de mes fesses.
Sa conscience environnementale le sauve de mon mépris.
Premier ministre il bâillonnerait le Québec sans relâche,
mais s'il ne remporte pas cette élection , il sera prestement
étêté par un parti assoiffé de chef charismatique.
"This is your last chance, you better win Stefie boy.
If not, we'll be waiting for you in the tool shed".
Voilà qui ferait une belle pub libérale.
jeudi 18 septembre 2008
World Press Photo 08

samedi 13 septembre 2008
Tag (suite)
jeudi 11 septembre 2008
Tag
sauf que c'est mal barré.
Mon poste de transfert est en réparation; faudra attendre,
faute de trouver un câble qui me permettra de transférer
la photo numérique de l'appareil vers le blog.
Voilà. C'est pas intentionnel, ça adonne comme ça.
Comme une grippe en plein été.
C'est la faute à Hewlett Packard et leur service de merde.
J'vous épargne, faites-vous plaisir, n'achetez rien de HP.
Ni de Black and Decker.Des disciples de Kafka.
Leur service= zéro plus zéro.
À chier, du jamais vu en dix ans.
mercredi 10 septembre 2008
"La Classe Moyenne étouffe", poil au zouf.
Question: A-t'elle déjà respiré?
La pauvre Moyenne,veau sacrifié,fauteuil dans lequel
la Grande aristocratie s'asseoit.
Et la classe Petite, elle? On en parle pas, c'est son repose-pieds.
Ya aucun intérêt à parler de son pouf.
La Moyenne veut faire comme la Grande.
C'est la tranche de revenu entre $40,000-$90,000 par année.
(Ça me fait toujours sourire d'être comparé à une tranche de pognon.
Bonjour, je suis un ramassis de chiffres, en chair et en os.)
Elle s'endette et rigole, puis pleure comme un ti-bébé. Snif.
Tel le capitalisme sujet à crises; cyclique.
La classe moyenne est une roue; la petite classe, la route de terre
et l'aristocratie, le 4x4.
Le cycle "joie factice" de la moyenne voulant se faire grande
cède à celui des pleurs et grincements de dents réels de la petite.
Pour la première c'est temporaire, pour la dernière c'est permanent.
L'aristocratie ne vit pas sur la même planète, l'argent lui sort par l'urètre.
Gouverner c'est prévoir qu'ils disaient, engagez-vous qu'ils disaient.
Ouais...
C'est plutôt de la gestion d'estrade à la petite semaine,
tant des gouvernants que de la classe moyenne dans une certaine mesure.
Le nez des uns est long de quatre ans;
celui des autres, au prochain paiement.
Elle est la cygale de notre société ayant une extinction de voix.
Ou un haut-le-coeur de s'être gavée à crédit, entre autres.
Quand elle va gerber, craignos.
Vite une Gravol-Consolidation de dettes,
et priez en vain pour la clémence du Dieu Capital,
because he shows no mercy.
Époque "Darwinisme financier".
(...)
-Chérie j'étouffe, kofkof arreuh
-Mais respire, respire!
-Mais j'étouffe koff, comment veux-tu j'respire, j'étouffe calvairaraagrhh...
-M'as t'donner une bonne tape dans l'dos, penche-toi.
- koffarrhhg, chu resté trop longtemps à Pékin arraahhg
-Cé une autre crise de panique j'pense plutôt.Calme-toi, ça va passer.
- Ben non, arrête de niaiserarragghhkoffareuh, esti ça va tu arrêter!
Non ça n'arrêtera pas de sitôt, mon Joe.
mardi 9 septembre 2008
Punky Town

"Punk and Rock'n Roll will never die".
Cliché but true, yeah.
Along with music, and being far more than just a way of life, it's
a state of mind, a global attitude that will live forever through
people who believe in doubt, intelligent criticism, and social
consciousness.
lundi 1 septembre 2008
Fête du "Travail"
Il y a contradiction totale, en cette journée où personne bosse.
Les plus chanceux sont même payés pour rien foutre!
Quelle aberration ridicule!
Aurait-on idée de pratiquer l'abstinence pendant la Fête du Sexe
ou le jeûne pendant la Fête de la Nourriture?!
S'il y avait une logique dans cette appellation, nous devrions
tous travailler comme des chiens aujourd'hui. Pis au fouet à part ça,
avec plein de temps supplémentaire impayé.
(Voilà qui ferait jouir bien des employeurs en ce monde).
Pour corriger cette absurdité, je rebaptise cette journée:
"Fête de l'Oisiveté". Voilà qui est plus approprié.
Je suppose que cette appellation provoquerait un mini-scandale
dans ce système basé sur le travail aliénant; d'où le titre injuste
qui afflige cette journée "grimace au temps productiviste".
N'est-ce pas ce que c'est dans le fond, un petit espace-temps;
grain de sable libre de 24 hres dans l'amoncellement de terre
qu'est la vie d'une année travaillée.
Si j'étais le maître du temps, cette grimace prendrait deux jours
par semaine...
Maintenant vous m'excuserez,
je vais de toute urgence me pogner le beigne le reste de la journée
parce que demain je commence à 07:00.
mercredi 27 août 2008
Rassemblement et anecdotes d'une journée.
contre les coupures du gouvernement Harper envers la culture.
C'était au 1195 St-Laurent, Montréal, et les palabres avaient lieu
à l'intérieur de cet édifice, portées à l'extérieur par des
hauts-parleurs. Bizarre et cloîtré.
Ils auraient dû faire cela dehors pour une véritable
communication, dans un endroit plus vaste, il faisait si beau.
Environ 800 personnes à l'intérieur et un bon 1500
à l'extérieur je dirais,dans un petit parc attenant
qui a débordé sur le boulevard pour finir avec une marche
improvisée sur Ste-Catherine ensuite.
Les policiers n'ont fait qu'encadrer et ont laissé faire
sur la Catherine en la fermant.
Très discrets. Cool, calm and connected; mais franchement
il y avait pas de quoi fouetter un chat de Montréal-Nord par le
calme de ce groupuscule. Ce fut à y bien penser, une occasion
ratée pour une manifestation monstre, sauf qu'un mercredi
matin, les gens bossent. C'était mieux que rien, mais
franchement j'étais prêt à gueuler comme un perdu ou
briser un objet. ;)
Je doute fort qu'Harper tende l'oreille au Québec en
matière de culture. C'est marginal pour lui et son bassin
de votes rednecks de droite, il en a rien à branler, c'est un
chantre du progrès à tout prix, nappé de conservatisme religieux.
Un cousin "canadian" de George Bush.
En fait, il gouverne comme s'il était majoritaire, arrogant en plus,
sauf qu'il est minoritaire. On est vraiment baisés.
Et on parle pas de l'environnement, qu'il méprise.
J'eus souhaité plus de monde pour la culture, contre Harper.
À la une de La Presse: "Harper mène dans les sondages au Québekistan".
Par une marge d'un pour cent sur le Bloc, et 10
pour cent sur Stéphane Dion...
Le pauvre Dion, il l'a pas trop l'affaire; il a
manqué une occasion de se faire valoir à Montréal côté culture.
Rien n'est joué encore, mais ça augure mal.
Un conservateur "icy-cold", opaque aux médias, presque reclus,
qui n'explique rien, ne justifie rien, sans aucune transparence,
en avance au Québec! J'en reviens pas.
Il ferait quoi Harper s'il était majoritaire?
Et Josée Verner à la culture fédérale, mouaha,
bonjour Bobinette. Bobino met sa main dans ton dos
et tire une corde pour le discours pré-enregistré que
tu débiteras. Franchement...
Mais Gilles Duceppe était là, Thomas Mulcair aussi,
accompagnés des médias.
Stéphane Dion, t'étais où toi?
(...)
J'ai salué Denis brièvement, qui partait ensuite bosser sur
le montage de "Carcasses", son prochain film.
De bonne humeur, on a échangé quelques
phrases sympas aux airs de "Punky Town" .
Ensuite je suis reparti avec ma carcasse à moi,
qui roule par habitude et tient par ce qui lui reste
de peinture vers le vaisseau-mère 450.
Me suis arrêté à un kiosque fruits/légumes.
J'ai tripoté des épis de blé-d'inde pour me défouler, en prenant
bien soin de les exfolier dabord pour ensuite presser quelques
grains avec mon index, histoire de vérifier leur fraîcheur.
Si ça gicle comme un bouton d'acné bien gorgé, c'est qu'il est frais.
Si ça gicle pas ou que les grains plissent sous la pression,
c'est périmé. Détail important: si la texture de
la giclure est collante, c'est qu'il est sucré à souhait.
Miam. La bouffe est jamais loin du sexe.
C'est la saison, alors faut pas se gêner,
surtout après une manif de gauche "gonflée à bloc".
J'ai pris quatre épis après que la dame du comptoir
m'eût signifié:
"Monsieur, n'arrachez pas les feuilles comme ça,
je pourrai plus les revendre!"
"Z'inquiètez-pas madame, sont vendus pis j'me défoule",
lui répondis-je, satisfait de la fraîcheur extrême et elle,
souriante de gratitude commerciale .
Je repars avec mon petit bonheur vers la tanière
en me pourlèchant les babines.
Je dîne de maïs en sachant qu'une régularité
défécatoire s'ensuivra:
"Blé d'inde au dîner, snack-bar en journée";
"Blé d'inde au souper, snack-bar en soirée".
Cette fois-ci je choisis d'égrener les épis dans l'assiette,
au lieu de les groinfrer à même l'épi en rotation
animale des deux mains.
Rien de telle que la civilisation culinaire après un exercice
de vérification primaire de la fraîcheur du produit.
Par contre, si je les avaient achetés sans jauger la dite fraîcheur,
je les aurions probablement dévorer à mains nues.
Sustenté, je m'attèle ensuite à une
tâche ingrate: le changement d'huile de ma carcasse automobile.
Pendant la besogne je remarque une fuite à la panne.
Normal, vu l'âge qu'elle a; beaucoup feraient dans leur froc
après 200,000 km de vie active.
Je resserre les boulons amorphes.
Ça devrait suffire pour un dernier hiver sur la route
avant la casse ou une vente à rabais.
Ma bonne vieille Mitsubishi.
Ses belles années sont derrière elle, mais quel coeur
au ventre elle a eu cette Japonaise.
Les Asiatiques sont encore et toujours un modèle
de fiabilité.
Elle a 230,000 km dans l'corps la grognasse.
4 petits cylindres, 1.5 litres. 90 cv.
Pas touché à la transmission, très peu au
moteur, cardans originaux...
Satisfait, je m'offre une bière et met de la musique:
"Le volume du Vent"
jeudi 21 août 2008
Flash-Belogue
Autant de divans virtuels sur lesquels on s'affale.
Sans retenue ou presque, on se répand et on s'épanche.
Un miroir sans psy, dans lequel on peut se perdre
et se retrouver.
En ayant comme seul guide, notre conscience d'exister.
lundi 18 août 2008
Abdellatif Kechiche et le couscous d'amour.
Drame d'Abdellatif Kechiche.France 2007. 148 min.lundi 11 août 2008
Les Olympiques: so far, not so good.

Pendant que la Russie agresse dimanche 10 août 2008
Flash-Ego
à l'intérieur de mon moi-même.
J'ai toujours un auditeur attentif qui ne me coupe
jamais la parole.
Mais pas trop souvent, sinon je me perdrais dans le tourbillon
de mon nombril.
dimanche 3 août 2008
samedi 2 août 2008
Flash-Musique

mercredi 30 juillet 2008
Ze Moomba présente:

dimanche 27 juillet 2008
Nouvelle charte de l'OMHP.

dimanche 20 juillet 2008
Léon, Coco et Mulligan
(À Christian, l'hyper-sensible qui "anxoisse".) vendredi 18 juillet 2008
Clichés Conversation.
J'attends, sagement aligné sur Guy coin Maisonneuve.
Je m'impatiente lentement.
C'est "platte" attendre dehors, pour aller voir un film.
N'importe lequel. Heureusement il fait beau et j'ai de quoi lire.
Puis un être qui semble une femme élancée, sur-maquillée
et vêtue comme telle, lance d'une voix grave et tonitruante:
"Ahhh, they're ugly!"
Le timbre de sa voix et ses mollets proéminents
ajoutent à l'ambiguïté de son identité sexuelle.
Faisant manifestement référence à notre troupeau
par ses oeillades, elle renchéri:
"They're so fuckin' ugly, fuckin' Fantasia geeks!"
Un type dans la file près de moi s'avance prestement
vers elle et lui dit:
"Et toi, tu penses que t'es belle?!
T'es un homme ou une femme premièrement?"
"Guess what, dumb hoe, I'm cuter than you are!"...
Qu'elle répondit.
"En tout cas, tu manques pas d'couilles pour insulter l'monde,
tu caches un paquet en qque part?"
Répliqua-t'il.
"You geeks are sooo pathetic!"
"J'vais t'acheter un nouveau miroir, r'gardes toi ben d'dans,
on verra bien QUI est Geek et pathétique..."
Le type revint prendre sa place en ligne sous les ricanements
pendant que l'autre passa son chemin.
mardi 15 juillet 2008
Flash-Véhicules

dimanche 13 juillet 2008
Encore plus de films
J'ai faim d'images et de son.
"Black Belt" - Jap. 2007-95min-35mm-S.Nagasaki (Bien)
Vu à la cinémathèque.
(ah les sièges confortables comparés à ceux du Hall Concordia)
Au début des années trente, l'histoire de 3 maîtres de karaté prendra
des chemins différents(selon leur caractère) suite au décès de leur
mentor pour lui succéder et obtenir sa ceinture de grand-maître.
Exactement ce à quoi je m'attendais:
Classicisme dans le scénario et la manière de filmer.
Photo soignée. Ya le bien et le mal.
Manichéen nuancé, je dirais au final.
Un film qui revient à l'essence des arts martiaux soit:
la maîtrise de soi et l'utilisation de l'énergie de l'adversaire
retournée contre lui et l'éternelle opposition bien/mal .
Un bon film de base sur le sujet. Sobre.
Ça, et l'intérêt de voir trois véritables maîtres reconnus se
débrouiller en tant qu'acteurs d'une part,(inégaux)
et de voir des combats sans artifices aucun d'autre part(ça torche).
On est loin de Jackie Chan et c'est tant mieux.
Rapides comme l'éclair, félins d'une précision et
d'un contrôle absolu.
J'enfourche ma zézette d'enfer, direction cinéma du Parc.
Un scooter en ville l'été, c'est l'pied.
"My Winnipeg"-Canada-80min-35mm-Guy Maddin(Superbe voyage)
Confession: C'était mon premier Maddin vu.
Eh oui. Frappez-moi, mais tout doucement ok?
Documentaire fantaisiste irrésistible dès les premières images
sur sa ville natale: la plate et morne Winnipeg,
qu'il réussit à nous rendre attachante par son imagination,
sa grande sensibilité, un sens de l'observation inné
et son talent fou d'orfèvre visuel.
Archives, séquences animées, éléments auto-biographiques,
surréalisme.Majoritairement en Noir et Blanc, narré par lui-même.
Un doux délire de grand artiste tendre. Un véritable rêve éveillé.
Quel travail minutieux à la réalisation, faisant beaucoup avec peu.
Esthétisme rappelant celui de l'Allemagne des années 20 mais ça
demeure unique en son genre. Guy Maddin, sacré conteur.
La musique est belle aussi. Le film commence avec une
chanson style années 50, voix de crooner enjouée:
"Winnipeegg, my beautiful Winnipeegg" ...
Puis on est dans un train, un type sommeille et
Maddin commence la narration ainsi:
D'une voix neutre, il dit:
"Winnipeg... Winnipeg... Winnipeg..."
Trois fois. Drôle et hypnotique.
Certains pourront peut-être tiquer sur un léger
surplus narratif et le thème récurrent de la mère
castratrice, mais moi je vous ai rien dit.
Coup de coeur, je veux tout voir de lui.
Le lendemain, deux autres films. Ma soif ne sera jamais étanchée
et j'ai du temps libre. Un fâcheux contre-temps(crevaison)
me fait manquer la première moitié de:
"Au-delà de l'animation 2008"-International-115min-vidéo
(Unique et réjouissant)
Franchement, Fantasia pour l'animation c'est difficile à battre.
Très fort d'année en année. Nul doute que la première partie
manquée était aussi forte que la 2e moitié vue.
Diverses formes d'animation et de narration mondiales.
Qualité exceptionnelle.Des bijoux de poèmes visuels et musicaux.
Un docu animé fascinant sur la vision cinoche de Norman McLaren.
L'ONF très en forme avec "Ici par Ici" d'Obom, entre autres.
Magnifique; pratiquement tout ce que j'y ai vu m'a ravi, secoué,
transporté.Il me faudra trouver ça et Genius Party en DVD avec le
"Best of Ottawa's animation fest" et "Peur(s) du noir" que j'ai manqués.
Et à moins d'un miracle, je manquerai "From Inside"
de l'américain J.Bergin.
Parait que c'est qque chose.
Un dernier et le moindre:
"All the boys love Mandy Lane" É-U 2006-90min-35mm-J.Levine
(Ben "ardinaire")
Prise de risque avec Bande-Annonce et description littéraire.
Jet de dévolu faute de mieux et de représentations "sold out".
Déception.
Ça se veut un "Slasher nouvelle génération".
But it's just another Slasher movie, #85830.
Ça pointe tout juste son nez au-dessus de l'eau dans la moyenne
du genre.Dialogues un peu plus relevés, mais ça joue des mêmes
codes pour la Xe fois.La finale ça tient pas la route, invraisemblable.
Pis j'en ai marre des Slashers, c'est toujours la même
recette de pitounes et d'ados en rut qui se font trucider.
Leurs affiches sont toujours les mêmes:
Un pétard de fille à l'avant-plan avec une bande
de jeunes morons en arrière. On dirait des acteurs
"wannabes" dans l'élaboration laborieuse de leur
C.V. Hollywoodien.
"Mister Director/Producer, hire me please,
you see me naked in Slasher no 354,
and I'm excellent in screaming and getting chopped off"...
À moins d'une référence perso fiable,
je "slaque la poulie" des slashers.
Ya mieux à voir.
Je termine avec les intriguants qui restent à
Fantasia selon les goûts:
From Inside** (possiblement très fort)
Red
Triangle
Dark Floors
Going by the book(verrai)
4Bia(verrai)
Cryptozoologie(je vais essayer fort Nicolas ;)
Un ou deux Programme de courts
Le Tueur
Alone
Hunting Grounds
Home Movie
Midnight Meat Train =
"Le train d'la viande de ménuit" en québécois.
D'après moi, c'est pas une viande bien tendre que celle de minuit
à bord d'un train; plutôt dure et morte de peur...
J'aime aussi les films d'amourr. Plus tendres.
En fait, je crois que chaque être humain possède
sa part de tendresse et de dureté en lui à doses variables d'un
individu à l'autre. Le défi d'une vie consiste à transformer
son agressivité en quelque chose de créatif qui ajoute une valeur à
l'humanité ou au pire, ne nuit à personne. Gérer ses émotions.
Évidemment on peut se nuire à soi-même, ça peut être
tragique intérieurement et pour ceux qui nous aiment.
Mais tant qu'il y a une issue, un exutoire créatif,
une sortie possible, c'est moins pire.
Nous avons tous(tes) nos démons intérieurs à dompter ou exorciser
à plus ou moins grande échelle.
Quand la conscience, la volonté et l'espoir sont là,
tout est permis vers le changement d'optique et de mode de vie.
Mais rien n'est facile ici, et tout est lent dans la rapidité du
"rythme moderne post-11 sept 2001". Très lent même.
Lent dans l'évolution des moeurs et sociétés,
rapide dans la consommation, la guerre, le travail et l'esclavage
post-moderne.
Pourquoi j'écris ça?
Les films et la vie que j'ai vus récemment me l'inspirent
sans aucune volonté moralisatrice.
vendredi 11 juillet 2008
Flash-Le temps fuit
mon corps s'appauvrit et s'amenuise.
Mon véhicule vieillit,
mais mon âme s'enrichit.
L'expérience gagne, l'ossature perd.
La dichotomie corps et âme
reste un territoire vierge,
Pour les explorateurs nés.
dimanche 6 juillet 2008
Fantasia- 4 films
Mon préféré jusqu'à maintenant. Faux-film catastrophe-tueur-en série
privilégiant l'approche humaniste épurée d'une histoire familiale tragique
dans le chaos annoncé d'une météorite venant percuter la terre
dans les prochaines 72 hres.
Cinéaste de grand talent. Excellents interprètes, photo soignée,
propos universel. Format 35 mm dans toute sa splendeur.
Moment fort. Gagnant de prix.
2-"Genius Party" Jap.2007 (Collectif de sept auteurs) (très bon)
7 courts d'animation (+ou- 15 min chacun) remarquables
tant dans le propos que dans la réalisation technique irréprochable.
Imagination rules! J'ai mes préférés, mais tous sont bons ou excellents.
3- (REC) Esp. 2007 (J.Balaguero-P.Plaza) (très bon)
Drame d'horreur un peu convenu mais très habile.
Scénario ingénieux avec dimension sociale indéniable.
Caméra à l'épaule hyper-efficace sans étourdir.
(une mode à double tranchant qui foire en mode autre que cinéma
à moins d'une télé vraiment imposante)
Pari risqué et réussi par le traitement original, l'excellence
de l'interprétation, le rythme soutenu et une finale magistrale.
Scènes terrifiantes de réalisme.
Une salle qui hurle d'effroi au grand complet, c'était la première fois
que j'en étais témoin actif.
Gagnant de nombreux prix. Fort à parier qu'il en gagnera ici aussi.
La rumeur voudrait que certains spectateurs se soient évanouis
pendant la projection, en Europe.
Cardiaques, s'abstenir ;)
J'commence à m'faire vieux pour ce genre de film,
je deviens plus sensible au "gore" en vieillissant, je sais pas.
Mais pour les fans, c'est toute une "ride".
4- "Robo-Rock" Jap. 2007 (T.Suga) (très moyen)
Comédie mitoyenne burlesque-fantaisiste-bizarroïde.
Exemple typique de la bande-annonce qui largue tout pour accrocher
son poisson.
Premières 30 min. rigolotes et prometteuses. Mais ça s'essouffle
jusqu'au dernier râle, malgré qques bons moments parsemés.
C'avait l'air d'un bon plat à vue d'oeil; mais en bouche ça goûte pas
grand chose.
Comme un sushi passé date d'un jour. Ni bon, ni mauvais.
Tu l'bouffes en te disant: Ouin, pas la fin du monde ce sushi.
Mais un frais, cé dur à battre, comme Genius Party, ou
L'oeil du Dragon.
Z'avez jamais mangé de sushi "Oeil du Dragon"?
Miam.
En attendant, les films qui semblent prometteurs
cette semaine mais que je ne verrai probablement pas:
Timecrimes
Sparrow
Peur(s)du noir
Second Skin
Cryptozoologie
DJXL5
Let the right one in
Wide Awake
Idiots and Angels
La Crème
Epitaph
Mad Detective
Triangle
Bon cinéma les enfants.
jeudi 3 juillet 2008
Spécial Fantasia- Histoire Gore.
Qu'y-a-t'il de plus inutile qu'un petit orteil?
Deux petits zorteils.
C'est non seulement ridicule et insignifiant, faut en plus qu'ils
soient source de douleur vive quand on se les cognent en quelque part.
En fait, ils ne servent qu'à cela: nous emmerder.
Une erreur de la nature qui devra être corrigée.
Après visionnement du DVD de Bandes-Annonces Fantasia d'une
durée de 2 hres 30 minutes, j'envisage sérieusement
l'auto-amputation de ces deux appendices risibles et nuisibles.
On jurerait avoir affaire à deux tétines sur-dimensionnées,
recherchant constamment la collision avec des pattes de table
ou meubles quelconques. Lousy freaks...
En voilà assez!
J'ai lu en quelque part qu'ils viendront à disparaître
chez l'homo-sapiens dans son évolution,
qui sera finalement doté de quatre orteils.
Ceux-ci grossiront et combleront l'espace laissé
par le petit extravagant. Comme les Trolls.
Ils sont d'avant-garde, les Trolls.
Mais en attendant, je prendrai moi-même les devants
sur l'évolution humaine qui traîne en longueur temporelle
et corporelle...
I'm gonna fuckin' chop them off!
Cut them off!
J'aurai cependant besoin d'une assistante,
pour me siffloter un air pendant la besogne.
Du Gershwin ou du Zappa, quelque chose
d'américain, selon l'humeur et l'arrivage.
Je m'arrangerai ensuite pour me faire une amulette
avec les deux petits sacrifiés.
Je deviendrai un sorcier redoutable.
"Le sorcier aux petits orteils"
dimanche 29 juin 2008
Fantasia

vendredi 27 juin 2008
À mes amis les magnats du Pétrole
dimanche 22 juin 2008
Quatuor Mains Libres (suite)
Un quatuor de guitares classiques dans un bistro rue
Ste-Catherine Est, coin Sicard.
Craignos pour la qualité de l'auditoire et de l'écoute,
mais je me disais en même temps que le groupe avait dû
vérifier l'endroit au préalable, n'ayant pu m'en enquérir.
Appréhensions vaines, le Bistro In Vivo en est un soigné,
bio-santé au menu, équitable dans ses produits,
(la bière saoûle même pas ;) qui détonne dans
l'environnement "faunique particulier" de l'est.
L'endroit s'auto-proclame "Bistro Culturel Engagé".
Bref, pas l'endroit désigné pour une beuverie de groupe.
Le quatuor est composé de:
-François Gauthier, guitariste-compositeur et arrangeur,
ami personnel.
-Charles Gauvin, guitare-voix.
-Marie-Soleil Fortier, guitare-voix
-Karl Marino, guitare-voix.
Pour voir leur bio, c'est icitte.
Un répertoire riche, varié, ni hermétique-péteux,
ni accessible-racoleur: Tom Waits, Kurt Weill, Leo Brouwer,
Manuel de Falla, une compo de François, Bogdanovic.
Latino-folk-jazzé-contemporain genre...
Une heure quinze de pur plaisir, par quatre interprètes professionnels
ravis de se retrouver sur cette scène avec un auditoire en or.
Attentif, silencieux, et le personnel d'une discrétion infinie
pendant la prestation, une prise de son exceptionnelle de précision.
On ne pouvait demander meilleures conditions. Je m'attendais pas
à une telle qualité d'écoute, ni d'éxécution pour un premier concert;
d'une finesse et d'une musicalité...
Ils se servent aussi de la caisse de résonance de leur guitare
comme instrument percussif qu'ils tapotent et gratouillent de
leurs doigts et mains pour plus de rythmique sur certaines pièces.
La simplicité et l'humour de leurs brèves interventions rendaient
leur présence fort sympathique. C'était tout sauf guindé.
Très beau concert avec un seul bémol : le volume un peu trop faible.
Manque d'amplification, en plus du fait des micros uni-directionnel,
pas d'omni-directionnel. Le technicien du son m'a confié que c'était
tout l'équipement dont il disposait. Pas sa faute donc,
mais il a fait un petit miracle de prise sonore avec ce qu'il avait.
C'est pas de la tarte, amplifier quatre guitares six cordes, et il a fait
un boulot exemplaire.
Pas un seul "feed back" et il était toujours "border line" selon ses dires.
Steve a beaucoup de talent.
"Je suis assez fier dans les circonstances" a-t'il dit.
-"Ya de quoi l'être, vraiment Steve".
Il a ajouté que les musiciens n'étaient pas assez attentifs sur
l'emplacement de leur micro qui peut varier, selon la posture adoptée.
Ils devront être plus sensibles à ça, bien placer ou
replacer leur micro.Bien observé de sa part.
Pour tout entendre, il fallait se placer près de la scène jusqu'à
environ la moitié de l'espace disponible, au-delà on perdait des
nuances et des bouts.
Le public semble avoir bien apprécié tout de même. Bistro comble.
Avec un peu plus de volume, c'eût été le trip total.
François est mon pote c'est vrai, mais lui et moi nous connaissons
depuis assez longtemps pour nous dire les choses telles que nous
le ressentons franchement.Sans se blesser, mais sans faux-fuyants.
S'ils avaient mal joué, je lui aurait dit à ma manière,
(il est très auto-critique anyway); mais hier soir,
un son d'ensemble bien rond, une "drive" musicale consommée.
Une réussite et un quatuor promis à un bel avenir je l'espère.
Ils joueront au sein de leur groupe Forestare en compagnie de
Catherine Major vendredi prochain(27) dans le cadre du
Festival de Jazz.
