vendredi 10 octobre 2008

World Press Photo et Foire de l'image-Extraits

























Évidemment ici, ça jette pas autant que sur place.
Faut pas rêver avec un appareil-photo numérique
de 5 mo de définition, mais ça vous donne un aperçu.
L'édition 2007 était bien supérieure à celle-ci
mais perso c'est un "must" pour moi chaque année,
pour contempler la réalité crue de notre monde
dans sa beauté/laideur, à travers l'oeil de
photographes-reporters talentueux de tous les coins
de notre petite boule.
Y.

mardi 7 octobre 2008

Festival Nouveau Cinéma-Prologue

Il est de retour. Mon festival de cinéma préféré à Montréal.
Du 8 au 19 octobre, j'irai au cinéma plus souvent.
Forme d'art inclusive par excellence:
littérature, musique, jeu, mise en scène.
Images en mouvement qui vous happent et transcendent le temps présent.
Le Festival du Nouveau cinéma de Montréal fait place
au cinéma indépendant de tous les pays année après année.
Welcome back baby, 37e édition.
That's it, gimme your buzz and keep goin' .
What did you say, you want some mo' ?
Here's some mo' !...

Assis sur mon beigne les yeux ouverts, le cerveau en mode réception,
transporté pour un montant ridicule en 2008.
C'est quoi 10 ou 15 piastres aujourd'hui pour voyager aussi loin,
quand on vous charge au bas-mot $80 pour voir un spectacle?
Une joke. Une bouchée d'pain.
Le rapport prix/produit de qualité est exceptionnel.
Le cinéma est un petit miracle moderne parce qu'il coûte
cher en énergie/dollars à produire étant un art collectif complexe
et reste en même temps abordable à tous les cinéphiles,
d'où la difficulté de bien écrire à son sujet en oubliant aucune de ses
multiples composantes. Parfois on choisi d'écrire techniquement,
souvent on écrit (trop) subjectivement sur lui; "l'entre-deux réussi", confirme
les grands critiques à mon avis.

Entre le spectateur contemplant l'oeuvre finie
et son créateur couchant d'abord une idée sur papier réside
une construction lente et ardue.
Quiconque s'est attardé à cette fabrication sait combien
d'étapes et de travail acharné, d'imprévus et contre-temps cela
nécessite quand il y a pas carrément "report indéfini du projet".

Mes respects à tous(tes) les créateurs(trices) qui "plongent"
en prenant le risque de maintenir leur vision à travers une oeuvre,
malgré les impératifs économiques.

Les gens du FNC font un boulot extra avec une programmation
toujours riche à chaque édition.

Place aux bonnes vues!

jeudi 2 octobre 2008

Cliché de conversation- "L'oignon"

Eh oui. Après une longue absence, les revoilà frappant à la porte
de ma mémoire et celui-ci se fait insistant.
Sans plus tarder je vous en fait livraison.
Tranchouille de vie telle que vécue par votre humble serviteur.



"L'oignon"


J'arrive chez un client à un quai de déchargement et m'annonce.
Un quidam dans la cinquantaine s'amène prestement.
Je décharge les boîtes qui défilent de mains à mains,
puis une que j'échappe sur le pied du mec,
(il chausse des espadrilles)une lourdingue d'environ 20 kilos.
Il pousse un cri de douleur qui me semble un peu exagéré:

-AUGHH! MON NOGNON TABARNAAK ! !
C'est chien çaaahhh ,carré su mon nognon ostiiiii!
Un vendredi en plus aaawwwh!
(Il clopine comme un estropié, puis s'asseoit en vociférant).


-Désolé M'sieur l'ai pas fait exprès!

-Aaughh...T'aurais pas pu l'échapper ailleurs?!

-Ben quand j'échappe une boîte j'me dis pas:"Tiens je vais l'échapper juste là"!

-Commence pas à faire le smatte en plus esti m'as faire une plainte à compagnie!

-Ben là, j'vous ai dit que j'étais désolé, c'était pas intentionnel.

-Okok...Ah fuck drette dessus St-Crème...Aaaah...

Il enlève sa chaussure.

-"St-Crème", ça doit bien faire cinq ans que j'ai pas entendu ce sacre hihi! Dis-je.

Il massait frénétiquement la protubérance osseuse de son gros orteil gauche qui saillait sous sa chaussette, le visage grimaçant de douleur. Bref ça faisait mal quoi.

-Ma journée de golf de d'main est scrapée esti, j'pourrai
pas m'endurer d'la fin d'semaine!

-Vous pourrez pas jouer au golf?

-Mets-en que j'pourrai pas, aughh, ça s'peut pas.

Il enlève sa chaussette qui laisse voir une masse osseuse rougeâtre
au gros orteil.Il la frotte de la paume de sa main pour se soulager,
mais cela semble insuffisant. Puis arrive quelqu'un par derrière...

-Bon bon bon encore Roger et son nognon, tsé Roger vas falloir
qu'tu fasses quek' chose avec ça un m'ent donné...

-Une fricassée pt'être!? siffla Roger.

- hahah, ouen genre. Fais-toé opérer ou porte des bottes de sécurité!
répondit l'autre.

-Te l'ai dit qu'les bottes ça frotte dessus, pas capable de porter ça criss
cé trop serré pis l'opération oublie ça tu restes des s'maines sul carreau!

-Bon ben endure dabord mais tu s'rais pas un peu moumoune
sué bords ma grand-mère en a un nognon pis a braille pas comme toé!

-Veux-tu m'as t'en péter un nognon sua yeule!?
J'viens d'me prendre une boîte de 50 livres
dessus cibouère pis tu peux ben parler toé,
tu traumatises de t'voir un bouton dans l'cou!
(Il continuait le massage de sa mini-bosse, assis sur le béton)

-Moé ça, traumatiser pour un bouton mais vas chier !

- J'aimerais pas avoir un oignon. Fis-je.

-Cé pas drôle, cé souffrant que l'crisse, mmmpphh...

(Il me fallait partir, j'allais me mettre en retard.)

-Bon eh ben faut que j'y aille moi, désolé encore...Bon week end.
J'espère que vous pourrez aller au golf tout d'même.

-Non j'vas m'tremper l'pied à place, yéé ça va être le fun.
C'était pas d'ta faute...

-Bonne fin de journée.

-Mouin. Dit-il en remettant sa chaussette.


(...)


En quittant j'eus cette pensée:
Il suffit parfois juste d'un instant pour vous pourrir la vie pendant
des jours voire des mois et même des années lors de grande malchance.




mardi 30 septembre 2008

Trouble - Cat Stevens

Avant qu'il ne devienne Youssouf Islam, Cat Stevens a composé cette toune
méconnue que j'aime à chaque écoute.

Elle figure sur l'album "Mona Bone Jakon" et apparait au générique du très beau film qu'Hal Ashby a tourné en 1971:
"Harold et Maude".
Le vidéo ici-présent est beau mais suicidaire(ce que je ne suis pas),

Cat a changé d'identité avant de passer à l'acte Nord-Américain

pour se retrouver on sait pas où. Je signale qu'il a publiquement appuyé la

"fatwa" contre l'écrivain Salman Rushdie et ses "Versets Sataniques".

dimanche 28 septembre 2008

Return of the Blues de l'heure des quilles

"L'heure des quilles". Mes parents nous mettaient parfois
cette émission télé lorsque nous étions jeunes mon frère et moi le Dimanche.
Ça nous calmait avant le retour à l'école. Oh une trouée. Oh un abat.
ZZZZZZZZ. Telle la grisaille de l'automne annonçant l'hiver,
l'heure des quilles annonçait la fin du week-end et le
poids du lundi qui pointait son nez sale.
Blues de la classe ouvrière face à l'inéluctable retour du collier
productiviste le lendemain. Le manteau de plomb.
Je reprends la laisse après une petite semaine de "vacances".
C'était plutôt "cinq jours ouvrables en congé" qu'une véritable vacance.
Pour mériter cette appellation, c'est pas une mais bien
trois semaines qu'il faut, sinon ce sont des jours ouvrables en congé.
Grosse différence et gros soupir.
J'aurai une autre semaine fin octobre,yé j'me peux plus.
Je loue mon corps et ma force de travail.
Ceci est mon corps, prenez et usez-le à la corde, mangez-le
un peu plus chaque jour ouvrable.
Il vous procurera la "plus-value", le profit dans vos poches.
Ce profit, c'est la partie de travail que VOUS donnez, et pour laquelle
vous n'êtes PAS payés.
J'en entends déjà dire: "Ben fous ça là mon vieux, change mon vieux".
"N'y vas plus, la notion de travail est absurde, ce doit être
une distraction obsessionnelle" et blablabla, bliblibli.Bloublou.
C'est plus compliqué que ça en a l'air.
Que l'on m'envoie un beau gros "tchèque" bien gras et je me ferai
un immense plaisir d'avoir des distractions obsessionnelles.
En attendant que le ciel me tombe dessus avec ses bienfaits,
je leur redonnerai mon corps et mon esprit avec compensation mais
mon âme n'y est pas, je la garde pour moi.
C'est déjà assez difficile la vie en général, en plus il faut la gagner comme
un cul-terreux.
Quand je pense qu'il y en a pour s'ennuyer une fois à la retraite...
Jolie bande d'abrutis.

Câline the blues...

jeudi 25 septembre 2008

Bits and Pieces


Goutte de mer près de Hawaï, grossie environ 20 fois par microscope, l'an dernier, 2007.

Vu le World Press Photo cette semaine. Sur la photo ci-haut,

une vue grossie au microscope qui nous donne la chance

incommensurable de zieuter une larve de crabe,

en bas à droite. Ce mini-crabe fait moins

qu'un grain de riz en grosseur,

mais il est déjà muni de pinces à couilles.

Je voudrais pas me retrouver sur son chemin larvaire,

à moins d'avoir de vrais arguments.

Il faut convaincre des fois dans la vie,

et il a pas l'air commode avec ses yeux globuleux

et ses petites menottes...

Petit être mesquin et cruel!

Moins intense que l'an dernier je dois dire,

qui fut un cru exceptionnel.

De moindre qualité qu'en 2007,

mais un "must see" chaque année pour la diversité renouvelée.

L'Afghanistan, l'Iraq, l'assassinat de Benazir Bhuto et

l'environnement sont les sujets forts de cette édition.

J'en publierai des extraits photos dans le futur

en vous le signifiant.

J'ai appris entre autres que pour la PREMIÈRE fois,

depuis la 2e guerre mondiale, l'armée allemande fut déployée

en dehors de leur pays en Afghanistan,

principalement autour de Kaboul dans un but

humanitaire de reconstruction.

J'ai aussi appris dans un reportage vu hier,

que les soldats américains amputés d'un membre

quelconque en mission, doivent rembourser la prime

qu'on leur a promise en cas de guerre,

s'ils ne peuvent terminer leur contrat à terme.

Autrement dit: mettons je m'enrôle pour deux ans et

je perd une jambe au bout d'un an en marchant sur une mine;

ben je devrai rembourser la prime parce que je pourrai plus

servir mon pays pour le reste de mon contrat.

Cool indeed. Enrôlez-vous qu'ils disaient...

(....)

Cinéma Cinéma!

Une série très chouette bat son plein à Téléquébec,

ça s'appelle : "Cinéma Québécois",

tous les mercredis soirs 21 hres pm.

Foutrement bien faite, bien montée,

pertinente en tous points avec des entrevues

qui ont fait et feront sans doute l'histoire de notre cinéma.

Georges Privet est derrière tout cela,

je me souviens très bien de lui en tant que

critique au Voir dabord, puis chroniqueur

à l'émission "Le 7e".

Travail d'histoire-cinéma exemplaire par le montage

vivant qui ne s'essouffle jamais; entrevues pertinentes,

archives magistralement remises en contexte historique,

bref, un documentaire de grande valeur.

Bravo Georges, et toute l'équipe de réalisation,

you've got it big time!

(...)

Vu "l'Âge des Ténèbres" de Denys Arcand en dvd.

Un cru bancal et mineur, qui effleure bien des sujets

sans en approfondir aucun à mon avis.

Le propos social est toujours pertinent et l'oeil acéré,

mais le film souffre de superficialité dans son ensemble.

Comme un film à sketches acerbe, noir et sans issue,

sans la "légèreté profonde" qu'il nous a déjà fait goûté.

Pseudo-léger, mais lourdingue dans le fond.

Il nous a habitué à plus de profondeur par le passé,

mais Labrèche(sobre et efficace) traverse le film

sans égratignures,et il y a au moins une scène mémorable

à mon avis:celle du médecin,

(Benoit Brière, bougre d'acteur concentré)

qui lui annonce un cancer ravageur...

La relation de Labrèche avec sa femme, c'est pas mal

non plus, mais le reste est effleuré de l'oeil et parfois racoleur.

Il y avait plusieurs films à faire avec ce film va-tout-Arcand.

Déception mais pas un nanar, loin s'en faut.

(....)

Transports!

Une nouvelle voiture, la Zenn,

pour :Zero Emission No Noise, fabriquée à St-Jérôme serait

promise à un bel avenir pour son efficacité énergétique annoncée.

(Googlez-la si ça vous chante, pas pu insérer de lien efficace).

De futurs supra-conducteurs énergétiques seraient en développement

pour pouvoir la doter d'une autonomie de 400 km sans recharge.

Elle pourrait selon leurs dires, rouler à 125km/hre.

Les batteries après épuisement prendraient 5 minutes à se recharger.

Faut voir les amis, faut voir.

C'est presque trop beau, mais perso,

j'espère un véhicule hybride qui torchera toutl'monde.

Ya un potentiel énorme pour le transport individuel en devenir.

vendredi 19 septembre 2008

Rouge verdâtre.

Vue sur Solid Waste, cette pub du parti libéral .
(nous sommes prêts à relever le défi haha)
Lisez-nous bien: "On aimerait vous gouverner vertement".

La tronche perfide d'Ignatieff, à qui je confierais
même pas une clé de cabanon; Denis Coderre égal
à lui-même c'est à dire assez peu, Bob Rae à la rescousse
et l'absence de l'intrépide Justin Trudeau (?).

Un montage merdique du Liberal Géographic
où queue de baleine et face de grenouille ne font qu'un.
Rigolons dans nos chaumières mes frères.
Je n'oublierai pas Stéphane Dion, le père de la clarté
référendaire de mes fesses.
Sa conscience environnementale le sauve de mon mépris.
Premier ministre il bâillonnerait le Québec sans relâche,
mais s'il ne remporte pas cette élection , il sera prestement
étêté par un parti assoiffé de chef charismatique.

"This is your last chance, you better win Stefie boy.
If not, we'll be waiting for you in the tool shed".

Voilà qui ferait une belle pub libérale.

jeudi 18 septembre 2008

World Press Photo 08






Chaque année depuis 1955, un jury international et indépendant
composé de professionnels de l'image se réunissent en Hollande
sous les auspices de la fondation World Press Photo pour choisir
les meilleures photos des journalistes de presse mondiale de l'année.
Je précise que la fondation n'a aucun droit de regard sur le choix
des gagnants.Pour l'édition de cette année, qui récompense les
meilleurs de 2007; plus de 5,000 photographes de 125 pays
ont soumis quelques 80,000 images.
Le jury en a retenu 200, comparé à 185 l'an dernier.
Pour la 7e année consécutive, c'est le Musée Juste pour rire
(l'ironie, sans blague) qui présente l'expo jusqu'au 28 septembre.
Elle est considérée comme l'expo photo la plus prestigieuse et
reconnue au monde, étant présentée dans 50 pays.
Eh oui, peut-on croire cela?
Je puis en témoigner, j'y étais l'an dernier et
ne manquerai surtout pas d'y aller la semaine prochaine.
Je n'ai que de bons mots envers le professionnalisme
et la qualité totale de l'ensemble, en plus du décorum
magnifiquement servi par le personnel du musée.
La violence qui y est parfois(certains diront souvent) évoquée
n'est jamais gratuite ou putassière mais au contraire
toujours significative par le propos qui dépasse toujours
le "cadre" de l'image.
Elle est regroupée sous 10 thèmes:
1-Spots Actualité
2-Information générale
3-Protagonistes des faits divers
4-Portraits
5-Sports
6-Les Arts
7-Vie quotidienne
8-Sciences et technologies
9-Nature et environnement
10-Intérêt contemporain
Les dimensions sont grandes, pas petites.
Il y en a qui font un mètre par deux de long.
C'est pas pour les enfants et les fans du National Geographic
feraient mieux d'y penser deux fois. Secouement en règle
à prévoir. Les gifles au visage et les caresses se succèdent
dans une qualité photo jamais vue avant cette exposition.
Éblouissement beauté-laideur en rotation, comme la boule
où nous vivons.
Cru et pur, laid et beau. Blaid et crur, quoi.
En sortant j'étais s'ul cul et transporté en même temps,
habité par un souvenir désormais permanent.
J'arrête, vous allez croire que je bosse pour eux. Nonon.
Pas dutoutdutoutdutoutdutout.
Mais comme si ce n'était pas assez, une autre exposition y
est jumelée à l'étage supérieur: La Foire de l'image ,
regroupant une centaine de photographes québécois avec
400 photos exposées.
Suis allé zieuter ça et la qualité y est indéniable,
mais plus ludique pour balancer le relatif choc précédent.
P.S. Si le texte est tout ramassé en paquet, cé pas moi mais cette
interface de Blogger qui respecte pas la mise en forme.
Faudra y voir mais je devais vous en parler de suite,
m'en serais voulu d'attendre...

samedi 13 septembre 2008

Tag (suite)


Un câble plus tard, vouéla.
C'est mon bureau, une bulle dans ma bulle.
Je vous l'offre.
Vous voulez ma photo avec ça?!
J'ai un compte Paypal que vous pouvez bourrer.
Gênez-vous pas, à fond la caisse.
Je propage le virus à:
S'ils veulent bien, évidemment. No sweat.

jeudi 11 septembre 2008

Tag

J'ai été tagué par Monsieur Mistral pour montrer mon bureau,
sauf que c'est mal barré.
Mon poste de transfert est en réparation; faudra attendre,
faute de trouver un câble qui me permettra de transférer
la photo numérique de l'appareil vers le blog.

Voilà. C'est pas intentionnel, ça adonne comme ça.
Comme une grippe en plein été.
C'est la faute à Hewlett Packard et leur service de merde.
J'vous épargne, faites-vous plaisir, n'achetez rien de HP.
Ni de Black and Decker.Des disciples de Kafka.
Leur service= zéro plus zéro.
À chier, du jamais vu en dix ans.

mercredi 10 septembre 2008

"La Classe Moyenne étouffe", poil au zouf.

C'était à la une du Jounal de Mourial hier.

Question: A-t'elle déjà respiré?

La pauvre Moyenne,veau sacrifié,fauteuil dans lequel
la Grande aristocratie s'asseoit.
Et la classe Petite, elle? On en parle pas, c'est son repose-pieds.
Ya aucun intérêt à parler de son pouf.

La Moyenne veut faire comme la Grande.
C'est la tranche de revenu entre $40,000-$90,000 par année.
(Ça me fait toujours sourire d'être comparé à une tranche de pognon.
Bonjour, je suis un ramassis de chiffres, en chair et en os.)

Elle s'endette et rigole, puis pleure comme un ti-bébé. Snif.
Tel le capitalisme sujet à crises; cyclique.
La classe moyenne est une roue; la petite classe, la route de terre
et l'aristocratie, le 4x4.
Le cycle "joie factice" de la moyenne voulant se faire grande
cède à celui des pleurs et grincements de dents réels de la petite.
Pour la première c'est temporaire, pour la dernière c'est permanent.
L'aristocratie ne vit pas sur la même planète, l'argent lui sort par l'urètre.

Gouverner c'est prévoir qu'ils disaient, engagez-vous qu'ils disaient.
Ouais...
C'est plutôt de la gestion d'estrade à la petite semaine,
tant des gouvernants que de la classe moyenne dans une certaine mesure.
Le nez des uns est long de quatre ans;
celui des autres, au prochain paiement.
Elle est la cygale de notre société ayant une extinction de voix.
Ou un haut-le-coeur de s'être gavée à crédit, entre autres.

Quand elle va gerber, craignos.
Vite une Gravol-Consolidation de dettes,
et priez en vain pour la clémence du Dieu Capital,
because he shows no mercy.

Époque "Darwinisme financier".


(...)



-Chérie j'étouffe, kofkof arreuh



-Mais respire, respire!



-Mais j'étouffe koff, comment veux-tu j'respire, j'étouffe calvairaraagrhh...



-M'as t'donner une bonne tape dans l'dos, penche-toi.



- koffarrhhg, chu resté trop longtemps à Pékin arraahhg



-Cé une autre crise de panique j'pense plutôt.Calme-toi, ça va passer.



- Ben non, arrête de niaiserarragghhkoffareuh, esti ça va tu arrêter!


Non ça n'arrêtera pas de sitôt, mon Joe.

mardi 9 septembre 2008

Punky Town






"Punk and Rock'n Roll will never die".

Cliché but true, yeah.

Along with music, and being far more than just a way of life, it's

a state of mind, a global attitude that will live forever through

people who believe in doubt, intelligent criticism, and social

consciousness.

lundi 1 septembre 2008

Fête du "Travail"

J'aimerais bien savoir qui a nommé ce jour : Fête du Travail.
Il y a contradiction totale, en cette journée où personne bosse.
Les plus chanceux sont même payés pour rien foutre!
Quelle aberration ridicule!

Aurait-on idée de pratiquer l'abstinence pendant la Fête du Sexe
ou le jeûne pendant la Fête de la Nourriture?!

S'il y avait une logique dans cette appellation, nous devrions
tous travailler comme des chiens aujourd'hui. Pis au fouet à part ça,
avec plein de temps supplémentaire impayé.
(Voilà qui ferait jouir bien des employeurs en ce monde).

Pour corriger cette absurdité, je rebaptise cette journée:
"Fête de l'Oisiveté". Voilà qui est plus approprié.
Je suppose que cette appellation provoquerait un mini-scandale
dans ce système basé sur le travail aliénant; d'où le titre injuste
qui afflige cette journée "grimace au temps productiviste".

N'est-ce pas ce que c'est dans le fond, un petit espace-temps;
grain de sable libre de 24 hres dans l'amoncellement de terre
qu'est la vie d'une année travaillée.

Si j'étais le maître du temps, cette grimace prendrait deux jours
par semaine...

Maintenant vous m'excuserez,
je vais de toute urgence me pogner le beigne le reste de la journée
parce que demain je commence à 07:00.

mercredi 27 août 2008

Rassemblement et anecdotes d'une journée.

Je me suis fait porter "pâle" au travail pour aller au rassemblement
contre les coupures du gouvernement Harper envers la culture.

C'était au 1195 St-Laurent, Montréal, et les palabres avaient lieu
à l'intérieur de cet édifice, portées à l'extérieur par des
hauts-parleurs. Bizarre et cloîtré.
Ils auraient dû faire cela dehors pour une véritable
communication, dans un endroit plus vaste, il faisait si beau.

Environ 800 personnes à l'intérieur et un bon 1500
à l'extérieur je dirais,dans un petit parc attenant
qui a débordé sur le boulevard pour finir avec une marche
improvisée sur Ste-Catherine ensuite.
Les policiers n'ont fait qu'encadrer et ont laissé faire
sur la Catherine en la fermant.


Très discrets. Cool, calm and connected; mais franchement
il y avait pas de quoi fouetter un chat de Montréal-Nord par le
calme de ce groupuscule. Ce fut à y bien penser, une occasion
ratée pour une manifestation monstre, sauf qu'un mercredi
matin, les gens bossent. C'était mieux que rien, mais
franchement j'étais prêt à gueuler comme un perdu ou
briser un objet. ;)



Je doute fort qu'Harper tende l'oreille au Québec en
matière de culture. C'est marginal pour lui et son bassin
de votes rednecks de droite, il en a rien à branler, c'est un
chantre du progrès à tout prix, nappé de conservatisme religieux.
Un cousin "canadian" de George Bush.
En fait, il gouverne comme s'il était majoritaire, arrogant en plus,
sauf qu'il est minoritaire. On est vraiment baisés.
Et on parle pas de l'environnement, qu'il méprise.

J'eus souhaité plus de monde pour la culture, contre Harper.
À la une de La Presse: "Harper mène dans les sondages au Québekistan".
Par une marge d'un pour cent sur le Bloc, et 10
pour cent sur Stéphane Dion...
Le pauvre Dion, il l'a pas trop l'affaire; il a
manqué une occasion de se faire valoir à Montréal côté culture.
Rien n'est joué encore, mais ça augure mal.

Un conservateur "icy-cold", opaque aux médias, presque reclus,
qui n'explique rien, ne justifie rien, sans aucune transparence,
en avance au Québec! J'en reviens pas.
Il ferait quoi Harper s'il était majoritaire?


Et Josée Verner à la culture fédérale, mouaha,
bonjour Bobinette. Bobino met sa main dans ton dos
et tire une corde pour le discours pré-enregistré que
tu débiteras. Franchement...

Mais Gilles Duceppe était là, Thomas Mulcair aussi,
accompagnés des médias.
Stéphane Dion, t'étais où toi?

(...)


J'ai salué Denis brièvement, qui partait ensuite bosser sur
le montage de "Carcasses", son prochain film.
De bonne humeur, on a échangé quelques
phrases sympas aux airs de "Punky Town" .

Ensuite je suis reparti avec ma carcasse à moi,
qui roule par habitude et tient par ce qui lui reste
de peinture vers le vaisseau-mère 450.
Me suis arrêté à un kiosque fruits/légumes.
J'ai tripoté des épis de blé-d'inde pour me défouler, en prenant
bien soin de les exfolier dabord pour ensuite presser quelques
grains avec mon index, histoire de vérifier leur fraîcheur.

Si ça gicle comme un bouton d'acné bien gorgé, c'est qu'il est frais.
Si ça gicle pas ou que les grains plissent sous la pression,
c'est périmé. Détail important: si la texture de
la giclure est collante, c'est qu'il est sucré à souhait.
Miam. La bouffe est jamais loin du sexe.

C'est la saison, alors faut pas se gêner,
surtout après une manif de gauche "gonflée à bloc".
J'ai pris quatre épis après que la dame du comptoir
m'eût signifié:

"Monsieur, n'arrachez pas les feuilles comme ça,
je pourrai plus les revendre!"

"Z'inquiètez-pas madame, sont vendus pis j'me défoule",
lui répondis-je, satisfait de la fraîcheur extrême et elle,
souriante de gratitude commerciale .

Je repars avec mon petit bonheur vers la tanière
en me pourlèchant les babines.
Je dîne de maïs en sachant qu'une régularité
défécatoire s'ensuivra:
"Blé d'inde au dîner, snack-bar en journée";
"Blé d'inde au souper, snack-bar en soirée".

Cette fois-ci je choisis d'égrener les épis dans l'assiette,
au lieu de les groinfrer à même l'épi en rotation
animale des deux mains.

Rien de telle que la civilisation culinaire après un exercice
de vérification primaire de la fraîcheur du produit.
Par contre, si je les avaient achetés sans jauger la dite fraîcheur,
je les aurions probablement dévorer à mains nues.
Sustenté, je m'attèle ensuite à une
tâche ingrate: le changement d'huile de ma carcasse automobile.

Pendant la besogne je remarque une fuite à la panne.
Normal, vu l'âge qu'elle a; beaucoup feraient dans leur froc
après 200,000 km de vie active.
Je resserre les boulons amorphes.
Ça devrait suffire pour un dernier hiver sur la route
avant la casse ou une vente à rabais.


Ma bonne vieille Mitsubishi.
Ses belles années sont derrière elle, mais quel coeur
au ventre elle a eu cette Japonaise.
Les Asiatiques sont encore et toujours un modèle
de fiabilité.
Elle a 230,000 km dans l'corps la grognasse.
4 petits cylindres, 1.5 litres. 90 cv.
Pas touché à la transmission, très peu au
moteur, cardans originaux...


Satisfait, je m'offre une bière et met de la musique:

"Le volume du Vent"

jeudi 21 août 2008

Flash-Belogue

Un blog, des belogues.
Autant de divans virtuels sur lesquels on s'affale.
Sans retenue ou presque, on se répand et on s'épanche.

Un miroir sans psy, dans lequel on peut se perdre
et se retrouver.

En ayant comme seul guide, notre conscience d'exister.

lundi 18 août 2008

Abdellatif Kechiche et le couscous d'amour.

Drame d'Abdellatif Kechiche.France 2007. 148 min.
Cette perle est toujours à l'affiche après trois semaines...
Grouillez-vous.
Dans la ville côtière de Sète en France,
une famille maghrébine s'unit autour du père
sommairement licencié pour l'aider
à réaliser son rêve: ouvrir un restaurant.
Gagnant de 4 Césars dont celui de Meilleur Film et
meilleur réalisateur, le spectateur est une
mouche observant la vie de ces personnages à leur insu
tant la pudeur et "l'impudeur" de la caméra
capte plus qu'elle ne montre.
Très proche sans être voyeuse.
Nerveuse sans agacer.
Vivante comme ses protagonistes imparfaits.
Un tour de force mêlant approche documentaire,
drame construit, improvisation versus scénarisation,
sans que l'on soit jamais capable de déceler la part de l'un
ou l'autre. Le tout est d'un naturel sidérant d'humanité.
Diable de cinéaste ce monsieur Kechiche, il faut du génie
pour être aussi subtil à dépeindre la beauté et la laideur
de la vie familiale dans sa complexité/simplicité quotidienne,
en plus d'une direction d'acteurs remarquable.
J'appellerais ce film:
Chronique dramatique improvisée savamment dirigée,
au déroulement imprévisible et à l'issue incertaine.
La plupart des acteurs sont non-professionnels.
Lumineuses performances, les femmes en particulier.
Hafsia Herzi(photo ci-dessus), éblouissante;
Leila D'issernio et Alice Houri, magnifiquement justes.
Habib Boufares(sur la photo), superbe de retenue en père
taciturne et fatigué par sa vie d'ouvrier sacrifiée à sa famille.
Quelques clins d'oeil à ceux qui l'ont vu:
Un repas en famille...
Une petite fille...
La crise magistrale d'une jeune femme...
Je n'ai qu'une toute petite petite petite réserve:
la finale qui m'a semblé s'étirer un tout petit peu;
sans doute Kechiche a voulu produire un effet
"épilogue" qui m'a échappé un peu lors du visionnement.
J'estime malgré cela que ce film est un petit chef-d'oeuvre.
Parions que le temps le confirmera.
Voir la critique de Rachel Haller pour un autre éclairage.

lundi 11 août 2008

Les Olympiques: so far, not so good.


Pendant que la Russie agresse
militairement la Géorgie,
deux athlètes de ces pays
se donnent l'accolade sur le
podium en signe de paix.
Pendant que l'ours écrase une souris stratégique
démocratiquement élue, deux fourmis issues du
même continent s'étreignent devant le monde entier.
(...)
La cérémonie d'ouverture fut égale à l'ambition déguisée
de la 3e puissance mondiale, qui demeure une dictature
malgré l'imagination, la subtilité et la démesure
de l'image.
Le parti communiste chinois,
(qui n'a de "communiste" que l'appellation)
asseoit justement son pouvoir en donnant un peu
de "leste de corde" à sa population qu'il sait avide
de changement.(Pour la calmer, l'étourdir temporairement)
Elle atteindra le bout de cette corde et la
cassera tôt ou tard à mon avis.
Le pouvoir en place croit nourrir son pouvoir, alors
qu'il participe à sa destruction. Une question de temps.
J'estime "facile" d'imposer sa vision totalitaire
avec 40 milliards de dollars.
Plus difficile d'y appliquer ses règles à tous les
habitants, tout le temps.Exemple: Tienamen.
Je n'oublie pas que ce pays commet un génocide
"tranquille" au Tibet depuis plus de 50 ans avec le
silence complice des Nations Unies sous prétexte
d'économie $$$.
Les droits et la liberté d'expression
de ses propres citoyens, bafoués dans la répression
et la censure. Aux optimistes qui disent:
"La Chine fait des efforts". Mouais, un peu.
Trop tard. On est en 2008.
Tu peux pas donner du fric au peuple
d'une main et le frapper pour qu'il se taise de l'autre.
C'est foireux, ça peut pas marcher bien longtemps.
Un suicide politique en soi.
Plus t'as de fric, plus tu mords fort.
C'est comme l'air, plus il est pur et ample aux poumons,
plus t'es en forme pour aller plus loin et péter des gueules,
gratos. C'est toujours la même histoire.
Ad vitam eternam.
Anyway, l'Histoire jugera définitivement. Pas moi.
Malgré tout son talent et son inspiration
qui force l'admiration pour cette ouverture,
(le dilemne existentiel pour lui j'espère, créateur qui s'est
assujetti au pouvoir en place),
Zhang Yi-mou a réchauffé un serpent sur son coeur,
mais perso je lui pardonnerais presque; parce qu'il est chinois,
artiste, et qu'il s'est surpassé en un sens.
Mais pas tout à fait. Il a célébré sa propre imagination(très grande)
à l'intérieur du pouvoir en place.
Au détriment des sans-voix que sont les Tibétains et
ses propres frères/soeurs contestataires.

dimanche 10 août 2008

Flash-Ego

J'aime bien me faire la conversation de temps en temps,
à l'intérieur de mon moi-même.

J'ai toujours un auditeur attentif qui ne me coupe
jamais la parole.

Mais pas trop souvent, sinon je me perdrais dans le tourbillon
de mon nombril.

samedi 2 août 2008

Flash-Musique


Je favoriserai toujours la musique au texte,
quand on parle musique.
Par là, je veux dire qu'un auteur-musicien pourra me débiter
des inepties sans nom à la limite, tant et aussi
longtemps que sa musique me transportera vers
d'autres territoires.
(Évidemment il y a peu d'exemples probants de ce genre.)
Pourquoi, parce que la musique importe plus,
et si on veut absolument faire passer un texte avant
la musique, bien on écrit un bouquin; c'est mieux parce
que ç'est beaucoup plus lourdingue dans le cas contraire.
Idem pour le cinéma. Un cinéaste qui n'est pas
flexible au scénario pendant le tournage ferait
mieux d'écrire un bouquin s'il veut le texte Intégral,
à moins d'un chef-d'oeuvre déjà écrit.
L'inflexibilité, c'est pour les livres,
mais pas nécessairement pour tous les écrivains.
En tout cas pas pour les musiciens, et surtout pas
pour les cinéastes, à mon avis.
Je dis ça sans préjugés aucun envers la littérature,
que je chéris comme une forme d'art égale
à la musique ou le cinéma.
Cinéma, musique et littérature ont plusieures
fois fait la preuve de leur inter-dépendance et
indépendance suprême.
Ce sont les trois formes d'art qui m'importent
le plus. (sans oublier la peinture pas loin derrière)
Leur mariage est depuis longtemps consommé,
inaliénable et éternel.

mercredi 30 juillet 2008

Ze Moomba présente:


Roger a vécu une sale nuit la veille de cette session-photo.
Léopold ne rigole pas avec sa carrière, c'est un agent-double.
Boris, faut pas l'baiser, sinon il exerce une vengeance impitoyable.
(cliquez et vous verrez l'ampleur)
Laval c'est hot ça s'peut pas; quand j'ai vu ce dépliant,
j'me suis dit: C'est icitte que ça s'passe, pas ailleurs.
C'est une sacrée chance que Sting lui-même
les ait choisis, sinon on aurait eu droit à des Gremlins.

dimanche 27 juillet 2008

Nouvelle charte de l'OMHP.





Lors de son plus récent sommet tenu à Montevideo
la semaine dernière, l'OMHP:
(Organisation Mondiale de l'Hygiène Personnelle)
a établi de nouvelles règles mondiales d'hygiène personnelle
qui furent prestement enchassées dans sa charte,
par vote unanime de ses généraux,
élus par acclamation sous la supervision du comité suprême.


Ainsi dorénavant, la nouvelle charte modifiée prendra effet
"sine qua non" le premier janvier 2008,comme suit à la page 234,
paragraphe 3, alinéa 4 de son lexique,
et fera force de loi le 1er janvier 2009.
En application dès le 1er juin 2009
pour les pays industrialisés, progressivement par la suite
avec supervision appropriée pour les pays en voie
de développement le 1er décembre 2009,
et à une date indéterminée avec suivi prioritaire
pour les pays sous-developpés le 1er janvier 2010.


Considérant cette charte fastidieuse et bourrée
de termes techniques inutiles dans sa compréhension,
l'équipe d'ILT (dans un soucis constant de vulgarisation
intelligente comprise par la majorité)
a savamment concocté le résumé succinct suivant:

"Il importera dorénavant pour tout individu mâle ou femelle,
diurne ou nocturne, d'appliquer une généreuse couche
de déodorant non seulement sous les aisselles,
mais aussi sur la région dite du : "périnée":
-zone intime délimitée au nord par l'anus
et au sud par les parties génitales, uniformément constituée
de chair tendue et invariablement soumise à toutes les intempéries
corporelles et météorologiques-
(le nord et le sud variant selon l'angle géographique)
dans le but évident d'éviter toute odeur incommodante
pour soi-même et autrui dans un rayon d'un mètre de distance".
(La marque d'antisudorifique, ainsi que sa teneur en agents
neutro-odorants est laissée à la discrétion des individus
dans un premier temps.)


L'OMHP est consciente de la nouvelle loi d'hygiène
personnelle mondiale imposée.C'est pourquoi elle sera
en application PROGRESSIVE sur une période de 24 mois.


Les escouades d'information et d'inspection sur le terrain
pour tous les pays(et individus par le fait même)
ont été avisées du changement de moeurs sanitaires,
et dûment formées en conséquence.


Les agents de ces escouades veilleront à l'application de la loi
en bonne et due forme, et pourront arbitrairement procéder
à des inspections à nu, afin de valider/authentifier
l'application dudit déodorant dans la nouvelle zone prescrite,
à savoir celle du périnée (sic). (Voir définition ci-haut.)

Le non-respect éventuel de la loi POURRAIT entraîner
de sévères sanctions; allant de l'amande sommaire à l'ananas
sophistiqué, de l'insulte verbale primaire à la tirade intello
complexifiée et/ou simplifiée par les circonstances,
aux chiquenaudes diverses(communément appelées:
Pichenottes) pouvant utiliser divers objets
contondants sur une partie de l'anatomie,
choisies au gré de l'imagination de l'agent en place,
et ce, au moment jugé opportun.
....................

-" T'chèques ton périnée, l'escouade est là ",


-"Tu pues du périnée, tu vas "pogner un ticket",


ou- "J'ai subi une fouille-périnée aux douanes"


seront des expressions d'usage courant à l'avenir
dans tous les pays, l'OMHP en est consciente,
et a déjà inscrit les expressions sus-nommées
dans son lexique interne pour une étude pédagogique future.


L'OMHP veillera toujours au bien-être
hygiénique mondial reconnu selon ses règles.
Soyez-en conscient(e)s citoyen(ne)s planétaires.
Veillez à la désodorisation de votre périnée dès aujourd'hui,
car l'OMHP s'en assurera à l'avenir.


Telle est sa mission. Tel est son futur.
L'OMHP est là, pour régenter au mieux
votre bien-être et votre anatomie.

dimanche 20 juillet 2008

Léon, Coco et Mulligan

(À Christian, l'hyper-sensible qui "anxoisse".)
Je lis pas assez de livres, mais dans le mien en résumé,
il y a trois catégories:
-La primaire flatte et divertit sans conséquences,
participant à l'abrutissement de l'individu et le
ramollissement de son cerveau.
-La secondaire divertit et fait un peu réfléchir.
Ya mieux, ya pire.
Lecture d'été légère comme une sangria, faisant
tout de même son effet.
-La tertiaire marque, laisse à jamais sa trace en vous et
participe à votre évolution: intelligente, spirituelle, raffinée.
Je ne crois pas être racoleur en affirmant que son
dernier roman navigue aisément dans cette dernière.
J'ai lu son premier: "Vamp", en 1983 si ma mémoire est bonne.
"Destroy-flamboyant-punk-magnifique". J'avais dévoré.
Talent d'écrivain majeur dans notre paysage,
malgré sa suffisante jeunesse un peu trop consciente
de son talent.
Puis j'ai lu son dernier susnommé, suite à des échos positifs.
Entre les deux, un vide sidéral d'une vingtaine d'années,
causé par des commentaires acerbes et revanchards
d'écrivains-"wannabes"-déguisés-en-journalistes
sur un être houleux d'une part, et mon détachement personnel
de la vanité apparente du personnage d'autre part.
J'ai mûri pendant cette période, lui aussi manifestement.
On a environ le même âge.
J'ai lu LCM presque d'une traite, tellement l'écriture épurée
coule de source. C'est d'un naturel remarquable.
Il y a une rupture de style étourdissante
d'avec son premier ouvrage. Exercice de mystification?
On jurerait avoir affaire à un autre écrivain,transfiguré,
tant la manière tranche de son premier roman.
Roman assez dialogué, cinématographique dans l'évocation
des années 80. Très vivant et rythmé,
proche de ses personnages, Mistral prend le temps
de les installer sans lourdeur.
C'est littéraire et très incarné, comment dire...
Une littérature qui se vit par sa lecture.
Ça m'a touché d'autant plus parce
que je gravitais autour de ces lieux à l'époque de
mon UQAM en musique.
En gros, c'est l'histoire de deux paumés
(et d'un poète mythique)
qui gravitent autour du Carré St-Louis dans
les années 80.
Le carré St-Louis et sa magnifique fontaine.
Sa faune diversifiée...
Ça m'a rappelé de très beaux souvenirs,
universitaires insouciants, le P'tit Bar sur de
Maisonneuve, les potes perdus au fil des années
et des destinées, avec lesquels j'ai refait le monde,
le temps d'une soirée.
Un roman plein de saveurs et d'odeurs,
physique et spirituel, écrit par un grand.
Une sensibilité intelligente qui évite le pathos
à chaque page, avec une finale remarquable.
La tendresse et le respect l'emporte(et doivent l'emporter) sur tout,
malgré les apparences et les faits de ce monde troublé
qu'est le nôtre; ça s'appelle:
"Léon, Coco et Mulligan".

vendredi 18 juillet 2008

Clichés Conversation.

"Les Geeks"





J'attends, sagement aligné sur Guy coin Maisonneuve.

Je m'impatiente lentement.

C'est "platte" attendre dehors, pour aller voir un film.

N'importe lequel. Heureusement il fait beau et j'ai de quoi lire.

Puis un être qui semble une femme élancée, sur-maquillée

et vêtue comme telle, lance d'une voix grave et tonitruante:




"Ahhh, they're ugly!"




Le timbre de sa voix et ses mollets proéminents

ajoutent à l'ambiguïté de son identité sexuelle.

Faisant manifestement référence à notre troupeau

par ses oeillades, elle renchéri:



"They're so fuckin' ugly, fuckin' Fantasia geeks!"




Un type dans la file près de moi s'avance prestement

vers elle et lui dit:

"Et toi, tu penses que t'es belle?!

T'es un homme ou une femme premièrement?"



"Guess what, dumb hoe, I'm cuter than you are!"...

Qu'elle répondit.



"En tout cas, tu manques pas d'couilles pour insulter l'monde,

tu caches un paquet en qque part?"

Répliqua-t'il.



"You geeks are sooo pathetic!"



"J'vais t'acheter un nouveau miroir, r'gardes toi ben d'dans,

on verra bien QUI est Geek et pathétique..."



Le type revint prendre sa place en ligne sous les ricanements

pendant que l'autre passa son chemin.

mardi 15 juillet 2008

Flash-Véhicules


À part l'art et la science dans une certaine mesure,
ce que nous fabriquons est à notre image;
tous les objets nous ressemblent.
(analogie des véhicules)
Ils subissent les affres du temps et nécessitent
beaucoup de liquide pour fonctionner.
Il faut leur prodiguer des soins pour prolonger
leur vie utile, et ont besoin du chirurgien
pour les réparer.

dimanche 13 juillet 2008

Encore plus de films

Je vis un épisode d'insatiabilité visuelle.
J'ai faim d'images et de son.



"Black Belt" - Jap. 2007-95min-35mm-S.Nagasaki (Bien)


Vu à la cinémathèque.
(ah les sièges confortables comparés à ceux du Hall Concordia)

Au début des années trente, l'histoire de 3 maîtres de karaté prendra
des chemins différents(selon leur caractère) suite au décès de leur
mentor pour lui succéder et obtenir sa ceinture de grand-maître.

Exactement ce à quoi je m'attendais:
Classicisme dans le scénario et la manière de filmer.
Photo soignée. Ya le bien et le mal.
Manichéen nuancé, je dirais au final.
Un film qui revient à l'essence des arts martiaux soit:
la maîtrise de soi et l'utilisation de l'énergie de l'adversaire
retournée contre lui et l'éternelle opposition bien/mal .
Un bon film de base sur le sujet. Sobre.

Ça, et l'intérêt de voir trois véritables maîtres reconnus se
débrouiller en tant qu'acteurs d'une part,(inégaux)
et de voir des combats sans artifices aucun d'autre part(ça torche).
On est loin de Jackie Chan et c'est tant mieux.
Rapides comme l'éclair, félins d'une précision et
d'un contrôle absolu.

J'enfourche ma zézette d'enfer, direction cinéma du Parc.
Un scooter en ville l'été, c'est l'pied.


"My Winnipeg"-Canada-80min-35mm-Guy Maddin(Superbe voyage)

Confession: C'était mon premier Maddin vu.
Eh oui. Frappez-moi, mais tout doucement ok?
Documentaire fantaisiste irrésistible dès les premières images
sur sa ville natale: la plate et morne Winnipeg,
qu'il réussit à nous rendre attachante par son imagination,
sa grande sensibilité, un sens de l'observation inné
et son talent fou d'orfèvre visuel.

Archives, séquences animées, éléments auto-biographiques,
surréalisme.Majoritairement en Noir et Blanc, narré par lui-même.
Un doux délire de grand artiste tendre. Un véritable rêve éveillé.
Quel travail minutieux à la réalisation, faisant beaucoup avec peu.
Esthétisme rappelant celui de l'Allemagne des années 20 mais ça
demeure unique en son genre. Guy Maddin, sacré conteur.

La musique est belle aussi. Le film commence avec une
chanson style années 50, voix de crooner enjouée:
"Winnipeegg, my beautiful Winnipeegg" ...
Puis on est dans un train, un type sommeille et
Maddin commence la narration ainsi:
D'une voix neutre, il dit:
"Winnipeg... Winnipeg... Winnipeg..."

Trois fois. Drôle et hypnotique.

Certains pourront peut-être tiquer sur un léger
surplus narratif et le thème récurrent de la mère
castratrice, mais moi je vous ai rien dit.

Coup de coeur, je veux tout voir de lui.


Le lendemain, deux autres films. Ma soif ne sera jamais étanchée
et j'ai du temps libre. Un fâcheux contre-temps(crevaison)
me fait manquer la première moitié de:


"Au-delà de l'animation 2008"-International-115min-vidéo
(Unique et réjouissant)

Franchement, Fantasia pour l'animation c'est difficile à battre.
Très fort d'année en année. Nul doute que la première partie
manquée était aussi forte que la 2e moitié vue.
Diverses formes d'animation et de narration mondiales.
Qualité exceptionnelle.Des bijoux de poèmes visuels et musicaux.
Un docu animé fascinant sur la vision cinoche de Norman McLaren.
L'ONF très en forme avec "Ici par Ici" d'Obom, entre autres.

Magnifique; pratiquement tout ce que j'y ai vu m'a ravi, secoué,
transporté.Il me faudra trouver ça et Genius Party en DVD avec le
"Best of Ottawa's animation fest" et "Peur(s) du noir" que j'ai manqués.
Et à moins d'un miracle, je manquerai "From Inside"
de l'américain J.Bergin.
Parait que c'est qque chose.


Un dernier et le moindre:

"All the boys love Mandy Lane" É-U 2006-90min-35mm-J.Levine
(Ben "ardinaire")

Prise de risque avec Bande-Annonce et description littéraire.
Jet de dévolu faute de mieux et de représentations "sold out".
Déception.
Ça se veut un "Slasher nouvelle génération".
But it's just another Slasher movie, #85830.
Ça pointe tout juste son nez au-dessus de l'eau dans la moyenne
du genre.Dialogues un peu plus relevés, mais ça joue des mêmes
codes pour la Xe fois.La finale ça tient pas la route, invraisemblable.

Pis j'en ai marre des Slashers, c'est toujours la même
recette de pitounes et d'ados en rut qui se font trucider.
Leurs affiches sont toujours les mêmes:
Un pétard de fille à l'avant-plan avec une bande
de jeunes morons en arrière. On dirait des acteurs
"wannabes" dans l'élaboration laborieuse de leur
C.V. Hollywoodien.

"Mister Director/Producer, hire me please,
you see me naked in Slasher no 354,
and I'm excellent in screaming and getting chopped off"...

À moins d'une référence perso fiable,
je "slaque la poulie" des slashers.
Ya mieux à voir.

Je termine avec les intriguants qui restent à
Fantasia selon les goûts:

From Inside** (possiblement très fort)
Red
Triangle
Dark Floors
Going by the book(verrai)
4Bia(verrai)
Cryptozoologie(je vais essayer fort Nicolas ;)
Un ou deux Programme de courts
Le Tueur
Alone
Hunting Grounds
Home Movie
Midnight Meat Train =

"Le train d'la viande de ménuit" en québécois.

D'après moi, c'est pas une viande bien tendre que celle de minuit
à bord d'un train; plutôt dure et morte de peur...
J'aime aussi les films d'amourr. Plus tendres.

En fait, je crois que chaque être humain possède
sa part de tendresse et de dureté en lui à doses variables d'un
individu à l'autre. Le défi d'une vie consiste à transformer
son agressivité en quelque chose de créatif qui ajoute une valeur à
l'humanité ou au pire, ne nuit à personne. Gérer ses émotions.

Évidemment on peut se nuire à soi-même, ça peut être
tragique intérieurement et pour ceux qui nous aiment.
Mais tant qu'il y a une issue, un exutoire créatif,
une sortie possible, c'est moins pire.
Nous avons tous(tes) nos démons intérieurs à dompter ou exorciser
à plus ou moins grande échelle.

Quand la conscience, la volonté et l'espoir sont là,
tout est permis vers le changement d'optique et de mode de vie.
Mais rien n'est facile ici, et tout est lent dans la rapidité du
"rythme moderne post-11 sept 2001". Très lent même.
Lent dans l'évolution des moeurs et sociétés,
rapide dans la consommation, la guerre, le travail et l'esclavage
post-moderne.

Pourquoi j'écris ça?
Les films et la vie que j'ai vus récemment me l'inspirent
sans aucune volonté moralisatrice.




vendredi 11 juillet 2008

Flash-Le temps fuit

Avec les années qui passent,
mon corps s'appauvrit et s'amenuise.

Mon véhicule vieillit,
mais mon âme s'enrichit.

L'expérience gagne, l'ossature perd.

La dichotomie corps et âme
reste un territoire vierge,

Pour les explorateurs nés.

dimanche 6 juillet 2008

Fantasia- 4 films

1- "Tres Dias" (Before the Fall) Esp.2008 (FJ. Giutierrez) (excellent)



Mon préféré jusqu'à maintenant. Faux-film catastrophe-tueur-en série
privilégiant l'approche humaniste épurée d'une histoire familiale tragique
dans le chaos annoncé d'une météorite venant percuter la terre
dans les prochaines 72 hres.

Cinéaste de grand talent. Excellents interprètes, photo soignée,
propos universel. Format 35 mm dans toute sa splendeur.

Moment fort. Gagnant de prix.



2-"Genius Party" Jap.2007 (Collectif de sept auteurs) (très bon)


7 courts d'animation (+ou- 15 min chacun) remarquables
tant dans le propos que dans la réalisation technique irréprochable.
Imagination rules! J'ai mes préférés, mais tous sont bons ou excellents.


3- (REC) Esp. 2007 (J.Balaguero-P.Plaza) (très bon)


Drame d'horreur un peu convenu mais très habile.
Scénario ingénieux avec dimension sociale indéniable.
Caméra à l'épaule hyper-efficace sans étourdir.

(une mode à double tranchant qui foire en mode autre que cinéma
à moins d'une télé vraiment imposante)

Pari risqué et réussi par le traitement original, l'excellence
de l'interprétation, le rythme soutenu et une finale magistrale.

Scènes terrifiantes de réalisme.

Une salle qui hurle d'effroi au grand complet, c'était la première fois
que j'en étais témoin actif.

Gagnant de nombreux prix. Fort à parier qu'il en gagnera ici aussi.
La rumeur voudrait que certains spectateurs se soient évanouis
pendant la projection, en Europe.

Cardiaques, s'abstenir ;)

J'commence à m'faire vieux pour ce genre de film,
je deviens plus sensible au "gore" en vieillissant, je sais pas.
Mais pour les fans, c'est toute une "ride".



4- "Robo-Rock" Jap. 2007 (T.Suga) (très moyen)



Comédie mitoyenne burlesque-fantaisiste-bizarroïde.
Exemple typique de la bande-annonce qui largue tout pour accrocher
son poisson.

Premières 30 min. rigolotes et prometteuses. Mais ça s'essouffle
jusqu'au dernier râle, malgré qques bons moments parsemés.
C'avait l'air d'un bon plat à vue d'oeil; mais en bouche ça goûte pas
grand chose.

Comme un sushi passé date d'un jour. Ni bon, ni mauvais.
Tu l'bouffes en te disant: Ouin, pas la fin du monde ce sushi.
Mais un frais, cé dur à battre, comme Genius Party, ou
L'oeil du Dragon.
Z'avez jamais mangé de sushi "Oeil du Dragon"?
Miam.


En attendant, les films qui semblent prometteurs
cette semaine mais que je ne verrai probablement pas:

Timecrimes
Sparrow
Peur(s)du noir
Second Skin
Cryptozoologie
DJXL5
Let the right one in
Wide Awake
Idiots and Angels
La Crème
Epitaph
Mad Detective
Triangle


Bon cinéma les enfants.

jeudi 3 juillet 2008

Spécial Fantasia- Histoire Gore.

Le corps humain n'est pas parfait.
Qu'y-a-t'il de plus inutile qu'un petit orteil?
Deux petits zorteils.

C'est non seulement ridicule et insignifiant, faut en plus qu'ils
soient source de douleur vive quand on se les cognent en quelque part.
En fait, ils ne servent qu'à cela: nous emmerder.

Une erreur de la nature qui devra être corrigée.
Après visionnement du DVD de Bandes-Annonces Fantasia d'une
durée de 2 hres 30 minutes, j'envisage sérieusement
l'auto-amputation de ces deux appendices risibles et nuisibles.

On jurerait avoir affaire à deux tétines sur-dimensionnées,
recherchant constamment la collision avec des pattes de table
ou meubles quelconques. Lousy freaks...
En voilà assez!

J'ai lu en quelque part qu'ils viendront à disparaître
chez l'homo-sapiens dans son évolution,
qui sera finalement doté de quatre orteils.
Ceux-ci grossiront et combleront l'espace laissé
par le petit extravagant. Comme les Trolls.
Ils sont d'avant-garde, les Trolls.

Mais en attendant, je prendrai moi-même les devants
sur l'évolution humaine qui traîne en longueur temporelle
et corporelle...

I'm gonna fuckin' chop them off!
Cut them off!

J'aurai cependant besoin d'une assistante,
pour me siffloter un air pendant la besogne.
Du Gershwin ou du Zappa, quelque chose
d'américain, selon l'humeur et l'arrivage.

Je m'arrangerai ensuite pour me faire une amulette
avec les deux petits sacrifiés.
Je deviendrai un sorcier redoutable.


"Le sorcier aux petits orteils"

dimanche 29 juin 2008

Fantasia


Douzième édition du Festival de films de genre qui se tiendra du
3 au 21 juillet prochain au centre-ville de Montréal.
Un des plus importants en Amérique; perso j'y ai fait de merveilleuses
découvertes au fil des ans. Atmosphère des plus festives.
Plusieures premières.
Plus de cent longs-métrages, sans compter les courts où
une place importante est faite au "made in Quebec" chaque année,
via notamment DJ XL5.
Faits à noter cette année:
Helen Faradji (joyeuse titulaire d'un doctorat ès cinéma)
est membre du jury, section court-métrage international.
Rafaël Ouellet(réalisateur de "Le Cèdre Penché")
est quant à lui membre du jury dans la section
"Meilleur premier long-métrage".
Des projections sont aussi au programme
de la cinémathèque québécoise en collaboration.
Pour infos supplémentaires, le programme est icitte.
P.S.
Quiconque n'a vu et entendu Daniel Walther
(une abeille omniprésente) vous souhaiter "Bon Cinéma" manque
quelque chose d'humainement savoureux dans une salle de cinéma
lors de ce festival.
Quand il dit: "Bon cinéma", ya invariablement quelqu'un pour répondre:
"Merci Daniel". :-)

vendredi 27 juin 2008

À mes amis les magnats du Pétrole


J'ai beau porter des gougounes sur cette photo, j'ai pas de bas,
ni de gants blancs.
Et je rigole aux stations d'essence. Non je rigole pas.
Exxon, Shell, BP, Irving et toutes vos cousines, bâtardes,
sempiternelles affamées de dollars...
Je vous emmerde, crapules internationales que vous êtes,
chapeautées par l'OPEP. Le Gland Chef de l'énergie.
L'Organisation Planétaire, Excellente Profiteuse.
L'Arabie Saoudite, (entre autres) d'où est venue la majorité des terroristes
du 11 sept. 2001, grande amie des USA. Big Fucking Deal.
Ze BFD.
Si au moins il y avait une partie du prix au litre qui retournait
à l'environnement, mais non, surtout pas.Faites bien attention!
Vous ne faites que presser le citron jusqu'à plus soif , plus cher
et plus de $$$$ dans votre compte en banque de dégénéré
en totale décadence.
La fuite vers l'avant qu'ils disaient. Engagez-vous qu'ils disaient...
Une hiérarchie mondiale, based on Greed.
Comme les pharmaceutiques, les agricoles Monsanto,
les cies militaires etc...
Ces sales histoires sont si vieilles et si ancrées, que plus personne n'ose les combattre...
L'Ordre Mondial planétaire est d'une tristesse absolue.

dimanche 22 juin 2008

Quatuor Mains Libres (suite)

J'avais des appréhensions sur l'endroit choisi pour ce concert.
Un quatuor de guitares classiques dans un bistro rue
Ste-Catherine Est, coin Sicard.
Craignos pour la qualité de l'auditoire et de l'écoute,
mais je me disais en même temps que le groupe avait dû
vérifier l'endroit au préalable, n'ayant pu m'en enquérir.

Appréhensions vaines, le Bistro In Vivo en est un soigné,
bio-santé au menu, équitable dans ses produits,
(la bière saoûle même pas ;) qui détonne dans
l'environnement "faunique particulier" de l'est.
L'endroit s'auto-proclame "Bistro Culturel Engagé".
Bref, pas l'endroit désigné pour une beuverie de groupe.

Le quatuor est composé de:
-François Gauthier, guitariste-compositeur et arrangeur,
ami personnel.
-Charles Gauvin, guitare-voix.
-Marie-Soleil Fortier, guitare-voix
-Karl Marino, guitare-voix.
Pour voir leur bio, c'est icitte.

Un répertoire riche, varié, ni hermétique-péteux,
ni accessible-racoleur: Tom Waits, Kurt Weill, Leo Brouwer,
Manuel de Falla, une compo de François, Bogdanovic.
Latino-folk-jazzé-contemporain genre...

Une heure quinze de pur plaisir, par quatre interprètes professionnels
ravis de se retrouver sur cette scène avec un auditoire en or.
Attentif, silencieux, et le personnel d'une discrétion infinie
pendant la prestation, une prise de son exceptionnelle de précision.

On ne pouvait demander meilleures conditions. Je m'attendais pas
à une telle qualité d'écoute, ni d'éxécution pour un premier concert;
d'une finesse et d'une musicalité...
Ils se servent aussi de la caisse de résonance de leur guitare
comme instrument percussif qu'ils tapotent et gratouillent de
leurs doigts et mains pour plus de rythmique sur certaines pièces.

La simplicité et l'humour de leurs brèves interventions rendaient
leur présence fort sympathique. C'était tout sauf guindé.
Très beau concert avec un seul bémol : le volume un peu trop faible.
Manque d'amplification, en plus du fait des micros uni-directionnel,
pas d'omni-directionnel. Le technicien du son m'a confié que c'était
tout l'équipement dont il disposait. Pas sa faute donc,
mais il a fait un petit miracle de prise sonore avec ce qu'il avait.
C'est pas de la tarte, amplifier quatre guitares six cordes, et il a fait
un boulot exemplaire.

Pas un seul "feed back" et il était toujours "border line" selon ses dires.
Steve a beaucoup de talent.
"Je suis assez fier dans les circonstances" a-t'il dit.
-"Ya de quoi l'être, vraiment Steve".
Il a ajouté que les musiciens n'étaient pas assez attentifs sur
l'emplacement de leur micro qui peut varier, selon la posture adoptée.
Ils devront être plus sensibles à ça, bien placer ou
replacer leur micro.Bien observé de sa part.

Pour tout entendre, il fallait se placer près de la scène jusqu'à
environ la moitié de l'espace disponible, au-delà on perdait des
nuances et des bouts.

Le public semble avoir bien apprécié tout de même. Bistro comble.
Avec un peu plus de volume, c'eût été le trip total.
François est mon pote c'est vrai, mais lui et moi nous connaissons
depuis assez longtemps pour nous dire les choses telles que nous
le ressentons franchement.Sans se blesser, mais sans faux-fuyants.
S'ils avaient mal joué, je lui aurait dit à ma manière,
(il est très auto-critique anyway); mais hier soir,
un son d'ensemble bien rond, une "drive" musicale consommée.
Une réussite et un quatuor promis à un bel avenir je l'espère.

Ils joueront au sein de leur groupe Forestare en compagnie de
Catherine Major vendredi prochain(27) dans le cadre du
Festival de Jazz.