vendredi 2 mai 2008

Avoir plus de gâz pour son argent.


Quelques trucs pour les habitants des planètes 450 et proprios de bagnoles:
1-Ne pas faire le plein quand un camion-citerne remplit les réservoirs à une station donnée.
Cela cause un brasse-camarade du liquide dont les poussières se retrouveront en plus grande concentration dans VOTRE réservoir, puis dans le moteur de votre véhicule; résultat: pas bon du tout du tout pour le moteur.
2-Faire le plein tôt le matin, les réservoirs étant en terre, qui est froide le matin, favorisant une concentration maximum. La température se réchauffant en journée fait prendre du volume au précieux fluide qui prend plus de place dans votre réservoir si vous faites le plein en journée plutôt quand matinée.
3-Quand vous faites le plein, mettre le débit au minimum plutôt qu'au maximum. Vous aurez plus d'essence par un débit lent versus un débit rapide. Par l'élimination des vapeurs crées que vous paierez et qui retournent dans le réservoir de la station de toute façon.
4- Faire le plein quand votre réservoir est à moitié. L'essence s'évapore moins rapidement de cette façon.
5-Déguisez un camion quelconque en véhicule d'urgence avec un gros réservoir à l'intérieur. Vous stationner ensuite au-dessus d'un couvercle de station et pomper à l'aide d'une pompe.
6- Faites le sans-dessein et le plein, aux extrémités d'une station tout en vérifiant la présence de caméras, puis crissez votre camp sans demander votre reste à vos risques et périls...
Bonne chasse au gaz!

mardi 29 avril 2008

Fritz Lang Revival

"While the City Sleeps" de Fritz Lang (E.U-1956, 99min, v.o. angl)





-Pas vrai...Un Fritz Lang sur grand écran?!

-Absolument, rien de moins.
Vous trépignez de bonheur anticipé, je le vois.

-Mais où ça, dis-nous le tout de suite.

À la Cinémathèque Québécoise, 335 Bl. de Maisonneuve Est, à Mourial.
(Métro Berri-Uquam, sortie de Maisonneuve)

-Quand?

Dimanche prochain, le 4 mai à 17hres.

Une présentation rendue possible par la sympathique équipe d' Horschamp.
Dites-le à vos amis et venez poser votre postérieur devant une grande oeuvre.

(Le film sera précédé de : " Paris à l'aube" de Johan Van der Kleuken et James Blue
- Fr.1957-60, 9min.Sans dialogue)

samedi 26 avril 2008

Cliché conversation Vol 9

Eh oui. Avec le printemps qui s'installe confortablement, rien de mieux qu'un cliché de conversation bien tassé, comme il se doit.

"Le McGras en colère"


Au travail, j'arrive avec un colis au destinataire par le quai de réception arrière.
Le mec gras, chauve et bedonnant (McGras, un nouveau sandwich de McDonald) qui m'accueille est nerveux et préalablement crinqué je sais pas pourquoi, moi je suis juste un petit courrier besogneux et occupé au max.



-Le McGras: Ça vient d'où ah ben câlisse...j'pense que j'sais cé qui, c'te criss là!

- J'sais pas monsieur, je regarde la destination, pas la provenance, je suis qu'un intermédiaire.

-'tends menute toé, si cé encore c'te crosseur là , je l'refuse,(il regarde le colis et sa provenance) ben oui cé lui, jeul l'refuse osti!
(Il me regarde droit dans les yeux, m'implorant presque de l'affronter et lui imposer ma livraison, pompé d'adrénaline qu'il est.)

-Pas de problème, lui dis-je calmement, le colis retourne à l'expéditeur monsieur.

-Cé ça, pis tu lui diras de se l'fourrer dans l'cul, cé encore c't'osti d'mangeux d'marde qui m'a fourré, jeul refuse ton colis! Lui pis ses ostis d'casquettes cheap, yé pas riche pour rien , pis moé j'fais 5 cennes de la casquette, j'fais quoi moé, j'me bise eul' cul?

-C'est comme vous voulez monsieur...

-Ben cé ça! Ah tabarnaaacc! (Il saisit une bouteille vide qui traînait par là et la fracasse sur le sol, il est pourpre de colère, puis une voix grave et calme se fait entendre derrière lui en s'approchant...Son partenaire d'affaires sans doute, il dit:

-Et voilà... Tu t'bises eul'cul mon gros. Si t'avais pas négocié ça en niochon mais comme du monde, on en s'rait pas là; ben non, ya fallu qu' tu fasses ton "smatte" comme d'habitude.

-Ah toé ta yeule! T'es toujours en vacances, jamais là quand il faut! Monsieur a un lunch
d'affaires, monsieur a une partie d'golf , monsieur doit aller voir sa maîtresse blablabla, une
vraie Princesse!

-Ouais cé ça, t'es jamais capable de rien faire tout seul, faut toujours que j'sois là à te t'nir par
la main, faut-tu que j'te tienne la queue quand tu pisses?

-Vas chier 'sti!

-Sans dessein, tu vas absorber cette perte dans TON compte...

-M'as t'en chier une perte dans MON compte! NOTRE compte, OK!

-Pantoute!

-Ah ben cibouère!

- Bon ben j'vous laisse les amoureux, j'ai d'autres clients à faire...

-Cé ça, décâlisses!

-On reste poli sivouplè.

.........

Sur cette scène d'amour mutuel et romantique tout plein de vociférations, je repris le colis en inscrivant le code 4: refus, et repartis vers de nouvelles aventures.

vendredi 25 avril 2008

Exercice de proportions






Suite à la lecture d'un fichier envoyé par une amie, qui m'a remis dans une plus juste perspective de vie, je tenais à le retransmettre à ma façon car il offre une opportunité de réflexion dans la mesure où l'on accepte la réduction mathématique à grande échelle.
Évidemment, on arguera sur la fiabilité des sources statistiques et sur le fait qu'à chaque société, évoluée ou non, correspond des responsabilités et tourments différents selon le niveau de vie propre à chacune. Mais tout compte fait, je trouve que c'est un portrait assez juste de l'état des lieux.


"Si on pouvait réduire la population globale du monde en un village de 100 personnes, tout en maintenant les proportions de tous les peuples existants sur la terre, ce village serait ainsi composé:
-57 asiatiques
-21 européens
-14 américains (Nord, Centre et Sud)
-08 africains


Il y aurait:
-52 femmes et 48 hommes
-30 blancs et 70 non blancs
-30 chrétiens et 70 non chrétiens
-89 hétérosexuels et 11 homosexuels (Les bisexuels doivent être entre ces deux chiffres)

....

6 Personnes posséderaient 59% de la richesse totale et tous seraient originaires des USA.
-80 vivraient dans des maisons délabrées.
-70 seraient analphabètes
-50 souffriraient de malnutrition
-1 serait en train de mourrir
-1 serait en train de naître (perso je dirais 2)
-1 posséderait un ordinateur
-1 aurait un diplôme universitaire. (Juste un sur cent)

.....
(Parenthèse):
Un milliard de personnes vivent avec moins de un dollar US par jour.
Deux milliards de personnes vivent avec moins de deux dollars US par jour.

.....

Si vous n'avez jamais été dans le danger d'une bataille, la solitude de l'emprisonnement, l'agonie de la torture ou l'étau de la faim, vous êtes mieux que 500 millions d'êtres humains.

......

Si vous avez de la nourriture dans votre frigo, des habits sur le dos, un toit sur votre tête et un endroit pour dormir, vous êtes plus riche que 75% des habitants de la Terre. Et si dans le même temps vous avez de l'argent en banque, dans votre porte-feuille et de la monnaie dans une petite boîte, vous faites partie des 8 pour cent de privilégiés de ce Monde.


(...)




dimanche 20 avril 2008

Rencontres

Le rapport virtuel écrit que l'on peut entretenir avec une personne pendant un certain temps sans la voir, permet de la connaître un peu, mais jamais autant que lors d'une vraie rencontre face à face. "Facio a Facio" ...
On peut échanger un bon moment par écrit avec un sujet intéressé et intéressant mais...

Plus le temps passe, plus l'imagination opère et peut jouer des tours si on ne garde pas un contrôle objectif sur le dit sujet. Des choses se perdent dans l'écrit quand on fait pas attention.
Lors d'une rencontre(étape naturelle et nécessaire entre esprits compatibles), on voit la plume s'incarner devant nous, tout d'un coup, paf.
La personne est là, telle un tableau complet et incomplet en même temps parce qu'on la connait peu dans le fond; mais sans équivoque, totale, de chair et de sang comme moi devant moi, telle une image réciproquement imposée.

Quand on échange par plume interposée, ce sont deux esprits qui communiquent en ayant le temps en leur faveur, pour bien traduire leur pensée.

Quand on rencontre, ce sont deux corps/esprits qui échangent en temps réel, comportant maladresses, nervosité et magie possibles. Le corps ne ment jamais. C'est pour cela que je reconnais quelqu'un à ses actes, non à ses paroles. Un classique qui m'a toujours bien servi à travers le temps, ma petite marotte perso qui transcende :)

Le véritable contact humain ne sera jamais remplacé quant à moi. Jamais dans cent ans.
Aucun subterfuge virtuel ne remplacera le contact des yeux et de la parole échangée en temps réel.

Never in a hundred years...
N'en déplaise à tous les informaticiens de ce monde, qui voudraient bien re-créer la réalité.

vendredi 18 avril 2008

Lecture de Claude Chabrol


Le titre est pompeux, mais dès le préambule, Chabrol affirme:
"Ma méthode pour faire un film n'est pas la même que celle des autres réalisateurs. Toutes les méthodes sont différentes. Chacune d'entre elles peut être la bonne pour celui qui l'applique, et mauvaise pour les autres. Donc, parler d'une école de cinéma, cela ne veut rien dire."
C'est un tout petit livre d'une centaine de pages qui se lit d'une traite, tant l'écriture concise et limpide fait le tour d'une vision globale intelligente teintée d'humour, sur la façon de faire un film selon Claude Chabrol, qui compte plus de cinquantes longs métrages à son actif.
Fascinant bouquin qui pose un regard français personnel et universel sur la réalisation du cinéma. Il nous fait part de sa façon à lui, toute personnelle, sans prétention.
Ses propos furent recueillis par François Guérif en 2002, qui en fit ce bouquin découpé en chapitres pour la compréhension d'un long-métrage. Tout y passe en général à travers l'oeil, n'oubliant rien sans jamais verser dans la théorie redondante; mais perso, j'aurais pu en prendre plus, beaucoup plus; mais c'est déjà ça de pris.
Quelques citations citées hors contexte, pour vos beaux yeux.
-Sur les cinéastes:
"Grosso modo, on peut dire qu'il y a deux sortes de cinéastes: les conteurs et les poètes".
Puis il explique...
-Sur les producteurs:
"Comme pour toute profession, il y a de bons et de mauvais producteurs. Le mauvais producteur est facile à reconnaître: il n'a que deux idées en tête:
1-Dépenser le moins d'argent possible;
2-Que ça lui rapporte le maximum. Cela dit, la plupart des producteurs souhaitent dépenser le moins d'argent possible, et c'est compréhensible. Je dois dire que les producteurs qui dépensent le plus d'argent ne sont pas, de loin, les meilleurs."
Puis il illustre ses affirmations... :-)
Et une dernière sur la critique:
"Il faut bien établir que la critique, quelle que soit l'honnêteté ou la malhonnêteté de celui ou celle qui la rédige, est le résultat d'une sensation à un moment déterminé d'une personne qui a la possibilité de la faire connaître. C'est ça, et rien d'autre. Il y a plusieurs cas de figure,
(quatre en fait):
1-Le succès est à la fois critique et public. Vous vous dites: "Voilà, ça y est, je suis vraiment fort.
En route pour l'immortalité".
2-Le succès est public, mais pas critique. Vous vous consolez d'une certaine amertume.
3-Le succès est critique, mais pas public. Cela vous donne une excuse auprès des financiers.
Le réalisateur peut dire: "Vous avez mal lancé le film". Le producteur, dans les dîners en ville, peut ne pas paraître trop ridicule. Il a perdu de l'argent, mais il n'a pas fait un navet.
4-L'échec est critique et public. Le cinéaste est alors obligé de faire un examen de conscience, à l'issue duquel il se persuade soit qu'il s'est trompé, soit que tous les autres se sont trompés. Dans le second cas, il y a simplement une erreur dans le temps: "On en reparlera dans dix ans".
Parfois, c'est vrai, et cela peut durer autant d'années qu'il le faut pour qu'un film soit reconnu. Cela peut arriver; de même, des films portés aux nues peuvent paraître de pauvres choses vingt ans plus tard. En général, les producteurs et réalisateurs préfèrent que le film marche, même avec une mauvaise critique, que l'inverse. C'est tout bêtement un problème de survie.
(...)
C'est comme ça du début jusqu'à la fin du livre.
Une leçon sur le cinéma et la vie, par extension naturelle d'un talent inné, livrée de manière personnelle.
Précieux et rare, sans maniérisme.

vendredi 11 avril 2008

Ô vous, les plombiers...




Ah ces chers dentistes dont on ne saurait se priver tôt ou tard,
plombiers de la dentition, sorciers de la mâchoire.
Je vous aime tant, vous qui aimez mes dents,
à un point tel que votre facture, me ronge les sangs.

Vite tâtez-les moi, je ne puis attendre plus longtemps!
Dardez-donc votre mini-pic sur mon émail,
Pour qu'il résonne en moi jusqu'aux entrailles.

Qu'il est bon pour vous de sentir l'or et l'argent,
Sur le dos des assistés et des enfants.
Bassesse et lâcheté de l'argument!
Pénaliser les petits et les démunis,
en voulant maladroitement faire porter l'odieux par le gouvernement!

Moi j'appelle cela se plomber soi-même la gueule.

Au grand jour, contemplons votre véritable dentition de carnassier.
Ciel! Un requin!
On le voit tellement que vous perdez de l'argent, vous faites tellement pitié
dans votre toute dernière BMW, vos écrans LCD dans vos halls d'entrée, et l'armada d'hygiénistes à votre solde. Laissez-moi verser une larme.
Mon coeur saigne abondamment pour votre cause et je crois pas pouvoir m'en remettre, à moins de soins psychologiques urgents. Snif, j'en peux plus.

......

Oh messire Le Roi, l'abjecte dentition que vous avez! Dantesque!
Vite un curetage, on va vous nettoyer ça, oh les vilaines caries causant la mauvais haleine, je suis pas certain de pouvoir réparer tout cela, faudra peut-être extraire! Des ponts, apportez-moi des ponts, ah non faudra des tunnels en plus des ponts ah la la, je vous dis pas messire, vous devriez faire plus attention et vous brosser les dents deux, sinon trois fois par jour en plus de la soie dentaire à chaque demi-heure, pfff, quand j'en aurai terminé avec vous faudra se revoir dans un mois au plus tard et aux trois mois minimum par la suite, et ça c'est SI je peux tout faire, c'est pas garanti! Ah la la....

(...)

Vous êtes curieusement les experts supposés de la bouche, mais la vôtre exhale l'hyprocrisie et l'ambition financière foireuse sur le dos des plus faibles.
Bravo la gang! Vous êtes toujours aussi sympas, à $5oo. la dent...

Visa le noir, tua le blanc.
J'espère que le ministre Couillard restera ferme envers les dentistes.
Test de leadership ici.

mercredi 9 avril 2008

Dorénavant...

Sauf avis contraire, et quand le coeur m'en dira, j'adopterai les cotes de Médiafilm pour les critiques cinéma futures, à savoir:


1-Chef-d'oeuvre
2-Remarquable
3-Très bon
4-Bon
5-Moyen
6-Médiocre
7-Minable (j'aime ce mot)

Ainsi, mes futures critiques seront notées de 1 à 7 (quand ça va me tenter hein), pour ce que ça vaut, étant cinéphile critique subjectif, comme vous l'êtes tous et toutes.

Par exemple: "The White Diamond" se décerne la cote de 2: remarquable.
"La Nahanni" , c'est proche du chef-d'oeuvre documentaire méconnu, cote 2 aussi.

"Transformers" est no 7, minable. Comme le film québécois "Les Dangereux" : 7, minable.

Maintenant à propos de Médiafilms et ses cotes, qui ont bercé mon enfance et mon adolescence:
Si j'ai été majoritairement daccord avec leurs cotes 1-2-6-7, j'avoue l'avoir été moins avec leurs cotes 3-4-5 , zones grises prêtant le flanc à divergences et appréciations diverses.
J'ai vu des films qu'ils ont coté 3 que je trouvais bons sans plus no 4, et d'autres, cotés 5 que je trouvais bons cotés 4.

Vous voyez le topo, j'en suis certain.

Enfin bref, il semble que la zone vulnérable se situe dans le 3-4-5 , là où le débat peut faire rage.

Soyez les bienvenu(e)s, amoureux(ses) de l'art...

dimanche 6 avril 2008

Carte blanche à Horschamp




J'en suis encore totalement imbibé. J'ai pas rêvé niaiseux la nuit dernière, j'étais sur un nuage.
Dans le cadre de l'évènement "Carte blanche" à Horschamp(revue québécoise de cinéma) qui a lieu à la Cinémathèque Québécoise du 2 avril au 18 mai, le comité éditorial, composé d'André Habib, Nicolas Renaud et Simon Galiero nous a concocté des projections de films rares ou peu projetés. Une occasion unique de se régaler d'oeuvres fines et majeures, malheureusement trop peu appréciées.

Nicolas nous a fait une brève et intéressante présentation du programme en deux parties:

1-"La Nahanni" de Donald Wilder, un court de 18 minutes éblouissant (tournée en 35 mm/couleurs en 1962) et merveilleusement bien préservé, sur l'histoire d'un papy aux nerfs d'acier (Albert Faille-73 ans) voulant trouver de l'or en amont de la rivière du même nom, après 7 tentatives infructueuses ayant coûté la vie à de nombreux aventuriers habités par la même obsession.

Mais pas lui, on le voit donc naviguer et ramer sur cette rivière majestueuse et sauvage du Nord-Ouest Canadien. Il faut voir le visage déterminé d'un homme de cet âge sur grand écran, grimpant son bagage sur plus d'un kilomètre pour éviter une chute d'eau, reconstruire sa chaloupe à moteur et repartir en amont...Quand on est obsédé, on est obsédé. Un documentaire précieux et méconnu, teinté de tragédie, chapeauté par l'ONF. Un très bon montage et une musique du temps ajoutent au charme irrésistible de l'ensemble.
........

"Papy vieux fou, j'te l'avais dit...T'aurais mieux fait de rester dans ta chaise à te bercer au lieu d'aller t'éreinter sur cette rivière ben non, fallait qu'tu r'montes dans ta galère..."
(...)


2- "The White Diamond" de Werner Herzog, 2004, documentaire, format numérique, 100 min.

Suivant "Wheel of Time"(2003) et précédant "Grizzly Man" et " The Wild Blue Yonder" (2005), jamais documentaire n'aura porté un titre aussi juste: " Le Diamant Blanc". Car ça brille, c'est brillant comme une lumière intense.

Un Herzog Majeur, dont le suivant "The Wild Blue Yonder"(en filiation directe) servira d'écrin à ce joyau documentaire brut, qui le précède pourtant dans le temps. Celui-ci étant supérieur à celui-là à mon avis, dabord par la musique qui fait plus corps et âme avec l'image dans le Diamant, plus transcendante et enveloppante, moins redondante et répétitive. C'est dailleurs le même compositeur: Ernst Reijseger qui signe la musique des deux documentaires, mais qui se surpasse ici en ajoutant une dimension métaphysique aux images souvent d'une beauté rare et subjuguante. C'est tellement beau par moments, que ça devient comme une méditation aux yeux ouverts, le summum de la "médite" dans mon livre, mais ça c'est un autre sujet.

Bon, mais encore, de quoi s'agit-t'il au juste? De kessé ça raconte?

Ben ça commence avec une ouverture jouissive sur l'histoire de l'aviation avec force films d'archives magistralement orchestrés, avec narration du maître de sa voix posée et calme.( Ah le grand écran hier soir, programmation magistrale (bravo) de deux documentaires complémentaires que je vous souhaite de voir sur GRAND écran, ou une belle grosse tévé à cristaux liquides, mettons 42 pouces minimum :)


Puis coupure d'archives pour tomber dans le réel (assez abruptement) afin de nous présenter l'ingénieur aéronautique Graham Dorrington derrière sa nouvelle invention: un mini-ballon dirigeable pour survoler les forêts amazoniennes. Le film est dailleurs en majeure partie tournée en Guyane. Le personnage semble de prime abord un peu risible par sa folie d'inventeur voulant s'extirper de la gravité par une invention somme toute très discutable dans le domaine strict des transports: les mini-ballons aidés d'hélices motorisées, hyper-sensibles et capricieux au vent, et pour un usage très limité.

La poésie Herzoguienne ne tarde pas à s'installer par la suite, et Herzog nous prend la main en transcendant totalement son sujet tout en lui faisant ras-le-corps par sa sensibilité de cinéaste pouvant faire du macro autant que du panoramique d'ensemble. C'est sa signature unique dans la cinématographie mondiale. En fait, Herzog est un poète en mal d'héros, de personnages plus grands que nature.
La témérité stupide, versus le courage justifié. La ligne ténue qui définie le génie visionnaire du fou. Serait-ce une question de discipline et de volonté intelligemment appliquée?

Serait-ce que la suprême intelligence navigue toujours dans des eaux troubles pouvant la faire basculer dans la folie inconsciente? Great intelligences are not easy to deal with...
Qu'est-ce qui fait qu'une intelligence supérieure peut basculer et à l'inverse, s'élever?
Comment peut-on juste se maintenir à flots? Les manières de couler à pic ont été maintes fois répertoriées il me semble, mais comment peut-on s'élever de manière définitive?
Ces sujets me passionnent, ça doit être pour ça que je suis fan d'Herzog, mais pas fini.
("Rescue Dawn", c'est loin d'être majeur, j'y reviendrai dans une rafale DVD future.)

Il n'y a pas seulement la vérité extatique qui m'importe, et là je diffère un peu d'Herzog mais pas tant que ça, sauf cette nuance: The naked truth. La vérité nue, sans extase, elle existe.
Mais elle n'est pas unique je crois. M'enfin....

Revenons au film, sur grand écran Herzog donne au format numérique ses lettres de noblesse.
L'image est d'une précision chirurgicale, même dans les zones sombres. Ce qui conforte mon idée du: "Peu m'importe le format, c'est la main et l'oeil qui tient l'appareil numérique ou 35 mm qui importe". L'important est ce que l'on fait du format choisi. Le message importe cent fois plus que la méthode.

Le pseudo-débat du : "Le 35 mm restera toujours meilleur que le numérique, plus noble, plus sacré, plus profond" etc..., c'est dépassé quant à moi.

Le numérique sert admirablement bien le documentaire parce que plus près des personnages et du sujet, sans distanciation procurée par le 35 mm. Je m'avance en terrain hasardeux, je sais.
Le 35 mm met un voile, comment dire, un voile translucide qu'on ne voit pas, mais que l'on ressent à l'oeil, au visionnement par la profondeur de champ. Alors que le numérique COLLE littéralement au sujet, il fait corps et transmet l'image précisément telle que vue sur place.
Plus près de la réalité, donc prescrit pour un doc. Je juge pas le 35 mm ici, j'essaie de voir les possibilités, c'est tout.
Pour une fiction, faut voir la main qui tient les commandes, quitte à ajuster avec les logiciels disponibles. La main qui tient l'épée n'est pas nécessairement meurtrière.

Je citerai Claude Chabrol sur le débat en 2004, dans le bouquin "Comment faire un film":
"À mon avis, les nouvelles techniques sont encore assez mal contrôlées, en particulier le DV, dont je ne suis pas sûr qu'il soit idéalement au point pour qu'on puisse l'utiliser systématiquement.
Mais les frais qu'il entraîne sont bien moindres, et nous allons sans doute aboutir à trois formes de cinéma: un cinéma à jeter, un cinéma réalisé traditionnellement avec caméra et pellicule, et un cinéma DV."
J'ajouterai que le numérique se rapprochera de plus en plus de l'effet recherché par un cinéaste.

Dans le cas de "The White Diamond", j'avoue avoir eu affaire à une transcendance du sujet malgré le format. C'eût été en 35 mm, mon opinion n'aurait pas varié.
La beauté des images numériques dans ce cas-ci sur grand écran n'a en aucun cas altéré mon appréciation générale du film au contraire, ça m'a bercé et soufflé comme un gaz hélium. C'est un faux débat, le 35 mm versus le numérique. Je le répète, c'est la main et l'oeil derrière le format qui compte, et c'est à voir dans ce cas absolument remarquable.

mardi 1 avril 2008

Sur l'emploi ou la "job", en québécois.

Ceux et celles qui peuvent se permettre de dire:

"Mon emploi n'en est pas un, c'est une distraction obsessionnelle" sont choyé(e)s, même si ça ne leur offre que la survivance matérielle, car la véritable liberté n'a pas de prix et demande des sacrifices.

Par mon observation personnelle, cette affirmation est étrangère à la plupart des gens.

mardi 25 mars 2008

NIN-Ghosts I-IV- A soundtrack for Daydreams








Sur http://www.nin.com/, on peut télécharger un album-concept jubilatoire basé sur l'improvisation de musiciens chevronnés sous la férule de Trent Reznor, l'âme de Nine Inch Nails, ze group.
Un compositeur marquant à mon humble avis, avec cet opus utilisant le net dans ce qu'il a de meilleur.




Je le cite: " Nine Inch Nails presents Ghosts I-IV, a brand new 36 track instrumental collection available right now. Almost two hours of new music composed and recorded over an intense ten week period last fall, Ghosts I-IV sprawls Nine Inch Nails across a variety of new terrain.



(nouveau terrain...Tu l'as dit Trent et je te crois sur oreille, à l'écoute)




He explains:" I've been considering and wanting to make this kind of record for years, but by
its very nature it wouldn't have made sense until this point. This collection of music is the result of working from a very visual perspective-dressing imagined locations and scenarios with sound and texture; a soundtrack for daydreams. I'm very pleased with the result and the ability to present it directly to you without interference. I hope you enjoy the first four volumes of Ghosts".




Well well well. Pour 5 malheureux dollars, j'ai téléchargé presque deux heures de musique visionnaire de qualité mp3 irréprochable, avec tous les bonus inclus, en à peine 10 minutes. Sans interférences de distributeurs et producteurs. ( Ressentez-vous une toute petite brûlure, là où votre dos change de nom?). Directement de la source originaire de l'auteur via le Net et une carte de crédit ou Paypal. Le même genre de mise en marché que "In Rainbows" de Radiohead, mais en plus sophistiqué. Pour les mélomanes, c'est pratiquement un "must".Vous pouvez vous faire votre pochette préférée avec la photo que vous aimez, dans un boîtier que vous pouvez acheter chez Dollarama si vous êtes nostalgiques de "L'objet CD". Si ça vous emmerde, vous pouvez même commandez les deux CD pour $10.



Il y a même un concours youtube pour la mise en images de la musique, sans prix faramineux à gagner et sous réserve d'approbation, faut le dire. Donc, côté marketing auto-produit, c'est catégorie A1 de fantaisie. Mais le plus important ici c'est la MUSIQUE.


Et elle est "d'avant-garde planante et dérangeante" , elle apaise et décoiffe au fur et à mesure, à tour de rôle méditative et abrasive(mais vraiment abrasive par bouts, quitte à laisser quelques auditeurs sur le bas-côté), en plus d'avoir une distribution ultra-indépendante et démocratique. L'exemple parfait du pied-de-nez payant et sans concessions.
Je suis très content pour lui, vraiment. Il doit pas être loin du million de dollars à s'auto-produire. Il y a toute une équipe derrière on le sent, les musiciens, les techniciens, la prise de son irréprochable entre autres...

Un succès qui surprend le premier intéressé, Trent Reznor. Faut lire son dernier billet, qui a attiré quelques 10000 commentaires.


Les musiciens et cinéastes en herbe devraient prendre note et exemple.

jeudi 20 mars 2008

Petite histoire avant de dormir...

Avant-hier, j'ai reçu dans mon hotmail, un faux courriel de Paypal, vous savez le moteur de paiement automatique très populaire sur le net. Sa popularité immense et sa convivialité presque légendaire en fait une cible de choix pour les cyber-arnaqueurs.

En bon français moderne, on m'a "hameçonné".
"Phishing" est le terme anglais qui désigne la pêche au poisson internet pour ultimement lui soutirer ses précieux dollars (ou des renseignements sensibles dans le but de) durement gagnés.

On est venu tâter ma truite avec insolence et habileté. C'était assez bien fait, mais pas sans imperfections. J'ai supprimé, mais si j'avions réfléchi plus, je l'aurions copié pour vous le montrer car c'était un bel exemple bien goûteux. En anglais évidemment, on disait en gros que mon compte était "limité", limited par un bloquage obscur qui commandait une demande de renseignements ma foi, assez privée.

Privée à un point tel, qu'on me demandait de "scanner" mon passeport, mon adresse et mon permis de conduire pour "rétablir" la validité de mon compte, avec force adresse de retour avec
"paypal" inscrit. Des pseudos-professionnels.

Je fus cependant OUTRÉ que l'on omette de me demander ma couleur favorite et mon numéro d'assurance sociale, et c'est ce qui m'a mis la puce à l'oreille sur leurs mauvaises intentions. ;)
Petits merdeux allez, pas foutus d'inclure LA question référence entre toutes: la couleur favorite. On a plus les arnaqueurs qu'on avaient...

Sur le net, ils (elles) travaillent tous(tes) dans des"Net-sweat-shops", des petits cafés internet improvisés pour la crosse, dans des pays où la démocratie rime avec utopie, dirigés par des gérants stressés par le rendement de leurs petits esclaves informatisés qui changent aussitôt d'adresse courriel une fois dénoncés. Ce sont des brigands virtuels, les maraudeurs du net, dont les armes sont les mots et la mise en forme textuelle; condamnés au vagabondage dans l'hyperespace, non-êtres qu'ils sont. Les "419 Scams" comme on les appellent...
Ne pas ouvrir un courriel inconnu. On le répètera jamais assez. Je savais que ce n'était pas un virus, mais une tentative potentiellement pire: le vol.

Hypocrisie. Tout fout le camp. Ya plus d'saisons, le fond de l'air est frais et ça se demande pourquoi on a tant de neige...
La prochaine fois, j'effacerai ces messages inconnus sans les ouvrir, en obéissant à ma panoplie
"anti-toutte".
De cette façon, je m'épargnerai temps ET risque inutile.
Tsé...

dimanche 16 mars 2008

2e et dernière missive à Tom Perlmutter

Suite et fin provisoire du billet précédent:



Monsieur Perlmutter,

suite à mon courriel du 9 mars dernier, je me permet humblement de vous écrire une dernière fois pour appuyer mon argumentation avec l'analogie filmique suivante:

Dans le film "Amadeus" de Milos Forman, il y a une scène où un bonze de la cour interpelle Mozart en lui disant ceci (je paraphrase):

"Monsieur cette oeuvre est bien, mais nous jugeons qu'elle a trop de notes". Ce à quoi Mozart répond:

"Trop de notes?! Comment cette oeuvre peut-elle avoir trop de notes, cette partition est parfaite! Elle en a juste assez!"

(...)

Dans le même ordre d'images, comment oserait-on demander à un grand peintre de découper une toile terminée pour la rendre "acceptable" au cadre restrictif d'un jugement arbitraire, avec pour résultat la diminution de sa portée envers celui qui la regarde?
Le peintre répondrait sans doute avec raison:
"Cette toile fut peinte à cette dimension et ne saurait souffrir
d'un quelconque "rétrécissement".

Il en va de même pour le documentaire de Rodrique Jean, et toute oeuvre majeure jugée telle par les pairs et les spectateurs. Il faut voir l'appui grandissant donné à ce film par le milieu du cinéma québécois.

Son film n'a pas "trop de minutes". Il en a juste assez. Cent-quarante, et aucun argument ou prétexte n'est recevable quant à une modification sans l'accord de son auteur.

Il faut lever cet embargo Monsieur Perlmutter, pour l'amour du cinéma libre et intelligent, couplé au droit inaliénable des spectateurs de voir une oeuvre dans son intégralité.

Merci.

Yvan LaFontaine

...........................................

Envoyé le jeudi 13 mars. Écrire deux fois, j'avoue que c'est discutable comme stratégie.
Valait-il mieux écrire une seule fois et y mettre tout le paquet... J'ai pris le risque de scinder la missive en deux, -pour plus de concision entre autre- quitte à paraître teigneux.
Je dirais plutôt, "tenace". À vous de juger.

Jason B. lui a aussi écrit.
Monsieur Perlmutter devra tôt ou tard prendre position dans ce dossier.

À suivre...

jeudi 13 mars 2008

1er Courriel à Perlmutter, Tom de son prénom.

Dimanche soir dernier,(9 mars) j'ai envoyé cette missive, (un peu différente de l'originale et discutable) au président de l'ONF, Tom Perlmutter, à propos de l'embargo arbitrairement décrété sur le documentaire "Hommes à louer" du cinéaste Rodrigue Jean:


Monsieur Perlmutter,

en tant que cinéphile critique, je trouve inacceptable voire abject, qu'un organisme public comme l'ONF puisse s'imposer en juge et partie dans le cas du documentaire :

"Hommes à louer" du cinéaste et réalisateur Rodrigue Jean.

Ce film est une oeuvre majeure de la cinématographie québécoise,
et a l'étoffe du chef-d'oeuvre documentaire.

Vouloir réduire sa durée originale de 140 minutes contre la volonté de l'auteur est contraire à la mission première de l'ONF, qui est si je ne m'abuse: reconnaître le talent sans concession.
Il est dailleurs grand temps de modifier la loi du droit d'auteur à leur endroit, étant les artisans de première instance reconnus dans la plupart des pays industrialisés, excepté ici.

De quel droit un organisme financé à même les impôts des citoyens peut-il agir avec un autoritarisme digne d'une époque féodale?
Les spectateurs n'ont-ils pas le droit inaliénable de juger par eux-mêmes?

Non seulement on veut censurer, mais on veut aussi déposséder un créateur de son oeuvre en lui refusant le droit de rachat de sa propre création...

Sommes-nous Canadiens, inférieurs en intelligence quand vient le temps de reconnaître le talent d'auteur, comparés aux autres pays occidentaux?
Force est d'admettre que nous faisons piètre figure en 2008 à ce chapitre et vous avez là monsieur Perlmutter, une occasion en or de renverser la vapeur.
Si ce n'est déjà fait, je vous invite à lire (ou relire) la lettre d'André Habib à l'adresse suivante:

http://www.horschamp.qc.ca/ ,qui a reçu l'appui du milieu qui en a marre de se faire dicter ce qu'il faut faire, sous prétexte de "rentabilité".

Merci.

Yvan LaFontaine.



..........................................



Sans réponse en date d'aujourd'hui. J'estimais mes chances d'une réplique à : une sur trois.
Trente-trois pour cent.

Ceux qui croient que j'ai souffert d'insomnie en attendant, je souris en coin.
Je n'ai pas cette prétention, je suis pas un Don Quichotte, mais cette cause a appelé mon coeur et ma tête. Cet état des choses me révolte et m'attriste. Ça m'interpelle et je réagis en joignant l'acte à la parole.
J'ai une crédibilité égale à celui du cinéphile anonyme: un poids-plume et j'en suis conscient.

.......

Le tube lance-torpilles no 1 a été utilisé.

J'ai sciemment omis quelques arguments du courriel original pour:

-soit une réponse hypothétique.

-soit une salve finale.

Ces derniers arguments, font appel à l'imagerie du cinéma et de la peinture par analogie, pour illustrer/appuyer les arguments soulevés dans le premier courriel; non pas pour avoir une réponse satisfaisante, mais pour que les choses changent, je l'espère. Je n'entretien cependant aucune illusion, seulement le sentiment de faire ce que je dois faire, maintenant. Lucidement, simplement et froidement.
(...)

"Parez le tube lance-torpilles no 2!"

-Tube lance-torpilles no 2 paré mon commandant!

-Feu!

-Torpille no 2 lancée! (aujourd'hui même)

J'estime mes chances de réponse à : une sur dix désormais; pour l'influence induite, cela demeure une inconnue.


À suivre...






dimanche 9 mars 2008

En attendant...

Ya pas moyen de décolérer ces temps-ci.
Non pas contre la météo(on y peut rien), mais contre la censure et l'injustice contre lesquelles on peut encore quelque chose. Le paysage cinéma québécois est bien pire qu'une tempête de neige par les temps qui courent...

Je fais appel à tous les lecteurs, lectrices. Fidèles ou passagers.
Pour appuyer la lettre d'André Habib, contre la censure d'un documentaire important dans notre cinématographie: "Hommes à louer" de Rodrigue Jean, et pour les droits des réalisateurs cinéma et télé, dépossédés de leur oeuvre par une loi inique qui permet aux producteurs privés et publics(incluant l'ONF, financé par nous) de les censurer, en plus de les exploiter.

Je sais bien que vous avez vos vies et préoccupations à gérer; si ça vous tente pas de la lire, appuyez-la, pour mon petit bonheur, pour mon cadeau de fête tiens!. C'est une cause noble et juste, pour des artisans injustement traités, versus des profiteurs et censeurs prétextant des arguments égaux à leur imagination narcissique, c'est-à-dire: basés sur l'appât du gain et du pouvoir. Ça existe encore en 2008 au Québec.

Je me répète, désolé. Mais il faut parfois (souvent?) se répéter pour que le message soit reçu 5 sur 5.

jeudi 6 mars 2008

Bientôt à l'affiche: "Les Taupes Humaines"


À l'extrême gauche, c'est le toit du Wall-Mart. Au milieu, vers la droite, c'est le Banc de Neige.
De mémoire, depuis que je trimballe ma dégaine en ce monde; jamais vu autant de neige nous tomber dessus. Je croyais pas cela possible, mais c'est une réalité. Notre réalité hivernale est devenue folle.
Nous nous transformerons progressivement en Taupes des Neiges, notre champ de vision déclinera au profit de l'odorat et l'ouïe. Nos orifices oculaires rétréciront, et nos appendices nasaux et auditifs grandiront. Ainsi, nous reniflerons et entendrons les fâcheux à distance;
ce qui en soit, est un gros "plus".
-"Chérie, je renifle quelque fâcheux qui approche, à distance d'environ deux kilomètres, mieux vaudrait réintégrer notre tanière, pour plus de sécurité".
-Ouais, si tu l'dis, on va s'tenir à carreau, viens t'coller su' moé.
Tiens le Colt chargé, au cas où...
-T'inquiètes, chu "loadé" jusqu'au dents, qu'ils viennent pour vouère...

dimanche 2 mars 2008

Bits and Pieces

-Me suis procuré Le Nouveau Petit Robert 2008, en vente chez Archambault, mon ancienne édition datait de 1985, c'était donc pas un luxe. Une jolie brique que j'aime ouvrir. Un livre que j'apporterais sur une île déserte.

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-J'ai résisté de peine et misère à une autre brique: "1001 films à voir et revoir", achat remis. J'oublie l'auteur mais parait-il que c'est une référence selon le libraire en poste. En vente aussi à
$24.95 au lieu de $34.95. Temptécheune...tentation... Je me suis dit: À quoi bon puisque l'an prochain, y aura d'autres films pour l'enrichir. La rationalisation est nécessaire dans les désirs de tout lecteur surtout pour les livres, qui sont très chers. Mais ce titre me trotte dans la tête sans arrêt: 1001 films à voir et revoir 1001 films à voir et revoir, une vraie marotte crânienne.
Comme un ver d'oreille cinéma...

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-Assisté en partie au programme Fantasia au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts samedi soir dernier dans le cadre Montréal Festival en lumière.
Vu les deux derniers courts programmés par Mitch Davis: "Criticized"(!) et "Gary's touch"(!!!!)
Il a de l'audace, mais ce cinéma extrême s'adresse surtout à un public festivalier averti, pas vraiment approprié pour une projection grand public gratuite à mon avis-et le programme de DJ XL5, divertissant et rigolo. Quitté à 03:30, claqué. Ce n'est plus pour moi, les nuits blanches, mais je n'ai pas regretté, loin de là. Il y a tellement de bons courts-métrages qui se font ici et ailleurs... Je pense entre autres, aux anciens de Phylactère Cola.

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-André Habib(enseignant à l'UdeM et critique au magazine cinéma Hors champ) a raison de s'insurger contre le sort potentiellement réservé au film "Hommes à louer" de Rodrigue Jean.
Lire sa lettre ici , qui est un véritable cri du coeur articulé, intelligent et imparable par ses arguments. De toute beauté.
Tous les producteurs ne sont pas véreux, mais plusieurs profitent d'une loi d'auteur archaïque qui dépossèdent les réalisateurs de leurs oeuvres, en plus de les soumettre à la censure arbitraire de ceux-ci. Doublement punis sans raison autre que l'ambition pécunière.
Inacceptable et ma foi, assez révoltant en 2008. J'ajouterai cependant que les invités sur place au Cinéma du Parc pour le documentaire "Les ennemis du cinéma" ne manqueront certainement pas l'occasion de dénoncer la censure plus subtile exercée de nos jours, Faladeau en tête j'imagine.

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-Vu "Invincible" de Werner Herzog en dvd. Bien, mais un mineur dans sa filmo à mon avis. Un Herzog mineur vaudra cependant toujours mieux qu'un majeur dans bien des cas de cinéastes qui s'éparpillent par ambition et/ou aveuglement. L'homme est intègre et le cinéaste conserve sa signature et son écriture à travers le temps, toujours intelligente et sensible. Sauf que la direction d'acteurs et la mise en scène m'ont semblées un peu molles par moments dans ce cas-ci, excepté Tim Roth.
Pour appuyer l'ami Antoine, y a t'il un seul mauvais film d'Herzog? Je ne les ai pas tous vus, mais ceux que j'ai vus ne m'ont jamais déçu. Il est un véritable ami. Qui peut décevoir par moments, mais ne trahit pas, en conservant toujours son authenticité véritable, toujours signifiante, chargée de sens et de questionnement existentiel jamais gnagna, à travers un oeil ciné talentueux.

J'en veux pour preuve(que tout film d'Herzog vaut le visionnement), la scène du concert de la pianiste avec l'orchestre, entre autres, pendant que son ami la regarde jouer, accoudé au piano.
Beauté musicale et visuelle totale...Une scène transcendante.

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vendredi 29 février 2008

Réalisateur versus Monteur.


Serait-ce que le réalisateur d'un film, par son oeil ciné, sa direction et sa mise en scène, recueillerait la matière première en parcelles, pour qu'ensuite le monteur assemble le collier en un produit final?
La "fabrication" d'un film n'est-elle pas effectuée lors du montage?
Étape décisive dans tous les cas d'interprétation, nécessitant une complicité totale entre les deux.

dimanche 24 février 2008

Couches-toi à travers l'arbre, soleil.

St-Étienne des Grès, Mauricie, Québec.

Rien de tel que la campagne pour se calmer, prendre du recul, et voir la vie dans son ensemble.

vendredi 22 février 2008

Droits des réalisateurs québécois.

À lire l'éditorial de Marie-Claude Loiselle , du magazine 24images, on vit encore une époque FÉODALE, en ce qui concerne les droits d'auteurs (inexistants) pour les réalisateurs de cinéma québécois qui sont encore assujettis au bon vouloir des producteurs, qui dictent leur 4 volontés à tous les pouvoirs en place en 2008 depuis plus de 30 ans. TRENTE ANS. Je sais pas vous, mais moi, ça me met en colère. On croit rêver tant on se sent en un siècle révolu depuis des lustres.


Déjà dans les années 80 au CEGEP, on me disait dans mes cours cinéma que le producteur au Québec, c'est le ROI qui empoche et dicte les règles. Faudrait le descendre du piédestal, le roi-producteur, et vite fait. On vit où là?! En quelle année?!
" Dans le désert, à une époque RÉVOLUE ", dirent-ils en choeur.
Au plus fort la poche du premier venu qui connait rien, mais qui a le CASH.
Et ta soeur, elle grimpe aux arbres?!

Je vois qu'en 2008, rien n'a changé après tant d'années de stagnation pour les droits d'auteurs. Faut le faire. Chapeau messieurs les producteurs(trices) de mes deux.

On a pourtant tous des cellulaires et internet haute-vitesse, et les scénaristes américains ont fait des gains récemment...Et les réalisateurs québécois ne touchent aucun droits de l'exploitation commerciale de leurs oeuvres. Wow, c'est cool. Bienvenu au Kébek.

On reste des "DEMEURÉS" quant aux droits d'auteurs.
Les "péquins demeurés" se font toujours baiser en 2008 mon commandant, ça baigne, pas de changement à l'horizon. La mer est calme pour les producteurs mon commandant, ils peuvent continuer à les baiser...

À ces messieurs/dames les producteurs qui profitent de généreuses subventions, en prétextant outrageusement le "risque cinématographique" pendant que vous roulez carosse à outrance... (Ça vaut pour tous les producteurs en herbe, (musique, arts de la scène etc,) :

Fuck You. Your day will come soon je l'espère. Quelqu'un quelque part, vous descendra de votre chaire, vous et toutes vos règles de merde qui ont toutes à voir avec le cash mais rien avec l'art, la relève et la liberté.

J'espère ce jour... L'argument de considérer le réalisateur comme le simple maillon d'une chaîne revient à dire qu'Henry Ford était un maillon de l'automobile. C'est non seulement minable, mais irrecevable et totalement méprisable. C'est la définition du mot "véreux". Allez vous rhabiller les producteurs, VOUS êtes un maillon. Je me retiens d'être encore plus vulgaire pour ne pas faire un Richard Martineau de moi... Il appartient aux réalisateurs(trices) de faire valoir leurs droits par tous les moyens, et que les politiciens modifient la législation une fois pour toute.

En attendant, j'aimerais mieux m'auto-produire, paumé à l'os en bicyclette, libre et la tête haute; que doré dans votre véhicule 4 roues motrices dictatorial, le dos courbé et le nez sur votre asphalte...

En fait, j'emmerde toutes les dictatures, mais la vôtre -(msieurs/dames les producteurs/trices)-pue encore plus, parce que LOCALE, ARTISTIQUE et QUÉBÉCOISE.

S'il faut que l'on se tire dans le pied culturellement en laissant les producteurs s'accaparer le gâteau dans un tout petit marché qu'est le Québec en partant, on comprendra que ce petit peuple est né pour un tout petit pain rassis.

samedi 16 février 2008

Sondage

Comme ça mine de rien, par curiosité, à tous ceux et celles qui voudront bien répondre.


Quel format(Betacam,HD) offre le meilleur rapport qualité/prix, pour un cinéaste débutant(paumé) dans le court-métrage?


:-)

Merci à l'avance.

vendredi 15 février 2008

Total Chaos.


Anecdote:
Aujourd'hui j'ai rencontré un client avec un pitbull comme chien de compagnie. Il s'appelle Chaos.
Un gros bébé sur quatre pattes, licheux et pas malin pour deux sous. J'étais surpris de voir comment un PitBull peut être aussi inoffensif sur le moment... Vraiment. Il léchait tout ce qui est vivant, moi compris. Obéissant en plus. Une vraie soie... (Sauf que si l'idée lui venait de mordre, je suis pas certain.)
"Chaos, Chaos".
Au pied, Chaos! Lèches-toi Chaos! Z'auriez dû voir le clebs...Une tête à pas "s'astiner" avec, au cas où...
"It's a big baby", que le proprio m'a dit. Engagez-vous, rengagez-vous qu'il disait...
On veut l'chien, on veut Chaos. Bring me Chaos!
Chaos, ou rien. Et le Chaos lui, il veut quoi?
Du "namour" et du "naffection"... En tout cas, c'est ce que je donnerais-(sans conditions)- à un animal qui peut m'arracher un membre d'un seul coup de dents. Faut pas prendre de chance avec un être potentiellement dévastateur: du lamour du lamour. Rien que du lamour.
Et une bonne laisse.
:)

mardi 12 février 2008

Cliché conversation #8

"Chez le chiropraticien"



Le chiro, c'est un peu le mécano de la colonne vertébrale; je consulte régulièrement, histoire de maintenir la forme pour le travail.
........................


Il entre dans la salle, je suis déjà allongé, mon véhicule osseux fatigué par le labeur.

-Bonsoir monsieur Ivan, comment allez-vous?

-Bonsoir docteur, si j'allais bien je serais pas ici mais à part le dos, ça va.

-Je vais vous faire un bon traitement.

-J'y compte bien, allez-y à fond la caisse.Vous ret'nez-pas.

-Oui, vous êtes celui qui aime quand ça craque! (pendant qu'il m'osculte les vertèbres)
Le côté droit du cou est raide.

-Ouais, sinon ça vaut pas l'coup ni l'prix. Faut bardasser ma carcasse sinon chu frustré hihi.

-Vous faites bien de me l'rappeler, inspirez puis expirez totalement... (il appuie fermement d'un coup sec sur les lombaires en montant, puis les dorsales)

-"Augh" -fis-je. Pourquoi les gens ont autant de problèmes de dos à votre avis?

-La nature de leur travail, et le fait que l'être humain n'est pas totalement adapté à marcher
debout .

-On est pas encore adapté à la marche debout?!

-Non, l'être humain a encore un penchant pour le "quatre pattes", d'où les dos ronds.

-À voir le comportement de plusieurs dans la vie, je suis pas étonné.

-Effectivement.

-Beaucoup peinent à se t'nir debout, au propre comme au figuré! (Il me prend la tête et la tord d'un bord puis de l'autre dans un craquement de cervicales bienfaisant)

-Ah ça, c'est un autre sujet.

-Aaahh ouais, à quatre pattes on a deux points d'appui mais on se place en-dessous de tout, c'est bon pour sucer. Le mieux serait d'avoir deux pieds greffés aux genoux pour faciliter la transition.

-Haha, vous manquez pas d'imagination! Saviez-vous que le petit orteil disparaîtra probablement dans l'évolution de l'homo-sapiens?

-Ah bonne nouvelle, ça évitera la souffrance inutile; mais je crains que la connerie ne reste, à
travers les âges.

-Pourquoi?

- Parce qu'eul petit orteil ne sert qu'à s'le cogner partout ou s'le geler en pays nordique, rien
d'autre. Alors que la bêtise elle, se répète tout l'temps, petit orteil ou pas, barreau d'chaise ou
pas, nordique ou tropical.

-Hahaha!

-Si seulement la connerie subissait l'même sort que l'petit orteil à l'avenir, selon vos dires...
On peut espérer.

-Espérons, mais c'est de la loterie, comme le 6/49.

(...)

vendredi 8 février 2008

La pensée "Claude Lelouch" de la semaine...

J'me met à la place de Claude Lelouch, mettons. Dans un élan de lucidité "Lelouchienne", j'aurais la pensée suivante:


"Derrière chaque visage humain se cache une vie entière dont on a aucune idée. Il m'arrive de l'imaginer dans mes errances contemplatives quand j'en croise un au hasard. Il m'intéresserait de comparer mon imagination avec sa vérité propre, pour en faire un film ".


Céti pas "Lelouchien" ça?

mardi 5 février 2008

Cloverfield


Matt Reeves-USA-2008








Un peu par paresse, je me contenterai cette fois-ci de citer quelques courts extraits de critiques anglophones -plus mon grain de sel- qui résument bien ce que je pense du film.




"Think "Godzilla unplugged" -with chillingly effective results".

Michael Rechtshaffen- The Hollywood Reporter ( je suis indulgent)


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"Cloverfield is an exercise in realism that lacks reality' broader and richer context. Or, put another way, the experiment is artful, but it ain't art". (un exercice de style intéressant mais superficiel)

Rick Groen-The Globe and Mail


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"Long on style and technique, short on substance and plot". (la concision à son meilleur)


Chris Kaltenbach-Baltimore Sun


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"Cloverfield is basically a line'em-up, pick'em-off horror movie that's effective without being viscerally frightening or emotionnally moving.Watching it is like going through a car wash: You come out of it thoroughly Cloverfield-ized, but basically unchanged".( les personnages sont aussi attachants que des jeunes riches arrogants en goguette et cellulaire)


Dana Stevens- Slate



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Ya aussi ce long 20 minutes de party au début, pff on s'en tape. Maladroite et faible
façon d'asseoir les personnages, antipathiques. Surtout le principal.
Puis le scénario qui décroche quand le "héros" décide de porter secours à la fille.
Mais j'ai "embarqué" tout de même dans le manège. C'est très habile et bien monté même si ça vit sur une inspiration empruntée à "Blair Witch Project", qui m'avait laissé assez froid à l'époque.

Ce film pousse le concept plus loin, sans le révolutionner. Sur grand écran en tout cas, l'illusion d'y être "en même temps et lieu" est assez réussie, mais on voit le monstre au complet seulement une fois. Et ô miracle, la caméra instable ne m'a pas dérangé(!); le film est court: 83 minutes-20 de niaisage=63 minutes de manège. Sensations:8.5 Émotions: 0...
Budget de 25 millions U.S, 64 millions de revenus le premier week-end.

Yen aura un deuxième. $$$$. J'vous gage un deux.













vendredi 1 février 2008

Flash-philosophie

"Je ne suis pas triste parce que tu m'as trahi, mais bien parce que je ne pourrai plus te faire confiance."


Friedrich Nietzsche.

mardi 29 janvier 2008

Flash Bouffe








Aujourd'hui, j'ai sourcillé en déboursant presque $10. pour un pannini jambon-fromage tomates et une salade de brocolis chez "Marius et Fanny".

C'était très bon mais en dégustant, j'ai pensé que pauvreté et "malbouffe" font définitivement bon ménage, malheureusement.

dimanche 27 janvier 2008

Clichés conversation: album 7

Eeehh oui. Ils sont de retour. Célébrons la nouvelle année. Ce blog n'existe pas sans clichés de conversations, vous l'ignoriez?




"L'après-ski"


Le ski alpin creuse l'appétit, c'est bien connu.


Le luron: J'ai si faim que j'mangerais une volée!

Luron #2: On peut t'arranger ça d'aplomb tsé.

Luron#3: On a justement un ragoût d'agressivité qui mijote...

Luron#4: On va t'nourrir bien comme il faut. Tu vas être servi, on est trois pour t'en
crisser une bonne...

Le luron: J'veux une grosse portion sivouplé....Mettez-m'en!

Luron#4: On va tellement t'en mettre, chuis pas certain que tu vas en r'demander...

Luron#3: On pourrait être surpris...

Luron #2: Caméra, caméra!

Le luron: oui oui!

Luron #4: Exhibitionniste en plus!

Luron#3: Va falloir redoubler d'ardeur.

Luron #2: Je filme, I'm shooting... Action!

.....................

Le luron: Aaah, je suis repu.

Luron 3: Nous aussi, on s'est régalé.

Luron 4: Je n'ai plus aucune agressivité.

Luron 2: J'ai tout filmé!

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"Une copine passe à la télé LCD"


Dring dring...

-Allo?

-Salut.

-Salut, ça va?

-Ouais, et toi, t'as acheté ta Tévé?

-Ah j'capote! Méchante différence yahou!

-Yahou?

-Mets-en, j'me suis couché à 01:30 ce matin, j'ai même pas eu le temps de faire le tour!

-T'as combien de canaux?

-Au-delà de soixante, c'est génial, l'image est encore plus claire qu'en personne, c'est hallucinant!

-Ben là plus clair qu'en personne, pas sûr que je voudrais voir Guy A. Lepage comme
ça, t'exagères pas un peu, soixante canaux cé pas un peu trop?

-Ah non, comparé à mon ancienne, c'est le jour et la nuit!

-Ouais là chuis daccord, surtout que t'avais une télé en rondins, un dinosaure ton affaire.

- Une LCD 32 pouces HD, plus soucoupe satellite, j'en ai pour des mois à "tchèquer" tout ça
avant de choisir le forfait que j'veux, j'ai pris toute la brassée de canaux pour commencer,
histoire de voir ce que j'veux.

-Prends ton temps, t'en as pour des mois...

-Ça s'peut pas! J'aurai pas le temps de tout "checker" ça, pis comment ça s'fait que t'as pas
changé la tienne, ta télé en bois comme tu dis?!

-T'as besoin d'aide?

-Ah oui j'pense ben!

-Ben j'ai pas changé parce que je regarde pas beaucoup la télé, sauf quand je loue des films et
quelques trucs par ci par là. Je préfère aller au cinéma ou louer des dvd et l'image que me
donne ma tévé de bois me satisfait encore avec le lecteur DVD...

-Tu viendras regarder la télé et me dire ce que t'en penses?

- Avec plaisir !

-Yess!

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Stan Ridgway- "God sleeps in a caboose"





"Songwriter" et "storyteller" qui s'inscrit en droite ligne avec l'américanité "underground" depuis plus de trente ans et sous-estimé, je lui rend hommage pour m'avoir donné la chance d'assister à un de ses concerts à l'ancien Café Campus à Montréal dans les années 80, et qui demeure vif dans ma mémoire à l'écoute récente de cet album exceptionnel: "Snakebite", paru en 2004.
Un harmoniciste hors pair, doublé d'un compositeur accompli qui suit sa voie à travers le temps.
"God sleeps in a Caboose"
Hear that train rollin' down the track
Passin' by this old shack
Whistle blow and it blows again
Just a lonely sound comin' through the wind
And on those tracks, in an old box-car
My mind is racin' and a-travelling far
Far away
Just ridin' on that train
Big boss man, he work me awful hard
Liftin' freight out in his railroad yard
But hungry kids need clothes and shoes
And moms and dads need their pills and booze
Pills and booze
Just ridin' on that train
Now maybe one day I'll climb up inside
And in that old box-car, I will ride
Ride away
I'll be ridin' on that train
Now, can you hear me, Mister Engineer?
It's not my place to push or interfere
On your train
I'm riding on your train
This world is old and this world is mad
Some people only missin' what they never had
On your train
I'm riding on that train
Hear a drop of rain hit the windowsill
Thunder rolls up behind the hill
But tonight alone I got no sleep I've found
I can hear that clock tickin' my seconds down
Seconds down
Ridin' on that train
And if there's one thing people know is true
Everybody here end up leaving you
On that train
Just ridin' up that train
And over the hill where the full moon shine
The only thing left is love you leave behind
On that train
I'm riding on that train....


Stan Ridgway-2004

mercredi 23 janvier 2008

Rêve


La nuit dernière, j'ai rêvé que je tuais un Anaconda à mains nues.
Il devait bien faire 5 mètres de long. Sale bête.
Sale tronche aussi. Ses petits yeux verts vitreux et méchants me fixaient, l'air de dire:
"Je vais t'gober avec tes vêtements, tout habillé".
Il glissait comme une anguille géante dans une grande maison, sur le plancher, les murs, le plafond, entre les meubles. Partout. Il n'avait pas une langue fourchue, mais grosse et pointue à la "Gene Simmons" du groupe Kiss...C'était si réel, je croyais que ma vie se jouait à ce moment.
Deux personnes terrifiées m'accompagnaient, je ne les connaissais pas.
J'ai pu après une brève bataille, lui agripper la tête et la lui faire éclater par le cou, avec mes mains. La pression fut si forte que ses yeux furent dabord expulsés de leur orbite crânien en faisant un bruit semblable à une bouteille de vin qui "Poppe".
Ça a fait : "pop-pop", il en avait deux. Puis sa tête éclata en lambeaux. Fin.
Réveil perplexe.
Le sens de ce rêve semble profond mais m'échappe pour l'instant...
Je n'ai que des pistes d'interprétation.
Note à moi-même:
Choisir un goûter autre que la salade de champignons peu avant le coucher.

dimanche 20 janvier 2008

"There will be blood" de P.T. Anderson






Mon premier coup de coeur(non sans une importante réserve), faudra voir ce que le reste de 2008 me donnera, pour établir le top 10 cinéma de fin d'année mais ce film est une oeuvre majeure à mon avis.


"Chef-d'oeuvre" auto-proclamé par la critique, c'est la dithyrambe hallucinée et délirante en général pour cette adaptation du roman "Oil!" d'Upton Sinclair par le cinéaste Paul Thomas Anderson qui nous livre ici son cinquième long-métrage.
Le "Citizen Kane" du 21e siècle qu'on a dit. "Chef-d'oeuvre" par ici et Chef-d'oeuvre par là.
Engagez-vous, rengagez-vous qu'ils disaient... Dabord, on est qu'en 2008, ensuite quand on compare de la sorte, c'est faire preuve d'un manque d'imagination, et finalement, ya que le temps qui confirme un chef-d'oeuvre à mon avis.
Surestimé dans un sens; il faut voir l'objet filmique soi-même pour croire à une oeuvre en dépit de tout ce qui s'écrit ou se dit. J'ai donc tenté de voir ça avec des yeux neufs malgré tout.


Après visionnement et expérience d'une durée de 2:38 minutes(qui passent vite)
cette histoire de cupidité pétrolière sur fond de famille et de religion américaine au tournant du
20e siècle m'a soufflé les chaussettes de maîtrise à tous points de vue. Sauf un, le scénario. J'y reviendrai.


Maîtrise absolue de la lumière naturelle. Cinématographie,photographie,direction d'acteurs, montage, éclairage, mise en scène...Il a tous les talents ce P.T. Anderson. Tous sans exception.
Un grand réalisateur qui pense à tout dans le moindre détail. Il a en même temps une vision d'ensemble et une microscopique, perfectionniste, méticuleuse sans manières tape-à-l'oeil.


La musique (music sweet music) tient son propre rôle dans ce film et en teinte subtilement
les qualités: néo-classique innovatrice. Merci Jonny Greenwood, guitariste de Radiohead.
Elle est si belle qu'on peut l'écouter à part, sur cd ou support de votre choix.


Évidemment,tous les acteurs sont justes et bons. Amen.
Daniel D. Lewis, en forme dans ce rôle de composition, j'ai trouvé qu'il en faisait juste assez.
Meilleur que dans "Gangs of New-York", effectivement. Plus intériorisé et complexe dans un personnage plus grand que nature, dévoré par l'ambition, qui finit toujours par perdre son homme on dirait à travers le temps. L'oscar du meilleur acteur 2007?
Probable, même si mon coeur le donne à Viggo Mortensen pour "Eastern Promises".


Paul Dano, véritablement possédé par Dieu. Jeune acteur prometteur. Très inspiré pour ce rôle.
Meilleur rôle de soutien probable pour l'oscar, même si mon coeur le donne à Arwin-Mueller Stahl, encore dans Eastern Promises.



Bon. Ma réserve personnelle.
La fin. La toute dernière scène m'interdit de dire: oeuvre qui transcendera le temps.


La dernière scène relève du grand-guignol quant à moi. J'aurais tellement voulu dire: oui c'est diaboliquement fini. Mais non.
Mais non, ça foire... C'est presque risible...Que s'est-il donc passé monsieur Anderson? Pourquoi?!
Comment peut-on achever un tel monument-cinéma de la sorte?!! Comment peut-on terminer une aussi "belle" histoire aussi grossièrement ?! That's all folks?!

Je sais pas... Ça m'a frustré par la démesure et la grandiloquence, la rupture de ton malhabile.
J'ai décroché malgré moi...La toute fin m'a laissé vraiment perplexe...

À vous de juger, mais c'est à voir et ça reste une oeuvre majeure, malgré tout.
Mais quel dommage pour la dernière minute, la toute dernière minute...

mardi 15 janvier 2008

Du mot "Maniéré" et de la langue Française.

Le "maniérisme" en art pour moi, c'est un manque de "distanciation humble" de la part du créateur, caractérisée par une signature trop grande qui déborde le cadre. Ce qui veut pas dire la renier, on s'entend. Il faut la laisser prendre sa place pour se reconnaître, sans qu'elle prenne tout l'espace et aveugler.

Ainsi le mot "maniéré" se définit comme suit:

1. Qui montre de l'affectation, manque de naturel ou de simplicité. V. Affecté, poseur.
"La société maniérée qui a des nausées devant le peuple" (Maupassant).
Politesse maniérée.

2.(Art). Qui manque de spontanéité, est trop recherché. V. Apprêté, précieux.
"Les talents maniérés ne peuvent éveiller un intérêt véritable" (Delacroix).
Style, genre maniéré. V. Maniérisme. Antonyme: Naturel, simple.

Le mot maniérisme est tout aussi intéressant à lire dans le Dico Robert.
.....................................

J'adore cette langue et ses régionalismes; elle est si belle, sophistiquée, difficile, poétique, chantante, raffinée. Ça serait tellement triste que dans 50 ou 100 ans, le français ne soit plus qu'un dialecte de chaumières en Amérique du Nord, au Québec. Quand je lis ce qui s'écrit ces jours-ci à propos de la difficulté d'être servi en français à Montréal dans les commerces ou l'aéroport Trudeau, ça me frustre et m'attriste. Si cela se reproduit dans mon cas comme c'est déjà arrivé par le passé, non seulement je quitterai le commerce, mais je leur signifierai ma frustration. De vilains mots seront possiblement prononcés.
Je favorise donc l'esclandre le cas échéant, mais faudra voir.

Que l'on me comprenne bien: j'ai aucun problème avec l'anglais entre moi et un individu, ou des individus entre eux, ou voir des films en langue ouzbek ou pachtoune sous-titrés(je préfère aux traductions); mais dans un commerce ou un service public au Québec, pas d'accommodement possible.
No-fucking-mercy. Les québécois sont les plus bilingues du Canada alors que l'on m'arrive pas avec l'argument du péquenaud borné.
Lucidement à long terme cependant, sans vouloir être pessimiste, je crois bien que le français va disparaître progressivement; dabord Montréal, puis le Mtl Métropolitain, Québec et les régions résisteront plus longtemps. Nous sommes le village gaulois d'Astérix, version Amérique.
On est un certain nombre, mais on a pas de druide.
Il nous faut un druide.

Anecdote:

Une américaine avec qui j'ai joué une partie d'échecs sur internet, un jour m'a dit:

"So you speak the language of love, so cool." (!) Yes, I spique the language of leuve...

Ouais dear, le language de l'amour; (toujours l'amoûûr), on en est les fiers dépositaires, nous francophones :)))
C'est exotique en général pour eux, le français.
J'espère simplement que nous, francophones d'Amérique, ne deviendrons pas une relique "exotique" dans 100 ans...

mercredi 9 janvier 2008

Trois méthodes pour nuire à un film.

À mon avis, il existe trois façons de nuire à un film ou quelqu'un, par extension.
Soit: en le détruisant systématiquement,(très efficace). Soit: en le glorifiant à outrance,(plus subtil, mais non moins dangereux).

L'un décourage par courant négatif, et l'autre exacerbe inutilement, créant de trop grandes attentes qui risquent fort de décevoir, et ainsi diminuer une oeuvre qui mérite mieux objectivement. Ainsi, à chaque film qu'il m'est donné de voir, je m'efforce d'avoir les yeux neufs et ouverts, l'esprit frais et dispo selon mon intérêt, malgré le tumulte négatif ou positif l'entourant.
Je me fais confiance, mais conserve un petit doute, au cas où.
Tout le monde peut se tromper ou errer par moments. Mais pas trop, sinon faut consulter un spécialiste de la santé mentale.

J'essaie de faire fi de tout ce qui se dit et s'écrit sur quoi ou qui que ce soit, avant de juger.
Il n'y a rien de comparable au contact et à l'expérience réelle, "de visu" ; et les différences de perception et d'interprétation d'une même oeuvre par différents individus me passionneront toujours par le questionnement qui s'ensuit. Pourquoi toi, et pourquoi pas moi?

Si la critique est importante, il est encore plus important de trouver son "âme soeur critique".
Mais à bien y penser, ça n'existe pas. On reste toujours seuls devant une oeuvre. Avec d'autres dans les meilleurs cas, mais jamais en communion, par la différence de nos bagages individuels.
(...)

Et finalement, l'ignorance crasse de plusieurs médias ou la frilosité légendaire des distributeurs qui tablent sur le potentiel commercial d'un film plutôt que son apport artistique.

(pour faire suite à la sortie prochaine de "There will be blood" de Paul Thomas Anderson)

lundi 7 janvier 2008

Flash BD

La Bande Dessinée est pour moi une forme d'art à part entière, qui se glisse entre la littérature et le cinéma. La force d'un bon bédéiste sera de me suggérer les bonnes images et les bons mots dans des cases et des bulles qui se lient automatiquement par mon imaginaire pour en faire un film.

Cette source de savoir et d'émotions a été longtemps négligée; on la reconnait plus à sa juste valeur, mais passe encore aujourd'hui pour un parent pauvre de la culture, à tort.

Elle a bercé mon enfance en campagne faute de cinéma, grâce à une bibliothèque ambulante:(Goscinny, Uderzo, Hergé, Morris, Lee, Franquin, Greg, entres autres), puis nourrie mon adolescence: (Gotlib, Mandryka, Solé, Édika, Coucho, Cabanes, Fred) et fortifié ma première jeunesse( Binet, F'murrr, Tronchet, Gébé, Reiser, Caraly, Giménez) et j'en passe.

Pilote, Fluide Glacial, Métal Hurlant, Fantastique, l'Écho des Savanes, Charlie Hebdo, À Suivre,
Hara-Kiri première époque, je buvais ces magazines de BD comme du p'tit lait. Je m'en nourrissais comme un veau non sevré. Plus j'en lisais, plus j'en voulais. J'avais toujours soif de plus...Soif de connaître, Soif de l'autre...

Tout cela formait ma "tétine culturelle" avant de découvrir la musique, le cinéma, et la littérature, dans l'ordre.

Je me suis nourri de Bandes Dessinées avant d'expérimenter chacun des arts, spécifiquement.
Et ne le regretterai jamais pour savoir intimement que cette forme d'art est éternelle de jeunesse, mais on s'entend là, la vraie BD. Pas la BD à la "Martine va à la plage et rencontre une fleur séchée"...

Le Pauvre Chevalier- de F'murrr


À l'époque où je dévorais les bandes dessinées, son "Génie des Alpages"(13 tomes à ce jour) me laissait souvent perplexe dans la revue Pilote, là où il débuta en 1971 après avoir été introduit à Goscinny par Mandryka. (auteur du génial Concombre Masqué)
Je trouvais qu'il parlait beaucoup pour dire peu, mais le lisais tout de même pour sa désopilante imagination et son originalité d'auteur.
Un bédéiste à part ce F'murr, né à Paris le 31 mars 1946.
La lecture de cet album terminée, il me faudra revisiter son oeuvre tant ça m'a séduit dès la première page jusqu'à la dernière, page 60. Prix du meilleur album d'humour au Festival d'Angoulème en 1991. Un classique de tragi-comédie BD qui décape la légende du roi Arthur, à travers le misérable et pauvre chevalier déchu auquel on s'attache par le talent de F'murr, puni par le peuple entier par ordre du Roi Arthus pour avoir maladroitement offensé la Reine.
C'est drôle et tragique à la fois. J'ai pensé à Fred, mais c'est plus que de la poésie ludique. C'est aussi un commentaire social lucide et souvent cruel, sous couvert d'ironie et d'imagination mordante.
Du bonbon que j'ai dévoré en une demi-heure. 60 pages. C'est souvent ça qui me frustre avec la BD, ça coûte cher à acquérir et ça dure très peu de temps. Mais bon, le bonheur passe toujours très vite et cet album en est un pur, j'aurais pris des centaines d'autres cases supplémentaires de ce talent de conteur...
Je vous livre la première page et demi, en guise de "Trailer" :
-Eh maître, on s'arrêterait bien un moment...
-Oui mais pas trop longtemps...
-Je persiste à trouver ridicule de voyager à pied quand on emporte avec soi la rançon d'un roi, l'or ça pèse!
-C'est pour le porter que tu m'accompagnes.
-Tu disais: Voyages d'affaires, ce sont de grosses affaires, je supposais quelque chose de plus gratifiant!!
-Pour ne pas s'attirer les convoitises, il est bon que les grosses affaires se fassent sous une petite apparence...
- Oui mais des chevaux, pour la sécurité...
-On meurt aussi bien à cheval qu'à pied...Ne sois donc pas paresseux, et ne tente pas de me faire croire que tu redoutes quoi que ce soit en ce monde...
..............................................:)
P.S.
Je me suis aussi procuré "Bandolero" de Carlos Giménez, auteur de l'inoubliable "Paracuellos".
On s'en reparle, j'ai pas lu encore.

vendredi 4 janvier 2008

Bilan 2007, prédictions 2008.

Année 2007


Santé: Excellente,(ce qui compte le plus) mais présentement en état de fatigue "avancée".


Amor: Omniprésent et diffus.


Travail: Très difficile dans le sens de : surcharge, surtout en fin d'année. Trop de
travail, pas assez de temps pour mon "moi-même". C'est souvent trop ou pas assez, la vie.


Vie personnelle: Bien, mais aurait pu être mieux, faute de temps.


Vie culturelle: Idem.


Vie sportive: Mon travail, c'est du sport à l'année longue.


Finances: Bonnes.



Je braille un peu pour le manque de temps à moi, mais pas de quoi se plaindre finalement.
Positif dans l'ensemble.


Et vous?



Prédictions 2008

Me connaissant bien et après consultation des oracles, je fais les prédictions suivantes:



Santé: Bonne, mais ne vous surmenez pas, surtout en hiver.


Amor: Vous projetez une certaine énergie mais la canaliser serait une bonne résolution.
Sans vous oublier vous et vos proches.


Vie personnelle: Vous bénéficierez d'une semaine de vacances supplémentaire, profitez-en.
Oh yes...


Vie culturelle: Profitez de cette semaine de vacances supplémentaire, pour accéder à
différentes sources.Faut que j'y mette plus de temps.


Vie sportive: Continuez votre travail, c'est la santé. Vous n'avez pas besoin d'exercice autre, à
part vos loisirs. (Non pas vrai Jojo, tu m'niaises là, j'arrive pas à y croire)


Finances:

Bonnes, si vous faites les choix éclairés. Dépenses importantes prévues, dont le
changement de bagnole. Étant un habitant d'une planète 450, considérez que le
dollar canadien suit le cours du pétrole; plus il augmente: plus il augmente. Et il
augmentera, vous pouvez compter là-dessus sans trop vous tromper. Le choix d'une voiture économique est indiqué, voire prescrit pour vous et l'environnement. De plus, vous bénéficierez d'un allégement fiscal à l'achat d'une voiture économique. "Win-Win" situation. Ne vous inquiétez pas outre mesure, la devise canadienne sera aussi forte sinon plus, que la devise
américaine.


Actualités Internationales:

Le Pakistan, encore le Pakistan, L'Afghanistan et L'Inde. L'ébullition est là, à mon avis. L'erreur des U.S d'avoir attaqué l'Iraq au lieu de se concentrer sur ces pays sera soulignée et re-soulignée j'espère. On leur souhaite de ne pas poursuivre leur fuite en avant avec l'Iran, et qu'ils se retirent en bonne partie d'Iraq pour se concentrer sur le Pakistan et l'Afghanistan. On peut rêver. Mais Bush est bien baisé avec le Pakistan. Lui qui tablait sur l'élection future de Bhutto, aurait dû mieux la protéger. Musharraf n'est pas une carte-maîtresse, mais un compromis chancelant en 2008 . L'important est de savoir l'arsenal nucléaire en sécurité. Mais entre vous et moi et la boîte de Pandore...J'exagère à peine.

L'armée canadienne est seule dans le Sud à Kandahar, et c'est une injustice de la voir tenir le flambeau à bout de bras sans aide(ou presque) des pays membres de l'ONU. D'autres pays doivent s'impliquer et ça presse avec l'assassinat de B. Bhutto, dont les talibans(ex-créatures de l'armée Pakistanaise) doivent se féliciter sous la bénédiction d'Al Quaïda. Sa mort est une défaite pour la civilisation, une victoire pour l'extrémisme, et une raison de plus pour agir dans cette région du globe très instable et nucléarisé.

Sans oublier la Corée du Nord, la Russie et son nucléaire à l'abandon, le Darfour, le Kenya et que sais-je d'autre encore... L'actualité Int'l n'a pas fini de surprendre.

(...)


Mais nous avons aussi nos vies privées, vous et moi.

À chacun(e) ses préoccupations, projets et désirs.