mardi 25 mars 2008

NIN-Ghosts I-IV- A soundtrack for Daydreams








Sur http://www.nin.com/, on peut télécharger un album-concept jubilatoire basé sur l'improvisation de musiciens chevronnés sous la férule de Trent Reznor, l'âme de Nine Inch Nails, ze group.
Un compositeur marquant à mon humble avis, avec cet opus utilisant le net dans ce qu'il a de meilleur.




Je le cite: " Nine Inch Nails presents Ghosts I-IV, a brand new 36 track instrumental collection available right now. Almost two hours of new music composed and recorded over an intense ten week period last fall, Ghosts I-IV sprawls Nine Inch Nails across a variety of new terrain.



(nouveau terrain...Tu l'as dit Trent et je te crois sur oreille, à l'écoute)




He explains:" I've been considering and wanting to make this kind of record for years, but by
its very nature it wouldn't have made sense until this point. This collection of music is the result of working from a very visual perspective-dressing imagined locations and scenarios with sound and texture; a soundtrack for daydreams. I'm very pleased with the result and the ability to present it directly to you without interference. I hope you enjoy the first four volumes of Ghosts".




Well well well. Pour 5 malheureux dollars, j'ai téléchargé presque deux heures de musique visionnaire de qualité mp3 irréprochable, avec tous les bonus inclus, en à peine 10 minutes. Sans interférences de distributeurs et producteurs. ( Ressentez-vous une toute petite brûlure, là où votre dos change de nom?). Directement de la source originaire de l'auteur via le Net et une carte de crédit ou Paypal. Le même genre de mise en marché que "In Rainbows" de Radiohead, mais en plus sophistiqué. Pour les mélomanes, c'est pratiquement un "must".Vous pouvez vous faire votre pochette préférée avec la photo que vous aimez, dans un boîtier que vous pouvez acheter chez Dollarama si vous êtes nostalgiques de "L'objet CD". Si ça vous emmerde, vous pouvez même commandez les deux CD pour $10.



Il y a même un concours youtube pour la mise en images de la musique, sans prix faramineux à gagner et sous réserve d'approbation, faut le dire. Donc, côté marketing auto-produit, c'est catégorie A1 de fantaisie. Mais le plus important ici c'est la MUSIQUE.


Et elle est "d'avant-garde planante et dérangeante" , elle apaise et décoiffe au fur et à mesure, à tour de rôle méditative et abrasive(mais vraiment abrasive par bouts, quitte à laisser quelques auditeurs sur le bas-côté), en plus d'avoir une distribution ultra-indépendante et démocratique. L'exemple parfait du pied-de-nez payant et sans concessions.
Je suis très content pour lui, vraiment. Il doit pas être loin du million de dollars à s'auto-produire. Il y a toute une équipe derrière on le sent, les musiciens, les techniciens, la prise de son irréprochable entre autres...

Un succès qui surprend le premier intéressé, Trent Reznor. Faut lire son dernier billet, qui a attiré quelques 10000 commentaires.


Les musiciens et cinéastes en herbe devraient prendre note et exemple.

jeudi 20 mars 2008

Petite histoire avant de dormir...

Avant-hier, j'ai reçu dans mon hotmail, un faux courriel de Paypal, vous savez le moteur de paiement automatique très populaire sur le net. Sa popularité immense et sa convivialité presque légendaire en fait une cible de choix pour les cyber-arnaqueurs.

En bon français moderne, on m'a "hameçonné".
"Phishing" est le terme anglais qui désigne la pêche au poisson internet pour ultimement lui soutirer ses précieux dollars (ou des renseignements sensibles dans le but de) durement gagnés.

On est venu tâter ma truite avec insolence et habileté. C'était assez bien fait, mais pas sans imperfections. J'ai supprimé, mais si j'avions réfléchi plus, je l'aurions copié pour vous le montrer car c'était un bel exemple bien goûteux. En anglais évidemment, on disait en gros que mon compte était "limité", limited par un bloquage obscur qui commandait une demande de renseignements ma foi, assez privée.

Privée à un point tel, qu'on me demandait de "scanner" mon passeport, mon adresse et mon permis de conduire pour "rétablir" la validité de mon compte, avec force adresse de retour avec
"paypal" inscrit. Des pseudos-professionnels.

Je fus cependant OUTRÉ que l'on omette de me demander ma couleur favorite et mon numéro d'assurance sociale, et c'est ce qui m'a mis la puce à l'oreille sur leurs mauvaises intentions. ;)
Petits merdeux allez, pas foutus d'inclure LA question référence entre toutes: la couleur favorite. On a plus les arnaqueurs qu'on avaient...

Sur le net, ils (elles) travaillent tous(tes) dans des"Net-sweat-shops", des petits cafés internet improvisés pour la crosse, dans des pays où la démocratie rime avec utopie, dirigés par des gérants stressés par le rendement de leurs petits esclaves informatisés qui changent aussitôt d'adresse courriel une fois dénoncés. Ce sont des brigands virtuels, les maraudeurs du net, dont les armes sont les mots et la mise en forme textuelle; condamnés au vagabondage dans l'hyperespace, non-êtres qu'ils sont. Les "419 Scams" comme on les appellent...
Ne pas ouvrir un courriel inconnu. On le répètera jamais assez. Je savais que ce n'était pas un virus, mais une tentative potentiellement pire: le vol.

Hypocrisie. Tout fout le camp. Ya plus d'saisons, le fond de l'air est frais et ça se demande pourquoi on a tant de neige...
La prochaine fois, j'effacerai ces messages inconnus sans les ouvrir, en obéissant à ma panoplie
"anti-toutte".
De cette façon, je m'épargnerai temps ET risque inutile.
Tsé...

dimanche 16 mars 2008

2e et dernière missive à Tom Perlmutter

Suite et fin provisoire du billet précédent:



Monsieur Perlmutter,

suite à mon courriel du 9 mars dernier, je me permet humblement de vous écrire une dernière fois pour appuyer mon argumentation avec l'analogie filmique suivante:

Dans le film "Amadeus" de Milos Forman, il y a une scène où un bonze de la cour interpelle Mozart en lui disant ceci (je paraphrase):

"Monsieur cette oeuvre est bien, mais nous jugeons qu'elle a trop de notes". Ce à quoi Mozart répond:

"Trop de notes?! Comment cette oeuvre peut-elle avoir trop de notes, cette partition est parfaite! Elle en a juste assez!"

(...)

Dans le même ordre d'images, comment oserait-on demander à un grand peintre de découper une toile terminée pour la rendre "acceptable" au cadre restrictif d'un jugement arbitraire, avec pour résultat la diminution de sa portée envers celui qui la regarde?
Le peintre répondrait sans doute avec raison:
"Cette toile fut peinte à cette dimension et ne saurait souffrir
d'un quelconque "rétrécissement".

Il en va de même pour le documentaire de Rodrique Jean, et toute oeuvre majeure jugée telle par les pairs et les spectateurs. Il faut voir l'appui grandissant donné à ce film par le milieu du cinéma québécois.

Son film n'a pas "trop de minutes". Il en a juste assez. Cent-quarante, et aucun argument ou prétexte n'est recevable quant à une modification sans l'accord de son auteur.

Il faut lever cet embargo Monsieur Perlmutter, pour l'amour du cinéma libre et intelligent, couplé au droit inaliénable des spectateurs de voir une oeuvre dans son intégralité.

Merci.

Yvan LaFontaine

...........................................

Envoyé le jeudi 13 mars. Écrire deux fois, j'avoue que c'est discutable comme stratégie.
Valait-il mieux écrire une seule fois et y mettre tout le paquet... J'ai pris le risque de scinder la missive en deux, -pour plus de concision entre autre- quitte à paraître teigneux.
Je dirais plutôt, "tenace". À vous de juger.

Jason B. lui a aussi écrit.
Monsieur Perlmutter devra tôt ou tard prendre position dans ce dossier.

À suivre...

jeudi 13 mars 2008

1er Courriel à Perlmutter, Tom de son prénom.

Dimanche soir dernier,(9 mars) j'ai envoyé cette missive, (un peu différente de l'originale et discutable) au président de l'ONF, Tom Perlmutter, à propos de l'embargo arbitrairement décrété sur le documentaire "Hommes à louer" du cinéaste Rodrigue Jean:


Monsieur Perlmutter,

en tant que cinéphile critique, je trouve inacceptable voire abject, qu'un organisme public comme l'ONF puisse s'imposer en juge et partie dans le cas du documentaire :

"Hommes à louer" du cinéaste et réalisateur Rodrigue Jean.

Ce film est une oeuvre majeure de la cinématographie québécoise,
et a l'étoffe du chef-d'oeuvre documentaire.

Vouloir réduire sa durée originale de 140 minutes contre la volonté de l'auteur est contraire à la mission première de l'ONF, qui est si je ne m'abuse: reconnaître le talent sans concession.
Il est dailleurs grand temps de modifier la loi du droit d'auteur à leur endroit, étant les artisans de première instance reconnus dans la plupart des pays industrialisés, excepté ici.

De quel droit un organisme financé à même les impôts des citoyens peut-il agir avec un autoritarisme digne d'une époque féodale?
Les spectateurs n'ont-ils pas le droit inaliénable de juger par eux-mêmes?

Non seulement on veut censurer, mais on veut aussi déposséder un créateur de son oeuvre en lui refusant le droit de rachat de sa propre création...

Sommes-nous Canadiens, inférieurs en intelligence quand vient le temps de reconnaître le talent d'auteur, comparés aux autres pays occidentaux?
Force est d'admettre que nous faisons piètre figure en 2008 à ce chapitre et vous avez là monsieur Perlmutter, une occasion en or de renverser la vapeur.
Si ce n'est déjà fait, je vous invite à lire (ou relire) la lettre d'André Habib à l'adresse suivante:

http://www.horschamp.qc.ca/ ,qui a reçu l'appui du milieu qui en a marre de se faire dicter ce qu'il faut faire, sous prétexte de "rentabilité".

Merci.

Yvan LaFontaine.



..........................................



Sans réponse en date d'aujourd'hui. J'estimais mes chances d'une réplique à : une sur trois.
Trente-trois pour cent.

Ceux qui croient que j'ai souffert d'insomnie en attendant, je souris en coin.
Je n'ai pas cette prétention, je suis pas un Don Quichotte, mais cette cause a appelé mon coeur et ma tête. Cet état des choses me révolte et m'attriste. Ça m'interpelle et je réagis en joignant l'acte à la parole.
J'ai une crédibilité égale à celui du cinéphile anonyme: un poids-plume et j'en suis conscient.

.......

Le tube lance-torpilles no 1 a été utilisé.

J'ai sciemment omis quelques arguments du courriel original pour:

-soit une réponse hypothétique.

-soit une salve finale.

Ces derniers arguments, font appel à l'imagerie du cinéma et de la peinture par analogie, pour illustrer/appuyer les arguments soulevés dans le premier courriel; non pas pour avoir une réponse satisfaisante, mais pour que les choses changent, je l'espère. Je n'entretien cependant aucune illusion, seulement le sentiment de faire ce que je dois faire, maintenant. Lucidement, simplement et froidement.
(...)

"Parez le tube lance-torpilles no 2!"

-Tube lance-torpilles no 2 paré mon commandant!

-Feu!

-Torpille no 2 lancée! (aujourd'hui même)

J'estime mes chances de réponse à : une sur dix désormais; pour l'influence induite, cela demeure une inconnue.


À suivre...






dimanche 9 mars 2008

En attendant...

Ya pas moyen de décolérer ces temps-ci.
Non pas contre la météo(on y peut rien), mais contre la censure et l'injustice contre lesquelles on peut encore quelque chose. Le paysage cinéma québécois est bien pire qu'une tempête de neige par les temps qui courent...

Je fais appel à tous les lecteurs, lectrices. Fidèles ou passagers.
Pour appuyer la lettre d'André Habib, contre la censure d'un documentaire important dans notre cinématographie: "Hommes à louer" de Rodrigue Jean, et pour les droits des réalisateurs cinéma et télé, dépossédés de leur oeuvre par une loi inique qui permet aux producteurs privés et publics(incluant l'ONF, financé par nous) de les censurer, en plus de les exploiter.

Je sais bien que vous avez vos vies et préoccupations à gérer; si ça vous tente pas de la lire, appuyez-la, pour mon petit bonheur, pour mon cadeau de fête tiens!. C'est une cause noble et juste, pour des artisans injustement traités, versus des profiteurs et censeurs prétextant des arguments égaux à leur imagination narcissique, c'est-à-dire: basés sur l'appât du gain et du pouvoir. Ça existe encore en 2008 au Québec.

Je me répète, désolé. Mais il faut parfois (souvent?) se répéter pour que le message soit reçu 5 sur 5.

jeudi 6 mars 2008

Bientôt à l'affiche: "Les Taupes Humaines"


À l'extrême gauche, c'est le toit du Wall-Mart. Au milieu, vers la droite, c'est le Banc de Neige.
De mémoire, depuis que je trimballe ma dégaine en ce monde; jamais vu autant de neige nous tomber dessus. Je croyais pas cela possible, mais c'est une réalité. Notre réalité hivernale est devenue folle.
Nous nous transformerons progressivement en Taupes des Neiges, notre champ de vision déclinera au profit de l'odorat et l'ouïe. Nos orifices oculaires rétréciront, et nos appendices nasaux et auditifs grandiront. Ainsi, nous reniflerons et entendrons les fâcheux à distance;
ce qui en soit, est un gros "plus".
-"Chérie, je renifle quelque fâcheux qui approche, à distance d'environ deux kilomètres, mieux vaudrait réintégrer notre tanière, pour plus de sécurité".
-Ouais, si tu l'dis, on va s'tenir à carreau, viens t'coller su' moé.
Tiens le Colt chargé, au cas où...
-T'inquiètes, chu "loadé" jusqu'au dents, qu'ils viennent pour vouère...

dimanche 2 mars 2008

Bits and Pieces

-Me suis procuré Le Nouveau Petit Robert 2008, en vente chez Archambault, mon ancienne édition datait de 1985, c'était donc pas un luxe. Une jolie brique que j'aime ouvrir. Un livre que j'apporterais sur une île déserte.

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-J'ai résisté de peine et misère à une autre brique: "1001 films à voir et revoir", achat remis. J'oublie l'auteur mais parait-il que c'est une référence selon le libraire en poste. En vente aussi à
$24.95 au lieu de $34.95. Temptécheune...tentation... Je me suis dit: À quoi bon puisque l'an prochain, y aura d'autres films pour l'enrichir. La rationalisation est nécessaire dans les désirs de tout lecteur surtout pour les livres, qui sont très chers. Mais ce titre me trotte dans la tête sans arrêt: 1001 films à voir et revoir 1001 films à voir et revoir, une vraie marotte crânienne.
Comme un ver d'oreille cinéma...

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-Assisté en partie au programme Fantasia au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts samedi soir dernier dans le cadre Montréal Festival en lumière.
Vu les deux derniers courts programmés par Mitch Davis: "Criticized"(!) et "Gary's touch"(!!!!)
Il a de l'audace, mais ce cinéma extrême s'adresse surtout à un public festivalier averti, pas vraiment approprié pour une projection grand public gratuite à mon avis-et le programme de DJ XL5, divertissant et rigolo. Quitté à 03:30, claqué. Ce n'est plus pour moi, les nuits blanches, mais je n'ai pas regretté, loin de là. Il y a tellement de bons courts-métrages qui se font ici et ailleurs... Je pense entre autres, aux anciens de Phylactère Cola.

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-André Habib(enseignant à l'UdeM et critique au magazine cinéma Hors champ) a raison de s'insurger contre le sort potentiellement réservé au film "Hommes à louer" de Rodrigue Jean.
Lire sa lettre ici , qui est un véritable cri du coeur articulé, intelligent et imparable par ses arguments. De toute beauté.
Tous les producteurs ne sont pas véreux, mais plusieurs profitent d'une loi d'auteur archaïque qui dépossèdent les réalisateurs de leurs oeuvres, en plus de les soumettre à la censure arbitraire de ceux-ci. Doublement punis sans raison autre que l'ambition pécunière.
Inacceptable et ma foi, assez révoltant en 2008. J'ajouterai cependant que les invités sur place au Cinéma du Parc pour le documentaire "Les ennemis du cinéma" ne manqueront certainement pas l'occasion de dénoncer la censure plus subtile exercée de nos jours, Faladeau en tête j'imagine.

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-Vu "Invincible" de Werner Herzog en dvd. Bien, mais un mineur dans sa filmo à mon avis. Un Herzog mineur vaudra cependant toujours mieux qu'un majeur dans bien des cas de cinéastes qui s'éparpillent par ambition et/ou aveuglement. L'homme est intègre et le cinéaste conserve sa signature et son écriture à travers le temps, toujours intelligente et sensible. Sauf que la direction d'acteurs et la mise en scène m'ont semblées un peu molles par moments dans ce cas-ci, excepté Tim Roth.
Pour appuyer l'ami Antoine, y a t'il un seul mauvais film d'Herzog? Je ne les ai pas tous vus, mais ceux que j'ai vus ne m'ont jamais déçu. Il est un véritable ami. Qui peut décevoir par moments, mais ne trahit pas, en conservant toujours son authenticité véritable, toujours signifiante, chargée de sens et de questionnement existentiel jamais gnagna, à travers un oeil ciné talentueux.

J'en veux pour preuve(que tout film d'Herzog vaut le visionnement), la scène du concert de la pianiste avec l'orchestre, entre autres, pendant que son ami la regarde jouer, accoudé au piano.
Beauté musicale et visuelle totale...Une scène transcendante.

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vendredi 29 février 2008

Réalisateur versus Monteur.


Serait-ce que le réalisateur d'un film, par son oeil ciné, sa direction et sa mise en scène, recueillerait la matière première en parcelles, pour qu'ensuite le monteur assemble le collier en un produit final?
La "fabrication" d'un film n'est-elle pas effectuée lors du montage?
Étape décisive dans tous les cas d'interprétation, nécessitant une complicité totale entre les deux.

dimanche 24 février 2008

Couches-toi à travers l'arbre, soleil.

St-Étienne des Grès, Mauricie, Québec.

Rien de tel que la campagne pour se calmer, prendre du recul, et voir la vie dans son ensemble.

vendredi 22 février 2008

Droits des réalisateurs québécois.

À lire l'éditorial de Marie-Claude Loiselle , du magazine 24images, on vit encore une époque FÉODALE, en ce qui concerne les droits d'auteurs (inexistants) pour les réalisateurs de cinéma québécois qui sont encore assujettis au bon vouloir des producteurs, qui dictent leur 4 volontés à tous les pouvoirs en place en 2008 depuis plus de 30 ans. TRENTE ANS. Je sais pas vous, mais moi, ça me met en colère. On croit rêver tant on se sent en un siècle révolu depuis des lustres.


Déjà dans les années 80 au CEGEP, on me disait dans mes cours cinéma que le producteur au Québec, c'est le ROI qui empoche et dicte les règles. Faudrait le descendre du piédestal, le roi-producteur, et vite fait. On vit où là?! En quelle année?!
" Dans le désert, à une époque RÉVOLUE ", dirent-ils en choeur.
Au plus fort la poche du premier venu qui connait rien, mais qui a le CASH.
Et ta soeur, elle grimpe aux arbres?!

Je vois qu'en 2008, rien n'a changé après tant d'années de stagnation pour les droits d'auteurs. Faut le faire. Chapeau messieurs les producteurs(trices) de mes deux.

On a pourtant tous des cellulaires et internet haute-vitesse, et les scénaristes américains ont fait des gains récemment...Et les réalisateurs québécois ne touchent aucun droits de l'exploitation commerciale de leurs oeuvres. Wow, c'est cool. Bienvenu au Kébek.

On reste des "DEMEURÉS" quant aux droits d'auteurs.
Les "péquins demeurés" se font toujours baiser en 2008 mon commandant, ça baigne, pas de changement à l'horizon. La mer est calme pour les producteurs mon commandant, ils peuvent continuer à les baiser...

À ces messieurs/dames les producteurs qui profitent de généreuses subventions, en prétextant outrageusement le "risque cinématographique" pendant que vous roulez carosse à outrance... (Ça vaut pour tous les producteurs en herbe, (musique, arts de la scène etc,) :

Fuck You. Your day will come soon je l'espère. Quelqu'un quelque part, vous descendra de votre chaire, vous et toutes vos règles de merde qui ont toutes à voir avec le cash mais rien avec l'art, la relève et la liberté.

J'espère ce jour... L'argument de considérer le réalisateur comme le simple maillon d'une chaîne revient à dire qu'Henry Ford était un maillon de l'automobile. C'est non seulement minable, mais irrecevable et totalement méprisable. C'est la définition du mot "véreux". Allez vous rhabiller les producteurs, VOUS êtes un maillon. Je me retiens d'être encore plus vulgaire pour ne pas faire un Richard Martineau de moi... Il appartient aux réalisateurs(trices) de faire valoir leurs droits par tous les moyens, et que les politiciens modifient la législation une fois pour toute.

En attendant, j'aimerais mieux m'auto-produire, paumé à l'os en bicyclette, libre et la tête haute; que doré dans votre véhicule 4 roues motrices dictatorial, le dos courbé et le nez sur votre asphalte...

En fait, j'emmerde toutes les dictatures, mais la vôtre -(msieurs/dames les producteurs/trices)-pue encore plus, parce que LOCALE, ARTISTIQUE et QUÉBÉCOISE.

S'il faut que l'on se tire dans le pied culturellement en laissant les producteurs s'accaparer le gâteau dans un tout petit marché qu'est le Québec en partant, on comprendra que ce petit peuple est né pour un tout petit pain rassis.

samedi 16 février 2008

Sondage

Comme ça mine de rien, par curiosité, à tous ceux et celles qui voudront bien répondre.


Quel format(Betacam,HD) offre le meilleur rapport qualité/prix, pour un cinéaste débutant(paumé) dans le court-métrage?


:-)

Merci à l'avance.

vendredi 15 février 2008

Total Chaos.


Anecdote:
Aujourd'hui j'ai rencontré un client avec un pitbull comme chien de compagnie. Il s'appelle Chaos.
Un gros bébé sur quatre pattes, licheux et pas malin pour deux sous. J'étais surpris de voir comment un PitBull peut être aussi inoffensif sur le moment... Vraiment. Il léchait tout ce qui est vivant, moi compris. Obéissant en plus. Une vraie soie... (Sauf que si l'idée lui venait de mordre, je suis pas certain.)
"Chaos, Chaos".
Au pied, Chaos! Lèches-toi Chaos! Z'auriez dû voir le clebs...Une tête à pas "s'astiner" avec, au cas où...
"It's a big baby", que le proprio m'a dit. Engagez-vous, rengagez-vous qu'il disait...
On veut l'chien, on veut Chaos. Bring me Chaos!
Chaos, ou rien. Et le Chaos lui, il veut quoi?
Du "namour" et du "naffection"... En tout cas, c'est ce que je donnerais-(sans conditions)- à un animal qui peut m'arracher un membre d'un seul coup de dents. Faut pas prendre de chance avec un être potentiellement dévastateur: du lamour du lamour. Rien que du lamour.
Et une bonne laisse.
:)

mardi 12 février 2008

Cliché conversation #8

"Chez le chiropraticien"



Le chiro, c'est un peu le mécano de la colonne vertébrale; je consulte régulièrement, histoire de maintenir la forme pour le travail.
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Il entre dans la salle, je suis déjà allongé, mon véhicule osseux fatigué par le labeur.

-Bonsoir monsieur Ivan, comment allez-vous?

-Bonsoir docteur, si j'allais bien je serais pas ici mais à part le dos, ça va.

-Je vais vous faire un bon traitement.

-J'y compte bien, allez-y à fond la caisse.Vous ret'nez-pas.

-Oui, vous êtes celui qui aime quand ça craque! (pendant qu'il m'osculte les vertèbres)
Le côté droit du cou est raide.

-Ouais, sinon ça vaut pas l'coup ni l'prix. Faut bardasser ma carcasse sinon chu frustré hihi.

-Vous faites bien de me l'rappeler, inspirez puis expirez totalement... (il appuie fermement d'un coup sec sur les lombaires en montant, puis les dorsales)

-"Augh" -fis-je. Pourquoi les gens ont autant de problèmes de dos à votre avis?

-La nature de leur travail, et le fait que l'être humain n'est pas totalement adapté à marcher
debout .

-On est pas encore adapté à la marche debout?!

-Non, l'être humain a encore un penchant pour le "quatre pattes", d'où les dos ronds.

-À voir le comportement de plusieurs dans la vie, je suis pas étonné.

-Effectivement.

-Beaucoup peinent à se t'nir debout, au propre comme au figuré! (Il me prend la tête et la tord d'un bord puis de l'autre dans un craquement de cervicales bienfaisant)

-Ah ça, c'est un autre sujet.

-Aaahh ouais, à quatre pattes on a deux points d'appui mais on se place en-dessous de tout, c'est bon pour sucer. Le mieux serait d'avoir deux pieds greffés aux genoux pour faciliter la transition.

-Haha, vous manquez pas d'imagination! Saviez-vous que le petit orteil disparaîtra probablement dans l'évolution de l'homo-sapiens?

-Ah bonne nouvelle, ça évitera la souffrance inutile; mais je crains que la connerie ne reste, à
travers les âges.

-Pourquoi?

- Parce qu'eul petit orteil ne sert qu'à s'le cogner partout ou s'le geler en pays nordique, rien
d'autre. Alors que la bêtise elle, se répète tout l'temps, petit orteil ou pas, barreau d'chaise ou
pas, nordique ou tropical.

-Hahaha!

-Si seulement la connerie subissait l'même sort que l'petit orteil à l'avenir, selon vos dires...
On peut espérer.

-Espérons, mais c'est de la loterie, comme le 6/49.

(...)

vendredi 8 février 2008

La pensée "Claude Lelouch" de la semaine...

J'me met à la place de Claude Lelouch, mettons. Dans un élan de lucidité "Lelouchienne", j'aurais la pensée suivante:


"Derrière chaque visage humain se cache une vie entière dont on a aucune idée. Il m'arrive de l'imaginer dans mes errances contemplatives quand j'en croise un au hasard. Il m'intéresserait de comparer mon imagination avec sa vérité propre, pour en faire un film ".


Céti pas "Lelouchien" ça?

mardi 5 février 2008

Cloverfield


Matt Reeves-USA-2008








Un peu par paresse, je me contenterai cette fois-ci de citer quelques courts extraits de critiques anglophones -plus mon grain de sel- qui résument bien ce que je pense du film.




"Think "Godzilla unplugged" -with chillingly effective results".

Michael Rechtshaffen- The Hollywood Reporter ( je suis indulgent)


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"Cloverfield is an exercise in realism that lacks reality' broader and richer context. Or, put another way, the experiment is artful, but it ain't art". (un exercice de style intéressant mais superficiel)

Rick Groen-The Globe and Mail


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"Long on style and technique, short on substance and plot". (la concision à son meilleur)


Chris Kaltenbach-Baltimore Sun


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"Cloverfield is basically a line'em-up, pick'em-off horror movie that's effective without being viscerally frightening or emotionnally moving.Watching it is like going through a car wash: You come out of it thoroughly Cloverfield-ized, but basically unchanged".( les personnages sont aussi attachants que des jeunes riches arrogants en goguette et cellulaire)


Dana Stevens- Slate



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Ya aussi ce long 20 minutes de party au début, pff on s'en tape. Maladroite et faible
façon d'asseoir les personnages, antipathiques. Surtout le principal.
Puis le scénario qui décroche quand le "héros" décide de porter secours à la fille.
Mais j'ai "embarqué" tout de même dans le manège. C'est très habile et bien monté même si ça vit sur une inspiration empruntée à "Blair Witch Project", qui m'avait laissé assez froid à l'époque.

Ce film pousse le concept plus loin, sans le révolutionner. Sur grand écran en tout cas, l'illusion d'y être "en même temps et lieu" est assez réussie, mais on voit le monstre au complet seulement une fois. Et ô miracle, la caméra instable ne m'a pas dérangé(!); le film est court: 83 minutes-20 de niaisage=63 minutes de manège. Sensations:8.5 Émotions: 0...
Budget de 25 millions U.S, 64 millions de revenus le premier week-end.

Yen aura un deuxième. $$$$. J'vous gage un deux.













vendredi 1 février 2008

Flash-philosophie

"Je ne suis pas triste parce que tu m'as trahi, mais bien parce que je ne pourrai plus te faire confiance."


Friedrich Nietzsche.

mardi 29 janvier 2008

Flash Bouffe








Aujourd'hui, j'ai sourcillé en déboursant presque $10. pour un pannini jambon-fromage tomates et une salade de brocolis chez "Marius et Fanny".

C'était très bon mais en dégustant, j'ai pensé que pauvreté et "malbouffe" font définitivement bon ménage, malheureusement.

dimanche 27 janvier 2008

Clichés conversation: album 7

Eeehh oui. Ils sont de retour. Célébrons la nouvelle année. Ce blog n'existe pas sans clichés de conversations, vous l'ignoriez?




"L'après-ski"


Le ski alpin creuse l'appétit, c'est bien connu.


Le luron: J'ai si faim que j'mangerais une volée!

Luron #2: On peut t'arranger ça d'aplomb tsé.

Luron#3: On a justement un ragoût d'agressivité qui mijote...

Luron#4: On va t'nourrir bien comme il faut. Tu vas être servi, on est trois pour t'en
crisser une bonne...

Le luron: J'veux une grosse portion sivouplé....Mettez-m'en!

Luron#4: On va tellement t'en mettre, chuis pas certain que tu vas en r'demander...

Luron#3: On pourrait être surpris...

Luron #2: Caméra, caméra!

Le luron: oui oui!

Luron #4: Exhibitionniste en plus!

Luron#3: Va falloir redoubler d'ardeur.

Luron #2: Je filme, I'm shooting... Action!

.....................

Le luron: Aaah, je suis repu.

Luron 3: Nous aussi, on s'est régalé.

Luron 4: Je n'ai plus aucune agressivité.

Luron 2: J'ai tout filmé!

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"Une copine passe à la télé LCD"


Dring dring...

-Allo?

-Salut.

-Salut, ça va?

-Ouais, et toi, t'as acheté ta Tévé?

-Ah j'capote! Méchante différence yahou!

-Yahou?

-Mets-en, j'me suis couché à 01:30 ce matin, j'ai même pas eu le temps de faire le tour!

-T'as combien de canaux?

-Au-delà de soixante, c'est génial, l'image est encore plus claire qu'en personne, c'est hallucinant!

-Ben là plus clair qu'en personne, pas sûr que je voudrais voir Guy A. Lepage comme
ça, t'exagères pas un peu, soixante canaux cé pas un peu trop?

-Ah non, comparé à mon ancienne, c'est le jour et la nuit!

-Ouais là chuis daccord, surtout que t'avais une télé en rondins, un dinosaure ton affaire.

- Une LCD 32 pouces HD, plus soucoupe satellite, j'en ai pour des mois à "tchèquer" tout ça
avant de choisir le forfait que j'veux, j'ai pris toute la brassée de canaux pour commencer,
histoire de voir ce que j'veux.

-Prends ton temps, t'en as pour des mois...

-Ça s'peut pas! J'aurai pas le temps de tout "checker" ça, pis comment ça s'fait que t'as pas
changé la tienne, ta télé en bois comme tu dis?!

-T'as besoin d'aide?

-Ah oui j'pense ben!

-Ben j'ai pas changé parce que je regarde pas beaucoup la télé, sauf quand je loue des films et
quelques trucs par ci par là. Je préfère aller au cinéma ou louer des dvd et l'image que me
donne ma tévé de bois me satisfait encore avec le lecteur DVD...

-Tu viendras regarder la télé et me dire ce que t'en penses?

- Avec plaisir !

-Yess!

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Stan Ridgway- "God sleeps in a caboose"





"Songwriter" et "storyteller" qui s'inscrit en droite ligne avec l'américanité "underground" depuis plus de trente ans et sous-estimé, je lui rend hommage pour m'avoir donné la chance d'assister à un de ses concerts à l'ancien Café Campus à Montréal dans les années 80, et qui demeure vif dans ma mémoire à l'écoute récente de cet album exceptionnel: "Snakebite", paru en 2004.
Un harmoniciste hors pair, doublé d'un compositeur accompli qui suit sa voie à travers le temps.
"God sleeps in a Caboose"
Hear that train rollin' down the track
Passin' by this old shack
Whistle blow and it blows again
Just a lonely sound comin' through the wind
And on those tracks, in an old box-car
My mind is racin' and a-travelling far
Far away
Just ridin' on that train
Big boss man, he work me awful hard
Liftin' freight out in his railroad yard
But hungry kids need clothes and shoes
And moms and dads need their pills and booze
Pills and booze
Just ridin' on that train
Now maybe one day I'll climb up inside
And in that old box-car, I will ride
Ride away
I'll be ridin' on that train
Now, can you hear me, Mister Engineer?
It's not my place to push or interfere
On your train
I'm riding on your train
This world is old and this world is mad
Some people only missin' what they never had
On your train
I'm riding on that train
Hear a drop of rain hit the windowsill
Thunder rolls up behind the hill
But tonight alone I got no sleep I've found
I can hear that clock tickin' my seconds down
Seconds down
Ridin' on that train
And if there's one thing people know is true
Everybody here end up leaving you
On that train
Just ridin' up that train
And over the hill where the full moon shine
The only thing left is love you leave behind
On that train
I'm riding on that train....


Stan Ridgway-2004

mercredi 23 janvier 2008

Rêve


La nuit dernière, j'ai rêvé que je tuais un Anaconda à mains nues.
Il devait bien faire 5 mètres de long. Sale bête.
Sale tronche aussi. Ses petits yeux verts vitreux et méchants me fixaient, l'air de dire:
"Je vais t'gober avec tes vêtements, tout habillé".
Il glissait comme une anguille géante dans une grande maison, sur le plancher, les murs, le plafond, entre les meubles. Partout. Il n'avait pas une langue fourchue, mais grosse et pointue à la "Gene Simmons" du groupe Kiss...C'était si réel, je croyais que ma vie se jouait à ce moment.
Deux personnes terrifiées m'accompagnaient, je ne les connaissais pas.
J'ai pu après une brève bataille, lui agripper la tête et la lui faire éclater par le cou, avec mes mains. La pression fut si forte que ses yeux furent dabord expulsés de leur orbite crânien en faisant un bruit semblable à une bouteille de vin qui "Poppe".
Ça a fait : "pop-pop", il en avait deux. Puis sa tête éclata en lambeaux. Fin.
Réveil perplexe.
Le sens de ce rêve semble profond mais m'échappe pour l'instant...
Je n'ai que des pistes d'interprétation.
Note à moi-même:
Choisir un goûter autre que la salade de champignons peu avant le coucher.