
mardi 4 novembre 2008
Obama! Bamao! Aobam! Mabao! Abamo!

lundi 3 novembre 2008
Le Miroir
Tu vieillis quand...
-Le poids de tes souvenirs est supérieur à un kilo et qu'il t'a courbé
l'échine.
-Tu dis "Ayoye" en te levant le matin.
-Ça te prend le double du temps qu'à 20 ans pour te remettre d'un party.
-Les poils de ton nez dépassent et que tu t'en découvres dans les oreilles.
(Quelle hostie d'horreur.)
-Ton véhicule a 40 ans ou que tes articulations ont 40,000 km.
(La garantie vient à échéance)
-La préposée du dépanneur te vouvoie pour la première fois.
(Ça m'a insulté d'un coup, "J't'en foutrai du "vous", j'ai eu envie de dire)
-Ta descente de couilles s'accentue au point de t'asseoir dessus.
(Mais là té ben vieux tsé)
-La vie devient de plus en plus haute sur pattes et qu'elle s'éloigne
subrepticement.
-Tes fesses deviennent molles comme des ballounes à moitié désoufflées.
-T'es dépassé par la technologie ou que tu "décroches" de la réalité.
-Tu prends conscience que le temps passé est plus long que celui qu'il te reste.
-Tu sens l'urgence de vivre ou vouloir laisser quelque chose après ta mort.
Évidemment j'en suis pas encore là bien que certains signes
se soient manifestés, la vieillesse m'apparait consolante
par l'expérience acquise,(Le "no time to waste",
le détachement intéressé et le jugement mature),
mais rebutante par la corruption du corps.
(Ai-je besoin d'élaborer encore?).
Rust never sleeps but you can keep your engine fine.
J'utilise de l'antirouille mais on fait pas de neuf avec du vieux
et je serai VRAIMENT vieux lorsque j'aurai perdu le sens de l'humour
et la jeunesse du coeur.
Et c'est pas demain la veille!
Je l'espère en tout cas et j'y veillerai.
En fait la quarantaine pour moi, c'est voir ma guêpe-jeunesse
s'en aller pour accueillir ma libellule-expérience.
Un plateau mitoyen, une terre du milieu temporel.
Wow quelle frénésie.
Mon coeur bat la chamade rien que d'y penser.
Mon pacemaker, vite...
"Tu te sentiras vieux lorsque les femmes te sembleront
appartenir au règne de la flore plutôt qu'à celui de la faune".
Francesco Gonzales Ledesma.
Not yet dude, not yet.
mardi 28 octobre 2008
L'intégrale de Julie Couillard a TLMEP-Hanhan.
"Han!Han!Han! Tu me sens là han chérie!
-Ah oui bébé j'te sens là han.
-Han ouaiis, la ptite fusée han,
va décoller trop vite j'le sens Han!
-Ah non han, retiens-toi han!
-Mais j'y peux rien han, c'est un spasme
langagier han contrôlé par mon cerveau
han qui n'y peut rien le pauvre petit
han...
-Ton syndrôme de Tourette encore...
-Haaaannnnnnhh....
-Voilà la fusée est partie sans moi.
-Ah dis-donc c'était chouette nous deux han?
-Hanhan,presque chouette.
dimanche 26 octobre 2008
La route des arbres

vendredi 24 octobre 2008
Don't Eat The Yellow Snow - FRANK ZAPPA
Pour les daltoniens, c'est une neige juste un ti-peu plus foncée, mais si les rayons du soleil plombent dessus tout le monde peut se méprendre.
Zappa-fils(Dweezil!) est en ville
ce week-end au Gésu à 120$
le billet sivouplè.
Je passe,ayant vu son daddy deux fois
autrefois et le dentiste autant, la semaine prochaine.
S'il y en a parmi vous qui y vont, vos commentaires seraient appréciés,merci.
lundi 20 octobre 2008
FNC-Épilogue Blues
Necessity blues, sad and happy...
L'atmosphère festive entre cinéphiles inconnus,
qui échangent opinions et infos de leur cru.
Les sourires du personnel avenant,
Le visage de Claude Chamberlan.
Les films qui m'habitent encore,
Ceux qui ont fui dans le décor.
Le film qui meure, le film qui vit.
Un grand cru cette année vraiment...
J'aurais voulu en voir le double,
J'en ai vu la moitié.
L'an prochain assurément,
viendrai poser mon fessier.
P.S.
Une excellente entrevue donnée par Rodrigue Jean , drette icitte, sur
l'état du cinéma d'auteur mondial en général et canadien en particulier.
Festival Nouveau Cinéma-Suite et Fin
"Nuit de Chien" -Werner Schroeter(France-Portugal-Allemagne)
Adapté du roman "Para esta noche" de l'écrivain uruguayien Juan Carlos Onetti.
Je connaissais ni le réalisateur allemand ni cet écrivain.J'ai pris une chance en lisant la description favorable dans le catalogue du festival.C'est l'histoire d'un général défait, revenant dans sa ville livrée au chaos d'une guerre civile dans un pays imaginaire(vaguement latino)pour y retrouver la femme de sa vie, mystérieusement disparue afin de fuir avec elle.
Sans doute le bouquin vaut la peine d'être lu mais le film d'être vu hmm...Ni raté ni réussi. Drame baroque très noir et sans espoir offrant de belles réflexions sur le fachisme mais péchant par excès de provocation gratuite(violence envers certains personnages féminins) en plus de certaines incohérences dans le scénario malgré une mise en scène imaginative. J'ai pensé à du Fellini ultra-dark en moins talentueux. Assez misogyne dans la représentation de la femme en temps de guerre.Choix de musique discutable qui souligne parfois inutilement la grandiloquence de certaines scènes, même si le film a exercé une étrange fascination chez-moi lors de la projection. Bref les cinéphiles risquent d'aimer ou détester.Ni l'un ni l'autre dans mon cas. S'il y en a qui l'ont vu, vos comms seraient appréciés. Ovni bizarroïde et très discutable.
5e film:

"Eldorado" - Bouli Lanners (Belgique)
Sur une suggestion de Denis Côté.
Je retranscris sa description qui résume bien ce très beau film :
"Les quelques chanceux à avoir vu Ultranova, le premier film de l'acteur
Bouli Lanners,gardent en mémoire les airs désenchantés d'une Wallonie
bien froide et paumée.Lanners nous y ramène et chuchote qu'Ultranova
était peut-être le brouillon d'Eldorado,plus assuré,drôle,charmant.
Yvan a les allures d'un ours mal léché. Il est dealer de voitures.
Dans les premières minutes du film, il surprend Elie en train de cambrioler
sa demeure.Pourtant il ne lui casse pas la mâchoire.
Au contraire, il se prend d'une improbable affection pour ce jeune
héroïnomane sans avenir. Secrètement, chacun caresse l'envie d'aller voir
ailleurs, et c'est une vieille Chevrolet qui servira de décor à cette
poésie punk et bricolée. Eldorado avale les kilomètres d'un cinéma
à bonne hauteur, tendre, et qui témoigne de la constante vitalité
du cinéma belge. Attention: peut contenir Alain Delon à poil!
Ouais tu l'as dit. La scène du tout-nu est hallucinante, je m'en tenais les côtes de rire.("Bonjour!"). Un ours mal-léché et un héroïnomane aux airs de chien battu qui vont tranquilement bouffer du bitume et faire des rencontres improbables comme la vie dans ce road-movie belge teinté d'américanité. Irrésistible comédie aigre-douce et contemplative juste ce qu'il faut. La rupture de ton sur le frère décédé est drôlement bien maîtrisée.
Le "Road Movie" est en même temps: piège et terreau fertile. Lanners en a fait un film très rafraîchissant,original, drôle et tendrement amer.La beauté des images captées en roulant...
Le jeu naturel des acteurs, le scénario imprévisible. Ce film ressort nettement du lot dans le genre. Beaucoup aimé et j'étais heureux d'enchaîner ce film à la noirceur du précédent.
"Entre les murs" -Laurent Cantet-France.
Palme d'Or à Cannes cette année, heh.
Brillante réussite de réalisme qui dépasse les étiquettes telles:
Docu-fiction, exercice de style,cinéma social, tellement ce film
vous submerge de toutes parts par la vérité lumineuse qui s'en dégage
du début jusqu'à la toute fin à propos du système éducationnel
des pays industrialisés et de la difficulté d'être professeur en 2008 et au-delà.
Le film est tiré du roman du même nom de François Bégaudeauqui y joue le rôle principal
avec une conviction et un naturel sidérants) relatant son expérience de professeur de français dans un collège public de niveau secondaire à Paris.Leçon de cinéma magistrale doublée d'un document pédagogique universel sur l'art d'enseigner. Pourquoi?
Parce que le spectateur est littéralement entre les quatres murs de cette classe
tellement c'est bien filmé et naturel.
Proche, témoin privilégié des enjeux houleux entre élèves et professeur, la vie scolaire telle qu'elle est et encore plus. L'exemple parfait d'un mariage caméra-vraie vie.
Le film réussit le défi ultime de l'effacement de la frontière "écran-spectateur".
Comme spectateur, j'étais SUR PLACE.
Excessivement rare.
J'ai un ami professeur ici au secondaire en musique. Il va flipper en voyant ce film, ça va le bouleverser de voir sa vérité professionnelle à lui, constatée et validée par un cinéaste et un professeur français qui excellent tous les deux dans leur domaine.
Le film va bien au-delà en apportant une dimension supplémentaire sur l'amour de la langue française maîtrisée tel que souhaité par le prof et contesté par plusieurs élèves à l'ère cellulaire et internet. Les jeunes me semblent plus dissipés,distraits et moins disciplinés qu'à mon époque
plus homogène et moins métissée.C'est bien différent en tout cas. Nous étions plus disciplinés, mais quand on pétait les plombs c'était la classe en entier, pas juste quelques-uns.
C'était l'anarchie totale en l'absence ou la présence du prof. Pif.
Ça durait brièvement mais intensément, ensuite on se faisait punir avec rigueur.
Nos rébellions étaient ponctuelles, brèves et fulgurantes.
On foutait le bordel une fois par mois(des fois plus) puis on rentrait sagement dans le rang.
"Aille lé gârs, on vire la classe à l'envers!" :-)
Aujourd'hui l'indiscipline semble plus diffuse et en tout temps mais en moindre mesure.
Faut dire à ma décharge que j'étais un élément perturbateur malgré mes bonnes notes :)
J'étais rarement le général en chef, mais un excellent lieutenant en tout temps
dans la rébellion contre l'autorité. Je doutais déjà tout jeune,
même de l'autorité supposée en état d'anarchie.
Je crois qu'il existe toujours un leader, que ce soit dans l'ordre ou le chaos.
Les êtres humains ont absolument besoin d'être dirigés et éduqués. Vers quoi?
Cette réponse vient avec le temps pour chaque individu, mais la base c'est la base.
La fondation d'un bâtiment est peu discutable.
There goes the Youth World in 2008.
J'ajouterai que les élèves dans le film ont la CHANCE
d'avoir un excellent professeur avec eux, c'est loin d'être le cas partout.
S'il y en a pour trouver ce film déprimant
(en dehors du fait qu'être prof aujourd'hui c'est drainant),
je leur répondrai que c'est pire dans bien des cas.
C'est ce que ce film nous dit et c'est à ne rater sous aucun prétexte.
Entre les murs se passent des choses dont on a peine à s'imaginer parfois.
mardi 14 octobre 2008
FNC- 2e film - "Man on wire"

dimanche 12 octobre 2008
Avis: Ne téléchargez pas Service Pack 3 de Windows XP
Ne faites pas comme j'ai fait.
J'ai téléchargé le Service Pack 3 pour Windows XP et depuis j'ai
QUE des problèmes.
À les lire ça améliore IE, la sécurité web, etc...Blablabla...
En prétextant améliorer, ils empirent.
Visa le noir, tua le blanc.
Depuis l'installation, j'ai des problèmes avec Google Mail,
Analytics, Live Messenger,Flash Player etc...
Jamais vu ça; vraiment, ça mérite des coups de pied au cul solide.
-"Service Paque Trois bonjour, que puis-je faire pour vous?"
-Premièrement je veux que cette conversation soit enregistrée.
Pis tu devrais pas me nuire comme tu fais, service paque trois de mes deux.
-Très bien, toutes les conversations sont enregistrées monsieur de toute façon.
Pourrais-je avoir votre adresse courriel svp pour un
meilleur service?
-Un meilleur service! Haha!
Mon adresse courriel tu peux courir,et mettre un tel paquet
d'merde en ligne en prétextant l'amélioration du système,
c'est presqu'un crime informatique selon votre échelle
qui vous sera enfoncé dans la gorge bien d'aplomb j'espère.
-Service Paque Trois ne vous a pas aidé Monsieur?
-Non au contraire il m'a nui vois-tu chose, et j'ai pas l'intention d'en rester là.
-Puis-je connaître votre adresse courriel pour cibler le service
approprié pour que je puisse vous diriger vers le service en charge
en ce moment pour répondre à votre problème informatique spécifique
et pour ce faire je dois le diriger vers
(zzzzzzzzzzzzzzzzzzz, on essaie de m'endormir manifestement)
-Mon adresse courriel est dans mes pantalons devant mon ordinateur
et joue pas avec moi crétin, même si cette insulte ne t'es pas dirigée
personnellement. Faut que quelqu'un prenne la merde
en quelque part tu vois et ce soir je tombe sur toi, désolé.
-Je comprends monsieur mais...
-Mais si tu comprends et est le moindrement humain, tu vas me transférer
à ton supérieur pour que la merde gravisse un échelon,
sinon tu vas toute te la prendre dans la gueule tu vois...
-Oui donc vous voulez parler à un supérieur à propos du service Paque 3?
-Oui depuis tantôt que j'te l'dis.
Combien d'fois faut que j'répète l'histoire?
Désolé j'men prend pas à toi personnellement tu comprends,
cé juste que là ce download nui à mon ordi, c'est inacceptable
à cause de la perte de temps tu vois.
-Ok je comprends bien votre problème, me permettez-vous de
vous mettre en attente une ou deux minutes (ouais 2 minutes!)
pour transférer votre appel aux techniciens appropriés?
-Ouaisouais, transfère-moi aux techniciens, j'les aiment bien.
J'vais mettre de la musique pendant c'temps là, vas-y...
-Merci monsieur.
(Attente) Je nettoie la surface de mon poêle.
(Attente)Change le papier aluminium de mon four.
(Osti)...
-Monsieur?...
-Ouais cé pas trop tôt, une chance que j'ai le mains-libres
pour me toucher.
Vous êtes le gérant?.
-Merci de votre patience vraiment. Merci...
-Ouais ouais, me remerciez pas et donnez-moi le service que vous
prétendez offrir à la place.
Alors on en est où?
-À la lumière des récents développements informatiques concernant
votre problème particulier, je...(re-zzzz)
-Menute"mon problème particulier" hein, chu pas l'seul
avec ce problème là, vot' service pack est pour tous les utilisateurs,
me faites pas croire que c'est particulier parce que le problème est
le vôtre ET général à tous les internautes qui vivent VOS problèmes,
vous êtes le gérant oui ou non?
-Je suis le gérant monsieur. Et je me vois dans la triste obligation
de vous dire de réessayer le téléchargement tel qu'il est
présenté sur Windows Update pour régler votre problème particulier.
-Ouahah! Monsieur votre produit est défaillant non
seulement dans sa définition d'origine mais en plus nuisible
dans ses mises à jour, comment voulez-vous que le consommateur
vous prenne au sérieux et ne sois pas tenté d'acheter chez votre
compétiteur?! Votre service pack 3 est NUISIBLE.
Vous êtes risibles Microsoft. Totalement risibles.
J'emploierai mes moments libres informatiques à vous dénigrer
et encourager l'achat chez vos compétiteurs.
Votre nom svp monsieur chose pour un suivi?
"Clic".
FNC- "Gomorra"

vendredi 10 octobre 2008
World Press Photo et Foire de l'image-Extraits
mardi 7 octobre 2008
Festival Nouveau Cinéma-Prologue
Du 8 au 19 octobre, j'irai au cinéma plus souvent.
Forme d'art inclusive par excellence:
littérature, musique, jeu, mise en scène.
Images en mouvement qui vous happent et transcendent le temps présent.
Le Festival du Nouveau cinéma de Montréal fait place
au cinéma indépendant de tous les pays année après année.
Welcome back baby, 37e édition.
That's it, gimme your buzz and keep goin' .
What did you say, you want some mo' ?
Here's some mo' !...
Assis sur mon beigne les yeux ouverts, le cerveau en mode réception,
transporté pour un montant ridicule en 2008.
C'est quoi 10 ou 15 piastres aujourd'hui pour voyager aussi loin,
quand on vous charge au bas-mot $80 pour voir un spectacle?
Une joke. Une bouchée d'pain.
Le rapport prix/produit de qualité est exceptionnel.
Le cinéma est un petit miracle moderne parce qu'il coûte
cher en énergie/dollars à produire étant un art collectif complexe
et reste en même temps abordable à tous les cinéphiles,
d'où la difficulté de bien écrire à son sujet en oubliant aucune de ses
multiples composantes. Parfois on choisi d'écrire techniquement,
souvent on écrit (trop) subjectivement sur lui; "l'entre-deux réussi", confirme
les grands critiques à mon avis.
Entre le spectateur contemplant l'oeuvre finie
et son créateur couchant d'abord une idée sur papier réside
une construction lente et ardue.
Quiconque s'est attardé à cette fabrication sait combien
d'étapes et de travail acharné, d'imprévus et contre-temps cela
nécessite quand il y a pas carrément "report indéfini du projet".
Mes respects à tous(tes) les créateurs(trices) qui "plongent"
en prenant le risque de maintenir leur vision à travers une oeuvre,
malgré les impératifs économiques.
Les gens du FNC font un boulot extra avec une programmation
toujours riche à chaque édition.
Place aux bonnes vues!
jeudi 2 octobre 2008
Cliché de conversation- "L'oignon"
de ma mémoire et celui-ci se fait insistant.
Sans plus tarder je vous en fait livraison.
Tranchouille de vie telle que vécue par votre humble serviteur.
"L'oignon"
J'arrive chez un client à un quai de déchargement et m'annonce.
Un quidam dans la cinquantaine s'amène prestement.
Je décharge les boîtes qui défilent de mains à mains,
puis une que j'échappe sur le pied du mec,
(il chausse des espadrilles)une lourdingue d'environ 20 kilos.
Il pousse un cri de douleur qui me semble un peu exagéré:
-AUGHH! MON NOGNON TABARNAAK ! !
C'est chien çaaahhh ,carré su mon nognon ostiiiii!
Un vendredi en plus aaawwwh!
(Il clopine comme un estropié, puis s'asseoit en vociférant).
-Désolé M'sieur l'ai pas fait exprès!
-Aaughh...T'aurais pas pu l'échapper ailleurs?!
-Ben quand j'échappe une boîte j'me dis pas:"Tiens je vais l'échapper juste là"!
-Commence pas à faire le smatte en plus esti m'as faire une plainte à compagnie!
-Ben là, j'vous ai dit que j'étais désolé, c'était pas intentionnel.
-Okok...Ah fuck drette dessus St-Crème...Aaaah...
Il enlève sa chaussure.
-"St-Crème", ça doit bien faire cinq ans que j'ai pas entendu ce sacre hihi! Dis-je.
Il massait frénétiquement la protubérance osseuse de son gros orteil gauche qui saillait sous sa chaussette, le visage grimaçant de douleur. Bref ça faisait mal quoi.
-Ma journée de golf de d'main est scrapée esti, j'pourraipas m'endurer d'la fin d'semaine!
-Vous pourrez pas jouer au golf?
-Mets-en que j'pourrai pas, aughh, ça s'peut pas.
Il enlève sa chaussette qui laisse voir une masse osseuse rougeâtre
au gros orteil.Il la frotte de la paume de sa main pour se soulager,
mais cela semble insuffisant. Puis arrive quelqu'un par derrière...
-Bon bon bon encore Roger et son nognon, tsé Roger vas falloir
qu'tu fasses quek' chose avec ça un m'ent donné...
-Une fricassée pt'être!? siffla Roger.
- hahah, ouen genre. Fais-toé opérer ou porte des bottes de sécurité!
répondit l'autre.
-Te l'ai dit qu'les bottes ça frotte dessus, pas capable de porter ça criss
cé trop serré pis l'opération oublie ça tu restes des s'maines sul carreau!
-Bon ben endure dabord mais tu s'rais pas un peu moumoune
sué bords ma grand-mère en a un nognon pis a braille pas comme toé!
-Veux-tu m'as t'en péter un nognon sua yeule!?
J'viens d'me prendre une boîte de 50 livres
dessus cibouère pis tu peux ben parler toé,
tu traumatises de t'voir un bouton dans l'cou!
(Il continuait le massage de sa mini-bosse, assis sur le béton)
-Moé ça, traumatiser pour un bouton mais vas chier !
- J'aimerais pas avoir un oignon. Fis-je.
-Cé pas drôle, cé souffrant que l'crisse, mmmpphh...
(Il me fallait partir, j'allais me mettre en retard.)
-Bon eh ben faut que j'y aille moi, désolé encore...Bon week end.J'espère que vous pourrez aller au golf tout d'même.
-Non j'vas m'tremper l'pied à place, yéé ça va être le fun.
C'était pas d'ta faute...
-Bonne fin de journée.
-Mouin. Dit-il en remettant sa chaussette.
(...)
En quittant j'eus cette pensée:
Il suffit parfois juste d'un instant pour vous pourrir la vie pendant
des jours voire des mois et même des années lors de grande malchance.
mardi 30 septembre 2008
Trouble - Cat Stevens
Avant qu'il ne devienne Youssouf Islam, Cat Stevens a composé cette toune
méconnue que j'aime à chaque écoute.
Elle figure sur l'album "Mona Bone Jakon" et apparait au générique du très beau film qu'Hal Ashby a tourné en 1971:
"Harold et Maude".
Le vidéo ici-présent est beau mais suicidaire(ce que je ne suis pas),
Cat a changé d'identité avant de passer à l'acte Nord-Américain
pour se retrouver on sait pas où. Je signale qu'il a publiquement appuyé la
"fatwa" contre l'écrivain Salman Rushdie et ses "Versets Sataniques".
dimanche 28 septembre 2008
Return of the Blues de l'heure des quilles
cette émission télé lorsque nous étions jeunes mon frère et moi le Dimanche.
Ça nous calmait avant le retour à l'école. Oh une trouée. Oh un abat.
ZZZZZZZZ. Telle la grisaille de l'automne annonçant l'hiver,
l'heure des quilles annonçait la fin du week-end et le
poids du lundi qui pointait son nez sale.
Blues de la classe ouvrière face à l'inéluctable retour du collier
productiviste le lendemain. Le manteau de plomb.
Je reprends la laisse après une petite semaine de "vacances".
C'était plutôt "cinq jours ouvrables en congé" qu'une véritable vacance.
Pour mériter cette appellation, c'est pas une mais bien
trois semaines qu'il faut, sinon ce sont des jours ouvrables en congé.
Grosse différence et gros soupir.
J'aurai une autre semaine fin octobre,yé j'me peux plus.
Je loue mon corps et ma force de travail.
Ceci est mon corps, prenez et usez-le à la corde, mangez-le
un peu plus chaque jour ouvrable.
Il vous procurera la "plus-value", le profit dans vos poches.
Ce profit, c'est la partie de travail que VOUS donnez, et pour laquelle
vous n'êtes PAS payés.
J'en entends déjà dire: "Ben fous ça là mon vieux, change mon vieux".
"N'y vas plus, la notion de travail est absurde, ce doit être
une distraction obsessionnelle" et blablabla, bliblibli.Bloublou.
C'est plus compliqué que ça en a l'air.
Que l'on m'envoie un beau gros "tchèque" bien gras et je me ferai
un immense plaisir d'avoir des distractions obsessionnelles.
En attendant que le ciel me tombe dessus avec ses bienfaits,
je leur redonnerai mon corps et mon esprit avec compensation mais
mon âme n'y est pas, je la garde pour moi.
C'est déjà assez difficile la vie en général, en plus il faut la gagner comme
un cul-terreux.
Quand je pense qu'il y en a pour s'ennuyer une fois à la retraite...
Jolie bande d'abrutis.
Câline the blues...
jeudi 25 septembre 2008
Bits and Pieces
Goutte de mer près de Hawaï, grossie environ 20 fois par microscope, l'an dernier, 2007.
Vu le World Press Photo cette semaine. Sur la photo ci-haut,
une vue grossie au microscope qui nous donne la chance
incommensurable de zieuter une larve de crabe,
en bas à droite. Ce mini-crabe fait moins
qu'un grain de riz en grosseur,
mais il est déjà muni de pinces à couilles.
Je voudrais pas me retrouver sur son chemin larvaire,
à moins d'avoir de vrais arguments.
Il faut convaincre des fois dans la vie,
et il a pas l'air commode avec ses yeux globuleux
et ses petites menottes...
Petit être mesquin et cruel!
Moins intense que l'an dernier je dois dire,
qui fut un cru exceptionnel.
De moindre qualité qu'en 2007,
mais un "must see" chaque année pour la diversité renouvelée.
L'Afghanistan, l'Iraq, l'assassinat de Benazir Bhuto et
l'environnement sont les sujets forts de cette édition.
J'en publierai des extraits photos dans le futur
en vous le signifiant.
J'ai appris entre autres que pour la PREMIÈRE fois,
depuis la 2e guerre mondiale, l'armée allemande fut déployée
en dehors de leur pays en Afghanistan,
principalement autour de Kaboul dans un but
humanitaire de reconstruction.
J'ai aussi appris dans un reportage vu hier,
que les soldats américains amputés d'un membre
quelconque en mission, doivent rembourser la prime
qu'on leur a promise en cas de guerre,
s'ils ne peuvent terminer leur contrat à terme.
Autrement dit: mettons je m'enrôle pour deux ans et
je perd une jambe au bout d'un an en marchant sur une mine;
ben je devrai rembourser la prime parce que je pourrai plus
servir mon pays pour le reste de mon contrat.
Cool indeed. Enrôlez-vous qu'ils disaient...
(....)
Cinéma Cinéma!
Une série très chouette bat son plein à Téléquébec,
ça s'appelle : "Cinéma Québécois",
tous les mercredis soirs 21 hres pm.
Foutrement bien faite, bien montée,
pertinente en tous points avec des entrevues
qui ont fait et feront sans doute l'histoire de notre cinéma.
Georges Privet est derrière tout cela,
je me souviens très bien de lui en tant que
critique au Voir dabord, puis chroniqueur
à l'émission "Le 7e".
Travail d'histoire-cinéma exemplaire par le montage
vivant qui ne s'essouffle jamais; entrevues pertinentes,
archives magistralement remises en contexte historique,
bref, un documentaire de grande valeur.
Bravo Georges, et toute l'équipe de réalisation,
you've got it big time!
(...)
Vu "l'Âge des Ténèbres" de Denys Arcand en dvd.
Un cru bancal et mineur, qui effleure bien des sujets
sans en approfondir aucun à mon avis.
Le propos social est toujours pertinent et l'oeil acéré,
mais le film souffre de superficialité dans son ensemble.
Comme un film à sketches acerbe, noir et sans issue,
sans la "légèreté profonde" qu'il nous a déjà fait goûté.
Pseudo-léger, mais lourdingue dans le fond.
Il nous a habitué à plus de profondeur par le passé,
mais Labrèche(sobre et efficace) traverse le film
sans égratignures,et il y a au moins une scène mémorable
à mon avis:celle du médecin,
(Benoit Brière, bougre d'acteur concentré)
qui lui annonce un cancer ravageur...
La relation de Labrèche avec sa femme, c'est pas mal
non plus, mais le reste est effleuré de l'oeil et parfois racoleur.
Il y avait plusieurs films à faire avec ce film va-tout-Arcand.
Déception mais pas un nanar, loin s'en faut.
(....)
Transports!
Une nouvelle voiture, la Zenn,
pour :Zero Emission No Noise, fabriquée à St-Jérôme serait
promise à un bel avenir pour son efficacité énergétique annoncée.
(Googlez-la si ça vous chante, pas pu insérer de lien efficace).
De futurs supra-conducteurs énergétiques seraient en développement
pour pouvoir la doter d'une autonomie de 400 km sans recharge.
Elle pourrait selon leurs dires, rouler à 125km/hre.
Les batteries après épuisement prendraient 5 minutes à se recharger.
Faut voir les amis, faut voir.
C'est presque trop beau, mais perso,
j'espère un véhicule hybride qui torchera toutl'monde.
Ya un potentiel énorme pour le transport individuel en devenir.
lundi 22 septembre 2008
vendredi 19 septembre 2008
Rouge verdâtre.
(nous sommes prêts à relever le défi haha)
Lisez-nous bien: "On aimerait vous gouverner vertement".
La tronche perfide d'Ignatieff, à qui je confierais
même pas une clé de cabanon; Denis Coderre égal
à lui-même c'est à dire assez peu, Bob Rae à la rescousse
et l'absence de l'intrépide Justin Trudeau (?).
Un montage merdique du Liberal Géographic
où queue de baleine et face de grenouille ne font qu'un.
Rigolons dans nos chaumières mes frères.
Je n'oublierai pas Stéphane Dion, le père de la clarté
référendaire de mes fesses.
Sa conscience environnementale le sauve de mon mépris.
Premier ministre il bâillonnerait le Québec sans relâche,
mais s'il ne remporte pas cette élection , il sera prestement
étêté par un parti assoiffé de chef charismatique.
"This is your last chance, you better win Stefie boy.
If not, we'll be waiting for you in the tool shed".
Voilà qui ferait une belle pub libérale.
jeudi 18 septembre 2008
World Press Photo 08

samedi 13 septembre 2008
Tag (suite)
jeudi 11 septembre 2008
Tag
sauf que c'est mal barré.
Mon poste de transfert est en réparation; faudra attendre,
faute de trouver un câble qui me permettra de transférer
la photo numérique de l'appareil vers le blog.
Voilà. C'est pas intentionnel, ça adonne comme ça.
Comme une grippe en plein été.
C'est la faute à Hewlett Packard et leur service de merde.
J'vous épargne, faites-vous plaisir, n'achetez rien de HP.
Ni de Black and Decker.Des disciples de Kafka.
Leur service= zéro plus zéro.
À chier, du jamais vu en dix ans.
mercredi 10 septembre 2008
"La Classe Moyenne étouffe", poil au zouf.
Question: A-t'elle déjà respiré?
La pauvre Moyenne,veau sacrifié,fauteuil dans lequel
la Grande aristocratie s'asseoit.
Et la classe Petite, elle? On en parle pas, c'est son repose-pieds.
Ya aucun intérêt à parler de son pouf.
La Moyenne veut faire comme la Grande.
C'est la tranche de revenu entre $40,000-$90,000 par année.
(Ça me fait toujours sourire d'être comparé à une tranche de pognon.
Bonjour, je suis un ramassis de chiffres, en chair et en os.)
Elle s'endette et rigole, puis pleure comme un ti-bébé. Snif.
Tel le capitalisme sujet à crises; cyclique.
La classe moyenne est une roue; la petite classe, la route de terre
et l'aristocratie, le 4x4.
Le cycle "joie factice" de la moyenne voulant se faire grande
cède à celui des pleurs et grincements de dents réels de la petite.
Pour la première c'est temporaire, pour la dernière c'est permanent.
L'aristocratie ne vit pas sur la même planète, l'argent lui sort par l'urètre.
Gouverner c'est prévoir qu'ils disaient, engagez-vous qu'ils disaient.
Ouais...
C'est plutôt de la gestion d'estrade à la petite semaine,
tant des gouvernants que de la classe moyenne dans une certaine mesure.
Le nez des uns est long de quatre ans;
celui des autres, au prochain paiement.
Elle est la cygale de notre société ayant une extinction de voix.
Ou un haut-le-coeur de s'être gavée à crédit, entre autres.
Quand elle va gerber, craignos.
Vite une Gravol-Consolidation de dettes,
et priez en vain pour la clémence du Dieu Capital,
because he shows no mercy.
Époque "Darwinisme financier".
(...)
-Chérie j'étouffe, kofkof arreuh
-Mais respire, respire!
-Mais j'étouffe koff, comment veux-tu j'respire, j'étouffe calvairaraagrhh...
-M'as t'donner une bonne tape dans l'dos, penche-toi.
- koffarrhhg, chu resté trop longtemps à Pékin arraahhg
-Cé une autre crise de panique j'pense plutôt.Calme-toi, ça va passer.
- Ben non, arrête de niaiserarragghhkoffareuh, esti ça va tu arrêter!
Non ça n'arrêtera pas de sitôt, mon Joe.
mardi 9 septembre 2008
Punky Town

"Punk and Rock'n Roll will never die".
Cliché but true, yeah.
Along with music, and being far more than just a way of life, it's
a state of mind, a global attitude that will live forever through
people who believe in doubt, intelligent criticism, and social
consciousness.
lundi 1 septembre 2008
Fête du "Travail"
Il y a contradiction totale, en cette journée où personne bosse.
Les plus chanceux sont même payés pour rien foutre!
Quelle aberration ridicule!
Aurait-on idée de pratiquer l'abstinence pendant la Fête du Sexe
ou le jeûne pendant la Fête de la Nourriture?!
S'il y avait une logique dans cette appellation, nous devrions
tous travailler comme des chiens aujourd'hui. Pis au fouet à part ça,
avec plein de temps supplémentaire impayé.
(Voilà qui ferait jouir bien des employeurs en ce monde).
Pour corriger cette absurdité, je rebaptise cette journée:
"Fête de l'Oisiveté". Voilà qui est plus approprié.
Je suppose que cette appellation provoquerait un mini-scandale
dans ce système basé sur le travail aliénant; d'où le titre injuste
qui afflige cette journée "grimace au temps productiviste".
N'est-ce pas ce que c'est dans le fond, un petit espace-temps;
grain de sable libre de 24 hres dans l'amoncellement de terre
qu'est la vie d'une année travaillée.
Si j'étais le maître du temps, cette grimace prendrait deux jours
par semaine...
Maintenant vous m'excuserez,
je vais de toute urgence me pogner le beigne le reste de la journée
parce que demain je commence à 07:00.
mercredi 27 août 2008
Rassemblement et anecdotes d'une journée.
contre les coupures du gouvernement Harper envers la culture.
C'était au 1195 St-Laurent, Montréal, et les palabres avaient lieu
à l'intérieur de cet édifice, portées à l'extérieur par des
hauts-parleurs. Bizarre et cloîtré.
Ils auraient dû faire cela dehors pour une véritable
communication, dans un endroit plus vaste, il faisait si beau.
Environ 800 personnes à l'intérieur et un bon 1500
à l'extérieur je dirais,dans un petit parc attenant
qui a débordé sur le boulevard pour finir avec une marche
improvisée sur Ste-Catherine ensuite.
Les policiers n'ont fait qu'encadrer et ont laissé faire
sur la Catherine en la fermant.
Très discrets. Cool, calm and connected; mais franchement
il y avait pas de quoi fouetter un chat de Montréal-Nord par le
calme de ce groupuscule. Ce fut à y bien penser, une occasion
ratée pour une manifestation monstre, sauf qu'un mercredi
matin, les gens bossent. C'était mieux que rien, mais
franchement j'étais prêt à gueuler comme un perdu ou
briser un objet. ;)
Je doute fort qu'Harper tende l'oreille au Québec en
matière de culture. C'est marginal pour lui et son bassin
de votes rednecks de droite, il en a rien à branler, c'est un
chantre du progrès à tout prix, nappé de conservatisme religieux.
Un cousin "canadian" de George Bush.
En fait, il gouverne comme s'il était majoritaire, arrogant en plus,
sauf qu'il est minoritaire. On est vraiment baisés.
Et on parle pas de l'environnement, qu'il méprise.
J'eus souhaité plus de monde pour la culture, contre Harper.
À la une de La Presse: "Harper mène dans les sondages au Québekistan".
Par une marge d'un pour cent sur le Bloc, et 10
pour cent sur Stéphane Dion...
Le pauvre Dion, il l'a pas trop l'affaire; il a
manqué une occasion de se faire valoir à Montréal côté culture.
Rien n'est joué encore, mais ça augure mal.
Un conservateur "icy-cold", opaque aux médias, presque reclus,
qui n'explique rien, ne justifie rien, sans aucune transparence,
en avance au Québec! J'en reviens pas.
Il ferait quoi Harper s'il était majoritaire?
Et Josée Verner à la culture fédérale, mouaha,
bonjour Bobinette. Bobino met sa main dans ton dos
et tire une corde pour le discours pré-enregistré que
tu débiteras. Franchement...
Mais Gilles Duceppe était là, Thomas Mulcair aussi,
accompagnés des médias.
Stéphane Dion, t'étais où toi?
(...)
J'ai salué Denis brièvement, qui partait ensuite bosser sur
le montage de "Carcasses", son prochain film.
De bonne humeur, on a échangé quelques
phrases sympas aux airs de "Punky Town" .
Ensuite je suis reparti avec ma carcasse à moi,
qui roule par habitude et tient par ce qui lui reste
de peinture vers le vaisseau-mère 450.
Me suis arrêté à un kiosque fruits/légumes.
J'ai tripoté des épis de blé-d'inde pour me défouler, en prenant
bien soin de les exfolier dabord pour ensuite presser quelques
grains avec mon index, histoire de vérifier leur fraîcheur.
Si ça gicle comme un bouton d'acné bien gorgé, c'est qu'il est frais.
Si ça gicle pas ou que les grains plissent sous la pression,
c'est périmé. Détail important: si la texture de
la giclure est collante, c'est qu'il est sucré à souhait.
Miam. La bouffe est jamais loin du sexe.
C'est la saison, alors faut pas se gêner,
surtout après une manif de gauche "gonflée à bloc".
J'ai pris quatre épis après que la dame du comptoir
m'eût signifié:
"Monsieur, n'arrachez pas les feuilles comme ça,
je pourrai plus les revendre!"
"Z'inquiètez-pas madame, sont vendus pis j'me défoule",
lui répondis-je, satisfait de la fraîcheur extrême et elle,
souriante de gratitude commerciale .
Je repars avec mon petit bonheur vers la tanière
en me pourlèchant les babines.
Je dîne de maïs en sachant qu'une régularité
défécatoire s'ensuivra:
"Blé d'inde au dîner, snack-bar en journée";
"Blé d'inde au souper, snack-bar en soirée".
Cette fois-ci je choisis d'égrener les épis dans l'assiette,
au lieu de les groinfrer à même l'épi en rotation
animale des deux mains.
Rien de telle que la civilisation culinaire après un exercice
de vérification primaire de la fraîcheur du produit.
Par contre, si je les avaient achetés sans jauger la dite fraîcheur,
je les aurions probablement dévorer à mains nues.
Sustenté, je m'attèle ensuite à une
tâche ingrate: le changement d'huile de ma carcasse automobile.
Pendant la besogne je remarque une fuite à la panne.
Normal, vu l'âge qu'elle a; beaucoup feraient dans leur froc
après 200,000 km de vie active.
Je resserre les boulons amorphes.
Ça devrait suffire pour un dernier hiver sur la route
avant la casse ou une vente à rabais.
Ma bonne vieille Mitsubishi.
Ses belles années sont derrière elle, mais quel coeur
au ventre elle a eu cette Japonaise.
Les Asiatiques sont encore et toujours un modèle
de fiabilité.
Elle a 230,000 km dans l'corps la grognasse.
4 petits cylindres, 1.5 litres. 90 cv.
Pas touché à la transmission, très peu au
moteur, cardans originaux...
Satisfait, je m'offre une bière et met de la musique:
"Le volume du Vent"
jeudi 21 août 2008
Flash-Belogue
Autant de divans virtuels sur lesquels on s'affale.
Sans retenue ou presque, on se répand et on s'épanche.
Un miroir sans psy, dans lequel on peut se perdre
et se retrouver.
En ayant comme seul guide, notre conscience d'exister.
lundi 18 août 2008
Abdellatif Kechiche et le couscous d'amour.
Drame d'Abdellatif Kechiche.France 2007. 148 min.lundi 11 août 2008
Les Olympiques: so far, not so good.

Pendant que la Russie agresse dimanche 10 août 2008
Flash-Ego
à l'intérieur de mon moi-même.
J'ai toujours un auditeur attentif qui ne me coupe
jamais la parole.
Mais pas trop souvent, sinon je me perdrais dans le tourbillon
de mon nombril.
dimanche 3 août 2008
samedi 2 août 2008
Flash-Musique

mercredi 30 juillet 2008
Ze Moomba présente:

dimanche 27 juillet 2008
Nouvelle charte de l'OMHP.


