vendredi 20 juin 2008

Ma Tag


Philémon m'a gentiment tagué.


Voici les règles:


Attrape le livre le plus proche.
Va à la page 123 (23 si short book)
Trouve la 5e phrase.
Recopie les 3 suivantes.







"Sa voix, teintée d'un fort accent du Lac-Saint-Jean,
prenait des tons mélodieux lorsqu'il se lançait dans l'un
de ses interminables discours sur le karma, sa spiritualité
étriquée et sa théorie de l'autonomisme-intégrisme qui n'avait,
pour autant que Léon pût en juger, de sens que pour lui-même.
Coco avait une peur bleue de lui et entonnait ses récitations
dès qu'il l'apercevait, mais Michel, contrairement à la plupart,
ne s'en froissait nullement.Il battait la cadence et ponctuait
chaque alexandrin d'un Yeah tonitruant, tapant du pied,
si bien que Coco accélérait sa déclamation qui en venait
à ressembler à un rap nègre."




J'en suis pas encore à la page 123, mais 57. J'aime beaucoup.
J'en reparlerai lorsque terminé.
C'est "Léon, Coco et Mulligan" de Christian Mistral.
(Éd. Boréal, 2007- 144 pages qui jusqu'à maintenant se lisent comme on boit du p'tit lait)

dimanche 15 juin 2008

Cris et Chuchotements- d'Ingmar Bergman (1972)


Certains samedi soirs, Télé-Québec pense aux cinéphiles comme ce fut le cas pour ce chef-d'oeuvre présenté cette semaine.
Quand je l'ai vu la première fois, j'étais jeune et vert. J'avais à l'époque trouvé négatif, mais ça m'avait impressionné.
Hier soir, j'étais mûr pour ce sondage abyssal de l'âme humaine comme seul Bergman savait les faire. Ce film n'a pris aucune ride et traversera le temps par sa profondeur, sa sensibilité et son intelligence.
Un huis-clos de rêve ou de cauchemar éveillé sur la mort, la souffrance, le temps qui passe, la jeunesse perdue, la complexité des rapports entre êtres humains, la solitude dont nous sommes tous affligés et que nous essayons de combler à tout prix soit par la froideur et la distanciation, soit par la proximité d'un corps autre ou la fuite en avant vers une quelconque chimère...
Et ce temps qui fuit toujours malgré nous en nous faisant subir ses affres.
Lentement mais sûrement. Tic Tac, Tic Tac.
Comment reconnait-on un chef-d'oeuvre en 2008, si seul le temps le confirme?
J'aime à croire que le message importe plus que le messager. La forme est secondaire, mais on aime bien nous faire croire le contraire aujourd'hui.
Si ce film nous était présenté maintenant, serait-il un succès populaire et critique comme ce fut le cas à l'époque en 1972? La maîtrise de ce huis-clos féminin est parfaite.
Ce film est parfait, ya pas un plan inutile. Ni un mot qui ne porte sa charge significative.
Ce qui me frappe chez Bergman, c'est justement l'intelligence des dialogues et du jeu des acteurs, c'est naturel et lourd de sens, jamais redondant. Et le jeu des actrices, la mise en scène, l'observation des visages et des regards qui parlent sans rien dire...Et qui crient parfois au secours très physiquement en d'autres moments...Ce film est parfait!
Quel observateur méticuleux vous faites Ingmar, une référence à jamais incontournable.
La manière dont vous transmettez l'angoisse et les désirs, le désarroi et le bonheur, la souffrance et la délivrance.
Bergman, l'un des plus grands observateurs-cinéma de l'âme humaine ayant existé.
Comme l'art de la fugue de Bach, insurpassable jusqu'à preuve du contraire.
Si on me demandait un top 3 cinéastes, Bergman est là, c'est certain. Les deux autres, j'ai pas trouvé encore,(J'ai qques noms mais...) et vous?
Nommez-m'en un au moins, je demande pas les trois, là.
Juste un, avec deux en réserve.

mardi 10 juin 2008

Quatuor "Mains Libres"


En cliquant l'image, c'est plus gros. (Histoire compliquée de format Web)
C'est au 4731 Ste-Catherine Est(angle Sicard), métro Viau.

dimanche 8 juin 2008

Rafale DVD











"Voleurs de Chevaux" -Micha Wald- Belgique 2007. (2)



Western européen au souffle épique, malgré un budget assez restreint.
Au début du 19e siècle, l'histoire de deux couples de frères qui fuient la pauvreté chacun à leur façon en s'enrôlant chez les Cosaques(osti de cosaques!) dans le premier cas, et en volant des chevaux dans le deuxième. Leur destin se croisera violemment pour s'assouvir dans la vengeance.



Brillant exemple où le manque d'argent est compensé par l'imagination d'un scénario naturaliste crédible, la direction d'acteurs, la musique envoûtante et légère( signée Johann Johannsson en grande partie), le talent de Micha-cinéaste et la performance magistrale des quatres jeunes interprètes: Adrien Jolivet et Grégoire Leprince-Ringuet d'une part, (si je ne m'abuse)dans la peau des deux aînés "chiens sauvages".
Grégoire Colin et François-René Dupont dans celle des cadets plus fragiles.
Performance viscérale qui m'a prise aux tripes.

Wald prend le temps de développer ses personnages avec nuance et profondeur, tout en filmant la violence crue avec doigté. Beau travail sur le son et la chorégraphie de ces scènes. Une vision d'auteur originale et talentueuse se dégage du tout, hyper-réaliste. On sent de l'âme, et une signature. Finesse psychologique, observation très juste dans l'oeil de la caméra.

J'ai trouvé ça très fort, ça va m'habiter longtemps.






"Michael Clayton" -Tony Gilroy-USA2007 (3)



Thriller socio-politique captivant, remuant et très habile. Scénario très bien écrit. Le traitement des flash-back passé-présent éclairent sans confondre.
Interprétation crédible et juste. Sujet actuel et troublant, à propos de la vérité des grandes corporations, affamées de pouvoir au point de tuer civilement. Réalités qui échappent souvent au commun des mortels, doublée du désir de rédemption de personnages éprouvés par leur ambition, la réalité environnante et la signification de leur propre existence dans le bordel compliqué de la vie moderne avec sont lot de mensonges avec lesquels il faut "dealer".

Presque documentaire tant le réalisme est bien rendu.

Conclusion cependant un peu idéaliste. Sans vendre la mèche, c'est loin d'être "la norme des cas" mais ça fait un bien énorme quand ça arrive ;).


"Truth can be adjusted". Ouais, vous l'avez dit, marchands de poison, carriéristes finis, vendus, traîtres, etc...






"Into the Wild" -Sean Penn- USA 2007 (4)


Drame. Voyage initiatique d'un jeune "Drop-out of College".
Un genre "casse-gueule", difficile à renouveler et Penn réussit à moitié le pari quant à moi.
Ok, je serai pas vache, je l'aime bien, c'est réussi mais pas un chef-d'oeuvre.
C'est déjà ça de pris, et c'est très bien. Ça se laisse regarder avec plaisir.
Penn effleure la profondeur, c'est sensible dans la vision mais pas si profond dans l'fond, comment dire...

C'est un cinéaste de talent mais dans ce cas-ci, il transcende peu son sujet.
Une succession de scènes et historiettes inégales dans la vie d'un post-ado qui crisse toutte ça là en brûlant tout son argent, pour partir tout nu à l'aventure en son vaste pays. Basé sur un fait vécu, bien filmé, de superbes images et de la belle musique. Trop de musique d'Eddie Vedder(ex-leader de Pearl Jam), qui vient alourdir le tout par son omni-présence. Elle est belle sa musique c'est pas ça, mais pour le film, c'est trop appuyé, tout le temps. C'est tout un art, savoir doser la musique dans un film pour le mettre en valeur et non l'assommer.

C'est comme si Penn s'était dit: Je vais faire un film "significatif" dans l'essence de tout homme.
J'ai trop senti cette insistance peut-être. Il est pourtant collé sur son sujet, bizarre...
Penn est tout près, mais juste à côté, sans faire "corps et âme". Mais tout près...

Bref, un film au-dessus de la moyenne mondiale, mais pas au sommet.
Puis l'acteur principal, Emile Hirsch, surjoue parfois et perd en crédibilité par trop d'appui naïf dans son jeu. Un bon film intelligent et sensible tout de même, ça court pas les cinémas...

Ciao ciao.

samedi 31 mai 2008

Clichés de Conversation Vol.10

"Natalia Urgova"



Je sonne à la porte, j'attends. On me répond, la porte de l'intimité "autre" s'ouvre à moi.
Une jeune fille dans un vieux corps, m'accueille . Son visage ridé est lumineux.



Je lui dis l'objet de la livraison. Lui demande son nom. J'ai toujours besoin d'une signature complète, nom et prénom. Toujours.

Elle me dit, avec ses grands yeux bleu mâtinés d'accent slave:

Procst, voscht te dinaicshki da?

-Quoi?

Quel est votre nom? What is your name? Visiblement elle parle pas français mais baragouine l'anglais.

Elle balance la tête légèrement de gauche à droite avec ses grands yeux ronds de Mini-fée sortie d'un manga japonais; avec un mélange de résignation implorante que j'ai déjà vue chez d'autres slaves, comme une douce prière, elle me susurre doucement:

-Natalia... (Elle porte un bonnet sur la tête qui semble lui conférer un rôle de
subordonnée dans la maison, mais je ne puis jurer de rien, je suis médusé et
subjugué par sa voix et son regard d'une douceur presqu'insupportable, telle une musique mélancolique qui vous transporte dès les premières notes.)



-GG....And your name?

- Urgova...

-Natalia Urgova...

- Yes.

-Russian?

-Yes!

Elle me regarde droit dans les yeux avec une tendresse infinie... J'ai envie de la prendre dans mes bras et brailler comme un veau en lui disant: "Dans mes bras Natalia!"

Mais non.
Au lieu de lui dire: "Je dois te serrer dans mes bras Natalia sinon je craque", je lui ai dit:

-Could you sign here please...(Pas que ça à faire m'attendrir, je bosse, circulez ya rien à voir)

Elle signa et je repartis promptement.Mon emploi du temps chargé l'exige. Si je glande, on me demandera des comptes le lendemain c'est sûr car nous sommes électroniquement suivis de manière rigoureuse et journalière.

Puis j'entends une voix vociférante dans la maison comme je m'éloigne vers mon camion, sans pouvoir dire si c'est celle de Natalia ou une autre...

En redémarrant, j'eus une pensée pour elle et les espionnes russes, qui sont certainement redoutables d'efficacité ...Cette Natalia aurait pu attendrir un coeur de pierre.


Je ne connaîtrai jamais son histoire, à moins de retourner dans ce coin d'urbanisme compliqué comme un labyrinthe dessiné par Stanley Kubrick.
Ce coin de banlieue est schizophrénique, même pour une boussole. Les urbanistes qui ont dessiné ça devaient être complètement bourrés. Une chatte y perdrait ses petits.

Où es-tu Natalia Urgova? Reviens!
J'te sauverai Natalia!
Tous les dragons de la terre ne m'arrêteront pas!

Ya pas à dire, je vois beaucoup de monde dans une journée, mais Natalia était troublante...

lundi 26 mai 2008

Flash-De la prétention.

Il existe en ce monde des gens si prétentieux, qu'ils s'écoutent parler.
Ils se regardent écrire, se filment et pavanent avec une ostentation digne d'un coup de pied au cul.

Ils se photographient eux-mêmes en se disant: "Wow, I'm so good, I look so good, I think so clearly, I'm so fucking bright, I'm so fucking cute"...
"No wonder why I got so (filthy) rich, hihi, how come the world is different than myself?" se disent-ils en voulant dominer tout le monde autour d'eux.

C'est de cette essence que sont faits les dictateurs de tout acabit.
Leur nombril est leur planète, parfois pour le malheur de millions de gens.
Et si leur demeure est vaste comme un château et son domaine, leur univers est petit et fermé comme une huître sans perle, avec un grain de sable à la place du coeur.

vendredi 23 mai 2008

There's always someone waiting ...


For you to make a mistake somewhere, somehow in your life, a false move that could cost a lot
to you anytime, anywhere, anyhow...
Demain je vais à l'animalerie subversive, m'acheter un varan.
Je le mettrai en laisse et me teindrai les cheveux vert fluo.
Pour l'occasion, je porterai un T-Shirt avec "No Future" inscrit dessus.
J'irai ensuite dans les parcs du 450 faire prendre l'air à mon lézard géant et lui faire chasser du "petit-chien-gros-comme-un-poux-mais-qui-gueule-plus-fort-qu'une-hyène".
Tiens, j'y avais pas pensé: une hyène et un varan en laisse! "Nice picture",mais j'arriverai pas à les tenir s'ils voient du Bichon maltais bien dodu. Il me faudrait une compagne de punkitude. Elle la hyène, moi le varan. Un couple assorti et redoutable.
Aahh, ça fait du bien, déconner un brin. Thérapeutique.
C'est ma soupape: "surplus de liquide refroidisseur en ébullition", que voulez-vous.
"L'overflow" doit sortir de temps en temps.

mardi 20 mai 2008

Flash- création artistique.

On a toute la vie pour créer sa première oeuvre, mais peu de temps pour en créer une deuxième, en cas de succès.

Évidemment en cas d'échec, on a encore toute la vie pour en créer une autre.

mercredi 14 mai 2008

Luis Bunuel Revival

Fr.-Esp, 1977, 103 min, v.o.fr., s.-t. angl) avec Fernando Rey,Carole Bouquet et Angela Molina.
Vous vous dites peut-être: c'est trop beau pour être vrai.
Et pourtant, c'est la vérité toute nue.
Une occasion rare de voir ce diamant brut du surréalisme sur grand écran, par un des grands cinéastes à avoir vécu sur cette planète.
iou ça?
À la cinémathèque Québécoise, 335 de Maisonneuve Est, Montréal.
De quand cé que ça joue?
Dimanche prochain le 18 mai à 17 hres.
Revêtez vos plus beaux apparats, portez la perruque de votre caste, parfumez-vous et offrez-vous le bonheur d'être transporté sur votre séant.

samedi 10 mai 2008

Rafaël Ouellet-entrevue


Pour ceux et celles qui s'intéressent en une forme de cinéma d'auteur québécois jeune, originale, et définitivement à suivre.

vendredi 9 mai 2008

Flash Intimité.

Tout ce qui est à l'intérieur de nous et à l'abri des regards ne regarde personne sauf nous-mêmes dans un miroir .

mercredi 7 mai 2008

Rafale DVD




Donc, on se la fait "Média-Films" ;) , rappel des cotes:
1-Chef-d'oeuvre
2-Remarquable
3-Très bon
4-Bon
5-Moyen
6-Médiocre
7-Minable.
1-"La mort en ce jardin" de Luis Bunuel (1956-104 min-v.o.fr)
Cadeau de Simon Galiero pour un fan fini au dernier degré :).
De facture plus classique que ses dernières oeuvres(Le Fantôme de la liberté, Cet obscur objet du désir, Le charme discret de la bourgeoisie); moins éclatée, on sent toutefois sa touche surréaliste dès les premières images et dialogues par son ton unique de conteur habile qui ne surligne jamais, mais toujours suggère intelligemment, sans imposer. Oeuvre cinématographique majeure et visionnaire dans la production mondiale pour l'époque, 1956!
L'humour "Bunuelien" nonchalamment parsemé nous captive dès le départ par un scénario inventif qui fait son chemin lentement, mais certainement. Subtilité et finesse du traitement. Ça commence à ronronner dès les premières caresses, comme un chat que tu apprivoises, qui tranquilement fait entendre son approbation, de plus en plus fort. Ce film est une communion progressive, tranquile et assurée. Un classique du surréalisme, version années 50.
Très belle interprétation des comédiens(Simone Signoret, Michel Piccoli en jeune curé! Charles Vanel en "leader acidulé"). Direction d'acteurs irréprochable, scénario inventif et imprévisible, technique juste ce qu'il fallait, et l'histoire...
C'est l'histoire d'un village, d'une bourgade d'Amérique du Sud qui se révolte contre la prise de possession gouvernementale d'une mine, sous fond de dictature militaire vaguement religieuse. Quelques rebelles s'enfuiront dans la jungle humide pour tenter de s'y soustraire après une mini-révolte écrasée.
Leur survie est anthologique.
Un film qui manquait à ma culture. Merci Simon.
Cote 2 (remarquable pour l'époque)
2-"La vie des autres" de F. Henckel von Donnersmarck (2006-Allemagne)
Pour survivre dans une dictature totale de la pensée et des gestes épiés, il faut être comédien tous les jours en essayant de se conserver une coquille d'intimité minimale, jusqu'à des lendemains meilleurs qui peuvent attendre des années, sinon des décennies.
Même les plus forts, dotés d'une psychologie compartimentée à toute épreuve, devaient se sentir à l'étroit dans un pays dominé par une telle suspicion érigée en système hiérarchique fonctionnel et hyper-efficace qui ferait l'envie de tout dictateur dans l'oeuf. Le meilleur film allemand vu depuis longtemps, sur l'Allemagne de la guerre froide opposant l'Est et l'Ouest du point de vue Est, juste avant la chute du Mur de Berlin.
Selon la Stasi; police Est-Allemande qui surveillait toute subversion et contestation potentielle en son territoire kafkaien tant du point de vue politique, artistique et quotidien dans les faits et gestes des citoyens. Une telle surveillance devait monopoliser et employer bien des individus soumis, selon le point de vue de ce film magistralement orchestré et rendu.
Le climat de paranoïa installé dès le départ m'a tenu en haleine jusqu'à la fin.
Techniquement et scénaristiquement irréprochable, c'est l'histoire d'un sbire du système répressif qui peu à peu vivra sa propre rédemption à travers l'observation d'un couple d'artistes "vaguement" contestataire du système néo-communiste dévié et totalement pervers, version est-allemande. Si vous êtes claustrophobes et paranos, vous serez servis.
Définitivement un cinéaste à surveiller, ce F.H.von Donnersmarck. Bisous à toi. Smmmack!
Remarquable.
2
3- "Le scaphandre et le papillon" de Julian Schnabel (U.S. -2007, tournée en France)
Particularité cinématographique réjouissante dans le traitement accordé à un sujet difficile:
la tétraplégie, à travers un fait vécu émouvant par l'unicité du cas et la vision de J.Schnabel.
Interprétation dans la note, scénario inventif qui n'évite cependant pas quelques poncifs.
Direction d'acteurs très bonne, mais quelques personnages à peine esquissés. Originalité de l'ensemble qui invite cependant à plusieures interprétations du spectateur.
Sujet à débat non-consensuel quant à la véritable valeur cinématographique de l'ensemble.
Prix au dernier Festival de Cannes.
C'est l'histoire d'un publicitaire au sommet de sa gloriole, victime d'un accident cérébro-vasculaire qui le bascule dans l'immobilité totale, n'ayant que sa paupière gauche pour communiquer un bouquin qu'il écrira avec l'aide d'infirmières spécialisées.
Il parait que le bouquin est très bon.
J'ai bien aimé le film.
Cote 3 .
4- "Continental, un film sans fusil" de Stéphane Lafleur (Can. 2007)
La toune du générique là, tsé celle avec l'orgue et les balais sur la caisse-claire à la fin du film.
Ça m'a ému. Magnifique toune de mélancolie totale. J'ai eu beau "Zoomé" les crédits-musique, je suis pas certain de l'avoir pognée. Si quelqu'un sait ce dont je parle, j'apprécierais le titre et la façon de me la procurer. SVP. :)
Bon. Je vais paraphraser l'ami Denis Côté: "Le film n'est pas mauvais loin de là, mais ça m'a agressé ce manque d'humanité".
Le film est bien en général, mais ça manque cruellement de chaleur humaine dans le traitement du sujet : La Solitude.
J'aurais tellement aimé m'attacher aux personnages, mais la distanciation froide que m'offre S. Lafleur ne m'a pas touché ou presque. Je voulais bien pourtant, m'attacher à Gilbert Sicotte(superbe de retenue significative) et son interprétation sensible d'un sexagénaire esseulé et fauché.
Je voulais bien m'attacher à Réal Bossé et son agent d'assurances en manque d'assurance, à Fanny Mallette et les autres...Peine perdue, je suis resté seul devant un kaléidoscope distancié et assez froid.
Sans me tenir par la main, Lafleur aurait pu s'approcher davantage de ses personnages tous intéressants, pour me communiquer leur désarroi de manière plus, comment dire, rapprochée, incarnée, plutôt que désincarnée et lointainement observatrice.
Le film manque d'être "embrassé" à mon avis. Embrasses tes personnages.
On veut des "bisous" intelligents...
4.(bon)
5-"Rescue Dawn" de Werner Herzog (All. 2006)
Sans être mauvais, c'est le Herzog qui m'a le plus déçu. J'ai pas tout vu de lui, loin s'en faut, mais de ce que j'ai vu de lui, c'est un mineur mineur à mon avis.
D'une part, j'ai rapidement senti la difficulté d'adaptation d'un fait vécu au grand écran par le manque de moyens financiers, provoquée par des producteurs plus motivés par l'appât du gain rapide tablant sur une vedette(Christian Bale, efficace sans plus) que l'ambition de réaliser une véritable oeuvre cinématographique transcendante.
D'autre part, toujours humblement et hypothétiquement, je crois qu'Herzog a failli pour la première fois à imposer sa vision intégrale du projet. Ce serait une première, que le premier intéressé niera sans doute en rejetant la faute sur les producteurs. Faudrait lui demander ce qu'il en pense versus la version des producteurs que l'on devine biaisée d'avance.
Quoiqu'il en soit, le résultat à l'écran laisse à désirer par sa longueur, son manque de créativité et de lyrisme. Ça lève pas. Ça reste au ras du sol, malheureusement. Ce n'est pas Herzog, c'est Hollywood fauché vainement opportuniste, mâtiné d'Herzog. Et ce, même si Christian Bale a maigri à vue d'oeil pendant le tournage. Le scénario est assez quelconque en partant, prévisible et sans grande imagination.
Werner aurait-il trouvé son Waterloo côté fiction?
J'en doute, mais la question se pose dans ce cas-ci. Ce n'est probablement qu'un épisode malheureux dans sa grande carrière de cinéaste.
5 (moyen).

lundi 5 mai 2008

2e anniversaire...Et 2e auto-critique.





Ben oui. Ça fait deux ans et c'est le deux centième billet.
200, pif, comme ça mine de rien, le temps passe vite en votre agréable compagnie chers lecteurs(trices).

(Je publie donc un billet au 3.65 jours en moyenne)

Merci à vous d'être là, fidèles ami(e)s virtuel(le)s, avec ou sans mots.

Sans avoir régressé, je n'ai pas livré toute la marchandise promise à savoir: des histoires inventées pour vous divertir et qui sait vous faire réfléchir, faute de temps. Le temps me manque atrocement. Je suis parfois trop émotif et/ou sensible. Mais que voulez-vous, on est comme on est.
S'approprier le temps est une tâche ardue en cette époque post-moderne qui n'en a que pour le travail et la sur-consommation.

Bref, un blog c'est humain, imparfait, incomplet et dicté par la spontanéité du moment, par l'émotion non distanciée et directe. En ce qui me concerne en tout cas. La plupart des blogs sont "d'humeur" et j'essaie d'être différent, ce n'est pas toujours facile d'être original.

Quand j'étais ti-cul, mes parents m'ont toujours contradictoirement enseigné(consciemment et inconsciemment je crois) la discipline dans l'émotivité. Il est très facile de sombrer dans l'un ou l'autre, peu importe ce qui arrive dans notre vie.

"Réussir", c'est marcher sur le fil ténu de l'émotif/rationnel, sans jamais tomber.
En marchant toujours droit, selon nos convictions profondes et propres.

Je m'efforce à connaître les deux versions rationnellement, selon la route que la vie me présente, conjuguée et parfois en opposition à celle de mes rêves.

J'espère humblement pouvoir partager cela avec vous encore longtemps, à travers mes billets temporels et humains.

:-)

Catherine Major-Rose Sang




"Cadences cubaines, (mouais en forçant la note), récits de voyages, airs de débauches, brin de sarcasme(beaucoup), ce deuxième album a plein d'atouts dans sa manche et offre une belle palette de textures"... (un peu fourre-tout poseur, mais non dénué de talent,à mon humble avis)

Ralph Boncy-L'Actualité

"C'est le propre des grands disques: tout fonctionne, concorde, coïncide". (Non, pas vraiment, c'est du "cas par cas" inégal.)

Sylvain Cormier- Radio-Canada.



Je suis pas aussi enthousiaste que la critique lue.
Registre et timbre de voix limité et quelconque, pour un deuxième album qui met la voix et les textes à l'avant-plan au détriment de la musique en arrière, comme fond sonore. La prise de son laisse à désirer pour les instruments autres que la voix et le piano.
Catherine Major n'est pas une artiste accomplie. C'est un deuxième effort louable, mais inégal dans la musicalité et l'écrit, qui met la vedette en avant scène, avec ses textes et sa voix au détriment de l'ensemble. Le meilleur est peut-être à venir, qui sait. Je lui souhaite.

Chanteuse à texte(pardonnez-moi l'expression réductrice) à surveiller,car elle a du talent.
En écriture dabord, puis dans le style musical indéfini qui manque un peu de profondeur. Je l'ai pas senti complète, mais poseuse, genre: écoutez, je puis faire ceci et cela. Je puis être douloureuse et joyeusement ironique. Il m'a semblé qu'elle cherche son identité réelle.
On dirait un C.V. en construction. Pour moi, elle joue la carte "fourre-tout" avec un succès mitigé. Évidemment, faut voir ce qu'elle donne en concert "live" pour un jugement définitif.

Je retiens, sur quatorze chansons:

"Sahara"
"Bain d'épices" (ma préférée)
"La voix humaine"
"Le piano ivre". (Abîme-moi et L'amour sec, en étant généreux)

That's about it.
À vous de juger.

vendredi 2 mai 2008

Avoir plus de gâz pour son argent.


Quelques trucs pour les habitants des planètes 450 et proprios de bagnoles:
1-Ne pas faire le plein quand un camion-citerne remplit les réservoirs à une station donnée.
Cela cause un brasse-camarade du liquide dont les poussières se retrouveront en plus grande concentration dans VOTRE réservoir, puis dans le moteur de votre véhicule; résultat: pas bon du tout du tout pour le moteur.
2-Faire le plein tôt le matin, les réservoirs étant en terre, qui est froide le matin, favorisant une concentration maximum. La température se réchauffant en journée fait prendre du volume au précieux fluide qui prend plus de place dans votre réservoir si vous faites le plein en journée plutôt quand matinée.
3-Quand vous faites le plein, mettre le débit au minimum plutôt qu'au maximum. Vous aurez plus d'essence par un débit lent versus un débit rapide. Par l'élimination des vapeurs crées que vous paierez et qui retournent dans le réservoir de la station de toute façon.
4- Faire le plein quand votre réservoir est à moitié. L'essence s'évapore moins rapidement de cette façon.
5-Déguisez un camion quelconque en véhicule d'urgence avec un gros réservoir à l'intérieur. Vous stationner ensuite au-dessus d'un couvercle de station et pomper à l'aide d'une pompe.
6- Faites le sans-dessein et le plein, aux extrémités d'une station tout en vérifiant la présence de caméras, puis crissez votre camp sans demander votre reste à vos risques et périls...
Bonne chasse au gaz!

mardi 29 avril 2008

Fritz Lang Revival

"While the City Sleeps" de Fritz Lang (E.U-1956, 99min, v.o. angl)





-Pas vrai...Un Fritz Lang sur grand écran?!

-Absolument, rien de moins.
Vous trépignez de bonheur anticipé, je le vois.

-Mais où ça, dis-nous le tout de suite.

À la Cinémathèque Québécoise, 335 Bl. de Maisonneuve Est, à Mourial.
(Métro Berri-Uquam, sortie de Maisonneuve)

-Quand?

Dimanche prochain, le 4 mai à 17hres.

Une présentation rendue possible par la sympathique équipe d' Horschamp.
Dites-le à vos amis et venez poser votre postérieur devant une grande oeuvre.

(Le film sera précédé de : " Paris à l'aube" de Johan Van der Kleuken et James Blue
- Fr.1957-60, 9min.Sans dialogue)

samedi 26 avril 2008

Cliché conversation Vol 9

Eh oui. Avec le printemps qui s'installe confortablement, rien de mieux qu'un cliché de conversation bien tassé, comme il se doit.

"Le McGras en colère"


Au travail, j'arrive avec un colis au destinataire par le quai de réception arrière.
Le mec gras, chauve et bedonnant (McGras, un nouveau sandwich de McDonald) qui m'accueille est nerveux et préalablement crinqué je sais pas pourquoi, moi je suis juste un petit courrier besogneux et occupé au max.



-Le McGras: Ça vient d'où ah ben câlisse...j'pense que j'sais cé qui, c'te criss là!

- J'sais pas monsieur, je regarde la destination, pas la provenance, je suis qu'un intermédiaire.

-'tends menute toé, si cé encore c'te crosseur là , je l'refuse,(il regarde le colis et sa provenance) ben oui cé lui, jeul l'refuse osti!
(Il me regarde droit dans les yeux, m'implorant presque de l'affronter et lui imposer ma livraison, pompé d'adrénaline qu'il est.)

-Pas de problème, lui dis-je calmement, le colis retourne à l'expéditeur monsieur.

-Cé ça, pis tu lui diras de se l'fourrer dans l'cul, cé encore c't'osti d'mangeux d'marde qui m'a fourré, jeul refuse ton colis! Lui pis ses ostis d'casquettes cheap, yé pas riche pour rien , pis moé j'fais 5 cennes de la casquette, j'fais quoi moé, j'me bise eul' cul?

-C'est comme vous voulez monsieur...

-Ben cé ça! Ah tabarnaaacc! (Il saisit une bouteille vide qui traînait par là et la fracasse sur le sol, il est pourpre de colère, puis une voix grave et calme se fait entendre derrière lui en s'approchant...Son partenaire d'affaires sans doute, il dit:

-Et voilà... Tu t'bises eul'cul mon gros. Si t'avais pas négocié ça en niochon mais comme du monde, on en s'rait pas là; ben non, ya fallu qu' tu fasses ton "smatte" comme d'habitude.

-Ah toé ta yeule! T'es toujours en vacances, jamais là quand il faut! Monsieur a un lunch
d'affaires, monsieur a une partie d'golf , monsieur doit aller voir sa maîtresse blablabla, une
vraie Princesse!

-Ouais cé ça, t'es jamais capable de rien faire tout seul, faut toujours que j'sois là à te t'nir par
la main, faut-tu que j'te tienne la queue quand tu pisses?

-Vas chier 'sti!

-Sans dessein, tu vas absorber cette perte dans TON compte...

-M'as t'en chier une perte dans MON compte! NOTRE compte, OK!

-Pantoute!

-Ah ben cibouère!

- Bon ben j'vous laisse les amoureux, j'ai d'autres clients à faire...

-Cé ça, décâlisses!

-On reste poli sivouplè.

.........

Sur cette scène d'amour mutuel et romantique tout plein de vociférations, je repris le colis en inscrivant le code 4: refus, et repartis vers de nouvelles aventures.

vendredi 25 avril 2008

Exercice de proportions






Suite à la lecture d'un fichier envoyé par une amie, qui m'a remis dans une plus juste perspective de vie, je tenais à le retransmettre à ma façon car il offre une opportunité de réflexion dans la mesure où l'on accepte la réduction mathématique à grande échelle.
Évidemment, on arguera sur la fiabilité des sources statistiques et sur le fait qu'à chaque société, évoluée ou non, correspond des responsabilités et tourments différents selon le niveau de vie propre à chacune. Mais tout compte fait, je trouve que c'est un portrait assez juste de l'état des lieux.


"Si on pouvait réduire la population globale du monde en un village de 100 personnes, tout en maintenant les proportions de tous les peuples existants sur la terre, ce village serait ainsi composé:
-57 asiatiques
-21 européens
-14 américains (Nord, Centre et Sud)
-08 africains


Il y aurait:
-52 femmes et 48 hommes
-30 blancs et 70 non blancs
-30 chrétiens et 70 non chrétiens
-89 hétérosexuels et 11 homosexuels (Les bisexuels doivent être entre ces deux chiffres)

....

6 Personnes posséderaient 59% de la richesse totale et tous seraient originaires des USA.
-80 vivraient dans des maisons délabrées.
-70 seraient analphabètes
-50 souffriraient de malnutrition
-1 serait en train de mourrir
-1 serait en train de naître (perso je dirais 2)
-1 posséderait un ordinateur
-1 aurait un diplôme universitaire. (Juste un sur cent)

.....
(Parenthèse):
Un milliard de personnes vivent avec moins de un dollar US par jour.
Deux milliards de personnes vivent avec moins de deux dollars US par jour.

.....

Si vous n'avez jamais été dans le danger d'une bataille, la solitude de l'emprisonnement, l'agonie de la torture ou l'étau de la faim, vous êtes mieux que 500 millions d'êtres humains.

......

Si vous avez de la nourriture dans votre frigo, des habits sur le dos, un toit sur votre tête et un endroit pour dormir, vous êtes plus riche que 75% des habitants de la Terre. Et si dans le même temps vous avez de l'argent en banque, dans votre porte-feuille et de la monnaie dans une petite boîte, vous faites partie des 8 pour cent de privilégiés de ce Monde.


(...)




dimanche 20 avril 2008

Rencontres

Le rapport virtuel écrit que l'on peut entretenir avec une personne pendant un certain temps sans la voir, permet de la connaître un peu, mais jamais autant que lors d'une vraie rencontre face à face. "Facio a Facio" ...
On peut échanger un bon moment par écrit avec un sujet intéressé et intéressant mais...

Plus le temps passe, plus l'imagination opère et peut jouer des tours si on ne garde pas un contrôle objectif sur le dit sujet. Des choses se perdent dans l'écrit quand on fait pas attention.
Lors d'une rencontre(étape naturelle et nécessaire entre esprits compatibles), on voit la plume s'incarner devant nous, tout d'un coup, paf.
La personne est là, telle un tableau complet et incomplet en même temps parce qu'on la connait peu dans le fond; mais sans équivoque, totale, de chair et de sang comme moi devant moi, telle une image réciproquement imposée.

Quand on échange par plume interposée, ce sont deux esprits qui communiquent en ayant le temps en leur faveur, pour bien traduire leur pensée.

Quand on rencontre, ce sont deux corps/esprits qui échangent en temps réel, comportant maladresses, nervosité et magie possibles. Le corps ne ment jamais. C'est pour cela que je reconnais quelqu'un à ses actes, non à ses paroles. Un classique qui m'a toujours bien servi à travers le temps, ma petite marotte perso qui transcende :)

Le véritable contact humain ne sera jamais remplacé quant à moi. Jamais dans cent ans.
Aucun subterfuge virtuel ne remplacera le contact des yeux et de la parole échangée en temps réel.

Never in a hundred years...
N'en déplaise à tous les informaticiens de ce monde, qui voudraient bien re-créer la réalité.

vendredi 18 avril 2008

Lecture de Claude Chabrol


Le titre est pompeux, mais dès le préambule, Chabrol affirme:
"Ma méthode pour faire un film n'est pas la même que celle des autres réalisateurs. Toutes les méthodes sont différentes. Chacune d'entre elles peut être la bonne pour celui qui l'applique, et mauvaise pour les autres. Donc, parler d'une école de cinéma, cela ne veut rien dire."
C'est un tout petit livre d'une centaine de pages qui se lit d'une traite, tant l'écriture concise et limpide fait le tour d'une vision globale intelligente teintée d'humour, sur la façon de faire un film selon Claude Chabrol, qui compte plus de cinquantes longs métrages à son actif.
Fascinant bouquin qui pose un regard français personnel et universel sur la réalisation du cinéma. Il nous fait part de sa façon à lui, toute personnelle, sans prétention.
Ses propos furent recueillis par François Guérif en 2002, qui en fit ce bouquin découpé en chapitres pour la compréhension d'un long-métrage. Tout y passe en général à travers l'oeil, n'oubliant rien sans jamais verser dans la théorie redondante; mais perso, j'aurais pu en prendre plus, beaucoup plus; mais c'est déjà ça de pris.
Quelques citations citées hors contexte, pour vos beaux yeux.
-Sur les cinéastes:
"Grosso modo, on peut dire qu'il y a deux sortes de cinéastes: les conteurs et les poètes".
Puis il explique...
-Sur les producteurs:
"Comme pour toute profession, il y a de bons et de mauvais producteurs. Le mauvais producteur est facile à reconnaître: il n'a que deux idées en tête:
1-Dépenser le moins d'argent possible;
2-Que ça lui rapporte le maximum. Cela dit, la plupart des producteurs souhaitent dépenser le moins d'argent possible, et c'est compréhensible. Je dois dire que les producteurs qui dépensent le plus d'argent ne sont pas, de loin, les meilleurs."
Puis il illustre ses affirmations... :-)
Et une dernière sur la critique:
"Il faut bien établir que la critique, quelle que soit l'honnêteté ou la malhonnêteté de celui ou celle qui la rédige, est le résultat d'une sensation à un moment déterminé d'une personne qui a la possibilité de la faire connaître. C'est ça, et rien d'autre. Il y a plusieurs cas de figure,
(quatre en fait):
1-Le succès est à la fois critique et public. Vous vous dites: "Voilà, ça y est, je suis vraiment fort.
En route pour l'immortalité".
2-Le succès est public, mais pas critique. Vous vous consolez d'une certaine amertume.
3-Le succès est critique, mais pas public. Cela vous donne une excuse auprès des financiers.
Le réalisateur peut dire: "Vous avez mal lancé le film". Le producteur, dans les dîners en ville, peut ne pas paraître trop ridicule. Il a perdu de l'argent, mais il n'a pas fait un navet.
4-L'échec est critique et public. Le cinéaste est alors obligé de faire un examen de conscience, à l'issue duquel il se persuade soit qu'il s'est trompé, soit que tous les autres se sont trompés. Dans le second cas, il y a simplement une erreur dans le temps: "On en reparlera dans dix ans".
Parfois, c'est vrai, et cela peut durer autant d'années qu'il le faut pour qu'un film soit reconnu. Cela peut arriver; de même, des films portés aux nues peuvent paraître de pauvres choses vingt ans plus tard. En général, les producteurs et réalisateurs préfèrent que le film marche, même avec une mauvaise critique, que l'inverse. C'est tout bêtement un problème de survie.
(...)
C'est comme ça du début jusqu'à la fin du livre.
Une leçon sur le cinéma et la vie, par extension naturelle d'un talent inné, livrée de manière personnelle.
Précieux et rare, sans maniérisme.

vendredi 11 avril 2008

Ô vous, les plombiers...




Ah ces chers dentistes dont on ne saurait se priver tôt ou tard,
plombiers de la dentition, sorciers de la mâchoire.
Je vous aime tant, vous qui aimez mes dents,
à un point tel que votre facture, me ronge les sangs.

Vite tâtez-les moi, je ne puis attendre plus longtemps!
Dardez-donc votre mini-pic sur mon émail,
Pour qu'il résonne en moi jusqu'aux entrailles.

Qu'il est bon pour vous de sentir l'or et l'argent,
Sur le dos des assistés et des enfants.
Bassesse et lâcheté de l'argument!
Pénaliser les petits et les démunis,
en voulant maladroitement faire porter l'odieux par le gouvernement!

Moi j'appelle cela se plomber soi-même la gueule.

Au grand jour, contemplons votre véritable dentition de carnassier.
Ciel! Un requin!
On le voit tellement que vous perdez de l'argent, vous faites tellement pitié
dans votre toute dernière BMW, vos écrans LCD dans vos halls d'entrée, et l'armada d'hygiénistes à votre solde. Laissez-moi verser une larme.
Mon coeur saigne abondamment pour votre cause et je crois pas pouvoir m'en remettre, à moins de soins psychologiques urgents. Snif, j'en peux plus.

......

Oh messire Le Roi, l'abjecte dentition que vous avez! Dantesque!
Vite un curetage, on va vous nettoyer ça, oh les vilaines caries causant la mauvais haleine, je suis pas certain de pouvoir réparer tout cela, faudra peut-être extraire! Des ponts, apportez-moi des ponts, ah non faudra des tunnels en plus des ponts ah la la, je vous dis pas messire, vous devriez faire plus attention et vous brosser les dents deux, sinon trois fois par jour en plus de la soie dentaire à chaque demi-heure, pfff, quand j'en aurai terminé avec vous faudra se revoir dans un mois au plus tard et aux trois mois minimum par la suite, et ça c'est SI je peux tout faire, c'est pas garanti! Ah la la....

(...)

Vous êtes curieusement les experts supposés de la bouche, mais la vôtre exhale l'hyprocrisie et l'ambition financière foireuse sur le dos des plus faibles.
Bravo la gang! Vous êtes toujours aussi sympas, à $5oo. la dent...

Visa le noir, tua le blanc.
J'espère que le ministre Couillard restera ferme envers les dentistes.
Test de leadership ici.

mercredi 9 avril 2008

Dorénavant...

Sauf avis contraire, et quand le coeur m'en dira, j'adopterai les cotes de Médiafilm pour les critiques cinéma futures, à savoir:


1-Chef-d'oeuvre
2-Remarquable
3-Très bon
4-Bon
5-Moyen
6-Médiocre
7-Minable (j'aime ce mot)

Ainsi, mes futures critiques seront notées de 1 à 7 (quand ça va me tenter hein), pour ce que ça vaut, étant cinéphile critique subjectif, comme vous l'êtes tous et toutes.

Par exemple: "The White Diamond" se décerne la cote de 2: remarquable.
"La Nahanni" , c'est proche du chef-d'oeuvre documentaire méconnu, cote 2 aussi.

"Transformers" est no 7, minable. Comme le film québécois "Les Dangereux" : 7, minable.

Maintenant à propos de Médiafilms et ses cotes, qui ont bercé mon enfance et mon adolescence:
Si j'ai été majoritairement daccord avec leurs cotes 1-2-6-7, j'avoue l'avoir été moins avec leurs cotes 3-4-5 , zones grises prêtant le flanc à divergences et appréciations diverses.
J'ai vu des films qu'ils ont coté 3 que je trouvais bons sans plus no 4, et d'autres, cotés 5 que je trouvais bons cotés 4.

Vous voyez le topo, j'en suis certain.

Enfin bref, il semble que la zone vulnérable se situe dans le 3-4-5 , là où le débat peut faire rage.

Soyez les bienvenu(e)s, amoureux(ses) de l'art...

dimanche 6 avril 2008

Carte blanche à Horschamp




J'en suis encore totalement imbibé. J'ai pas rêvé niaiseux la nuit dernière, j'étais sur un nuage.
Dans le cadre de l'évènement "Carte blanche" à Horschamp(revue québécoise de cinéma) qui a lieu à la Cinémathèque Québécoise du 2 avril au 18 mai, le comité éditorial, composé d'André Habib, Nicolas Renaud et Simon Galiero nous a concocté des projections de films rares ou peu projetés. Une occasion unique de se régaler d'oeuvres fines et majeures, malheureusement trop peu appréciées.

Nicolas nous a fait une brève et intéressante présentation du programme en deux parties:

1-"La Nahanni" de Donald Wilder, un court de 18 minutes éblouissant (tournée en 35 mm/couleurs en 1962) et merveilleusement bien préservé, sur l'histoire d'un papy aux nerfs d'acier (Albert Faille-73 ans) voulant trouver de l'or en amont de la rivière du même nom, après 7 tentatives infructueuses ayant coûté la vie à de nombreux aventuriers habités par la même obsession.

Mais pas lui, on le voit donc naviguer et ramer sur cette rivière majestueuse et sauvage du Nord-Ouest Canadien. Il faut voir le visage déterminé d'un homme de cet âge sur grand écran, grimpant son bagage sur plus d'un kilomètre pour éviter une chute d'eau, reconstruire sa chaloupe à moteur et repartir en amont...Quand on est obsédé, on est obsédé. Un documentaire précieux et méconnu, teinté de tragédie, chapeauté par l'ONF. Un très bon montage et une musique du temps ajoutent au charme irrésistible de l'ensemble.
........

"Papy vieux fou, j'te l'avais dit...T'aurais mieux fait de rester dans ta chaise à te bercer au lieu d'aller t'éreinter sur cette rivière ben non, fallait qu'tu r'montes dans ta galère..."
(...)


2- "The White Diamond" de Werner Herzog, 2004, documentaire, format numérique, 100 min.

Suivant "Wheel of Time"(2003) et précédant "Grizzly Man" et " The Wild Blue Yonder" (2005), jamais documentaire n'aura porté un titre aussi juste: " Le Diamant Blanc". Car ça brille, c'est brillant comme une lumière intense.

Un Herzog Majeur, dont le suivant "The Wild Blue Yonder"(en filiation directe) servira d'écrin à ce joyau documentaire brut, qui le précède pourtant dans le temps. Celui-ci étant supérieur à celui-là à mon avis, dabord par la musique qui fait plus corps et âme avec l'image dans le Diamant, plus transcendante et enveloppante, moins redondante et répétitive. C'est dailleurs le même compositeur: Ernst Reijseger qui signe la musique des deux documentaires, mais qui se surpasse ici en ajoutant une dimension métaphysique aux images souvent d'une beauté rare et subjuguante. C'est tellement beau par moments, que ça devient comme une méditation aux yeux ouverts, le summum de la "médite" dans mon livre, mais ça c'est un autre sujet.

Bon, mais encore, de quoi s'agit-t'il au juste? De kessé ça raconte?

Ben ça commence avec une ouverture jouissive sur l'histoire de l'aviation avec force films d'archives magistralement orchestrés, avec narration du maître de sa voix posée et calme.( Ah le grand écran hier soir, programmation magistrale (bravo) de deux documentaires complémentaires que je vous souhaite de voir sur GRAND écran, ou une belle grosse tévé à cristaux liquides, mettons 42 pouces minimum :)


Puis coupure d'archives pour tomber dans le réel (assez abruptement) afin de nous présenter l'ingénieur aéronautique Graham Dorrington derrière sa nouvelle invention: un mini-ballon dirigeable pour survoler les forêts amazoniennes. Le film est dailleurs en majeure partie tournée en Guyane. Le personnage semble de prime abord un peu risible par sa folie d'inventeur voulant s'extirper de la gravité par une invention somme toute très discutable dans le domaine strict des transports: les mini-ballons aidés d'hélices motorisées, hyper-sensibles et capricieux au vent, et pour un usage très limité.

La poésie Herzoguienne ne tarde pas à s'installer par la suite, et Herzog nous prend la main en transcendant totalement son sujet tout en lui faisant ras-le-corps par sa sensibilité de cinéaste pouvant faire du macro autant que du panoramique d'ensemble. C'est sa signature unique dans la cinématographie mondiale. En fait, Herzog est un poète en mal d'héros, de personnages plus grands que nature.
La témérité stupide, versus le courage justifié. La ligne ténue qui définie le génie visionnaire du fou. Serait-ce une question de discipline et de volonté intelligemment appliquée?

Serait-ce que la suprême intelligence navigue toujours dans des eaux troubles pouvant la faire basculer dans la folie inconsciente? Great intelligences are not easy to deal with...
Qu'est-ce qui fait qu'une intelligence supérieure peut basculer et à l'inverse, s'élever?
Comment peut-on juste se maintenir à flots? Les manières de couler à pic ont été maintes fois répertoriées il me semble, mais comment peut-on s'élever de manière définitive?
Ces sujets me passionnent, ça doit être pour ça que je suis fan d'Herzog, mais pas fini.
("Rescue Dawn", c'est loin d'être majeur, j'y reviendrai dans une rafale DVD future.)

Il n'y a pas seulement la vérité extatique qui m'importe, et là je diffère un peu d'Herzog mais pas tant que ça, sauf cette nuance: The naked truth. La vérité nue, sans extase, elle existe.
Mais elle n'est pas unique je crois. M'enfin....

Revenons au film, sur grand écran Herzog donne au format numérique ses lettres de noblesse.
L'image est d'une précision chirurgicale, même dans les zones sombres. Ce qui conforte mon idée du: "Peu m'importe le format, c'est la main et l'oeil qui tient l'appareil numérique ou 35 mm qui importe". L'important est ce que l'on fait du format choisi. Le message importe cent fois plus que la méthode.

Le pseudo-débat du : "Le 35 mm restera toujours meilleur que le numérique, plus noble, plus sacré, plus profond" etc..., c'est dépassé quant à moi.

Le numérique sert admirablement bien le documentaire parce que plus près des personnages et du sujet, sans distanciation procurée par le 35 mm. Je m'avance en terrain hasardeux, je sais.
Le 35 mm met un voile, comment dire, un voile translucide qu'on ne voit pas, mais que l'on ressent à l'oeil, au visionnement par la profondeur de champ. Alors que le numérique COLLE littéralement au sujet, il fait corps et transmet l'image précisément telle que vue sur place.
Plus près de la réalité, donc prescrit pour un doc. Je juge pas le 35 mm ici, j'essaie de voir les possibilités, c'est tout.
Pour une fiction, faut voir la main qui tient les commandes, quitte à ajuster avec les logiciels disponibles. La main qui tient l'épée n'est pas nécessairement meurtrière.

Je citerai Claude Chabrol sur le débat en 2004, dans le bouquin "Comment faire un film":
"À mon avis, les nouvelles techniques sont encore assez mal contrôlées, en particulier le DV, dont je ne suis pas sûr qu'il soit idéalement au point pour qu'on puisse l'utiliser systématiquement.
Mais les frais qu'il entraîne sont bien moindres, et nous allons sans doute aboutir à trois formes de cinéma: un cinéma à jeter, un cinéma réalisé traditionnellement avec caméra et pellicule, et un cinéma DV."
J'ajouterai que le numérique se rapprochera de plus en plus de l'effet recherché par un cinéaste.

Dans le cas de "The White Diamond", j'avoue avoir eu affaire à une transcendance du sujet malgré le format. C'eût été en 35 mm, mon opinion n'aurait pas varié.
La beauté des images numériques dans ce cas-ci sur grand écran n'a en aucun cas altéré mon appréciation générale du film au contraire, ça m'a bercé et soufflé comme un gaz hélium. C'est un faux débat, le 35 mm versus le numérique. Je le répète, c'est la main et l'oeil derrière le format qui compte, et c'est à voir dans ce cas absolument remarquable.

mardi 1 avril 2008

Sur l'emploi ou la "job", en québécois.

Ceux et celles qui peuvent se permettre de dire:

"Mon emploi n'en est pas un, c'est une distraction obsessionnelle" sont choyé(e)s, même si ça ne leur offre que la survivance matérielle, car la véritable liberté n'a pas de prix et demande des sacrifices.

Par mon observation personnelle, cette affirmation est étrangère à la plupart des gens.

mardi 25 mars 2008

NIN-Ghosts I-IV- A soundtrack for Daydreams








Sur http://www.nin.com/, on peut télécharger un album-concept jubilatoire basé sur l'improvisation de musiciens chevronnés sous la férule de Trent Reznor, l'âme de Nine Inch Nails, ze group.
Un compositeur marquant à mon humble avis, avec cet opus utilisant le net dans ce qu'il a de meilleur.




Je le cite: " Nine Inch Nails presents Ghosts I-IV, a brand new 36 track instrumental collection available right now. Almost two hours of new music composed and recorded over an intense ten week period last fall, Ghosts I-IV sprawls Nine Inch Nails across a variety of new terrain.



(nouveau terrain...Tu l'as dit Trent et je te crois sur oreille, à l'écoute)




He explains:" I've been considering and wanting to make this kind of record for years, but by
its very nature it wouldn't have made sense until this point. This collection of music is the result of working from a very visual perspective-dressing imagined locations and scenarios with sound and texture; a soundtrack for daydreams. I'm very pleased with the result and the ability to present it directly to you without interference. I hope you enjoy the first four volumes of Ghosts".




Well well well. Pour 5 malheureux dollars, j'ai téléchargé presque deux heures de musique visionnaire de qualité mp3 irréprochable, avec tous les bonus inclus, en à peine 10 minutes. Sans interférences de distributeurs et producteurs. ( Ressentez-vous une toute petite brûlure, là où votre dos change de nom?). Directement de la source originaire de l'auteur via le Net et une carte de crédit ou Paypal. Le même genre de mise en marché que "In Rainbows" de Radiohead, mais en plus sophistiqué. Pour les mélomanes, c'est pratiquement un "must".Vous pouvez vous faire votre pochette préférée avec la photo que vous aimez, dans un boîtier que vous pouvez acheter chez Dollarama si vous êtes nostalgiques de "L'objet CD". Si ça vous emmerde, vous pouvez même commandez les deux CD pour $10.



Il y a même un concours youtube pour la mise en images de la musique, sans prix faramineux à gagner et sous réserve d'approbation, faut le dire. Donc, côté marketing auto-produit, c'est catégorie A1 de fantaisie. Mais le plus important ici c'est la MUSIQUE.


Et elle est "d'avant-garde planante et dérangeante" , elle apaise et décoiffe au fur et à mesure, à tour de rôle méditative et abrasive(mais vraiment abrasive par bouts, quitte à laisser quelques auditeurs sur le bas-côté), en plus d'avoir une distribution ultra-indépendante et démocratique. L'exemple parfait du pied-de-nez payant et sans concessions.
Je suis très content pour lui, vraiment. Il doit pas être loin du million de dollars à s'auto-produire. Il y a toute une équipe derrière on le sent, les musiciens, les techniciens, la prise de son irréprochable entre autres...

Un succès qui surprend le premier intéressé, Trent Reznor. Faut lire son dernier billet, qui a attiré quelques 10000 commentaires.


Les musiciens et cinéastes en herbe devraient prendre note et exemple.

jeudi 20 mars 2008

Petite histoire avant de dormir...

Avant-hier, j'ai reçu dans mon hotmail, un faux courriel de Paypal, vous savez le moteur de paiement automatique très populaire sur le net. Sa popularité immense et sa convivialité presque légendaire en fait une cible de choix pour les cyber-arnaqueurs.

En bon français moderne, on m'a "hameçonné".
"Phishing" est le terme anglais qui désigne la pêche au poisson internet pour ultimement lui soutirer ses précieux dollars (ou des renseignements sensibles dans le but de) durement gagnés.

On est venu tâter ma truite avec insolence et habileté. C'était assez bien fait, mais pas sans imperfections. J'ai supprimé, mais si j'avions réfléchi plus, je l'aurions copié pour vous le montrer car c'était un bel exemple bien goûteux. En anglais évidemment, on disait en gros que mon compte était "limité", limited par un bloquage obscur qui commandait une demande de renseignements ma foi, assez privée.

Privée à un point tel, qu'on me demandait de "scanner" mon passeport, mon adresse et mon permis de conduire pour "rétablir" la validité de mon compte, avec force adresse de retour avec
"paypal" inscrit. Des pseudos-professionnels.

Je fus cependant OUTRÉ que l'on omette de me demander ma couleur favorite et mon numéro d'assurance sociale, et c'est ce qui m'a mis la puce à l'oreille sur leurs mauvaises intentions. ;)
Petits merdeux allez, pas foutus d'inclure LA question référence entre toutes: la couleur favorite. On a plus les arnaqueurs qu'on avaient...

Sur le net, ils (elles) travaillent tous(tes) dans des"Net-sweat-shops", des petits cafés internet improvisés pour la crosse, dans des pays où la démocratie rime avec utopie, dirigés par des gérants stressés par le rendement de leurs petits esclaves informatisés qui changent aussitôt d'adresse courriel une fois dénoncés. Ce sont des brigands virtuels, les maraudeurs du net, dont les armes sont les mots et la mise en forme textuelle; condamnés au vagabondage dans l'hyperespace, non-êtres qu'ils sont. Les "419 Scams" comme on les appellent...
Ne pas ouvrir un courriel inconnu. On le répètera jamais assez. Je savais que ce n'était pas un virus, mais une tentative potentiellement pire: le vol.

Hypocrisie. Tout fout le camp. Ya plus d'saisons, le fond de l'air est frais et ça se demande pourquoi on a tant de neige...
La prochaine fois, j'effacerai ces messages inconnus sans les ouvrir, en obéissant à ma panoplie
"anti-toutte".
De cette façon, je m'épargnerai temps ET risque inutile.
Tsé...

dimanche 16 mars 2008

2e et dernière missive à Tom Perlmutter

Suite et fin provisoire du billet précédent:



Monsieur Perlmutter,

suite à mon courriel du 9 mars dernier, je me permet humblement de vous écrire une dernière fois pour appuyer mon argumentation avec l'analogie filmique suivante:

Dans le film "Amadeus" de Milos Forman, il y a une scène où un bonze de la cour interpelle Mozart en lui disant ceci (je paraphrase):

"Monsieur cette oeuvre est bien, mais nous jugeons qu'elle a trop de notes". Ce à quoi Mozart répond:

"Trop de notes?! Comment cette oeuvre peut-elle avoir trop de notes, cette partition est parfaite! Elle en a juste assez!"

(...)

Dans le même ordre d'images, comment oserait-on demander à un grand peintre de découper une toile terminée pour la rendre "acceptable" au cadre restrictif d'un jugement arbitraire, avec pour résultat la diminution de sa portée envers celui qui la regarde?
Le peintre répondrait sans doute avec raison:
"Cette toile fut peinte à cette dimension et ne saurait souffrir
d'un quelconque "rétrécissement".

Il en va de même pour le documentaire de Rodrique Jean, et toute oeuvre majeure jugée telle par les pairs et les spectateurs. Il faut voir l'appui grandissant donné à ce film par le milieu du cinéma québécois.

Son film n'a pas "trop de minutes". Il en a juste assez. Cent-quarante, et aucun argument ou prétexte n'est recevable quant à une modification sans l'accord de son auteur.

Il faut lever cet embargo Monsieur Perlmutter, pour l'amour du cinéma libre et intelligent, couplé au droit inaliénable des spectateurs de voir une oeuvre dans son intégralité.

Merci.

Yvan LaFontaine

...........................................

Envoyé le jeudi 13 mars. Écrire deux fois, j'avoue que c'est discutable comme stratégie.
Valait-il mieux écrire une seule fois et y mettre tout le paquet... J'ai pris le risque de scinder la missive en deux, -pour plus de concision entre autre- quitte à paraître teigneux.
Je dirais plutôt, "tenace". À vous de juger.

Jason B. lui a aussi écrit.
Monsieur Perlmutter devra tôt ou tard prendre position dans ce dossier.

À suivre...

jeudi 13 mars 2008

1er Courriel à Perlmutter, Tom de son prénom.

Dimanche soir dernier,(9 mars) j'ai envoyé cette missive, (un peu différente de l'originale et discutable) au président de l'ONF, Tom Perlmutter, à propos de l'embargo arbitrairement décrété sur le documentaire "Hommes à louer" du cinéaste Rodrigue Jean:


Monsieur Perlmutter,

en tant que cinéphile critique, je trouve inacceptable voire abject, qu'un organisme public comme l'ONF puisse s'imposer en juge et partie dans le cas du documentaire :

"Hommes à louer" du cinéaste et réalisateur Rodrigue Jean.

Ce film est une oeuvre majeure de la cinématographie québécoise,
et a l'étoffe du chef-d'oeuvre documentaire.

Vouloir réduire sa durée originale de 140 minutes contre la volonté de l'auteur est contraire à la mission première de l'ONF, qui est si je ne m'abuse: reconnaître le talent sans concession.
Il est dailleurs grand temps de modifier la loi du droit d'auteur à leur endroit, étant les artisans de première instance reconnus dans la plupart des pays industrialisés, excepté ici.

De quel droit un organisme financé à même les impôts des citoyens peut-il agir avec un autoritarisme digne d'une époque féodale?
Les spectateurs n'ont-ils pas le droit inaliénable de juger par eux-mêmes?

Non seulement on veut censurer, mais on veut aussi déposséder un créateur de son oeuvre en lui refusant le droit de rachat de sa propre création...

Sommes-nous Canadiens, inférieurs en intelligence quand vient le temps de reconnaître le talent d'auteur, comparés aux autres pays occidentaux?
Force est d'admettre que nous faisons piètre figure en 2008 à ce chapitre et vous avez là monsieur Perlmutter, une occasion en or de renverser la vapeur.
Si ce n'est déjà fait, je vous invite à lire (ou relire) la lettre d'André Habib à l'adresse suivante:

http://www.horschamp.qc.ca/ ,qui a reçu l'appui du milieu qui en a marre de se faire dicter ce qu'il faut faire, sous prétexte de "rentabilité".

Merci.

Yvan LaFontaine.



..........................................



Sans réponse en date d'aujourd'hui. J'estimais mes chances d'une réplique à : une sur trois.
Trente-trois pour cent.

Ceux qui croient que j'ai souffert d'insomnie en attendant, je souris en coin.
Je n'ai pas cette prétention, je suis pas un Don Quichotte, mais cette cause a appelé mon coeur et ma tête. Cet état des choses me révolte et m'attriste. Ça m'interpelle et je réagis en joignant l'acte à la parole.
J'ai une crédibilité égale à celui du cinéphile anonyme: un poids-plume et j'en suis conscient.

.......

Le tube lance-torpilles no 1 a été utilisé.

J'ai sciemment omis quelques arguments du courriel original pour:

-soit une réponse hypothétique.

-soit une salve finale.

Ces derniers arguments, font appel à l'imagerie du cinéma et de la peinture par analogie, pour illustrer/appuyer les arguments soulevés dans le premier courriel; non pas pour avoir une réponse satisfaisante, mais pour que les choses changent, je l'espère. Je n'entretien cependant aucune illusion, seulement le sentiment de faire ce que je dois faire, maintenant. Lucidement, simplement et froidement.
(...)

"Parez le tube lance-torpilles no 2!"

-Tube lance-torpilles no 2 paré mon commandant!

-Feu!

-Torpille no 2 lancée! (aujourd'hui même)

J'estime mes chances de réponse à : une sur dix désormais; pour l'influence induite, cela demeure une inconnue.


À suivre...






dimanche 9 mars 2008

En attendant...

Ya pas moyen de décolérer ces temps-ci.
Non pas contre la météo(on y peut rien), mais contre la censure et l'injustice contre lesquelles on peut encore quelque chose. Le paysage cinéma québécois est bien pire qu'une tempête de neige par les temps qui courent...

Je fais appel à tous les lecteurs, lectrices. Fidèles ou passagers.
Pour appuyer la lettre d'André Habib, contre la censure d'un documentaire important dans notre cinématographie: "Hommes à louer" de Rodrigue Jean, et pour les droits des réalisateurs cinéma et télé, dépossédés de leur oeuvre par une loi inique qui permet aux producteurs privés et publics(incluant l'ONF, financé par nous) de les censurer, en plus de les exploiter.

Je sais bien que vous avez vos vies et préoccupations à gérer; si ça vous tente pas de la lire, appuyez-la, pour mon petit bonheur, pour mon cadeau de fête tiens!. C'est une cause noble et juste, pour des artisans injustement traités, versus des profiteurs et censeurs prétextant des arguments égaux à leur imagination narcissique, c'est-à-dire: basés sur l'appât du gain et du pouvoir. Ça existe encore en 2008 au Québec.

Je me répète, désolé. Mais il faut parfois (souvent?) se répéter pour que le message soit reçu 5 sur 5.

jeudi 6 mars 2008

Bientôt à l'affiche: "Les Taupes Humaines"


À l'extrême gauche, c'est le toit du Wall-Mart. Au milieu, vers la droite, c'est le Banc de Neige.
De mémoire, depuis que je trimballe ma dégaine en ce monde; jamais vu autant de neige nous tomber dessus. Je croyais pas cela possible, mais c'est une réalité. Notre réalité hivernale est devenue folle.
Nous nous transformerons progressivement en Taupes des Neiges, notre champ de vision déclinera au profit de l'odorat et l'ouïe. Nos orifices oculaires rétréciront, et nos appendices nasaux et auditifs grandiront. Ainsi, nous reniflerons et entendrons les fâcheux à distance;
ce qui en soit, est un gros "plus".
-"Chérie, je renifle quelque fâcheux qui approche, à distance d'environ deux kilomètres, mieux vaudrait réintégrer notre tanière, pour plus de sécurité".
-Ouais, si tu l'dis, on va s'tenir à carreau, viens t'coller su' moé.
Tiens le Colt chargé, au cas où...
-T'inquiètes, chu "loadé" jusqu'au dents, qu'ils viennent pour vouère...

dimanche 2 mars 2008

Bits and Pieces

-Me suis procuré Le Nouveau Petit Robert 2008, en vente chez Archambault, mon ancienne édition datait de 1985, c'était donc pas un luxe. Une jolie brique que j'aime ouvrir. Un livre que j'apporterais sur une île déserte.

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-J'ai résisté de peine et misère à une autre brique: "1001 films à voir et revoir", achat remis. J'oublie l'auteur mais parait-il que c'est une référence selon le libraire en poste. En vente aussi à
$24.95 au lieu de $34.95. Temptécheune...tentation... Je me suis dit: À quoi bon puisque l'an prochain, y aura d'autres films pour l'enrichir. La rationalisation est nécessaire dans les désirs de tout lecteur surtout pour les livres, qui sont très chers. Mais ce titre me trotte dans la tête sans arrêt: 1001 films à voir et revoir 1001 films à voir et revoir, une vraie marotte crânienne.
Comme un ver d'oreille cinéma...

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-Assisté en partie au programme Fantasia au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts samedi soir dernier dans le cadre Montréal Festival en lumière.
Vu les deux derniers courts programmés par Mitch Davis: "Criticized"(!) et "Gary's touch"(!!!!)
Il a de l'audace, mais ce cinéma extrême s'adresse surtout à un public festivalier averti, pas vraiment approprié pour une projection grand public gratuite à mon avis-et le programme de DJ XL5, divertissant et rigolo. Quitté à 03:30, claqué. Ce n'est plus pour moi, les nuits blanches, mais je n'ai pas regretté, loin de là. Il y a tellement de bons courts-métrages qui se font ici et ailleurs... Je pense entre autres, aux anciens de Phylactère Cola.

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-André Habib(enseignant à l'UdeM et critique au magazine cinéma Hors champ) a raison de s'insurger contre le sort potentiellement réservé au film "Hommes à louer" de Rodrigue Jean.
Lire sa lettre ici , qui est un véritable cri du coeur articulé, intelligent et imparable par ses arguments. De toute beauté.
Tous les producteurs ne sont pas véreux, mais plusieurs profitent d'une loi d'auteur archaïque qui dépossèdent les réalisateurs de leurs oeuvres, en plus de les soumettre à la censure arbitraire de ceux-ci. Doublement punis sans raison autre que l'ambition pécunière.
Inacceptable et ma foi, assez révoltant en 2008. J'ajouterai cependant que les invités sur place au Cinéma du Parc pour le documentaire "Les ennemis du cinéma" ne manqueront certainement pas l'occasion de dénoncer la censure plus subtile exercée de nos jours, Faladeau en tête j'imagine.

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-Vu "Invincible" de Werner Herzog en dvd. Bien, mais un mineur dans sa filmo à mon avis. Un Herzog mineur vaudra cependant toujours mieux qu'un majeur dans bien des cas de cinéastes qui s'éparpillent par ambition et/ou aveuglement. L'homme est intègre et le cinéaste conserve sa signature et son écriture à travers le temps, toujours intelligente et sensible. Sauf que la direction d'acteurs et la mise en scène m'ont semblées un peu molles par moments dans ce cas-ci, excepté Tim Roth.
Pour appuyer l'ami Antoine, y a t'il un seul mauvais film d'Herzog? Je ne les ai pas tous vus, mais ceux que j'ai vus ne m'ont jamais déçu. Il est un véritable ami. Qui peut décevoir par moments, mais ne trahit pas, en conservant toujours son authenticité véritable, toujours signifiante, chargée de sens et de questionnement existentiel jamais gnagna, à travers un oeil ciné talentueux.

J'en veux pour preuve(que tout film d'Herzog vaut le visionnement), la scène du concert de la pianiste avec l'orchestre, entre autres, pendant que son ami la regarde jouer, accoudé au piano.
Beauté musicale et visuelle totale...Une scène transcendante.

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vendredi 29 février 2008

Réalisateur versus Monteur.


Serait-ce que le réalisateur d'un film, par son oeil ciné, sa direction et sa mise en scène, recueillerait la matière première en parcelles, pour qu'ensuite le monteur assemble le collier en un produit final?
La "fabrication" d'un film n'est-elle pas effectuée lors du montage?
Étape décisive dans tous les cas d'interprétation, nécessitant une complicité totale entre les deux.

dimanche 24 février 2008

Couches-toi à travers l'arbre, soleil.

St-Étienne des Grès, Mauricie, Québec.

Rien de tel que la campagne pour se calmer, prendre du recul, et voir la vie dans son ensemble.

vendredi 22 février 2008

Droits des réalisateurs québécois.

À lire l'éditorial de Marie-Claude Loiselle , du magazine 24images, on vit encore une époque FÉODALE, en ce qui concerne les droits d'auteurs (inexistants) pour les réalisateurs de cinéma québécois qui sont encore assujettis au bon vouloir des producteurs, qui dictent leur 4 volontés à tous les pouvoirs en place en 2008 depuis plus de 30 ans. TRENTE ANS. Je sais pas vous, mais moi, ça me met en colère. On croit rêver tant on se sent en un siècle révolu depuis des lustres.


Déjà dans les années 80 au CEGEP, on me disait dans mes cours cinéma que le producteur au Québec, c'est le ROI qui empoche et dicte les règles. Faudrait le descendre du piédestal, le roi-producteur, et vite fait. On vit où là?! En quelle année?!
" Dans le désert, à une époque RÉVOLUE ", dirent-ils en choeur.
Au plus fort la poche du premier venu qui connait rien, mais qui a le CASH.
Et ta soeur, elle grimpe aux arbres?!

Je vois qu'en 2008, rien n'a changé après tant d'années de stagnation pour les droits d'auteurs. Faut le faire. Chapeau messieurs les producteurs(trices) de mes deux.

On a pourtant tous des cellulaires et internet haute-vitesse, et les scénaristes américains ont fait des gains récemment...Et les réalisateurs québécois ne touchent aucun droits de l'exploitation commerciale de leurs oeuvres. Wow, c'est cool. Bienvenu au Kébek.

On reste des "DEMEURÉS" quant aux droits d'auteurs.
Les "péquins demeurés" se font toujours baiser en 2008 mon commandant, ça baigne, pas de changement à l'horizon. La mer est calme pour les producteurs mon commandant, ils peuvent continuer à les baiser...

À ces messieurs/dames les producteurs qui profitent de généreuses subventions, en prétextant outrageusement le "risque cinématographique" pendant que vous roulez carosse à outrance... (Ça vaut pour tous les producteurs en herbe, (musique, arts de la scène etc,) :

Fuck You. Your day will come soon je l'espère. Quelqu'un quelque part, vous descendra de votre chaire, vous et toutes vos règles de merde qui ont toutes à voir avec le cash mais rien avec l'art, la relève et la liberté.

J'espère ce jour... L'argument de considérer le réalisateur comme le simple maillon d'une chaîne revient à dire qu'Henry Ford était un maillon de l'automobile. C'est non seulement minable, mais irrecevable et totalement méprisable. C'est la définition du mot "véreux". Allez vous rhabiller les producteurs, VOUS êtes un maillon. Je me retiens d'être encore plus vulgaire pour ne pas faire un Richard Martineau de moi... Il appartient aux réalisateurs(trices) de faire valoir leurs droits par tous les moyens, et que les politiciens modifient la législation une fois pour toute.

En attendant, j'aimerais mieux m'auto-produire, paumé à l'os en bicyclette, libre et la tête haute; que doré dans votre véhicule 4 roues motrices dictatorial, le dos courbé et le nez sur votre asphalte...

En fait, j'emmerde toutes les dictatures, mais la vôtre -(msieurs/dames les producteurs/trices)-pue encore plus, parce que LOCALE, ARTISTIQUE et QUÉBÉCOISE.

S'il faut que l'on se tire dans le pied culturellement en laissant les producteurs s'accaparer le gâteau dans un tout petit marché qu'est le Québec en partant, on comprendra que ce petit peuple est né pour un tout petit pain rassis.

samedi 16 février 2008

Sondage

Comme ça mine de rien, par curiosité, à tous ceux et celles qui voudront bien répondre.


Quel format(Betacam,HD) offre le meilleur rapport qualité/prix, pour un cinéaste débutant(paumé) dans le court-métrage?


:-)

Merci à l'avance.

vendredi 15 février 2008

Total Chaos.


Anecdote:
Aujourd'hui j'ai rencontré un client avec un pitbull comme chien de compagnie. Il s'appelle Chaos.
Un gros bébé sur quatre pattes, licheux et pas malin pour deux sous. J'étais surpris de voir comment un PitBull peut être aussi inoffensif sur le moment... Vraiment. Il léchait tout ce qui est vivant, moi compris. Obéissant en plus. Une vraie soie... (Sauf que si l'idée lui venait de mordre, je suis pas certain.)
"Chaos, Chaos".
Au pied, Chaos! Lèches-toi Chaos! Z'auriez dû voir le clebs...Une tête à pas "s'astiner" avec, au cas où...
"It's a big baby", que le proprio m'a dit. Engagez-vous, rengagez-vous qu'il disait...
On veut l'chien, on veut Chaos. Bring me Chaos!
Chaos, ou rien. Et le Chaos lui, il veut quoi?
Du "namour" et du "naffection"... En tout cas, c'est ce que je donnerais-(sans conditions)- à un animal qui peut m'arracher un membre d'un seul coup de dents. Faut pas prendre de chance avec un être potentiellement dévastateur: du lamour du lamour. Rien que du lamour.
Et une bonne laisse.
:)