dimanche 20 juillet 2008

Léon, Coco et Mulligan

(À Christian, l'hyper-sensible qui "anxoisse".)
Je lis pas assez de livres, mais dans le mien en résumé,
il y a trois catégories:
-La primaire flatte et divertit sans conséquences,
participant à l'abrutissement de l'individu et le
ramollissement de son cerveau.
-La secondaire divertit et fait un peu réfléchir.
Ya mieux, ya pire.
Lecture d'été légère comme une sangria, faisant
tout de même son effet.
-La tertiaire marque, laisse à jamais sa trace en vous et
participe à votre évolution: intelligente, spirituelle, raffinée.
Je ne crois pas être racoleur en affirmant que son
dernier roman navigue aisément dans cette dernière.
J'ai lu son premier: "Vamp", en 1983 si ma mémoire est bonne.
"Destroy-flamboyant-punk-magnifique". J'avais dévoré.
Talent d'écrivain majeur dans notre paysage,
malgré sa suffisante jeunesse un peu trop consciente
de son talent.
Puis j'ai lu son dernier susnommé, suite à des échos positifs.
Entre les deux, un vide sidéral d'une vingtaine d'années,
causé par des commentaires acerbes et revanchards
d'écrivains-"wannabes"-déguisés-en-journalistes
sur un être houleux d'une part, et mon détachement personnel
de la vanité apparente du personnage d'autre part.
J'ai mûri pendant cette période, lui aussi manifestement.
On a environ le même âge.
J'ai lu LCM presque d'une traite, tellement l'écriture épurée
coule de source. C'est d'un naturel remarquable.
Il y a une rupture de style étourdissante
d'avec son premier ouvrage. Exercice de mystification?
On jurerait avoir affaire à un autre écrivain,transfiguré,
tant la manière tranche de son premier roman.
Roman assez dialogué, cinématographique dans l'évocation
des années 80. Très vivant et rythmé,
proche de ses personnages, Mistral prend le temps
de les installer sans lourdeur.
C'est littéraire et très incarné, comment dire...
Une littérature qui se vit par sa lecture.
Ça m'a touché d'autant plus parce
que je gravitais autour de ces lieux à l'époque de
mon UQAM en musique.
En gros, c'est l'histoire de deux paumés
(et d'un poète mythique)
qui gravitent autour du Carré St-Louis dans
les années 80.
Le carré St-Louis et sa magnifique fontaine.
Sa faune diversifiée...
Ça m'a rappelé de très beaux souvenirs,
universitaires insouciants, le P'tit Bar sur de
Maisonneuve, les potes perdus au fil des années
et des destinées, avec lesquels j'ai refait le monde,
le temps d'une soirée.
Un roman plein de saveurs et d'odeurs,
physique et spirituel, écrit par un grand.
Une sensibilité intelligente qui évite le pathos
à chaque page, avec une finale remarquable.
La tendresse et le respect l'emporte(et doivent l'emporter) sur tout,
malgré les apparences et les faits de ce monde troublé
qu'est le nôtre; ça s'appelle:
"Léon, Coco et Mulligan".

vendredi 18 juillet 2008

Clichés Conversation.

"Les Geeks"





J'attends, sagement aligné sur Guy coin Maisonneuve.

Je m'impatiente lentement.

C'est "platte" attendre dehors, pour aller voir un film.

N'importe lequel. Heureusement il fait beau et j'ai de quoi lire.

Puis un être qui semble une femme élancée, sur-maquillée

et vêtue comme telle, lance d'une voix grave et tonitruante:




"Ahhh, they're ugly!"




Le timbre de sa voix et ses mollets proéminents

ajoutent à l'ambiguïté de son identité sexuelle.

Faisant manifestement référence à notre troupeau

par ses oeillades, elle renchéri:



"They're so fuckin' ugly, fuckin' Fantasia geeks!"




Un type dans la file près de moi s'avance prestement

vers elle et lui dit:

"Et toi, tu penses que t'es belle?!

T'es un homme ou une femme premièrement?"



"Guess what, dumb hoe, I'm cuter than you are!"...

Qu'elle répondit.



"En tout cas, tu manques pas d'couilles pour insulter l'monde,

tu caches un paquet en qque part?"

Répliqua-t'il.



"You geeks are sooo pathetic!"



"J'vais t'acheter un nouveau miroir, r'gardes toi ben d'dans,

on verra bien QUI est Geek et pathétique..."



Le type revint prendre sa place en ligne sous les ricanements

pendant que l'autre passa son chemin.

mardi 15 juillet 2008

Flash-Véhicules


À part l'art et la science dans une certaine mesure,
ce que nous fabriquons est à notre image;
tous les objets nous ressemblent.
(analogie des véhicules)
Ils subissent les affres du temps et nécessitent
beaucoup de liquide pour fonctionner.
Il faut leur prodiguer des soins pour prolonger
leur vie utile, et ont besoin du chirurgien
pour les réparer.

dimanche 13 juillet 2008

Encore plus de films

Je vis un épisode d'insatiabilité visuelle.
J'ai faim d'images et de son.



"Black Belt" - Jap. 2007-95min-35mm-S.Nagasaki (Bien)


Vu à la cinémathèque.
(ah les sièges confortables comparés à ceux du Hall Concordia)

Au début des années trente, l'histoire de 3 maîtres de karaté prendra
des chemins différents(selon leur caractère) suite au décès de leur
mentor pour lui succéder et obtenir sa ceinture de grand-maître.

Exactement ce à quoi je m'attendais:
Classicisme dans le scénario et la manière de filmer.
Photo soignée. Ya le bien et le mal.
Manichéen nuancé, je dirais au final.
Un film qui revient à l'essence des arts martiaux soit:
la maîtrise de soi et l'utilisation de l'énergie de l'adversaire
retournée contre lui et l'éternelle opposition bien/mal .
Un bon film de base sur le sujet. Sobre.

Ça, et l'intérêt de voir trois véritables maîtres reconnus se
débrouiller en tant qu'acteurs d'une part,(inégaux)
et de voir des combats sans artifices aucun d'autre part(ça torche).
On est loin de Jackie Chan et c'est tant mieux.
Rapides comme l'éclair, félins d'une précision et
d'un contrôle absolu.

J'enfourche ma zézette d'enfer, direction cinéma du Parc.
Un scooter en ville l'été, c'est l'pied.


"My Winnipeg"-Canada-80min-35mm-Guy Maddin(Superbe voyage)

Confession: C'était mon premier Maddin vu.
Eh oui. Frappez-moi, mais tout doucement ok?
Documentaire fantaisiste irrésistible dès les premières images
sur sa ville natale: la plate et morne Winnipeg,
qu'il réussit à nous rendre attachante par son imagination,
sa grande sensibilité, un sens de l'observation inné
et son talent fou d'orfèvre visuel.

Archives, séquences animées, éléments auto-biographiques,
surréalisme.Majoritairement en Noir et Blanc, narré par lui-même.
Un doux délire de grand artiste tendre. Un véritable rêve éveillé.
Quel travail minutieux à la réalisation, faisant beaucoup avec peu.
Esthétisme rappelant celui de l'Allemagne des années 20 mais ça
demeure unique en son genre. Guy Maddin, sacré conteur.

La musique est belle aussi. Le film commence avec une
chanson style années 50, voix de crooner enjouée:
"Winnipeegg, my beautiful Winnipeegg" ...
Puis on est dans un train, un type sommeille et
Maddin commence la narration ainsi:
D'une voix neutre, il dit:
"Winnipeg... Winnipeg... Winnipeg..."

Trois fois. Drôle et hypnotique.

Certains pourront peut-être tiquer sur un léger
surplus narratif et le thème récurrent de la mère
castratrice, mais moi je vous ai rien dit.

Coup de coeur, je veux tout voir de lui.


Le lendemain, deux autres films. Ma soif ne sera jamais étanchée
et j'ai du temps libre. Un fâcheux contre-temps(crevaison)
me fait manquer la première moitié de:


"Au-delà de l'animation 2008"-International-115min-vidéo
(Unique et réjouissant)

Franchement, Fantasia pour l'animation c'est difficile à battre.
Très fort d'année en année. Nul doute que la première partie
manquée était aussi forte que la 2e moitié vue.
Diverses formes d'animation et de narration mondiales.
Qualité exceptionnelle.Des bijoux de poèmes visuels et musicaux.
Un docu animé fascinant sur la vision cinoche de Norman McLaren.
L'ONF très en forme avec "Ici par Ici" d'Obom, entre autres.

Magnifique; pratiquement tout ce que j'y ai vu m'a ravi, secoué,
transporté.Il me faudra trouver ça et Genius Party en DVD avec le
"Best of Ottawa's animation fest" et "Peur(s) du noir" que j'ai manqués.
Et à moins d'un miracle, je manquerai "From Inside"
de l'américain J.Bergin.
Parait que c'est qque chose.


Un dernier et le moindre:

"All the boys love Mandy Lane" É-U 2006-90min-35mm-J.Levine
(Ben "ardinaire")

Prise de risque avec Bande-Annonce et description littéraire.
Jet de dévolu faute de mieux et de représentations "sold out".
Déception.
Ça se veut un "Slasher nouvelle génération".
But it's just another Slasher movie, #85830.
Ça pointe tout juste son nez au-dessus de l'eau dans la moyenne
du genre.Dialogues un peu plus relevés, mais ça joue des mêmes
codes pour la Xe fois.La finale ça tient pas la route, invraisemblable.

Pis j'en ai marre des Slashers, c'est toujours la même
recette de pitounes et d'ados en rut qui se font trucider.
Leurs affiches sont toujours les mêmes:
Un pétard de fille à l'avant-plan avec une bande
de jeunes morons en arrière. On dirait des acteurs
"wannabes" dans l'élaboration laborieuse de leur
C.V. Hollywoodien.

"Mister Director/Producer, hire me please,
you see me naked in Slasher no 354,
and I'm excellent in screaming and getting chopped off"...

À moins d'une référence perso fiable,
je "slaque la poulie" des slashers.
Ya mieux à voir.

Je termine avec les intriguants qui restent à
Fantasia selon les goûts:

From Inside** (possiblement très fort)
Red
Triangle
Dark Floors
Going by the book(verrai)
4Bia(verrai)
Cryptozoologie(je vais essayer fort Nicolas ;)
Un ou deux Programme de courts
Le Tueur
Alone
Hunting Grounds
Home Movie
Midnight Meat Train =

"Le train d'la viande de ménuit" en québécois.

D'après moi, c'est pas une viande bien tendre que celle de minuit
à bord d'un train; plutôt dure et morte de peur...
J'aime aussi les films d'amourr. Plus tendres.

En fait, je crois que chaque être humain possède
sa part de tendresse et de dureté en lui à doses variables d'un
individu à l'autre. Le défi d'une vie consiste à transformer
son agressivité en quelque chose de créatif qui ajoute une valeur à
l'humanité ou au pire, ne nuit à personne. Gérer ses émotions.

Évidemment on peut se nuire à soi-même, ça peut être
tragique intérieurement et pour ceux qui nous aiment.
Mais tant qu'il y a une issue, un exutoire créatif,
une sortie possible, c'est moins pire.
Nous avons tous(tes) nos démons intérieurs à dompter ou exorciser
à plus ou moins grande échelle.

Quand la conscience, la volonté et l'espoir sont là,
tout est permis vers le changement d'optique et de mode de vie.
Mais rien n'est facile ici, et tout est lent dans la rapidité du
"rythme moderne post-11 sept 2001". Très lent même.
Lent dans l'évolution des moeurs et sociétés,
rapide dans la consommation, la guerre, le travail et l'esclavage
post-moderne.

Pourquoi j'écris ça?
Les films et la vie que j'ai vus récemment me l'inspirent
sans aucune volonté moralisatrice.




vendredi 11 juillet 2008

Flash-Le temps fuit

Avec les années qui passent,
mon corps s'appauvrit et s'amenuise.

Mon véhicule vieillit,
mais mon âme s'enrichit.

L'expérience gagne, l'ossature perd.

La dichotomie corps et âme
reste un territoire vierge,

Pour les explorateurs nés.

dimanche 6 juillet 2008

Fantasia- 4 films

1- "Tres Dias" (Before the Fall) Esp.2008 (FJ. Giutierrez) (excellent)



Mon préféré jusqu'à maintenant. Faux-film catastrophe-tueur-en série
privilégiant l'approche humaniste épurée d'une histoire familiale tragique
dans le chaos annoncé d'une météorite venant percuter la terre
dans les prochaines 72 hres.

Cinéaste de grand talent. Excellents interprètes, photo soignée,
propos universel. Format 35 mm dans toute sa splendeur.

Moment fort. Gagnant de prix.



2-"Genius Party" Jap.2007 (Collectif de sept auteurs) (très bon)


7 courts d'animation (+ou- 15 min chacun) remarquables
tant dans le propos que dans la réalisation technique irréprochable.
Imagination rules! J'ai mes préférés, mais tous sont bons ou excellents.


3- (REC) Esp. 2007 (J.Balaguero-P.Plaza) (très bon)


Drame d'horreur un peu convenu mais très habile.
Scénario ingénieux avec dimension sociale indéniable.
Caméra à l'épaule hyper-efficace sans étourdir.

(une mode à double tranchant qui foire en mode autre que cinéma
à moins d'une télé vraiment imposante)

Pari risqué et réussi par le traitement original, l'excellence
de l'interprétation, le rythme soutenu et une finale magistrale.

Scènes terrifiantes de réalisme.

Une salle qui hurle d'effroi au grand complet, c'était la première fois
que j'en étais témoin actif.

Gagnant de nombreux prix. Fort à parier qu'il en gagnera ici aussi.
La rumeur voudrait que certains spectateurs se soient évanouis
pendant la projection, en Europe.

Cardiaques, s'abstenir ;)

J'commence à m'faire vieux pour ce genre de film,
je deviens plus sensible au "gore" en vieillissant, je sais pas.
Mais pour les fans, c'est toute une "ride".



4- "Robo-Rock" Jap. 2007 (T.Suga) (très moyen)



Comédie mitoyenne burlesque-fantaisiste-bizarroïde.
Exemple typique de la bande-annonce qui largue tout pour accrocher
son poisson.

Premières 30 min. rigolotes et prometteuses. Mais ça s'essouffle
jusqu'au dernier râle, malgré qques bons moments parsemés.
C'avait l'air d'un bon plat à vue d'oeil; mais en bouche ça goûte pas
grand chose.

Comme un sushi passé date d'un jour. Ni bon, ni mauvais.
Tu l'bouffes en te disant: Ouin, pas la fin du monde ce sushi.
Mais un frais, cé dur à battre, comme Genius Party, ou
L'oeil du Dragon.
Z'avez jamais mangé de sushi "Oeil du Dragon"?
Miam.


En attendant, les films qui semblent prometteurs
cette semaine mais que je ne verrai probablement pas:

Timecrimes
Sparrow
Peur(s)du noir
Second Skin
Cryptozoologie
DJXL5
Let the right one in
Wide Awake
Idiots and Angels
La Crème
Epitaph
Mad Detective
Triangle


Bon cinéma les enfants.

jeudi 3 juillet 2008

Spécial Fantasia- Histoire Gore.

Le corps humain n'est pas parfait.
Qu'y-a-t'il de plus inutile qu'un petit orteil?
Deux petits zorteils.

C'est non seulement ridicule et insignifiant, faut en plus qu'ils
soient source de douleur vive quand on se les cognent en quelque part.
En fait, ils ne servent qu'à cela: nous emmerder.

Une erreur de la nature qui devra être corrigée.
Après visionnement du DVD de Bandes-Annonces Fantasia d'une
durée de 2 hres 30 minutes, j'envisage sérieusement
l'auto-amputation de ces deux appendices risibles et nuisibles.

On jurerait avoir affaire à deux tétines sur-dimensionnées,
recherchant constamment la collision avec des pattes de table
ou meubles quelconques. Lousy freaks...
En voilà assez!

J'ai lu en quelque part qu'ils viendront à disparaître
chez l'homo-sapiens dans son évolution,
qui sera finalement doté de quatre orteils.
Ceux-ci grossiront et combleront l'espace laissé
par le petit extravagant. Comme les Trolls.
Ils sont d'avant-garde, les Trolls.

Mais en attendant, je prendrai moi-même les devants
sur l'évolution humaine qui traîne en longueur temporelle
et corporelle...

I'm gonna fuckin' chop them off!
Cut them off!

J'aurai cependant besoin d'une assistante,
pour me siffloter un air pendant la besogne.
Du Gershwin ou du Zappa, quelque chose
d'américain, selon l'humeur et l'arrivage.

Je m'arrangerai ensuite pour me faire une amulette
avec les deux petits sacrifiés.
Je deviendrai un sorcier redoutable.


"Le sorcier aux petits orteils"

dimanche 29 juin 2008

Fantasia


Douzième édition du Festival de films de genre qui se tiendra du
3 au 21 juillet prochain au centre-ville de Montréal.
Un des plus importants en Amérique; perso j'y ai fait de merveilleuses
découvertes au fil des ans. Atmosphère des plus festives.
Plusieures premières.
Plus de cent longs-métrages, sans compter les courts où
une place importante est faite au "made in Quebec" chaque année,
via notamment DJ XL5.
Faits à noter cette année:
Helen Faradji (joyeuse titulaire d'un doctorat ès cinéma)
est membre du jury, section court-métrage international.
Rafaël Ouellet(réalisateur de "Le Cèdre Penché")
est quant à lui membre du jury dans la section
"Meilleur premier long-métrage".
Des projections sont aussi au programme
de la cinémathèque québécoise en collaboration.
Pour infos supplémentaires, le programme est icitte.
P.S.
Quiconque n'a vu et entendu Daniel Walther
(une abeille omniprésente) vous souhaiter "Bon Cinéma" manque
quelque chose d'humainement savoureux dans une salle de cinéma
lors de ce festival.
Quand il dit: "Bon cinéma", ya invariablement quelqu'un pour répondre:
"Merci Daniel". :-)

vendredi 27 juin 2008

À mes amis les magnats du Pétrole


J'ai beau porter des gougounes sur cette photo, j'ai pas de bas,
ni de gants blancs.
Et je rigole aux stations d'essence. Non je rigole pas.
Exxon, Shell, BP, Irving et toutes vos cousines, bâtardes,
sempiternelles affamées de dollars...
Je vous emmerde, crapules internationales que vous êtes,
chapeautées par l'OPEP. Le Gland Chef de l'énergie.
L'Organisation Planétaire, Excellente Profiteuse.
L'Arabie Saoudite, (entre autres) d'où est venue la majorité des terroristes
du 11 sept. 2001, grande amie des USA. Big Fucking Deal.
Ze BFD.
Si au moins il y avait une partie du prix au litre qui retournait
à l'environnement, mais non, surtout pas.Faites bien attention!
Vous ne faites que presser le citron jusqu'à plus soif , plus cher
et plus de $$$$ dans votre compte en banque de dégénéré
en totale décadence.
La fuite vers l'avant qu'ils disaient. Engagez-vous qu'ils disaient...
Une hiérarchie mondiale, based on Greed.
Comme les pharmaceutiques, les agricoles Monsanto,
les cies militaires etc...
Ces sales histoires sont si vieilles et si ancrées, que plus personne n'ose les combattre...
L'Ordre Mondial planétaire est d'une tristesse absolue.

dimanche 22 juin 2008

Quatuor Mains Libres (suite)

J'avais des appréhensions sur l'endroit choisi pour ce concert.
Un quatuor de guitares classiques dans un bistro rue
Ste-Catherine Est, coin Sicard.
Craignos pour la qualité de l'auditoire et de l'écoute,
mais je me disais en même temps que le groupe avait dû
vérifier l'endroit au préalable, n'ayant pu m'en enquérir.

Appréhensions vaines, le Bistro In Vivo en est un soigné,
bio-santé au menu, équitable dans ses produits,
(la bière saoûle même pas ;) qui détonne dans
l'environnement "faunique particulier" de l'est.
L'endroit s'auto-proclame "Bistro Culturel Engagé".
Bref, pas l'endroit désigné pour une beuverie de groupe.

Le quatuor est composé de:
-François Gauthier, guitariste-compositeur et arrangeur,
ami personnel.
-Charles Gauvin, guitare-voix.
-Marie-Soleil Fortier, guitare-voix
-Karl Marino, guitare-voix.
Pour voir leur bio, c'est icitte.

Un répertoire riche, varié, ni hermétique-péteux,
ni accessible-racoleur: Tom Waits, Kurt Weill, Leo Brouwer,
Manuel de Falla, une compo de François, Bogdanovic.
Latino-folk-jazzé-contemporain genre...

Une heure quinze de pur plaisir, par quatre interprètes professionnels
ravis de se retrouver sur cette scène avec un auditoire en or.
Attentif, silencieux, et le personnel d'une discrétion infinie
pendant la prestation, une prise de son exceptionnelle de précision.

On ne pouvait demander meilleures conditions. Je m'attendais pas
à une telle qualité d'écoute, ni d'éxécution pour un premier concert;
d'une finesse et d'une musicalité...
Ils se servent aussi de la caisse de résonance de leur guitare
comme instrument percussif qu'ils tapotent et gratouillent de
leurs doigts et mains pour plus de rythmique sur certaines pièces.

La simplicité et l'humour de leurs brèves interventions rendaient
leur présence fort sympathique. C'était tout sauf guindé.
Très beau concert avec un seul bémol : le volume un peu trop faible.
Manque d'amplification, en plus du fait des micros uni-directionnel,
pas d'omni-directionnel. Le technicien du son m'a confié que c'était
tout l'équipement dont il disposait. Pas sa faute donc,
mais il a fait un petit miracle de prise sonore avec ce qu'il avait.
C'est pas de la tarte, amplifier quatre guitares six cordes, et il a fait
un boulot exemplaire.

Pas un seul "feed back" et il était toujours "border line" selon ses dires.
Steve a beaucoup de talent.
"Je suis assez fier dans les circonstances" a-t'il dit.
-"Ya de quoi l'être, vraiment Steve".
Il a ajouté que les musiciens n'étaient pas assez attentifs sur
l'emplacement de leur micro qui peut varier, selon la posture adoptée.
Ils devront être plus sensibles à ça, bien placer ou
replacer leur micro.Bien observé de sa part.

Pour tout entendre, il fallait se placer près de la scène jusqu'à
environ la moitié de l'espace disponible, au-delà on perdait des
nuances et des bouts.

Le public semble avoir bien apprécié tout de même. Bistro comble.
Avec un peu plus de volume, c'eût été le trip total.
François est mon pote c'est vrai, mais lui et moi nous connaissons
depuis assez longtemps pour nous dire les choses telles que nous
le ressentons franchement.Sans se blesser, mais sans faux-fuyants.
S'ils avaient mal joué, je lui aurait dit à ma manière,
(il est très auto-critique anyway); mais hier soir,
un son d'ensemble bien rond, une "drive" musicale consommée.
Une réussite et un quatuor promis à un bel avenir je l'espère.

Ils joueront au sein de leur groupe Forestare en compagnie de
Catherine Major vendredi prochain(27) dans le cadre du
Festival de Jazz.






vendredi 20 juin 2008

Ma Tag


Philémon m'a gentiment tagué.


Voici les règles:


Attrape le livre le plus proche.
Va à la page 123 (23 si short book)
Trouve la 5e phrase.
Recopie les 3 suivantes.







"Sa voix, teintée d'un fort accent du Lac-Saint-Jean,
prenait des tons mélodieux lorsqu'il se lançait dans l'un
de ses interminables discours sur le karma, sa spiritualité
étriquée et sa théorie de l'autonomisme-intégrisme qui n'avait,
pour autant que Léon pût en juger, de sens que pour lui-même.
Coco avait une peur bleue de lui et entonnait ses récitations
dès qu'il l'apercevait, mais Michel, contrairement à la plupart,
ne s'en froissait nullement.Il battait la cadence et ponctuait
chaque alexandrin d'un Yeah tonitruant, tapant du pied,
si bien que Coco accélérait sa déclamation qui en venait
à ressembler à un rap nègre."




J'en suis pas encore à la page 123, mais 57. J'aime beaucoup.
J'en reparlerai lorsque terminé.
C'est "Léon, Coco et Mulligan" de Christian Mistral.
(Éd. Boréal, 2007- 144 pages qui jusqu'à maintenant se lisent comme on boit du p'tit lait)

dimanche 15 juin 2008

Cris et Chuchotements- d'Ingmar Bergman (1972)


Certains samedi soirs, Télé-Québec pense aux cinéphiles comme ce fut le cas pour ce chef-d'oeuvre présenté cette semaine.
Quand je l'ai vu la première fois, j'étais jeune et vert. J'avais à l'époque trouvé négatif, mais ça m'avait impressionné.
Hier soir, j'étais mûr pour ce sondage abyssal de l'âme humaine comme seul Bergman savait les faire. Ce film n'a pris aucune ride et traversera le temps par sa profondeur, sa sensibilité et son intelligence.
Un huis-clos de rêve ou de cauchemar éveillé sur la mort, la souffrance, le temps qui passe, la jeunesse perdue, la complexité des rapports entre êtres humains, la solitude dont nous sommes tous affligés et que nous essayons de combler à tout prix soit par la froideur et la distanciation, soit par la proximité d'un corps autre ou la fuite en avant vers une quelconque chimère...
Et ce temps qui fuit toujours malgré nous en nous faisant subir ses affres.
Lentement mais sûrement. Tic Tac, Tic Tac.
Comment reconnait-on un chef-d'oeuvre en 2008, si seul le temps le confirme?
J'aime à croire que le message importe plus que le messager. La forme est secondaire, mais on aime bien nous faire croire le contraire aujourd'hui.
Si ce film nous était présenté maintenant, serait-il un succès populaire et critique comme ce fut le cas à l'époque en 1972? La maîtrise de ce huis-clos féminin est parfaite.
Ce film est parfait, ya pas un plan inutile. Ni un mot qui ne porte sa charge significative.
Ce qui me frappe chez Bergman, c'est justement l'intelligence des dialogues et du jeu des acteurs, c'est naturel et lourd de sens, jamais redondant. Et le jeu des actrices, la mise en scène, l'observation des visages et des regards qui parlent sans rien dire...Et qui crient parfois au secours très physiquement en d'autres moments...Ce film est parfait!
Quel observateur méticuleux vous faites Ingmar, une référence à jamais incontournable.
La manière dont vous transmettez l'angoisse et les désirs, le désarroi et le bonheur, la souffrance et la délivrance.
Bergman, l'un des plus grands observateurs-cinéma de l'âme humaine ayant existé.
Comme l'art de la fugue de Bach, insurpassable jusqu'à preuve du contraire.
Si on me demandait un top 3 cinéastes, Bergman est là, c'est certain. Les deux autres, j'ai pas trouvé encore,(J'ai qques noms mais...) et vous?
Nommez-m'en un au moins, je demande pas les trois, là.
Juste un, avec deux en réserve.

mardi 10 juin 2008

Quatuor "Mains Libres"


En cliquant l'image, c'est plus gros. (Histoire compliquée de format Web)
C'est au 4731 Ste-Catherine Est(angle Sicard), métro Viau.

dimanche 8 juin 2008

Rafale DVD











"Voleurs de Chevaux" -Micha Wald- Belgique 2007. (2)



Western européen au souffle épique, malgré un budget assez restreint.
Au début du 19e siècle, l'histoire de deux couples de frères qui fuient la pauvreté chacun à leur façon en s'enrôlant chez les Cosaques(osti de cosaques!) dans le premier cas, et en volant des chevaux dans le deuxième. Leur destin se croisera violemment pour s'assouvir dans la vengeance.



Brillant exemple où le manque d'argent est compensé par l'imagination d'un scénario naturaliste crédible, la direction d'acteurs, la musique envoûtante et légère( signée Johann Johannsson en grande partie), le talent de Micha-cinéaste et la performance magistrale des quatres jeunes interprètes: Adrien Jolivet et Grégoire Leprince-Ringuet d'une part, (si je ne m'abuse)dans la peau des deux aînés "chiens sauvages".
Grégoire Colin et François-René Dupont dans celle des cadets plus fragiles.
Performance viscérale qui m'a prise aux tripes.

Wald prend le temps de développer ses personnages avec nuance et profondeur, tout en filmant la violence crue avec doigté. Beau travail sur le son et la chorégraphie de ces scènes. Une vision d'auteur originale et talentueuse se dégage du tout, hyper-réaliste. On sent de l'âme, et une signature. Finesse psychologique, observation très juste dans l'oeil de la caméra.

J'ai trouvé ça très fort, ça va m'habiter longtemps.






"Michael Clayton" -Tony Gilroy-USA2007 (3)



Thriller socio-politique captivant, remuant et très habile. Scénario très bien écrit. Le traitement des flash-back passé-présent éclairent sans confondre.
Interprétation crédible et juste. Sujet actuel et troublant, à propos de la vérité des grandes corporations, affamées de pouvoir au point de tuer civilement. Réalités qui échappent souvent au commun des mortels, doublée du désir de rédemption de personnages éprouvés par leur ambition, la réalité environnante et la signification de leur propre existence dans le bordel compliqué de la vie moderne avec sont lot de mensonges avec lesquels il faut "dealer".

Presque documentaire tant le réalisme est bien rendu.

Conclusion cependant un peu idéaliste. Sans vendre la mèche, c'est loin d'être "la norme des cas" mais ça fait un bien énorme quand ça arrive ;).


"Truth can be adjusted". Ouais, vous l'avez dit, marchands de poison, carriéristes finis, vendus, traîtres, etc...






"Into the Wild" -Sean Penn- USA 2007 (4)


Drame. Voyage initiatique d'un jeune "Drop-out of College".
Un genre "casse-gueule", difficile à renouveler et Penn réussit à moitié le pari quant à moi.
Ok, je serai pas vache, je l'aime bien, c'est réussi mais pas un chef-d'oeuvre.
C'est déjà ça de pris, et c'est très bien. Ça se laisse regarder avec plaisir.
Penn effleure la profondeur, c'est sensible dans la vision mais pas si profond dans l'fond, comment dire...

C'est un cinéaste de talent mais dans ce cas-ci, il transcende peu son sujet.
Une succession de scènes et historiettes inégales dans la vie d'un post-ado qui crisse toutte ça là en brûlant tout son argent, pour partir tout nu à l'aventure en son vaste pays. Basé sur un fait vécu, bien filmé, de superbes images et de la belle musique. Trop de musique d'Eddie Vedder(ex-leader de Pearl Jam), qui vient alourdir le tout par son omni-présence. Elle est belle sa musique c'est pas ça, mais pour le film, c'est trop appuyé, tout le temps. C'est tout un art, savoir doser la musique dans un film pour le mettre en valeur et non l'assommer.

C'est comme si Penn s'était dit: Je vais faire un film "significatif" dans l'essence de tout homme.
J'ai trop senti cette insistance peut-être. Il est pourtant collé sur son sujet, bizarre...
Penn est tout près, mais juste à côté, sans faire "corps et âme". Mais tout près...

Bref, un film au-dessus de la moyenne mondiale, mais pas au sommet.
Puis l'acteur principal, Emile Hirsch, surjoue parfois et perd en crédibilité par trop d'appui naïf dans son jeu. Un bon film intelligent et sensible tout de même, ça court pas les cinémas...

Ciao ciao.

samedi 31 mai 2008

Clichés de Conversation Vol.10

"Natalia Urgova"



Je sonne à la porte, j'attends. On me répond, la porte de l'intimité "autre" s'ouvre à moi.
Une jeune fille dans un vieux corps, m'accueille . Son visage ridé est lumineux.



Je lui dis l'objet de la livraison. Lui demande son nom. J'ai toujours besoin d'une signature complète, nom et prénom. Toujours.

Elle me dit, avec ses grands yeux bleu mâtinés d'accent slave:

Procst, voscht te dinaicshki da?

-Quoi?

Quel est votre nom? What is your name? Visiblement elle parle pas français mais baragouine l'anglais.

Elle balance la tête légèrement de gauche à droite avec ses grands yeux ronds de Mini-fée sortie d'un manga japonais; avec un mélange de résignation implorante que j'ai déjà vue chez d'autres slaves, comme une douce prière, elle me susurre doucement:

-Natalia... (Elle porte un bonnet sur la tête qui semble lui conférer un rôle de
subordonnée dans la maison, mais je ne puis jurer de rien, je suis médusé et
subjugué par sa voix et son regard d'une douceur presqu'insupportable, telle une musique mélancolique qui vous transporte dès les premières notes.)



-GG....And your name?

- Urgova...

-Natalia Urgova...

- Yes.

-Russian?

-Yes!

Elle me regarde droit dans les yeux avec une tendresse infinie... J'ai envie de la prendre dans mes bras et brailler comme un veau en lui disant: "Dans mes bras Natalia!"

Mais non.
Au lieu de lui dire: "Je dois te serrer dans mes bras Natalia sinon je craque", je lui ai dit:

-Could you sign here please...(Pas que ça à faire m'attendrir, je bosse, circulez ya rien à voir)

Elle signa et je repartis promptement.Mon emploi du temps chargé l'exige. Si je glande, on me demandera des comptes le lendemain c'est sûr car nous sommes électroniquement suivis de manière rigoureuse et journalière.

Puis j'entends une voix vociférante dans la maison comme je m'éloigne vers mon camion, sans pouvoir dire si c'est celle de Natalia ou une autre...

En redémarrant, j'eus une pensée pour elle et les espionnes russes, qui sont certainement redoutables d'efficacité ...Cette Natalia aurait pu attendrir un coeur de pierre.


Je ne connaîtrai jamais son histoire, à moins de retourner dans ce coin d'urbanisme compliqué comme un labyrinthe dessiné par Stanley Kubrick.
Ce coin de banlieue est schizophrénique, même pour une boussole. Les urbanistes qui ont dessiné ça devaient être complètement bourrés. Une chatte y perdrait ses petits.

Où es-tu Natalia Urgova? Reviens!
J'te sauverai Natalia!
Tous les dragons de la terre ne m'arrêteront pas!

Ya pas à dire, je vois beaucoup de monde dans une journée, mais Natalia était troublante...

lundi 26 mai 2008

Flash-De la prétention.

Il existe en ce monde des gens si prétentieux, qu'ils s'écoutent parler.
Ils se regardent écrire, se filment et pavanent avec une ostentation digne d'un coup de pied au cul.

Ils se photographient eux-mêmes en se disant: "Wow, I'm so good, I look so good, I think so clearly, I'm so fucking bright, I'm so fucking cute"...
"No wonder why I got so (filthy) rich, hihi, how come the world is different than myself?" se disent-ils en voulant dominer tout le monde autour d'eux.

C'est de cette essence que sont faits les dictateurs de tout acabit.
Leur nombril est leur planète, parfois pour le malheur de millions de gens.
Et si leur demeure est vaste comme un château et son domaine, leur univers est petit et fermé comme une huître sans perle, avec un grain de sable à la place du coeur.

vendredi 23 mai 2008

There's always someone waiting ...


For you to make a mistake somewhere, somehow in your life, a false move that could cost a lot
to you anytime, anywhere, anyhow...
Demain je vais à l'animalerie subversive, m'acheter un varan.
Je le mettrai en laisse et me teindrai les cheveux vert fluo.
Pour l'occasion, je porterai un T-Shirt avec "No Future" inscrit dessus.
J'irai ensuite dans les parcs du 450 faire prendre l'air à mon lézard géant et lui faire chasser du "petit-chien-gros-comme-un-poux-mais-qui-gueule-plus-fort-qu'une-hyène".
Tiens, j'y avais pas pensé: une hyène et un varan en laisse! "Nice picture",mais j'arriverai pas à les tenir s'ils voient du Bichon maltais bien dodu. Il me faudrait une compagne de punkitude. Elle la hyène, moi le varan. Un couple assorti et redoutable.
Aahh, ça fait du bien, déconner un brin. Thérapeutique.
C'est ma soupape: "surplus de liquide refroidisseur en ébullition", que voulez-vous.
"L'overflow" doit sortir de temps en temps.

mardi 20 mai 2008

Flash- création artistique.

On a toute la vie pour créer sa première oeuvre, mais peu de temps pour en créer une deuxième, en cas de succès.

Évidemment en cas d'échec, on a encore toute la vie pour en créer une autre.

mercredi 14 mai 2008

Luis Bunuel Revival

Fr.-Esp, 1977, 103 min, v.o.fr., s.-t. angl) avec Fernando Rey,Carole Bouquet et Angela Molina.
Vous vous dites peut-être: c'est trop beau pour être vrai.
Et pourtant, c'est la vérité toute nue.
Une occasion rare de voir ce diamant brut du surréalisme sur grand écran, par un des grands cinéastes à avoir vécu sur cette planète.
iou ça?
À la cinémathèque Québécoise, 335 de Maisonneuve Est, Montréal.
De quand cé que ça joue?
Dimanche prochain le 18 mai à 17 hres.
Revêtez vos plus beaux apparats, portez la perruque de votre caste, parfumez-vous et offrez-vous le bonheur d'être transporté sur votre séant.

samedi 10 mai 2008

Rafaël Ouellet-entrevue


Pour ceux et celles qui s'intéressent en une forme de cinéma d'auteur québécois jeune, originale, et définitivement à suivre.

vendredi 9 mai 2008

Flash Intimité.

Tout ce qui est à l'intérieur de nous et à l'abri des regards ne regarde personne sauf nous-mêmes dans un miroir .

mercredi 7 mai 2008

Rafale DVD




Donc, on se la fait "Média-Films" ;) , rappel des cotes:
1-Chef-d'oeuvre
2-Remarquable
3-Très bon
4-Bon
5-Moyen
6-Médiocre
7-Minable.
1-"La mort en ce jardin" de Luis Bunuel (1956-104 min-v.o.fr)
Cadeau de Simon Galiero pour un fan fini au dernier degré :).
De facture plus classique que ses dernières oeuvres(Le Fantôme de la liberté, Cet obscur objet du désir, Le charme discret de la bourgeoisie); moins éclatée, on sent toutefois sa touche surréaliste dès les premières images et dialogues par son ton unique de conteur habile qui ne surligne jamais, mais toujours suggère intelligemment, sans imposer. Oeuvre cinématographique majeure et visionnaire dans la production mondiale pour l'époque, 1956!
L'humour "Bunuelien" nonchalamment parsemé nous captive dès le départ par un scénario inventif qui fait son chemin lentement, mais certainement. Subtilité et finesse du traitement. Ça commence à ronronner dès les premières caresses, comme un chat que tu apprivoises, qui tranquilement fait entendre son approbation, de plus en plus fort. Ce film est une communion progressive, tranquile et assurée. Un classique du surréalisme, version années 50.
Très belle interprétation des comédiens(Simone Signoret, Michel Piccoli en jeune curé! Charles Vanel en "leader acidulé"). Direction d'acteurs irréprochable, scénario inventif et imprévisible, technique juste ce qu'il fallait, et l'histoire...
C'est l'histoire d'un village, d'une bourgade d'Amérique du Sud qui se révolte contre la prise de possession gouvernementale d'une mine, sous fond de dictature militaire vaguement religieuse. Quelques rebelles s'enfuiront dans la jungle humide pour tenter de s'y soustraire après une mini-révolte écrasée.
Leur survie est anthologique.
Un film qui manquait à ma culture. Merci Simon.
Cote 2 (remarquable pour l'époque)
2-"La vie des autres" de F. Henckel von Donnersmarck (2006-Allemagne)
Pour survivre dans une dictature totale de la pensée et des gestes épiés, il faut être comédien tous les jours en essayant de se conserver une coquille d'intimité minimale, jusqu'à des lendemains meilleurs qui peuvent attendre des années, sinon des décennies.
Même les plus forts, dotés d'une psychologie compartimentée à toute épreuve, devaient se sentir à l'étroit dans un pays dominé par une telle suspicion érigée en système hiérarchique fonctionnel et hyper-efficace qui ferait l'envie de tout dictateur dans l'oeuf. Le meilleur film allemand vu depuis longtemps, sur l'Allemagne de la guerre froide opposant l'Est et l'Ouest du point de vue Est, juste avant la chute du Mur de Berlin.
Selon la Stasi; police Est-Allemande qui surveillait toute subversion et contestation potentielle en son territoire kafkaien tant du point de vue politique, artistique et quotidien dans les faits et gestes des citoyens. Une telle surveillance devait monopoliser et employer bien des individus soumis, selon le point de vue de ce film magistralement orchestré et rendu.
Le climat de paranoïa installé dès le départ m'a tenu en haleine jusqu'à la fin.
Techniquement et scénaristiquement irréprochable, c'est l'histoire d'un sbire du système répressif qui peu à peu vivra sa propre rédemption à travers l'observation d'un couple d'artistes "vaguement" contestataire du système néo-communiste dévié et totalement pervers, version est-allemande. Si vous êtes claustrophobes et paranos, vous serez servis.
Définitivement un cinéaste à surveiller, ce F.H.von Donnersmarck. Bisous à toi. Smmmack!
Remarquable.
2
3- "Le scaphandre et le papillon" de Julian Schnabel (U.S. -2007, tournée en France)
Particularité cinématographique réjouissante dans le traitement accordé à un sujet difficile:
la tétraplégie, à travers un fait vécu émouvant par l'unicité du cas et la vision de J.Schnabel.
Interprétation dans la note, scénario inventif qui n'évite cependant pas quelques poncifs.
Direction d'acteurs très bonne, mais quelques personnages à peine esquissés. Originalité de l'ensemble qui invite cependant à plusieures interprétations du spectateur.
Sujet à débat non-consensuel quant à la véritable valeur cinématographique de l'ensemble.
Prix au dernier Festival de Cannes.
C'est l'histoire d'un publicitaire au sommet de sa gloriole, victime d'un accident cérébro-vasculaire qui le bascule dans l'immobilité totale, n'ayant que sa paupière gauche pour communiquer un bouquin qu'il écrira avec l'aide d'infirmières spécialisées.
Il parait que le bouquin est très bon.
J'ai bien aimé le film.
Cote 3 .
4- "Continental, un film sans fusil" de Stéphane Lafleur (Can. 2007)
La toune du générique là, tsé celle avec l'orgue et les balais sur la caisse-claire à la fin du film.
Ça m'a ému. Magnifique toune de mélancolie totale. J'ai eu beau "Zoomé" les crédits-musique, je suis pas certain de l'avoir pognée. Si quelqu'un sait ce dont je parle, j'apprécierais le titre et la façon de me la procurer. SVP. :)
Bon. Je vais paraphraser l'ami Denis Côté: "Le film n'est pas mauvais loin de là, mais ça m'a agressé ce manque d'humanité".
Le film est bien en général, mais ça manque cruellement de chaleur humaine dans le traitement du sujet : La Solitude.
J'aurais tellement aimé m'attacher aux personnages, mais la distanciation froide que m'offre S. Lafleur ne m'a pas touché ou presque. Je voulais bien pourtant, m'attacher à Gilbert Sicotte(superbe de retenue significative) et son interprétation sensible d'un sexagénaire esseulé et fauché.
Je voulais bien m'attacher à Réal Bossé et son agent d'assurances en manque d'assurance, à Fanny Mallette et les autres...Peine perdue, je suis resté seul devant un kaléidoscope distancié et assez froid.
Sans me tenir par la main, Lafleur aurait pu s'approcher davantage de ses personnages tous intéressants, pour me communiquer leur désarroi de manière plus, comment dire, rapprochée, incarnée, plutôt que désincarnée et lointainement observatrice.
Le film manque d'être "embrassé" à mon avis. Embrasses tes personnages.
On veut des "bisous" intelligents...
4.(bon)
5-"Rescue Dawn" de Werner Herzog (All. 2006)
Sans être mauvais, c'est le Herzog qui m'a le plus déçu. J'ai pas tout vu de lui, loin s'en faut, mais de ce que j'ai vu de lui, c'est un mineur mineur à mon avis.
D'une part, j'ai rapidement senti la difficulté d'adaptation d'un fait vécu au grand écran par le manque de moyens financiers, provoquée par des producteurs plus motivés par l'appât du gain rapide tablant sur une vedette(Christian Bale, efficace sans plus) que l'ambition de réaliser une véritable oeuvre cinématographique transcendante.
D'autre part, toujours humblement et hypothétiquement, je crois qu'Herzog a failli pour la première fois à imposer sa vision intégrale du projet. Ce serait une première, que le premier intéressé niera sans doute en rejetant la faute sur les producteurs. Faudrait lui demander ce qu'il en pense versus la version des producteurs que l'on devine biaisée d'avance.
Quoiqu'il en soit, le résultat à l'écran laisse à désirer par sa longueur, son manque de créativité et de lyrisme. Ça lève pas. Ça reste au ras du sol, malheureusement. Ce n'est pas Herzog, c'est Hollywood fauché vainement opportuniste, mâtiné d'Herzog. Et ce, même si Christian Bale a maigri à vue d'oeil pendant le tournage. Le scénario est assez quelconque en partant, prévisible et sans grande imagination.
Werner aurait-il trouvé son Waterloo côté fiction?
J'en doute, mais la question se pose dans ce cas-ci. Ce n'est probablement qu'un épisode malheureux dans sa grande carrière de cinéaste.
5 (moyen).

lundi 5 mai 2008

2e anniversaire...Et 2e auto-critique.





Ben oui. Ça fait deux ans et c'est le deux centième billet.
200, pif, comme ça mine de rien, le temps passe vite en votre agréable compagnie chers lecteurs(trices).

(Je publie donc un billet au 3.65 jours en moyenne)

Merci à vous d'être là, fidèles ami(e)s virtuel(le)s, avec ou sans mots.

Sans avoir régressé, je n'ai pas livré toute la marchandise promise à savoir: des histoires inventées pour vous divertir et qui sait vous faire réfléchir, faute de temps. Le temps me manque atrocement. Je suis parfois trop émotif et/ou sensible. Mais que voulez-vous, on est comme on est.
S'approprier le temps est une tâche ardue en cette époque post-moderne qui n'en a que pour le travail et la sur-consommation.

Bref, un blog c'est humain, imparfait, incomplet et dicté par la spontanéité du moment, par l'émotion non distanciée et directe. En ce qui me concerne en tout cas. La plupart des blogs sont "d'humeur" et j'essaie d'être différent, ce n'est pas toujours facile d'être original.

Quand j'étais ti-cul, mes parents m'ont toujours contradictoirement enseigné(consciemment et inconsciemment je crois) la discipline dans l'émotivité. Il est très facile de sombrer dans l'un ou l'autre, peu importe ce qui arrive dans notre vie.

"Réussir", c'est marcher sur le fil ténu de l'émotif/rationnel, sans jamais tomber.
En marchant toujours droit, selon nos convictions profondes et propres.

Je m'efforce à connaître les deux versions rationnellement, selon la route que la vie me présente, conjuguée et parfois en opposition à celle de mes rêves.

J'espère humblement pouvoir partager cela avec vous encore longtemps, à travers mes billets temporels et humains.

:-)

Catherine Major-Rose Sang




"Cadences cubaines, (mouais en forçant la note), récits de voyages, airs de débauches, brin de sarcasme(beaucoup), ce deuxième album a plein d'atouts dans sa manche et offre une belle palette de textures"... (un peu fourre-tout poseur, mais non dénué de talent,à mon humble avis)

Ralph Boncy-L'Actualité

"C'est le propre des grands disques: tout fonctionne, concorde, coïncide". (Non, pas vraiment, c'est du "cas par cas" inégal.)

Sylvain Cormier- Radio-Canada.



Je suis pas aussi enthousiaste que la critique lue.
Registre et timbre de voix limité et quelconque, pour un deuxième album qui met la voix et les textes à l'avant-plan au détriment de la musique en arrière, comme fond sonore. La prise de son laisse à désirer pour les instruments autres que la voix et le piano.
Catherine Major n'est pas une artiste accomplie. C'est un deuxième effort louable, mais inégal dans la musicalité et l'écrit, qui met la vedette en avant scène, avec ses textes et sa voix au détriment de l'ensemble. Le meilleur est peut-être à venir, qui sait. Je lui souhaite.

Chanteuse à texte(pardonnez-moi l'expression réductrice) à surveiller,car elle a du talent.
En écriture dabord, puis dans le style musical indéfini qui manque un peu de profondeur. Je l'ai pas senti complète, mais poseuse, genre: écoutez, je puis faire ceci et cela. Je puis être douloureuse et joyeusement ironique. Il m'a semblé qu'elle cherche son identité réelle.
On dirait un C.V. en construction. Pour moi, elle joue la carte "fourre-tout" avec un succès mitigé. Évidemment, faut voir ce qu'elle donne en concert "live" pour un jugement définitif.

Je retiens, sur quatorze chansons:

"Sahara"
"Bain d'épices" (ma préférée)
"La voix humaine"
"Le piano ivre". (Abîme-moi et L'amour sec, en étant généreux)

That's about it.
À vous de juger.

vendredi 2 mai 2008

Avoir plus de gâz pour son argent.


Quelques trucs pour les habitants des planètes 450 et proprios de bagnoles:
1-Ne pas faire le plein quand un camion-citerne remplit les réservoirs à une station donnée.
Cela cause un brasse-camarade du liquide dont les poussières se retrouveront en plus grande concentration dans VOTRE réservoir, puis dans le moteur de votre véhicule; résultat: pas bon du tout du tout pour le moteur.
2-Faire le plein tôt le matin, les réservoirs étant en terre, qui est froide le matin, favorisant une concentration maximum. La température se réchauffant en journée fait prendre du volume au précieux fluide qui prend plus de place dans votre réservoir si vous faites le plein en journée plutôt quand matinée.
3-Quand vous faites le plein, mettre le débit au minimum plutôt qu'au maximum. Vous aurez plus d'essence par un débit lent versus un débit rapide. Par l'élimination des vapeurs crées que vous paierez et qui retournent dans le réservoir de la station de toute façon.
4- Faire le plein quand votre réservoir est à moitié. L'essence s'évapore moins rapidement de cette façon.
5-Déguisez un camion quelconque en véhicule d'urgence avec un gros réservoir à l'intérieur. Vous stationner ensuite au-dessus d'un couvercle de station et pomper à l'aide d'une pompe.
6- Faites le sans-dessein et le plein, aux extrémités d'une station tout en vérifiant la présence de caméras, puis crissez votre camp sans demander votre reste à vos risques et périls...
Bonne chasse au gaz!

mardi 29 avril 2008

Fritz Lang Revival

"While the City Sleeps" de Fritz Lang (E.U-1956, 99min, v.o. angl)





-Pas vrai...Un Fritz Lang sur grand écran?!

-Absolument, rien de moins.
Vous trépignez de bonheur anticipé, je le vois.

-Mais où ça, dis-nous le tout de suite.

À la Cinémathèque Québécoise, 335 Bl. de Maisonneuve Est, à Mourial.
(Métro Berri-Uquam, sortie de Maisonneuve)

-Quand?

Dimanche prochain, le 4 mai à 17hres.

Une présentation rendue possible par la sympathique équipe d' Horschamp.
Dites-le à vos amis et venez poser votre postérieur devant une grande oeuvre.

(Le film sera précédé de : " Paris à l'aube" de Johan Van der Kleuken et James Blue
- Fr.1957-60, 9min.Sans dialogue)

samedi 26 avril 2008

Cliché conversation Vol 9

Eh oui. Avec le printemps qui s'installe confortablement, rien de mieux qu'un cliché de conversation bien tassé, comme il se doit.

"Le McGras en colère"


Au travail, j'arrive avec un colis au destinataire par le quai de réception arrière.
Le mec gras, chauve et bedonnant (McGras, un nouveau sandwich de McDonald) qui m'accueille est nerveux et préalablement crinqué je sais pas pourquoi, moi je suis juste un petit courrier besogneux et occupé au max.



-Le McGras: Ça vient d'où ah ben câlisse...j'pense que j'sais cé qui, c'te criss là!

- J'sais pas monsieur, je regarde la destination, pas la provenance, je suis qu'un intermédiaire.

-'tends menute toé, si cé encore c'te crosseur là , je l'refuse,(il regarde le colis et sa provenance) ben oui cé lui, jeul l'refuse osti!
(Il me regarde droit dans les yeux, m'implorant presque de l'affronter et lui imposer ma livraison, pompé d'adrénaline qu'il est.)

-Pas de problème, lui dis-je calmement, le colis retourne à l'expéditeur monsieur.

-Cé ça, pis tu lui diras de se l'fourrer dans l'cul, cé encore c't'osti d'mangeux d'marde qui m'a fourré, jeul refuse ton colis! Lui pis ses ostis d'casquettes cheap, yé pas riche pour rien , pis moé j'fais 5 cennes de la casquette, j'fais quoi moé, j'me bise eul' cul?

-C'est comme vous voulez monsieur...

-Ben cé ça! Ah tabarnaaacc! (Il saisit une bouteille vide qui traînait par là et la fracasse sur le sol, il est pourpre de colère, puis une voix grave et calme se fait entendre derrière lui en s'approchant...Son partenaire d'affaires sans doute, il dit:

-Et voilà... Tu t'bises eul'cul mon gros. Si t'avais pas négocié ça en niochon mais comme du monde, on en s'rait pas là; ben non, ya fallu qu' tu fasses ton "smatte" comme d'habitude.

-Ah toé ta yeule! T'es toujours en vacances, jamais là quand il faut! Monsieur a un lunch
d'affaires, monsieur a une partie d'golf , monsieur doit aller voir sa maîtresse blablabla, une
vraie Princesse!

-Ouais cé ça, t'es jamais capable de rien faire tout seul, faut toujours que j'sois là à te t'nir par
la main, faut-tu que j'te tienne la queue quand tu pisses?

-Vas chier 'sti!

-Sans dessein, tu vas absorber cette perte dans TON compte...

-M'as t'en chier une perte dans MON compte! NOTRE compte, OK!

-Pantoute!

-Ah ben cibouère!

- Bon ben j'vous laisse les amoureux, j'ai d'autres clients à faire...

-Cé ça, décâlisses!

-On reste poli sivouplè.

.........

Sur cette scène d'amour mutuel et romantique tout plein de vociférations, je repris le colis en inscrivant le code 4: refus, et repartis vers de nouvelles aventures.

vendredi 25 avril 2008

Exercice de proportions






Suite à la lecture d'un fichier envoyé par une amie, qui m'a remis dans une plus juste perspective de vie, je tenais à le retransmettre à ma façon car il offre une opportunité de réflexion dans la mesure où l'on accepte la réduction mathématique à grande échelle.
Évidemment, on arguera sur la fiabilité des sources statistiques et sur le fait qu'à chaque société, évoluée ou non, correspond des responsabilités et tourments différents selon le niveau de vie propre à chacune. Mais tout compte fait, je trouve que c'est un portrait assez juste de l'état des lieux.


"Si on pouvait réduire la population globale du monde en un village de 100 personnes, tout en maintenant les proportions de tous les peuples existants sur la terre, ce village serait ainsi composé:
-57 asiatiques
-21 européens
-14 américains (Nord, Centre et Sud)
-08 africains


Il y aurait:
-52 femmes et 48 hommes
-30 blancs et 70 non blancs
-30 chrétiens et 70 non chrétiens
-89 hétérosexuels et 11 homosexuels (Les bisexuels doivent être entre ces deux chiffres)

....

6 Personnes posséderaient 59% de la richesse totale et tous seraient originaires des USA.
-80 vivraient dans des maisons délabrées.
-70 seraient analphabètes
-50 souffriraient de malnutrition
-1 serait en train de mourrir
-1 serait en train de naître (perso je dirais 2)
-1 posséderait un ordinateur
-1 aurait un diplôme universitaire. (Juste un sur cent)

.....
(Parenthèse):
Un milliard de personnes vivent avec moins de un dollar US par jour.
Deux milliards de personnes vivent avec moins de deux dollars US par jour.

.....

Si vous n'avez jamais été dans le danger d'une bataille, la solitude de l'emprisonnement, l'agonie de la torture ou l'étau de la faim, vous êtes mieux que 500 millions d'êtres humains.

......

Si vous avez de la nourriture dans votre frigo, des habits sur le dos, un toit sur votre tête et un endroit pour dormir, vous êtes plus riche que 75% des habitants de la Terre. Et si dans le même temps vous avez de l'argent en banque, dans votre porte-feuille et de la monnaie dans une petite boîte, vous faites partie des 8 pour cent de privilégiés de ce Monde.


(...)




dimanche 20 avril 2008

Rencontres

Le rapport virtuel écrit que l'on peut entretenir avec une personne pendant un certain temps sans la voir, permet de la connaître un peu, mais jamais autant que lors d'une vraie rencontre face à face. "Facio a Facio" ...
On peut échanger un bon moment par écrit avec un sujet intéressé et intéressant mais...

Plus le temps passe, plus l'imagination opère et peut jouer des tours si on ne garde pas un contrôle objectif sur le dit sujet. Des choses se perdent dans l'écrit quand on fait pas attention.
Lors d'une rencontre(étape naturelle et nécessaire entre esprits compatibles), on voit la plume s'incarner devant nous, tout d'un coup, paf.
La personne est là, telle un tableau complet et incomplet en même temps parce qu'on la connait peu dans le fond; mais sans équivoque, totale, de chair et de sang comme moi devant moi, telle une image réciproquement imposée.

Quand on échange par plume interposée, ce sont deux esprits qui communiquent en ayant le temps en leur faveur, pour bien traduire leur pensée.

Quand on rencontre, ce sont deux corps/esprits qui échangent en temps réel, comportant maladresses, nervosité et magie possibles. Le corps ne ment jamais. C'est pour cela que je reconnais quelqu'un à ses actes, non à ses paroles. Un classique qui m'a toujours bien servi à travers le temps, ma petite marotte perso qui transcende :)

Le véritable contact humain ne sera jamais remplacé quant à moi. Jamais dans cent ans.
Aucun subterfuge virtuel ne remplacera le contact des yeux et de la parole échangée en temps réel.

Never in a hundred years...
N'en déplaise à tous les informaticiens de ce monde, qui voudraient bien re-créer la réalité.

vendredi 18 avril 2008

Lecture de Claude Chabrol


Le titre est pompeux, mais dès le préambule, Chabrol affirme:
"Ma méthode pour faire un film n'est pas la même que celle des autres réalisateurs. Toutes les méthodes sont différentes. Chacune d'entre elles peut être la bonne pour celui qui l'applique, et mauvaise pour les autres. Donc, parler d'une école de cinéma, cela ne veut rien dire."
C'est un tout petit livre d'une centaine de pages qui se lit d'une traite, tant l'écriture concise et limpide fait le tour d'une vision globale intelligente teintée d'humour, sur la façon de faire un film selon Claude Chabrol, qui compte plus de cinquantes longs métrages à son actif.
Fascinant bouquin qui pose un regard français personnel et universel sur la réalisation du cinéma. Il nous fait part de sa façon à lui, toute personnelle, sans prétention.
Ses propos furent recueillis par François Guérif en 2002, qui en fit ce bouquin découpé en chapitres pour la compréhension d'un long-métrage. Tout y passe en général à travers l'oeil, n'oubliant rien sans jamais verser dans la théorie redondante; mais perso, j'aurais pu en prendre plus, beaucoup plus; mais c'est déjà ça de pris.
Quelques citations citées hors contexte, pour vos beaux yeux.
-Sur les cinéastes:
"Grosso modo, on peut dire qu'il y a deux sortes de cinéastes: les conteurs et les poètes".
Puis il explique...
-Sur les producteurs:
"Comme pour toute profession, il y a de bons et de mauvais producteurs. Le mauvais producteur est facile à reconnaître: il n'a que deux idées en tête:
1-Dépenser le moins d'argent possible;
2-Que ça lui rapporte le maximum. Cela dit, la plupart des producteurs souhaitent dépenser le moins d'argent possible, et c'est compréhensible. Je dois dire que les producteurs qui dépensent le plus d'argent ne sont pas, de loin, les meilleurs."
Puis il illustre ses affirmations... :-)
Et une dernière sur la critique:
"Il faut bien établir que la critique, quelle que soit l'honnêteté ou la malhonnêteté de celui ou celle qui la rédige, est le résultat d'une sensation à un moment déterminé d'une personne qui a la possibilité de la faire connaître. C'est ça, et rien d'autre. Il y a plusieurs cas de figure,
(quatre en fait):
1-Le succès est à la fois critique et public. Vous vous dites: "Voilà, ça y est, je suis vraiment fort.
En route pour l'immortalité".
2-Le succès est public, mais pas critique. Vous vous consolez d'une certaine amertume.
3-Le succès est critique, mais pas public. Cela vous donne une excuse auprès des financiers.
Le réalisateur peut dire: "Vous avez mal lancé le film". Le producteur, dans les dîners en ville, peut ne pas paraître trop ridicule. Il a perdu de l'argent, mais il n'a pas fait un navet.
4-L'échec est critique et public. Le cinéaste est alors obligé de faire un examen de conscience, à l'issue duquel il se persuade soit qu'il s'est trompé, soit que tous les autres se sont trompés. Dans le second cas, il y a simplement une erreur dans le temps: "On en reparlera dans dix ans".
Parfois, c'est vrai, et cela peut durer autant d'années qu'il le faut pour qu'un film soit reconnu. Cela peut arriver; de même, des films portés aux nues peuvent paraître de pauvres choses vingt ans plus tard. En général, les producteurs et réalisateurs préfèrent que le film marche, même avec une mauvaise critique, que l'inverse. C'est tout bêtement un problème de survie.
(...)
C'est comme ça du début jusqu'à la fin du livre.
Une leçon sur le cinéma et la vie, par extension naturelle d'un talent inné, livrée de manière personnelle.
Précieux et rare, sans maniérisme.

vendredi 11 avril 2008

Ô vous, les plombiers...




Ah ces chers dentistes dont on ne saurait se priver tôt ou tard,
plombiers de la dentition, sorciers de la mâchoire.
Je vous aime tant, vous qui aimez mes dents,
à un point tel que votre facture, me ronge les sangs.

Vite tâtez-les moi, je ne puis attendre plus longtemps!
Dardez-donc votre mini-pic sur mon émail,
Pour qu'il résonne en moi jusqu'aux entrailles.

Qu'il est bon pour vous de sentir l'or et l'argent,
Sur le dos des assistés et des enfants.
Bassesse et lâcheté de l'argument!
Pénaliser les petits et les démunis,
en voulant maladroitement faire porter l'odieux par le gouvernement!

Moi j'appelle cela se plomber soi-même la gueule.

Au grand jour, contemplons votre véritable dentition de carnassier.
Ciel! Un requin!
On le voit tellement que vous perdez de l'argent, vous faites tellement pitié
dans votre toute dernière BMW, vos écrans LCD dans vos halls d'entrée, et l'armada d'hygiénistes à votre solde. Laissez-moi verser une larme.
Mon coeur saigne abondamment pour votre cause et je crois pas pouvoir m'en remettre, à moins de soins psychologiques urgents. Snif, j'en peux plus.

......

Oh messire Le Roi, l'abjecte dentition que vous avez! Dantesque!
Vite un curetage, on va vous nettoyer ça, oh les vilaines caries causant la mauvais haleine, je suis pas certain de pouvoir réparer tout cela, faudra peut-être extraire! Des ponts, apportez-moi des ponts, ah non faudra des tunnels en plus des ponts ah la la, je vous dis pas messire, vous devriez faire plus attention et vous brosser les dents deux, sinon trois fois par jour en plus de la soie dentaire à chaque demi-heure, pfff, quand j'en aurai terminé avec vous faudra se revoir dans un mois au plus tard et aux trois mois minimum par la suite, et ça c'est SI je peux tout faire, c'est pas garanti! Ah la la....

(...)

Vous êtes curieusement les experts supposés de la bouche, mais la vôtre exhale l'hyprocrisie et l'ambition financière foireuse sur le dos des plus faibles.
Bravo la gang! Vous êtes toujours aussi sympas, à $5oo. la dent...

Visa le noir, tua le blanc.
J'espère que le ministre Couillard restera ferme envers les dentistes.
Test de leadership ici.

mercredi 9 avril 2008

Dorénavant...

Sauf avis contraire, et quand le coeur m'en dira, j'adopterai les cotes de Médiafilm pour les critiques cinéma futures, à savoir:


1-Chef-d'oeuvre
2-Remarquable
3-Très bon
4-Bon
5-Moyen
6-Médiocre
7-Minable (j'aime ce mot)

Ainsi, mes futures critiques seront notées de 1 à 7 (quand ça va me tenter hein), pour ce que ça vaut, étant cinéphile critique subjectif, comme vous l'êtes tous et toutes.

Par exemple: "The White Diamond" se décerne la cote de 2: remarquable.
"La Nahanni" , c'est proche du chef-d'oeuvre documentaire méconnu, cote 2 aussi.

"Transformers" est no 7, minable. Comme le film québécois "Les Dangereux" : 7, minable.

Maintenant à propos de Médiafilms et ses cotes, qui ont bercé mon enfance et mon adolescence:
Si j'ai été majoritairement daccord avec leurs cotes 1-2-6-7, j'avoue l'avoir été moins avec leurs cotes 3-4-5 , zones grises prêtant le flanc à divergences et appréciations diverses.
J'ai vu des films qu'ils ont coté 3 que je trouvais bons sans plus no 4, et d'autres, cotés 5 que je trouvais bons cotés 4.

Vous voyez le topo, j'en suis certain.

Enfin bref, il semble que la zone vulnérable se situe dans le 3-4-5 , là où le débat peut faire rage.

Soyez les bienvenu(e)s, amoureux(ses) de l'art...

dimanche 6 avril 2008

Carte blanche à Horschamp




J'en suis encore totalement imbibé. J'ai pas rêvé niaiseux la nuit dernière, j'étais sur un nuage.
Dans le cadre de l'évènement "Carte blanche" à Horschamp(revue québécoise de cinéma) qui a lieu à la Cinémathèque Québécoise du 2 avril au 18 mai, le comité éditorial, composé d'André Habib, Nicolas Renaud et Simon Galiero nous a concocté des projections de films rares ou peu projetés. Une occasion unique de se régaler d'oeuvres fines et majeures, malheureusement trop peu appréciées.

Nicolas nous a fait une brève et intéressante présentation du programme en deux parties:

1-"La Nahanni" de Donald Wilder, un court de 18 minutes éblouissant (tournée en 35 mm/couleurs en 1962) et merveilleusement bien préservé, sur l'histoire d'un papy aux nerfs d'acier (Albert Faille-73 ans) voulant trouver de l'or en amont de la rivière du même nom, après 7 tentatives infructueuses ayant coûté la vie à de nombreux aventuriers habités par la même obsession.

Mais pas lui, on le voit donc naviguer et ramer sur cette rivière majestueuse et sauvage du Nord-Ouest Canadien. Il faut voir le visage déterminé d'un homme de cet âge sur grand écran, grimpant son bagage sur plus d'un kilomètre pour éviter une chute d'eau, reconstruire sa chaloupe à moteur et repartir en amont...Quand on est obsédé, on est obsédé. Un documentaire précieux et méconnu, teinté de tragédie, chapeauté par l'ONF. Un très bon montage et une musique du temps ajoutent au charme irrésistible de l'ensemble.
........

"Papy vieux fou, j'te l'avais dit...T'aurais mieux fait de rester dans ta chaise à te bercer au lieu d'aller t'éreinter sur cette rivière ben non, fallait qu'tu r'montes dans ta galère..."
(...)


2- "The White Diamond" de Werner Herzog, 2004, documentaire, format numérique, 100 min.

Suivant "Wheel of Time"(2003) et précédant "Grizzly Man" et " The Wild Blue Yonder" (2005), jamais documentaire n'aura porté un titre aussi juste: " Le Diamant Blanc". Car ça brille, c'est brillant comme une lumière intense.

Un Herzog Majeur, dont le suivant "The Wild Blue Yonder"(en filiation directe) servira d'écrin à ce joyau documentaire brut, qui le précède pourtant dans le temps. Celui-ci étant supérieur à celui-là à mon avis, dabord par la musique qui fait plus corps et âme avec l'image dans le Diamant, plus transcendante et enveloppante, moins redondante et répétitive. C'est dailleurs le même compositeur: Ernst Reijseger qui signe la musique des deux documentaires, mais qui se surpasse ici en ajoutant une dimension métaphysique aux images souvent d'une beauté rare et subjuguante. C'est tellement beau par moments, que ça devient comme une méditation aux yeux ouverts, le summum de la "médite" dans mon livre, mais ça c'est un autre sujet.

Bon, mais encore, de quoi s'agit-t'il au juste? De kessé ça raconte?

Ben ça commence avec une ouverture jouissive sur l'histoire de l'aviation avec force films d'archives magistralement orchestrés, avec narration du maître de sa voix posée et calme.( Ah le grand écran hier soir, programmation magistrale (bravo) de deux documentaires complémentaires que je vous souhaite de voir sur GRAND écran, ou une belle grosse tévé à cristaux liquides, mettons 42 pouces minimum :)


Puis coupure d'archives pour tomber dans le réel (assez abruptement) afin de nous présenter l'ingénieur aéronautique Graham Dorrington derrière sa nouvelle invention: un mini-ballon dirigeable pour survoler les forêts amazoniennes. Le film est dailleurs en majeure partie tournée en Guyane. Le personnage semble de prime abord un peu risible par sa folie d'inventeur voulant s'extirper de la gravité par une invention somme toute très discutable dans le domaine strict des transports: les mini-ballons aidés d'hélices motorisées, hyper-sensibles et capricieux au vent, et pour un usage très limité.

La poésie Herzoguienne ne tarde pas à s'installer par la suite, et Herzog nous prend la main en transcendant totalement son sujet tout en lui faisant ras-le-corps par sa sensibilité de cinéaste pouvant faire du macro autant que du panoramique d'ensemble. C'est sa signature unique dans la cinématographie mondiale. En fait, Herzog est un poète en mal d'héros, de personnages plus grands que nature.
La témérité stupide, versus le courage justifié. La ligne ténue qui définie le génie visionnaire du fou. Serait-ce une question de discipline et de volonté intelligemment appliquée?

Serait-ce que la suprême intelligence navigue toujours dans des eaux troubles pouvant la faire basculer dans la folie inconsciente? Great intelligences are not easy to deal with...
Qu'est-ce qui fait qu'une intelligence supérieure peut basculer et à l'inverse, s'élever?
Comment peut-on juste se maintenir à flots? Les manières de couler à pic ont été maintes fois répertoriées il me semble, mais comment peut-on s'élever de manière définitive?
Ces sujets me passionnent, ça doit être pour ça que je suis fan d'Herzog, mais pas fini.
("Rescue Dawn", c'est loin d'être majeur, j'y reviendrai dans une rafale DVD future.)

Il n'y a pas seulement la vérité extatique qui m'importe, et là je diffère un peu d'Herzog mais pas tant que ça, sauf cette nuance: The naked truth. La vérité nue, sans extase, elle existe.
Mais elle n'est pas unique je crois. M'enfin....

Revenons au film, sur grand écran Herzog donne au format numérique ses lettres de noblesse.
L'image est d'une précision chirurgicale, même dans les zones sombres. Ce qui conforte mon idée du: "Peu m'importe le format, c'est la main et l'oeil qui tient l'appareil numérique ou 35 mm qui importe". L'important est ce que l'on fait du format choisi. Le message importe cent fois plus que la méthode.

Le pseudo-débat du : "Le 35 mm restera toujours meilleur que le numérique, plus noble, plus sacré, plus profond" etc..., c'est dépassé quant à moi.

Le numérique sert admirablement bien le documentaire parce que plus près des personnages et du sujet, sans distanciation procurée par le 35 mm. Je m'avance en terrain hasardeux, je sais.
Le 35 mm met un voile, comment dire, un voile translucide qu'on ne voit pas, mais que l'on ressent à l'oeil, au visionnement par la profondeur de champ. Alors que le numérique COLLE littéralement au sujet, il fait corps et transmet l'image précisément telle que vue sur place.
Plus près de la réalité, donc prescrit pour un doc. Je juge pas le 35 mm ici, j'essaie de voir les possibilités, c'est tout.
Pour une fiction, faut voir la main qui tient les commandes, quitte à ajuster avec les logiciels disponibles. La main qui tient l'épée n'est pas nécessairement meurtrière.

Je citerai Claude Chabrol sur le débat en 2004, dans le bouquin "Comment faire un film":
"À mon avis, les nouvelles techniques sont encore assez mal contrôlées, en particulier le DV, dont je ne suis pas sûr qu'il soit idéalement au point pour qu'on puisse l'utiliser systématiquement.
Mais les frais qu'il entraîne sont bien moindres, et nous allons sans doute aboutir à trois formes de cinéma: un cinéma à jeter, un cinéma réalisé traditionnellement avec caméra et pellicule, et un cinéma DV."
J'ajouterai que le numérique se rapprochera de plus en plus de l'effet recherché par un cinéaste.

Dans le cas de "The White Diamond", j'avoue avoir eu affaire à une transcendance du sujet malgré le format. C'eût été en 35 mm, mon opinion n'aurait pas varié.
La beauté des images numériques dans ce cas-ci sur grand écran n'a en aucun cas altéré mon appréciation générale du film au contraire, ça m'a bercé et soufflé comme un gaz hélium. C'est un faux débat, le 35 mm versus le numérique. Je le répète, c'est la main et l'oeil derrière le format qui compte, et c'est à voir dans ce cas absolument remarquable.

mardi 1 avril 2008

Sur l'emploi ou la "job", en québécois.

Ceux et celles qui peuvent se permettre de dire:

"Mon emploi n'en est pas un, c'est une distraction obsessionnelle" sont choyé(e)s, même si ça ne leur offre que la survivance matérielle, car la véritable liberté n'a pas de prix et demande des sacrifices.

Par mon observation personnelle, cette affirmation est étrangère à la plupart des gens.