jeudi 30 août 2007

La question TVA

Chaque jour, le réseau intello TVA nous pose une question lors du bulletin de "nouvelles".
Il y a deux jours, alors que l'on m'abrutissait en me faisant accroire de m'informer, elle était la suivante:

" Avez-vous encore confiance aux deux présidents de la commission sur les accomodements raisonnables Gérard Bouchard et Charles Taylor?"

Moi je lis plutôt:

" Nous chez TVA, on sait que vous les "trustez" plus -nous non plus dailleurs- ; mais comme on veut vous garder à notre antenne, votez quand même tas d'abrutis pour illustrer la pertinence(lire la démagogie crasse) de notre question".

De fait, une majorité a répondu: non. Et Monsieur Bruno de s'exclamer:
"Voyez!" (...)

C'était pratiquement une question fermée commandant la réponse qu'elle veut avoir pour influencer les instances décisionnelles, et c'est comme ça "day in day out" à la télé généraliste gratos qui nous assomme de partialité déguisée en objectivité. Je me souviens pourtant d'une télé généraliste qui puait beaucoup moins la cote d'écoute et le parti pris éditorialiste. Je pense à Radio-Canada surtout qui s'est drôlement nivellé vers le bas avec les années.

Était-ce moi qui était plus poreux à la démagogie?
J'en doute.

dimanche 26 août 2007

Citation

"Il n'est pas très gracieux, ni de très bonne compagnie; mais il est futé et renifle bien les pistes".


Tiré du film "Les Visiteurs" de Jean-Marie Poiré.

Comme ça, pour rire. N'y voyez aucune connotation auto-biographique; bien que j'aie un nez proéminent, il est fumeur. Donc sans attributs particuliers autres que les urgences telles:

-le brûlé
-le sexe
-la viande qui cuit
-le foin
-le tabac (qui l'eût cru)
-les merdes en tous genres
-le lilas
-la rose
-les pivoines
-le parfum naturel d'une femme (les mecs je m'en passe, je suis pas une femme et bisexuel
en même temps)
-le trèfle à quatres feuilles (sisi, je le renifle quand je le vois)
-le choux-fleur (bonjour Mickey)
-les légumes (mammifères surtout)


Je vais méditer là-d'sus.

Sur l'armée en Afghanistan

Assez pathétique la couverture des médias québécois sur cette guerre. Ils en ont que pour les morts québécois à coup de "front page" partout. Et que je te tartine la première page et les suivantes dans la gueule, à coup de "human interest" aussi soudain qu'une tornade spontanée.
Ils font pitié les médias québécois. Un gros village avec un gros égo abruti qui se réveille quand on dit Tremblay ou Brisebois.

Tiens donc, tout à coup on s'y intéresse, maintenant que les noms résonnent familiers.
Mauvaise foi et chauvinisme primaire nihiliste au menu. Comme si cette guerre avait été absente de l'actualité(ou presque) jusqu'à ce qu'on dise le contraire au peuple, tout d'un coup.

Doit-on leur rappeler les 66 morts canadiens avant eux. Soixante-six. Et demain plus encore.
Un soldat mort au combat est une perte, point final; qu'ils soient québécois, canadiens, serbo-croates,bulgares ou la race que vous voulez. Contre les talibans et cie qui veulent la mort de l'occident par ordre de leur soi-disant Dieu extrémiste intolérant, dicté par un endoctrinement qui commence au berceau de la pauvreté.
La raison de ce conflit ne date pas d'aujourd'hui avec la mort d'un québécois.
Que l'on me comprenne bien : toutes mes condoléances aux familles affectées par la perte d'un être cher quel qu'il soit et d'où qu'il vienne.

War times show no mercy and distinction. On est en guerre depuis quelques mois,
le saviez-vous?

Vous vous réveillez déjà les médias Québécor et Power Corp?! Bravo pour la clairvoyance, l'objectivité et le respect pour les autres morts du pays. Grâce à vous, j'ai la nette impression de vivre en vase clos demeuré. Ça vous prenait des morts québécoises pour vous conscientiser. Merci bien, mais je savais que vous étiez plus cons que moi, même si vous prétendez le contraire.
Médias de masse populo-barbarum érigés en système de pensée instantanée.
L'état des médias est vraiment,vraiment pathétique ici.
Il manque cruellement de voies alternatives aux monopoles et ce, dans tous les domaines d'information confondus au Québec.

(Voir le billet de Daniel R du 24 août) , avec qui je suis entièrement daccord sauf une nuance ou deux. Ce n'est pas toujours vrai, le sacro-saint cliché du mec qui CHOISIT d'aller s'enrôler dans l'armée. Certains choisissent cette alternative pour éviter d'étudier, les études n'étant pas leur tasse de thé AU MOMENT de leur jeunesse. Ce ne sont pas tous des guerriers crinqués,
les militaires. Je le sais de source.

Au moment où j'écris ces lignes, le Canada tiens le "sac à merde" de l'Afghanistan seul ou presque,avec 2200 militaires en poste. C'est compliqué et coûteux les amis.
Kandahar, c'est une guerre salope et insidieuse au maximum: bombes artisanales disséminées sur la route et dans les villages, les ruelles, écrans d'innocents en pare-feu ou complices, etc...

La communauté internationale DOIT s'unir au lieu de laisser quelques pays s'y enliser,
parce que l'Afghanistan demande du TEMPS ET DU CASH. Parce que c'est dans CE pays, voisin du Pakistan(refuge intégriste notoire reconnu internationalement avec l'Arabie Saoudite, deux pays amis des Bush, tiens-donc quel hasard) que loge le terrorisme international,
et NON l'Iraq, comme l'a prétendu le pantin pro-intérêts pétroliers qu'est Georges Bush Junior.

Le gouvernement afghan en place est corrompu par sa police, bien que l'armée afghane progresse dans sa constitution. La corruption du gouvernement afghan en poste est reconnu ET
centenaire. CENTENAIRE. Alors, qui croit-on berner en prétendant que ce sera OK demain ou dans dix ans?!

Il y a aussi la question du pavot cultivé pour l'héroine, monoculture alimentant l'économie afghane depuis des lustres, because "demande de l'occident", États-Unis en tête.
Il faut trouver des alternatives à cette culture pour renouveler l'économie de ce pays en ruines.
Personne ou presque ne s'est intéressé à cette question, l'Afghanistan étant un pays de MONOCULTURE DU PAVOT qui rapporte gros, comparé aux autres légumineuses.

Ya aussi la question de l'oléoduc gazier partant de Russie qui DOIT traverser l'Afghanistan pour alimenter l'Europe et ses satellites consommateurs. Endroit stratégique autrement plus important que le Timor Oriental, l'Inde ou le Darfour dont on a rien à branler. Les US ont une responsabilité indéniable dans ce conflit, étant l'un des premiers consommateurs de drogue ET d'énergie.
Curieusement, personne ne semble avoir le temps de s'y attarder longtemps.
Because Iraq, because China, because Corea, because this and that...

Dommage parce que les talibans eux, sont sur place depuis des décennies, se financent par le pavot et veulent la mort de la civilisation occidentale par le terrorisme et le chaos semés.
Ils sont bourrés aux as les talibans, et ils veulent la mort de quiconque oserait penser autrement qu'eux. Z'ont fait sauter deux Bouddhas gargantuesques en pierre, patrimoine de l'Unesco pour nous péter leur broue de "powertrip cheapo" malgré les protestations internationales sans parler de leurs exécutions publiques filmées. Vous rappelez-vous?

L'Afghanistan, c'est un sac de tête de noeuds à dénouer. Patience et détermination, nouvelle agriculture, éducation, infrastructures etc... Ce pays doit être ré-inventé pour la paix, mais pour cela il faut malheureusement passer par le conflit à cause de traditions agraires centenaires sur le pavot, les guerres tribales pour le pouvoir, en plus des talibans extrémistes.
Un cocktail dingue absolu qui a besoin de générations patientes au développement durable.

Il faudra soit: prendre le temps de dénouer tous ensemble le noeud de vipères
en versant chacun notre ratio de sang au pro-rata de la population,(afghans inclus) soit:
subir les conséquences du terrorisme international à court, moyen et long terme.On en est au point de non-retour et au début d'une guerre de très longue haleine en même temps.
On est pas sorti du bois, on y entre.

Faut se préparer à recevoir les tombes comme une livraison d'enveloppes quasi-quotidienne jusqu'en février 2009, date à laquelle le gouvernement canadien se retirera du conflit.

Le Canada n'est jamais allé en guerre pour des raisons servant ses stricts intérêts,
et Harper fut élu en sachant qu'il n'a jamais caché ses intentions militaristes. Harper n'a pas menti au peuple, mais il tient parole et joue ses cartes en nous transformant en cible par le fait même, ici chez-nous. Harper is making a statement under OUR names.
We're not innocent anymore. On a pris parti. Le parti de la "liberté" spirituelle, contre l'esclavage de la pensée. On est désormais une cible chez-nous.
Comme un virus informatique qui frappe aveuglément, la guerre a pris de nombreux visages qui peut s'insinuer dans tout endroit public.

La véritable injustice à mon avis est que le Canada est présentement le seul pays ou presque,
à combattre présentement les talibans. Il faut une mobilisation mondiale(militaire et monétaire encadrée) qui reste à faire. L' ONU devrait se battre la gueule autrement plus fort et faire valoir l'autorité morale qui lui reste.

Lui en reste-t'elle?
J'en doute.

mardi 21 août 2007

Rafale DVD

On commence par le meilleur ou par le pire dites-moi?
Cette fois-ci , je commence par le pire et on monte tranquillement.

"Night at the museum" de S. Levy (tâcheron de service hollywoodien)

Pfff. Nul à chier. Le scénario fut écrit par la ma tante du coin. C'est avec qui déjà, ah ouais Ben Stiller, qui a dû lire le scénario un lendemain de brosse. C'est ce qu'on lui souhaite. Acteur comique no 3oi58985982. Je le mélange tout le temps avec Adam Sandler acteur comique no 398598398.C'est pas moi qui vieillis dans ce cas, mais eux qui s'enlisent dans la merde qui se veut comique. Rappelez-vous que je connais qqu'un qui travaille dans un club-vidéo et qui rapporte pas toujours ce qu'on lui demande. Night at the museum ou le degré zéro de l'humour matante. 1 sur 10 pour la prestation du singe savant. C'est tout dire, on passe.


"300" de Z. Snyder.

Bon ça lève un peu plus, quoique le scénario on repassera, pour tous les clichés dignes d'un ado en phase songée, sorti d'une conférence de Jean-Marc Chaput. "Envoyes, t'es capable!"
"On est juste deux contre cent, mais on est capables de toutte les tuer!"
Envoyes le prolo-guerrier taillé au couteau comme un Dieu Grec, (les dames trouveront sans doute leur compte à voir tous ces mâles en slip), toi aussi t'es capable de te faire écraser la gueule par le nombre, mais t'es tellement beau, t'iras au ciel direct par ton sacrifice... On rigole devant autant de tape-à-l'oeil au détriment de l'histoire véridique et d'un minimum de subtilité. On eût souhaité un peu plus, mais avec "Sin City" en prologue, fallait pas rêver. Perso, j'ai eu plus de plaisir à voir "300" que "Sin City"(beaucoup trop putassier) because la chorégraphie des combats fort bien réalisée en plus du message: c'est devant l'adversité que l'on démontre sa véritable force. Mais quand même, fallait pas pousser la chansonnette les gars! On a compris bien avant. On est pas con. Ho. Hé.

5 sur 10.



"La Moustache" d'E. Carrère. (avec Vincent Lindon, lumineux)

Emmanuel Carrère, écrivain, s'essaie ici avec sa première réalisation cinoche. On a dit du film qu'il se rapproche bien du livre. Ouais j'espère, de la part de l'écrivain qui réalise son premier film sur une de ses oeuvres littéraires, c'est un minimum.
Les deux premiers tiers du film fascinent, le dernier tiers ennuie. Pour faire bref.
Si l'auteur a voulu nous perdre, c'est réussi. Tel était le livre apparemment, et le but du film aussi, à voir le "making of ".
Emmanuel Carrère se livre en long et en large sur les tenants et aboutissants du film pour finalement nous dire que: "Je voulais perdre le spectateur".
Mission accomplie. Tu m'as perdu.

C'est facile de perdre un spectateur-lecteur. C'est autre chose que de le captiver ou d'expliquer pourquoi on le perd. Peine perdue, j'ai décroché au voyage à Hong Kong. Scènes répétitives qui alourdissent le propos inutilement, acteurs perdus... Manque d'expérience et de direction cruellement ressenties dans le dernier droit du film. Dommage, parce que Vincent Lindon offre une de ses meilleures performances ici, portant le film sur ses épaules et vraiment extraordinaire dans le physique. Lindon n'a pas peut-être pas la palette de composition la plus étoffée, mais dans l'acting physique et senti viscéral, c'est un des meilleurs acteurs français dans le genre, de sa génération.

Vaut le détour pour Lindon. Voir critique d' Helen Faradji .(faites défiler votre curseur vers le bas :)

7.5 sur 10.


"Letters from Iwo Jima" de Clint Eastwood.

Qui eût cru que Dirty Harry nous pondrait un tel bijou. Vraiment, un exemple d'acteur devenu réalisateur-maître. Pas possible de maîtrise en tous points. Admirable. En japonais sous-titré en plus. I'm bamboozled...Confused...(voir critique de Juliette Ruer)
Le mec Eastwood(gonflé) propose à Spielberg un film japonais sous-titré, en temps de guerre américaine sous Georges W. Bush junior...Avec des acteurs japonais dans leur langue,tous superbement dirigés, avec un scénario béton. Spielberg accepte.

Un scénario qui prend le temps de développer ses personnages, lentement mais sûrement, avec force tranquille imagée, intelligente et sensible. 40 minutes avant la première scène de combat. Hallucinante au demeurant. L'histoire d'une défaite digne, version vaincus.

"Flags of our Fathers" le précédent film d'Eastwood, qui a bénéficié d'une critique plus mitigée, illustre la version américaine de la victoire sur un même évènement, à savoir la prise d'Iwo Jima durant la deuxième guerre mondiale, île japonaise stratégiquement isolée.

"Letters from Iwo Jima" étant la version des vaincus japonais du même évènement.

Dans tout conflit armé, il y a humanité et cruauté, d'un côté et de l'autre.
Tel semble être le constat, brillamment illustré par Eastwood.
Me reste à voir "Flags of our Fathers".

M'étonnerais d'atteindre un si haut niveau dramatique...

9 sur 10

vendredi 10 août 2007

Le Portail- 3e épisode.

Le proprio Domenico est sympa, un italien affable et calme dans la quarantaine, plus confortable en anglais, mais ne rechignant pas sur le français qu'il insère dans ses conversations. Si je lui parle en anglais, il répondra qu'en anglais, donc je mélange les deux aussi pour l'instant.

Je veux pas imposer le français intégral tout de suite mais je veux qu'il comprenne bien à quelle culture j'appartiens, quoique mon nom ne porte guère à confusion. Mais quand même, la diplomatie est de mise, au début d'une relation proprio-loca caractérisée par la communictation franche et l'action conséquente au départ.

L'autre jour, alors que je sortais faire des courses, je tombe dessus sur le palier.

- "Eh Dominic wassup, comment ça va?"

- Yvan ça va? I'm working on Roger's appartment. Son poêle ne fonctionne pu.

(Parenthèse: Roger c'est le numéro un. Moi le numéro deux et Nicolas le numéro trois. Trois
lurons sur toute la Place publique, ya que trois logements résidentiels dans un quadrilatère
public et commercial, au deuxième étage. Personne au-dessus de nous et des commerces
peinards en-dessous.)

-Ah. tu as trouvé l'problème?

-Oui, I think it's the fuses.

-Les fusibles.

-Oui that's it, les fiousibes. Dis, t'aurais des fiousibes de 20, cé ça que ça prend pour le poêle de Roger.

Sachant que j'en avais, mais ne voulant point lui donner tous-cuits-paf-comme-ça, je choisi de jouer un peu. (Je suis un joueur impénitent avec ma race, et puis, lui et moi sommes à l'orée d'une nouvelle époque, c'est l'occasion rêvée de jouer et tester ses "adversaires" pour voir quel caractère ils ont)

-Hm oui j'en ai mais je sais pas quel degré, faut voir. Roger pouvait pas trouver ça tout seul franchement?

- Ah well, Roger est ici depuis 10 ans you know, and he smokes weed , tu ferais ma journée please could you check?
(cool, il me donne une raison et réitère sa demande, poliment)

-Ok, viens chez-moi on va regarder.

Il entre, toujours souriant le mec. Poli et gentil.
Efficace et fiable? Cela reste à voir.Les fiousibes sont dans l'armoire au-dessus du frigo, je prend le marche-pied, grimpe, ouvre les portes et commence le jeu:

-Je vois 3 paquets Dominic, je prend le premier au hasard parce que je peux pas voir le degré d'ici...

-Ok, j'espère que c'est des 20! And I see bulbs, could you spare me one too? Comment vous dites, ampooles?

-Ampoules oui.

-You see, j'apprend tous les jours.

-Moi aussi Dominic moi aussi.

Je prend le paquet à l'aveuglette et lui lance une ampoule qu'il attrape en souriant.

- Iinn! Mauvaise réponse, c'est des 30.

-Fuck...And the two others?

-Let me see, ah je tiens un autre paquet, c'est comme les couilles les fusibles, ils viennent en
paire!

-Aha yes, that must be it, c'est des combien?

- Iinn! Bad answer encore, c'est des 15, il ne reste plus qu'un paquet Dominic!

Fébrilité.

-Fuck! You're like that guy at "Roue de Fortune"!

-haha, quoi quel gars?

- Yeah, tu sais le gars de loto québec there you know...

-Claude Corbeil?!

-That's it, tu es comme lui maintenant!

-C'est un compliment ou une insulte?

-Un compliment un compliment voyons... Good, et l'autre paquet qui reste?

-Wait, don't put pressure on me Dominic, je travaille pas sous la pression ...

-Sorry.

-Ouin, je prend le dernier paquet...
AHaa! Des 20, des 20! fuck, la poule aux oeufs d'or!

-Yes! Fuckin' guy you....yes ! Merci!

-What did you just say?! ....Tenant le paquet salvateur dans ma main.

-What?

-You just said : "Fuckin' guy"....Ça veut dire quoi ça : "moi je suis baisé"?
Moi je suis baisé? Non pas du tout. TOI tu le serais, si moi pas être là, capiche?

-Nono, don't get me wrong, je voulais juste dire "funny" like: funny guy...heheh

-Funny? what do you mean by "funny"?
Funny, how funny? Funny how funny? (Joe Pesci dans Goodfellas hehe)

Ça y est, il est presque mal à l'aise. J'arrête le jeu, je suis pas cruel.

-Funny like euh Buster Keaton... Tu es drôle, all right?

-Ok ça me va, tiens.

-Merci Yvan talk to you soon.

Me sourit et détale comme un lièvre avec le fusible et l'ampool.

(Il m'a fait un tel "deal" pour un an en cet endroit magnifique, je peux bien lui refiler un fusible et une ampoule)


Fucking guy Dominic...Il semble être un homme de parole. Faudra voir.

Je termine avec ceci:

Tout va toujours bien quand on fait affaire avec des gens de parole. C'est "the best" et la seule façon, parce que leurs paroles sont en parfaite harmonie avec leurs actes. Mais le monde et l'expérience nous montre autrement, parfois et souvent. C'est vraiment dommage.
Les gens qui ne tiennent pas parole... Source de conflits inutiles qui freinent l'évolution humaine.

mardi 7 août 2007

False Romantic Promises





















Il était une fois, la folie documentariste d'un homme qui, partant d'une statistique hallucinante dès le départ, se mit en tête de filmer un pont 365 jours par année, en 2004.
Burp m'a mis sur la piste de cet essai marquant, soit: les sombres secrets du pont Golden Gate à San Francisco, California.
Ce documentaire s'appelle : The Bridge , d'Eric Steel, documentariste américain qui réalise ici son premier film sur le suicide des "Jumpers", qui se crissent en bas de ce chef-d'oeuvre d'ingénierie incontesté, pour fuir un monde insupportable et en rejoindre hypothétiquement un autre dans la fuite. On croirait presque à l'appel d'une syrène de la mort, tant il y en a.
(24 en 2004)
On prétend dès le début que nulle part ailleurs au monde, il y a autant de suicides par structure interposée. N'y a-t'il pas ailleurs dans le monde une autre structure attirant autant de suicidaires pour un même bassin de population? Mystère, que ce film épaissit.
Perso, je proscrirais le visionnement de ce film pour quiconque a vécu le suicide d'un proche. Difficile à voir, c'est le moins que je puisse dire. À visionner un jour de moral en fer forgé.
La hauteur approximative de la chute, fatale dans la très grande majorité des cas: 70 mètres (225 pieds). Un peu comme entrer en collision dans un mur de béton à 120 km/hre en voiture.
La barrière ne fait qu'un mètre et un quart(4 pieds). Un jeu d'enfant.
Pendant 50 ans les autorités ont rejeté l'idée d'une barrière supplémentaire. Un projet serait à l'étude en ce moment, coût approx. : $25 millions US.
Cette année-là il y eut cependant une exception que Steel nous fait partager par un témoignage d'un ex-suicidaire. Prenant. Et je parle pas du sauvetage in extremis d'une autre.
Les cinéastes se sont consolés en constatant le sauvetage de quelques-uns par leur intervention , mais seront hantés à vie par l'impuissance lente, sur quelques autres.
À l'envers de la carte postale, Steel a filmé la mort en direct avec force visuelle, intelligemment.
Cru mais sensible,- la caméra filme de près sans être putassière, en plan d'ensemble et semi-rapproché sans nous épargner le désarroi pré-suicide -,(superbe montage) sans faux-fuyants tout en maintenant une certaine distance dans l'acte des suicidaires, mais il a menti sans doute à plusieur(e)s témoins qui pour la plupart, livrent des récits bouleversants de sincérité et vérité sur le suicide, la maladie mentale, l'amour, l'impuissance devant l'inéluctable, l'amitié et la perte d'un être cher.
Ce sera là ma principale réserve, à savoir: Steel a-t'il révélé son mensonge à ses témoins avant(sûrement pas!), pendant, juste avant ou après la sortie de son film?
C'est-à-dire: "J'ai filmé et vu votre ami-fils se tuer". (...)
Si les témoins qui se sont sincèrement livrés l'ont appris en visionnant le film, ils ont dû se sentir trahis comme jamais et cela est quant à moi impardonnable. Je crois Steel plus intelligent que cela.
Quoi qu'il en soit, le résultat est bouleversant. Ce film-là restait à faire, il le fut en 2004 par Eric Steel et il apporte autant de questions que de réponses. Ça hante. Hantons sous la pluie.
Des qualités cinoches indéniables, tant du point de vue formel qu'informel. Ralentis et accélérés maîtrisés, lumière variable, gros plans, plans d'ensemble et panoramiques, travellings.
La force des témoignages...Elle dépasse même celle des séquences suicidaires filmées, quoique...
La somme de travail et d'heures de visionnement pour arriver à un tel montage, impressionne.
Sans compter le travail de recherche pour retrouver tous les témoins des évènements.
On eût apprécié un "making of " plus élaboré que 20 maigres minutes, mais c'est toujours ça.
Coup de poing. Dur et nécessaire. Surtout dans ce cas de carte postale inversée.
Une gifle à la gueule de l'American Dream et en ce sens je suis pas surpris de le voir ici seulement trois ans après. Controverse.
Et sujet tabou.
Taboo.
P.S. Je serais curieux de savoir combien de personnes se sont déclarés leur amour ou leur engagement envers l'être aimé sur ce même pont, mais ça serait probablement le sujet d'un autre film .












vendredi 3 août 2007

À Bergman et Antonioni

Malgré le deuil de deux amis irremplaçables, il y a nos vies.

Je vous reverrai tous les deux dans votre intégralité.
Vos véhicules terrestres ont peut-être terminé leurs vies actives, mais vos oeuvres et vos âmes respectives resteront gravées sur le plus précieux des marbres de ma mine.

Merci à vous deux, pour m'avoir éclairé et enseigné(en partie) la nature profonde de ce monde selon votre cinéma.

Canicule




En temps de canicule, outre la traditionnelle baignade et l'air climatisé, je suggère comme rafraîchissement : La Sangria "Pepito" , que j'ai trouvée chez mon épicier Métro.

Eh oui, bête de même. On est loin de Carlos Valdez et son café brûlant d'exploitation.


Sur glace dans un verre approprié, elle coule dans le gosier comme un p'tit Jésus en culotte de velours tout en abaissant la température corporelle. À 7% d'alcool, elle se boit comme du p'tit lait.


Savoureuse, rafraîchissante comme pas une, vous en redemanderez telle une éponge.

Ou un boit-sans-soif.


"Pépito, viens vouère un peu par icitte", " Ven aqui por favor", vous vous direz en vous reversant un verre. Puis un autre, et un autre jusqu'au bourrage en règle su 'l bord d' la piscine ou su' l patio. S'ensuivra probablement des situations cocasses et des pertes de mémoire gênantes. Surtout le lendemain. But today is today. Tomorrow is another.


Sa sympathique bouteille en forme de cruchon vous rappellera que la traditionnelle beuverie ne date pas d'hier; les gens aimant boire comme des cochons une fois d'temps en temps à toute époque.


C'est l'été au Québec.
Summer Time.


Cheers Pepito.



samedi 28 juillet 2007

Parallèle

Une fontaine illuminée un soir d'été, me fait le même effet qu'un feu de foyer en hiver.
Ça réchauffe le coeur et réjouit l'oeil.

mercredi 25 juillet 2007

Le Portail - 2e épisode

Le spectacle que m'offrent les deux fenêtres de mon appartement est quasi-permanent.
Enfin, depuis que je suis ici, les scènes rigolotes s'accumulent avec les passants, qu'ils soient pédestres, cyclistes ou motorisés.

Si j'étais dans un corps, je dirais que je suis dans le coeur. Le coeur du Vieux Ste-Dorothée,ce qui est mieux que d'autres endroits de l'anatomie Lavalloise.

Ainsi ce matin au levé du corps, de la fenêtre de ma chambre,(mon ordi est collé dessus) j'ai vu passé un tracteur de ferme tirant un wagon(une charette à quatre roues si vous voulez, on disait un wagon che-nous jadis) rempli d'épis de mais, une montagne d'épis de blé-d'inde... (la campagne est à environ 2000 mètres), puis environ dix minutes après, un type vociférant seul sur un tricycle hybride, qui tirait une tondeuse à gazon.

Attelée derrière, elle roulait et suivait son maître sans bruit. Sans doute un paysagiste écolo se rendant au travail en maugréant. J'ai pas entendu ce qu'il disait, -ma fenêtre étant fermée- mais il récitait certainement pas du Flaubert.

Je prend pas de drogues en passant, mais ce bref épisode m'a fait plus d'effet que le café habituel et je met quiconque au défi une fois dans sa vie, de voir dabord un tracteur chargé de blé d'inde suivi d'une tondeuse à gazon tirée par un mec vociférant en tricycle, en se réveillant le matin après s'être gratté les fesses. Sans compter la Ferrari qui est passée comme une guêpe au midi.

Un portail, j'habite un portail terrestre, avec une boutique Zen en-dessous appelée:

LA MAISON DE L'ÉVEIL
"Venez nous découvrir"

"Yvan, viens nous découvrir Yvaannn....Tu verras, c'est merveilleux, tu seras si bien..."

Ok. Okay. All right. On demande que ça, être bien. Mais une douche, tu suite, je dois m'réveiller bien comme il faut avant de vous découvrir. Me moucher,brosser mes dents après la soie dentaire, déjeûner, ça fini pu et en vieillissant c'est encore pire.

"Bien sûr Yvaann, prends ton temps, nous sommes patients et toujours présents, jamais tu ne souffriras notre absence. L'énergie est éternelle et partout, ne vois-tu pas qu'il y a ici beaucoup de choses qui s'y passent avec le sourire, en même temps que les personnes qui y circulent?"

Ah tant mieux pour la patience, tant mieux parce que c'est beaucoup de "input" en peu d'temps.
Ya effectivement beaucoup de choses à voir ici, ya plein de jolies femmes partout. Tout ça me fatigue, le déménagement, le boulot, l'emménagement, cet endroit, j'en ai assez c'est trop, j'ai besoin de vacances...
Et pourquoi m'interpellez-vous ainsi et pourquoi tous ces curieux hasards ? Vous m'avez choisi comme émetteur-récepteur ou quoi? Pourquoi tous ces sourires, vous êtes raéliens?

"Ne te moques pas..."

Alors donnez-moi des vacances dignes de ce nom sivouplé.

"Le respect est une autoroute à deux sens et on reconnait une personne à ses actes, non à ses paroles".

Bon la morale...Ok Ok, calmos...Restons zen, pragmatiques et détachés. Aoum.

"Tu te moques encore, bonsoir ."

(...)


P.S. désolé pour le tréma sur "mais" que j'ai pas encore trouvé. Nouveau clavier...

samedi 21 juillet 2007

Montée de La : La Nausée

Une fois par mois, à la pleine lune, j'ai besoin d'une dose d'effets spéciaux cinoches comme un véritable ado. Et l'autre jour, répondant à mes instincts les plus primaires, j'ai obéi au dictat Hollywoodien comme un junkie en manque. Honte. Et probablement, cure définitive.


Je suis allé voir " Transformers".


J'ai pas pu résister à l'appel d'un drogue stupide nommée: Special Effects.
Pour m'étourdir et me défouler. La dernière chiée est vraiment, mais vraiment dévastatrice pour les neurones et elle s'appelle "Transformers". Ce film qui transforme votre matière grise en pâte molle est le Nec Plus Ultra de la débauche informatique mise en images Hollywood.

Un cinéplex sale et bruyant au possible(Le Colosse qui suce de Laval) où jonchent popcorn et détritus en tous genres, jeux vidéos d'arcade et populace blasée faisant la file. On ferme les yeux et on se croit dans un centre d'achats qui vous offre le cinéma comme une vulgaire savonnette jetable après usage. Le cinéma comme "produit" dans toute sa splendeur. Un choc et une révélation triste, mais omniprésente dans le 7e art, et toutes les formes d'art finalement. Le cinéma étant plus spectaculaire, la révélation en est d'autant plus lumineuse.

C'est vraiment le troupeau à gérer, pour tous ces employé(e)s. Triste de voir qu'une majorité de gens vont voir ce genre de films, par imposition et monopole des salles d'une industrie milliardaire qui n'a plus rien à voir avec l'art depuis longtemps en flattant le plus petit dénominateur commun du divertissement à tout prix d'une part, et par la disparition progressive de l'esprit critique, et l'abrutissement généralisé de la masse cinéphile au détriment de tout esprit critique d'autre part. Pourquoi faire un effort pour s'ouvrir à d'autres visions du monde quand c'est si facile de rester dans son petit carré de sable réconfortant? Le véritable transformeur, c'est la pensée unique d'Hollywood du cinéma à numéro, rouleau compresseur à l'avant et planche à billets verts à l'arrière.

Triste de voir comment la civilisation dégénère en contemplation de vedettes insipides dans des produits qui le sont tout autant pour la glorification de la fuite vers l'avant. Ce n'est pas rien, glorifier l'évacuation de la pensée et la réflexion, au profit de l'abêtissement et la contemplation béate. Des produits de divertissement qui nivellent tout vers le bas, qui assomment, abrutient et assimilent votre cerveau et la culture, en prenant soin d'éviter TOUTE réflexion possible qui pourrait questionner le système en place. Je consomme donc je suis.
Homo Sapiens Connardus consuming.

Jusqu'à la nausée...
Ouais bourrons-les jusqu'au vomissement ces crétins, pendant ce temps we take care of business et ils remettent pas en question la mécanique de notre monde. Votre argent nous intéressent, ce que vous pensez consommateurs, on en a rien, mais foutrement rien à branler. Prenez ce que l'on vous donne, Payez, Gobez, Travaillez, Assimilez, Chiez et allez vous coucher les moutons, on se reverra demain, dès demain pour le prochain épisode. Et votre fric, cher(e)s cinéphiles, c'est ici qu'il vient parce que c'est ici que le peuple va because Uncle Sam tells you to do so. Fuckheads.

Ici au Colossus et ses clones planétaires, on l'a l'affaire. On vous bourre tous les orifices pour votre plus grande-satisfaction-béate-la-gueule-ouverte...On sait que vous aimez ça, et on vous en donne plus parce qu'on est des maîtres.


En rentrant dans la salle pleine pour ce nanar, ya la radio grandes gueules qui joue d'une part, et un clip de Paul McCartney d'autre part sur l'écran , qui ont pas rapport... Personne ne semble s'offusquer du fait que le projectionniste n'accorde aucune importance dans la synchro sono-visuelle entre les pauses...On se fout de votre gueule en partant, AVANT le film, parlez-moi d'un message clair, net et précis... :)

Le film maintenant: Transformers.
Pas nécessaire d'en parler tellement on est dans le placement de produits GM où les robots sont plus expressifs que les acteurs. Jon Voight tu vieillis bien mal, John Turturro, quesse tu fais-là, ah le cash j'oubliais. Scénario mince comme un papier de soie, prétexte à l'orgie d'effets spéciaux du début à la fin. Évidemment ça fait date pour ces derniers mais c'est tellement excessif et hystérique, qu'on demande grâce. Overdose. J'ai quitté avant la fin.


Incroyablement névrotique et assommant. Michael Bay et un bonze de GM posant ensembles pour la nouvelle Camaro sur Msn news, c'est un sommet d'arrogance mercantile.

Série Z à louer un soir de déprime pluvieux pour les junkies en manque d'effets spéciaux :)

J'espère être guéri.

dimanche 15 juillet 2007

Flash

L'ostentation matérielle est souvent la proche cousine de la compensation affective.

samedi 14 juillet 2007

Déménagement, poils aux dents.

Quelques réflexions suite à ce mouvement.

Déménager c'est se redéfinir, se recréer dans un autre espace-temps. Un défi joyeux quand c'est pour le mieux, une épreuve difficile quand c'est pour le pire. Dans tous les cas, ça coûte un max en énergie et en pognon mais tout semble indiquer le défi joyeux jusqu'à maintenant.
Un appartement c'est pas comme une bagnole que tu peux essayer avant d'acheter. À quand l'essai des apparts pendant une semaine avant de signer un bail?

Tu achètes avant d'essayer, sur parole du proprio que t'as jamais vu de ta vie et sur les témoignages que tu peux glaner quand c'est permis . On nage dans l'impression, le feeling et le pif.

Mon gros pif, (que j'ai proéminent) m'a bien servi je crois. Je suis un assez bon renifleur. Tout est positif sauf un truc que j'avais pressenti: le trafic automobile incessant de 0600 à 2100. Je deale étonnamment bien avec cet impondérable. Travaillant de jour, j'arrive le soir et le ronron du trafic m'indiffère totalement une fois à l'horizontale, ayant de surcroit d'excellentes fenêtres isolantes. Tant mieux, mais ça fait réfléchir aux solutions paliatives pour contrer le bruit. C'est stimulant.

Avec personne au-dessus et une boutique ésotérique et des cours de yoga en-dessous, un parc, un dépanneur, une bibliothèque, une chiro, une dentiste, une notaire, un "institut" de beauté, un resto français branchouillé, la député Raymonde Folco, l'église, un centre communautaire et qques vieilles maisons autour, j'habite désormais un portail somme toute calme. Me manque plus qu'un avocat branché et un médecin personnel pour l'auto-suffisance totale à l'intérieur de 500 mètres carrés en cas de guerre nucléaire.

Un portail espace-temps qui me permettra peut-être d'accéder à la connaissance suprême.

La cerise sur le sundae, c'est le mini-parc avec grosse fontaine au milieu de l'endroit, chaque fois que je quitte le portique. C'est beau, une vraie grosse fontaine dans un mini-parc.
L'autre jour, on a inhumé un soldat canadien mort en Afghanistan à l'église dont je vois le clocher de la fenêtre de ma chambre. Je me demandais ce que foutaient tous ces militaires ici, quand j'ai vu le reportage à tévé.

J'habite le Vieux Ste-Dorothée.

C'est zen, sauf pour les assurances-dommages. Deux fois plus cher à cause de la vocation commerciale de l'édifice, ya que trois logements au deuxième étage. Roger, Nicholas et moi.

So far, so good...

jeudi 5 juillet 2007

À la Revoyure

C'est la frénésie du déménagement qui culminera ce Dimanche.
Portez-vous bien et à bientôt!

Friendly yours...

mercredi 4 juillet 2007

Flash-Mickey



Croyez-vous au principe judéo-chrétien de la "punition" ; (genre retour du pendule), après avoir été aussi méchants que nous le fûmes envers ce pauvre scibouilleur-de-service qu'est Augendre ?


Si on me retourne la question, je répond:

"Non, j'espère être récompensé. Par son départ" . :)


lundi 2 juillet 2007

Jazz Fest avec "Forestare"



Je reviens d'un concert en plein air pas piqué des vers.

Un orchestre de 12 guitares classiques(guitares endiablées),appuyé d'une basse(quel bassiste!) sous la direction d'un chef.

Au menu: des compos de Steve Reich, Leo Brouwer,François Gauthier, Denis Gougeon,Pascal Sasseville, et Francis Marcoux.

Une première pour le groupe(après le lancement de leur premier cd) devant une foule attentive et nombreuse. Chapeau à ce public hétéroclite de tous âges, respectueux, expressif et sans débordements malheureux. Ça fait longtemps que je voulais parler des Montréalais festifs et pondérés en même temps. Ouverts. Silencieux pendant l'éxécution, et débridés à la clôture quand ils aiment. S'ils n'aiment pas, ils s'en vont sans esclandre. Civilisés.

J'aime cette ville et ses nombreux festivals.

Montréal est une sacrée gonzesse qui lit dans vos yeux. C'est du vrai, sophistiqué. Pas du toc cheap et expédié. Une âme irrésistible et mixte, française et anglaise, avec une histoire singulière.

Montréal est un pont. Entre l'Amérique et la France. Probablement le seul endroit au monde où on peut vivre à l'américaine en parlant français. Et Vice-versa.

(...)

Ce n'est pas toujours le cas,-ya des débordements-, mais en général, les montréalais savent écouter et exprimer leur appréciation en temps et lieu; si vous les captivez et les tenez ferme dans vos bras, ils vous embrasseront chaleureusement en retour, avec force sifflets et applaudissements.

Faut être à Montréal l'été pour comprendre et vivre cela en temps de festival. Jazz ou autre.

Mais revenons à la performance de Forestare. Rassembler 13 musiciens est déjà quelque chose qui suscite la curiosité. Guitaristes classiques en plus. Leur répertoire varié, plaît. "C'est comme du rock progressif, version guitare classique", dixit: François Gauthier.

12 guitares classiques. La première toune fut so-so. Le stress, et le fait de ne pouvoir s'entendre jouer avec le groupe a nui au début du concert, soit la première pièce "Chamane". Le groupe se cherchait avec raison. La pluie qui s'est abattu sur le toit de la scène( et sur nous) n'a pas aidé à la concentration non plus.Heureusement, l'arc-en-ciel s'est pointé, le ciel s'est dégagé et le groupe a rapidement trouvé le momentum du son "Un" ; après 20 minutes environ.

Le son de groupe qui fait " pow ", vous savez quand ça fait " ouais cé ça, that's it" . Un son qui ronronne dans vos oreilles comme un seul.

Yeah Baby, hold me tight. I just love you so much. I didn't know you could do such an effect on me. You hypnotizer. Je pensais pas qu'il y aurait autant de monde pour apprécier cette musique de chambre amplifiée. La foule... Ze Crowd...Jusqu'aux gradins à cent mètres de la scène. Captive.

Le défi était dabord de rendre justice à la musique, puis à l'auditoire, dehors aux quatres vents ET que les musiciens puissent s'entendrent jouer, leurs instruments ayant une portée sonore limitée.

Défi réussi et assez particulier dans l'histoire de ce festival.

Que c'était bon... Forestare

P.S Les textes du lien peuvent paraître un peu redondants mais l'important c'est d'écouter leur musique.

lundi 25 juin 2007

Tag Littéraire

Antoine m'a "tagué". Bon. Allons-y avec la règle arbitraire des Quatre. Je demande pardon aux auteurs que j'oublie dans ce sondage. J'ai pas le temps d'insérer des liens. De plus, j'ai toujours une envie irrépressible de cabotiner dans ces cas de tag, ayant la fâcheuse impression de me faire introduire une sonde contre mon gré :)

Mais je me prête au jeu sérieusement, car je suis joueur.

Note aux détracteurs(trices) de Proust: C'est un des plus grands ne vous en déplaisent, on lit pas Proust comme un roman mais comme un livre de chevet, on le laisse trainer pas loin, on en lit qques paragraphes ou qques pages et ça suffit pour faire de beaux rêves. Il se déguste par lampées, et se médite à travers les jours. Je suis pas un inconditionnel, mais je m'incline devant l'orfèvre des mots.

Assez de blabla, venons-en au fait:

4 livres qui ont marqué mon enfance:

1-Astérix en Corse (un de mes préférés)
2-Rubrique à Brac (tous les tomes, et presque tout de Gotlib)-pour l'imagination, l'humour et le talent de dessinateur incroyable.
3- Philémon de Fred(Tous les albums)-pour la poésie
4-La revue de Bandes Dessinées "Fluide Glacial"-pour la qualité et la diversité .

4 écrivains que je relirais, encore et encore.

1-Philippe Sollers
2-Umberto Eco
3-Marcel Proust
4-Albert Cohen

4 livres en attente dans la biblio (jen ai plus que quatres, je lis pas assez )

"Steppenwolf" de Herman Hesse( Il faut lire Siddartha)
"Belle de Jour" d'Albert Cohen (une brique, un classique de la litté française il parait)
"Ainsi parlait Zaratoustra" de F. Niestche
"Dévadé" de Ducharme

4 écrivains que je lirai plus.(ou jamais j'ajouterai :)

Question un peu définitive à mon goût. Je sais pas, il faut donner une chance au poche de se reprendre,(mais juste une fois) tout en ayant un oeil ouvert et critique, en sachant dire "Non merci" .

-Stephen King(recette)
-Dan Brown (recette)
- Denis Monette, (le lirai jamais heheh)
- La médème aux mèches argentées qui a écrit une toune pour Céline Dion dernièrement, son nom m'échappe...
-Lise Payette, Denise Bombardier même combat.


4 livres que je suis en train de lire

(cette question ressemble à la prochaine , à savoir: "que je n'ai pas terminé")
-Children of Men de P.D. James (captivant)
-"Roman" par Polansky (captivant)
-"Comment voyager avec un saumon" d'Umberto Eco. Drôle.
-"À la recherche du temps perdu" de Marcel Proust. Livre de chevet.

4 livres que j'ai pas terminés.(Dans le sens de : J'étais pu capable, zzzz)

-"A Prayer for Owen" de John Irving(j'ai pourtant aimé "Le monde selon Garp")
-"The Dark Tower" de Stephen King(tellement sombre,on pense qu'à roupiller)
- " Le livre de Mickey" de Michael Augendre, chef-pupitre cinéma au ICI.
( À lire en cas d'insomnie incurable)
-"Contes fantastiques" d'Herckman et Chatrian. ( la sieste se poursuit)

Et la meilleure:

4 livres que j'apporterais sur une île déserte:

-Le meilleur dictionnaire de la langue française.(Pour jouer au Scrabble sur le sable entre autres)
-Le meilleur bouquin de l'histoire des civilisations jusqu'à nos jours.
-Une carte toponymique des environs avec le langage universel des signaux de fumées et du code morse, version "pets en feu, sans se brûler l'fion ". Au cas où on voudrait être rescapé.
-Un guide de survie genre: " Comment prendre du poids en bouffant des racines".

Sur ce, je taguerai personne, mais j'aimerais bien lire Denis Côté et Simon D'or sur le sujet.
S'ils le veulent bien et quiconque aimerait se prêter au jeu.

vendredi 22 juin 2007

"Les Grands Reportages" à RDI

Pour connaître l'état de notre monde, j'avoue un penchant prononcé pour ces documentaires de première qualité de différents pays en collaboration avec notre télévision.

Évidemment, c'est pas jojo la plupart du temps, mais ça met au parfum. Sur l'état des lieux de notre planète-maison. Sur la situation géo-politique actuelle de notre boule, à travers plusieurs yeux. Je considère important d'être informé un minimum sur ce qui se passe ailleurs, par des journalistes un tant soit peu, impartiaux.

"Les grands Reportages" remplit bien cette mission.
Tous les jours de la semaine à 20hres, sur RDI.

dimanche 17 juin 2007

Déménagement.

Je déménagerai bientôt , le 7 ou 14 juillet. Je reste à Laval mais j'ai trouvé un oasis!
Il en reste encore dans le désert Lavallois.

Simplement pour vous dire que je bloguerai peu dans les prochaines semaines car j'en aurai plein la tête et les bras, en plus du boulot.


Amicalement vôtre,

Yvan

vendredi 8 juin 2007

" Ichi the Killer"


"Ichi the Killer" est un film asiatique de Takashi Miike. (prononcer Mickey). C'est d'un snob, vous trouvez pas? Tout le monde sait que les gens aimant le cinéma asiatique le sont, -dixit: Michael "Mickey" Augendre, chef-pupitre cinéma à l'hebdomadaire ICI. Avec un nom imprononçable par-dessus le marché; mais tu devrais être capable de dire celui-ci convenablement avec un peu d'effort. Répètes après moi: Mic-key...Mic-key...
Well, Ichi's got some news for you Mickey!
Ichi:
I'm out to chew on your dumb little head... And if I were you, I would start wearing
diapers right now 'cause when you see me, faeces of yours will be released against your
will...
Mickey:
Well, you do that because I don't share your point of view which is to say that maybe
the purists do share your point but the public, that can be dumb every so often do
share also your point of view, but REMEMBER, I'm not the speaker of the unionized
actors, but they're right in many ways but not always and meoihut-40tikmv,
350ou91à, also30t93verlj... Et les puristes diront djfhigth ii wejgh wgoeo ! zzzzzz
Ichi:
Cut the bullshit and take a nap while you can. You can run Mickey, but you cannot hide...
You still have the time to stop polluting us with your crap by returning where you came
from, which is to say : the no man's land of your dumbness...

dimanche 3 juin 2007

Rafale DVD

1-"Coeurs" d'Alain Resnais

Un pur délice, on se régale sans rien laisser et on lèche l'assiette. Du "tout bon", fin, intelligent, sensible, émouvant et drôle à mourir par moments. Mise en scène géniale servie par des acteurs lumineux, où la neige sert de rideau poétique entre les scènes. On est bercé par la magie du maître qui nourrit le coeur et l'esprit, à satiété.
Coup de coeur pour ce film inoubliable qui traite de la solitude et des rapports humains.
Resnais a l'âge de son coeur à 84 ans: jeune à jamais, avec une maîtrise absolue de son art.

Du cinéma comme ça, j'en veux encore et encore.

Rare et mémorable. 10 sur 10.

2-"Apocalypto" de Mel Gibson

Divertissement intelligent qui manque de profondeur. Gibson délaisse un bon sujet-la civilisation maya-au profit d'un "Jungle thriller" rondement mené. Caméra hyper-fluide, souci du détail impressionnant(maquillage, costumes, armoirie, ville maya entièrement recrée), belle photographie, mise en scène efficace. Gibson ici raconte, montre, et dirige très bien, mais n'approfondi pas son sujet ou presque. Occasion ratée d'en savoir davantage sur une société en avance sur son temps malgré sa supposée barbarie.

On se console avec l'action, ça déménage et ça rentre au poste pas à peu près. Très habile techniquement, mais assez vide philosophiquement. Visuellement nourris, on reste malheureusement sur notre faim historique et sociale. 7.5 sur 10.



3-"The Fountain" de Darren Aronovsky

Le début intrigue et promet par son sujet: la maladie, la mort, l'éternité et l'univers. Gros sujet casse-gueule où la lourdeur guette son cinéaste. Les acteurs sont bons(Rachel Weisz et Hugh Grant), c'est évocateur et l'émotion est là. Le milieu s'étiole lentement mais sûrement avec un scénario compliqué par un montage ponctué de scènes et effets visuels hors propos et inutiles. Ça monte un moment et ça tombe, ça remonte puis ça retombe encore, comme ça sans arrêt. La musique au début intéressante, commence à se faire répétitive et agaçante. Le dernier tiers se gâte sérieusement, l'absence totale d'humour n'a d'égale que la prétention envahissante qui se dégage du tout et où l'émotion commence à prendre le bord du vestiaire.

Ça s'écrase lamentablement au final dans une apothéose kitsch et fumeuse, sertie d'un crescendo musical insupportable. L'émotion a fui définitivement, c'est l'exaspération.Manquait que le sourire de Walt Disney en médaillon et un Mickey auréolé.
Allumez les lumières, je veux sortir d'ici.

Surestimé,malhabile et frustrant. Traitement pompier faussement subtil d'un sujet qui commandait autrement plus de doigté dans le montage et de "signification" au scénario\mise en scène. 6 sur 10


Et tout en bas de cette liste trône Ze Navet:

4-"Déjà Vu" de Tony Scott

Ah la la mes pauvres petits choux... Couchez-vous plus tôt avec le ventre vide au lieu d'avaler cette poutine à onzes heures le soir, vous rêverez moins niaiseux.

Tu nous dit "déjà vu" Tony?!!! Cent fois plutôt qu'une! Tu devrais aller te faire voir ailleurs, ça nous soulageraient...

Une fois ct'un bateau avec plein de monde dedans qui saute au début, pis ya un flic allumé(Denzel encore) qui va faire enquête pour trouver un méchant pis là il va faire un voyage dans le temps pour arrêter le méchant AVANT que la bateau plein d'monde saute.

-"Est platte ton histoire mononcle Yvan".
-Ben cé pas mon histoire c'est celle de Tony.
-On va s'coucher dabord, on l'a déjà entendu celle-là
-Déjà vue aussi...Bonne nuit les enfants.

Faut voir Denzel Washington atterrir sur une civière à l'hôpital(par hasard!) après son "voyage dans le temps", trembler comme une feuille en arrêt cardio-respiratoire et qui sera réanimé illico, pour pogner le méchant à temps.

N'importe quoi. Bâclé, invraisemblable, répétitif, lourd, prévisible et ridicule.

Tony, Denzel, allez vous coucher, ça presse.

0 sur 10 .

jeudi 31 mai 2007

Banane Iversaire Belogue




Un an.

Un grain de sable dans la mer, mais un bon paquet de jours dans une vie. C'est court quand on est heureux, mais très long quand on voit juste des barreaux à Guantanamo.

La contraction du temps quand on s'amuse, son extension quand on s'emmerde. C'est pourtant toujours la même mesure inexorable: tic-tac-tic-tac. Merci Albert Einstein.


Pourquoi un blog?


C'est le désir de partager ce que j'aime ou pas, sans attentes
autres que d'être lu un peu, par des lecteurs avec qui je peux
interagir par commentaires interposés. Pourquoi communique-t'on si ce n'est pour être "écouter"? Il faut rendre la pareille; le sens unique est très mauvais signe.
Aussi pour m'amuser, me défouler même. J'y trouve un certain effet
thérapeutique. J'écris tous les jours depuis l'âge de 15 ans
alors l'idée du blog m'est venue naturellement.


Ma première motivation fut celle de mettre mes photos et textes en ligne. J'ai publié quelques photos mais pas encore de textes.

J'ai peur de me les faire piquer par je sais pas trop qui ou par prétention, mais si je le fais pas, personne ne les lira. Damned if you do, damned if you don't.


Un blog, c'est l'auto-publication gratos, avec tous les abus que cela peut comporter. On en prend et on en laisse. À voir ma maigre récolte de commentaires, c'est pas le désir d'être reconnu qui m'incite à poursuivre! C'est donc par pur plaisir que je continue, et c'est la meilleure raison qui soit.



Je profite donc, chers convives, de cette commémoration pour faire mon petit sondage-maison; vous comptez pour moi vous savez ;) (mais je ferai ce que je veux quand même:)) Sentez-vous totalement libres, je l'ai spécialement conçu pour cela. Ne vous sentez pas obligés non plus d'écrire, si ça vous tente pas, je veux pas vous mettre mal à l'aise!
Sans façons.


-Qu'aimez-vous le plus ici?


-Qu'aimez-vous le moins?


- Pourquoi?


Quoiqu'il en soit, je fais un colleux à tous ceux et celles qui ont laissé des commentaires sur mon espace depuis un an, et je dis merci à ceux qui me lisent silencieusement.



Cheers et...santé!




vendredi 25 mai 2007

Dumb all Over



Whoever we are
Wherever we're from
We shoulda noticed by now
Our behavior is dumb
And if our chances
Expect to improve
It's gonna take a lot more
Than tryin' to remove
The other race
Or the other whatever
From the face
Of the planet altogether

They call it THE EARTH
Which is a dumb kinda name
But they named it right
'Cause we behave the same...
We are dumb all over
Dumb all over,
Yes we are
Dumb all over,
Near and far
Dumb all over
Black'n white
People, we is not wrapped tight

Nurds on the left
Nurds on the right
Religious fanatics
On the air every night
Sayin' the Bible
Tells the story
Makes the details
Sound real gory
About what to do
If the geeks over there
Don't believe in the Book
We got over here

You can't run a race
Without no feet
'N pretty soon
There won't be no street
For dummies to jog on
Or doggies to dog on
Religious fanatics
Can make it be all gone
(I mean it won't blow up
'N disappear
It'll just look ugly
For a thousand years...)

You can't run a country
By a book of religion
Not by a heap
Or a lump or a smidgeon
Of foolish rules
Of ancient date
Designed to make
You all feel great
While you fold, spindle
And mutilate
Those unbelievers
From a neighboring state

TO ARMS! TO ARMS!
Hooray! That's great
Two legs ain't bad
Unless there's a crate
They ship the parts
To mama in
For souvenirs: two ears(Get down!)
Not his, not hers(but what the hey?)
The Good Book says:
"It's gotta be that way!"
But their Book says:
REVENGE THE CRUSADES...
With whips 'n chains
'N hand grenades..."

TWO ARMS TWO ARMS?
Have another and another
Our God says:
"There ain't no other!"
Our God says:
"It's all okay!"
Our God says:
"This is the way!"

It says in the book:
"Burn'n destroy...
'N repent, 'N redeem
'N revenge, 'n deploy
'N rumble thee forth
To the land of the unbelieving scum on
the other side
'Cause they don't go for what's in the
book
'N that makes ' em BAD
So verily we must choppeth them up
And stompeth them down
Or rent a nice French bomb
To poof them out of existence
While leaving their real estate just where
we need it
To use again
For temples in which to praise
OUR GOD
('Cause he can really take care of business!)

And when his humble TV servant
With humble glasses
And a nice brown suit
And maybe a blonde wife who takes phone calls
Tells us our God says
It's okay to do this stuff
Then we gotta do it,
'Cause if we don't do it,
We ain't gwine up to hebbin!
(Depending on which book you're using at the time...
Can't use theirs...It don't work...It's all lies...Gotta use
Mine...)

Ain't that right?
That's what they say
Every night
Every day
Hey, we can't really be dumb
If we're just following God's Orders
Hey, let's get serious...
God knows what he's doing...
He wrote this book here
And the book says:
He made us all to be just like Him,"
so...
If we're dumb...
Then God is dumb...
(And maybe even a little ugly on the side)


F. Zappa - 1981.

mardi 22 mai 2007

Clichés de conversations

Eeehhh oui .
Ils sont de retour avec le printemps.


Au travail à la cafétéria, à l'heure du lunch, autour d'une table où convives de sexe différents échangent dans la bonne humeur générale tout en ingurgitant leur nourriture propre.

Une collègue: En tout cas moi, quand je serre une main, j'aime une poignée de main franche...

Une autre femme: Ah ouen moé aussi, parles-moé pas d'une main molle, j'ai l'impression de
serrer une guenille!

Moi: Ben une main c'est pas une guenille quand même.

La collègue: Non mais tsé, j'veux dire comme un truc mou, j'ai l'impression de mettre la main
dans une pâte molle.

(rires)

L'autre femme: Ouen exactement, une pâte molle ahah. Ou une bite molle!

Moi: Ouin une bite molle, on va pas loin avec ça!

(hilarité)

Un collègue: Ben une poignée de main, cé une poignée de main, vous voulez dire quoi là?!

Moi: Il parait qu'une simple poignée de main vous en apprend pas mal sur votre interlocuteur...

La collègue: Ouais on dit ça, moi j'accorde de l'importance à une poignée de main. Molle ça veut
dire qui faut se méfier, franche c'est bon signe et trop ferme
trahirait un complexe de ché pas trop quoi.

Moi: La poignée qui vous écrase la main, j'ai connu ça. (un acteur américain) Trop cé comme pas assez.


(...)


Sur le parvis de la propriété d'une cliente. Je suis DEHORS.

Elle: c'est quoi toute cette terre sur vos chaussures!

Moi: Ben c'est le printemps madame! Et je suis dehors...

Elle: Ouais, déjà l'année dernière vous m'avez fait le même coup, vous avez marché sur mes
plates-bandes...

Moi: Vous avez bonne mémoire ! Je vois des dizaines de clients chaque jour, je
pourrais jamais me rappeler d'ça, je me souviens pas d'avoir marché sur vos
plates-bandes l'année dernière et je marcherais jamais sur des plantes. Sur la terre oui, mais pas sur des plantes quand même...

Elle: Ben moi oui! Je m'en souviens très bien. Y avait pas d'plantes ça j'vous l'donne mais les marches ne sont pas là pour rien...

Moi: Désolé, la prochaine fois, je marcherai sur vos marches...

Elle: Voilà...

(c'était rien qu'un rond de terre à bêcher médème)

(...)

En attendant en ligne au resto libanais...

Un dude: Fa que là elle pète comprends-tu....

Son pote: Wark...

Le dude: Elle s'excuse, "c'est dégueulasse, j'mexcuse" qu'elle me dit, gênée la fille, genre...

Son pote: J'comprend!

Le dude: J'lui dis:" ouais, c'est dégeulasse, au lit par-dessus l'marché!" Pis là elle pompe tout d'un coup et m'dit:
"T'es ben débile!"

Son pote: Non!

Le dude: Ben oui toé, j'capote pis elle m'dit complètement énarvée: "Ch' pas capable de
contrôler mes ostis d'pets!"

Son pote: mouahahahaha

Le dude: Chu parti à rire moi aussi comprends-tu, j'me roulais à terre...faque là elle m'dit: "T'es vraiment con, tu ris d' moi".

Son pote: Hein?!

Le dude: Ben oui toé.Fa que j'lui explique comment contrôler ses gazs, j'tépargne les détails c'est
l'heure du lunch, mais j'te jure elle était spéciale celle-là...

Son pote: Mets-en, tu vas la r'voir?

-P'têtre, elle est super belle et un cul man!

-Un cul qui laisse l'air s'échapper!

-Ouin...

(...)

lundi 21 mai 2007

Planète Terre





















4 ans. $25 millions. Une quarantaine de caméramen, des centaines de producteurs, scientifiques et guides. Voilà sommairement ce que cela a nécessité pour cette série documentaire exceptionnelle, chapeautée par la BBC en collaboration avec Discovery Channel et CBC RadioCan.


Filmée en Haute Définition avec une nouvelle technologie photographique aérienne que l'on dit révolutionnaire, s'étalant sur 9 épisodes d'une heure chacun, le résultat est d'une beauté inégalée, et la qualité, constante.
Présentement diffusée à Découverte chaque Dimanche sur RadioCan, la série se termine bientôt.


J'ai consommé plus que beaucoup côté docu animalier, et si "L'Opéra Sauvage" de F. Rossif demeure une référence incontournable mêlant avec génie l'animalier et le philosophique, j'admet que visuellement, Planet Earth restera la marque à battre pendant longtemps. Des super-ralentis et accélérés à couper le souffle de précision, jamais redondants et toujours opportuns.
Éblouissant et rare. Un vrai coup de coeur-télé printanier. Du jamais vu à chaque épisode, intelligemment clairsemé.
La somme de travail là-d'dans! Quatre ans et 25 millions plus tard... Du grand Art documentaire sur notre maison.


Des spécimens et comportements animaliers jamais vus à ce jour: le léopard de l'amour(entre autres) que l'on avait jamais filmé auparavant; en voie d'extinction. Probablement la seule occasion de l'admirer car on ne dénombrerait plus que quelques dizaines de spécimens.
Des parades nuptiales hallucinantes, la croissance végétale de plusieures semaines en quelques secondes, des combats épiques, des coups d'avant-bras, des savates volantes, la prise en quatre:)
La progression d'un fongus se nourrissant de pourriture végétale, le vol plané d'une grenouille d'Amazonie s'accouplant sur les feuilles d'un arbre, l'attaque nocturne(rarissime) d'une meute de lionnes affamées sur un éléphant...J'en passe et des meilleures.


Si la narration de Charles Tisseyre agace parfois par un ton affecté et trop appuyé(tu trippes Charlie!), on boude pas son plaisir devant une telle réussite. David Attenborough assure la narration de la version anglaise. Les mises à mort restent sobres sur Planet Earth, peu de "gore" comparé à d'autres séries plus sanglantes et "voyeuses". Ici on effleure la cruauté apparente d'un prédateur, on en montre l'introduction et la conclusion en évitant l'image choc:
les crocs dans la chair, le cris de douleur et le festin de tripes sanguinolentes. On évoque sans
fuir, mais on montre pas le "sale" de l'affaire. Choix artistique discutable largement compensé par d'autres découvertes visuelles et sonores.


Le coffret de l'oeuvre en 5 DVDs, assorti d'une heure et demi de "Behind the scenes" plus un épilogue d'une heure et demie "Planet Earth-Ze Future" , n'est pas donné : $92. plus taxes.

Tentation que j'ai pu zieuter ici .

Une des beautés de tout cela : ça vous ramène au sens de la vie sur terre du point de vue "essence", avec toute la sophistication et la simplicité qu'elle peut impliquer.

vendredi 18 mai 2007

Le Labyrinthe de David


J'ai donc pris la voiture pour me garrocher au "Nouveau" cinéma du Parc pour voir le dernier Lynch et polluer l'environnement un peu plus pour satisfaire mon caprice de cinéphile grand écran.
De plus, ces braves gens du Parc ont pensé aux habitants des planètes 450 environnantes en leur offrant 3 hres (!) de stationnement souterrain gratos! Pas très écologique, mais pratique quand on veut voir un film de plus de deux heures.
Pas besoin d'interrompre le visionnement pour aller nourrir le parcomètre. Innovateur dans un sens, car l'espace stationnement dans le coin est assez réduit merci.
C'est chouette de penser à nous les 450, les cinémas répertoires et leurs représentations en semaine sont surtout pensées pour les Montréalais en général.
Évidemment, j'aurais pu étrenner le nouveau métro Laval, mais bon. Je bossais tôt le lendemain et ne voulais pas attendre la rame; toutes les raisons sont bonnes pour prendre sa bagnole, moindre effort oblige. Voilà pour le pratique de l'expérience.
J'arrive juste à l'heure, 17 pm, une vingtaine de personnes assises un mardi ensoleillée.
Une bande-annonce: "Iraq in fragments" qui semble intéressant. Puis ze film débute.
What a fuckin' ride it was...Ça m'a pris tout de suite, dès les premières images j'ai embarqué dans le manège. La séquence hypnotique de l'aiguille sur le disque...
Pour ceux et celles qui l'ont pas vu encore, portez attention à ce que dit la vieille intriguante à Laura Dern au début du film. Je crois que cela vous aidera pour la suite car elle fournit quelques clés.
La première heure est assez "conventionnelle" pour du Lynch, ça se suit assez bien puis, l'horloge se dérègle, le temps et l'espace fuient; mine de rien, on entre dans un monde surréaliste du film dans le film où Laura Dern(excellente) souffre de visions, et où Lynch tient fermement la barre du bateau à mon avis, malgré l'apparente confusion qui s'en dégage.
Où sommes-nous, dans le scénario du film dans lequel elle joue ou bien dans sa vie à elle, telle qu'il nous la montre? Peu importe, le pouvoir hypnotique Lynch fait son effet par une maîtrise absolue de sa méditation filmée. Je me suis laissé bercer par cette histoire faite de lumière et de ténèbres où il vaut mieux laissé sa logique au vestiaire dès le début de la projection.
On assiste peu à peu à un dévoilement de poupées russes qui se chevauchent en parties, et souvent de manière fragmentaire, pour nous livrer des clés de compréhension par morceaux. Un puzzle 3D à assembler dans un labyrinthe, avec force musique jouant son rôle toujours important chez le cinéaste.
Je comprend la déception de certains cinéphiles devant tant d'énigmes, faut être dans un "mood" ouvert, en "shape" spirituelle momentanée, pour assister à un tel film.
Expérience inoubliable qui m'a fait très forte impression en ce qui me concerne, malgré un léger décrochage au deuxième tiers par tant de digressions, et malgré le fait que je me suis senti dépassé.
Par l'incompréhension d'un bord,( j'ai pas tout compris, loin de là): Les lapins, c'est quoi le rapport, esti?!
Par le questionnement de l'autre bord: que diable veut-il nous dire ce Lynch?
Film chargé et touffu. Dense. Too much peut-être. À voir, et à revoir pour mieux comprendre. Un de ses films qui vous laisse médusé par tant de questions, mais qui étrangement vous susurre sa réponse finale:
"Trust your own experience".
Un journaliste français lui a demandé:"Qu'ajouteriez-vous à l'annonce de votre film?"
-"Faites confiance à votre propre expérience".
Laura Dern campe ici deux rôles, l'actrice dans la vie(avec ses vrais yeux) et l'actrice dans le film(avec verres de contact foncés). Brillante, on dirait que le temps n'a pas ou peu de prise sur elle.
Elle dort dans le formol celle-là et offre ici une performance exceptionnelle.
Critique cinglante envers Hollywood et ses pseudos-rêves-illusoires où l'être humain n'est qu'objet. Plaidoyer pour la complexité de l'âme humaine, rédemption et déchéance, assorti des possibilités et des dérives de l'amour, Inland Empire est tout, sauf facile.
Premier film du cinéaste tourné entièrement en format numérique, l'ensemble pèche un peu par pauvreté des couleurs d'image et maigreur de la profondeur de champ par moments,- focus inadéquat sporadique mais était-ce le projectionniste qui tripatouillait?- qui ne m'ont pas dérangé outre mesure et qui ne ternissent en rien l'ensemble de cette oeuvre à mon avis.
Entre vous, moi et la boîte à bois, j'ai cru assister à une méditation mémorable sur le pouvoir du cinéma, et de la vie.

vendredi 4 mai 2007

Du rapport à l'argent


Le rapport que les gens entretiennent avec l'argent m'a toujours fasciné.
Dès mon plus jeune âge, j'observais comment les gens prennent l'argent avec leurs mains.
Comment ils en parlent, le traitent, le dépensent, et l'accumulent.
L'argent, le pognon, le fric, l'oseille, la tune, le bacon, le cash...Autant de dénominations que le sexe d'un homme ou d'une femme; autant de visions personnelles d'un compromis de l'humain qui échange son énergie contre des billets, de papier raffiné, de différentes grandeurs et colorés selon les cultures, mais qui signifie la même criss d'affaire à travers ses âges immémoriaux. Valeur universelle et bête, qu'il fait bon observer, me suis-je toujours dit.
"L'argent gagné au jeu est deux fois plus précieux que celui gagné en travaillant"
Martin Scorcese.
L'argent chanceux serait-t'il plus dangereux que l'argent gagné?
"L'argent ne fait pas le bonheur, mais rend le malheur confortable".
Anonyme
Mets-en chose, tant qu'on a la santé. Santé!
"Si la gloire apporte l'argent, j'attends la gloire; si la gloire n'apporte pas l'argent, j'attends
l'argent" .
Jack London
Tu l'as dit bouffi.
"Les seuls problèmes que l'argent peut résoudre, sont des problèmes d'argent".
Kin Hubbard
Voilà la réponse simplissime, cruelle et libératrice! J'espère seulement que tu es pas parente avec le fondateur de la scientologie...
Je me suis remis en mode observatoire récemment à ce propos et les résultats sont riches.
Les employé(e)s de dépanneur par exemple. Il y en a une, qui prend mon argent entre son pouce et son index, délicatement, à chaque fois, ça rate pas. Comme si c'était une plume d'oiseau rare. Un autre me l'arrache des mains comme un chiffon dont il a besoin pour éponger un dégât.
Un autre le prend de ses cinqs doigts franchement, mais sans agressivité.
Je trouve très cinématographique l'image d'une femme comptant du fric dans ses mains...
Prêtez-vous à l'exercice d'observation du "pognage" de l'argent. Vous m'en reparlerez...
Ou bien,vous demandez à votre interlocuteur ce qu'il fait de son argent, si le sujet tombe sur la table...Vous serez surpris des révélations récoltées, car tout le monde veut être écouté, mais personne n'écoute en notre époque... Même entre amis, se demander combien on a dans son compte en banque est un des derniers tabous à abattre entre amis. Demandez-leur:
"Aille toé ma chérie, tu me dirais combien tu as dans ton compte en banque?"
Un film intéressant sur le sujet, sans être transcendant: " Le coût de la vie" avec Vincent Lindon et Fabrice Luchini.
"Money....It's a crime..." chante Pink Floyd.

Et un sujet révélateur, j'ajouterai. :)

dimanche 29 avril 2007

Photographie de nuit.




Un site de photo de nuit, qui m'est venu par l'entremise d'un album de Stan Ridgway que j'aime beaucoup.
Un songwriter comme pas un.
Le photographe s'appelle Troi Paiva et son site est drette icitte .
;)

dimanche 22 avril 2007

Road to St-Étienne des Grès

St-Étienne des Grès, printemps 2006
Pour un agrandissement, cliquer sur l'image.
En bas à gauche, une canne et ses cannetons.

Une fée à Saturday Night Live


Hier soir après un souper chez des amis, je rentre chez moi, allume la télé. Fais du zapping.
Je tombe sur Saturday Night Live, une émission que j'avais délaissée parce que trop molle dans le propos, à mon goût. Trop formattée "mainstream" lors de mes derniers visionnements.
Surprise. Big Surprise. L'émission est déjà commencée et je tombe sur:
"Ladies and Gentlemen...Björk". Enthousiasme délirant des spectateurs. Zapping terminé. Je suis attentif. Si je m'attendais à voir Björk dans le cadre de cette émission...
J'écoute avec ravissement cette fée tombée du ciel, pieds nus sur la scène, poupée irradiante enrobée de tissu doré sortant de sa boîte magique. Je l'avais entendu sur disque auparavant mais c'était la première fois que je la voyais "Alive and very well indeed".
Un orchestre composé de nombreux musiciens enjoués l'accompagne: cuivres et choristes(au moins six), un claviériste, un batteur, un percussionniste, un guitariste.
Sa voix me transperce et me berce. Je suis sous le charme, coup de foudre pour sa voix et sa musique. Une voix qui plane, juste. Légère et puissante. Une musique inclassable.
Électro-pop-contemporaine? On croit s'entendre rêver. Words are cheap.
Björkien est le mot qu'elle a inventé. Chacun de ses gestes scéniques suinte l'amour de la musique. Rien de gratuit ou prémédité. Sur scène elle est "Ad Lib" et authentique.
Sacrée performance. Je suis sur le cul avec une crampe de la mâchoire.
Coudonc Björk, tu tiens ça d'qui, batinse?!
Une vieille âme, utilisant le véhicule organo-spatio-temporel qui lui est prêtée pour nous communiquer son amour, musicalement.
Un épisode de SNL http://www.nbc.com/Saturday_Night_Live en forme de fleur. La tige étant les sketches hilarants et mordants, avec l'invitée Scarlett Johansson(franchement drôle) et un dessin animé acide mémorable: "Torboto". Couronnée d'une fleur nommée: Björk.
Cette nuit, je rêverai pas niaiseux.

vendredi 20 avril 2007

Confession

Ivan le Terrible. C'est nul comme titre de blog, à bien y penser. Ça fait mégalo-cheapo.
Je regrette. Je trouve cela prétentieux de se donner un surnom à soi-même. Les personnes qui me connaissent, savent bien que je ne le suis pas de nature.

Quand vient le temps de m'inscrire sur un truc internet, j'ai pas de patience, je réfléchis pas. C'est tellement long pour trouver un nom qui va passer du premier coup...Alors j'ai choisi un surnom que l'on m'a déjà donné dans le passé, et ça a passé du premier coup. La belle affaire. Je me retrouve à plus savoir comment changer ce nom sans perdre tout mon monde.
Me voilà bien avancé. :(

Pas que j'aie des dizaines de lecteurs, mais tout de même. J'aimerais avoir de l'aide pour changer mon nom de blogue sans rien perdre. Je rêve? Et puis tant qu'à piler sur mon orgueil, est-ce que quelqu'un pourrait me dire en détails comment faire pour inclure un lien genre"ici" (de couleur différente) qui ferait référence à un lien, autrement qu'en tapant le dit lien?
Par exemple:

Madame la Marquise Denise Robert nous endort "ici" (le "ici" faisant le lien avec une autre page internet encore plus endormante)

Merci mes bons ami(e)s de votre coopération bienveillante envers moi. Je n'aurai que de bons mots pour celui ou celle qui me viendra en aide.

C'est "zen" de piler sur son orgueil parfois...;)
Mais pas trop souvent, sinon on faiblit pour rien.

mardi 17 avril 2007

PD Plaza

Laval, été 2005.

" PD Plaza, là où on achète gaiement "

Je suis gay-friendly, faut pas s'inquièter. On peut faire des jokes sur les hétéros, je serais le premier à rire, étant rieur de nature. Cela s'inscrit dans la veine de mon expo-photo virtuelle qui se poursuivra tant que le Cosmos me prêtera vie. Sauf avis contraire, toutes mes photos seront 100% natural, no silicone (paint shop ou photoshop) added.

dimanche 15 avril 2007

Échec au Roi.


Gary Kasparov, ex-champion mondial russe des échecs, a été arrêté et detenu hier pendant 10 heures par la police moscovite lors d'une manif pacifique interdite(elles le sont pratiquement toutes) par les autorités.
Leader et créateur de l'Organisation du Front civil russe uni contre le gouvernement de Poutine, son arrestation marque un point tournant dans l'histoire de ce gouvernement totalitaire déguisé en démocratie. Plus de détails au www.chessbase.com
Si on prend cette arrestation du point de vue du jeu, Kasparov pourrait bien avoir mis en échec le roi Poutine et gagné l'avantage de la position par le sacrifice d'une pièce.
Un gouvernement qui arrête et détient un de ses plus grands ambassadeurs tel Kasparov, -que plusieurs considèrent comme le plus grand joueur de tous les temps-, fait la preuve éclatante de son intolérance crasse, en plus de commettre une erreur tactique majeure pour sa "réélection".
Le peuple russe mérite tellement mieux que les leaders dont il fut affublé à travers le temps.
Pathétique histoire qui se répète ad nauseam pour cette nation historiquement marquée au fer rouge du despotisme et de la corruption.
Souhaitons-lui la chute de ce régime et l'avènement d'une démocratie véritable un jour...
Curieux hasard: je me suis remis à ce jeu passionnant, probablement le plus beau jeu d'esprit jamais inventé sur la planète.
liens: www.chessmaniac.com (Antoine je veux ma revanche de 30 min avec les blancs ;)
www.playchess.com (pas encore visité ce site mais parait qu'il est très bien)
Citations:
-"Échec et mat. Le roi est mort. Cri de fierté d'un joueur venant de terrasser son adversaire, courtoisement, sans effusion de sang".
Anonyme
-"La vie est une partie d'échecs"
Cervantes
-"Les échecs sont un jeu par leur forme, un art par leur essence et une science par sa difficulté d'acquisition. Ils peuvent vous procurer autant de plaisir qu'un bon livre ou une belle musique(ou un bon film heh), mais vous n'aurez une réelle joie que si vous arrivez à bien jouer"
Tigran Petrossian
-"La vérité est comme le meilleur coup aux échecs; elle existe, mais il faut la chercher"
Arturo Perez-Reverte
-"Il y a plus d'aventures sur un échiquier que sur toutes les mers du monde"
MacMahon
-"Aux échecs, l'arbre du jeu compte en tout quelque mille milliards de milliards de millards de milliards de milliards de fois plus de positions qu'il n'y a d'atomes dans l'univers"
Science et vie, décembre 2002, p.86... (difficile à croire)
Un jeu totalement ouvert, où deux intelligences s'affrontent par leur sens de l'analyse, leur prévoyance et leur imagination. "Le jeu des Rois et le Roi des jeux".
Mon défunt père m'a appris quand j'étais enfant. Il avait le style défensif du bulldozer qui avance lentement mais sûrement, après s'être construit une forteresse imprenable. Le temps que ça m'a pris pour le battre! Quand ce jour arriva, le désarroi imprimé en majuscules dans ses yeux était palpable et demeure un souvenir impérissable d'émotion contradictoire.
Joie d'avoir enfin battu le maître, peine de voir son père effondré par la défaite devant le fils élève.

jeudi 12 avril 2007

Suppositoire céleste


Deux Montagnes, été 2004


À remarquer, les deux filaments lumineux qui traversent la photo au-dessous et au-dessus de la lune étirée. Ce sont en fait des avions qui ont parcouru le cadre, par un temps d'exposition d'environ 3 ou 4 minutes.

jeudi 5 avril 2007

Pilune Miracle


Sur ce cliché, j'ai capté une partie de la course d'une pleine lune au levé, en laissant le diaphragme ouvert pendant environ deux minutes et demi avec un appareil Pentax K-1000 sur trépied, muni d'un objectif zoom 80-200 mm.
À quel point le monde peut vous révéler des choses insoupçonnées, avec un peu de patience et d'observation.