vendredi 3 août 2007

À Bergman et Antonioni

Malgré le deuil de deux amis irremplaçables, il y a nos vies.

Je vous reverrai tous les deux dans votre intégralité.
Vos véhicules terrestres ont peut-être terminé leurs vies actives, mais vos oeuvres et vos âmes respectives resteront gravées sur le plus précieux des marbres de ma mine.

Merci à vous deux, pour m'avoir éclairé et enseigné(en partie) la nature profonde de ce monde selon votre cinéma.

Canicule




En temps de canicule, outre la traditionnelle baignade et l'air climatisé, je suggère comme rafraîchissement : La Sangria "Pepito" , que j'ai trouvée chez mon épicier Métro.

Eh oui, bête de même. On est loin de Carlos Valdez et son café brûlant d'exploitation.


Sur glace dans un verre approprié, elle coule dans le gosier comme un p'tit Jésus en culotte de velours tout en abaissant la température corporelle. À 7% d'alcool, elle se boit comme du p'tit lait.


Savoureuse, rafraîchissante comme pas une, vous en redemanderez telle une éponge.

Ou un boit-sans-soif.


"Pépito, viens vouère un peu par icitte", " Ven aqui por favor", vous vous direz en vous reversant un verre. Puis un autre, et un autre jusqu'au bourrage en règle su 'l bord d' la piscine ou su' l patio. S'ensuivra probablement des situations cocasses et des pertes de mémoire gênantes. Surtout le lendemain. But today is today. Tomorrow is another.


Sa sympathique bouteille en forme de cruchon vous rappellera que la traditionnelle beuverie ne date pas d'hier; les gens aimant boire comme des cochons une fois d'temps en temps à toute époque.


C'est l'été au Québec.
Summer Time.


Cheers Pepito.



samedi 28 juillet 2007

Parallèle

Une fontaine illuminée un soir d'été, me fait le même effet qu'un feu de foyer en hiver.
Ça réchauffe le coeur et réjouit l'oeil.

mercredi 25 juillet 2007

Le Portail - 2e épisode

Le spectacle que m'offrent les deux fenêtres de mon appartement est quasi-permanent.
Enfin, depuis que je suis ici, les scènes rigolotes s'accumulent avec les passants, qu'ils soient pédestres, cyclistes ou motorisés.

Si j'étais dans un corps, je dirais que je suis dans le coeur. Le coeur du Vieux Ste-Dorothée,ce qui est mieux que d'autres endroits de l'anatomie Lavalloise.

Ainsi ce matin au levé du corps, de la fenêtre de ma chambre,(mon ordi est collé dessus) j'ai vu passé un tracteur de ferme tirant un wagon(une charette à quatre roues si vous voulez, on disait un wagon che-nous jadis) rempli d'épis de mais, une montagne d'épis de blé-d'inde... (la campagne est à environ 2000 mètres), puis environ dix minutes après, un type vociférant seul sur un tricycle hybride, qui tirait une tondeuse à gazon.

Attelée derrière, elle roulait et suivait son maître sans bruit. Sans doute un paysagiste écolo se rendant au travail en maugréant. J'ai pas entendu ce qu'il disait, -ma fenêtre étant fermée- mais il récitait certainement pas du Flaubert.

Je prend pas de drogues en passant, mais ce bref épisode m'a fait plus d'effet que le café habituel et je met quiconque au défi une fois dans sa vie, de voir dabord un tracteur chargé de blé d'inde suivi d'une tondeuse à gazon tirée par un mec vociférant en tricycle, en se réveillant le matin après s'être gratté les fesses. Sans compter la Ferrari qui est passée comme une guêpe au midi.

Un portail, j'habite un portail terrestre, avec une boutique Zen en-dessous appelée:

LA MAISON DE L'ÉVEIL
"Venez nous découvrir"

"Yvan, viens nous découvrir Yvaannn....Tu verras, c'est merveilleux, tu seras si bien..."

Ok. Okay. All right. On demande que ça, être bien. Mais une douche, tu suite, je dois m'réveiller bien comme il faut avant de vous découvrir. Me moucher,brosser mes dents après la soie dentaire, déjeûner, ça fini pu et en vieillissant c'est encore pire.

"Bien sûr Yvaann, prends ton temps, nous sommes patients et toujours présents, jamais tu ne souffriras notre absence. L'énergie est éternelle et partout, ne vois-tu pas qu'il y a ici beaucoup de choses qui s'y passent avec le sourire, en même temps que les personnes qui y circulent?"

Ah tant mieux pour la patience, tant mieux parce que c'est beaucoup de "input" en peu d'temps.
Ya effectivement beaucoup de choses à voir ici, ya plein de jolies femmes partout. Tout ça me fatigue, le déménagement, le boulot, l'emménagement, cet endroit, j'en ai assez c'est trop, j'ai besoin de vacances...
Et pourquoi m'interpellez-vous ainsi et pourquoi tous ces curieux hasards ? Vous m'avez choisi comme émetteur-récepteur ou quoi? Pourquoi tous ces sourires, vous êtes raéliens?

"Ne te moques pas..."

Alors donnez-moi des vacances dignes de ce nom sivouplé.

"Le respect est une autoroute à deux sens et on reconnait une personne à ses actes, non à ses paroles".

Bon la morale...Ok Ok, calmos...Restons zen, pragmatiques et détachés. Aoum.

"Tu te moques encore, bonsoir ."

(...)


P.S. désolé pour le tréma sur "mais" que j'ai pas encore trouvé. Nouveau clavier...

samedi 21 juillet 2007

Montée de La : La Nausée

Une fois par mois, à la pleine lune, j'ai besoin d'une dose d'effets spéciaux cinoches comme un véritable ado. Et l'autre jour, répondant à mes instincts les plus primaires, j'ai obéi au dictat Hollywoodien comme un junkie en manque. Honte. Et probablement, cure définitive.


Je suis allé voir " Transformers".


J'ai pas pu résister à l'appel d'un drogue stupide nommée: Special Effects.
Pour m'étourdir et me défouler. La dernière chiée est vraiment, mais vraiment dévastatrice pour les neurones et elle s'appelle "Transformers". Ce film qui transforme votre matière grise en pâte molle est le Nec Plus Ultra de la débauche informatique mise en images Hollywood.

Un cinéplex sale et bruyant au possible(Le Colosse qui suce de Laval) où jonchent popcorn et détritus en tous genres, jeux vidéos d'arcade et populace blasée faisant la file. On ferme les yeux et on se croit dans un centre d'achats qui vous offre le cinéma comme une vulgaire savonnette jetable après usage. Le cinéma comme "produit" dans toute sa splendeur. Un choc et une révélation triste, mais omniprésente dans le 7e art, et toutes les formes d'art finalement. Le cinéma étant plus spectaculaire, la révélation en est d'autant plus lumineuse.

C'est vraiment le troupeau à gérer, pour tous ces employé(e)s. Triste de voir qu'une majorité de gens vont voir ce genre de films, par imposition et monopole des salles d'une industrie milliardaire qui n'a plus rien à voir avec l'art depuis longtemps en flattant le plus petit dénominateur commun du divertissement à tout prix d'une part, et par la disparition progressive de l'esprit critique, et l'abrutissement généralisé de la masse cinéphile au détriment de tout esprit critique d'autre part. Pourquoi faire un effort pour s'ouvrir à d'autres visions du monde quand c'est si facile de rester dans son petit carré de sable réconfortant? Le véritable transformeur, c'est la pensée unique d'Hollywood du cinéma à numéro, rouleau compresseur à l'avant et planche à billets verts à l'arrière.

Triste de voir comment la civilisation dégénère en contemplation de vedettes insipides dans des produits qui le sont tout autant pour la glorification de la fuite vers l'avant. Ce n'est pas rien, glorifier l'évacuation de la pensée et la réflexion, au profit de l'abêtissement et la contemplation béate. Des produits de divertissement qui nivellent tout vers le bas, qui assomment, abrutient et assimilent votre cerveau et la culture, en prenant soin d'éviter TOUTE réflexion possible qui pourrait questionner le système en place. Je consomme donc je suis.
Homo Sapiens Connardus consuming.

Jusqu'à la nausée...
Ouais bourrons-les jusqu'au vomissement ces crétins, pendant ce temps we take care of business et ils remettent pas en question la mécanique de notre monde. Votre argent nous intéressent, ce que vous pensez consommateurs, on en a rien, mais foutrement rien à branler. Prenez ce que l'on vous donne, Payez, Gobez, Travaillez, Assimilez, Chiez et allez vous coucher les moutons, on se reverra demain, dès demain pour le prochain épisode. Et votre fric, cher(e)s cinéphiles, c'est ici qu'il vient parce que c'est ici que le peuple va because Uncle Sam tells you to do so. Fuckheads.

Ici au Colossus et ses clones planétaires, on l'a l'affaire. On vous bourre tous les orifices pour votre plus grande-satisfaction-béate-la-gueule-ouverte...On sait que vous aimez ça, et on vous en donne plus parce qu'on est des maîtres.


En rentrant dans la salle pleine pour ce nanar, ya la radio grandes gueules qui joue d'une part, et un clip de Paul McCartney d'autre part sur l'écran , qui ont pas rapport... Personne ne semble s'offusquer du fait que le projectionniste n'accorde aucune importance dans la synchro sono-visuelle entre les pauses...On se fout de votre gueule en partant, AVANT le film, parlez-moi d'un message clair, net et précis... :)

Le film maintenant: Transformers.
Pas nécessaire d'en parler tellement on est dans le placement de produits GM où les robots sont plus expressifs que les acteurs. Jon Voight tu vieillis bien mal, John Turturro, quesse tu fais-là, ah le cash j'oubliais. Scénario mince comme un papier de soie, prétexte à l'orgie d'effets spéciaux du début à la fin. Évidemment ça fait date pour ces derniers mais c'est tellement excessif et hystérique, qu'on demande grâce. Overdose. J'ai quitté avant la fin.


Incroyablement névrotique et assommant. Michael Bay et un bonze de GM posant ensembles pour la nouvelle Camaro sur Msn news, c'est un sommet d'arrogance mercantile.

Série Z à louer un soir de déprime pluvieux pour les junkies en manque d'effets spéciaux :)

J'espère être guéri.

dimanche 15 juillet 2007

Flash

L'ostentation matérielle est souvent la proche cousine de la compensation affective.

samedi 14 juillet 2007

Déménagement, poils aux dents.

Quelques réflexions suite à ce mouvement.

Déménager c'est se redéfinir, se recréer dans un autre espace-temps. Un défi joyeux quand c'est pour le mieux, une épreuve difficile quand c'est pour le pire. Dans tous les cas, ça coûte un max en énergie et en pognon mais tout semble indiquer le défi joyeux jusqu'à maintenant.
Un appartement c'est pas comme une bagnole que tu peux essayer avant d'acheter. À quand l'essai des apparts pendant une semaine avant de signer un bail?

Tu achètes avant d'essayer, sur parole du proprio que t'as jamais vu de ta vie et sur les témoignages que tu peux glaner quand c'est permis . On nage dans l'impression, le feeling et le pif.

Mon gros pif, (que j'ai proéminent) m'a bien servi je crois. Je suis un assez bon renifleur. Tout est positif sauf un truc que j'avais pressenti: le trafic automobile incessant de 0600 à 2100. Je deale étonnamment bien avec cet impondérable. Travaillant de jour, j'arrive le soir et le ronron du trafic m'indiffère totalement une fois à l'horizontale, ayant de surcroit d'excellentes fenêtres isolantes. Tant mieux, mais ça fait réfléchir aux solutions paliatives pour contrer le bruit. C'est stimulant.

Avec personne au-dessus et une boutique ésotérique et des cours de yoga en-dessous, un parc, un dépanneur, une bibliothèque, une chiro, une dentiste, une notaire, un "institut" de beauté, un resto français branchouillé, la député Raymonde Folco, l'église, un centre communautaire et qques vieilles maisons autour, j'habite désormais un portail somme toute calme. Me manque plus qu'un avocat branché et un médecin personnel pour l'auto-suffisance totale à l'intérieur de 500 mètres carrés en cas de guerre nucléaire.

Un portail espace-temps qui me permettra peut-être d'accéder à la connaissance suprême.

La cerise sur le sundae, c'est le mini-parc avec grosse fontaine au milieu de l'endroit, chaque fois que je quitte le portique. C'est beau, une vraie grosse fontaine dans un mini-parc.
L'autre jour, on a inhumé un soldat canadien mort en Afghanistan à l'église dont je vois le clocher de la fenêtre de ma chambre. Je me demandais ce que foutaient tous ces militaires ici, quand j'ai vu le reportage à tévé.

J'habite le Vieux Ste-Dorothée.

C'est zen, sauf pour les assurances-dommages. Deux fois plus cher à cause de la vocation commerciale de l'édifice, ya que trois logements au deuxième étage. Roger, Nicholas et moi.

So far, so good...

jeudi 5 juillet 2007

À la Revoyure

C'est la frénésie du déménagement qui culminera ce Dimanche.
Portez-vous bien et à bientôt!

Friendly yours...

mercredi 4 juillet 2007

Flash-Mickey



Croyez-vous au principe judéo-chrétien de la "punition" ; (genre retour du pendule), après avoir été aussi méchants que nous le fûmes envers ce pauvre scibouilleur-de-service qu'est Augendre ?


Si on me retourne la question, je répond:

"Non, j'espère être récompensé. Par son départ" . :)


lundi 2 juillet 2007

Jazz Fest avec "Forestare"



Je reviens d'un concert en plein air pas piqué des vers.

Un orchestre de 12 guitares classiques(guitares endiablées),appuyé d'une basse(quel bassiste!) sous la direction d'un chef.

Au menu: des compos de Steve Reich, Leo Brouwer,François Gauthier, Denis Gougeon,Pascal Sasseville, et Francis Marcoux.

Une première pour le groupe(après le lancement de leur premier cd) devant une foule attentive et nombreuse. Chapeau à ce public hétéroclite de tous âges, respectueux, expressif et sans débordements malheureux. Ça fait longtemps que je voulais parler des Montréalais festifs et pondérés en même temps. Ouverts. Silencieux pendant l'éxécution, et débridés à la clôture quand ils aiment. S'ils n'aiment pas, ils s'en vont sans esclandre. Civilisés.

J'aime cette ville et ses nombreux festivals.

Montréal est une sacrée gonzesse qui lit dans vos yeux. C'est du vrai, sophistiqué. Pas du toc cheap et expédié. Une âme irrésistible et mixte, française et anglaise, avec une histoire singulière.

Montréal est un pont. Entre l'Amérique et la France. Probablement le seul endroit au monde où on peut vivre à l'américaine en parlant français. Et Vice-versa.

(...)

Ce n'est pas toujours le cas,-ya des débordements-, mais en général, les montréalais savent écouter et exprimer leur appréciation en temps et lieu; si vous les captivez et les tenez ferme dans vos bras, ils vous embrasseront chaleureusement en retour, avec force sifflets et applaudissements.

Faut être à Montréal l'été pour comprendre et vivre cela en temps de festival. Jazz ou autre.

Mais revenons à la performance de Forestare. Rassembler 13 musiciens est déjà quelque chose qui suscite la curiosité. Guitaristes classiques en plus. Leur répertoire varié, plaît. "C'est comme du rock progressif, version guitare classique", dixit: François Gauthier.

12 guitares classiques. La première toune fut so-so. Le stress, et le fait de ne pouvoir s'entendre jouer avec le groupe a nui au début du concert, soit la première pièce "Chamane". Le groupe se cherchait avec raison. La pluie qui s'est abattu sur le toit de la scène( et sur nous) n'a pas aidé à la concentration non plus.Heureusement, l'arc-en-ciel s'est pointé, le ciel s'est dégagé et le groupe a rapidement trouvé le momentum du son "Un" ; après 20 minutes environ.

Le son de groupe qui fait " pow ", vous savez quand ça fait " ouais cé ça, that's it" . Un son qui ronronne dans vos oreilles comme un seul.

Yeah Baby, hold me tight. I just love you so much. I didn't know you could do such an effect on me. You hypnotizer. Je pensais pas qu'il y aurait autant de monde pour apprécier cette musique de chambre amplifiée. La foule... Ze Crowd...Jusqu'aux gradins à cent mètres de la scène. Captive.

Le défi était dabord de rendre justice à la musique, puis à l'auditoire, dehors aux quatres vents ET que les musiciens puissent s'entendrent jouer, leurs instruments ayant une portée sonore limitée.

Défi réussi et assez particulier dans l'histoire de ce festival.

Que c'était bon... Forestare

P.S Les textes du lien peuvent paraître un peu redondants mais l'important c'est d'écouter leur musique.

lundi 25 juin 2007

Tag Littéraire

Antoine m'a "tagué". Bon. Allons-y avec la règle arbitraire des Quatre. Je demande pardon aux auteurs que j'oublie dans ce sondage. J'ai pas le temps d'insérer des liens. De plus, j'ai toujours une envie irrépressible de cabotiner dans ces cas de tag, ayant la fâcheuse impression de me faire introduire une sonde contre mon gré :)

Mais je me prête au jeu sérieusement, car je suis joueur.

Note aux détracteurs(trices) de Proust: C'est un des plus grands ne vous en déplaisent, on lit pas Proust comme un roman mais comme un livre de chevet, on le laisse trainer pas loin, on en lit qques paragraphes ou qques pages et ça suffit pour faire de beaux rêves. Il se déguste par lampées, et se médite à travers les jours. Je suis pas un inconditionnel, mais je m'incline devant l'orfèvre des mots.

Assez de blabla, venons-en au fait:

4 livres qui ont marqué mon enfance:

1-Astérix en Corse (un de mes préférés)
2-Rubrique à Brac (tous les tomes, et presque tout de Gotlib)-pour l'imagination, l'humour et le talent de dessinateur incroyable.
3- Philémon de Fred(Tous les albums)-pour la poésie
4-La revue de Bandes Dessinées "Fluide Glacial"-pour la qualité et la diversité .

4 écrivains que je relirais, encore et encore.

1-Philippe Sollers
2-Umberto Eco
3-Marcel Proust
4-Albert Cohen

4 livres en attente dans la biblio (jen ai plus que quatres, je lis pas assez )

"Steppenwolf" de Herman Hesse( Il faut lire Siddartha)
"Belle de Jour" d'Albert Cohen (une brique, un classique de la litté française il parait)
"Ainsi parlait Zaratoustra" de F. Niestche
"Dévadé" de Ducharme

4 écrivains que je lirai plus.(ou jamais j'ajouterai :)

Question un peu définitive à mon goût. Je sais pas, il faut donner une chance au poche de se reprendre,(mais juste une fois) tout en ayant un oeil ouvert et critique, en sachant dire "Non merci" .

-Stephen King(recette)
-Dan Brown (recette)
- Denis Monette, (le lirai jamais heheh)
- La médème aux mèches argentées qui a écrit une toune pour Céline Dion dernièrement, son nom m'échappe...
-Lise Payette, Denise Bombardier même combat.


4 livres que je suis en train de lire

(cette question ressemble à la prochaine , à savoir: "que je n'ai pas terminé")
-Children of Men de P.D. James (captivant)
-"Roman" par Polansky (captivant)
-"Comment voyager avec un saumon" d'Umberto Eco. Drôle.
-"À la recherche du temps perdu" de Marcel Proust. Livre de chevet.

4 livres que j'ai pas terminés.(Dans le sens de : J'étais pu capable, zzzz)

-"A Prayer for Owen" de John Irving(j'ai pourtant aimé "Le monde selon Garp")
-"The Dark Tower" de Stephen King(tellement sombre,on pense qu'à roupiller)
- " Le livre de Mickey" de Michael Augendre, chef-pupitre cinéma au ICI.
( À lire en cas d'insomnie incurable)
-"Contes fantastiques" d'Herckman et Chatrian. ( la sieste se poursuit)

Et la meilleure:

4 livres que j'apporterais sur une île déserte:

-Le meilleur dictionnaire de la langue française.(Pour jouer au Scrabble sur le sable entre autres)
-Le meilleur bouquin de l'histoire des civilisations jusqu'à nos jours.
-Une carte toponymique des environs avec le langage universel des signaux de fumées et du code morse, version "pets en feu, sans se brûler l'fion ". Au cas où on voudrait être rescapé.
-Un guide de survie genre: " Comment prendre du poids en bouffant des racines".

Sur ce, je taguerai personne, mais j'aimerais bien lire Denis Côté et Simon D'or sur le sujet.
S'ils le veulent bien et quiconque aimerait se prêter au jeu.

vendredi 22 juin 2007

"Les Grands Reportages" à RDI

Pour connaître l'état de notre monde, j'avoue un penchant prononcé pour ces documentaires de première qualité de différents pays en collaboration avec notre télévision.

Évidemment, c'est pas jojo la plupart du temps, mais ça met au parfum. Sur l'état des lieux de notre planète-maison. Sur la situation géo-politique actuelle de notre boule, à travers plusieurs yeux. Je considère important d'être informé un minimum sur ce qui se passe ailleurs, par des journalistes un tant soit peu, impartiaux.

"Les grands Reportages" remplit bien cette mission.
Tous les jours de la semaine à 20hres, sur RDI.

dimanche 17 juin 2007

Déménagement.

Je déménagerai bientôt , le 7 ou 14 juillet. Je reste à Laval mais j'ai trouvé un oasis!
Il en reste encore dans le désert Lavallois.

Simplement pour vous dire que je bloguerai peu dans les prochaines semaines car j'en aurai plein la tête et les bras, en plus du boulot.


Amicalement vôtre,

Yvan

vendredi 8 juin 2007

" Ichi the Killer"


"Ichi the Killer" est un film asiatique de Takashi Miike. (prononcer Mickey). C'est d'un snob, vous trouvez pas? Tout le monde sait que les gens aimant le cinéma asiatique le sont, -dixit: Michael "Mickey" Augendre, chef-pupitre cinéma à l'hebdomadaire ICI. Avec un nom imprononçable par-dessus le marché; mais tu devrais être capable de dire celui-ci convenablement avec un peu d'effort. Répètes après moi: Mic-key...Mic-key...
Well, Ichi's got some news for you Mickey!
Ichi:
I'm out to chew on your dumb little head... And if I were you, I would start wearing
diapers right now 'cause when you see me, faeces of yours will be released against your
will...
Mickey:
Well, you do that because I don't share your point of view which is to say that maybe
the purists do share your point but the public, that can be dumb every so often do
share also your point of view, but REMEMBER, I'm not the speaker of the unionized
actors, but they're right in many ways but not always and meoihut-40tikmv,
350ou91à, also30t93verlj... Et les puristes diront djfhigth ii wejgh wgoeo ! zzzzzz
Ichi:
Cut the bullshit and take a nap while you can. You can run Mickey, but you cannot hide...
You still have the time to stop polluting us with your crap by returning where you came
from, which is to say : the no man's land of your dumbness...

dimanche 3 juin 2007

Rafale DVD

1-"Coeurs" d'Alain Resnais

Un pur délice, on se régale sans rien laisser et on lèche l'assiette. Du "tout bon", fin, intelligent, sensible, émouvant et drôle à mourir par moments. Mise en scène géniale servie par des acteurs lumineux, où la neige sert de rideau poétique entre les scènes. On est bercé par la magie du maître qui nourrit le coeur et l'esprit, à satiété.
Coup de coeur pour ce film inoubliable qui traite de la solitude et des rapports humains.
Resnais a l'âge de son coeur à 84 ans: jeune à jamais, avec une maîtrise absolue de son art.

Du cinéma comme ça, j'en veux encore et encore.

Rare et mémorable. 10 sur 10.

2-"Apocalypto" de Mel Gibson

Divertissement intelligent qui manque de profondeur. Gibson délaisse un bon sujet-la civilisation maya-au profit d'un "Jungle thriller" rondement mené. Caméra hyper-fluide, souci du détail impressionnant(maquillage, costumes, armoirie, ville maya entièrement recrée), belle photographie, mise en scène efficace. Gibson ici raconte, montre, et dirige très bien, mais n'approfondi pas son sujet ou presque. Occasion ratée d'en savoir davantage sur une société en avance sur son temps malgré sa supposée barbarie.

On se console avec l'action, ça déménage et ça rentre au poste pas à peu près. Très habile techniquement, mais assez vide philosophiquement. Visuellement nourris, on reste malheureusement sur notre faim historique et sociale. 7.5 sur 10.



3-"The Fountain" de Darren Aronovsky

Le début intrigue et promet par son sujet: la maladie, la mort, l'éternité et l'univers. Gros sujet casse-gueule où la lourdeur guette son cinéaste. Les acteurs sont bons(Rachel Weisz et Hugh Grant), c'est évocateur et l'émotion est là. Le milieu s'étiole lentement mais sûrement avec un scénario compliqué par un montage ponctué de scènes et effets visuels hors propos et inutiles. Ça monte un moment et ça tombe, ça remonte puis ça retombe encore, comme ça sans arrêt. La musique au début intéressante, commence à se faire répétitive et agaçante. Le dernier tiers se gâte sérieusement, l'absence totale d'humour n'a d'égale que la prétention envahissante qui se dégage du tout et où l'émotion commence à prendre le bord du vestiaire.

Ça s'écrase lamentablement au final dans une apothéose kitsch et fumeuse, sertie d'un crescendo musical insupportable. L'émotion a fui définitivement, c'est l'exaspération.Manquait que le sourire de Walt Disney en médaillon et un Mickey auréolé.
Allumez les lumières, je veux sortir d'ici.

Surestimé,malhabile et frustrant. Traitement pompier faussement subtil d'un sujet qui commandait autrement plus de doigté dans le montage et de "signification" au scénario\mise en scène. 6 sur 10


Et tout en bas de cette liste trône Ze Navet:

4-"Déjà Vu" de Tony Scott

Ah la la mes pauvres petits choux... Couchez-vous plus tôt avec le ventre vide au lieu d'avaler cette poutine à onzes heures le soir, vous rêverez moins niaiseux.

Tu nous dit "déjà vu" Tony?!!! Cent fois plutôt qu'une! Tu devrais aller te faire voir ailleurs, ça nous soulageraient...

Une fois ct'un bateau avec plein de monde dedans qui saute au début, pis ya un flic allumé(Denzel encore) qui va faire enquête pour trouver un méchant pis là il va faire un voyage dans le temps pour arrêter le méchant AVANT que la bateau plein d'monde saute.

-"Est platte ton histoire mononcle Yvan".
-Ben cé pas mon histoire c'est celle de Tony.
-On va s'coucher dabord, on l'a déjà entendu celle-là
-Déjà vue aussi...Bonne nuit les enfants.

Faut voir Denzel Washington atterrir sur une civière à l'hôpital(par hasard!) après son "voyage dans le temps", trembler comme une feuille en arrêt cardio-respiratoire et qui sera réanimé illico, pour pogner le méchant à temps.

N'importe quoi. Bâclé, invraisemblable, répétitif, lourd, prévisible et ridicule.

Tony, Denzel, allez vous coucher, ça presse.

0 sur 10 .

jeudi 31 mai 2007

Banane Iversaire Belogue




Un an.

Un grain de sable dans la mer, mais un bon paquet de jours dans une vie. C'est court quand on est heureux, mais très long quand on voit juste des barreaux à Guantanamo.

La contraction du temps quand on s'amuse, son extension quand on s'emmerde. C'est pourtant toujours la même mesure inexorable: tic-tac-tic-tac. Merci Albert Einstein.


Pourquoi un blog?


C'est le désir de partager ce que j'aime ou pas, sans attentes
autres que d'être lu un peu, par des lecteurs avec qui je peux
interagir par commentaires interposés. Pourquoi communique-t'on si ce n'est pour être "écouter"? Il faut rendre la pareille; le sens unique est très mauvais signe.
Aussi pour m'amuser, me défouler même. J'y trouve un certain effet
thérapeutique. J'écris tous les jours depuis l'âge de 15 ans
alors l'idée du blog m'est venue naturellement.


Ma première motivation fut celle de mettre mes photos et textes en ligne. J'ai publié quelques photos mais pas encore de textes.

J'ai peur de me les faire piquer par je sais pas trop qui ou par prétention, mais si je le fais pas, personne ne les lira. Damned if you do, damned if you don't.


Un blog, c'est l'auto-publication gratos, avec tous les abus que cela peut comporter. On en prend et on en laisse. À voir ma maigre récolte de commentaires, c'est pas le désir d'être reconnu qui m'incite à poursuivre! C'est donc par pur plaisir que je continue, et c'est la meilleure raison qui soit.



Je profite donc, chers convives, de cette commémoration pour faire mon petit sondage-maison; vous comptez pour moi vous savez ;) (mais je ferai ce que je veux quand même:)) Sentez-vous totalement libres, je l'ai spécialement conçu pour cela. Ne vous sentez pas obligés non plus d'écrire, si ça vous tente pas, je veux pas vous mettre mal à l'aise!
Sans façons.


-Qu'aimez-vous le plus ici?


-Qu'aimez-vous le moins?


- Pourquoi?


Quoiqu'il en soit, je fais un colleux à tous ceux et celles qui ont laissé des commentaires sur mon espace depuis un an, et je dis merci à ceux qui me lisent silencieusement.



Cheers et...santé!




vendredi 25 mai 2007

Dumb all Over



Whoever we are
Wherever we're from
We shoulda noticed by now
Our behavior is dumb
And if our chances
Expect to improve
It's gonna take a lot more
Than tryin' to remove
The other race
Or the other whatever
From the face
Of the planet altogether

They call it THE EARTH
Which is a dumb kinda name
But they named it right
'Cause we behave the same...
We are dumb all over
Dumb all over,
Yes we are
Dumb all over,
Near and far
Dumb all over
Black'n white
People, we is not wrapped tight

Nurds on the left
Nurds on the right
Religious fanatics
On the air every night
Sayin' the Bible
Tells the story
Makes the details
Sound real gory
About what to do
If the geeks over there
Don't believe in the Book
We got over here

You can't run a race
Without no feet
'N pretty soon
There won't be no street
For dummies to jog on
Or doggies to dog on
Religious fanatics
Can make it be all gone
(I mean it won't blow up
'N disappear
It'll just look ugly
For a thousand years...)

You can't run a country
By a book of religion
Not by a heap
Or a lump or a smidgeon
Of foolish rules
Of ancient date
Designed to make
You all feel great
While you fold, spindle
And mutilate
Those unbelievers
From a neighboring state

TO ARMS! TO ARMS!
Hooray! That's great
Two legs ain't bad
Unless there's a crate
They ship the parts
To mama in
For souvenirs: two ears(Get down!)
Not his, not hers(but what the hey?)
The Good Book says:
"It's gotta be that way!"
But their Book says:
REVENGE THE CRUSADES...
With whips 'n chains
'N hand grenades..."

TWO ARMS TWO ARMS?
Have another and another
Our God says:
"There ain't no other!"
Our God says:
"It's all okay!"
Our God says:
"This is the way!"

It says in the book:
"Burn'n destroy...
'N repent, 'N redeem
'N revenge, 'n deploy
'N rumble thee forth
To the land of the unbelieving scum on
the other side
'Cause they don't go for what's in the
book
'N that makes ' em BAD
So verily we must choppeth them up
And stompeth them down
Or rent a nice French bomb
To poof them out of existence
While leaving their real estate just where
we need it
To use again
For temples in which to praise
OUR GOD
('Cause he can really take care of business!)

And when his humble TV servant
With humble glasses
And a nice brown suit
And maybe a blonde wife who takes phone calls
Tells us our God says
It's okay to do this stuff
Then we gotta do it,
'Cause if we don't do it,
We ain't gwine up to hebbin!
(Depending on which book you're using at the time...
Can't use theirs...It don't work...It's all lies...Gotta use
Mine...)

Ain't that right?
That's what they say
Every night
Every day
Hey, we can't really be dumb
If we're just following God's Orders
Hey, let's get serious...
God knows what he's doing...
He wrote this book here
And the book says:
He made us all to be just like Him,"
so...
If we're dumb...
Then God is dumb...
(And maybe even a little ugly on the side)


F. Zappa - 1981.

mardi 22 mai 2007

Clichés de conversations

Eeehhh oui .
Ils sont de retour avec le printemps.


Au travail à la cafétéria, à l'heure du lunch, autour d'une table où convives de sexe différents échangent dans la bonne humeur générale tout en ingurgitant leur nourriture propre.

Une collègue: En tout cas moi, quand je serre une main, j'aime une poignée de main franche...

Une autre femme: Ah ouen moé aussi, parles-moé pas d'une main molle, j'ai l'impression de
serrer une guenille!

Moi: Ben une main c'est pas une guenille quand même.

La collègue: Non mais tsé, j'veux dire comme un truc mou, j'ai l'impression de mettre la main
dans une pâte molle.

(rires)

L'autre femme: Ouen exactement, une pâte molle ahah. Ou une bite molle!

Moi: Ouin une bite molle, on va pas loin avec ça!

(hilarité)

Un collègue: Ben une poignée de main, cé une poignée de main, vous voulez dire quoi là?!

Moi: Il parait qu'une simple poignée de main vous en apprend pas mal sur votre interlocuteur...

La collègue: Ouais on dit ça, moi j'accorde de l'importance à une poignée de main. Molle ça veut
dire qui faut se méfier, franche c'est bon signe et trop ferme
trahirait un complexe de ché pas trop quoi.

Moi: La poignée qui vous écrase la main, j'ai connu ça. (un acteur américain) Trop cé comme pas assez.


(...)


Sur le parvis de la propriété d'une cliente. Je suis DEHORS.

Elle: c'est quoi toute cette terre sur vos chaussures!

Moi: Ben c'est le printemps madame! Et je suis dehors...

Elle: Ouais, déjà l'année dernière vous m'avez fait le même coup, vous avez marché sur mes
plates-bandes...

Moi: Vous avez bonne mémoire ! Je vois des dizaines de clients chaque jour, je
pourrais jamais me rappeler d'ça, je me souviens pas d'avoir marché sur vos
plates-bandes l'année dernière et je marcherais jamais sur des plantes. Sur la terre oui, mais pas sur des plantes quand même...

Elle: Ben moi oui! Je m'en souviens très bien. Y avait pas d'plantes ça j'vous l'donne mais les marches ne sont pas là pour rien...

Moi: Désolé, la prochaine fois, je marcherai sur vos marches...

Elle: Voilà...

(c'était rien qu'un rond de terre à bêcher médème)

(...)

En attendant en ligne au resto libanais...

Un dude: Fa que là elle pète comprends-tu....

Son pote: Wark...

Le dude: Elle s'excuse, "c'est dégueulasse, j'mexcuse" qu'elle me dit, gênée la fille, genre...

Son pote: J'comprend!

Le dude: J'lui dis:" ouais, c'est dégeulasse, au lit par-dessus l'marché!" Pis là elle pompe tout d'un coup et m'dit:
"T'es ben débile!"

Son pote: Non!

Le dude: Ben oui toé, j'capote pis elle m'dit complètement énarvée: "Ch' pas capable de
contrôler mes ostis d'pets!"

Son pote: mouahahahaha

Le dude: Chu parti à rire moi aussi comprends-tu, j'me roulais à terre...faque là elle m'dit: "T'es vraiment con, tu ris d' moi".

Son pote: Hein?!

Le dude: Ben oui toé.Fa que j'lui explique comment contrôler ses gazs, j'tépargne les détails c'est
l'heure du lunch, mais j'te jure elle était spéciale celle-là...

Son pote: Mets-en, tu vas la r'voir?

-P'têtre, elle est super belle et un cul man!

-Un cul qui laisse l'air s'échapper!

-Ouin...

(...)

lundi 21 mai 2007

Planète Terre





















4 ans. $25 millions. Une quarantaine de caméramen, des centaines de producteurs, scientifiques et guides. Voilà sommairement ce que cela a nécessité pour cette série documentaire exceptionnelle, chapeautée par la BBC en collaboration avec Discovery Channel et CBC RadioCan.


Filmée en Haute Définition avec une nouvelle technologie photographique aérienne que l'on dit révolutionnaire, s'étalant sur 9 épisodes d'une heure chacun, le résultat est d'une beauté inégalée, et la qualité, constante.
Présentement diffusée à Découverte chaque Dimanche sur RadioCan, la série se termine bientôt.


J'ai consommé plus que beaucoup côté docu animalier, et si "L'Opéra Sauvage" de F. Rossif demeure une référence incontournable mêlant avec génie l'animalier et le philosophique, j'admet que visuellement, Planet Earth restera la marque à battre pendant longtemps. Des super-ralentis et accélérés à couper le souffle de précision, jamais redondants et toujours opportuns.
Éblouissant et rare. Un vrai coup de coeur-télé printanier. Du jamais vu à chaque épisode, intelligemment clairsemé.
La somme de travail là-d'dans! Quatre ans et 25 millions plus tard... Du grand Art documentaire sur notre maison.


Des spécimens et comportements animaliers jamais vus à ce jour: le léopard de l'amour(entre autres) que l'on avait jamais filmé auparavant; en voie d'extinction. Probablement la seule occasion de l'admirer car on ne dénombrerait plus que quelques dizaines de spécimens.
Des parades nuptiales hallucinantes, la croissance végétale de plusieures semaines en quelques secondes, des combats épiques, des coups d'avant-bras, des savates volantes, la prise en quatre:)
La progression d'un fongus se nourrissant de pourriture végétale, le vol plané d'une grenouille d'Amazonie s'accouplant sur les feuilles d'un arbre, l'attaque nocturne(rarissime) d'une meute de lionnes affamées sur un éléphant...J'en passe et des meilleures.


Si la narration de Charles Tisseyre agace parfois par un ton affecté et trop appuyé(tu trippes Charlie!), on boude pas son plaisir devant une telle réussite. David Attenborough assure la narration de la version anglaise. Les mises à mort restent sobres sur Planet Earth, peu de "gore" comparé à d'autres séries plus sanglantes et "voyeuses". Ici on effleure la cruauté apparente d'un prédateur, on en montre l'introduction et la conclusion en évitant l'image choc:
les crocs dans la chair, le cris de douleur et le festin de tripes sanguinolentes. On évoque sans
fuir, mais on montre pas le "sale" de l'affaire. Choix artistique discutable largement compensé par d'autres découvertes visuelles et sonores.


Le coffret de l'oeuvre en 5 DVDs, assorti d'une heure et demi de "Behind the scenes" plus un épilogue d'une heure et demie "Planet Earth-Ze Future" , n'est pas donné : $92. plus taxes.

Tentation que j'ai pu zieuter ici .

Une des beautés de tout cela : ça vous ramène au sens de la vie sur terre du point de vue "essence", avec toute la sophistication et la simplicité qu'elle peut impliquer.

vendredi 18 mai 2007

Le Labyrinthe de David


J'ai donc pris la voiture pour me garrocher au "Nouveau" cinéma du Parc pour voir le dernier Lynch et polluer l'environnement un peu plus pour satisfaire mon caprice de cinéphile grand écran.
De plus, ces braves gens du Parc ont pensé aux habitants des planètes 450 environnantes en leur offrant 3 hres (!) de stationnement souterrain gratos! Pas très écologique, mais pratique quand on veut voir un film de plus de deux heures.
Pas besoin d'interrompre le visionnement pour aller nourrir le parcomètre. Innovateur dans un sens, car l'espace stationnement dans le coin est assez réduit merci.
C'est chouette de penser à nous les 450, les cinémas répertoires et leurs représentations en semaine sont surtout pensées pour les Montréalais en général.
Évidemment, j'aurais pu étrenner le nouveau métro Laval, mais bon. Je bossais tôt le lendemain et ne voulais pas attendre la rame; toutes les raisons sont bonnes pour prendre sa bagnole, moindre effort oblige. Voilà pour le pratique de l'expérience.
J'arrive juste à l'heure, 17 pm, une vingtaine de personnes assises un mardi ensoleillée.
Une bande-annonce: "Iraq in fragments" qui semble intéressant. Puis ze film débute.
What a fuckin' ride it was...Ça m'a pris tout de suite, dès les premières images j'ai embarqué dans le manège. La séquence hypnotique de l'aiguille sur le disque...
Pour ceux et celles qui l'ont pas vu encore, portez attention à ce que dit la vieille intriguante à Laura Dern au début du film. Je crois que cela vous aidera pour la suite car elle fournit quelques clés.
La première heure est assez "conventionnelle" pour du Lynch, ça se suit assez bien puis, l'horloge se dérègle, le temps et l'espace fuient; mine de rien, on entre dans un monde surréaliste du film dans le film où Laura Dern(excellente) souffre de visions, et où Lynch tient fermement la barre du bateau à mon avis, malgré l'apparente confusion qui s'en dégage.
Où sommes-nous, dans le scénario du film dans lequel elle joue ou bien dans sa vie à elle, telle qu'il nous la montre? Peu importe, le pouvoir hypnotique Lynch fait son effet par une maîtrise absolue de sa méditation filmée. Je me suis laissé bercer par cette histoire faite de lumière et de ténèbres où il vaut mieux laissé sa logique au vestiaire dès le début de la projection.
On assiste peu à peu à un dévoilement de poupées russes qui se chevauchent en parties, et souvent de manière fragmentaire, pour nous livrer des clés de compréhension par morceaux. Un puzzle 3D à assembler dans un labyrinthe, avec force musique jouant son rôle toujours important chez le cinéaste.
Je comprend la déception de certains cinéphiles devant tant d'énigmes, faut être dans un "mood" ouvert, en "shape" spirituelle momentanée, pour assister à un tel film.
Expérience inoubliable qui m'a fait très forte impression en ce qui me concerne, malgré un léger décrochage au deuxième tiers par tant de digressions, et malgré le fait que je me suis senti dépassé.
Par l'incompréhension d'un bord,( j'ai pas tout compris, loin de là): Les lapins, c'est quoi le rapport, esti?!
Par le questionnement de l'autre bord: que diable veut-il nous dire ce Lynch?
Film chargé et touffu. Dense. Too much peut-être. À voir, et à revoir pour mieux comprendre. Un de ses films qui vous laisse médusé par tant de questions, mais qui étrangement vous susurre sa réponse finale:
"Trust your own experience".
Un journaliste français lui a demandé:"Qu'ajouteriez-vous à l'annonce de votre film?"
-"Faites confiance à votre propre expérience".
Laura Dern campe ici deux rôles, l'actrice dans la vie(avec ses vrais yeux) et l'actrice dans le film(avec verres de contact foncés). Brillante, on dirait que le temps n'a pas ou peu de prise sur elle.
Elle dort dans le formol celle-là et offre ici une performance exceptionnelle.
Critique cinglante envers Hollywood et ses pseudos-rêves-illusoires où l'être humain n'est qu'objet. Plaidoyer pour la complexité de l'âme humaine, rédemption et déchéance, assorti des possibilités et des dérives de l'amour, Inland Empire est tout, sauf facile.
Premier film du cinéaste tourné entièrement en format numérique, l'ensemble pèche un peu par pauvreté des couleurs d'image et maigreur de la profondeur de champ par moments,- focus inadéquat sporadique mais était-ce le projectionniste qui tripatouillait?- qui ne m'ont pas dérangé outre mesure et qui ne ternissent en rien l'ensemble de cette oeuvre à mon avis.
Entre vous, moi et la boîte à bois, j'ai cru assister à une méditation mémorable sur le pouvoir du cinéma, et de la vie.

vendredi 4 mai 2007

Du rapport à l'argent


Le rapport que les gens entretiennent avec l'argent m'a toujours fasciné.
Dès mon plus jeune âge, j'observais comment les gens prennent l'argent avec leurs mains.
Comment ils en parlent, le traitent, le dépensent, et l'accumulent.
L'argent, le pognon, le fric, l'oseille, la tune, le bacon, le cash...Autant de dénominations que le sexe d'un homme ou d'une femme; autant de visions personnelles d'un compromis de l'humain qui échange son énergie contre des billets, de papier raffiné, de différentes grandeurs et colorés selon les cultures, mais qui signifie la même criss d'affaire à travers ses âges immémoriaux. Valeur universelle et bête, qu'il fait bon observer, me suis-je toujours dit.
"L'argent gagné au jeu est deux fois plus précieux que celui gagné en travaillant"
Martin Scorcese.
L'argent chanceux serait-t'il plus dangereux que l'argent gagné?
"L'argent ne fait pas le bonheur, mais rend le malheur confortable".
Anonyme
Mets-en chose, tant qu'on a la santé. Santé!
"Si la gloire apporte l'argent, j'attends la gloire; si la gloire n'apporte pas l'argent, j'attends
l'argent" .
Jack London
Tu l'as dit bouffi.
"Les seuls problèmes que l'argent peut résoudre, sont des problèmes d'argent".
Kin Hubbard
Voilà la réponse simplissime, cruelle et libératrice! J'espère seulement que tu es pas parente avec le fondateur de la scientologie...
Je me suis remis en mode observatoire récemment à ce propos et les résultats sont riches.
Les employé(e)s de dépanneur par exemple. Il y en a une, qui prend mon argent entre son pouce et son index, délicatement, à chaque fois, ça rate pas. Comme si c'était une plume d'oiseau rare. Un autre me l'arrache des mains comme un chiffon dont il a besoin pour éponger un dégât.
Un autre le prend de ses cinqs doigts franchement, mais sans agressivité.
Je trouve très cinématographique l'image d'une femme comptant du fric dans ses mains...
Prêtez-vous à l'exercice d'observation du "pognage" de l'argent. Vous m'en reparlerez...
Ou bien,vous demandez à votre interlocuteur ce qu'il fait de son argent, si le sujet tombe sur la table...Vous serez surpris des révélations récoltées, car tout le monde veut être écouté, mais personne n'écoute en notre époque... Même entre amis, se demander combien on a dans son compte en banque est un des derniers tabous à abattre entre amis. Demandez-leur:
"Aille toé ma chérie, tu me dirais combien tu as dans ton compte en banque?"
Un film intéressant sur le sujet, sans être transcendant: " Le coût de la vie" avec Vincent Lindon et Fabrice Luchini.
"Money....It's a crime..." chante Pink Floyd.

Et un sujet révélateur, j'ajouterai. :)

dimanche 29 avril 2007

Photographie de nuit.




Un site de photo de nuit, qui m'est venu par l'entremise d'un album de Stan Ridgway que j'aime beaucoup.
Un songwriter comme pas un.
Le photographe s'appelle Troi Paiva et son site est drette icitte .
;)

dimanche 22 avril 2007

Road to St-Étienne des Grès

St-Étienne des Grès, printemps 2006
Pour un agrandissement, cliquer sur l'image.
En bas à gauche, une canne et ses cannetons.

Une fée à Saturday Night Live


Hier soir après un souper chez des amis, je rentre chez moi, allume la télé. Fais du zapping.
Je tombe sur Saturday Night Live, une émission que j'avais délaissée parce que trop molle dans le propos, à mon goût. Trop formattée "mainstream" lors de mes derniers visionnements.
Surprise. Big Surprise. L'émission est déjà commencée et je tombe sur:
"Ladies and Gentlemen...Björk". Enthousiasme délirant des spectateurs. Zapping terminé. Je suis attentif. Si je m'attendais à voir Björk dans le cadre de cette émission...
J'écoute avec ravissement cette fée tombée du ciel, pieds nus sur la scène, poupée irradiante enrobée de tissu doré sortant de sa boîte magique. Je l'avais entendu sur disque auparavant mais c'était la première fois que je la voyais "Alive and very well indeed".
Un orchestre composé de nombreux musiciens enjoués l'accompagne: cuivres et choristes(au moins six), un claviériste, un batteur, un percussionniste, un guitariste.
Sa voix me transperce et me berce. Je suis sous le charme, coup de foudre pour sa voix et sa musique. Une voix qui plane, juste. Légère et puissante. Une musique inclassable.
Électro-pop-contemporaine? On croit s'entendre rêver. Words are cheap.
Björkien est le mot qu'elle a inventé. Chacun de ses gestes scéniques suinte l'amour de la musique. Rien de gratuit ou prémédité. Sur scène elle est "Ad Lib" et authentique.
Sacrée performance. Je suis sur le cul avec une crampe de la mâchoire.
Coudonc Björk, tu tiens ça d'qui, batinse?!
Une vieille âme, utilisant le véhicule organo-spatio-temporel qui lui est prêtée pour nous communiquer son amour, musicalement.
Un épisode de SNL http://www.nbc.com/Saturday_Night_Live en forme de fleur. La tige étant les sketches hilarants et mordants, avec l'invitée Scarlett Johansson(franchement drôle) et un dessin animé acide mémorable: "Torboto". Couronnée d'une fleur nommée: Björk.
Cette nuit, je rêverai pas niaiseux.

vendredi 20 avril 2007

Confession

Ivan le Terrible. C'est nul comme titre de blog, à bien y penser. Ça fait mégalo-cheapo.
Je regrette. Je trouve cela prétentieux de se donner un surnom à soi-même. Les personnes qui me connaissent, savent bien que je ne le suis pas de nature.

Quand vient le temps de m'inscrire sur un truc internet, j'ai pas de patience, je réfléchis pas. C'est tellement long pour trouver un nom qui va passer du premier coup...Alors j'ai choisi un surnom que l'on m'a déjà donné dans le passé, et ça a passé du premier coup. La belle affaire. Je me retrouve à plus savoir comment changer ce nom sans perdre tout mon monde.
Me voilà bien avancé. :(

Pas que j'aie des dizaines de lecteurs, mais tout de même. J'aimerais avoir de l'aide pour changer mon nom de blogue sans rien perdre. Je rêve? Et puis tant qu'à piler sur mon orgueil, est-ce que quelqu'un pourrait me dire en détails comment faire pour inclure un lien genre"ici" (de couleur différente) qui ferait référence à un lien, autrement qu'en tapant le dit lien?
Par exemple:

Madame la Marquise Denise Robert nous endort "ici" (le "ici" faisant le lien avec une autre page internet encore plus endormante)

Merci mes bons ami(e)s de votre coopération bienveillante envers moi. Je n'aurai que de bons mots pour celui ou celle qui me viendra en aide.

C'est "zen" de piler sur son orgueil parfois...;)
Mais pas trop souvent, sinon on faiblit pour rien.

mardi 17 avril 2007

PD Plaza

Laval, été 2005.

" PD Plaza, là où on achète gaiement "

Je suis gay-friendly, faut pas s'inquièter. On peut faire des jokes sur les hétéros, je serais le premier à rire, étant rieur de nature. Cela s'inscrit dans la veine de mon expo-photo virtuelle qui se poursuivra tant que le Cosmos me prêtera vie. Sauf avis contraire, toutes mes photos seront 100% natural, no silicone (paint shop ou photoshop) added.

dimanche 15 avril 2007

Échec au Roi.


Gary Kasparov, ex-champion mondial russe des échecs, a été arrêté et detenu hier pendant 10 heures par la police moscovite lors d'une manif pacifique interdite(elles le sont pratiquement toutes) par les autorités.
Leader et créateur de l'Organisation du Front civil russe uni contre le gouvernement de Poutine, son arrestation marque un point tournant dans l'histoire de ce gouvernement totalitaire déguisé en démocratie. Plus de détails au www.chessbase.com
Si on prend cette arrestation du point de vue du jeu, Kasparov pourrait bien avoir mis en échec le roi Poutine et gagné l'avantage de la position par le sacrifice d'une pièce.
Un gouvernement qui arrête et détient un de ses plus grands ambassadeurs tel Kasparov, -que plusieurs considèrent comme le plus grand joueur de tous les temps-, fait la preuve éclatante de son intolérance crasse, en plus de commettre une erreur tactique majeure pour sa "réélection".
Le peuple russe mérite tellement mieux que les leaders dont il fut affublé à travers le temps.
Pathétique histoire qui se répète ad nauseam pour cette nation historiquement marquée au fer rouge du despotisme et de la corruption.
Souhaitons-lui la chute de ce régime et l'avènement d'une démocratie véritable un jour...
Curieux hasard: je me suis remis à ce jeu passionnant, probablement le plus beau jeu d'esprit jamais inventé sur la planète.
liens: www.chessmaniac.com (Antoine je veux ma revanche de 30 min avec les blancs ;)
www.playchess.com (pas encore visité ce site mais parait qu'il est très bien)
Citations:
-"Échec et mat. Le roi est mort. Cri de fierté d'un joueur venant de terrasser son adversaire, courtoisement, sans effusion de sang".
Anonyme
-"La vie est une partie d'échecs"
Cervantes
-"Les échecs sont un jeu par leur forme, un art par leur essence et une science par sa difficulté d'acquisition. Ils peuvent vous procurer autant de plaisir qu'un bon livre ou une belle musique(ou un bon film heh), mais vous n'aurez une réelle joie que si vous arrivez à bien jouer"
Tigran Petrossian
-"La vérité est comme le meilleur coup aux échecs; elle existe, mais il faut la chercher"
Arturo Perez-Reverte
-"Il y a plus d'aventures sur un échiquier que sur toutes les mers du monde"
MacMahon
-"Aux échecs, l'arbre du jeu compte en tout quelque mille milliards de milliards de millards de milliards de milliards de fois plus de positions qu'il n'y a d'atomes dans l'univers"
Science et vie, décembre 2002, p.86... (difficile à croire)
Un jeu totalement ouvert, où deux intelligences s'affrontent par leur sens de l'analyse, leur prévoyance et leur imagination. "Le jeu des Rois et le Roi des jeux".
Mon défunt père m'a appris quand j'étais enfant. Il avait le style défensif du bulldozer qui avance lentement mais sûrement, après s'être construit une forteresse imprenable. Le temps que ça m'a pris pour le battre! Quand ce jour arriva, le désarroi imprimé en majuscules dans ses yeux était palpable et demeure un souvenir impérissable d'émotion contradictoire.
Joie d'avoir enfin battu le maître, peine de voir son père effondré par la défaite devant le fils élève.

jeudi 12 avril 2007

Suppositoire céleste


Deux Montagnes, été 2004


À remarquer, les deux filaments lumineux qui traversent la photo au-dessous et au-dessus de la lune étirée. Ce sont en fait des avions qui ont parcouru le cadre, par un temps d'exposition d'environ 3 ou 4 minutes.

jeudi 5 avril 2007

Pilune Miracle


Sur ce cliché, j'ai capté une partie de la course d'une pleine lune au levé, en laissant le diaphragme ouvert pendant environ deux minutes et demi avec un appareil Pentax K-1000 sur trépied, muni d'un objectif zoom 80-200 mm.
À quel point le monde peut vous révéler des choses insoupçonnées, avec un peu de patience et d'observation.

samedi 31 mars 2007

Rafale DVD

Le dernier James Bond "Casino Royale"
Une coche au-dessus des précédents avec le meilleur acteur-Daniel Craig- depuis Sean Connery.
Mieux écrit, plus humain, plus crédible. Mais ça reste du divertissement James Bond.

"Que Dieu bénisse l'Amérique" de Robert Morin. J'aime bien Morin.
Belle surprise, bon scénario,on nous prend pas pour des cons dans ce film, bon suspense coloré par de belles performances de tous les acteurs(trices). Musique ennuyeuse, qui ne gâche cependant pas le plaisir cinéma. Vaut le détour.

"The Departed" de M. Scorcese
Bien,(très bons dialogues) but another "gangster movie" de Martin avec une finale qui laisse à désirer et une version de "Comfortably numb" de Pink Floyd franchement ridicule. Nicholson sur le pilote automatique mais tout de même efficace si on le prend ici au cas par cas dans sa filmo, Di Caprio très bien, Damon correct, Walhberg bien et Alec Baldwin ok. Film d'acteurs sur fond de mafia Bostonnaise branchée sur le cellulaire. "The Sopranos" version Scorcese.

The Host - Monstre Suprême

"The Host"
Bong Joon-Ho (Corée du Sud, 2006)
version originale sous-titrée en anglais

Si le temps confirme les grandes oeuvres, ce film remarquable et jubilatoire a déjà un bon bout de chemin de fait quant à moi, tant je me suis régalé du début à la fin par autant de talent transposé sur grand écran.

S'inspirant d'un fait divers survenu en 2000, où un déversement toxique eut lieu dans la rivière Han après qu'un supérieur américain l'eut ordonné à un subalterne coréen protestataire, le film est une satire politico-familiale mordante, affublée d'un monstre qui fait flèche de tout bois sans jamais rater une cible. Juste cela représente un exploit en soi.

En y ajoutant une créature mutante qui sert ici surtout de véhicule à la poésie visuelle et narrative magistrale de Bong Joon-Ho, le film atteint des sommets anthologiques. Comme si le film portait le monstre sur ses épaules et non l'inverse, la bébitte servant de "side kick" assise à la droite du conducteur pour nous faire peur et nous faire rire. Idée brillante ET réussie. Effets spéciaux à la fine pointe malgré un budget de $10 millions US. Faut voir cette énorme grenouille-limace, hyper-agile avec sa queue de lézard, mais pataude et drôle dans ses déplacements sur terre ferme avec ses pattes de batracien mal fagotées pour le plancher des vaches. Une belle grosse bestiole dégueu, vraiment. J'aime les monstres hybrides, que voulez-vous...

Et le mec Bong , il manie les ruptures de ton et les codes de différents genres comme un gitan de cirque manie les couteaux avec une dextérité rarement vue. Si la magie existe, Bong en est un représentant. Ça passe du burlesque au drame subtil et poétique en une minute sans décrochage avec une chronologie d'évènements scrupuleusement réaliste. Comme une suite de tableaux peints par de grands maîtres, regroupés sous un même thème avec le fil narratif de la famille sur fond de politique version cinéma. Réinvention.

Créativité, drôlerie, inventivité visuelle, on sent jamais la présence de la caméra tellement tout coule de source. Fluide comme de l'huile d'olive première pression. Hilarante scènes de famille, foule en panique hallucinante, humour et douleur judicieusement clairsemés. Bong Joon-Ho, poète de l'image avec l'oeil tantôt microscopique, tantôt panoramique sans jamais verser dans la redondance, la redite ou la complaisance.

Comment réussit-il cela? Je sais pas, franchement. Tout ça se tient admirablement bien dans le montage, sans doute par la vision globale et précise d'un cinéaste de génie qui sait exactement où il s'en va tout en gardant à l'esprit que la vie est une tragi-comédie parsemée de poésie au quotidien. Son précédent film "Memories of Murder"(2004) serait de même facture que celui-ci où le mélange des genres est heureux. En tout cas mon Bong, je vais m'rappeler d'toé...

Si j'étais hyper-pointilleux (ce que je ne suis pas face à un film magistral où la somme vaut cent fois plus que l'addition de quelques parties), ma seule critique serait le jeu parfois forcé de quelques interprètes, mais oubliez donc ça.

Faut voir cette bête lumineuse avant qu'elle ne s'enfuie, sinon espérez le DVD. C'est une HONTE que ce soit à l'affiche dans une seule salle quand le nanar annoncé "À vos marques...Party" monopolise 33 salles(dites "Trente trois") dans le Mtl Métropolitain. A real fucking shame. Monopole du nivellement culturel vers le bas, motivé par la soif de profits des distributeurs. La "Universal" aurait acheté les droits de remake sur le film. Faut s'attendre à ce que Hollywood, dans son incapacité schizophrénique à s'ouvrir sur les autres cultures, nous remâche ce bijou pour en recracher un squelette pâteux et sans âme où une bonne famille typique (américaine bien sûr) fera face à l'adversité dans un pays disons..hmm..arabe? Les paris sont ouverts et ce sera intéressant de voir comment les américains transformeront une charge critique à leur endroit, en leur faveur.

Seront-t'ils capables d'auto-critique en respectant le côté politique du film? On peut sérieusement en douter.




mercredi 21 mars 2007

Spring Time




Aujourd'hui 21 mars 2007. Printemps Québécois chronologiquement installé.
Je célèbre avec un gros colombin cubain le début de mes vacances printanières, pouff pouff...
" Off "
Off everything , "over" until fucking April second... Pouff pouff... Hmm ce cigare est délicieux, faites-moi penser d'aller porter des oranges et son manger-mou à Fidel.
Je me suis fait un cadeau en m'offrant ce coffret Zappa: "Shut up and play your guitar".
"La ferme et joues ta guitare"...Dicton qui aurait pu très bien s'appliquer à Phil Collins après son premier album solo: "Shut up and play your drums"...
C'était un coffret que je m'étais offert dans l'temps en microsillons mais, technologie oblige.
Au menu ici: de la guitare, et encore de la guitare. Électrique, rock, blues, heavy, dans tous ses états et appuyée par un orchestre hors pair composé majoritairement et en alternance de :
Warren Cucurullo, Steve Vai, Ray White, Ike Willis à la guitare rythmique;
Tommy Mars, Peter Wolf, Bob Harris aux claviers;
Ed Mann aux percussions;
Vinnie Colaiuta et Terry Bozzio à la batterie. Sans oublier F.Zappa, lead guitar tout le long.
Il y a évidemment des moments inférieurs à d'autres sur la somme que cela comporte, mais dans le fond, ils servent d'écrin; révélant de pur joyaux musicaux qui parsèment allègrement le coffret.
De la musique soleil et lune qui vous laboure le cerveau comme la charrue renverse la terre printanière, impatiente de livrer ses promesses. La récolte est à la hauteur du compositeur délirant d'imagination.
Un son de guitare irradiant, qui vous explose dans le crâne en chantant implacablement sa mélodie constamment changeante...On en sort de son véhicule organo-spatio-temporel tellement cela me transporte. Une prise de son "Live" aussi précise qu'un studio Hi-tech 2007 pour un album livré en...1981 d'après des techniques d'enregistrement révolutionnaires(1). Ce coffret conceptuel dans l'oeuvre Zappa marque simultanément une trève de mots et de voix pour poser une pierre angulaire instrumentale tellement l'inspiration et la pureté sonore du compositeur compense l'absence de la voix. Avec un Vinnie Colaiuta au sommet de son art rythmique qui assure une levée de la sauce comme un soufflé hyper-réussi qui ne se dégonfle jamais.
On pardonne certaines redondances quand on atteint pareil nirvana musical. Livré dans une période très fertile du maître au début des années 80 avec " Sheik Yerbouti", "Joe's Garage" et "You are what you is"
Je taris pas d'éloges, mais faut aimer la guitare électrique et faut aimer Zappa pour ce coffret, il est pas pour les néophytes, mais pour les connaisseurs de l'oeuvre. Et ce qu'il y a de plus beau dans son oeuvre en général, c'est son imagination, son intégrité, son intelligence musicale couplées à sa complexité technique, sa vision originale du monde, son humour et sa vulgarité verbale, qui ont toujours servi qu'une seule et unique ambition: la musique version Frank Zappa.
(1) "Guitar World"-November 1981 Vol 2, No 6 - par John Swenson (extrait)
"These records are obviously important to guitarists studying Zappa's technique, especially since transcription books of most of this material as well as a lot of other Zappa compositions are now available. But this is not a project solely for the techie.Anyone who's appreciated the beauty of Zappa's decision to release three instrumental records goes far beyond a mere footnote to his career, however,because the project fits neatly into Zappa's increasingly modular approach to the gamesmanship of juggling recordings, live performances and composition. Zappa was fortunate in that a technological revolution in recording equipment occurred during his career.
The first three Mothers of Invention albums were made on four-track recording machines; by the time of Hot Rats, sixteen-track was available.
Now you can have as many tracks as you like by chaining together twenty four-track machines.What's more, remote facilities have advanced to the point where live performances
can be recorded with studio level precision.
Zappa has taken unique advantage of these technological break-throughs. Dating back to the
"Sheik Yerbouti" album(1979) he has begun to experiment with a recording\compositon technique which he calls "xenocrony", or strange synchronization.
Most simply, Zappa's idea is that instrumental passages from completely different songs(bass part from one song, drums from another, guitar from another etc.) can be fitted together musically. Yet a more elaborate application makes a pre-existing part, particularly a guitar solo,
the "compositional foundation" for a completely new song.
Most of "Joe's Garage" was composed and recorded this way.Live guitar parts were extracted from concert tapes and used as the blueprint for elaborate studio constructions completely different from the solo's original context.
"When I suggested doing it, the engineer I was working with looked at me like I was really nuts", laughs Zappa.
(Ça me rappelle une de ses citations: "There is no progress possible, without going out of the norm.")
Only a mind as diabolically clever as Frank Zappa' s could exploit these opportunities so deftly
-the "hoopla" over Brian Eno's self-consciously arty collages and "found objects" is child's play next to Zappa's conceptual superstructure. (J'irais pas jusqu'à dire cela de Brian Eno, mais Zappa était un maître aussi) ....It amuses him to find synchronicity in apparently unrelated objects the way some people do the crossword puzzle over their morning coffee.
But at a time when so many "poseurs" in the music business insist on their credentials as artists,
Zappa's off-handed, humorous overview of his work as one potentially undifferentiated piece is truly refreshing. Theoratically, Frank Zappa could release an infinite number of new records just working from the boxes and boxes of guitar solos stacked up in his basement recording studio. "Shut up and play your guitar" is only the tip of the Iceberg.
-John Swenson.

dimanche 11 mars 2007

"Babel" ou "Le principe de Peter"


Le Principe de Peter, ça vous dit qque chose?
C'est la théorie selon laquelle tout être humain s'élève jusqu'à son niveau d'incompétence.
On s'améliore, on grimpe, on gravit les échelons de la compétence jusqu'au niveau de l'incompétence.
Babel est le plus bel exemple de cette théorie à mon avis.
Je n'ai lu aucune critique négative sur ce film à part Helen, Denis, et un autre. Le reste est dithyrambique et je me demande bien pourquoi, tant ce film est mal écrit, mal monté, d'un intérêt bien limité mais qui surtout, ne suscite guère d'émotion tellement le montage et les dialogues sont insignifiants.
Quatre histoires qui se chevauchent très maladroitement, dont on a rien à branler la moitié du temps. On dirait un film étudiant qui veut impressionner le prof. Ouais, regardes ça mec comment je jongle avec mes quatres boules(histoires) comme un pro! Hein dis-le que t'es impressionné hein mec!
Non. Pas du tout mec. Tu t'es pété la gueule mec. Tu as dépassé tes limites mec.
Une bonne idée mal exploitée, mal écrite et mal filmée. On s'en tape de la noce mexicaine mec.
On s'en tape des adolescentes en goguettes à Tokyo comme tu nous les montrent(malgré une trame sonore franchement bien et une actrice naturelle, Yakusho). Côté dialogues,c'est maigre.
"Tu as mis ton slip ce soir?"
- Non, je laisse respirer mes valseuses, fait trop chaud. Tsé....
Après une heure, je me suis dit: mais qu'est-ce que c'est là, c'est quoi tu me racontes là? ZZZZ. Dommage, parce que la carabine qui se promène sur la planète était une bonne idée. Ça prend une putain d'heure avant que l'émotion ne surgisse. Quelle perte de temps! Les deux histoires qui m'ont fait durer sont celles des arabes avec la carabine, et celle de Cate avec la balle dans l'épaule. Je reste poli.
J'ai du respect pour le réalisateur d'Amores Perros. Pas pour le tâcheron de "Babel" qui se prend pour le jongleur des Dieux qui en fait échappe constamment ses balles.
Définitivement le volet le moins réussi de sa trilogie. Et c'est quoi ce montage alambiqué entre les histoires?! Dès que la tension semblait monter, couic, on passe à une autre histoire sous un niveau émotif inférieur et ainsi de suite...Frustrant et maladroit... Le réalisateur aurait voulu nous faire "décrocher" de l'histoire qu'il ne s'y serait pris autrement.Et c'est là que le principe de Peter embarque, il a atteint son niveau d'incompétence Inarritu, avec Babel. Il a frappé son mur avec ce montage bancal, en dents de scie sans égard à l'unité de ton et sans respect pour l'histoire. Une progression dramatique hachée à la tronçonneuse, avec un rythme constamment brisé.
Pétard mouillé.

DVD- The Pink Panther


Steve Martin n'arrive pas à la cheville de Peter Sellers dans ce remake platte à mort qui peine à vous arracher un ou deux sourires. Que dis-je! Il arrive même pas à l'ombre du petit orteil gauche de Sellers. Au menu: gags éculés, comique de situation mille fois vu, et cabotinage digne des années soixante. Plus poche que le plus poche des Panthères Roses dans le temps. Faut le faire.
Absence de Kato le concierge kamikaze, remplacé par Jean Reno qui fait ce qu'il peut avec ce qu'on lui donne, c'est à dire pas grand chose. Le faire-valoir de Martin, qui n'est pas de taille, en très pâle imitation du maître Sellers qui lui aurait certainement foutu qques baffes à la vue de ce remake honteux. Bande sonore et dessins animés rafraîchis, mais sans génie.
Gâchis pathétique.

vendredi 2 mars 2007

Post Oscar Gossip 6


Hudson: " Tu devineras jamais sur quoi j'ai marché sur le tapis rouge dehors...."
Whitaker: " Mmmmh, non sur quoi?"
Hudson: " Un acteur de série B"
Whitaker: "Noon, vraiment?"

Post Oscar Gossip 5


"Quelles grandes mains vous avez Monsieur"

-"C'est pour mieux vous prendre mon enfant"

Post Oscar Gossip 4


Visiblement heureux, notre Martin. Il tient bien la statuette dans sa main, arborant un sourire radieux et les yeux d'un Italien plein de vie. "Yes Sir! I've got it finally".
Well deserved man, well deserved.

Post Oscar Gossip 3


Pas un fan de Will Smith, mais jolie photo de famille.

Post-Oscar Gossip 2



"Il se laisse pousser le menton, avec un peu de patience, il ressemblera à un des frères Dalton".

Post-Oscar Gossip

Le Roi scientologique Ti-Tom et sa Reine du moment.
C'est drôle, on dirait qu'elle fait un mètre de plus que lui sur cette photo, en imaginant une marche entre le béton et les tuiles.