vendredi 3 août 2007
À Bergman et Antonioni
Je vous reverrai tous les deux dans votre intégralité.
Vos véhicules terrestres ont peut-être terminé leurs vies actives, mais vos oeuvres et vos âmes respectives resteront gravées sur le plus précieux des marbres de ma mine.
Merci à vous deux, pour m'avoir éclairé et enseigné(en partie) la nature profonde de ce monde selon votre cinéma.
Canicule

samedi 28 juillet 2007
Parallèle
Ça réchauffe le coeur et réjouit l'oeil.
mercredi 25 juillet 2007
Le Portail - 2e épisode
Enfin, depuis que je suis ici, les scènes rigolotes s'accumulent avec les passants, qu'ils soient pédestres, cyclistes ou motorisés.
Si j'étais dans un corps, je dirais que je suis dans le coeur. Le coeur du Vieux Ste-Dorothée,ce qui est mieux que d'autres endroits de l'anatomie Lavalloise.
Ainsi ce matin au levé du corps, de la fenêtre de ma chambre,(mon ordi est collé dessus) j'ai vu passé un tracteur de ferme tirant un wagon(une charette à quatre roues si vous voulez, on disait un wagon che-nous jadis) rempli d'épis de mais, une montagne d'épis de blé-d'inde... (la campagne est à environ 2000 mètres), puis environ dix minutes après, un type vociférant seul sur un tricycle hybride, qui tirait une tondeuse à gazon.
Attelée derrière, elle roulait et suivait son maître sans bruit. Sans doute un paysagiste écolo se rendant au travail en maugréant. J'ai pas entendu ce qu'il disait, -ma fenêtre étant fermée- mais il récitait certainement pas du Flaubert.
Je prend pas de drogues en passant, mais ce bref épisode m'a fait plus d'effet que le café habituel et je met quiconque au défi une fois dans sa vie, de voir dabord un tracteur chargé de blé d'inde suivi d'une tondeuse à gazon tirée par un mec vociférant en tricycle, en se réveillant le matin après s'être gratté les fesses. Sans compter la Ferrari qui est passée comme une guêpe au midi.
Un portail, j'habite un portail terrestre, avec une boutique Zen en-dessous appelée:
LA MAISON DE L'ÉVEIL
"Venez nous découvrir"
"Yvan, viens nous découvrir Yvaannn....Tu verras, c'est merveilleux, tu seras si bien..."
Ok. Okay. All right. On demande que ça, être bien. Mais une douche, tu suite, je dois m'réveiller bien comme il faut avant de vous découvrir. Me moucher,brosser mes dents après la soie dentaire, déjeûner, ça fini pu et en vieillissant c'est encore pire.
"Bien sûr Yvaann, prends ton temps, nous sommes patients et toujours présents, jamais tu ne souffriras notre absence. L'énergie est éternelle et partout, ne vois-tu pas qu'il y a ici beaucoup de choses qui s'y passent avec le sourire, en même temps que les personnes qui y circulent?"
Ah tant mieux pour la patience, tant mieux parce que c'est beaucoup de "input" en peu d'temps.
Ya effectivement beaucoup de choses à voir ici, ya plein de jolies femmes partout. Tout ça me fatigue, le déménagement, le boulot, l'emménagement, cet endroit, j'en ai assez c'est trop, j'ai besoin de vacances...
Et pourquoi m'interpellez-vous ainsi et pourquoi tous ces curieux hasards ? Vous m'avez choisi comme émetteur-récepteur ou quoi? Pourquoi tous ces sourires, vous êtes raéliens?
"Ne te moques pas..."
Alors donnez-moi des vacances dignes de ce nom sivouplé.
"Le respect est une autoroute à deux sens et on reconnait une personne à ses actes, non à ses paroles".
Bon la morale...Ok Ok, calmos...Restons zen, pragmatiques et détachés. Aoum.
"Tu te moques encore, bonsoir ."
(...)
P.S. désolé pour le tréma sur "mais" que j'ai pas encore trouvé. Nouveau clavier...
samedi 21 juillet 2007
Montée de La : La Nausée
Je suis allé voir " Transformers".
J'ai pas pu résister à l'appel d'un drogue stupide nommée: Special Effects.
Pour m'étourdir et me défouler. La dernière chiée est vraiment, mais vraiment dévastatrice pour les neurones et elle s'appelle "Transformers". Ce film qui transforme votre matière grise en pâte molle est le Nec Plus Ultra de la débauche informatique mise en images Hollywood.
Un cinéplex sale et bruyant au possible(Le Colosse qui suce de Laval) où jonchent popcorn et détritus en tous genres, jeux vidéos d'arcade et populace blasée faisant la file. On ferme les yeux et on se croit dans un centre d'achats qui vous offre le cinéma comme une vulgaire savonnette jetable après usage. Le cinéma comme "produit" dans toute sa splendeur. Un choc et une révélation triste, mais omniprésente dans le 7e art, et toutes les formes d'art finalement. Le cinéma étant plus spectaculaire, la révélation en est d'autant plus lumineuse.
C'est vraiment le troupeau à gérer, pour tous ces employé(e)s. Triste de voir qu'une majorité de gens vont voir ce genre de films, par imposition et monopole des salles d'une industrie milliardaire qui n'a plus rien à voir avec l'art depuis longtemps en flattant le plus petit dénominateur commun du divertissement à tout prix d'une part, et par la disparition progressive de l'esprit critique, et l'abrutissement généralisé de la masse cinéphile au détriment de tout esprit critique d'autre part. Pourquoi faire un effort pour s'ouvrir à d'autres visions du monde quand c'est si facile de rester dans son petit carré de sable réconfortant? Le véritable transformeur, c'est la pensée unique d'Hollywood du cinéma à numéro, rouleau compresseur à l'avant et planche à billets verts à l'arrière.
Triste de voir comment la civilisation dégénère en contemplation de vedettes insipides dans des produits qui le sont tout autant pour la glorification de la fuite vers l'avant. Ce n'est pas rien, glorifier l'évacuation de la pensée et la réflexion, au profit de l'abêtissement et la contemplation béate. Des produits de divertissement qui nivellent tout vers le bas, qui assomment, abrutient et assimilent votre cerveau et la culture, en prenant soin d'éviter TOUTE réflexion possible qui pourrait questionner le système en place. Je consomme donc je suis.
Homo Sapiens Connardus consuming.
Jusqu'à la nausée...
Ouais bourrons-les jusqu'au vomissement ces crétins, pendant ce temps we take care of business et ils remettent pas en question la mécanique de notre monde. Votre argent nous intéressent, ce que vous pensez consommateurs, on en a rien, mais foutrement rien à branler. Prenez ce que l'on vous donne, Payez, Gobez, Travaillez, Assimilez, Chiez et allez vous coucher les moutons, on se reverra demain, dès demain pour le prochain épisode. Et votre fric, cher(e)s cinéphiles, c'est ici qu'il vient parce que c'est ici que le peuple va because Uncle Sam tells you to do so. Fuckheads.
Ici au Colossus et ses clones planétaires, on l'a l'affaire. On vous bourre tous les orifices pour votre plus grande-satisfaction-béate-la-gueule-ouverte...On sait que vous aimez ça, et on vous en donne plus parce qu'on est des maîtres.
En rentrant dans la salle pleine pour ce nanar, ya la radio grandes gueules qui joue d'une part, et un clip de Paul McCartney d'autre part sur l'écran , qui ont pas rapport... Personne ne semble s'offusquer du fait que le projectionniste n'accorde aucune importance dans la synchro sono-visuelle entre les pauses...On se fout de votre gueule en partant, AVANT le film, parlez-moi d'un message clair, net et précis... :)
Le film maintenant: Transformers.
Pas nécessaire d'en parler tellement on est dans le placement de produits GM où les robots sont plus expressifs que les acteurs. Jon Voight tu vieillis bien mal, John Turturro, quesse tu fais-là, ah le cash j'oubliais. Scénario mince comme un papier de soie, prétexte à l'orgie d'effets spéciaux du début à la fin. Évidemment ça fait date pour ces derniers mais c'est tellement excessif et hystérique, qu'on demande grâce. Overdose. J'ai quitté avant la fin.
Incroyablement névrotique et assommant. Michael Bay et un bonze de GM posant ensembles pour la nouvelle Camaro sur Msn news, c'est un sommet d'arrogance mercantile.
Série Z à louer un soir de déprime pluvieux pour les junkies en manque d'effets spéciaux :)
J'espère être guéri.
dimanche 15 juillet 2007
samedi 14 juillet 2007
Déménagement, poils aux dents.
Déménager c'est se redéfinir, se recréer dans un autre espace-temps. Un défi joyeux quand c'est pour le mieux, une épreuve difficile quand c'est pour le pire. Dans tous les cas, ça coûte un max en énergie et en pognon mais tout semble indiquer le défi joyeux jusqu'à maintenant.
Un appartement c'est pas comme une bagnole que tu peux essayer avant d'acheter. À quand l'essai des apparts pendant une semaine avant de signer un bail?
Tu achètes avant d'essayer, sur parole du proprio que t'as jamais vu de ta vie et sur les témoignages que tu peux glaner quand c'est permis . On nage dans l'impression, le feeling et le pif.
Mon gros pif, (que j'ai proéminent) m'a bien servi je crois. Je suis un assez bon renifleur. Tout est positif sauf un truc que j'avais pressenti: le trafic automobile incessant de 0600 à 2100. Je deale étonnamment bien avec cet impondérable. Travaillant de jour, j'arrive le soir et le ronron du trafic m'indiffère totalement une fois à l'horizontale, ayant de surcroit d'excellentes fenêtres isolantes. Tant mieux, mais ça fait réfléchir aux solutions paliatives pour contrer le bruit. C'est stimulant.
Avec personne au-dessus et une boutique ésotérique et des cours de yoga en-dessous, un parc, un dépanneur, une bibliothèque, une chiro, une dentiste, une notaire, un "institut" de beauté, un resto français branchouillé, la député Raymonde Folco, l'église, un centre communautaire et qques vieilles maisons autour, j'habite désormais un portail somme toute calme. Me manque plus qu'un avocat branché et un médecin personnel pour l'auto-suffisance totale à l'intérieur de 500 mètres carrés en cas de guerre nucléaire.
Un portail espace-temps qui me permettra peut-être d'accéder à la connaissance suprême.
La cerise sur le sundae, c'est le mini-parc avec grosse fontaine au milieu de l'endroit, chaque fois que je quitte le portique. C'est beau, une vraie grosse fontaine dans un mini-parc.
L'autre jour, on a inhumé un soldat canadien mort en Afghanistan à l'église dont je vois le clocher de la fenêtre de ma chambre. Je me demandais ce que foutaient tous ces militaires ici, quand j'ai vu le reportage à tévé.
J'habite le Vieux Ste-Dorothée.
C'est zen, sauf pour les assurances-dommages. Deux fois plus cher à cause de la vocation commerciale de l'édifice, ya que trois logements au deuxième étage. Roger, Nicholas et moi.
So far, so good...
jeudi 5 juillet 2007
À la Revoyure
Portez-vous bien et à bientôt!
Friendly yours...
mercredi 4 juillet 2007
Flash-Mickey

lundi 2 juillet 2007
Jazz Fest avec "Forestare"

Je reviens d'un concert en plein air pas piqué des vers.
Un orchestre de 12 guitares classiques(guitares endiablées),appuyé d'une basse(quel bassiste!) sous la direction d'un chef.
Au menu: des compos de Steve Reich, Leo Brouwer,François Gauthier, Denis Gougeon,Pascal Sasseville, et Francis Marcoux.
Une première pour le groupe(après le lancement de leur premier cd) devant une foule attentive et nombreuse. Chapeau à ce public hétéroclite de tous âges, respectueux, expressif et sans débordements malheureux. Ça fait longtemps que je voulais parler des Montréalais festifs et pondérés en même temps. Ouverts. Silencieux pendant l'éxécution, et débridés à la clôture quand ils aiment. S'ils n'aiment pas, ils s'en vont sans esclandre. Civilisés.
J'aime cette ville et ses nombreux festivals.
Montréal est une sacrée gonzesse qui lit dans vos yeux. C'est du vrai, sophistiqué. Pas du toc cheap et expédié. Une âme irrésistible et mixte, française et anglaise, avec une histoire singulière.
Montréal est un pont. Entre l'Amérique et la France. Probablement le seul endroit au monde où on peut vivre à l'américaine en parlant français. Et Vice-versa.
(...)
Ce n'est pas toujours le cas,-ya des débordements-, mais en général, les montréalais savent écouter et exprimer leur appréciation en temps et lieu; si vous les captivez et les tenez ferme dans vos bras, ils vous embrasseront chaleureusement en retour, avec force sifflets et applaudissements.
Faut être à Montréal l'été pour comprendre et vivre cela en temps de festival. Jazz ou autre.
Mais revenons à la performance de Forestare. Rassembler 13 musiciens est déjà quelque chose qui suscite la curiosité. Guitaristes classiques en plus. Leur répertoire varié, plaît. "C'est comme du rock progressif, version guitare classique", dixit: François Gauthier.
12 guitares classiques. La première toune fut so-so. Le stress, et le fait de ne pouvoir s'entendre jouer avec le groupe a nui au début du concert, soit la première pièce "Chamane". Le groupe se cherchait avec raison. La pluie qui s'est abattu sur le toit de la scène( et sur nous) n'a pas aidé à la concentration non plus.Heureusement, l'arc-en-ciel s'est pointé, le ciel s'est dégagé et le groupe a rapidement trouvé le momentum du son "Un" ; après 20 minutes environ.
Le son de groupe qui fait " pow ", vous savez quand ça fait " ouais cé ça, that's it" . Un son qui ronronne dans vos oreilles comme un seul.
Yeah Baby, hold me tight. I just love you so much. I didn't know you could do such an effect on me. You hypnotizer. Je pensais pas qu'il y aurait autant de monde pour apprécier cette musique de chambre amplifiée. La foule... Ze Crowd...Jusqu'aux gradins à cent mètres de la scène. Captive.
Le défi était dabord de rendre justice à la musique, puis à l'auditoire, dehors aux quatres vents ET que les musiciens puissent s'entendrent jouer, leurs instruments ayant une portée sonore limitée.
Défi réussi et assez particulier dans l'histoire de ce festival.
Que c'était bon... Forestare
P.S Les textes du lien peuvent paraître un peu redondants mais l'important c'est d'écouter leur musique.
lundi 25 juin 2007
Tag Littéraire
Mais je me prête au jeu sérieusement, car je suis joueur.
Note aux détracteurs(trices) de Proust: C'est un des plus grands ne vous en déplaisent, on lit pas Proust comme un roman mais comme un livre de chevet, on le laisse trainer pas loin, on en lit qques paragraphes ou qques pages et ça suffit pour faire de beaux rêves. Il se déguste par lampées, et se médite à travers les jours. Je suis pas un inconditionnel, mais je m'incline devant l'orfèvre des mots.
Assez de blabla, venons-en au fait:
4 livres qui ont marqué mon enfance:
1-Astérix en Corse (un de mes préférés)
2-Rubrique à Brac (tous les tomes, et presque tout de Gotlib)-pour l'imagination, l'humour et le talent de dessinateur incroyable.
3- Philémon de Fred(Tous les albums)-pour la poésie
4-La revue de Bandes Dessinées "Fluide Glacial"-pour la qualité et la diversité .
4 écrivains que je relirais, encore et encore.
1-Philippe Sollers
2-Umberto Eco
3-Marcel Proust
4-Albert Cohen
4 livres en attente dans la biblio (jen ai plus que quatres, je lis pas assez )
"Steppenwolf" de Herman Hesse( Il faut lire Siddartha)
"Belle de Jour" d'Albert Cohen (une brique, un classique de la litté française il parait)
"Ainsi parlait Zaratoustra" de F. Niestche
"Dévadé" de Ducharme
4 écrivains que je lirai plus.(ou jamais j'ajouterai :)
Question un peu définitive à mon goût. Je sais pas, il faut donner une chance au poche de se reprendre,(mais juste une fois) tout en ayant un oeil ouvert et critique, en sachant dire "Non merci" .
-Stephen King(recette)
-Dan Brown (recette)
- Denis Monette, (le lirai jamais heheh)
- La médème aux mèches argentées qui a écrit une toune pour Céline Dion dernièrement, son nom m'échappe...
-Lise Payette, Denise Bombardier même combat.
4 livres que je suis en train de lire
(cette question ressemble à la prochaine , à savoir: "que je n'ai pas terminé")
-Children of Men de P.D. James (captivant)
-"Roman" par Polansky (captivant)
-"Comment voyager avec un saumon" d'Umberto Eco. Drôle.
-"À la recherche du temps perdu" de Marcel Proust. Livre de chevet.
4 livres que j'ai pas terminés.(Dans le sens de : J'étais pu capable, zzzz)
-"A Prayer for Owen" de John Irving(j'ai pourtant aimé "Le monde selon Garp")
-"The Dark Tower" de Stephen King(tellement sombre,on pense qu'à roupiller)
- " Le livre de Mickey" de Michael Augendre, chef-pupitre cinéma au ICI.
( À lire en cas d'insomnie incurable)
-"Contes fantastiques" d'Herckman et Chatrian. ( la sieste se poursuit)
Et la meilleure:
4 livres que j'apporterais sur une île déserte:
-Le meilleur dictionnaire de la langue française.(Pour jouer au Scrabble sur le sable entre autres)
-Le meilleur bouquin de l'histoire des civilisations jusqu'à nos jours.
-Une carte toponymique des environs avec le langage universel des signaux de fumées et du code morse, version "pets en feu, sans se brûler l'fion ". Au cas où on voudrait être rescapé.
-Un guide de survie genre: " Comment prendre du poids en bouffant des racines".
Sur ce, je taguerai personne, mais j'aimerais bien lire Denis Côté et Simon D'or sur le sujet.
S'ils le veulent bien et quiconque aimerait se prêter au jeu.
vendredi 22 juin 2007
"Les Grands Reportages" à RDI
Évidemment, c'est pas jojo la plupart du temps, mais ça met au parfum. Sur l'état des lieux de notre planète-maison. Sur la situation géo-politique actuelle de notre boule, à travers plusieurs yeux. Je considère important d'être informé un minimum sur ce qui se passe ailleurs, par des journalistes un tant soit peu, impartiaux.
"Les grands Reportages" remplit bien cette mission.
Tous les jours de la semaine à 20hres, sur RDI.
dimanche 17 juin 2007
Déménagement.
Il en reste encore dans le désert Lavallois.
Simplement pour vous dire que je bloguerai peu dans les prochaines semaines car j'en aurai plein la tête et les bras, en plus du boulot.
Amicalement vôtre,
Yvan
vendredi 8 juin 2007
" Ichi the Killer"

"Ichi the Killer" est un film asiatique de Takashi Miike. (prononcer Mickey). C'est d'un snob, vous trouvez pas? Tout le monde sait que les gens aimant le cinéma asiatique le sont, -dixit: Michael "Mickey" Augendre, chef-pupitre cinéma à l'hebdomadaire ICI. Avec un nom imprononçable par-dessus le marché; mais tu devrais être capable de dire celui-ci convenablement avec un peu d'effort. Répètes après moi: Mic-key...Mic-key... dimanche 3 juin 2007
Rafale DVD
Un pur délice, on se régale sans rien laisser et on lèche l'assiette. Du "tout bon", fin, intelligent, sensible, émouvant et drôle à mourir par moments. Mise en scène géniale servie par des acteurs lumineux, où la neige sert de rideau poétique entre les scènes. On est bercé par la magie du maître qui nourrit le coeur et l'esprit, à satiété.
Coup de coeur pour ce film inoubliable qui traite de la solitude et des rapports humains.
Resnais a l'âge de son coeur à 84 ans: jeune à jamais, avec une maîtrise absolue de son art.
Du cinéma comme ça, j'en veux encore et encore.
Rare et mémorable. 10 sur 10.
2-"Apocalypto" de Mel Gibson
Divertissement intelligent qui manque de profondeur. Gibson délaisse un bon sujet-la civilisation maya-au profit d'un "Jungle thriller" rondement mené. Caméra hyper-fluide, souci du détail impressionnant(maquillage, costumes, armoirie, ville maya entièrement recrée), belle photographie, mise en scène efficace. Gibson ici raconte, montre, et dirige très bien, mais n'approfondi pas son sujet ou presque. Occasion ratée d'en savoir davantage sur une société en avance sur son temps malgré sa supposée barbarie.
On se console avec l'action, ça déménage et ça rentre au poste pas à peu près. Très habile techniquement, mais assez vide philosophiquement. Visuellement nourris, on reste malheureusement sur notre faim historique et sociale. 7.5 sur 10.
3-"The Fountain" de Darren Aronovsky
Le début intrigue et promet par son sujet: la maladie, la mort, l'éternité et l'univers. Gros sujet casse-gueule où la lourdeur guette son cinéaste. Les acteurs sont bons(Rachel Weisz et Hugh Grant), c'est évocateur et l'émotion est là. Le milieu s'étiole lentement mais sûrement avec un scénario compliqué par un montage ponctué de scènes et effets visuels hors propos et inutiles. Ça monte un moment et ça tombe, ça remonte puis ça retombe encore, comme ça sans arrêt. La musique au début intéressante, commence à se faire répétitive et agaçante. Le dernier tiers se gâte sérieusement, l'absence totale d'humour n'a d'égale que la prétention envahissante qui se dégage du tout et où l'émotion commence à prendre le bord du vestiaire.
Ça s'écrase lamentablement au final dans une apothéose kitsch et fumeuse, sertie d'un crescendo musical insupportable. L'émotion a fui définitivement, c'est l'exaspération.Manquait que le sourire de Walt Disney en médaillon et un Mickey auréolé.
Allumez les lumières, je veux sortir d'ici.
Surestimé,malhabile et frustrant. Traitement pompier faussement subtil d'un sujet qui commandait autrement plus de doigté dans le montage et de "signification" au scénario\mise en scène. 6 sur 10
Et tout en bas de cette liste trône Ze Navet:
4-"Déjà Vu" de Tony Scott
Ah la la mes pauvres petits choux... Couchez-vous plus tôt avec le ventre vide au lieu d'avaler cette poutine à onzes heures le soir, vous rêverez moins niaiseux.
Tu nous dit "déjà vu" Tony?!!! Cent fois plutôt qu'une! Tu devrais aller te faire voir ailleurs, ça nous soulageraient...
Une fois ct'un bateau avec plein de monde dedans qui saute au début, pis ya un flic allumé(Denzel encore) qui va faire enquête pour trouver un méchant pis là il va faire un voyage dans le temps pour arrêter le méchant AVANT que la bateau plein d'monde saute.
-"Est platte ton histoire mononcle Yvan".
-Ben cé pas mon histoire c'est celle de Tony.
-On va s'coucher dabord, on l'a déjà entendu celle-là
-Déjà vue aussi...Bonne nuit les enfants.
Faut voir Denzel Washington atterrir sur une civière à l'hôpital(par hasard!) après son "voyage dans le temps", trembler comme une feuille en arrêt cardio-respiratoire et qui sera réanimé illico, pour pogner le méchant à temps.
N'importe quoi. Bâclé, invraisemblable, répétitif, lourd, prévisible et ridicule.
Tony, Denzel, allez vous coucher, ça presse.
0 sur 10 .
jeudi 31 mai 2007
Banane Iversaire Belogue

vendredi 25 mai 2007
Dumb all Over

Whoever we are
Wherever we're from
We shoulda noticed by now
Our behavior is dumb
And if our chances
Expect to improve
It's gonna take a lot more
Than tryin' to remove
The other race
Or the other whatever
From the face
Of the planet altogether
They call it THE EARTH
Which is a dumb kinda name
But they named it right
'Cause we behave the same...
We are dumb all over
Dumb all over,
Yes we are
Dumb all over,
Near and far
Dumb all over
Black'n white
People, we is not wrapped tight
Nurds on the left
Nurds on the right
Religious fanatics
On the air every night
Sayin' the Bible
Tells the story
Makes the details
Sound real gory
About what to do
If the geeks over there
Don't believe in the Book
We got over here
You can't run a race
Without no feet
'N pretty soon
There won't be no street
For dummies to jog on
Or doggies to dog on
Religious fanatics
Can make it be all gone
(I mean it won't blow up
'N disappear
It'll just look ugly
For a thousand years...)
You can't run a country
By a book of religion
Not by a heap
Or a lump or a smidgeon
Of foolish rules
Of ancient date
Designed to make
You all feel great
While you fold, spindle
And mutilate
Those unbelievers
From a neighboring state
TO ARMS! TO ARMS!
Hooray! That's great
Two legs ain't bad
Unless there's a crate
They ship the parts
To mama in
For souvenirs: two ears(Get down!)
Not his, not hers(but what the hey?)
The Good Book says:
"It's gotta be that way!"
But their Book says:
REVENGE THE CRUSADES...
With whips 'n chains
'N hand grenades..."
TWO ARMS TWO ARMS?
Have another and another
Our God says:
"There ain't no other!"
Our God says:
"It's all okay!"
Our God says:
"This is the way!"
It says in the book:
"Burn'n destroy...
'N repent, 'N redeem
'N revenge, 'n deploy
'N rumble thee forth
To the land of the unbelieving scum on
the other side
'Cause they don't go for what's in the
book
'N that makes ' em BAD
So verily we must choppeth them up
And stompeth them down
Or rent a nice French bomb
To poof them out of existence
While leaving their real estate just where
we need it
To use again
For temples in which to praise
OUR GOD
('Cause he can really take care of business!)
And when his humble TV servant
With humble glasses
And a nice brown suit
And maybe a blonde wife who takes phone calls
Tells us our God says
It's okay to do this stuff
Then we gotta do it,
'Cause if we don't do it,
We ain't gwine up to hebbin!
(Depending on which book you're using at the time...
Can't use theirs...It don't work...It's all lies...Gotta use
Mine...)
Ain't that right?
That's what they say
Every night
Every day
Hey, we can't really be dumb
If we're just following God's Orders
Hey, let's get serious...
God knows what he's doing...
He wrote this book here
And the book says:
He made us all to be just like Him,"
so...
If we're dumb...
Then God is dumb...
(And maybe even a little ugly on the side)
F. Zappa - 1981.
mardi 22 mai 2007
Clichés de conversations
Ils sont de retour avec le printemps.
Au travail à la cafétéria, à l'heure du lunch, autour d'une table où convives de sexe différents échangent dans la bonne humeur générale tout en ingurgitant leur nourriture propre.
Une collègue: En tout cas moi, quand je serre une main, j'aime une poignée de main franche...
Une autre femme: Ah ouen moé aussi, parles-moé pas d'une main molle, j'ai l'impression de
serrer une guenille!
Moi: Ben une main c'est pas une guenille quand même.
La collègue: Non mais tsé, j'veux dire comme un truc mou, j'ai l'impression de mettre la main
dans une pâte molle.
(rires)
L'autre femme: Ouen exactement, une pâte molle ahah. Ou une bite molle!
Moi: Ouin une bite molle, on va pas loin avec ça!
(hilarité)
Un collègue: Ben une poignée de main, cé une poignée de main, vous voulez dire quoi là?!
Moi: Il parait qu'une simple poignée de main vous en apprend pas mal sur votre interlocuteur...
La collègue: Ouais on dit ça, moi j'accorde de l'importance à une poignée de main. Molle ça veut
dire qui faut se méfier, franche c'est bon signe et trop ferme
trahirait un complexe de ché pas trop quoi.
Moi: La poignée qui vous écrase la main, j'ai connu ça. (un acteur américain) Trop cé comme pas assez.
(...)
Sur le parvis de la propriété d'une cliente. Je suis DEHORS.
Elle: c'est quoi toute cette terre sur vos chaussures!
Moi: Ben c'est le printemps madame! Et je suis dehors...
Elle: Ouais, déjà l'année dernière vous m'avez fait le même coup, vous avez marché sur mes
plates-bandes...
Moi: Vous avez bonne mémoire ! Je vois des dizaines de clients chaque jour, je
pourrais jamais me rappeler d'ça, je me souviens pas d'avoir marché sur vos
plates-bandes l'année dernière et je marcherais jamais sur des plantes. Sur la terre oui, mais pas sur des plantes quand même...
Elle: Ben moi oui! Je m'en souviens très bien. Y avait pas d'plantes ça j'vous l'donne mais les marches ne sont pas là pour rien...
Moi: Désolé, la prochaine fois, je marcherai sur vos marches...
Elle: Voilà...
(c'était rien qu'un rond de terre à bêcher médème)
(...)
En attendant en ligne au resto libanais...
Un dude: Fa que là elle pète comprends-tu....
Son pote: Wark...
Le dude: Elle s'excuse, "c'est dégueulasse, j'mexcuse" qu'elle me dit, gênée la fille, genre...
Son pote: J'comprend!
Le dude: J'lui dis:" ouais, c'est dégeulasse, au lit par-dessus l'marché!" Pis là elle pompe tout d'un coup et m'dit:
"T'es ben débile!"
Son pote: Non!
Le dude: Ben oui toé, j'capote pis elle m'dit complètement énarvée: "Ch' pas capable de
contrôler mes ostis d'pets!"
Son pote: mouahahahaha
Le dude: Chu parti à rire moi aussi comprends-tu, j'me roulais à terre...faque là elle m'dit: "T'es vraiment con, tu ris d' moi".
Son pote: Hein?!
Le dude: Ben oui toé.Fa que j'lui explique comment contrôler ses gazs, j'tépargne les détails c'est
l'heure du lunch, mais j'te jure elle était spéciale celle-là...
Son pote: Mets-en, tu vas la r'voir?
-P'têtre, elle est super belle et un cul man!
-Un cul qui laisse l'air s'échapper!
-Ouin...
(...)
lundi 21 mai 2007
Planète Terre


La somme de travail là-d'dans! Quatre ans et 25 millions plus tard... Du grand Art documentaire sur notre maison.
vendredi 18 mai 2007
Le Labyrinthe de David

vendredi 4 mai 2007
Du rapport à l'argent

Et un sujet révélateur, j'ajouterai. :)
dimanche 29 avril 2007
Photographie de nuit.


dimanche 22 avril 2007
Road to St-Étienne des Grès
St-Étienne des Grès, printemps 2006Une fée à Saturday Night Live

vendredi 20 avril 2007
Confession
Je regrette. Je trouve cela prétentieux de se donner un surnom à soi-même. Les personnes qui me connaissent, savent bien que je ne le suis pas de nature.
Quand vient le temps de m'inscrire sur un truc internet, j'ai pas de patience, je réfléchis pas. C'est tellement long pour trouver un nom qui va passer du premier coup...Alors j'ai choisi un surnom que l'on m'a déjà donné dans le passé, et ça a passé du premier coup. La belle affaire. Je me retrouve à plus savoir comment changer ce nom sans perdre tout mon monde.
Me voilà bien avancé. :(
Pas que j'aie des dizaines de lecteurs, mais tout de même. J'aimerais avoir de l'aide pour changer mon nom de blogue sans rien perdre. Je rêve? Et puis tant qu'à piler sur mon orgueil, est-ce que quelqu'un pourrait me dire en détails comment faire pour inclure un lien genre"ici" (de couleur différente) qui ferait référence à un lien, autrement qu'en tapant le dit lien?
Par exemple:
Madame la Marquise Denise Robert nous endort "ici" (le "ici" faisant le lien avec une autre page internet encore plus endormante)
Merci mes bons ami(e)s de votre coopération bienveillante envers moi. Je n'aurai que de bons mots pour celui ou celle qui me viendra en aide.
C'est "zen" de piler sur son orgueil parfois...;)
Mais pas trop souvent, sinon on faiblit pour rien.
mardi 17 avril 2007
PD Plaza
Laval, été 2005." PD Plaza, là où on achète gaiement "
Je suis gay-friendly, faut pas s'inquièter. On peut faire des jokes sur les hétéros, je serais le premier à rire, étant rieur de nature. Cela s'inscrit dans la veine de mon expo-photo virtuelle qui se poursuivra tant que le Cosmos me prêtera vie. Sauf avis contraire, toutes mes photos seront 100% natural, no silicone (paint shop ou photoshop) added.
dimanche 15 avril 2007
Échec au Roi.

jeudi 12 avril 2007
Suppositoire céleste

Deux Montagnes, été 2004
jeudi 5 avril 2007
Pilune Miracle

samedi 31 mars 2007
Rafale DVD
Une coche au-dessus des précédents avec le meilleur acteur-Daniel Craig- depuis Sean Connery.
Mieux écrit, plus humain, plus crédible. Mais ça reste du divertissement James Bond.
"Que Dieu bénisse l'Amérique" de Robert Morin. J'aime bien Morin.
Belle surprise, bon scénario,on nous prend pas pour des cons dans ce film, bon suspense coloré par de belles performances de tous les acteurs(trices). Musique ennuyeuse, qui ne gâche cependant pas le plaisir cinéma. Vaut le détour.
"The Departed" de M. Scorcese
Bien,(très bons dialogues) but another "gangster movie" de Martin avec une finale qui laisse à désirer et une version de "Comfortably numb" de Pink Floyd franchement ridicule. Nicholson sur le pilote automatique mais tout de même efficace si on le prend ici au cas par cas dans sa filmo, Di Caprio très bien, Damon correct, Walhberg bien et Alec Baldwin ok. Film d'acteurs sur fond de mafia Bostonnaise branchée sur le cellulaire. "The Sopranos" version Scorcese.
The Host - Monstre Suprême
Si le temps confirme les grandes oeuvres, ce film remarquable et jubilatoire a déjà un bon bout de chemin de fait quant à moi, tant je me suis régalé du début à la fin par autant de talent transposé sur grand écran.
S'inspirant d'un fait divers survenu en 2000, où un déversement toxique eut lieu dans la rivière Han après qu'un supérieur américain l'eut ordonné à un subalterne coréen protestataire, le film est une satire politico-familiale mordante, affublée d'un monstre qui fait flèche de tout bois sans jamais rater une cible. Juste cela représente un exploit en soi.
En y ajoutant une créature mutante qui sert ici surtout de véhicule à la poésie visuelle et narrative magistrale de Bong Joon-Ho, le film atteint des sommets anthologiques. Comme si le film portait le monstre sur ses épaules et non l'inverse, la bébitte servant de "side kick" assise à la droite du conducteur pour nous faire peur et nous faire rire. Idée brillante ET réussie. Effets spéciaux à la fine pointe malgré un budget de $10 millions US. Faut voir cette énorme grenouille-limace, hyper-agile avec sa queue de lézard, mais pataude et drôle dans ses déplacements sur terre ferme avec ses pattes de batracien mal fagotées pour le plancher des vaches. Une belle grosse bestiole dégueu, vraiment. J'aime les monstres hybrides, que voulez-vous...
Et le mec Bong , il manie les ruptures de ton et les codes de différents genres comme un gitan de cirque manie les couteaux avec une dextérité rarement vue. Si la magie existe, Bong en est un représentant. Ça passe du burlesque au drame subtil et poétique en une minute sans décrochage avec une chronologie d'évènements scrupuleusement réaliste. Comme une suite de tableaux peints par de grands maîtres, regroupés sous un même thème avec le fil narratif de la famille sur fond de politique version cinéma. Réinvention.
Créativité, drôlerie, inventivité visuelle, on sent jamais la présence de la caméra tellement tout coule de source. Fluide comme de l'huile d'olive première pression. Hilarante scènes de famille, foule en panique hallucinante, humour et douleur judicieusement clairsemés. Bong Joon-Ho, poète de l'image avec l'oeil tantôt microscopique, tantôt panoramique sans jamais verser dans la redondance, la redite ou la complaisance.
Comment réussit-il cela? Je sais pas, franchement. Tout ça se tient admirablement bien dans le montage, sans doute par la vision globale et précise d'un cinéaste de génie qui sait exactement où il s'en va tout en gardant à l'esprit que la vie est une tragi-comédie parsemée de poésie au quotidien. Son précédent film "Memories of Murder"(2004) serait de même facture que celui-ci où le mélange des genres est heureux. En tout cas mon Bong, je vais m'rappeler d'toé...
Si j'étais hyper-pointilleux (ce que je ne suis pas face à un film magistral où la somme vaut cent fois plus que l'addition de quelques parties), ma seule critique serait le jeu parfois forcé de quelques interprètes, mais oubliez donc ça.
Faut voir cette bête lumineuse avant qu'elle ne s'enfuie, sinon espérez le DVD. C'est une HONTE que ce soit à l'affiche dans une seule salle quand le nanar annoncé "À vos marques...Party" monopolise 33 salles(dites "Trente trois") dans le Mtl Métropolitain. A real fucking shame. Monopole du nivellement culturel vers le bas, motivé par la soif de profits des distributeurs. La "Universal" aurait acheté les droits de remake sur le film. Faut s'attendre à ce que Hollywood, dans son incapacité schizophrénique à s'ouvrir sur les autres cultures, nous remâche ce bijou pour en recracher un squelette pâteux et sans âme où une bonne famille typique (américaine bien sûr) fera face à l'adversité dans un pays disons..hmm..arabe? Les paris sont ouverts et ce sera intéressant de voir comment les américains transformeront une charge critique à leur endroit, en leur faveur.
Seront-t'ils capables d'auto-critique en respectant le côté politique du film? On peut sérieusement en douter.
mercredi 21 mars 2007
Spring Time


dimanche 11 mars 2007
"Babel" ou "Le principe de Peter"

DVD- The Pink Panther

vendredi 2 mars 2007
Post Oscar Gossip 6

Post Oscar Gossip 4

Post-Oscar Gossip
Le Roi scientologique Ti-Tom et sa Reine du moment.


